Chapitre 24 : Semestre révélateur
La semaine suivant la rentrée, Harry apprit la vérité sur l'emprisonnement de Black de la bouche du professeur Lupin, à savoir que ce dernier avait été emprisonné pour avoir vendu les Potter à Lord Voldemort. Le professeur lui donna également les détails de l'histoire, y compris le fait que Black avait été accusé parce qu'il était le gardien du secret des Potter. Il lui expliqua ensuite ce qu'était un gardien du secret, et le principe du sortilège Fidélitas. En entendant cela, l'adolescent, bien que n'ayant pas connu les Potter, eut envie d'aller casser la figure de l'évadé.
Où en tout cas, il en eut envie jusqu'à ce que son professeur lui fasse lire la lettre que lui avait laissé Black juste avant de se lancer à la poursuite de celui qu'il soupçonnait être le véritable traître. Le professeur Lupin lui apprit également, ce jour là, que Black était son parrain dans le monde magique.
Cette information, Harry ne sût pas quoi en faire. Il avait déjà un parrain, c'était Rayleigh. Il n'en avait pas besoin d'un deuxième. Il était toutefois déterminé à rétablir la vérité au sujet de Black, car l'homme avait été victime d'une injustice et, surtout, d'une erreur judiciaire. Il changea donc de sujet et demanda :
- Professeur… Est-ce qu'il y à un moyen de faire innocenter Black pour la trahison dont il à été accusé ?
- Et bien… Il faudrait faire parler Pettigrow, le véritable gardien, mais il à été tué par Black en même temps qu'une douzaine de moldus.
- Et si vous leur envoyiez la lettre que vous a laissé Black ?
- Non, ce serait trop dangereux. Ils pourraient penser que je suis son complice où, pire, se servir de la lettre pour l'attirer au ministère et le renvoyer en prison.
Ils discutèrent encore un moment et il fut décidé qu'ils chercheraient pendant l'année un moyen de faire innocenter l'évadé.
Après cela, Harry quitta le bureau et retourna à sa salle commune. On était vendredi et il comptait faire ses devoirs le soir même afin d'avoir tout le week-end de libre. Une fois arrivé, il repéra ses deux amis dans la salle - également occupés à étudier - et alla les rejoindre.
Lorsqu'ils le virent s'asseoir près d'eux, Neville et Ron levèrent la tête pour le saluer puis se remirent au travail. Ce soir-là, les trois garçons se couchèrent tard mais cela en valait la peine : ainsi, ils auraient tout leur week-end de libre.
Le lendemain matin, ils firent la grasse matinée. Aucun des trois n'émergea avant onze heure du matin, et le temps qu'ils se lèvent et s'habillent, l'heure du déjeuner était arrivée. En passant devant le panneau d'affichage de la salle commune, ils virent que la première sortie à Pré-au-Lard était prévue pour le trente et un octobre. Harry s'en réjouit. Ils allaient enfin pouvoir visiter le village dont leurs aînés faisaient l'éloge, a quelques exceptions près puisque Percy leur avait dit que passées les principales boutiques, il n'y avait au final pas grand chose qui valait la peine d'être vu.
Ils passèrent devant lui sans l'écouter, impatient de ce qu'ils découvriraient quelques semaines plus tard, lors de cette première visite.
Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis la rentrée et Halloween approchait à grand pas, et avec lui, la date de la première sortie à Pré-au-Lard.
Le matin de la sortie, le trio se leva tôt. Ils s'habillèrent chaudement, le temps commençant à se refroidir avec l'approche de l'hiver, et allèrent prendre leur petit-déjeuner. Ils passèrent dans le dortoir récupérer leurs autorisations de sortie. Dans le couloir, ils croisèrent leurs deux camarades de dortoir, Dean Thomas et Seamus Finnigan, avec qui ils s'entendaient bien.
Puisqu'ils participaient tous les cinq à la sortie, il fut décidé qu'ils iraient ensemble au village. Ils se placèrent dans la file et attendirent que vienne leur tour. Si les quatre premiers purent passer sans encombre, au moment où vint le tour de Harry, une voix retentit derrière eux, qu'il reconnut comme étant celle du directeur :
- Je suis désolé, Mr Potter, mais vous ne pouvez pas sortir de l'enceinte de l'école. Avec Black dans la nature, et alors qu'il en à après vous, ce ne serait pas raisonnable.
Harry eut un sourire que Neville et Ron reconnurent comme celui qu'il affichait lorsqu'il préparait un mauvais coup où, en l'occurrence, qu'il s'apprêtait à prendre le directeur à son propre jeu. Il passa ses amis en revue et, sans se départir de son sourire, demanda :
- Les gars, vous voyez un Potter dans le coin vous ?
Tous répondirent à l'unisson :
- Non !
Toujours souriant, l'adolescent à l'uniforme rouge et or s'adressa ensuite à sa directrice de maison, lui posant la même question :
- Et vous, Professeur McGonnagall ? Vous voyez un Potter dans les parages ?
Heureusement, la cinquantenaire choisi de rentrer dans son jeu et répondit avec un sourire presque imperceptible :
- Non, aucun.
Elle ajouta :
- Puis-je voir votre autorisation de sortie, Mr Gold ?
- Bien sûr, professeur, dit-il en s'exécutant.
La plus âgé le laissa passer d'un signe de la tête et Harry rejoignit ses amis, qui l'attendaient un peu plus loin, laissant derrière lui un Dumbledore furieux.
Lorsqu'ils furent sûrs qu'ils étaient hors de portée des oreilles du directeur, ils laissèrent éclater leur fou rire. Neville et Ron félicitèrent leur ami pour avoir réussi à piéger le directeur, ce dont peu de personnes pouvaient se vanter, et les deux autres se joignirent à eux.
Il leur fallut une dizaine de minutes pour se calmer et, lorsque ce fut fait, ils pénétrèrent dans le village. Ils décidèrent de commencer par la boutique de farces et attrapes Zonko, dont les jumeaux avaient fait l'éloge auprès du trio. Harry comptait ramener quelques farces sur l'Oro Jackson, le bateau de son père, afin de les… faire découvrir à l'équipage de Roger. Rien que d'imaginer la réaction de certains, il eut un grand sourire, même s'il se doutait que beaucoup allaient surtout en rire. Après tout, même les nouveaux commençaient à le connaître.
Il fit rapidement son choix et alla payer ses achats. Il se félicita d'avoir pris l'habitude, en grandissant, de toujours avoir de l'argent sur lui, en cas de besoin, et d'avoir gardé ce réflexe en rentrant à Poudlard. Par mesure de précaution, parce qu'on lui avait appris à toujours être sur ses gardes la première fois qu'il visitait un lieu, il déploya son haki de l'observation mais ne sentit autour de lui que la présence de ses amis. Il en détecta de nombreuses autres mais, ne sentant aucune mauvaises intentions en émaner, il comprit qu'il devait s'agir des habitants du village et ne réagit pas.
Il le garda cependant activé durant tout le temps que dura leur visite du village, y compris lorsqu'ils s'arrêtèrent aux Trois balais. L'endroit avait beau avoir une excellente réputation, on n'était jamais trop prudent. Et puis cela lui ferait un bon entraînement pour le jour où il serait réellement en danger. L'une premières choses qu'on lui avait appris à propos du haki de l'observation était que pouvoir détecter la présence de ses ennemis pourrait bien lui sauver la vie dans un futur plus où moins lointain.
Ils commandèrent chacun un verre de jus de citrouille. Après quelques minutes d'attente, la barmaid, sans doute par soucis d'économie, leur apporta un plateau contenant un grand pichet de jus de citrouille et cinq verres.
Lorsqu'ils eurent fini leur boisson, chacun paya sa part et ils quittèrent les lieux. Ils allèrent ensuite faire un tour du côté de la Cabane Hurlante, que les jumeaux leur avaient décrit comme « un endroit à voir absolument ». Les sangs-purs du groupe expliquèrent à ceux qui ne le savaient pas que le nom venait du fait que l'endroit avait longtemps été réputé hanté à cause des hurlements que l'on y entendait parfois il y avait des années de ça.
La suite de la sortie aurait pu se passer tranquillement si un certain blond n'était pas venu leur chercher des noises. Alors qu'ils étaient sur le chemin du retour, une voix désagréablement familière se fit entendre :
- Eh Potter !
Harry souffla en se retenant de ne pas exploser. Évidemment, il fallait que Malefoy se mêle de leurs affaires. Cela l'étonnait même que l'autre les aient laissés tranquilles aussi longtemps. Il répondit de sa voix la plus calme, ayant depuis longtemps renoncé à faire entendre raison au blond concernant son nom :
- Oui, Malefoy ?
Dean et Seamus, qui ne le connaissaient pas très bien, pensaient qu'il était calme mais les deux autres savaient qu'en réalité, il se retenait de ne pas frapper le blond. Surtout lorsque ledit blond répliqua :
- L'autre jour, toute l'école à pu voir que tu continues de pleurer dans les jupes de papa.
Il dit le dernier mot avec un profond mépris. Le brun répondit :
- Et c'est celui qui est allé chialer auprès de son aristo de père parce qu'il à eu le bras entaillé après avoir enfreint une règle élémentaire de sécurité qui me dit ça ?
Le fils Malefoy eut l'air d'un poisson hors de l'eau : il ouvrit et referma plusieurs fois la bouche, comme s'il cherchait quoi répondre. Il tourna les talons en lançant :
- Tu me le payeras, Potter !
L'indésirable parti, le groupe de Gryffondor put reprendre sa route jusqu'au château. Ils passèrent dans le bureau du professeur McGonagall pour signaler leur retour puis regagnèrent leur salle commune puis montèrent dans le dortoir. Une fois sur place, ils se changèrent et allèrent ensemble dans la Grande Salle afin de profiter avec les autres du festin d'Halloween. Harry espérait toutefois que, cette année, le festin ne serait pas interrompu par une annonce du genre de celle qu'ils avaient eue en première année, à savoir qu'un Troll avait pénétré dans l'école. Cette nuit-là, il avait eu la peur de sa vie à l'idée que Neville, qui s'était réfugié dans les toilettes, ait pu croiser la route de la créature. Heureusement, tout s'était bien terminé.
Le banquet se passa aussi bien que possible. Il n'y eut pas de troll intempestif où autre intrusion imprévue. Les problèmes vinrent après.
Après le banquet, les élèves de Gryffondor eurent une drôle de surprise lorsqu'en arrivant devant le tableau gardant l'entrée de leur salle commune, ils virent que ce dernier était lacéré et que la toile était… vide. En effet, son occupante, surnommée « la grosse dame » par tous les élèves du fait de son gabarit imposant, était introuvable.
Harry pensa au départ à déployer le haki de l'observation avant de se rendre que cela ne servirait pas à grand-chose. Il ne saurait pas repérer ce qu'il cherchait, ne connaissant pas la voix de la gardienne de sa salle commune. De plus, même s'il y parvenait, il lui faudrait expliquer comment il l'avait fait et c'était la dernière chose qu'il souhaitait, préférant garder cet atout pour lui le plus longtemps possible.
Il n'en eut de toute façon pas l'occasion, puisque Dumbledore, alerté par le préfet en chef, arriva entre-temps et envoya Peeves chercher la fugueuse. Lequel revint rapidement avec celle ci, qui expliqua alors que son tableau avait été lacéré par nul autre que Sirius Black.
Harry, qui savait l'homme innocent d'une partie des crimes dont on l'accusait, se demandait ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Il sortit sa cape d'invisibilité, qu'il avait toujours sur lui au cas où, d'une poche de sa robe et quitta discrètement la file. Ce fut pour cela qu'il n'entendît pas Dumbledore ordonner aux préfets d'escorter les élèves jusqu'à la Grande Salle, où ils seraient bouclés pour la nuit, tandis que les professeurs chercheraient l'intrus dans le château.
Quelques minutes plus tard, Harry frappait à la porte des appartements de son professeur de Défense. Celle-ci s'ouvrît quelques secondes plus tard sur ledit professeur, surpris de l'identité de son visiteur :
- Harry ? Tu ne devrais pas être dans ta salle commune à cette heure ci ?
L'adolescent expliqua :
- Black s'est introduit dans le château et à lacéré le tableau de la grosse dame. Ce que j'aimerais savoir, c'est pourquoi il l'à fait. Qu'est ce qui lui est passé par la tête merde !?
- Tout d'abord, tu fais ce que tu veux quand tu es avec ton père où tes amis mais j'aimerais que tu surveilles ton langage quand tu es avec moi, d'accord Harry ?
Le garçon acquiesça. L'adulte repris :
- Bien. Ensuite… Pour ce qui est de Sirius, il ne faut pas oublier qu'il à passé douze ans dans la prison réputé imprenable du monde magique, au contact des détraqueurs. Personne n'en ressortirait sans d'importantes séquelles psychologiques, même en se sachant partiellement innocent. Il est probable que le contact prolongé avec ces créatures lui ait en partie fait perdre contact avec la réalité. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ?
Le fils Gol hocha positivement la tête et demanda, pour avoir confirmation :
- En somme, vous pensez qu'il n'est sans doute pas totalement conscient de ce qu'il fait ?
L'adulte acquiesça, et ajouta :
- J'espère simplement qu'il ne fera pas une connerie plus grosse que lui…
- Dans la mesure où il s'est introduit dans le château, je crois qu'on peut considérer que c'est déjà fait, non ?
- Ce n'est pas faux… Il faudrait le retrouver pour l'empêcher d'empirer les choses.
- Si vous voulez, je peux commencer par envoyer Fumseck le chercher ?
L'adulte acquiesça et l'adolescent appela mentalement le Phœnix, lequel apparut sous les yeux ébahis du professeur Lupin. Harry demanda à l'oiseau :
- Tu peux aller chercher Sirius Black ?
Après une trille joyeuse, l'oiseau mythique disparut pour revenir quelques secondes plus tard avec un homme qui avait l'air de ne pas avoir vu de douche depuis des années, ce qui n'était probablement pas très loin de la vérité, puis repartit une fois sa mission accomplie. Ses cheveux étaient très longs, sales et emmêlés. Harry le reconnut comme étant l'homme qu'il avait vu sur l'avis de recherche dans le Chaudron Baveur.
Lorsque le regard du nouveau venu se posa sur lui, ce dernier se figea. Il murmura d'une voix rauque, plus habitué à s'adresser à d'autres personnes :
- James…
Puis il secoua la tête et se corrigea :
- Je… Non… James est mort…
Il demanda :
- Harry ?
Tout en hochant la tête, l'adolescent se rendit compte que son professeur avait raison quand il disait que Black avait gardé des séquelles de son emprisonnement à Azkaban. L'évadé s'approcha de lui en tendant la main et l'adolescent, par réflexe, recula d'un pas.
Il vit au regard perplexe et blessé de Black que ce dernier ne comprenait pas sa réaction. L'adulte, se sentant rejeté par son filleul, en eut les larmes aux yeux. Lupin dut intervenir pour lui expliquer que Harry n'avait appris son existence que quelques semaines plus tôt.
L'évadé leva la tête à ce moment là, et son visage s'éclaira lorsqu'il aperçut son ami d'enfance, comme s'il n'avait pas remarqué sa présence jusque là. Il s'exclama :
- Mumus !
Remus grimaça au surnom, avant de réceptionner son ami qui se jeta dans ses bras.
Le blond profita de l'étreinte pendant quelques minutes - cela faisait tout de même douze ans qu'ils ne s'étaient pas vus ! -, avant de se dégager et de reculer d'un pas. Il s'adressa alors à l'ancien détenu :
- Harry à quelque chose à te dire et il faudrait que tu l'écoutes jusqu'au bout, sans l'interrompre.
Le plus âgé acquiesçant, le professeur se tourna vers l'adolescent et lui fit un signe de tête. Comme il l'avait fait quelques semaines plus tôt avec lui, Harry se lança dans le récit détaillé de la vie qu'il avait eu jusque là.
Lorsque le jeune garçon eut finit de parler, Black resta silencieux un long moment. Il allait prendre la parole lorsque des coups contre la porte se firent entendre. L'occupant des lieux ne perdit pas de temps : il enferma l'adolescent et le fugitif dans sa chambre puis alla ouvrir.
Il tomba sur Dumbledore, qui lui demanda :
- Avez-vous vu Harry ? Black s'étant introduit dans l'école, nous avons bouclé tous les élèves dans la grande salle pour assurer leur sécurité.
Et vous savez mieux que quiconque à quel point Harry est en danger tant que cet homme est en liberté.
Le professeur acquiesça et assura qu'il n'avait vu ni Harry, ni Black puis attendît d'être sûr que le directeur ne soit plus à portée de voix pour faire sortir les deux autres de leur cachette.
Avant que la conversation ne reprenne, le blond décida que son ami avait besoin d'une douche et d'une bonne coupe de cheveux, ainsi que de se raser. Sans vraiment lui demander son avis, il l'accompagna jusqu'à la salle de bain dont il referma la porte derrière lui.
Lorsque les deux hommes revinrent, une trentaine de minutes plus tard, le plus âgé des deux était presque méconnaissable. Ses cheveux, auparavant longs, sales et très emmêlés, étaient désormais propres, mi-longs, lui arrivant juste en dessous des oreilles, et ondulés. Ses yeux étaient d'un très joli bleu foncé et son visage, maintenant imberbe, le faisait paraître plus jeune qu'il ne l'était réellement.
Seuls les cernes sous ses yeux et ses vêtements beaucoup trop grands, dans lesquels il flottait, laissaient voir que sa vie n'avait pas été facile ces dernières années.
La discussion put reprendre la où la visite de Dumbledore l'avait interrompue et le moins que l'on put dire fut que Sirius n'était pas ravi d'apprendre que quelqu'un d'autre avait eu le rôle qui aurait dû être le sien. Son visage se ferma et son regard se fit aussi glacial que sa voix quand il prit la parole pour dire :
- Tu as été élevé par des criminels !?
En entendant cela, Harry se figea. Lorsqu'il vit le regard à la fois furieux et blessé du plus jeune, Sirius regretta aussitôt sa phrase. En réalité, s'il avait aussi mal réagi, c'était pour cacher le fait qu'apprendre que Harry considérait comme sa famille des personnes qui lui étaient inconnues l'avait profondément blessé. Cela lui avait fait réaliser qu'il ne connaissait pas Harry, même si ce dernier était son filleul.
Harry rétorqua d'une voix froide :
- Vous n'êtes pas le mieux placé pour faire ce genre de remarques, étant donné vos antécédents.
Il se tourna ensuite vers l'enseignant :
- Je viens d'avoir une idée.
- Nous t'écoutons Harry.
L'adolescent proposa :
- On pourrait envoyer Black là où j'ai grandi ? Comme ça, il serait protégé à la fois des autorités et de Dumbledore.
Lupin acquiesça. C'était une bonne idée. La voix de Black s'éleva :
- Remus… Je peux te parler en privé ? Ça concerne… Ce qui s'est passé cette nuit là.
- Je pense que Harry peut entendre ce que tu as à me dire.
Le plus jeune acquiesça tout en disant :
- Sans problème. J'en ai vu d'autres.
Black acquiesça et raconta alors ce qui l'avait poussé à s'évader. Le professeur, pour être sur d'avoir bien entendu, demanda :
- Attends… Tu veux dire qu'il est vivant ?
Black acquiesça, puis ajouta :
- Il était sur la photo des Weasley en Égypte, je reconnaîtrai ce sale rat n'importe où…
Les derniers mots firent tiquer l'adolescent :
- Vous avez parlé d'un rat dans la famille Weasley ?
Les deux adultes hochèrent positivement la tête avant de lui expliquer toute l'histoire, en commençant par le fait que trois d'entre eux - James, Sirius et Pettigrow - étaient des animagus, c'était à dire qu'ils avaient la capacité de prendre l'apparence d'un animal. Pour le prouver, le plus âgé se métamorphosa en un grand chien noir. Sirius conclut en disant que le jour où il avait été arrêté, il était parti à la poursuite de Pettigrow et que ce dernier s'était coupé un doigt avant de faire sauter la rue où ils étaient et profiter de l'explosion pour s'enfuir. Harry réfléchit quelques minutes puis intervint :
- En attendant que Pettigrow soit arrêté, j'ai quelque chose à proposer.
Lupin lui répondit :
- Nous t'écoutons.
L'adolescent reprit alors en s'adressant à l'évadé :
- Black, je peux demander à quelqu'un de t'envoyer là où j'ai grandi. En dehors de moi et de mes proches, personne ne connaît l'existence de cet endroit. Enfin… Dumbledore le sait mais ne peux pas y accéder.
- Tu es sur que personne ne pourra me trouver ?
Le plus jeune acquiesça vivement. Black répondit :
- Alors c'est d'accord. Et… Harry ?
- Oui ?
- Je suis désolé d'avoir dit que tu avait été élevé par des criminels. D'autant que tu avais raison, je ne suis pas le mieux placé pour faire cette remarque.
- Excuses acceptées, Black.
Le plus jeune appela mentalement le Phœnix qui revint quelques instants plus tard. En voyant l'air ahuri de Black, Harry lui expliqua les liens qui l'unissait à l'oiseau de Dumbledore. L'adolescent demanda donc à Fumseck :
- Tu veux bien emmener Sirius Black auprès de mon père ?
Puis il s'adressa à l'ex détenu :
- Fumseck va vous emmener directement dans la cabine de mon père. Dites lui que c'est moi qui vous envoie, et racontez lui toute l'histoire, comme Lupin et vous l'avez fait avec moi. Et un conseil : ne dites que la vérité, il n'y à rien qu'il déteste plus que le mensonge.
Sirius acquiesça puis, comme le lui dit Harry, s'accrocha au Phœnix.
OoooO
Quelques secondes plus tard, l'évadé et l'oiseau apparurent dans une cabine dont l'occupant était penché sur un bureau. Lorsque ses pieds se posèrent sur le parquet, Sirius comprit, à la façon dont le sol bougeait, qu'il se trouvait sur un bateau et donc également pourquoi l'adolescent avait parlé de cabine.
Cabine dont l'occupant se retourna en sentant derrière lui une présence inconnue. Sirius se retrouva avec une lame posée sur la gorge avant d'avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Une voix grave se fit entendre :
- Qui êtes-vous et que faites-vous sur mon bateau ?
- Je m'appelle Black. Sirius Black. C'est Harry qui m'envoie.
Il sentit aussitôt l'autre se détendre et là lame quitter sa position. Se souvenant de ce que lui avait dit le plus jeune, il demanda :
- Je suppose que vous devez être son père ?
L'autre acquiesça et se présenta :
- Mon nom est Gol D. Roger.
Il se souvint que les anglais mettait le nom de famille derrière le prénom et précisa :
- Roger est mon prénom. Chez nous, on se présente en mettant le nom de famille devant le prénom.
Sirius acquiesça et prit note pour la prochaine fois. Il répondit :
- J'ai beaucoup de choses à vous dire…
Roger l'interrompit :
- Attendez moi je dois aller chercher quelqu'un.
Il partit, laissant Sirius seul dans la pièce, et revint peu après avec un homme aux cheveux blonds tirant par endroit sur le gris, laissant deviner que le nouveau venu n'était sans doute plus tout jeune. Toutefois, l'évadé se surprit à le trouver… pas désagréable à regarder, dirons-nous. Il en fut le premier surpris, ayant toujours été du genre à chercher ses conquêtes plutôt du côté féminin de la population.
Il revint toutefois rapidement sur terre. Ce n'était certainement pas le moment de penser à ce genre de choses. Il se présenta à nouveau et le blond fit de même :
- Silvers Rayleigh. Maintenant que les présentations sont faites… Dites-nous pourquoi Harry vous a envoyé vers nous ?
Sirius se lança donc à nouveau dans le récit que Remus et lui avaient fait à Harry, à savoir l'histoire des Maraudeurs, depuis la fin de leurs études jusqu'aux événements d'Halloween 1981. Il parla également de leur capacité à prendre l'apparence d'animaux, et en fit la démonstration en se métamorphosant en un grand chien noir. Il précisa également pourquoi ils avaient voulu l'apprendre. Sans le savoir, le fait d'avoir été prêt à aller en prison pour aider un ami lui fit marquer beaucoup de points dans l'estime des deux pirates.
Comme le lui avait conseillé Harry, il ne leur cacha rien, y compris la raison pour laquelle il avait été en prison. Les deux autres eurent envie de le frapper en apprenant qu'il avait fait passer son envie de venger ses amis avant le bien-être de son filleul, mais Rayleigh estima que le fait d'avoir passé douze années en prison, loin dudit filleul, était une sanction suffisante.
Sirius, à la fin de son récit et après quelques secondes d'hésitation, comme s'il n'était pas sûr de vouloir connaître la réponse, demanda au blond :
- Puisque votre ami est le père de Harry… Je suppose que vous devez être son parrain ?
Le plus âgé acquiesça. Sirius continua :
- Je voudrais vous remercier tous les deux.
- Pour ?
- Pour avoir fait ce qu'aurait dû faire sa famille maternelle. Pour avoir pris soin de lui, l'avoir élevé, avoir fait de lui celui qu'il est aujourd'hui.
Il ajouta pour lui même :
- Si je tenais celui qui l'à envoyé chez la famille de Lily… Ils auraient une bonne raison de me mettre en prison…
La voix de Roger répondit à la question, lui faisant relever la tête :
- C'est Dumbledore qui l'à mis là bas. Et il à essayé de l'y renvoyer il y à environ un an et demi.
En le voyant serrer les poings pour résister à son envie de retourner à Poudlard, sans doute pour faire regretter cette décision au directeur, l'homme ajouta :
- Je comprends votre colère, Mr Black, mais vous n'allez rien faire. Je me suis assuré personnellement que les Dursley ne posent plus de problèmes à qui que ce soit. Pour ce qui est de Dumbledore, croyez-moi, il payera un jour. J'en fais la promesse. De plus, Harry ne vous le pardonnera jamais si vous retournez en prison alors que vous venez à peine de le retrouver.
À contrecœur, Sirius acquiesça. Il expliqua aux deux autres que Harry avait eu l'idée de l'envoyer ici pour sa sécurité, parce qu'il était l'un des seuls à pouvoir rejoindre cet endroit et, surtout, que ceux qui étaient à sa recherche ne pourraient pas y accéder. Le plus jeune ajouta :
- Et je pense que passer quelques mois loin du pays qui à gâché douze ans de ma vie ne peux me faire que du bien, mentalement comme physiquement.
Ses deux interlocuteurs ne purent qu'être d'accord avec lui. Roger lui expliqua qu'il dormirait dans la cabine de Harry le temps qu'ils lui en aménage une à lui. Sirius s'inquiéta :
- Vous êtes sûrs que ça ne va pas le déranger ?
- Ne vous en faites pas pour ça. Harry ne reviendra que pour les vacances de Noël, et je suis sûr que vous aurez votre propre cabine d'ici là.
Le plus jeune sentit un poids quitter sa poitrine. Une fois qu'il fut installé, le capitaine et son second lui firent visiter le navire et lui présentèrent l'équipage.
Le soir, l'ex-détenu s'endormît plus rapidement qu'il n'aurait cru pouvoir le faire sur un bateau mais il fallait avouer que sa journée avait été bien remplie et qu'il tombait de sommeil. Le fait qu'il s'agissait de la première nuit depuis longtemps qu'il passait dans un vrai lit n'y était sans doute pas pour rien.
Cela ne dura cependant pas longtemps car, au milieu de la nuit, il fut réveillé par un cauchemar. Il lui fallut un moment pour reprendre ses esprits puis, comprenant qu'il n'arriverait pas à se rendormir dans l'immédiat, il quitta la cabine et descendit sur le pont. Il posa ses coudes sur la barrière et laissa ses mains prendre dans le vide. Sentir le vent dans ses cheveux lui fit un bien fou mais cela lui rappela également l'époque où il faisait des courses de balais avec James.
Pour la première fois depuis des années, il n'eut pas envie de pleurer en repensant aux bons moments passés avec son meilleur ami. Cela le fit simplement sourire. Il fallait dire que passer plus de dix ans à proximité de créatures connues pour faire ressortir les pires souvenirs de chacun n'était pas ce qui allait l'aider à faire son deuil, bien au contraire. À Azkaban, il avait tout le temps du monde pour ressasser ses mauvais souvenirs.
En fin de compte, il resta dans cette position jusqu'à ce que l'équipage commence à s'activer. Il rejoignit ensuite la cabine de Roger, où ce dernier l'attendait avec son second. Les deux hommes lui expliquèrent qu'ils allaient le présenter à l'équipage. En entendant cela, Sirius se sentit beaucoup moins confiant qu'il ne l'était depuis son arrivée, sans doute en partie à cause du manque de sommeil dû à son cauchemar de la nuit précédente. Ce que les deux plus âgés ne précisèrent pas, c'était que l'équipage allait sans doute le bombarder de questions, surtout les membres les plus anciens, qui avaient vu Harry grandir et le considéraient comme leur petit frère, pour s'assurer qu'il ne risquait rien avec lui. Ils le conduisirent jusqu'au réfectoire, où toutes les personnes présentes se tournèrent vers eux d'un seul bloc, donnant envie à Sirius de disparaître sous terre. Depuis son arrestation, il n'avait plus l'habitude d'être au centre de l'attention et voir tous ces regards posés sur lui le mettait extrêmement mal à l'aise.
Comme s'il avait remarqué le mal être de l'ex-détenu, le capitaine demanda le silence. Il prit la parole :
- Bonjour à tous !
- Bonjour capitaine ! répondit d'une seule voix la masse des membres de l'équipage
- Comme vous avez pu le remarquer, il y a une nouvelle tête sur le bateau ce matin.
Hochement de tête du côté de l'équipage. Roger continua :
- Tout le monde, je vous présente Sirius. Il est le parrain de Harry chez les sorciers. Pour le moment ce n'est pas sûr pour lui de rester en Angleterre, alors Harry nous l'a envoyé le temps que les choses se calment et qu'il puisse retourner là bas sans danger.
Roger parcourut la foule du regard, sans doute à la recherche de quelqu'un pour guider l'évadé le temps qu'il prenne ses marques sur le navire, puis ses yeux se posèrent sur un jeune homme aux cheveux roux tirés en arrière qui avait un sabre à la ceinture. Étrangement, malgré son arme, le jeune homme inspirait confiance à Sirius, tout comme son voisin. Ce dernier portait également un sabre et avait de courts cheveux châtains et des yeux noirs. Roger interpella le roux :
- Shanks !
- Oui cap'taine ?
- Tu veux bien faire visiter le navire à Sirius et le guider le temps qu'il prenne ses marques ? Et répondre à ses questions s'il en a ?
- Oui bien sûr, pas de soucis !
Roger dissout l'assemblée et chacun retourna à son petit déjeuner. Lui-même était sur le point de faire de même, lorsque Rayleigh lui dit quelque chose à l'oreille. Un immense sourire apparut sur le visage de l'homme, qui partit immédiatement.
Le dénommé Shanks rejoignit Sirius, son voisin sur les talons. Le plus âgé apprit donc que ce dernier se nommait Lionel et qu'il était le premier à avoir rejoint l'équipage, enfin si on ne comptait pas Rayleigh évidemment. Les deux plus jeunes lui firent visiter les lieux et Sirius ne fut pas prêt pour l'avalanche de questions qui lui tomba dessus durant la visite.
Le châtain lui expliqua que tous deux avaient vu grandir Harry, qu'ils le considéraient comme leur petit frère et voulaient simplement s'assurer qu'il ne le ferait pas souffrir. Sirius acquiesça et répondit :
- Je comprends. J'aurais pu être celui qui à élevé Harry, si j'avais été moins bête. Seulement… Quand j'ai compris que quelqu'un que je pensais être l'un de mes meilleurs amis nous avait trahis, j'ai vu rouge et j'ai foncé tête baissée pour lui faire payer. Et je suis tombé droit dans le piège qu'il m'avait tendu.
Le roux demanda :
- Qu'est ce qu'il s'est passé exactement ? Si ça ne vous dérange pas d'en parler.
- Non, c'est bon. Je devais être un peu plus jeune que vous deux a l'époque - j'avais 21 ans -.
Une lueur de tristesse apparu brièvement dans le regard de Sirius puis disparut presque aussitôt. Il continua :
- James, deux autres garçons et moi-même formions une bande de fauteurs de troubles très unis. J'avoue avoir été plus proche de James, qui était comme un frère pour moi, que des deux autres mais ils étaient quand même les personnes les plus importantes de ma vie. La guerre à éclaté juste après la fin de nos études et nous nous sommes tout de suite engagés dans une organisation créée par le directeur de l'école de Harry.
Il fit une pause pour leur laisser le temps d'intégrer ce qu'il disait puis repris :
- Très vite, on à soupçonné qu'un traître se cachait parmi nous. J'ai très vite soupçonné l'un des membres de notre bande, pour une raison qu'il n'appartient qu'à lui de dévoiler. Lui-même m'à également soupçonné, parce que ma famille avait la réputation de soutenir les idéaux du mage noir que nous combattions.
Tout en marchant, Sirius continua son récit, expliquant ce qui s'était passé près de douze ans auparavant. Il termina par le récit des événements du 31 octobre 1981 :
- Ce soir là, j'ai eu un mauvais pressentiment alors j'ai foncé à l'adresse des Potter. Malheureusement, quand je suis arrivé, il était déjà trop tard. Je suis tombé sur le corps sans vie de James. J'ai vu rouge et c'est à peine si j'ai pris le temps de confier Harry à quelqu'un avant d'aller voir à l'adresse de celui qui était leur gardien du secret. Quand je n'ai trouvé personne chez lui et aucune trace d'effraction, j'ai compris qu'il nous avait trahis. Et j'ai pété un câble. Je voulais le tuer. Je l'ai traqué sans relâche jusqu'à retrouver sa trace dans une rue bondée. Avec le recul, j'aurais dû me douter que c'était un piège.
Il s'arrêta un moment puis repris :
- Là, il s'est mis à m'accuser publiquement d'avoir trahis les Potter. J'ai vu rouge et j'ai engagé le duel. Comme je m'y attendait, j'ai très vite pris le dessus. Sauf qu'il à déclenché une explosion en pleine rue, tuant douze personnes, s'est tranché un doigt et à profité de la confusion ambiante pour disparaître. Et comme j'étais le gardien du secret officiel des Potter et le seul survivant sur place, c'est moi qu'on à accusé de trahison et de meurtre.
Il fit une longue pause à la fin de son récit, aussi bien pour laisser le temps à ses deux guides d'assimiler ce qu'ils venaient d'apprendre que pour se remettre de ses émotions, car raconter cette histoire avait fait remonter des souvenirs dont il aurait préféré ne jamais se rappeler. Il garda le silence jusqu'à la fin de la visite puis alla se réfugier dans la cabine de Harry, qu'il occupait en attendant d'en avoir une à lui.
Là, il fondit en larmes, submergé par des souvenirs qu'il avait gardés enfouis au plus profond de sa mémoire depuis son arrestation.
OoooO
Le lendemain matin, à Poudlard
Harry regagna son dortoir après avoir passé la nuit dans les appartements de Lupin. Lorsqu'il arriva devant la salle commune, il vit que le tableau qui gardait l'entrée était différent et que celui de la grosse dame avait été remplacé par une sorte de… chevalier ? En tout cas un homme coiffé d'un catogan, avec une épée et un cheval. L'adolescent eut un pas de recul en le voyant. L'homme dans le tableau se mit alors à parler, d'une manière pour le moins étrange :
- As-tu le mot de passe, vile manant ?
Harry donna le mot de passe et le tableau s'ouvrît. L'adolescent marmonna :
- J'ai vu des choses étranges dans ma vie mais alors ça c'est le pompon…
En le voyant arriver, ses amis se dirigèrent vers lui et l'entraînèrent vers une table libre. Le trio s'assit et Harry, comprenant que les deux autres attendaient des explications pour son absence de la veille, allait commencer à raconter ce qui s'était passé, lorsqu'une voix familière retentit derrière eux :
- Où étiez-vous la nuit dernière, Mr Gold ?
Harry se retourna et se fit tout petit devant le regard furieux de sa directrice de maison. Il répondit :
- Dans les appartements du professeur Lupin, professeur.
Il ajouta, s'adressant à ses amis par la même occasion :
- Je suis désolé d'être parti sans prévenir et d'avoir inquiété tout le monde mais quand j'ai vu le tableau de la grosse dame hier soir, mon premier réflexe a été d'aller voir le professeur Lupin.
Sa directrice de maison acquiesça et dit :
- Je comprends mais faites en sorte de prévenir quelqu'un, la prochaine fois. J'ai eu beaucoup de mal à convaincre le professeur Dumbledore de ne pas vous convoquer dans son bureau. Et je me vois dans l'obligation de retirer 20 points à Gryffondor pour la peur que vous avez fait à tout le monde.
Elle fit une pause, sembla réfléchir un moment puis reprit :
- Et j'aimerais vous parler dans mon bureau.
Harry acquiesça et s'adressa à ses amis :
- À tout à l'heure, les gars.
Il suivit ensuite la directrice adjointe jusqu'à son bureau. Une fois à destination, elle le fit asseoir et commença :
- Sachez d'abord que ce que je vais vous dire devras absolument rester entre nous. Vous pouvez en parler à Mrs Londubat et Weasley si vous le souhaitez, mais personne d'autre ne doit le savoir. C'est bien compris, Mr Gold ?
L'adolescent acquiesça :
- Oui professeur.
La plus âgée continua :
- Le professeur Dumbledore pense que vous êtes trop jeune pour encaisser la nouvelle mais je sais que vous êtes assez mature pour cela.
Elle commença donc à lui expliquer ce qu'il savait déjà, à savoir que Black était son parrain, qu'il était celui qui avait vendu les Potter à Lord Voldemort, etc… Harry, trop poli pour l'interrompre, la laissa parler jusqu'à la fin. Une fois qu'elle eut terminé son récit, Harry avoua :
- Je sais déjà tout ça, le professeur Lupin me l'à dit peu de temps après la rentrée.
La femme acquiesça et en profita pour lui demander :
- Dites moi Mr Gold…
- Oui professeur ?
- Vous l'ignoriez sans doute mais hier soir le professeur Rogue à accusé le professeur Lupin d'avoir aidé Black a s'introduire dans l'école. Savez-vous quelque chose à ce sujet ?
Harry avait beau avoir le plus grand respect pour sa directrice de maison, il n'hésita pas à mentir :
- Non, je ne sais rien professeur.
Le professeur McGonagall acquiesça puis le laissa retourner auprès de ses amis. Une fois revenu dans la salle commune, il leur raconta ce qui venait de se passer puis leur dit :
- J'ai quelque chose à vous dire et j'aimerais le faire à l'abri des oreilles indiscrètes.
Neville et Ron acquiescèrent et les trois garçons allèrent s'installer dans la salle qu'ils avaient trouvé durant leur première année. Harry leur raconta ensuite ce qui s'était passé la veille. Il ajouta :
- Je compte sur vous pour ne pas en parler.
Les deux autres acquiescèrent puis Neville demanda :
- Une fois que tu auras prouvé l'innocence de Black, il faudra bien qu'il ait un procès. Comment vas-tu faire à ce moment-là ?
Harry réfléchit un moment avant de répondre :
- J'avoue que je n'y avais pas pensé. Je verrais à ce moment-là mais je pense que j'enverrais Fumseck le chercher quelques jours avant le procès.
Après cela, la vie reprit son cours. Peu de temps après, un après-midi où il n'avait pas cours et comptait en profiter pour s'avancer dans ses devoirs, Harry vit ses amis revenir complètement en panique d'un cours de soin aux créatures magiques. Il leur demanda :
- Que se passe-t-il ?
Les deux autres se lancèrent dans le récit des événements du cours et Harry appris que Malefoy s'était vanté d'avoir convaincu son père de porter plainte contre Hagrid pour mise en danger d'un mineur et qu'il allait demander à ce que la créature qui l'avait blessé soit abattue.
En entendant cela, Harry eut beaucoup de mal à se retenir d'aller engueuler Malefoy. Ce n'était pas de la faute de Buck si le blond était incapable de suivre une consigne de sécurité élémentaire. Neville et Ron lui avaient raconté le déroulé de ce cours et Harry était de leur avis : Malefoy ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.
Les jours suivants, Hagrid ne se montra pas aux repas et le trio finit par aller toquer à la porte de sa cabane. Le demi-géant leur ouvrit peu après. Il fut étonné de les voir mais les laissa entrer. Les trois amis s'assirent autour de la table et Hagrid leur proposa :
- Vous voulez boire ou manger quelque chose ?
Ils refusèrent poliment les gâteaux, en ayant déjà fait l'expérience, mais acceptèrent une tasse de thé qu'ils se partagèrent, au vu de sa taille. Ils commencèrent par raconter au demi-géant comment s'était déroulé le début de l'année, en omettant délibérément de parler de Black. Ils se doutaient que, comme l'immense majorité de la population sorcière, il devait le croire coupable et ne voulaient pas risquer de voir échouer tout ce qu'ils avaient fait ces dernières semaines pour aider Black. Ils avaient beau tous les trois savoir que Fumseck était le seul à pouvoir voyager entre les mondes, ils préféraient ne pas prendre de risque. La conversation dériva ensuite sur l'affaire Malefoy. Le trio promis à Hagrid de tout faire pour l'aider à se sortir de cette histoire.
Après avoir quitté le garde chasse, ils regagnèrent leur salle commune et Harry monta écrire une lettre à son père pour l'informer des derniers évènements puis la confia à Fumseck. Quelques heures plus tard, un événement mobilisa toute l'école : le premier match de Quidditch de l'année, opposant Gryffondor à Poufsouffle. Les rouges et or auraient normalement dû affronter Serpentard mais ces derniers avaient déclaré que leur attrapeur était inapte pour cause de blessure.
Le début du match se déroula sans accrocs… jusqu'au moment où les détraqueurs déferlèrent sur le terrain. Harry, concentré sur sa capture du vif d'or, ne les sentit pas arriver. Ce ne fut qu'au moment où une vague de froid se répandit qu'il comprit que quelque chose n'allait pas.
Il jeta un œil derrière lui et vit que des détraqueurs pénétraient sur le terrain. Malheureusement, ce mouvement de sa part suffit à attirer leur attention sur lui. Cette fois, il n'y eut aucun adulte à proximité pour intervenir. Harry entendit une voix supplier quelqu'un de ne pas lui faire de mal mais c'était comme s'il entendait à travers une radio mal réglée. Peu à peu, les souvenirs des quelques années qu'il avait passées chez les Dursley finirent par remonter et il se sentit partir. Puis ce fut le noir.
OoooO
Au même moment, sur l'Oro Jackson, Fumseck attendait que Roger lui remette sa réponse à la lettre qu'il venait de lui donner. Le pirate était en train d'écrire lorsqu'il vit l'oiseau se redresser d'un seul coup. Il s'arrêta, comprenant que quelque chose était en train de se passer. La suite lui donna raison puisque Fumseck poussa un cri aigu, avant de commencer à tirer sur sa manche. Roger demanda, soudainement inquiet :
- Il arrive quelque chose à Harry ?
Le phénix répondit par un autre cri aigu. Le pirate ne mit pas longtemps à réagir et dit :
- On passe prendre Rayleigh dans sa cabine et on fonce à Poudlard !
Fumseck lança un cri enthousiaste et laissa l'homme s'accrocher à lui. Il disparut pour réapparaître quelques mètres plus loin, dans la cabine du second de l'équipage. Ce dernier, installé à son bureau, était en train de remplir des papiers quand son regard fut attiré par une lueur orangée derrière lui. Il se retourna et vit son capitaine avec Fumseck. Il se leva, inquiet. Il demanda à son ami :
- Que se passe-t-il !?
Roger expliqua ce qui s'était passé pendant qu'il répondait à la lettre de Harry. Le blond acquiesça et dit :
- Tu as eu raison de venir me chercher.
Il s'adressa à Fumseck, tout en s'accrochant à lui :
- Tu nous emmènes ?
Pour toute réponse, l'oiseau mythique disparut avec ses deux passagers.
OoooO
Quelques secondes plus tard, le trio apparaissait dans le hall du château. Il y avait juste un problème: Fumseck les ayant emmenés en urgence, ils n'avaient aucune information et ne savaient pas vraiment pourquoi ils étaient là. Heureusement pour eux, la magie du phénix était reliée à celle de Harry, si bien qu'il put les guider jusqu'à une grande double porte en bois. Roger frappa et une femme d'une quarantaine d'années lui ouvrit. Cette dernière leur demanda :
- Qui êtes-vous ?
L'homme répondit :
- Je m'appelle Roger et mon ami se nomme Rayleigh. Fumseck nous à conduits jusqu'ici. Harry est avec vous ?
L'infirmière se rappela alors que MM Londubat et Weasley lui avaient dit que le père de leur ami n'allait sans doute pas tarder à venir et demanda :
- Vous êtes son père ?
Son interlocuteur acquiesça et la suivit jusqu'au lit ou son fils était allongé, inconscient. Tandis que Roger posait un regard inquiet sur l'adolescent, Rayleigh demanda à l'infirmière :
- Que s'est-il passé ?
Il savait que son capitaine écoutait la conversation d'une oreille. La femme répondit :
- On ne vous à rien dit ?
Le blond secoua négativement la tête et Mrs Pomfresh leur expliqua donc ce qui s'était passé pendant le match et conclut :
- Je suis étonnée que personne ne vous ait prévenu ! Si le directeur n'avait pas ralenti sa chute, Harry serait sûrement mort.
Savoir que son fils lui devait probablement la vie fut la seule chose qui empêcha Roger d'aller étrangler Dumbledore sur le champ. Quelques minutes plus tard, l'équipe de Gryffondor et les camarades de dortoir de Harry entrèrent dans l'infirmerie. Roger et Rayleigh se présentèrent à ceux qui ne les connaissaient pas. L'homme remarqua que Neville portait un sac en toile et lui demanda ce qu'il y avait dedans. L'adolescent répondit d'une petite voix :
- Le balai de Harry…
Ron et lui expliquèrent alors à l'adulte que le nimbus 2000 de Harry, après sa chute, avait volé jusqu'au saule cogneur, qui l'avait détruit. Les deux hommes échangèrent un regard. Ils savaient à quel point leur protégé tenait à son balai, et qu'il vivrait mal la perte de celui-ci alors ils commencèrent à réfléchir à une solution.
Peu de temps après, Harry se réveilla et fut surpris de voir autant de monde à son chevet mais il n'allait pas s'en plaindre, d'autant plus que son père était présent, ainsi que son parrain, et qu'il savait que ces derniers voudraient rester jusqu'à sa sortie de l'infirmerie, afin d'être sûrs qu'il allait bien. Comme l'avait prévu son père, Harry pris mal la nouvelle de la destruction de son balai.
Le soir, Roger et son second quittèrent l'infirmerie en promettant de revenir le lendemain dès la première heure. Seulement, une fois dans les couloirs, ils ne surent pas où aller. Heureusement pour eux, le professeur Lupin passa près de l'infirmerie à ce moment-là et obliqua vers eux en les repérant. Les deux hommes lui expliquèrent qu'ils ne savaient pas où aller pour cette nuit et le jeune professeur leur proposa :
- Venez chez moi.
Les deux plus âgés acceptèrent, voyant là l'occasion de faire plus ample connaissance avec l'ami de Sirius. Le plus jeune les conduisit donc jusqu'à ses appartements. En chemin, les deux pirates en profitèrent pour lui expliquer qu'ils cherchaient une solution pour remplacer le balai détruit de Harry. Lorsqu'ils arrivèrent, Remus donna le mot de passe du tableau, qui s'ouvrît pour les laisser entrer.
Une fois à l'intérieur, il indiqua à ses deux invités où ils pouvaient s'asseoir et leur demanda :
- Vous voulez boire quelque chose ?
Roger demanda une bière et Rayleigh, un verre de saké. Le plus jeune appela un elfe et lui passa commande, lui-même demandant une tasse de thé avec un sucre. Peu après, un plateau apparut avec ce qu'ils avaient demandé. Roger vit la scène d'un mauvais œil : cela lui faisait un peu trop penser à de l'esclavage. Mais il n'en montra rien, ne voulant pas s'attirer les foudres de leur hôte. Le trio discuta jusque tard dans la soirée avant d'arriver à un accord : pour remplacer le balai de Harry, ils allaient s'y mettre tous ensemble.
Harry sortit de l'infirmerie quelques jours plus tard, sans avoir la moindre idée de la surprise qui se préparait dans son dos. Son père profita d'être à Poudlard pour rendre une petite visite à Dumbledore durant laquelle il dit au directeur qu'à partir de maintenant, il assisterait à tous les matches que joueraient l'équipe de Gryffondor, afin de s'assurer personnellement qu'il n'arrive plus rien à Harry, puisque Dumbledore en semblait incapable. Roger resta avec Harry jusqu'à ce qu'il regagne la grande salle pour le dîner mais lui dit, juste avant de partir, encouragé par Rayleigh qui l'avait poussé à parler à son fils :
- Harry ?
- Oui papa ? demanda l'adolescent, intrigué par le ton incertain de l'adulte.
- La prochaine fois qu'on se verra… J'aurais quelqu'un à te présenter.
Le duo de pirates partit sur ces mots, emmené par Fumseck. Harry rejoignit ensuite ses amis dans la grande salle et leur répéta les mots que lui avait dit son père juste avant de partir. Après quelques minutes de réflexion, Ron supposa :
- Peut-être qu'il à rencontré quelqu'un ?
Bien que ce soit effectivement le plus probable, Harry ne sut pas quoi en penser. Du fait de leur mode de vie nomade, il n'avait jamais envisagé que son père puisse se mettre en couple. L'adolescent décida de remettre cette réflexion à plus tard : il aurait tout le temps d'y repenser d'ici à ce que les vacances arrivent, et ne voulait de toute façon pas juger la personne que son père allait lui présenter avant de l'avoir rencontrée.
Le week-end suivant, il décida d'aller voir son professeur de DCFM. Il frappa contre la toile et attendit que l'adulte vienne lui ouvrir, ce qui ne fut pas très long. Lupin fut surpris de le voir et lui demanda :
- Harry ? Que fais-tu là ?
Le plus âgé ajouta, inquiet :
- Il y a un problème avec Sirius ?
L'adolescent s'empressa de le rassurer, tout en suivant l'adulte à l'intérieur lorsque ce dernier l'invita à entrer :
- Non, tout va bien pour lui ne vous inquiétez pas. En fait… Si je suis là, c'est parce que j'ai une requête à vous faire et que vous êtes le seul à pouvoir y accéder.
- Quelle requête ?
Harry répondit :
- J'aimerais que vous m'appreniez à me défendre contre les détraqueurs.
Le plus jeune continua en expliquant qu'il ne voulait plus jamais revivre une situation comme celle qui avait eu lieu pendant le match. Le professeur Lupin garda le silence pendant si longtemps que Harry fini par penser qu'il allait refuser mais finalement :
- Je veux bien vous entraîner mais nous commencerons après les vacances de Noël. Ça vous convient ?
Harry acquiesça et discuta encore un moment avec lui avant de rejoindre ses amis. Les semaines défilèrent rapidement jusqu'au six décembre, date à laquelle Harry fêtait son anniversaire. Ce matin la, Fumseck déposa deux lettres et un long paquet sur la table du petit déjeuner, devant Harry. L'adolescent devinait que les lettres venait de son père et de Dragon mais ne savait pas qui pouvait être l'expéditeur du paquet, jusqu'à ce qu'il trouve le mot qui y était accroché. Il reconnut l'écriture de son parrain, ce qui l'intrigua :
N'ouvre pas le paquet à table, il contient ton cadeau
On s'est cotisés pour te l'offrir (ton père, Sirius, le professeur Lupin et moi)
S.R.
PS : Ne t'inquiètes pas, ta directrice de maison à déjà été mise au courant, tu n'auras pas d'ennuis.
Harry confia le paquet à ses amis puis ouvrit la première des deux lettres, sur laquelle il reconnut l'écriture du fils de Garp :
Salut Harry !
Je t'écris pour te souhaiter un bon anniversaire ! Je t'offrirais ton cadeau quand on se verra pendant les vacances !
À bientôt, Dragon !
Harry passa ensuite à la lettre de son père :
Bonjour mon grand !
J'espère que tout se passe bien à Poudlard et que tu n'as pas refait de séjour à l'infirmerie depuis ton dernier match. Normalement, tu as reçu ton cadeau en même temps que cette lettre mais j'aimerais que tu attendes d'être dans ton dortoir pour l'ouvrir. Comme tu as pu le constater en voyant le colis, il est quelque peu… encombrant.
Tout l'équipage te souhaite un joyeux anniversaire et à très hâte de te revoir pendant les vacances !
Joyeux anniversaire mon grand,
Je t'aime,
Papa
À la fin de la lettre, Rayleigh avait mis un mot pour lui souhaiter un bon anniversaire et, étonnamment, Black avait fait de même. Harry supposa que l'évadé cherchait simplement à rattraper les douze années qu'il avait perdu en prison, ce qui était aisément compréhensible.
Durant toute sa journée de cours, il n'eut qu'une seule envie : pouvoir ouvrir le colis qu'il avait reçu. Aussitôt que la cloche sonna à la fin de la dernière heure, le trio courut jusqu'à son dortoir. Sous les yeux impatients de ses deux amis, Harry commença à déchirer le papier. À mesure que le contenu du paquet se dévoilait, sa nature se faisait de plus en plus évidente. Si bien qu'une fois que Harry eut finit de le déballer, le trio put admirer le magnifique balai flambant neuf qui trônait désormais sur le lit du plus jeune.
Harry n'y connaissait pas grand chose en matière de balais mais à voir les étoiles qui brillaient dans les yeux de ses deux amis, il devinait que son cadeau n'était pas ordinaire. Comme pour lui donner raison, dans les minutes qui suivirent, Ron se mit à énumérer toutes les caractéristiques techniques du balai. Harry apprit donc que l'Éclair de Feu avait une ligne aérodynamique et un manche en bois de frêne recouvert d'un vernis garanti inattaquable, que chaque modèle portait sur le manche un numéro de fabrication gravé à la main qui garantissait sa qualité, que ses accélérations de 0 à 240 km/h en 10 secondes en faisait le balai le plus rapide du monde et qu'un sortilège de Freinage à toute épreuve était intégré. Le nom Éclair de Feu était gravé sur le côté en minuscules lettres d'or soigneusement calligraphiées.
Comme il restait un peu de temps avant le couvre-feu, Harry voulut aller tester sa nouvelle acquisition sur le terrain de Quidditch et proposa à ses deux amis de l'accompagner,. Neville et Ron acceptèrent avec joie, sachant qu'ils auraient rarement l'occasion de voir voler un balai de cette qualité.
Ils ne virent pas Granger quitter la salle commune en les voyant descendre avec le balai.
OoooO
L'adolescente avait en effet l'intention d'avertir le professeur McGonagall que Potter avait reçu un balai dont on ignorait tout de la provenance. À sa directrice de maison, elle expliqua qu'elle pensait que Black était l'expéditeur du balai et qu'elle craignait pour la vie de son camarade. Il s'agissait d'un mensonge, la vérité étant qu'elle savait que Potter avait été élevé par des pirates et qu'elle pensait que le balai avait été acheté avec de l'argent sale où, pire, qu'il avait été volé.
Elle fut donc très surprise d'entendre l'adulte lui répondre qu'elle était déjà au courant de la nouvelle acquisition de l'adolescent et que l'objet était totalement sans danger. L'adulte ajouta au moment où la jeune fille allait partir :
- Et Miss Granger ?
- Oui professeur ?
- Je sais très bien que vous et Mr Gold ne vous entendez pas, alors n'allez pas me faire croire que vous vous inquiétez pour lui. La prochaine fois que vous venez me voir, faites-le pour une bonne raison. Je me suis bien faite comprendre ?
La plus jeune acquiesça et partit.
OoooO
Quelques minutes plus tôt, du côté des garçons. Une fois qu'ils furent arrivés à destination, Harry enfourcha le balai et décolla. Il fit plusieurs tours de terrain avant d'atterrir. Les sensations en vol n'avaient rien à voir avec celles du Nimbus 2000. L'Éclair de Feu était fait pour des pros et cela se sentait. Harry ne pourrait jamais assez remercier sa famille de lui avoir fait un tel cadeau.
Peu après, ils regagnèrent la salle commune et Harry rangea le balai dans sa valise. Ils discutèrent jusque tard dans la nuit de la séance de vol du plus jeune et se couchèrent après que Dean et Seamus leur aient plusieurs fois demandé de se taire, arguant qu'ils aimeraient bien pouvoir dormir.
Les journées s'écoulèrent paisiblement jusqu'aux vacances. Ce matin-là, Harry et ses deux amis prirent le train avec le reste des élèves. Le plus jeune membre du trio n'avait qu'une seule hâte : pouvoir rentrer chez lui pour remercier dignement ceux qui avaient participé à son cadeau - il avait déjà remercié le professeur Lupin le jour de son anniversaire -.
Le trajet se passa sans incident, et aucun nuisible ne vint les importuner. Luna les rejoignit peu de temps après le passage de la dame au chariot. Quelques heures plus tard, le train arriva en gare de King's Cross et le quatuor se sépara. Tandis que ses amis rejoignaient leurs familles respectives, Harry quitta la gare et alla dans une ruelle à l'écart. Tout en appelant Fumseck, il se fit la réflexion qu'il était impatient de rencontrer la personne que son père voulait lui présenter. Ce fut sur cette pensée qu'il atterrit sur le navire de Roger.
