Chapitre 28 : Voyage en mer
Comme les années précédentes, Fumseck emmena d'abord leurs valises puis revint les chercher. Les garçons s'accrochèrent à lui et le groupe disparut dans une gerbe de flammes.
Après cela, Fumseck repartit et la première chose qu'ils firent en arrivant fut d'aller ranger leurs affaires dans la cabine de Harry. Une fois que ce fut fait, ils allèrent toquer à la cabine du capitaine à la fois pour signaler leur présence et pour que le plus jeune puisse saluer son père.
Ce dernier fut, comme toujours, ravi de revoir son fils, qu'il entraîna dans une étreinte étouffante. Ce ne fut que lorsqu'il lui signala qu'il ne parvenait plus à respirer que l'adulte consentit à le lâcher. L'adolescent dit en riant :
- Tu sais, si tu cherches à me tuer, il y a des méthodes plus… conventionnelles.
Les autres le suivirent dans son rire. Roger demanda à son fils :
- Au fait, Remus a accepté ta proposition de venir nous voir cet été ?
- Oui mais il ne viendra qu'après la pleine lune, pour ne prendre aucun risque.
L'adulte hocha positivement la tête et ajouta :
- Il faudra que je lui demande pour être sûr, mais je pense que ça ne gênera pas Sirius de lui prêter sa cabine, vu qu'il à pratiquement emménagé dans celle de Rayleigh. Oh et en parlant ça, je te conseille fortement d'insonoriser ta cabine parce qu'ils sont très bruyants.
Harry répliqua :
- Stop ! Je ne veux rien savoir de la vie sexuelle de mes parrains !
Son père répondit :
- Je comprends. Mais dis moi, tu es finalement parvenu à faire un patronus corporel ?
- Oui !
L'adulte acquiesça et partit. Il revint peu après avec Sirius et Rayleigh, puis s'adressa au plus jeune :
- Tu nous montres ?
Harry acquiesça et s'exécuta :
- Spero patronum !
Un nuage de fumée sortit de sa baguette et prit la forme d'une créature marine assez grande, avec une peau en partie tachetée, deux nageoires et une queue. Mais le plus impressionnant était sans conteste la longue corne qui lui sortait du crâne.
Harry maintint le sort durant quelques minutes afin que tout le monde puisse observer son patronus, avant de le faire disparaître.
Après cela, chacun partit de son côté : les plus jeunes allèrent dans la cabine de Harry afin de faire leurs devoirs tandis que les deux parrains du garçon retournèrent dans leur cabine, sans doute pour faire des choses que l'on pourrait qualifier de peu catholiques.
Le lendemain, après son petit-déjeuner et son entraînement, Harry écrivit une lettre pour inviter Dragon à venir passer une journée avec lui. Comme à chaque fois, la réponse de son père à cette question fut positive et son ami lui répondit également qu'il était disponible. Du moins si Garp n'en décidait pas autrement d'ici là.
Ce ne fut heureusement pas le cas et au début de la semaine suivante, le navire accosta à proximité d'une île. Harry et ses deux amis descendirent et le plus jeune envoya Fumseck chercher son ami d'enfance.
Quelques secondes plus tard, le phénix revint avec l'invité du jour. Comme les fois précédentes, les garçons se saluèrent et commencèrent à discuter de choses et d'autres. La journée passa trop vite à leur goût mais, une fois n'est pas coutume, quand arriva le moment où Dragon dû repartir, Harry eut une idée.
Il l'exposa aux trois autres : il s'était dit que ce serait une bonne idée que ce soit l'équipage qui ramène Dragon chez lui plutôt que de le laisser repartir avec Fumseck comme c'était le cas habituellement. Le reste du groupe approuva l'idée mais Neville souleva un point important :
- Il faudra que ton père soit d'accord.
Harry répondit :
- Effectivement… Et comme c'est pas quelque chose de prévu, je sais pas s'il dira oui…
Son visage s'illumina et il ajouta :
- Je crois que j'ai trouvé un moyen de le convaincre !
Il appela Fumseck. Le phénix apparut et l'adolescent lui expliqua la situation. L'oiseau de feu lança une trille joyeuse et emmena le fils de Garp.
OoooO
Quelques secondes plus tard, Fumseck apparut dans la chambre de l'adolescent. Ce dernier se dépêcha de descendre. Il trouva sa marraine aux fourneaux et se racla la gorge pour attirer son attention. Maria se retourna, surprise de l'interruption, et sourit en reconnaissant l'adolescent. Elle lui demanda :
- Comment s'est passé ta journée ?
- C'était super !
Il lui raconta le déroulement de la rencontre puis se rappela pourquoi il était là. Il reprit la parole :
- Tante Maria ?
- Oui mon grand ?
- Harry a eu une idée…
L'adolescent développa ensuite ladite idée et attendit avec impatience la réponse de l'adulte. Il espérait qu'elle donnerait son accord car les moment qu'il avait passé sur l'Oro Jackson, que ce soit étant enfant où à Noël, un an et demi plus tôt, faisaient partis des meilleurs souvenirs de sa vie.
Comme si quelqu'un l'avait entendu, Maria finit par répondre :
- C'est d'accord mais j'ai deux conditions.
- Lesquelles ?
- Que le père de ton ami donne son accord. Et je veux lui parler à votre arrivée.
Le jeune garçon acquiesça, remercia la plus âgée, lui dit au revoir et lui souhaita de bonnes vacances. Il remonta dans sa chambre, où Fumseck l'attendait.
L'adolescent s'accrocha au phénix, qui comprit le message et le ramena sur l'île. A peine fut-il arrivé que le trio de sorciers lui sauta dessus. Il put répondre une fois qu'il eut réussi à se libérer de leur étreinte :
- C'est bon !
Il se tourna vers son ami d'enfance et lui rapporta les conditions posées par Maria. Harry acquiesça et dit :
- Mon père à dit oui aussi donc c'est bon.
Tandis que les garçons rejoignaient le navire, Fumseck disparut sans qu'ils ne s'en rendent compte. Lorsqu'ils furent à bord, Harry put présenter Sirius à Dragon et inversement.
Ensuite, le quatuor alla dans la cabine du plus jeune, au moment où Fumseck y apparaissait avec la valise de Dragon. La pièce ne contenant, à la base, que deux lits, ils durent se serrer. Harry nota mentalement de demander au professeur Lupin de régler le problème lorsqu'il arriverait. Ce qui ne devrait pas tarder.
Comme pour lui donner raison, le lendemain après-midi, Fumseck apparut avec l'ancien professeur. Harry fut heureux de le revoir et, surtout, d'assister à ses retrouvailles avec Sirius puisque les deux amis ne s'étaient que très rarement vus depuis l'arrivée du plus âgé sur le bateau.
L'adolescent leur laissa quelques jours pour rattraper le temps perdu puis se souvint qu'il avait quelque chose à demander à Remus. Il aborda l'adulte et lui demanda s'il pouvait utiliser la magie pour agrandir sa cabine afin qu'ils puissent y dormir à quatre sans problèmes, lui-même n'ayant pas les compétences nécessaires pour le faire.
Sirius, de son côté, prit son courage à deux mains et annonça à son ami d'enfance qu'il était en couple avec Rayleigh, l'autre parrain de Harry. Son ami répondit qu'il était très heureux pour eux deux avant d'ajouter qu'il l'avait déjà compris. Le brun demanda :
- Comment tu as fait pour deviner ?
- Je suis un loup-garou, au cas où tu l'aurais oublié, et son odeur est partout sur toi. Et inversement. Qui plus est, vous n'êtes absolument pas discrets la nuit.
À ces mots, l'animagus devint rouge comme une tomate, marmonna quelque chose d'incompréhensible et changea de sujet.
Le voyage se passa bien et ils n'eurent pas d'ennuis, que ce soit avec la marine où avec d'autres pirates.
Lorsque le bateau fut au pied de Red Line, ceux qui n'avaient jamais vu l'imposante barrière de roche furent impressionnés.
Au même moment, Roger et son second étaient confrontés à un problème beaucoup plus… épineux. Ou plutôt montagneux, en l'occurrence. Car ils n'avaient a priori aucun moyen de passer de l'autre côté, sachant qu'il n'était pas envisageable de traverser par le haut.
Ils devaient trouver une solution pour faire revêtir leur navire et traverser en passant par l'île des Hommes-poissons. En attendant, ils firent attention d'accoster à un endroit où on ne pourrait pas les voir.
Tandis que les deux adultes planchaient sur ce problème, Harry fit faire le tour du navire à son ancien professeur et lui présenta l'équipage.
Comme Sirius quelques mois plus tôt, il eut droit à un interrogatoire de la part de ceux qui connaissaient Harry depuis longtemps. Le blond s'y plia sans problème et fut rapidement accepté par les membres les plus anciens. Il comprenait qu'ils aimaient beaucoup Harry et cherchaient simplement à s'assurer qu'il ne souffre pas. À leur place, il réagirait probablement de la même façon.
Lui-même comptait avoir une petite conversation avec le second de l'équipage dès que ce dernier serait disponible, afin de lui faire savoir ce qui l'attendait si jamais il venait à faire du mal à Sirius. L'occasion se présenta quelques jours plus tard, puisqu'ils se croisèrent. L'ancien professeur prit son courage à deux mains et demanda au plus âgé s'il pouvait lui parler. L'autre accepta, bien que légèrement intrigué. Ils pénétrèrent dans une pièce vide et Remus prit la parole le premier :
- Sirius m'à dit pour vous deux. Je suis très heureux pour vous. Mais je vous préviens, si vous le faites souffrir, vous aurez à faire à moi.
Le plus âgé acquiesça et répondit :
- Vous voulez être sûr que je rendrais votre ami heureux, et je le comprends, mais ne vous en faîtes pas. Je l'aime trop pour le faire souffrir, même involontairement. Je sais que ça peut paraître étrange, parce que je ne le connaît que depuis quelques mois mais je vous assure que c'est la vérité.
- Je vous crois. Je vais vous dire une chose que Sirius et moi sommes les seuls à savoir. James Potter avait 11 ans la première fois qu'il a déclaré que Lily deviendrait sa femme. Il à fallut presque dix ans mais l'avenir à finit par lui donner raison. Et quelques mois après leur mariage, Harry est né. Enfin bref, tout ça pour dire que je crois au coup de foudre.
Ils se quittèrent sur ces mots et chacun repartit de son côté. Finalement, Roger et son second firent le choix de descendre à quai pour trouver un artisan prêt à prendre le risque de les aider. Toutefois, Rayleigh, plus précautionneux que son capitaine, lequel voulait y aller tel quel, demanda à Remus de modifier leur apparence. Le plus jeune s'exécuta et en profita pour camoufler également le bâteau. Ce furent ainsi deux jeunes soldats de la Marine, et non deux pirates activement recherchés qui quittèrent l'Oro Jackson. Ce dernier ressemblait désormais à un navire de la Marine tout ce qu'il y avait de plus classique.
Les deux hommes trouvèrent rapidement un artisan, à qui ils soumirent leur requête. Il les interrogea sur la raison de leur présence et le duo répondit qu'ils étaient convoqués au quartier général et préféraient y aller par la voie sous-marine. Cette explication suffit puisque l'artisan accepta sans problème de faire le nécessaire pour que leur navire puisse faire la traversée.
Les deux hommes remontèrent ensuite à bord mais, pour des raisons de sécurité, durent conserver leur déguisement jusqu'au moment du départ. Ils remarquèrent que durant leur absence, le navire avait été amarré au port. Ils ne surent pas qui avait pris cette initiative mais même le capitaine savait qu'un navire de la marine qui restait caché aurait paru suspect auprès de n'importe qui ayant un minimum de bon sens.
Trois jours plus tard, ils purent enfin entamer la descente et les deux amis redevinrent les pirates qu'ils étaient à la base tandis que leur embarcation reprit son apparence initiale.
Ils s'arrêtèrent quelques jours sur l'île des Homme-poissons, le temps de faire le plein de provisions. Tandis que Roger et son second allèrent saluer le souverain du royaume, les jeunes eurent l'autorisation de visiter un peu à condition de ne pas trop s'éloigner du port.
Sirius et Remus, désireux d'en découvrir plus sur le monde qui avait vu grandir leur neveu de cœur, firent le choix de suivre les deux pirates, avec l'accord de ceux-ci.
Le quatuor d'adolescents descendit également du navire. Harry guida les trois autres, bien que sa précédente visite remontait à déjà presque quatre ans et demi. Heureusement, l'endroit n'avait pas changé, ce qui lui permit de se repérer assez facilement. Pris dans leur conversation, ils ne virent pas le temps passer et Harry fut surpris lorsqu'il sentit la présence de son père dans son dos. L'adolescent se retourna, les trois autres sur les talons et ils suivirent l'adulte jusqu'au navire.
Ce séjour sous-marin fut l'occasion pour ceux qui n'étaient jamais venus sur l'île d'en apprendre plus sur les habitants de celle-ci et leur culture. Harry répéta ce que lui avait dit Rayleigh au sujet de l'histoire des Homme-poisson au moment de leur première visite, notamment sur l'esclavage.
À l'époque, son père avait chargé le blond de le renseigner sur le sujet pour deux raisons. Tout d'abord, pour éviter de se mettre à dos le peuple local, et notamment la famille royale. Ensuite, pour qu'il ait conscience d'à quel point le monde dans lequel ils vivaient pouvait être dur et injuste.
Certains penseront qu'un enfant de neuf ans et demi était trop jeune pour recevoir ce genre d'informations mais les tuteurs de Harry n'étaient pas de cet avis. Le blond pensait, au contraire, qu'être informé du danger permettait souvent de s'en prémunir. C'était lui qui avait suggéré à son ami d'informer Harry sur l'esclavage, afin que l'enfant sache comment réagir s'il se retrouvait dans une position susceptible de mener à sa capture.
Si cela devait arriver, son parrain lui avait dit d'aller se fondre dans une foule, si c'était possible. Sinon, selon l'environnement dans lequel il se trouvait, il avait pour consigne de détourner l'attention de ses agresseurs puis de se cacher.
Aujourd'hui, ces consignes n'étaient plus d'actualité étant donné que la présence de Fumseck pouvait lui permettre de se sortir de n'importe quelle situation. Qui plus est, en attendant l'arrivée de son compagnon à plumes, entre le haki, la magie et son sabre, il avait largement les capacités de se défendre.
Les trois autres furent scandalisés lorsque Harry leur apprit que les Homme-poisson étaient victimes depuis des siècles de racisme, d'esclavage et de ségrégation et qu'en plus, cela ne semblait choquer personne.
En entendant cela, Dragon réaffirma encore une fois à voix haute sa volonté de créer une société où tous les êtres vivants seraient libres et égaux en droits. Harry et ses deux amis approuvèrent. Qui plus est, le jeune sorcier commençait à se dire que son ami ne serait pas contre un peu d'aide. Ce qui était arrivé à Sirius l'avait fait réfléchir et l'avait poussé à se renseigner sur la société magique. Il avait fait des recherches à la bibliothèque et avait découvert le traitement réservé aux êtres non-humains ainsi qu'à ceux qualifiés d'« hybrides ».
Quelques semaines après ces recherches, le professeur Rogue avait poussé Remus à la démission en dévoilant son statut de loup-garou à toute l'école. Tout cela lui avait fait prendre conscience que la société magique, où en tout cas celle anglaise, n'était pas mieux que celle du monde qui l'avait vu grandir.
Ce fut le souvenir de cet événement qui poussa l'adolescent à prononcer sa phrase suivante :
- Je vais t'aider, Dray.
Son ami d'enfance se tourna vers lui, si vite qu'il faillit se faire un torticolis, et demanda :
- Quoi ?
Harry développa :
- Je vais t'aider à changer notre société. Tu vas avoir besoin de développer un solide réseau de relations avant de pouvoir agir et je t'y aiderais.
Pour toute réponse, Dragon se jeta dans les bras de Harry en le remerciant. L'autre répondit que c'était normal d'aider un ami et ajouta :
- Tu sais que si tu fais ça, Garp ne te le pardonnera jamais ?
Dragon acquiesça en précisant :
- Bah… La seule chose que je pourrais faire d'acceptable à ses yeux, ce serait d'intégrer la Marine. Et, ça, il en est hors de question ! Je veux pouvoir être libre d'agir et de penser comme je le souhaite !
Bien qu'ils n'en montrèrent rien, Neville et Ron furent impressionnés par sa détermination.
Lorsque le navire quitta l'île, le quatuor sortit sur le pont pour pouvoir assister à la remontée vers la surface. Ils furent tous impressionnés par le paysage des fonds marins qui s'offrait à eux.
Quand le bateau apparut à la surface, la bulle dont il avait été recouvert avant leur départ de l'île éclata. Le navire continua sa route sans s'arrêter. Harry espérait qu'ils atteindraient l'île de Dawn avant la fin du mois. Déjà, parce qu'il n'avait pas revu Maria depuis le jour où son père et Rayleigh lui avaient ramené Dragon, près de dix ans auparavant. Ensuite parce que Neville, Ron et lui devaient passer le mois d'août chez les parents du second et que Dragon allait s'ennuyer s'il était seul sur le navire.
Il semblerait que sa prière ait été entendue car la traversée de Grand Line se passa sans encombres. Ils n'eurent pas d'ennuis avec d'autres pirates et croisèrent bien deux où trois navires de la Marine mais ces derniers ne semblèrent pas faire attention à eux.
Lorsqu'ils arrivèrent au Cap des Jumeaux, ils s'arrêtèrent. Tandis que les adultes allèrent à la rencontre de Crocus, le maître des lieux, les jeunes mirent également pied à terre. Harry présenta Laboon à ses amis et leur répéta l'histoire que lui avait raconté Crocus lorsqu'il était enfant, au sujet de l'équipage dont le cétacé géant attendait le retour depuis plus de vingt ans.
Quelques heures plus tard, l'équipage repartit. Sur les conseils de Harry, ses trois amis restèrent sur le pont afin de profiter pleinement de la montée. L'adolescent avait déjà fait le trajet en sens inverse des années plus tôt mais fut aussi impressionné que la première fois. Quant aux trois autres, ils restèrent sans voix devant la scène qui s'offrait à eux. Même Dragon, qui était né dans ce monde, se demandait comment l'eau pouvait remonter de cette façon. Harry leur conseilla de s'accrocher solidement pour ne pas tomber du bâteau et dès que le navire commença à se redresser, ils comprirent pourquoi : l'embarcation naviguait à la verticale.
Ils trouvèrent tous un endroit auquel se retenir mais cela ne les empêcha pas de profiter pleinement du trajet. Qui plus est, les trois autres jeunes, et Dragon en particulier, se rendirent compte que Harry avait raison quand il disait que la sensation d'avoir le vent dans les cheveux était grisante. En voyant son sourire radieux, le fils de Roger se dit qu'il faudrait qu'il pense à lui prêter son balai un de ces jours.
Si Neville, Ron et Dragon furent émerveillés par la montée, la descente leur parut en revanche beaucoup plus effrayante et ils ne purent s'empêcher de fermer les yeux. Ils ne les rouvrirent qu'en sentant le navire toucher la surface de l'eau. Harry se fit la réflexion que ce ne serait pas une bonne idée de les emmener sur une île céleste. Lui-même n'en n'avait jamais visité, et ces îles étaient supposées être légendaires, mais son père lui avait assuré qu'elles existaient bel et bien.
Quelques semaines plus tard, le 29 juillet, ils arrivèrent enfin en vue de l'île de Dawn. Ils accostèrent dans un coin reculé de l'île, où on ne pourrait pas les voir, puis les quatre adolescents descendirent, accompagnés du capitaine et de son second. Ils ignoraient comment elle avait su qu'ils étaient là, mais Maria les attendait déjà lorsqu'ils posèrent les pieds sur l'île.
Son filleul, heureux de la revoir, courut se jeter dans ses bras. Lorsque son regard se posa sur Harry, elle se figea. Elle ne s'en était pas rendue compte lors de la première visite de l'équipage à cause du jeune âge du garçon, mais ce dernier lui rappelait très fortement quelqu'un qu'elle avait connu des années auparavant et qu'elle avait perdu depuis très longtemps.
Elle essaya de ne pas montrer son trouble devant les deux hommes et les remercia d'avoir ramené Dragon a bon port. L'adolescent dit au revoir à ses amis avant de suivre sa marraine jusqu'à l'habitation de celle-ci, tandis que le trio et les deux pirates regagnèrent le navire.
À peine furent-il repartis qu'ils furent pris en chasse par la Marine. Les mineurs ainsi que les deux sorciers adultes furent confinés dans leurs cabines respectives pour ne pas être mis en danger.
On revint les chercher lorsque la menace fut écartée. En dehors de cela, les deux jours qu'il restait avant la fin du mois se passèrent sans encombre.
Le matin du premier août, les trois garçons attendaient avec leurs affaires que Fumseck les emmène chez les Weasley. Harry appela le phénix, qui apparut aussitôt. Comme les années précédentes, il prit d'abord leurs valises puis revint les chercher.
Il disparut avec le trio puis refit son apparition, dans une gerbe de flammes, dans la cour du Terrier.
