Bonjour!
Oui, ce chapitre a pris plus de temps à sortir. Avec le temps des fêtes qui approche, autant dire que les heures dans une journée manquent! Encore une fois, beaucoup d'interactions entre Harry et Tom dans ce chapitre.
J'espère qu'il vous plaira.
Merci à tous ceux qui prennent le temps de m'écrire, c'est un peu mon carburant en ce moment.
Alors, bonne lecture!
SeverusRiddle
CHAPITRE 8
Dans l'âtre du foyer crépitait un feu orangé. Harry s'étonnait de la teinte des flammes, pourquoi n'étaient-elles pas verdâtres? Car, après tout, le vert dominait chez les Serpentards. Et y retrouver, tant au niveau de la couleur que de la température, une parcelle de chaleur dans ce décor froid le surprenait toutes les fois. Ses yeux scrutaient la bouche de la cheminée avec un intérêt particulier. Assis dans la Salle Commune, il occupait son regard ailleurs, tâchant d'ignorer le groupe d'élèves près de lui. C'était un soir où il prenait un temps pour discuter avec Tom, mais le terme discuter était fort exagéré. En fait, Harry assistait plutôt à une petite réunion entre Lestrange, Avery, Black, Malefoy et Jedusor.
Cette réunion consistait à émettre des préjugés sur les sorciers au sang impur et essayer de comprendre comment les Sang-de-Bourbes pouvaient exister. Il leur était inconcevable de penser que deux Moldus pouvaient donner naissance à un sorcier. Ils parlaient aussi des Moldus de façon scandaleuse, ce qui énervait particulièrement Harry. Ce n'était pas sa première rencontre et il gardait la plupart du temps sa bouche coite, mais il éprouvait de plus en plus de difficulté.
— Mais comment les Moldus peuvent-ils survivre? Je ne saisis pas, lança Avery, le regard dédaigneux. Ils doivent tout faire à la main. Imaginez accomplir votre lavage sans magie! Cela doit prendre une telle éternité que seule la mort peut s'en suivre.
— Exact, ricana Lestrange. Si l'on ajoute à ça les heures pour cuisiner, voyager à pied… Le temps ne peut que leur être fatal!
Harry crispa les poings. Ils étaient complètement idiots. Il jeta un coup d'œil à Black, qui ne parlait jamais réellement dans les réunions. Il semblait faire profil bas, pas entièrement d'accord avec le discours des autres. Cette pensée réchauffa quelque peu Harry d'espoir.
— Les sales Moldus, juste de la vermine à éradiquer de notre monde, s'écœura Malefoy. Tous des sans cervelles que l'on peut écraser sous notre semelle!
Évidemment, c'en fut trop pour Harry. Une explosion de magie s'éleva de lui et il étouffa le feu de la cheminée. Ce constat le rendit encore plus furieux, ayant perdu le seul élément chaleureux du décor. D'un mouvement vif du poignet, il ralluma les flammes avec plus de force. Tous les regards le scrutaient, avec diverses émotions. Bien entendu, Malefoy l'observait avec dédain, tout comme Lestrange. Avery, quant à lui, montrait une certaine curiosité. Black semblait un peu plus amusé. Et Tom… Tom le déchiquetait de ses yeux abyssaux. Encore et toujours.
— Qu'y a-t-il? cracha Malefoy.
Harry renifla, toisant à nouveau le feu.
— Je me demande bien qui est la vermine à écraser, siffla-t-il alors.
Autant être honnête. Certes, il devait encore cacher des informations sur son compte à Jedusor, mais celui-ci savait une partie de la vérité à son propos. Était-il nécessaire de continuer d'emprunter une autre personnalité pour entrer dans les bonnes grâces des Serpentards? Non, Harry ne le croyait plus. Et d'ailleurs, jamais il n'avait tant joué un rôle auparavant. Il avait sans cesse respecté ses valeurs, mais là, il avait envie de les exposer au grand jour. Et Tom, que ferait-il de lui? Ce dernier savait qu'ils étaient tous les deux liés d'une façon si intime qu'il devait y réfléchir à deux fois avant de prendre une importante décision. Et Harry connaissait aussi ses secrets… ses meurtres. Pour changer des mentalités, mieux valaient les confronter.
— Que dis-tu? s'énerva Malefoy tout en jetant des coups d'œil à Tom. Es-tu fou?
Harry émit un ricanement. Quelle étrange idée! En fait, peut-être commençait-il à l'être à fréquenter des gens de la sorte.
— Les Moldus sont plus intelligents que tu penses et plus dangereux aussi, lança Harry d'une voix traînante. Leurs armes peuvent venir à bout des sorciers.
Ce fut au tour de Lestrange de ricaner.
— Ah oui? Et comment?
— Les fusils, les bombes… Tout ça peut venir à bout des sorciers, et ce, malgré la magie. Une balle se libère avec une telle rapidité qu'aucun sorcier n'aurait le temps d'utiliser un Protego. Imaginez un minuscule objet perforer un thorax, déchirer un poumon ou même le cœur. C'est vite arrivé. Je ne serais pas surpris qu'un jour prochain, les Moldus créent une bombe si puissante qu'elle pourrait annihiler des millions de vies en un claquement de doigts.
Un frisson parcourut son public, mais le scepticisme revint au galop. Tom, par contre, le scrutait avec les yeux plissés. Il le prenait très au sérieux. La bombe atomique n'était pas encore inventée, mais Harry savait de quoi il parlait.
— Voilà pourquoi on doit les exterminer, alors! s'énerva Lestrange.
— Voyez-vous ça, l'arroseur arrosé, siffla Harry avec exaspération.
— Quoi?
Harry plongea ses yeux dans ceux de Lestrange, avec un certain amusement.
— C'est une expression Moldus, qui signifie qu'une personne subit le contrecoup de ses actes. Ce qui veut dire que toi qui, plus tôt, disais qu'il fallait exterminer les Moldus... Eh bien, tu te rends compte que ce sont eux qui pourraient le faire. Mais pourquoi avoir un tel comportement, hein? Dans un instinct de protection? Eh bien, c'est aussi le cas pour les Moldus! Ils ne sont pas tous des sains, mais les sorciers non plus! Le bien et le mal, le noir et le blanc, demeurent une question complexe, plutôt grise! Je crois qu'il vaut mieux essayer de se comprendre pour avancer, et non s'attaquer à des préjugés non fondés et des peurs irrationnelles!
Harry venait de débiter ces mots avec une telle virulence que sa langue le brûlait. Sa magie s'élevait autour de lui et piquait les sorciers près de lui. Il était furieux, vraiment furieux. Pourquoi tant de haine envers l'inconnu? Black observait Harry avec de grands yeux, un sourire toutefois en coin.
— Eh bien, on sent que le sujet te passionne, lança-t-il. Même ton regard brille d'un vert intense.
Ce commentaire le fit cligner des paupières. Mais sa bouche s'ouvrit de nouveau: il n'en avait pas terminé.
— Et puis, les Moldus possèdent des inventions incroyables. L'électricité! Pas besoin d'allumer de feu pour réchauffer une maison ou bien faire cuire un repas. Ils utilisent l'électricité! Tous les médicaments aussi, leurs recherches scientifiques, sur la physique, la compréhension de notre univers! Qui sait? Peut-être seront-ils les premiers à voyager sur la Lune? Les Moldus sont loin d'être idiots. Ce n'est pas parce qu'ils n'utilisent pas de magie qu'ils sont moins intelligents. Au contraire, ils utilisent leur cervelle pour percer des mystères.
Tom, silencieux depuis un bon moment, appuya ses coudes contre ses genoux et déposa son menton sur ses mains. Il scruta Harry avec un intérêt difficile à ignorer.
— Si je suis ton raisonnement, les Moldus pourraient donc nous apporter quelque chose? analysa-t-il.
Harry croisa les bras, incertain de ce qu'il devait répondre. Avec Tom, rien n'était facile. Que pouvait-il avoir en tête? Il était un futur mégalomane… Rien ne tournait normalement dans son esprit.
— Eh bien, je suppose qu'il y aurait certes du bon à collaborer avec les Moldus. Je crois que nous pouvons leur apporter bien des choses tout comme eux. Je pense qu'il serait possible de créer un monde meilleur main dans la main.
Tom eut un sourire rassasié, ce qui provoqua des frissons dans le dos d'Harry.
— Je trouve l'idée d'Evans fort rafraîchissante, conclut Tom d'une voix claire.
Harry fronça les sourcils, le cœur qui battait à tout rompre.
— Quelle idée? demanda Avery, lui aussi perdu.
— Eh bien, celle de travailler main dans la main avec les Moldus pour améliorer notre monde, expliqua Tom d'un ton sûr. Celle d'arrêter de se cacher aux yeux des Moldus et d'enfin s'exposer au grand jour! Le Ministère devrait revoir sa position sur cette question.
Lestrange, Avery, Malefoy et Black observèrent Jedusor le regard écarquillé, mais ils finirent par le détailler avec un intérêt nouveau, brûlant. Harry, lui, tremblait quelque peu. Ce n'était pas tout à fait l'idée qu'il avait lancé. Tom avait pris ses mots pour les remodeler à son souhait. Les sorciers se cachaient depuis des siècles aux yeux des Moldus… Pouvaient-ils inverser ça? Que se passerait-il?
— Evans, souffla Tom avec une certaine chaleur dans sa voix. Viens près de moi.
Il se déplaça sur son fauteuil, sa main tapotant l'espace libéré. Cette demande retourna l'estomac d'Harry. Que devait-il faire? Refuser et risquer de briser le faible lien créé entre eux? Accepter, mais montrer aux autres que Tom le manipulait à sa guide, tel un animal de compagnie? Pourquoi se trouvait-il ici, encore? Quel était son nouvel objectif? Changer Tom, du mieux qu'il put. L'écouter, lui apprendre l'amour. Son esprit fonctionnait à vive allure. Jedusor voulait exposer leur proximité à ses sbires, il voyait Harry comme sa propriété. Harry, quant à lui, cherchait à l'influencer. Ce n'était pas si mal que les autres comprennent leur relation étrange. Ça donnait en quelque sorte du pouvoir à Harry, la capacité à insuffler à tous ses valeurs, et ce, tranquillement. Alors, après un long moment à éprouver de la douleur au niveau de sa cicatrice, il sentit son corps se déplier, s'avancer et s'asseoir près de Tom, les joues toutefois en feu. De façon imperceptible, Jedusor colla son genou contre le sien afin d'établir un contact. Ce contact engloutit Harry dans un sentiment de bien-être, à mi-chemin de l'euphorie.
— Nous devrions explorer ce point, analysa Tom. Evans apporte un nouveau point de vue que nous ignorions. Nous avons une haine pour les sorciers impurs, mais en fait, peut-être que notre haine se tourne plutôt vers le fait que nous devons nous cacher comme des animaux inconsidérés. Si nous pouvions vivre au grand jour, sans aucune appréhension, peut-être est-ce là un meilleur objectif pour nos projets? Ainsi, les sorciers pourraient détenir une place de choix dans le monde entier, au gouvernement.
— Et si les Moldus tombent dans la crainte? lança Malefoy, la bouche tordue. Et s'ils ont assez peur pour justement nous exterminer? Ils sont plus nombreux que nous.
Un silence plana. Harry n'arrivait pas à croire qu'il était responsable de cette conversation. Il devait se répéter que ce n'était que des mots, que des mots échangés sans réel acte.
— Eh bien, les Moldus ont peut-être des façons pour se défendre, analysa Avery, mais nous aussi. Notre magie peut manipuler l'esprit. Peut-être que nous pourrions justement influencer cette peur pour l'adoucir et faire en sorte que les sorciers soient vus comme des sains?
La magie d'Harry commença à bouillir, mais la main de Tom agrippa sa cuisse comme le feraient les serres d'un oiseau. Ses doigts pénétrèrent sa peau en mise en garde. Mais Harry repoussa cette main, le regard sombre.
— Non, il doit y avoir d'autres moyens avant d'y aller dans une optique aussi définitive! s'exclama-t-il. C'est toujours une question de pouvoir avec les Serpentards! Toujours! Moi, je vous parlais d'entraide, de collaboration! Pas de soumission!
Encore sous la pulsion de la colère, il se leva, les cheveux flottant sous les vagues magiques.
— Nous reparlerons une autre fois, j'en ai assez de vous entendre pour ce soir.
Il évita le regard de Tom, sachant pertinemment qu'il l'assassinait de ses yeux. Mais Harry n'en avait que faire. Il s'en alla, ne remarquant guère que sa magie faisait des dégâts tout au long de sa route sous les expressions étonnées des autres élèves de la Salle Commune.
Il pénétra dans le dortoir en coup de vent. Declan était absent. Il se retrouvait seul à son grand soulagement. Il était furieux, si furieux que les larmes inondèrent ses yeux. Elles dévalèrent ses joues telle une fontaine à sa profonde incompréhension. D'un geste rageur, il s'essuya le visage puis s'échoua sur son lit comme une âme en peine. Il eut à peine le temps d'effectuer son introspection habituelle que la porte s'ouvrit sur la silhouette de Tom, avant de se refermer.
— Colaporta! Silencio!
Pourquoi Tom l'avait-il suivi? Harry se sentit démuni, la figure en pleurs, pris en faute comme un gamin qui venait de s'échapper dans son pantalon au jardin d'enfants. Il n'osa pas croiser le visage de Jedusor, fuyant son regard et sommant à ses larmes d'arrêter de couler. Mais il perçut le sorcier s'immobiliser devant lui, se faisant engloutir dans son ombre.
— Evans! Pourquoi es-tu par… Tu pleures?
Sa voix, tantôt froide et claquante, changea de tonalité et devint indécise. Sans s'y attendre, les doigts de Tom lui pincèrent le menton afin de tourner ses yeux vers les siens. Harry ne sut comment décrire son visage: ses traits se tiraient, sa mâchoire se contractait, et ses sourcils se fronçaient d'incompréhension, mais aussi en quelque chose qui ressemblait à de l'inquiétude. Ses prunelles le scrutaient comme s'il cherchait à capter chaque cellule de son visage. Aucune trace de colère alors qu'Harry bouillait intérieurement.
— Pourquoi pleures-tu? le somma-t-il d'une voix rauque.
Cette fois-ci, Harry lâcha un rire amer, puis il haussa les épaules.
— Je crois qu'avec toutes les horreurs que j'ai vécues, j'ai une… perte de confiance en l'humanité, souffla-t-il alors qu'un trémolo souleva sa voix. Il y a tant de mal dans ce monde… Je… Parfois, je me demande pourquoi je continue d'avancer.
Pour Ron, Hermione, Ginny… Ses larmes dévalaient toujours ses joues, puis il ferma avec force ses paupières. Un pouce essuya sa pommette droite tandis qu'une autre main vint saisir sa joue gauche. Le visage prit en coupe, Harry observa les yeux de Tom. Ceux-ci changeaient constamment de couleur: du noir au rouge, du rouge au noir.
— Tu ne peux pas dire ça, lança-t-il, tranchant. Tu parles comme si tu voulais…
Les mots moururent sur ses lèvres.
— Et en quoi ça te concerne? Qu'est-ce que ça peut bien te faire, dis-moi? siffla Harry, le visage toujours emprisonné entre les mains de Tom. Ah oui… Maintenant que tu sais que je suis ton Horcruxe, tu ne veux pas que je disparaisse, n'est-ce pas? Tu refuses de perdre ce fragment d'âmes gratuit que je détiens.
Il sentit les doigts de Tom lui frotter avec plus de vigueur les joues, lui meurtrissant presque la peau.
— Parce que oui, si je meurs, continua-t-il, un sourire ironique aux lèvres, une partie de ton âme s'évanouira aussi. Alors, si tu complotais pour tenter d'extraire quoi que ce soit de ma tête en me tuant de ta propre main, tu peux oublier le projet.
Il y eut un autre silence. Tom avait-il réellement pensé à tuer Harry pour reprendre son fragment d'âmes? Après tout, il ne savait pas pour son immortalité et pour Tom, qui cherchait la vie éternelle, avoir un Horcruxe humain devait créer plusieurs angoisses, dilemmes. Les mains de Tom glissèrent sur la nuque d'Harry, emmêlant ses doigts dans ses cheveux. Harry sentit son cœur battre plus fort, presque douloureusement. Il était paralysé, n'arrivait pas à s'extraire de la poigne du sorcier. Même ses yeux couleur rubis le maintenaient sur place, comme un serpent hypnotisant sa proie. Leur visage était proche, fusionnant leur souffle. À quoi pouvait bien penser Tom?
— Pourquoi perds-tu espoir en l'humanité?
Cette question, posée avec une étrange douceur, fit comprendre à Harry qu'elle était sincère.
Harry l'observa, muet, la bouche sèche. Il ne s'attendait pas à cette demande.
— Pourquoi les humains, Moldus comme sorciers, s'infligent-ils autant de souffrances? Pourquoi?
Tom fronça les sourcils, cherchant à bien saisir les mots soufflés. Ses mains chaudes continuaient de brûler sa peau glacée.
— Pour détenir le pouvoir, répondit simplement Tom, comme une évidence.
— Justement! cracha Harry, le regard venimeux. Le pouvoir! Mais pourquoi désirer un pouvoir qui, au bout du compte, ne t'apporte rien, sauf que souffrance? Ton toi du futur est atroce, Tom. Tu as suivi cette voie et pour quoi? Tu as cherché la domination toute ta vie pour devenir un homme hideux, rempli de haine. Une atrocité qui n'aspire qu'à éliminer ce qu'il ne s'explique pas. Une véritable monstruosité!
Harry trembla. Sa bouche se tordit. Il détestait tellement Voldemort pour tous les crimes commis. Jedusor dut le ressentir, car il laissa tomber ses mains, sans toutefois reculer, encore trop près d'Harry.
— Ce que je ne comprends pas en ce moment est pourquoi le malheur des autres t'atteint à ce point, révéla Tom, les traits davantage froncés. Tu n'es pas la cible de ce malheur.
Harry se détourna avec fougue, s'éloignant du sorcier. Il oubliait toujours à quel point leurs émotions ne concordaient pas.
— Parce que je suis un être sensible, Tom. Parce que je n'aime pas voir la souffrance. J'ai voulu te tuer, mais je n'en ai pas été capable, car cette idée me répugne! Toi, que ressens-tu en m'observant pleurer en ce moment? Es-tu au moins apte à nommer cette émotion? De la satisfaction, peut-être?
Jedusor contracta la mâchoire, les pupilles dilatées. Puis il s'avança de nouveau vers Harry, d'un pas lent. Une main tendue devant lui, il lui effleura une nouvelle fois la pommette pour essuyer une larme.
— Ça ne risque pas de te plaire, avoua-t-il alors. Mais, je trouve magnifique de te voir pleurer.
À cette déclaration, Harry releva subitement la tête. Encore une fois, il se sentait pris au dépourvu. Comment devait-il prendre ce commentaire? Comme une sorte de compliment? Ou plutôt, comme une révélation tordue qui démontrait une fois de plus son esprit mal viré? Mais, ce qui le choqua plus encore fut le fait qu'il ne put s'empêcher de rougir, la chaleur l'envahissant de la tête aux pieds.
— C'est comme observer un serpent ondulé, les écailles brillant au soleil. C'est captivant.
— Eh bien… Je…
Il ne sut quoi dire. Tom était trop près. Son odeur herbacée lui emplissait les narines, l'étourdissait même. Alors qu'il cherchait désespérément une réponse, Jedusor le coupa.
— Mais je ne ressens aucune joie à ton étrange tristesse, continua-t-il, les yeux maintenant dans le vague. Ça… me trouble plutôt. Et je ne comprends pas pourquoi.
Harry essuya une fois de plus son visage, puis repoussa le sorcier vers la sortie. Il ne savait que penser de l'attitude de Tom, de tous ses mots. Les croyait-il? Ou bien jouait-il avec lui?
— J'ai… besoin d'être seul. Va retrouver tes sbires avant que Lestrange ou même Malefoy viennent m'étrangler dans mon sommeil.
D'un mouvement de baguette, Tom leva tous les sorts et ouvrit la porte.
— Ils n'oseront pas, rétorqua-t-il sur le seuil. Ce soir, je leur ai montré à qui tu appartiens et ils l'ont très bien compris.
Puis il sortit sans remarquer l'oreiller qui s'abattit contre le chambranle.
Halloween arriva bien vite. Au grand malheur d'Harry, Slughorn avait finalement décidé d'organiser sa petite fête la même soirée. Il devait bien s'habiller pour l'événement, ce qui décourageait Harry. Il fouillait dans ses vêtements, à la recherche de quelque chose de potable. Il tomba sur un pull vert foncé, assez passe-partout en 1942, qu'Hermione lui avait offert lors d'un anniversaire. Il enfila un pantalon noir et prit d'ailleurs le temps d'ajouter des bretelles à celui-ci pour faire plus époque. Il tenta de se coiffer, mais abandonna bien vite l'idée, dépeignant davantage ses cheveux.
Debout, dans la salle de bain, il se scruta dans le miroir. Aucune trace de changement sur sa figure imberbe. Ses grands yeux verts derrière ses lunettes, son visage avec encore des rondeurs de jeunesse… Il semblait plus jeune que son âge. Malefoy pouvait bien le railler. Black entra à ce moment dans la pièce, sans prendre la peine de frapper. Il s'arrêta un instant, constatant l'expression d'Harry.
— Tu n'aimes pas ce que tu vois? lâcha-t-il sans once de moquerie.
Harry détourna le regard et continua de se laver le visage.
— Existe-t-il une personne appréciant son apparence?
— Hum… Moi, s'exclama Black, le sourire en coin. Je me trouve plutôt beau garçon.
Roulant les yeux au ciel, Harry eut toutefois la force de rire. Black se rapprocha alors, le prenant par la taille.
— Si j'aimais les hommes, tu serais à mon goût, roucoula-t-il à son oreille. Mais! Je ne suis pas de ce bord!
Il s'éloigna en donnant un coup de serviette à Harry, encore amusé de sa blague.
— Ne t'en fais pas, lui lâcha-t-il avec un clin d'œil. Tu es bien plus populaire que tu le penses. J'ai entendu un groupe de filles de Poufsouffle rigoler comme des oies en parlant de ô combien tu étais mignon malgré ta grande puissance. Il faut croire que les filles aiment ça.
Mais ce n'était pas ce qui inquiétait Harry, c'était plutôt le fait qu'il ne vieillirait plus. Et un jour, ce fait deviendrait problématique, car les autres finiraient par s'en rendre compte. Harry ignora sa dernière remarque et essuya son visage.
— Tu vas à la fête de Slughorn?
— Oui, répondit-il. Et toi?
Black eut un ricanement.
— Je ne suis pas dans ses bonnes grâces, dit-il en haussant les épaules. Amuse-toi bien avec Malefoy, Lestrange et Jedusor.
Harry sentit le sorcier scruter son expression reflétée dans le miroir, mais il ne laissa rien paraître. Mais intérieurement, son cœur espérait que la soirée se termine en un claquement de doigts. Il n'avait pas envie de se coltiner Malefoy et Lestrange, surtout après leur dernière réunion. Ses pas le menèrent à l'extérieur du dortoir, comme une larve se rendant à l'échafaud. Il traîna les pieds dans la Salle Commune, mais accéléra la cadence lorsqu'il entendit Lestrange appeler Tom. Il s'extirpa dans le corridor et marcha à vive allure jusqu'aux appartements de Slughorn.
Il cogna et la porte s'ouvrit sur son professeur. Celui-ci portait ce qu'il devait considérer comme son plus beau costume: des pantalons de velours, une chemise brodée et une robe de sorcier en soi émeraude. Son gros ventre tendait les pans de sa blouse difficilement retenus par des boutons luisants. D'une main sur l'épaule, il invita Harry dans ses appartements. Une salle faisait office de salon, mais une grande table drapée de dentelles, de chandeliers et de couverts argentés décorait la pièce. Quelques étudiants attendaient déjà le début du repas, dont une jeune fille de Gryffondor. Harry la reconnut comme la surdouée en botanique. Elle aidait régulièrement leur professeur de botanique dans la culture des plantes, réussissant à les faire tripler de taille. Elle s'appelait Estelle. Harry savait bien qui elle était, car son nom circulait parmi les Serpentard: elle était une enfant née de Moldus et donc, une Sang-de-Bourbe.
Autour de la table, elle était la seule Gryffondor et Harry eut un sentiment de gratitude envers Slughorn. Certes, son professeur de potions ne s'intéressait qu'aux personnes influentes ou bien aux grandes aptitudes, mais leur sang lui importait peu. Et ça, Harry ne pouvait que l'apprécier. Il se dirigea vers la dernière chaise vide près d'Estelle, y prenant place. La jeune fille leva son regard interloqué, ne comprenant pas pourquoi le garçon s'assoyait à son côté.
— Je peux m'installer ici? lui demanda poliment Harry.
— Comme tu veux, répondit-elle en haussant les épaules.
Harry eut un sourire. Estelle était peu bavarde avec les gens, mais il la soupçonnait de parler avec entrain aux plantes. Installé à sa place, il se trouvait hors de portée de tout nouvel invité. Un sentiment de satisfaction s'éleva en lui lorsqu'il vit Tom arrivé avec ses sbires, le regard braqué sur lui. Il put même observer sa mâchoire tressauter alors que Jedusor s'assit devant lui, de l'autre côté de la table. Tom était furieux de son éloignement.
Le repas se déroula dans un ennui mortel. Harry écoutait tous les étudiants se vanter de leur talent ou bien de leur famille, alors qu'il entamait le dessert au citron, essayant de ne pas cogner des clous. Tom louangeait les mérites de Slughorn.
— Tu t'endors? entendit-il.
C'était Estelle qui venait de lui parler, le visage ensommeillé.
— Oui, chuchota-t-il. J'aimerais mieux me promener dans la forêt interdite que d'être ici…
Estelle eut un léger rire.
— Eh moi donc! Il doit y avoir toute sorte de plantes fascinantes dans les bois.
— M. Evans! Vous ne discutez qu'avec Mlle Green. Vous allez me rendre jaloux! s'exclama Slughorn. Allez, parlez-nous de vous!
Tous les regards se braquèrent sur lui et Harry se sentit pâlir de cette attention.
— Il n'y a rien d'intéressant à dire, répondit-il, mal à l'aise.
Tom le scrutait avec intensité, ses lèvres fines tendues. Il cachait bien ses émotions derrière ce visage qu'Harry ne réussissait pas à interpréter. Voulait-il qu'il fasse attention à ne rien dévoiler ou voulait-il, au contraire, qu'il se plante et en révèle davantage?
— Voyons, M. Evans. Vous avez voyagé avec votre père! Décrivez-nous les paysages que vous avez découverts!
Harry réfléchit un moment, puis il entama son récit. Il raconta les endroits visités, sans toujours les nommer. Il peigna en mots les côtes des Cornouailles à côté de la ville de Tinworth, la forêt de Dean et parla quelque peu de ce qu'il connaissait de la Roumanie grâce à Ron et à son frère Charlie. Il poussa aussi la note en décrivant Little Whinging et la vie Moldue. Son regard s'appuya avec insistance sur Malefoy et Lestrange, mais jamais il n'observa Tom. Et pourtant, ce dernier ne le lâchait pas des yeux: sa cicatrice le démangeait. Puis, il se tut.
— Ma foi! C'est que vous en avez vu du paysage! s'étonna Slughorn. Et tout ça en étudiant la magie avec votre père. Il est incroyable de constater vos talents magiques.
Haussant les épaules, Harry s'empressa de manger une part de son dessert au citron. Dire qu'il avait accepté l'invitation de son professeur dans la seule optique de gagner son estime, mais c'était en quelque sorte chose faite. Il avait déjà accompli son objectif en le mettant en garde d'un étudiant qui lui demanderait des informations sur les Horcruxes. Son impression de perdre son temps ne faisait que s'accroître plus les minutes s'écoulaient. Son vœu de sortir d'ici s'exauça trente minutes plus tard. D'un bond, il se leva de table, salua Estelle d'un signe de main et quitta les appartements de Slughorn pour rejoindre la Salle commune. Il ne vit pas Tom lambiner et rester jusqu'à être seul avec le professeur de potion.
Lorsqu'il pénétra le dortoir, Declan reposait dans son lit, une sucette en bouche, un livre ouvert devant lui. Il sursauta en percevant Harry.
— La soirée est déjà terminée?
— Il est dépassé 22 heures, lâcha Harry.
Declan retourna à sa lecture sans poser davantage de questions alors que Malefoy et Black entrèrent à leur tour dans la chambre. Tous s'installèrent en silence, puis Harry tira les rideaux de son lit à baldaquin, jeta plusieurs sorts de protection et ferma les paupières pour plonger dans le sommeil.
Quelque chose lui titillait le cou. Harry soupira, encore endormi, puis changea de position. Mais la pression se fit davantage et il ouvrit les yeux sous la douleur. Devant lui se trouvait une silhouette ombragée, rehaussée de deux éclats rubis. Tom se tenait trop près de lui, assis sur le bord de son lit. Il peinait à voir ses traits et d'un mouvement incertain, agrippa ses lunettes sur sa table de chevet. Jedusor appuya sa baguette sur sa jugulaire de façon douloureuse. Son regard était meurtrier, sa respiration hachée. Manifestement, il avait réussi à lever tous les sorts de protection.
— Tom? murmura Harry.
— Qu'as-tu fait? siffla-t-il d'une voix venimeuse.
Harry fronça les sourcils d'incompréhension. Il se releva tant bien que mal afin de s'asseoir et de mieux observer Jedusor. Celui-ci le laissa faire sans toutefois baisser ou même éloigner sa baguette.
— Je ne comprends pas de quoi tu parles.
— Slughorn! Tu lui as lavé le cerveau à mon propos!
Une lumière de lucidité traversa son esprit. Ainsi, Tom était resté un peu plus longtemps avec leur professeur de potion dans l'optique de lui poser des questions sur les Horcruxes.
— Alors? insista Tom, avec dédain.
— Jamais je n'ai donné ton nom, rétorqua Harry avec calme. Je l'ai simplement mis en garde qu'un étudiant viendrait peut-être lui poser des questions sur les Horcruxes et qu'il devait s'abstenir de répondre au risque de créer un terrible mage noir.
La baguette de Tom s'enfonça un peu plus dans sa gorge.
— Alors, lui as-tu réellement demandé si tu pouvais séparer ton âme en sept fragments?
— Comment sais-tu que c'est le nombre que je voulais créer?
Harry eut un rire amer.
— Parce que je suis un voyageur temporel, je te rappelle.
Les pupilles de Tom se dilatèrent. Chaque fois qu'Harry lui remémorait sa véritable nature ou bien qu'il usait de son pouvoir, il observait ce fait chez le sorcier. Ça et lorsqu'il était tumultueux à son égard.
— Mais non, je ne l'ai pas questionné sur ce sujet précis, révéla Tom, toujours menaçant. Mais le fait que j'aborde les Horcruxes l'a immédiatement ébranlé et m'a demandé de sortir.
La curiosité d'Harry fut piquée.
— Et que cherchais-tu à savoir?
Tom secoua le menton puis tendit une potion à Harry.
— C'est moi qui pose les questions! Je veux connaître tes véritables intentions! cracha Tom. Alors, tu vas me faire le plaisir de boire cette potion.
Harry observa un instant la fiole au contenu clair comme de l'eau devant lui: du Veritaserum.
— Non! Je refuse, siffla-t-il.
Sans s'y attendre, Tom lui lança un sort:
— Imperio!
Les rideaux ainsi que son lit s'effacèrent peu à peu. Bientôt, il ne resta qu'une voix excitée qui lui parlait doucement. Cette voix était agréable, magnifique. Harry l'avait déjà entendu quelque part, mais il ne réussit pas à s'en souvenir. Et la voix lui demanda de boire la potion se trouvant dans sa main. Alors que ses doigts se portèrent avec lenteur à sa bouche, ceux-ci s'arrêtèrent. Il n'avait pas envie de l'ingurgiter. Il refusait de suivre les ordres de la voix, aussi mélodieuse pouvait-elle être.
— Bois la potion, entendit-il avec plus de force. Ne t'inquiète pas, personne autre que moi sera témoin ce que tu diras. J'ai protégé ton lit de plusieurs sorts.
Mais la conscience d'Harry se fit de plus en plus opposante et d'un coup, il lâcha le flacon. Son environnement devint plus net et il secoua la tête pour retrouver ses esprits. Devant lui, il vit Tom le regarder avec étonnement, meublé d'admiration, la baguette baissée.
— Tu résistes à l'Imperius?
Les mots glissèrent sur lui comme l'eau sur la roche. Son estomac se tordit, ses mains se crispèrent. Jedusor avait utilisé un sortilège interdit sur lui. Sa magie s'éleva autour de lui, pétillante. Puis, sans pouvoir s'arrêter, il le gifla au visage.
— Plus jamais, tu m'entends! Plus jamais tu n'emploies un sort impardonnable sur moi!
Les yeux écarquillés, Tom caressa sa joue endolorie. Les muscles de sa mâchoire se crispèrent, ses sourcils se renfoncèrent, même sa magie s'éleva. Mais étrangement, il ne bougea pas, le regard fixé sur les draps du lit.
— C'est mal, Tom! tonna Harry. Tu ne peux pas me forcer à faire quelque chose. En plus, tu voulais utiliser du sérum de vérité! Pourquoi? Que cherchais-tu savoir? Pose-moi la question à la place!
D'un geste possessif et vif, la main de Tom se glissa derrière la nuque d'Harry pour l'empoigner avec fermeté. Harry émit un gémissement sous cette prise incongrue.
— Je veux TOUT savoir! gronda Tom. Qui tu es, ce que tu me veux et si je peux te faire confiance avec tes idées absurdes!
— Mais je te l'ai dit: je suis ton Horcruxe, gémit-il alors que Tom l'empoignait avec encore plus de force.
— Et avec ton comportement perfide, tu m'as empêché d'en apprendre davantage auprès de Slughorn!
— Et que voulais-tu savoir?
— Si un Horcruxe vivant était immortel ou s'il mourrait comme tous les humains! siffla-t-il. Tes pensées morbides sur la mort… Je dois trouver un moyen pour t'empêcher de te faire du mal. Tu es une partie de moi, je ne peux pas te permettre de disparaître!
Harry fut abasourdi. Comment la situation pouvait-elle changer à ce point? Comme si Tom ne cherchait plus l'immortalité pour lui, mais bien pour Harry. Jedusor détenait déjà un Horcruxe: son journal. Et maintenant, il possédait Harry. Et celui-ci était certain que le morceau d'âme en lui répondrait à son devoir advenant le cas où Tom périrait. Il le sentait au plus profond de lui, et ce, même s'il provenait du futur. Alors, avait-il abandonné l'idée de créer d'autres Horcruxes suite à la découverte de son possible avenir? Avait-il décidé de rester à ce faible nombre pour garder une certaine stabilité mentale?
— Un Horcruxe humain n'est pas immortel, répondit Harry.
Il ne mentait pas. Après tout, avant de devenir le Maître de la mort, Harry vieillissait et aurait fini par décéder comme tout le monde.
— Mais ton morceau d'âme vivra en moi tant que je serai de ce monde. Et, dit-il sur un ton qu'il voulait plaisantin, je suis encore jeune. Alors, pas d'inquiétude.
Tom fronça les sourcils, sceptique.
— Écoute, ajouta Harry. Nous sommes en désaccord sur plusieurs points, j'ai même voulu te tuer, et je connais nombre de tes secrets. Je peux comprendre que tu te méfies de moi. Mais…
Ses mains devinrent moites. Ses joues se colorèrent. Il remercia mentalement la noirceur du dortoir.
— J'ai décidé de t'aider. J'aimerais te faire comprendre ce qu'est l'amitié, l'amour, toutes ces émotions positives qui te font défaut. Alors, et je me sens égoïste de te demander ça, j'aimerais que tu essaies de me faire confiance. Je ne changerai pas mes valeurs, mais je te jure de te dire ce que je pense réellement.
Les yeux de Tom le considéraient avec une totale attention. Encore une fois, Harry eut l'impression d'être le centre de son univers et il réalisa avec amertume qu'il appréciait cette sensation.
— À ton tour de me promettre quelque chose, l'intima Jedusor, les pupilles engloutissant l'entièreté de ses iris. Je ne veux plus que tu joues les martyrs. Si tu en ressens le besoin, tu accours me voir.
Le froid envahit la nuque d'Harry. Tom venait de le relâcher.
— Couche-toi, il est tard.
Harry s'exécuta pendant que Tom releva les couvertures jusqu'à son menton. Il lui retira même les lunettes de son nez avec une délicatesse bien différente de sa poigne plus tôt. Puis, il demeura là, assis au bord de son lit.
— Tu ne pars pas? marmonna Harry, malaisé par la situation.
— Si, mais j'ai besoin de réfléchir et… j'ai besoin de rester près de toi encore un peu.
Cette révélation le secoua et, avec agitation, se retourna pour ne plus voir Tom. Il ne sut combien de temps il logea son espace, mais bien longtemps, car Harry eut les yeux cernés le lendemain matin à force de ne pas dormir.
Et voilà? Comment trouvez-vous l'évolution entre eux?
J'espère que vous appréciez. Je ne peux dire quand le prochain chapitre sortira, mais pas d'inquiétude, je n'abandonne pas l'histoire.
À la prochaine!
