La soirée s'étirait lentement, bercée par la douce chaleur du salon et le crépitement discret de la bouilloire qui refroidissait sur la table basse. Lisbon était installée confortablement sur le canapé, une couverture légère drapée sur ses jambes, ses doigts effleurant machinalement le tissu doux alors qu'elle portait à ses lèvres sa tasse de café encore fumante. L'odeur flottait dans l'air, mêlée à celle des livres et du léger parfum de Jane, familier et réconfortant.
Elle n'avait pas allumé les lampes principales, préférant la lumière tamisée qui diffusait des reflets dorés sur les murs et baignait la pièce d'une lueur apaisante. Le silence, loin d'être pesant, s'était installé naturellement entre eux, un de ces silences complices qui ne nécessitaient rien d'autre que leur simple présence.
Lisbon posa sa tasse sur l'accoudoir du canapé et fit glisser sa main sur son ventre arrondi. Un frisson imperceptible lui traversa l'échine lorsqu'elle sentit une légère pression sous sa paume, comme un signal, une confirmation silencieuse de l'existence de leur fille. Elle sourit doucement, les doigts suivant les contours de ce ventre qui abritait une vie encore invisible au monde, mais si intensément réelle pour elle.
C'était un sentiment étrange. À la fois rassurant et vertigineux.
Parfois, elle se sentait impatiente. L'idée de rencontrer cette petite personne qui grandissait en elle la fascinait. Mais à d'autres moments, une légère angoisse lui serrait la poitrine. Elle avait toujours su gérer des crises, prendre des décisions sous pression, mais être responsable d'un être aussi fragile… c'était une toute autre forme de responsabilité.
À ses côtés, Jane était allongé nonchalamment, les pieds posés sur la table basse, un livre ouvert sur son torse. Il ne tournait pas les pages. En réalité, il ne lisait même pas. Il se contentait d'observer Lisbon du coin de l'œil entre deux gorgées de son propre thé, dans ce mélange de fascination et de tendresse qu'il croyait discret mais qu'elle avait appris à reconnaître.
Elle savait qu'il l'observait depuis des mois, toujours avec cette même intensité tranquille. Comme s'il voulait mémoriser chaque instant, s'imprégner de chaque détail, graver dans sa mémoire la moindre expression, la moindre ombre d'émotion qui traversait son visage.
Peut-être que lui aussi ressentait ce même mélange d'excitation et d'appréhension.
Le temps s'étirait paresseusement dans la pièce, ponctué uniquement par le tic-tac réguliers de l'horloge qui semblait marquer le rythme d'une soirée calme et agréable. La lumière tamisée, douce et apaisante, baignait les murs d'une lueur dorée, et le silence qui s'était installé entre Lisbon et Jane semblait lourd de toutes les pensées non exprimées. Chaque mouvement de Lisbon, chaque geste tendre qu'elle faisait en reposant sa tasse sur la table, semblait résonner dans cette tranquillité.
Puis, après un moment de réflexion, Lisbon brisa le silence, sa voix presque plus basse qu'à l'habitude, marquée par une nuance d'incertitude qu'elle n'avait pas prévue.
— On n'a jamais vraiment parlé de comment on allait l'élever, dit-elle en posant sa tasse délicatement sur le meuble, ses doigts effleurant le bord de la céramique.
Jane tourna la tête, le ton de sa voix devenant plus méfiant, comme si cette phrase annonçait quelque chose d'inattendu.
— Oh, j'adore ces conversations qui commencent par "on n'a jamais parlé de". Elles sont toujours pleines de bonnes intentions et totalement exemptes de tension, n'est-ce pas ?
Lisbon lui lança un regard en coin, une légère lueur amusée dans les yeux. Elle savait que Jane allait réagir ainsi, mais elle avait trop de choses à dire pour laisser cette distraction passer inaperçue.
— Très drôle. Mais je suis sérieuse.
Elle attendit qu'il tourne son regard vers elle, observant ses traits se durcir légèrement en réponse à son sérieux. Lisbon vit l'éclat de curiosité qui traversa brièvement les yeux de Jane, avant qu'il ne ferme son livre lentement, comme s'il prenait conscience qu'une discussion plus importante se dessinait. Il posa alors un coude sur le dossier du canapé, se penchant légèrement vers elle.
— Alors, parlons-en. Par où commence-t-on ?
Lisbon prit une profonde inspiration, se préparant mentalement à ce qu'elle s'apprêtait à dire. Elle savait exactement ce qu'elle voulait lui dire, mais elle était consciente des répercussions de ces mots. L'éducation de leur enfant, c'était un sujet sur lequel ils avaient échangé en surface, mais jamais en profondeur. Et ce soir, elle se sentait prête à aborder la question qui lui tenait à cœur.
Elle hésita juste une fraction de seconde, cherchant à organiser ses pensées, avant de se lancer dans ce qu'elle savait être une conversation décisive.
— J'aimerais la faire baptiser.
Jane, qui s'attendait à tout sauf à ça, resta un instant figé. Il pensait que Lisbon allait aborder des sujets plus terre-à-terre : l'éducation bienveillante, les premières semaines de vie de leur enfant, l'organisation des nuits et des journées… Mais un baptême ? C'était la dernière chose à laquelle il aurait pensé.
Son expression se figea légèrement, et il haussait un sourcil, manifestement pris de court.
— Oh. Tu veux dire… un vrai baptême ? Avec un prêtre, de l'eau bénite, et une cérémonie où des inconnus viendront nous féliciter en nous rappelant à quel point le temps passe vite ?
Lisbon retint un sourire, mais hocha la tête, confirmant avec une sérénité tranquille.
— Oui, un vrai baptême. C'est important pour moi.
Il fit une moue sceptique, se redressant légèrement, et posa un coude sur le dossier du canapé. Lisbon pouvait sentir la résistance dans sa posture, comme une onde de scepticisme qui commençait à émaner de lui.
— Hm. Voilà qui est… intéressant. Un baptême, hein ? Il marqua une pause, son ton se voulant léger, mais Lisbon sentit bien qu'il y avait une touche de réticence sous ses mots.
Le silence s'étira à nouveau entre eux, mais Lisbon savait que cette conversation n'allait pas être aussi facile qu'elle l'avait imaginé. Le ton d'humour dans la voix de Jane, bien qu'il en ait l'air, dissimulait une réelle question qui avait été soulevée sans qu'il n'y ait vraiment réfléchi.
— Arrête, tu peux juste dire que tu n'es pas d'accord.
— D'accord, je ne suis pas d'accord.
Lisbon s'appuya contre l'accoudoir du canapé, un air mi-amusé, mi-exaspéré sur le visage. Elle avait attendu ce moment pendant plusieurs jours, mesurant chaque mot, chaque pensée. Elle avait réfléchi à cette conversation, à la manière dont elle devait aborder ce sujet avec lui. Mais maintenant que c'était dit, elle sentait qu'une forme de tension douce s'installait entre eux.
— Pourquoi ?
Jane haussait les épaules, jouant distraitement avec l'ourlet de sa chemise, un geste devenu presque automatique chez lui, comme une manière de réfléchir sans trop se laisser envahir. Il faisait toujours ça quand il choisissait ses mots, quand il ne voulait pas paraître trop impulsif. Lisbon le connaissait bien, et il était évident qu'il réfléchissait à la meilleure façon de s'exprimer. Il s'appuyait un peu plus sur le dossier du canapé, prenant un ton plus réfléchi.
— Parce que c'est un engagement symbolique dans une croyance qu'elle n'aura même pas la capacité de comprendre. C'est un peu comme lui faire signer un contrat sans lire les petites lignes. Tu sais… c'est une promesse que l'on fait pour elle avant même qu'elle ne puisse exprimer son propre choix.
Lisbon roula des yeux, mais garda son calme, un soupir discret s'échappant de ses lèvres. Elle savait où il voulait en venir, et elle avait anticipé son argumentation. Mais cela n'allait pas suffire.
— Tu exagères. C'est aussi une tradition. Et c'est important pour moi, Jane. Pas juste pour moi, mais pour nous. C'est l'histoire que l'on lui donne avant même qu'elle puisse comprendre le sens de ses actes. C'est un geste symbolique, un lien. Et ce lien, c'est quelque chose qui m'est précieux.
Elle n'avait pas haussé le ton, mais la conviction dans sa voix trahissait le poids de ce qu'elle ressentait. C'était plus qu'une simple cérémonie, c'était une manière de se relier à des racines plus anciennes, un ancrage qu'elle voulait transmettre. Elle attendait, patiente, qu'il prenne le temps d'absorber tout cela. Il l'écouta, baissant légèrement le regard, sentant la gravité des mots qu'elle avait prononcés.
— Pour toi, pas pour elle.
Lisbon sentit la nuance dans sa voix, l'intensité avec laquelle il argumentait. Elle croisa les bras lentement, un sourire en coin qui se dessina malgré elle. Elle n'était pas dupe. Elle savait que cette conversation finirait bien, d'une manière ou d'une autre, mais il fallait qu'ils se comprennent.
— Ça lui laissera au moins le choix plus tard. C'est tout ce qu'il y a de plus important. Elle aura la possibilité de choisir, de comprendre ce qu'un baptême signifie pour elle, si un jour elle veut en faire quelque chose.
Jane secoua la tête légèrement, un petit sourire qui trahissait son scepticisme tout en le gardant modéré. Il avait déjà réfléchi à cet aspect de la question, et il semblait presque amusé par la manière dont il savait que l'issue de ce débat était prévisible.
— Non, ça lui impose un cadre avant même qu'elle puisse dire un mot. Ça lui impose une direction sans qu'elle ait son mot à dire. C'est pas comme ça que je vois les choses.
Lisbon haussait les sourcils, ses bras croisés fermement sur son torse. C'était le moment de le pousser encore un peu plus. Elle savait que ce genre de débat avait des rebondissements, mais elle voulait que lui aussi comprenne pourquoi cela comptait pour elle.
— Et ne rien faire, c'est aussi lui imposer ton point de vue. Ne rien faire, c'est choisir de ne rien lui transmettre, de ne rien lui offrir. C'est une décision en soi.
Il grimace, pensif, comme si une part de lui savait qu'il venait d'être pris dans ses propres arguments. Un léger soupir, comme s'il faisait face à une bataille perdue d'avance.
— Argh, très bien, bon argument. D'accord, Lisbon, on va le faire.
Elle arqua un sourcil, satisfaite de l'issue de la discussion.
— C'est ce que je pensais. C'est important pour moi, et toi aussi, même si tu n'es pas entièrement d'accord.
Jane la fixa un instant, son regard se détendant alors qu'il savait qu'il venait de céder à cette partie du débat. Mais il avait aussi une manière de dédramatiser les choses.
— Très bien. Faisons la baptiser. Mais ne t'attends pas à ce que je sois ému aux larmes pendant la cérémonie.
Lisbon éclata de rire, un rire léger, presque amusé par sa réponse. Elle était fatiguée, mais elle sentait ce petit moment de complicité qui flottait entre eux.
— Tant que tu ne fais pas de commentaires sarcastiques pendant, ça me va.
Il prit un air faussement indigné, avant de poser ses mains sur son cœur d'un geste exagéré.
— Teresa, je ne ferais jamais une chose pareille.
Elle leva les yeux au ciel, amusée, bien consciente de ce qu'il était en train de dire. Il était difficile pour lui de résister à sa nature.
— Tu mens tellement mal.
Lisbon observa Jane un instant, cherchant à deviner jusqu'où il était prêt à céder dans cette conversation. Il avait concédé pour le baptême, certes, mais elle connaissait ses limites, et surtout, son besoin absolu d'avoir le dernier mot. La question de l'éducation religieuse n'était qu'un début. Elle savait qu'elle devait choisir ses batailles avec soin, mais elle était prête à pousser un peu plus loin, maintenant qu'il était pris dans le tourbillon de cette discussion.
Alors, elle décida de franchir une nouvelle étape.
— Et j'aimerais aussi qu'elle ait un parrain et une marraine.
Jane haussa un sourcil, manifestement un peu surpris, mais sans paraître réticent. Il haussait toujours un sourcil dans ces moments-là, comme s'il se préparait à quelque chose d'inattendu mais pas déplaisant. Il hocha lentement la tête, un sourire amusé dans les yeux, comme si la discussion prenait une tournure inattendue mais parfaitement naturelle.
— Très bien. Qui sont les heureux élus ?
Lisbon, soulagée de constater qu'il ne s'opposait pas à la suite de ses suggestions, sourit légèrement avant de répondre.
— Cho et Grace.
Jane cligna des yeux, son regard devenant plus doux, et un sourire sincère s'étira sur ses lèvres.
— Excellents choix. Cho lui apprendra à être stoïque et mystérieuse, et Grace lui rappellera qu'il y a du bon dans ce monde.
Lisbon sentit une vague de soulagement discret. Elle savait que Jane pouvait, à l'occasion, sortir une proposition absurde juste pour la contrarier, mais là, il semblait étonnamment d'accord avec elle. Cela la rassurait, tout en renforçant son sentiment que, parfois, il y avait plus de complicité qu'elle ne l'admettait.
— Et toi ? demanda-t-elle en détournant les yeux pour observer la pièce, comme si elle se préparait déjà à sa réponse.
Jane leva les yeux vers elle, son regard s'illuminant d'un éclat espiègle, une lueur malicieuse qui lui était propre. Il se pencha légèrement en avant, ses mains se posant confortablement sur ses genoux, prêt à répondre.
— Moi, je serai celui qui lui apprend à s'amuser.
Lisbon haussait un sourcil, intriguée.
— Tu veux dire lui apprendre à manipuler les gens ?
Jane esquissa un sourire malicieux et haussait légèrement les épaules, comme s'il ne voyait pas de mal à cela.
— La manipulation, c'est un vilain mot. Je préfère dire… l'art de la persuasion.
Lisbon soupira en rigolant doucement, puis prit une gorgée de son thé avant de secouer la tête, bien consciente de l'ironie qui se cachait derrière ses mots.
— Je le savais.
Jane sourit davantage, ses yeux scintillant de malice, et se pencha légèrement vers elle, prenant un ton faussement conspirateur.
— Allez, admets-le, un petit talent en persuasion ne lui ferait pas de mal.
Lisbon le regarda, faussement sévère, mais il y avait de l'amusement dans ses yeux. Elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire malgré elle.
— Jane.
— Juste un tout petit peu. Un minuscule talent en lecture du langage corporel ?
— Jane…
— Teresa, imagine. À six ans, elle pourra détecter les mensonges des autres enfants à l'école. Tu veux vraiment lui refuser ça ?
Elle leva les yeux au ciel, déjà épuisée par la direction que prenait cette conversation. Jane, quant à lui, savait exactement comment la faire réagir, et il en profitait.
Elle lui donna une légère tape sur la cuisse, feignant l'exaspération.
— Tu n'as aucune limite.
— Tu m'as épousé. Tu savais dans quoi tu mettais les pieds.
Elle souffla un rire, plus amusée que réellement agacée.
— Malheureusement.
Jane porta une main à son cœur, faussement blessé, avant de se redresser légèrement.
— Je vais choisir de ne pas être offensé.
Elle lui lança un regard en coin, amusée mais aussi un peu exaspérée par la situation.
— Tu veux dire faire semblant de ne pas être offensé.
— L'art de la persuasion, Lisbon. C'est ce que je disais.
Lisbon leva les yeux au ciel, soupirant doucement tout en secouant la tête. À ce rythme-là, la conversation allait durer jusqu'à la fin de la soirée. Mais au fond, elle savait qu'ils n'étaient pas si loin d'arriver à un compromis. Ou du moins, elle l'espérait.
Lisbon s'était légèrement écartée de son fauteuil, son regard se perdant un instant dans les ombres douces de la pièce. Elle se sentit prise entre un mélange d'amusement et d'incrédulité. Jane, bien qu'il soit souvent un homme d'idées farfelues, avait franchi un nouveau cap.
— Oh, et l'hypnose.
Lisbon s'arrêta net, clignant des yeux plusieurs fois comme si elle n'avait pas bien entendu ce qu'il venait de dire. Était-ce une blague ? Une autre de ses nombreuses taquineries ?
— Tu plaisantes.
— Pas du tout.
Jane semblait parfaitement sérieux, mais il y avait quelque chose dans son regard qui laissait entendre qu'il avait une idée bien précise derrière cette suggestion.
— Tu veux apprendre l'hypnose à notre fille ?
Jane hocha la tête avec un sérieux implacable.
— Absolument. Imagine un peu : à dix ans, elle pourra persuader ses professeurs d'annuler ses devoirs.
Lisbon se pencha légèrement en avant, presque incrédule.
— Ah oui, super, on commence fort.
Elle savait qu'il aimait pousser les limites, mais l'hypnose ? C'était au-delà de tout ce qu'elle avait imaginé. L'idée qu'une petite fille de dix ans puisse manipuler les adultes avec un simple regard… c'était à la fois fascinant et un peu effrayant.
— À quinze ans, elle pourra négocier une sortie sans surveillance.
Lisbon roula des yeux, secouant la tête. Elle savait qu'il n'allait pas s'arrêter là.
— Ou me faire croire qu'elle est chez une amie alors qu'elle est en train de faire une bêtise.
— Justement ! Ça lui donnerait un sens éthique impeccable, elle devra réfléchir à l'utilisation de son pouvoir.
Lisbon leva les yeux au ciel. Elle imaginait déjà la scène : sa fille, manipulant tout le monde autour d'elle, sa capacité à mentir et manipuler par pure expertise, comme un petit génie de la persuasion.
— Jane…
Il leva un doigt, comme s'il venait de présenter l'argument ultime.
— Et à dix-huit ans, elle pourra convaincre n'importe qui de lui offrir un café gratuit.
Lisbon secoua la tête, désespérée par l'étendue de ses idées.
— Tu veux élever une illusionniste professionnelle.
Jane haussait les épaules avec un sourire satisfait, l'air de quelqu'un qui n'y voyait aucune objection.
— Non, je veux lui donner un avantage.
Lisbon croisa les bras, observant Jane avec un sourire en coin, toujours légèrement désarmé par sa capacité à prendre tout avec un humour décalé.
— Laisse-moi deviner. C'est exactement le genre de choses que tu aurais voulu qu'on t'apprenne à son âge, pas vrai ?
Il feignit un temps de réflexion avant de hausser les épaules de façon détachée.
— Disons que ça m'aurait épargné quelques mésaventures.
Lisbon secoua la tête, amusée mais aussi légèrement attendrie par l'irrépressible enthousiasme de son mari. Elle posa une main sur son ventre, sentant à nouveau ce frisson d'excitation et d'appréhension mêlés, son regard se fixant sur leur bébé à venir.
— Ma pauvre fille…
Jane, observant le geste de Lisbon, sourit tendrement et posa une main sur le ventre de sa femme. Il la caressa doucement, ses yeux adoucis par la tendresse du moment.
— Elle sera brillante, tu verras.
Lisbon regarda Jane, un sourire léger sur les lèvres, mais son esprit s'emballait déjà, imaginant cette petite fille qui grandirait entre eux, un mélange de leurs forces et faiblesses.
— Elle sera épuisante.
— Comme ses parents.
Ils échangèrent un regard complice, un petit sourire partagé, avant que la taquinerie ne laisse place à une émotion plus douce, plus sincère. Lisbon baissa un peu les yeux, son regard suivant distraitement les mouvements de la main de Jane posée sur son ventre, cherchant un peu de réconfort dans cette simple proximité.
— Je veux juste qu'elle soit quelqu'un de bien.
Jane observa son épouse, et un sourire sincère se dessina sur ses lèvres. Il caressa tendrement son ventre arrondi, ses gestes pleins de douceur, comme s'il pouvait déjà imaginer ce qui les attendait.
— Elle le sera. Elle sera un mélange parfait de toi et moi.
Lisbon leva la tête vers lui, un léger sourire flottant sur ses lèvres, un sourire teinté de tendresse et d'un peu d'inquiétude pour l'avenir.
— Tu es sûr que c'est une bonne chose ?
Jane prit une pause dramatique, son regard se faisant un peu plus intense, comme s'il pesait véritablement la question. Puis, finalement, il haussait les épaules avec un sourire malicieux.
— Hm… Maintenant que tu le dis…
Lisbon éclata de rire et, comme pour effacer la tension dans l'air, elle lui donna un léger coup sur l'épaule. Jane la tira doucement contre lui, l'enveloppant dans un geste affectueux et protecteur.
— Ce qui est sûr, c'est qu'elle ne s'ennuiera jamais.
Lisbon soupira, posant sa tête contre son torse, fermant les yeux quelques instants, apaisée par sa proximité.
— Ça, c'est une certitude.
Il déposa un baiser léger sur le sommet de sa tête, et ses doigts tracèrent des cercles lents et apaisants sur son bras, comme pour marquer cet instant de tranquillité. Ils restèrent là, dans ce moment de complicité silencieuse, conscients qu'ils avaient encore beaucoup à découvrir sur ce qui les attendait, mais qu'ils étaient prêts à l'affronter ensemble.
….
Nouvelle histoire, j'espère qu'elle vous plaira. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
