Chapitre 22 : Une rentrée glaçante
Harry monta dans le train sur ces réflexions et trouva rapidement ses deux amis. Il eut toutefois la surprise de constater que le compartiment où ils s'étaient installés avait déjà un occupant. L'homme semblait endormi. Il avait des cheveux blonds et ses vêtements semblaient usés et rapiécés au point que le fils de pirate se demanda comment il pouvait encore les enfiler. Ils tenaient probablement par magie, littéralement. Une valise était posée sur la banquette, près de lui, et portait les initiales R. J. Lupin.
Harry devina qu'il devait s'agir du nom du propriétaire de ladite valise, lequel était vraisemblablement l'homme qui leur faisait face. Ce que lui avait révélé Mr Weasley lui revint en mémoire et il se souvint qu'il devait en parler à ses amis. Ce fut pourquoi il se lança, commençant par expliquer ce qui l'avait retenu, et terminant en disant :
- Je prendrais cet avertissement au sérieux, mais je vais tout de même mener l'enquête de mon côté. On n'est jamais trop prudent.
Les deux autres acquiescèrent. Deux ans d'amitié avec Harry leur avaient appris à ne pas sauter aux conclusions. Si les trois amis pensaient passer un voyage paisible, ils eurent très bientôt la preuve du contraire. Peu de temps après le départ du train, ce dernier s'arrêta brutalement, réveillant au passage l'adulte endormi.
Au même moment, une main décharnée se posa sur la vitre et de la glace se forma autour. Quelques secondes plus tard, une créature vêtue d'une cape et pourvue de la même main décharnée que celle qu'ils avaient vu sur la vitre pénétra dans leur compartiment. Tandis que les trois amis se demandaient ce qu'il se passait tout en ayant l'impression qu'ils ne pourraient plus jamais être heureux, une voix se fit entendre derrière eux, ce qui les surpris :
- Restez près de moi les enfants !
Le trio s'exécuta. La scène qui suivit alors resta gravée dans leur mémoire. L'homme qui venait de parler - ils reconnurent l'adulte qui dormait plus tôt - se leva et clama d'une voix assurée :
- Il n'est pas ici ! Sortez de ce compartiment !
Lorsqu'il vit que cela n'avait aucun effet, il sortit sa baguette d'où jaillit une lumière blanche qui fit fuir la créature. Les trois adolescents le regardèrent d'un air émerveillé. Eux aussi aimeraient être capables de faire ça. À ce moment-là, le plus âgé se tourna vers eux et, pour la première fois depuis qu'il avait repoussé la créature, les regarda en détail. Il se rendit alors compte d'une chose et s'adressa au plus jeune, sur un ton qui trahissait son émotion :
- Harry…
Le fils de pirate fronça les sourcils. La façon dont l'adulte avait dit son nom était différente de la réaction qu'avaient habituellement les sorciers lorsqu'ils le rencontraient. Là où la plupart des gens semblaient considérer sa simple présence comme un honneur qui serait fait au commun des mortels, ici, l'adulte donnait plutôt l'impression de retrouver un membre de sa famille qu'il aurait perdu de vue depuis des années.
Il demanda d'un air intrigué :
- Excusez-moi monsieur mais… On se connaît ?
Cette simple question sembla ramener le plus âgé à la réalité, tout en lui donnant une expression dévastée qui brisa le cœur du plus jeune. L'adulte expliqua :
- Évidemment, tu… Vous ne pouvez pas vous en souvenir, vous étiez trop jeune mais j'étais un très bon ami de vos parents.
Harry se demanda pourquoi l'homme l'avait laissé chez ses bourreaux, s'il était un ami des Potter et décida de poser la question :
- Si vous étiez un ami des Potter… Avez-vous cherché à me retrouver ? Sinon, pourquoi ?
L'adulte soupira et répondit :
- J'ai essayé un nombre incalculable de fois, sans jamais obtenir de résultat. Enfin… Les trois premières années, mes recherches me menaient jusqu'à une adresse mais une fois sur place quelque chose d'étrange se produisait… Je me rappelais soudainement que j'avais quelque chose d'important à faire. Les années suivantes, mes recherches n'ont plus rien donné, c'était comme si tu avais disparu de la surface de la terre.
Harry garda le silence. Il ne sentait aucun mensonge dans les paroles du professeur et son instinct lui disait qu'il était digne de confiance. Ce fut tout cela, ajouté à la tendresse qu'il voyait lorsque l'adulte posait son regard sur lui et à son haki de l'observation qui ne détectait aucune mauvaise intentions venant du plus âgé, qui le poussa à dire la vérité à son interlocuteur.
Ce fut le premier adulte à qui il raconta toute sa vie, depuis ses premiers souvenirs - très vagues - chez les Dursley jusqu'à maintenant. L'homme ne répondit pas, si bien que Harry pensa qu'il ne le croirait pas. Mais après quelques minutes, l'adulte répondit finalement :
- Et bien… Si je m'attendais à ça…
L'adolescent demanda, incrédule :
- Vous… Vous me croyez ?
Le plus âgé acquiesça et ajouta :
- Même si ton histoire peut paraître tirée par les cheveux, ton regard est sincère et je sais que tu dis la vérité. Je peux sentir quand on me ment. Mais avec tout ça, j'ai complètement oublié de me présenter, ajouta-t-il en riant. Mon nom est Remus Lupin et je serais votre professeur de défense cette année.
L'homme ne précisa pas comment il pouvait savoir si on lui mentait mais Harry avait l'intuition que la réponse à cette question lui serait apportée plus tard dans l'année, ce fut pourquoi il n'interrogea pas l'adulte à ce sujet.
Remus changea de sujet et préféra questionner l'adolescent sur sa famille et ses proches, voulant en savoir davantage sur ceux qui avaient éduqué son « louveteau ». Il avait l'intention de leur envoyer une lettre pour les remercier. Ce qu'il ne précisa pas, ce fut que Sirius - le parrain de Harry dans le monde magique - risquait de le prendre beaucoup moins bien. Lui savait que le plus jeune était heureux - il le voyait quand Harry lui parlait de ceux qu'il considérait comme sa famille - et c'était tout ce qui comptait.
Mais Sirius était quelqu'un de sanguin et il savait qu'après avoir été séparé de son filleul pendant plus de douze ans, son ami supporterait mal d'apprendre que quelqu'un d'autre avait tenu le rôle qui aurait dû être le sien. Il espérait que Sirius ne ferait pas de bêtises avec Harry car, même sans les avoir rencontrés et alors qu'il connaissait à peine l'adolescent, il avait le sentiment que, pour protéger ses tuteurs, le plus jeune n'hésiterai pas à rayer de sa vie ceux qui voudraient leur faire du mal.
Alors qu'ils étaient en pleine conversation, ils furent interrompus par des coups contre la porte. Tous se tournèrent vers l'origine du bruit et le trio eut un grand sourire en reconnaissant la personne qui venait leur rendre visite. Il s'agissait d'une jeune fille qui avait de grands yeux bleus éthérés et de longs cheveux blonds pâles. Harry lui fit signe d'entrer et elle s'exécuta en traînant une lourde valise derrière elle.
Elle fixa l'adulte comme si elle pouvait lire en lui comme un livre ouvert et ce dernier détourna le regard. Il avait l'impression qu'elle savait exactement ce qu'il était et cela le mettait très mal à l'aise. La jeune fille se présenta sous le nom de Luna Lovegood. Harry expliqua ensuite qu'ils l'avaient rencontrée l'année précédente et qu'elle allait entrer en deuxième année, à Serdaigle.
L'adulte se retint de préciser qu'il aurait fini par savoir tout cela en lorsqu'il l'aurait eue en cours.
Le trajet se déroula sans autres problèmes que la visite des créatures - les plus jeunes apprirent de l'adulte qu'on les appelaient des détraqueurs -. Harry nota dans un coin de sa tête d'en parler à son père dans la lettre qu'il lui enverrait après le banquet pour lui raconter sa rentrée.
Le pirate ne serait pas ravi d'apprendre que l'école de son fils était gardée par des créatures connues pour leur capacité à aspirer l'âme des gens, c'était le moins que l'on pouvait dire, mais Harry lui faisait confiance pour réussir à se contrôler. Il savait que, si besoin, son parrain serait là également pour empêcher son père de faire une connerie plus grosse que lui. Il pensait à cela tout en suivant ses camarades jusqu'aux diligences qui conduisaient les élèves au château. Cette année, Luna put monter avec eux puisqu'elle n'était plus en première année.
Harry lui rappela de ne pas hésiter à venir les trouver si ses camarades de maison avaient l'idée de lui chercher des ennuis comme l'année passée, ce que les deux autres approuvèrent. La jeune fille acquiesça mais se promit de ne le faire qu'en cas d'extrême nécessité, ne voulant pas les déranger pour rien. Tant qu'elle estimerait pouvoir régler elle-même la situation, elle ne solliciterait pas leur aide.
Lorsqu'ils arrivèrent à l'entrée de la grande, ils se séparèrent. Tandis que la plus jeune rejoignit la table de sa maison, le trio se fraya un chemin jusqu'à celle des rouge et or, où ils retrouvèrent leurs camarades de dortoir.
Ces derniers racontèrent leurs vacances et leur demandèrent ce qu'eux avaient fait durant les leurs. Ne pouvant leur dire la vérité, ils dirent avoir passé le mois de juillet chez la grand-mère de Neville. Pour le mois d'août, ils n'eurent pas besoin de mentir et purent dire la vérité. Ils s'amusèrent de l'air jaloux qu'eurent Dean et Seamus en apprenant qu'ils avaient passé presque un mois en Égypte.
Très vite, la conversation dériva sur le sujet qui était sur toutes les lèvres depuis quelques semaines : l'évasion de Black. Harry écoutait la conversation sans y participer. Il ne se sentait pas concerné, alors même que Mr Weasley lui avait dit que Black en avait après lui. De toute façon, il s'entraînait quotidiennement depuis l'âge de six ans et savait manier une arme. Il était donc très loin d'être sans défense, et c'était sans compter l'utilisation du haki.
S'il savait n'avoir aucune chance face aux grands de son monde, il pensait en revanche pouvoir vaincre la plupart des sorciers. Il espérait toutefois ne jamais se retrouver dans cette situation. Il fut sorti de ses pensées par le discours de Dumbledore qui annonça, à la surprise générale, la nomination de Hagrid au poste de professeur de Soins aux Créatures Magiques. Harry aimait beaucoup le demi-géant, avec qui il avait noué des liens au cours de sa première année, mais il se demandait si cette nomination était réellement une bonne idée. Après tout, l'adulte était, certes, connu pour son amour inconditionnel des créatures magiques mais celles qu'il affectionnait étaient réputées pour être pour le moins… dangereuses.
L'adolescent était heureux de ne pas avoir pris cette option - il avait opté pour les runes et l'étude des moldus -. Ses amis, eux, avaient tous deux choisi les soins aux créatures magiques et la divination. Il comptait sur eux pour lui raconter comment se passeraient les cours. Le directeur annonça ensuite ce qu'ils savaient déjà, à savoir que le professeur Lupin serait chargé des cours de défense contre les forces du mal. Il ajouta que, sur ordre du ministre, des détraqueurs seraient postés tout autour de l'école au cas où Black chercherait à s'introduire dans le chateau.
Lorsque Dumbledore donna le nom du nouveau professeur de défense, Harry remarqua que Rogue lança à son nouveau collègue le regard qui lui était habituellement réservé : il l'observait comme s'il cherchait à le faire disparaître de la surface de la terre. Il était, certes, de notoriété publique que Rogue convoitait le poste depuis des années, mais c'était la première fois que Harry le voyait réagir de cette façon en apprenant qui l'avait obtenu. Qu'avait donc bien pu lui faire son nouveau collègue ?
Lorsque ses camarades se levèrent pour rejoindre la salle commune, il suivit le mouvement. Une fois qu'ils furent arrivés dans le dortoir, il s'installa à son bureau et commença à rédiger les lettres pour son père et Dragon. Quand il eut fini, il appela Fumseck pour lui demander de les porter à leurs destinataires et alla se coucher sans attendre. Harry ne fit pas attention au fait que son familier transportait déjà une lettre. Il savait qu'officiellement, Fumseck travaillait aux côtés de Dumbledore et se dit qu'il s'agissait sans doute d'une lettre que le directeur lui avait confié.
OoooO
L'oiseau mythique disparut dans une gerbe de flammes. Il refit surface sans un bruit, dans une chambre silencieuse. L'oiseau de feu avisa le propriétaire des lieux endormi et déposa la lettre sur le bureau présent dans la pièce puis repartit. L'adolescent aurait une bonne surprise au réveil.
Il réapparut dans une cabine qu'il commençait à bien connaître. Cette fois, l'homme qui vivait là était réveillé et sourit en reconnaissant son visiteur. Il chuchota en récupérant la lettre qui lui était destinée :
- Bonsoir Fumseck.
Il allait décacheter l'enveloppe et commencer à lire lorsqu'il remarqua que le phénix transportait une seconde lettre, qui lui était également destinée. Il la récupéra et la mis de côté, puis commença à lire celle de son fils :
Bonsoir papa !
J'espère qu'ici tout le monde va bien. Moi ça va super ! Ma rentrée s'est bien passée. J'ai deux où trois choses à te dire. Tu te souviens d'Hagrid ? Le demi géant que j'avais rencontré pendant ma première année ? Et bien ce soir, pendant le banquet de rentrée, Dumbledore à annoncé sa nomination comme professeur de Soins aux Créatures Magiques. J'adore Hagrid mais compte tenu de son goût prononcé pour les créatures pas tout à fait inoffensives, je ne suis pas sûr que le nommer comme professeur soit une bonne idée. Je n'ai pas pris cette option, donc je ne pourrais le voir de mes propres yeux, mais je compte sur Neville et Ron pour me raconter le déroulement de ces cours.
J'ai rencontré dans le train notre nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal… Il est très gentil et il s'avère qu'il était un ami des Potter, lorsqu'ils étaient encore en vie. Il m'à assuré qu'il m'avait longtemps cherché, sans jamais me trouver, et je n'ai détecté aucun mensonge dans ses paroles. Il a accepté de m'appeler par mon nom d'adoption, ce qui joue en sa faveur.
Ce que je vais te dire maintenant risque de beaucoup moins te plaire, en revanche… Comme je te l'ai déjà dit dans une précédente lettre, un homme s'est évadé de prison cet été. Ce que Mr Weasley m'à appris ce matin, en revanche, et que je ne savais pas, c'est que cet homme aurait été l'un des plus fidèles suivants de l'homme qui a tué les Potter, et qu'il se serait évadé afin de me retrouver et de me tuer pour pouvoir venger son maître disparu. Toutefois, même si je venais à me retrouver face à lui, je suis très loin d'être sans défense. Je sais me battre, manier une arme et j'utilise deux des trois formes du haki. Il y à également la magie mais, étant mineur dans ce monde là, je n'ai pas le droit de l'utiliser en dehors de l'école. L'autre mauvaise nouvelle est en lien avec ce que je viens de dire : en conséquence de l'évasion de cet été, le ministre à ordonné que des détraqueurs - des créatures qui peuvent nous faire revivre nos pires souvenirs et aspirer l'âme des gens - soient postés tout autour de l'école.
À bientôt,
Je t'aime,
Harry
PS : Passe le bonjour à Rayleigh de ma part. Et je te joins mon autorisation de sortie pour le village à côté du château, que j'ai oublié de te faire signer cet été.
L'homme nota donc de dire bonjour à son second de la part de Harry et trouva, comme l'avait dit le plus jeune, dans l'enveloppe, une feuille pliée qui n'était autre que ladite autorisation. Il la signa et la mit dans une enveloppe.
Il attrapa ensuite l'autre lettre et la décacheta puis commença à lire. L'écriture lui était inconnue :
Cher monsieur,
Roger serra les dents. D'après son expérience personnelle, les lettres commençant de cette façon annonçaient rarement de bonnes nouvelles. Il continua tout de même sa lecture, se disant qu'il n'était jamais à l'abri d'une bonne surprise :
Je ne connais pas votre nom - Harry a refusé de me le dire, sans doute par mesure de sécurité - mais ça ne me dérange pas. Je n'en ai pas besoin pour ce que je m'apprête à faire.
Il faut que vous sachiez que, de leur vivant, Lily et James Potter étaient mes meilleurs amis et également parmi les meilleures personnes qu'il m'ait été donné de rencontrer. Pour des raisons personnelles, je n'ai malheureusement pas pu prendre leur fils avec moi à leur décès. Je l'ai pourtant cherché pendant des années afin de veiller sur lui de loin, pour m'assurer qu'il allait bien, sans jamais réussir à le trouver.
Je voulais vous remercier d'avoir pris soin de lui et de l'avoir élevé. Il est heureux, ça se voyait sur son visage lorsqu'il me parlait de son enfance avec vous et de la vie qu'il avait eu jusque là.
Donc merci d'avoir assuré le rôle qu'auraient dû avoir mes amis s'ils étaient restés en vie.
Si vous êtes d'accord, je souhaiterais avoir un rôle dans la vie de Harry. Maintenant que je l'ai enfin retrouvé, je ne sais pas si je pourrais supporter de ne plus avoir de ses nouvelles.
Je vous souhaite une bonne soirée,
Remus J. Lupin.
En arrivant à la fin de la lettre, son premier réflexe fut d'aller chercher son second, sans penser au fait qu'à une heure aussi tardive, ce dernier devait être profondément endormi. Il frappa à la porte de la cabine voisine de la sienne. Il n'eut d'abord pas de réponse, puis une voix endormie se fit entendre sous la forme d'un grognement :
- Entre Roger…
Ce dernier ne se le fit pas dire deux fois et pénétra dans la pièce où dormait son second. Ledit second sachant, que son capitaine ne le laisserait pas tranquille tant qu'il ne l'aurait pas écouté, se leva et enfila un pantalon. Quand il eut fini, il se tourna vers le brun, qui, il le remarqua à ce moment-là, avait une lettre à la main.
Il demanda donc :
- Et bien, qu'est ce qui me vaut un réveil aussi tardif, capitaine ? Je suppose que cela à un rapport avec la lettre que tu as dans la main ?
Pour toute réponse, son capitaine acquiesça avant de lui tendre ladite lettre. Il la prit et commença à lire. Lorsqu'il releva la tête, Roger lui demanda :
- Qu'en penses-tu, Rayleigh ? Je voulais te mettre au courant avant de décider quoi que ce soit.
Son interlocuteur, Rayleigh donc, réfléchit pendant quelques minutes avant de demander :
- Est-ce que Harry a parlé de lui dans une lettre ?
- Oui. Il dit qu'il n'a détecté aucun mensonge dans ses paroles quand il lui a parlé dans le train. Oh et d'ailleurs, ton filleul te passe le bonjour !
Roger arrêta de parler un instant, quitta la pièce et revint quelques secondes plus tard avec la lettre de son fils. Il la tendit à son second, qui se plongea dedans. Lorsqu'il ressortit de sa lecture, son regard était glacial. Roger lui demanda :
- Qu'est-ce qu'on fait, pour cette histoire de… détraqueurs ?
- Pour ça, on ne peut rien faire. C'est visiblement un ordre du gouvernement local. Ce qui me choque plus, c'est qu'aucune protection rapprochée ne soit prévue. Harry n'en n'à, certes, pas besoin mais ce serait tout de même la moindre des choses, si cet évadé en à réellement après un adolescent de treize ans. Pour ce qui est de ce Lupin, nous avons deux options. Répondre à sa lettre ou venir lui rendre visite en personne. Qu'est ce que tu en dis, capitaine ?
Roger prit quelques minutes pour réfléchir à ce qu'il allait dire, puis répondit :
- J'en dis que j'aimerais bien voir de mes propres yeux à quoi ressemble celui qui aurait pu être un oncle pour notre fils si les choses s'étaient déroulées différemment.
Rayleigh demanda, bien qu'il connaissait déjà la réponse :
- J'en déduis donc qu'une visite à Poudlard s'impose ?
- Yep !
Le second de l'équipage conclut :
- Va répondre à la lettre de Harry, nous lui donnerons la réponse en mains propres demain matin.
Le brun acquiesça et repartit dans sa cabine pour écrire sa réponse à son fils, après quoi il retourna se coucher.
Le lendemain matin, peu après le levé du soleil, alors que tout l'équipage était encore profondément endormi, deux hommes rejoignirent celui qu'ils savaient être le familier de leur fils sur le pont principal du navire. L'un d'eux, dont les cheveux blonds commençaient à blanchir, dit à l'oiseau mythique :
- Tu veux bien nous emmener à Poudlard ?
Pour toute réponse, l'animal aux plumes rouges et dorées leur fit signe de s'accrocher à lui. Lorsque ce fut fait, il disparut avec les deux hommes. Le trio réapparut derrière deux grandes portes en bois.
