Bonjour à tout le monde!

Et voici le chapitre 4. Merci pour les reviews, elles me font toujours plaisir.

J'imagine que beaucoup connaissent le site AO3, mais moi, je le connais depuis peu. Je me suis créé un compte et vous pouvez suivre mon histoire sur : Archive Of Our Own. J'ai le même pseudonyme.

Ce qui est bien, c'est que je peux publier de mes fanarts. Donc, vous pouvez aller voir mes dessins en fin de chapitre si ça vous dit. Je ne sais pas si je vais le faire pour tous mes chapitres, il faut dire que c'est quand même long, mais ça ajoute un petit plus parfois.

Sur ce, bonne lecture!

SeverusRiddle


CHAPITRE 4

Harry filait dans les sous-sols de Poudlard. La colère glissait dans ses veines, mêlée à une certaine crainte. Jamais il n'avait été attiré par la magie d'un autre sorcier. Il pouvait la ressentir et l'admirer chez certaines personnes, comme Dumbledore – il était après tout l'un des plus grands sorciers de son époque –, mais jamais il n'avait ressenti le besoin de s'y accrocher. Et, au grand jamais, il avait éprouvé quelque chose d'aussi cuisant avec Voldemort. Ce qui s'y rapprochait le plus était lorsque leur baguette s'était liée ensemble lors de sa quatrième année avec Priori Incantatum. Alors, pourquoi était-ce si différent avec Tom? Harry marchait avec vitesse, voulant s'éloigner le plus rapidement possible de la Salle commune de Serpentard. Le sol était dur et inconfortable. Le froid le saisissait à tout instant. C'est ainsi qu'il comprit son erreur : il était pieds nus, ayant oublié de mettre des chaussettes lors de son départ précipité. Il tâta la poche de son pantalon de pyjama et sentit le fabuleux sac d'Hermione. Il chercha alors un endroit calme, hors de vue.

Ce sac était un vrai petit bijou. Il pouvait transporter une grande quantité d'objets sans jamais en ressentir un poids gênant. Il le fouilla, sortit des bas qu'il enfila prestement et déplia la Carte du Maraudeur.

— Je jure que mes intentions sont mauvaises, murmura-t-il.

La carte se dessina et Harry put constater que près de l'entrée de la Salle commune se trouvaient les pas de Tom. L'avait-il suivi lors de sa fuite pour s'arrêter devant l'accès? Ou l'attendait-il, se disant qu'Harry rebrousserait le chemin bien assez vite? Les pas restaient immobiles à son grand désarroi, telle une étampe de Moldus. Ses yeux suivirent les couloirs, les étages pour finalement trouver ce qu'il cherchait : le bureau de Dumbledore. Il reprit son chemin. Le couvre-feu n'était pas encore tombé, ce qui facilita la traversée d'Harry. Il était plus aisé de marcher sans l'obligation de porter sa cape d'invisibilité. Il longea les couloirs, tourna les interstices, ignora les tableaux qui lui criaient d'aller dormir, emprunta les escaliers pour finalement arriver devant la porte du bureau de Dumbledore.

Lui qui s'était promis d'agir par lui-même, comme le maître de son destin... Voilà qu'il porta trois coups secs sur l'immense porte boisée d'un champion de la manipulation. Il attendit un moment, les mains jouant avec le pan de son pyjama. Silence. Il tendit l'oreille, n'entendant aucun bruit derrière elle. Pourtant, il avait bien vu ses pas sur la carte. Il attendit quelques minutes de plus et partit, les sourcils froncés. À l'ombre, il vérifia de nouveau son parchemin enchanté. Les pas de Dumbledore étaient maintenant absents. Il fouilla tous les recoins, mais ne les vit pas. Il était donc parti… Harry se laisse glisser contre le mur le plus proche, retirant ses lunettes pour se pincer l'arête du nez. Comme il regrettait son époque avant la guerre. Ron et Hermione lui manquaient tellement. Il se sentait comme une anomalie dans cette époque et ce sentiment, il le détestait.

Ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur la carte. Jedusor était toujours à l'entrée de la Salle commune de Serpentard. Il était persistant. Harry secoua la tête. Non, il ne retournerait pas à son dortoir, pas ce soir du moins. Il fuyait, il le savait. Ce n'était pas dans ses habitudes. Mais il ne comprenait pas les derniers événements, et cette incompréhension l'angoissait. Il agrippa finalement sa cape d'invisibilité, l'enfila et se dirigea au septième étage. Lors de sa route, il croisa Peeves, l'esprit frappeur, qui ne le vit heureusement pas. Il criait des bêtises au vide et lançait des objets avec un tel amusement qu'Harry eut un faible rire. Avec malheur, Peeves l'entendit et il dut être plus discret pour éviter de se faire repérer : il ne restait que quelques minutes avant le début du couvre-feu.

Il arriva au septième étage et passa trois fois devant un mur vierge, puis attendit qu'une porte apparaisse. Cette nuit, il la passerait dans la Salle sur demande. Son intérieur était confortable, avec des teintes chaudes en l'honneur des Gryffondors. Un lit reposait au centre de la pièce avec quelques meubles, mais ce fut tout. Alors, sans hésiter, il se coucha parmi les nombreux oreillers, enfouissant son nez dans leur tendreté. Puis, il reposa sa tête et s'endormit.

Harry se réveilla autour de cinq heures trente. Il s'étira de tout son long, bâilla un grand coup, puis s'occupa de faire sa toilette. Une salle de bain était apparue par enchantement; la Salle sur demande lisait ses besoins. Il s'observa un moment dans le miroir alors qu'il tentait de peigner ses cheveux, sans succès. Ce visage allait être le dernier qu'il connaîtrait. Jamais il ne vieillirait, jamais sa mâchoire ne se développerait. Sa peau resterait comme celle d'un adolescent, sans poils au menton, sans rides d'expression. Il aspergea son reflet d'eau et s'éloigna. Il devait retourner dans son dortoir pour chercher ses effets scolaires pour la journée. Ce constat le rembrunit, l'envie n'y était pas. Il prit donc la carte, l'activa et vérifia la Salle commune. Jedusor était de retour dans son dortoir avec Lestrange, immobile. Ils devaient encore dormir. Son propre dortoir était calme. C'était le moment pour y retourner en toute discrétion. Il fit le chemin du retour, pénétra la Salle commune et marcha jusqu'à son objectif sur la pointe des pieds.

L'intérieur était aussi immobile que sur sa carte. Tous semblaient dormir. Harry en profita pour atteindre en silence sa table de chevet, empoigna ses livres pour la journée, se changea en uniforme et ressortit comme un voleur du repère des Serpentards. Il pourrait ainsi prendre son repas du matin dans une tranquillité absolue.

Dans la Grande Salle, peu de personnes s'y trouvaient. Quelques Serdaigles, le nez plongé dans leur leçon, et très peu d'élèves des autres maisons. Harry se glissa donc à une extrémité de la table de Serpentard, près de celle des professeurs. Ce choix était stratégique : les Serpentards plus âgés éviteraient d'être aussi près de l'autorité. La chaise de Dumbledore était vide, mais Harry reconnut Slughorn, le directeur de sa maison et aussi son professeur de potions. Leurs yeux se croisèrent et Slughorn salua Harry d'un hochement de tête poli, mais désintéressé. Tant qu'il n'aurait pas fait ses preuves, cet homme resterait indifférent à Harry – dans cette époque, du moins. Il n'était plus le survivant, il devrait donc faire ses preuves pour être reconsidéré. Ce n'était pas quelque chose qu'il convoitait, mais il devait l'obtenir. Après tout, il devait briller pour que Slughorn lui fasse confiance et décide de l'écouter sur les envies de Jedusor. Il n'avait certes plus le manuel de potions de Rogue, mais ses souvenirs, eux, étaient encore bien intacts.

Harry se versa un café qu'il sucra avec beaucoup d'énergie, puis agrippa un croissant au beurre. Où pourrait-il trouver une pensine? Est-ce que la Salle sur demande pourrait l'aider à ce propos? Il devrait y refaire un tour dans les prochains jours. Il sortit son horaire : aujourd'hui, il avait cours de Botanique et Soins aux créatures magiques. Il passerait donc une grande partie de la journée à l'extérieur. Son regard se porta sur le ciel : soleil avec quelques nuages. Parfait.

Des pas mélangés à des murmures s'immiscèrent dans la Grande Salle. Harry sentit plus qu'il ne vit un groupe de Serpentard s'installer au centre de la grande table comme si elle leur appartenait. Sans même regarder, il sut qu'il s'agissait de Jedusor avec, à n'en point douter, Lestrange et Malefoy. Il ne put s'empêcher de jeter un bref coup d'œil et fut soulagé de voir qu'ils ne lui portaient aucunement leur attention. Il continua à siroter son café, heureux de ne pas être interpellé. Mais, sans s'y attendre, Black prit place près de lui.

— Hé, où as-tu dormi cette nuit?

Harry porta son café à ses lèvres, puis prit une longue gorgée pour meubler le silence.

— Tu n'es pas revenu.

Black l'observait avec un peu trop d'attention. Pourquoi cela l'intéressait-il à ce point?

— Je suis revenu lorsque tout le monde dormait, marmonna Harry, sans le regarder.

Il n'était pas un très bon menteur sur des sujets aussi superficiels.

— Non, Evans. Tes draps étaient intacts ce matin, lui dit-il avec un grand sérieux. Tu n'as pas dormi dans ton lit.

— Et j'ai été le premier à se lever, Black. Et que fait-on lorsqu'on se lève? Notre lit! s'exclama Harry, quelque peu exaspéré.

Black plissa le nez.

— Quoi? Tu fais ton lit?

La gorgée qu'Harry cherchait à avaler prit le mauvais conduit. Il s'étouffa et toussota. Lorsque sa toux fut calmée, il observa le Serpentard avec incrédulité.

— Eh bien oui, je fais mon lit.

— Les elfes de maison sont là pour ça. Pourquoi t'embêter avec une telle tâche?

Harry oubliait qu'il parlait avec des Sang-Purs, favorisé par la vie, d'innombrables serviteurs gravitant autour d'eux. Il devait être très étrange pour Black de faire son lit. Harry ne chercha pas à répondre, le sourire aux lèvres. Cette conversation était quand même amusante. Il prit sa dernière gorgée et se leva, son sac sur l'épaule.

— Quels cours as-tu? demanda Black.

— Botanique et après, Soins aux créatures magiques.

Alors que ses pieds avançaient, Black l'agrippa par le bras. Harry s'immobilisa, observant les doigts du père de Sirius le retenir. Avec douceur, il se dégagea et attendit.

— Hier, en Métamorphose, je t'ai entendu parler avec cette Poufsouffle.

À la mention de la maison, Black grimaça.

— Linette, rectifia Harry. Elle s'appelle Linette.

— Oui, bon… Tu disais aimer voler. Es-tu bon sur un balai?

Harry cligna des yeux. Black avait donc espionné sa conversation. Tout le monde semblait lui porter une attention particulière.

— Oui, je suis assez doué, révéla-t-il sans se sentir gêné de ses propos.

— Il y a des essais de Quidditch en fin de journée pour se pratiquer en vue des prochaines sélections, tu pourrais peut-être tenter ta chance? Je suis Batteur et il y a un poste à pourvoir.

Batteur? Harry ne put retenir son rire qui se répercuta dans la Grande Salle. Il fut lui-même surpris d'être encore capable d'une telle prouesse.

— Franchement, tu me vois Batteur? Avec ma carrure? S'il y a un poste que je viserais, c'est Attrapeur plutôt, lança-t-il.

Black eut un sourire en coin.

— Ce poste est à Malefoy depuis deux ans, répondit-il. Il faudra être meilleur lors des sélections de la semaine prochaine si tu veux l'obtenir.

— Je laisse tomber, alors. Il ne m'aime déjà pas, je ne me le mettrai pas plus à dos.

Black lui agrippa une nouvelle fois le bras. Il était plutôt tactile…

— Allez, viens juste jouer avec nous en fin de journée, ça te fera du bien.

La cicatrice d'Harry se mit à le picoter avec plus d'intensité qu'auparavant. La douleur n'était pas comme avec Voldemort, mais elle s'en rapprochait un peu. Tom était-il proche? Alors qu'il porta la main à son front, Harry observa la table. Il était pourtant assis au même endroit, mais l'observait avec une intensité presque sans pareil. La douleur ne l'aidait pas à réfléchir, alors il accepta la proposition de Black afin de déguerpir le plus rapidement possible de la Grande Salle. Harry sentit les yeux de Jedusor tout le long du trajet, mais se refusa de le regarder.

La journée passa rapidement. La Botanique était plus calme sans Neville qui s'exclamait sur toutes les plantes alors qu'il parlait sans filtre des propriétés de chaque racine. Et le cours de Soins aux créatures magiques était intéressant. Il avait ce cours en commun avec Linette et Harry avait pris plaisir à se mettre en équipe avec elle pour prendre soin d'un Niffleur. Harry avait un faible pour ces créatures. Tom, Lestrange et Malefoy étaient absents de ce cours, ce qui allégeait l'ambiance. Mais malgré l'agréable moment qu'il avait eu dans ce cours, Harry regrettait Hagrid. Le demi-géant avait toujours été là pour lui et l'absence de sa gentillesse bourrue creusait un grand vide en Harry. D'ailleurs, il ne l'avait pas croisé dans le château. Celui-ci avait été accusé à tort d'être en partie responsable de la mort de Mimi Geignarde. Une injustice qu'il ne pourrait pas corriger…

Le soleil un peu plus bas dans le ciel offrait toutefois une luminosité encore intéressante pour voler sur un balai. Les pas d'Harry le menèrent sur le terrain de Quiddith alors qu'il regrettait l'acceptation de la proposition de Black. Pourquoi l'avait-il invité? Cherchait-il vraiment à le connaître? Harry se sentait un peu paranoïaque : Jedusor pouvait être derrière tout ça, vouloir utiliser Black pour en apprendre plus sur lui. En même temps, Harry était curieux de connaître le père de son parrain.

Il arriva sur le terrain, empruntant le passage entre les immenses estrades entourant l'immense étendue verdâtre. Au centre de celle-ci se trouvaient Black et quelques Serpentards qu'Harry ne connaissait pas. Ils observaient les balais et les testèrent aussi. Ses pas le menèrent vers le groupe, ralentit par une rafale ébrouant ses cheveux et sa robe de sorcier.

— Evans! Te voilà! Viens te choisir un balai.

Harry s'approcha, observant le matériel. Aucune balle ni batte de Quidditch.

— Avec quoi voulez-vous faire votre partie? demanda-t-il en s'approchant des balais.

— Le professeur Chapet fait une inspection de l'équipement avant les tests de sélection de la semaine prochaine, répondit un garçon aux cheveux châtains qu'Harry n'avait jamais vu.

Il semblait doux, comparativement à tous les autres Serpentards. Il tendit la main à Harry.

— Je m'appelle Edmond Bole, je suis le Capitaine de l'équipe.

Harry observa la main, hésitant. Black le remarqua.

— Oh! Allez, Evans! Edmond ne te mangera pas.

Il leva la main et la referma sur celle de Bole.

— Alors, qu'allez-vous faire sans le matériel de Quiddith?

— Une course, sourit Black, comme un enfant. Tu en fais partie?

Voyant tous les balais devant lui, Harry ne put s'empêcher de sentir l'excitation poindre en lui. Il s'approcha donc de la pile et observa les choix offerts à lui : plusieurs Comètes et plusieurs Brossdurs, des vieux balais d'époque. Retenant un soupir – son Éclair de Feu lui manquait –, son choix se porta sur un Comète 180 dont le manche, légèrement usé, était tout de même en bon état. Le balai avait donc servi, ce qui prouvait un entretien approprié contrairement à de nouveaux balais n'ayant jamais pu tester leurs défauts.

— Tu es certain de ton choix, il semble vieux, lâcha Black, doutant manifestement de lui.

Harry haussa les épaules et l'enfourcha. Ce n'était pas son Éclair de Feu, mais il se sentait bien avec ce balai. Il prit son envol et fut suivi de Black, de Bole et de quatre autres Serpentards. Des anneaux apparurent sur le terrain à diverses hauteurs. Harry comprit alors que le premier qui franchissait la ligne d'arrivée, après trois tours de terrain et en étant passé dans tous les cerceaux chaque fois, gagnerait. Tous se mirent sur la ligne de départ, puis, à la fin du décompte, partirent en flèche vers le premier anneau.

Harry apprivoisa un peu son balai lors du premier tour, entendant Black rire à gorge déployée comme un enfant. Il s'amusait, il n'y avait aucun doute là-dessus. Tous les autres Serpentards devançaient Harry, se plaquant les uns aux autres pour prendre les devants. Le vent s'engouffrait dans les cheveux d'Harry, lui offrant ce sentiment de liberté qu'il avait oublié dans les derniers mois. Son cœur se gonflait de joie, alors que ses yeux s'embuaient de larmes. Le ciel, voilà sa maison! Un petit sourire naquit sur ses lèvres : il était temps de mettre la gomme. Alors, il se pencha de tout son long sur son balai et ne fit qu'un avec. Il fila à toute allure. La joie gonfla dans sa poitrine. Il fonça vers les cerceaux, dépassant les autres Serpentards, un à un. Il bifurquait avec facilité, lui prouvant qu'il avait un talent naturel pour voler. Malefoy lui reprochait souvent son habileté à cause de son Éclair de Feu. Mais, Harry avait un véritable don. Et sa Comète en ce moment le lui prouvait bien.

Il termina ses trois tours de piste en premier, rejoignant le sol avec un sentiment de plénitude. Il se laissa choir dans le gazon et ferma les yeux de bien-être. Il se laissa aller à ce bonheur, s'enivrant de celui-ci. Mais il dut revenir bien vite à la réalité lorsque Black et Bole atterrirent près de lui.

— Eh bien, ça alors! s'exclama Bole. On dirait que tu es né avec un balai!

Il s'approcha d'Harry, les yeux étincelants. Cette vision était étrangement proche de Olivier Dubois. L'estomac d'Harry se contracta.

— Je croyais que tu étais à la traîne, au début, mais tu cachais bien ton jeu, continua-t-il en l'agrippant fermement par les épaules.

Harry se raidit à ce contact et Black le sentit. Il tenta d'éloigner Edmond, mais celui-ci était sur son petit nuage, ne comprenant pas ce que Black cherchait à faire.

— Écoute Evans, tu dois absolument tenter le poste d'attrapeur. Avec toi dans notre équipe, nous aurions enfin une chance de remporter contre Gryffondor.

Les muscles d'Harry se tendirent encore plus. Dit ainsi, c'était comme s'il allait jouer contre lui-même… Serpentard peinait donc devant son ancienne maison.

— Et Malefoy? lâcha Harry, incertain de savoir comment agir. N'est-il pas votre Attrapeur depuis quelques années?

Black se tortilla les doigts ainsi que Bole. Les quatre autres Serpentards ne dirent aucun mot, sentant le sujet sensible.

— Oui, mais… disons qu'il n'a pas ton agilité et ta vitesse, marmonna Bole en lui prenant les mains en signe de prière. Allez, présente-toi aux sélections de la semaine prochaine. Je soudoierai Black de te sortir du lit par l'oreille, s'il le faut.

— J'y réfléchirai.

Bole sautillait comme un enfant, voyant déjà la victoire. Son comportement lui fit un grand bien : l'équipe de Quidditch avait une attitude plus amicale que le reste de la maison. Peut-être serait-ce son havre de paix dans sa vie de malheur?

Il rentra avec Black, sous le soleil couchant, mais le quitta à l'entrée du château. Il se dirigea vers les cuisines afin d'y recueillir un repas et de le manger dans le dortoir, à l'abri des regards et après une bonne douche. Il fut heureux de constater, une fois de plus, le fait qu'il était seul. Il se lava donc sous une eau bien chaude, nettoyant ses cheveux pleins de poussière, et s'installa sur sa causeuse avec son repas.

Plonger son regard dans les fonds marins le ramenait dans ses questionnements. Pourquoi perdait-il le contrôle de sa magie? Il était vrai que ses émotions étaient plus instables que jamais. La magie, surtout chez lui, prenait naissance avec ce qu'il ressentait. Depuis tout enfant il réagissait ainsi. Dernièrement, la colère bouillait en lui assez facilement. Jedusor y était pour quelque chose, tout comme la mentalité générale de Serpentard. Avait-il un choc post-traumatique? Peut-être devrait-il se pencher sur la question : après tout, il avait toutes les raisons de l'être avec la guerre. Et comment expliquer que la magie de Tom l'interpellait alors que ce n'était pas le cas avec Voldemort? Ce fut avec ses pensées qu'il s'installa au lit, n'oubliant pas de tirer les rideaux et de lancer ses sorts de protection.

La semaine s'évanouit rapidement. Harry avait passé ses journées à éviter Tom, longeant les murs avec prudence hors des cours. Black le saluait toujours lorsqu'il le voyait, lui rappelant sans cesse les sélections de Quidditch de la prochaine semaine. Malefoy lui jetait régulièrement des regards meurtriers, ses oreilles étant bien au fait des ouï-dire sur la performance d'Harry. Les rumeurs couraient bon train, et encourageaient Harry à se cacher dans les cuisines aux repas ou bien à manger dans la cour de l'école lorsqu'il faisait beau. Son premier cours de DCFM, enseigné par le professeur Cole, avait seulement été une mise en bouche avec de la matière théorique. Toutefois, les duels allaient bien vite se mettre en place.

Ce vendredi matin, Harry observa son horaire de cours : double cours de Potions et Divination en fin de journée. Terminer la semaine avec Divination serait ardu. Comme tous les autres matins, il sortit avant tous les autres de la Salle commune et alla s'asseoir en bout de table, près des professeurs, pour prendre son déjeuner. Il sirota son café et lit ses notes personnelles annotées dans la marge de son livre de potions. Durant la semaine, il avait sommé la Salle sur demande de lui obtenir une pensine de façon temporaire. Il y avait glissé ses souvenirs et avait entrepris de tout revoir ses cours et ses souvenirs du livre de Rogue afin de les noter. Il avait donc reproduit son propre manuel du Prince de Sang-Mêlé. Il devait exceller en potion. Ce n'était pas sa matière préférée, mais il ne s'était jamais laissé la chance d'y arriver. Sa sixième année en potion avait été assez agréable. Slughorn n'était pas ce qu'il appelait impartial, mais il l'était tout de même plus que Rogue. Avec un peu de chance, son professeur allait débuter son cours avec le Philtre de Mort Vivante.

Du moment qu'il sentit les Serpentards entrer dans la Grande Salle, Harry termina prestement son café, prit une seule bouchée de son gruau et se dirigea vers les cachots. Pour faire bonne impression à Slughorn, il devait être ponctuel et intéressé par la matière. Il attendit donc jusqu'à ce que son professeur ouvre la porte de la classe. Il fut surpris de voir Harry, mais un petit sourire vint fleurir sa bouche. Il était satisfait de sa ponctualité.

— Bonjour professeur, dit-il poliment. Puis-je m'installer?

— Bien sûr, M. Evans! Entrez donc.

Harry s'exécuta et observa toutes les places. Où devait-il se mettre? Devant, ça allait de soi. Montrer qu'il était un élève modèle. Il secoua la tête : voilà qu'il jouait lui-même les faux-semblants pour plaire à Slughorn… Il s'installa et relut son livre de potions. Au bout de dix minutes, les élèves arrivèrent et prirent place dans la salle. Toutes les maisons étaient mélangées, une majorité à Serdaigle, ce qui surprit Harry. Il avait tellement l'habitude que Serpentard et Gryffondor soient mélangés dans cette classe. Sa surprise atteignit son paroxysme lorsque Tom vint s'asseoir à la même table que lui.

— Bonjour Evans, entendit-il.

Le cœur battant la chamade, Harry tourna son regard et observa Jedusor le scruter avec intérêt. Vraiment, il s'installait près de lui?

— Bonjour, marmonna-t-il entre ses dents.

— Tu ne sembles pas ravi de me voir près de toi, ajouta-t-il d'un air faussement surpris. Il y a un moment que nous n'avons pas échangé un mot.

Harry observa son livre de potions : heureusement qu'il avait eu l'idée de l'enchanter afin qu'il soit le seul à y lire ses notes. Si jamais Jedusor tombait sur ses annotations… Il préférait ne pas y penser. Il garda le silence, bien décidé à se concentrer sur le cours. Mais Tom le fixait sans cesse, provoquant des sensations désagréables à sa cicatrice. Harry se retint du mieux qu'il put afin de s'empêcher de la masser, mais ce fut plus fort que lui : il porta la main à son front et le frotta pour diluer les sensations. Ça le troublait, vraiment.

— Peux-tu arrêter de me fixer? s'énerva-t-il au bout d'un moment. Ça me dérange.

Tom était avachi sur le bureau, le menton appuyé sur le bras, les yeux vissés à la tête d'Harry.

— Et pourquoi donc?

D'un long soupir, il se tourna vers Tom, la mâchoire crispée.

— Eh bien, peut-être parce que j'ai l'impression que tu me perces le crâne à force de me regarder? Ça me gêne, je n'ai pas l'habitude que l'on m'observe.

Bon, ce dernier propos n'était que mensonge et Harry sentit que Tom le savait. Il se faisait continuellement regarder avec son titre de survivant. Mais là, ce n'était pas pareil.

— Tu devrais avoir l'habitude, maintenant, puisque je t'observe tous les jours, répliqua-t-il.

Un frisson lui remonta l'échine. Ses joues blêmirent. Il le savait, mais l'entendre comme cela, c'était dérangeant. Et Harry le fuyait tellement qu'il évitait tout contact visuel. Ce n'était pas très Gryffondor.

— Et pourquoi? siffla-t-il, énervé.

Tom leva lentement sa main et l'amena vers le visage d'Harry. Ce dernier se recula vivement, un souvenir surgissant dangereusement en lui. Il se revit, prisonnier de la pierre tombale, dans le cimetière en quatrième année. Voldemort se tenait devant lui, dans son nouveau corps effrayant. De son long doigt osseux, il touchait sa cicatrice qui le brûla avec férocité. Harry cligna des yeux, le visage pâle. Devant lui se tenait Jedusor, et non Voldemort. D'ailleurs, les doigts du sorcier s'étaient arrêtés à quelques centimètres du visage d'Harry. Était-ce son expression qui l'avait convaincu d'arrêter?

— À cause d'une chose bien étrange que j'ai remarquée, murmura Jedusor si bassement qu'Harry dut tendre l'oreille. Toutes les fois que je t'observe, ta cicatrice te dérange. Chaque fois, comme en ce moment.

Harry avala difficilement sa salive. Il était horrifié. En une semaine à peine, une seule petite semaine, Tom avait remarqué ce détail tout à fait insolite. Il l'observait assez pour imprégner ses manies en mémoire. Harry ne sut ce qui l'effrayait le plus : le fait que Jedusor était fort intelligent, rusé et manipulateur ou bien le fait que sa propre personne semblait être le centre de son attention? Il toussa un moment, cherchant à retrouver sa voix.

— C'est n'importe quoi, baragouina-t-il.

Un rire arrogant atteignit ses oreilles. Harry ne savait plus où se mettre, n'avait aucune excuse à lui fournir. Il manquait d'imagination. Heureusement, Slughorn commença son cours, ce qui sauva Harry de la situation embarrassante. Tom changea de position et emprunta celle d'un premier de classe.

— Aujourd'hui, je vous lance un défi, annonça Slughorn. Vous allez devoir me concocter le Philtre de Mort Vivante. L'élève qui aura la meilleure potion se verra offrir ceci : une gorgée de Felix Felicis.

Dans sa main, il tenait une minuscule fiole avec un liquide transparent. Tous les élèves observaient le trésor avec un intérêt non dissimulé. Même Tom toujours en contrôle de ses émotions en public tendait le cou vers la potion, les mains crispées sur les genoux. Pensait-il que cette potion l'aiderait dans sa recherche d'informations sur les Horcruxes? Harry ne devait pas laisser cela se produire. Peut-être que c'était justement grâce à cette potion que Slughorn avait été influencé, tout comme il l'avait été pour offrir ses pires souvenirs sur Jedusor. Un sourire naquit sur ses lèvres : comme convenu, Slughorn était un professeur qui gardait les mêmes manies en cours, utilisait la même structure, année après année. Et Harry avait déjà remporté le prix, il n'y avait aucune raison que ça soit différent cette fois. Avec un peu de chance, son année ressemblerait à sa véritable sixième année. Il gagnerait donc haut la main les faveurs de Slughorn.

— Qui peut me dire ce que représente cette potion?

Tom leva la main, tout comme Harry. C'était le moment d'entrer dans le jeu. Jedusor le disséquait de ses yeux, le visage toutefois impassible. Mais le message était clair : Tom voulait qu'il baisse le bras. Mais Harry ne le fit pas, le regard noir, et le leva plus haut. Il était peut-être parfois un lâche en évitant Jedusor hors des cours, mais là, une bataille se menait. Et il devait la remporter.

— Oh oh! M. Evans, se réjouit Slughorn, je vous laisse répondre.

— C'est de la chance liquide, monsieur, répondit-il avec une voix qui lui rappelait Hermione. Il suffit d'en boire pour avoir une chance extraordinaire.

Slughorn frotta ses mains avec enthousiasme.

— C'est tout à fait exact : dix points pour Serpentard!

Harry eut un sourire satisfait et même sa cicatrice douloureuse, le mettant en garde contre Jedusor, ne lui enlevait pas cette victoire. Slughorn énuméra donc les ingrédients nécessaires pour la potion et prit le temps de lire les instructions. Après trente minutes, ils furent libres de commencer leur concoction. Harry se leva donc pour aller chercher ses ingrédients sur une table, près du bureau du professeur. Pendant qu'il cherchait la racine d'asphodèle, il sentit Tom près de lui.

— Heureux de tes points, Evans?

— Oui, tout à fait, répondit-il, blasé. N'est-ce pas ce que vous, préfets, nous avez demandé le soir de la cérémonie? Faire honneur à notre maison? Quoi de mieux que de ramasser des points?

— Tu as une langue bien acérée pour un nouveau serpent.

Tom bouillait près de lui. Harry reprenait ses mots pour attaquer et ce dernier n'appréciait pas. D'un visage résolu, il installa son plan de travail, son livre de potions bien ouvert, et entreprit de commencer la recette. Il remplit son chaudron d'eau et l'apposa sur le feu. Il hacha les racines d'asphodèle en poudre, s'appliquant à cette tâche. Il suivit les indications dans son livre de potions, se concentrant comme jamais sur la recette. Parfois, il jetait des coups d'œil à Tom, qui se concentrait également sur sa potion. Il était doué, aucun doute sur ce point. Il lui faisait penser à Hermione, elle qui réussissait si bien dans toutes les matières. Mais, en observant tous les détails de son visage, Harry comprit qu'il avait de la difficulté avec la leçon, tout comme Hermione dans son présent. Il faut dire que les indications du manuel de potions étaient un peu arriérées, plus difficiles à suivre que celles de Rogue. Ce dernier était un véritable génie des potions.

À ce moment-ci, la potion devait avoir la couleur cassis, ce qu'Harry obtint sans mal. Tout comme Tom. Puis, en prenant le temps de s'assurer que personne ne l'observait, il écrasa la fève sopophorique du dos de la lame de son couteau d'argent. Une grande quantité de jus s'en extirpa, sous les yeux satisfaits d'Harry. Il s'empressa d'ajouter le liquide dans son chaudron et obtint ainsi un beau lilas pâle. Il ne put s'empêcher de regarder la potion de Jedusor : la coloration était plutôt violette. Le temps fila, augmentant la chaleur dans la salle de cours. Avec tous les chaudrons allumés et la fin de l'été, les températures étaient encore tempérées dans les cachots. Harry brassa sa potion une fois dans le bon sens, sept fois dans l'autre. La couleur devint rosée. Il continua le processus pour, finalement et au bout d'une heure complète, obtenir une potion pâle, presque comme de l'eau. Harry l'avait enfin terminé. Sa potion était parfaite, il en était convaincu. Il leva la main, satisfait de lui.

Slughorn s'approcha de son chaudron et regarda le résultat.

— Eh bien, eh bien, M. Evans! Avons-nous un nouveau génie des potions dans notre classe? La couleur est extraordinaire, s'émerveilla-t-il.

Toutes les têtes se levèrent et fixèrent Harry avec jalousie. Ce dernier supporta les regards, attendant la vérification de Slughorn. Lorsque la feuille se désintégra lors de son contact avec le liquide, son professeur le félicita.

— 20 points pour Serpentard! Vraiment extraordinaire, M. Evans. Après le cours, vous viendrez me voir.

Harry retint son sourire. Il entrait dans les bonnes grâces de son professeur. C'était de la tricherie, mais cela empêcherait Tom de gagner la gorgée de Felix Felicis. Slughorn vérifia toutes les potions. Il arriva finalement à celle de Tom, d'une coloration grise, assez pâle, qui fumait doucement.

— Votre potion, mon cher Tom, est très bien. Sa préparation est difficile et vous avez un bon résultat, comme toujours, mais ce résultat n'est malheureusement pas suffisant pour contester le travail de M. Evans, je le crains.

Harry vit la mâchoire de Jedusor se contracter, mais le reste de son visage était impassible. Il devait être le seul à lire derrière son masque. Un sourire effleura finalement les lèvres de Tom.

— Serpentard est comblé d'accueillir un prodige des potions dans sa maison, répliqua-t-il en inclinant la tête vers Harry. J'espère compter sur toi pour des conseils.

Menteur! Ses yeux le fixaient avec une telle intensité qu'Harry eut du mal à les soutenir.

— J'ai eu de la chance, voilà tout, ne put-il s'empêcher de répondre.

Un sentiment de culpabilité l'étreignit. Ce n'était pas son talent, mais bien celui de Rogue. Il se répéta mentalement que c'était pour la bonne cause, malgré le goût amer en bouche. Le cours prit fin et Harry rejoignit le professeur Slughorn. D'un grand sourire, il lui remit son prix.

— M. Evens, j'aimerais beaucoup vous inviter à une petite soirée entre personnes distinguées, lui révéla-t-il. Vos capacités en potion sont formidables. J'ai aussi cru comprendre que vous avez un grand potentiel en magie, puisque tous vos professeurs, jusqu'à maintenant, n'ont que des louanges pour vous.

C'était un peu exagéré, selon Harry, mais il garda cela pour lui.

— J'aimerais bien que l'on discute de divers sujets. Puis-je compter sur vous?

En toute honnêteté, Harry n'en avait pas envie. Mais s'il voulait convaincre Slughorn que Tom n'était pas un sorcier à qui dévoiler de sombres secrets, il devait faire fi de ses envies.

— Avec plaisir, s'entendit-il dire d'une voix un peu crispée.

Il se dépêcha de sortir des cachots avec l'intention de rejoindre les cuisines afin d'y prendre son repas. Mais quelle ne fut pas sa surprise de constater que Tom l'attendait un peu plus loin dans le couloir, aussi silencieux qu'un serpent. Il était seul, ses yeux rubis s'illuminant dans la faible luminosité. Harry observa les alentours, incertain de l'attitude à adopter.

— Je n'arrive pas à te cerner, Evans, murmura Jedusor, le dos appuyé contre le mur, les bras croisés contre son torse.

L'une de ses mains jouait avec sa baguette, la faisant rouler entre ses doigts, une faible lueur s'éjectant d'elle. L'image qu'il renvoyait étouffa Harry : tout était redoutable en lui, de sa puissance magique à sa beauté presque irréelle.

— Il n'y a rien à cerner, lança Harry, plus froidement qu'il le voulait, étonné que sa voix ne soit pas tremblotante. Je suis un garçon fort simple, qui ne cherche qu'à faire sa vie.

En modifiant le destin, ne put-il s'empêcher de penser. Il changeait continuellement de tactique : passant par l'isolement jusqu'à la confrontation. À vrai dire, Harry n'avait aucun plan sauf celui de manipuler Slughorn ou de tuer Jedusor. C'était d'un réel pathétisme. Mais une chose était certaine : jamais il ne se laisserait contrôler par cet être devant lui. La magie de Tom s'allongea soudainement tels des tentacules jusqu'à l'effleurer. Tom l'observait la tête penchée sur le côté, scrutant chacun de ses traits comme s'il allait le dévorer. Il poussa davantage sa magie et Harry recula d'un pas pour se protéger. Il devait partir. Il ne voulait pas ressentir la même attraction que la dernière fois.

— Tout en toi semble divisé, siffla alors Tom en s'approchant lentement, arrêtant ses pas à un mètre distance.

Harry le vit humer l'air, la bouche pincée, alors que ses pupilles se dilataient.

— Tu sembles me répugner, mais rechercher par le fait même mon regard, poursuivit-il, le nez plissé. Tu m'évites, mais tu me cherches. Même tes paroles balancent sur une ligne invisible entre vérité et mensonge.

— Tu as une imagination débordante, Jedusor, cracha-t-il alors que les paroles soulevées n'étaient que la stricte vérité. N'as-tu pas assez de l'intérêt de Lestrange, de Malefoy et de tous les autres? Je ne suis pas comme eux, est-ce que tu me comprends? Je ne suis pas ton larbin ni ton ami. Ça ne m'intéresse pas.

Tom eut le visage sombre, les yeux luisant dans le couloir. Une aura noire s'éleva autour de lui. Puis, un rire hautain surgit pendant que son corps s'éloignait dans le couloir. Harry souffla un moment. Mais ce souffle fut de courte durée.

— Suis-moi, on va manger, entendit-il soudain.

— Pardon? babilla Harry en observant le dos de Tom. Et pourquoi?

— Il suffit de te cacher dans les cuisines de Poudlard. Ta place est sous mes yeux.

Ce fut plus fort qu'Harry, son rire se répercuta contre les murs du cachot. Décidément, Jedusor n'avait pas compris un traître mot de ce qu'il venait de lui dire. Ou bien, l'obligeait-il à changer de position? Son rire ne tarissait pas. Toute la tension, toute la colère refluaient dans cet éclat. Il devait avoir l'air hystérique. Même sa magie pétillait en lui, répondant à ses diverses émotions. Harry fut certain, à cet instant, que son regard brillait autant que celui de Tom, mais d'un vert éclatant plutôt que d'un rouge couleur de sang.

— Merci, mais non merci, répondit-il d'un rictus. Je n'ai pas besoin de toi.

Et Harry dépassa Tom, sans moindrement le regarder.


Alors, comment avez-vous trouvé ce chapitre? Harry ne semble pas savoir comment réagir, ou plutôt, réagit au quart de tour!

J'ai bien hâte de poursuivre l'écriture du chapitre 5 avec le cours de Divination.

À la prochaine!