Lagasy Hello! Merci pour ton commentaire, c'est très gentil ^^ ! Hm, je dirai que ça fera autour de 15 chapitres maximum, je ne sais pas encore comment je vais découper la fin pour le moment ! Je n'avais pas prévu une très grosse histoire et la prochaine qui commence à se tisser dans ma tête devrait faire dans ces eaux là aussi.

Je pensais avoir un chapitre d'avance mais je crois que je ne me focus pas assez si je prends trop mon temps donc j'ai décidé de publier en avance, voir si ça résout mon problème :).

J'espère que vous aimerez celui ci, j'ai essayé de faire quelque chose d'un peu doux.


"Il fait aussi froid à l'intérieur que dehors," songea Hermione en réprimant le frisson qui la glaçait jusqu'à l'os.

"Le salon est au bout du couloir. J'arrive." Draco disparut dans ce qui semblait être la cuisine.

Elle avança lentement sur le parquet grinçant. L'odeur de l'appartement, un mélange de bois et d'ambre, lui rappela celle des bibliothèques. Une senteur qui calma le nœud involontaire dans sa poitrine.

Elle pénétra enfin dans la pièce principale, bien loin du faste qu'elle avait pu imaginer. Celle-ci était grande mais peu chargée. Un canapé et des fauteuils en cuir sombre encadraient un feu éteint dans l'âtre, tandis qu'à l'autre bout, un phonographe reposait près d'un petit piano. Autour d'eux, des livres s'entassaient à même le sol sans logique aucune. Visiblement, Draco n'avait pas pris la peine de trouver de quoi les ranger. Pourtant, de cet apparent chaos se dégageait quelque chose de vivant presque chaleureux, contrastant avec le dépouillement des lieux.

Son regard s'attarda sur une pile posée près de la malle qui faisait office de table basse. La sélection y était plutôt hétéroclite : poésie, fantastique, traités philosophiques… Elle en attrapa un perché au somme. Celui-ci, à sa surprise, avait été écrit par un né-Moldu. D'abord ravie de voir un tel ouvrage dans sa bibliothèque, son cœur se serra pourtant, la ramenant à des sentiments qu'elle aurait préféré oublier.

Sang-de-bourbe.

Elle revit la bouche vipérine de Draco se tordre avec dégoût en déversant ces mots sur elle, le visage envahi par une expression odieuse. Elle reposa le livre. Il n'était plus cet homme-là, elle le savait. Mais le souvenir indésirable la dévora pendant un bref instant.

Un mouvement dans l'embrasure du couloir la ramena au présent. Draco apparut, le regard brumeux. Sa cravate avait disparu, son col entrouvert dévoilait la ligne tendue de sa gorge. Les gouttes d'eau qui perlaient encore sur sa peau trahissaient un passage sous l'eau froide. Il fit disparaître discrètement la bouteille de Pur-Feu et s'assit sur le canapé après avoir déposé deux tasses devant eux. Hermione, elle, s'installa à même le tapis, laissant ses pieds s'enfoncer dans la douceur laineuse. Une odeur de chocolat et d'épices embauma l'air lorsque Draco versa le contenu du thermos. Il haussa un sourcil. Le chocolat chaud n'était pas une boisson qu'il avait l'habitude de consommer, mais il porta tout de même la tasse à ses lèvres, laissant la chaleur sucrée envahir sa gorge.

"Pas mauvais, ce breuvage de la paix, Granger," concéda-t-il d'un ton léger.

Un sourire éclaira le visage d'Hermione, et il sentit une chaleur inattendue s'insinuer dans sa poitrine. Quelque chose dans la courbe de ses lèvres, dans ses faussettes qui se creusaient, plongeait son âme dans un maelström d'émotions confuses. Au diable ce cœur traître.

"Tu veux même dire qu'il est délicieux, non ?" le corrigea-t-elle, faussement innocente.

Elle serra sa tasse brûlante dans ses mains, espérant contrebalancer le frémissement glacé qui lui parcourait la colonne vertébrale. Draco le remarqua, car il se leva pour saisir sa baguette.

"Tu es gelée, je ne m'en étais pas rendu compte."

Il avait l'habitude de ce genre de température, et ce soir, l'alcool qui dansait dans ses veines n'arrangeait rien.

Ignis, murmura-t-il en direction de la cheminée. Une lueur vive jaillit et le feu renaquit dans l'âtre, léchant avec avidité les bûches restantes.

"Ça va se réchauffer, mais tu peux prendre ça en attendant."

Il attrapa un plaid posé sur l'accoudoir et le lui tendit. Lorsqu'elle le saisit, il l'aida à l'enrouler sur ses épaules. Sa prévenance lui fut agréable.

La jeune femme farfouilla ensuite dans sa sacoche puis glissa le jeu de tarot sur la table.

"Il est magnifique," dit-elle en effleurant du bout des doigts les motifs gravés sur la boîte. "D'où vient-il ?"

"Ce n'est pas grand-chose. Des îles de Farne, au nord-est d'ici."

"C'est loin... qu'est-ce que tu faisais là-bas ?"

Hermione approcha l'objet un peu plus près de son visage pour l'admirer, appréciant les pleins et déliés de l'ouvrage.

"Le travail. Je me suis dit que tu aimerais," admit-il en haussant les épaules. "Et surtout, que tu pourrais prendre ta revanche sur un autre jeu."

"C'est une invitation ?"

Un sourire effleura les lèvres de Draco — un sourire de renard, calculateur et amusé.

"Un défi."

Elle ne releva pas, mais il vit bien l'ombre de satisfaction qui traversa son expression.

Une fois ouverte, la boîte révéla un élégant jeu de cartes. Sur un fond noir profond, des lignes dorées et délicates, presque éthérées, traçaient des animaux marins entrelacés de motifs aquatiques et végétaux. Avec délicatesse, elle en extirpa les arcanes majeurs et les mélangea pour les tendre à Draco.

"On ne peut pas y jouer, car nous ne sommes que deux. Mais on peut toujours l'utiliser autrement. Tiens, tire une carte. Juste pour voir !"

L'étincelle qui dansait dans son regard était contagieuse. Elle semblait bien trop excitée à l'idée de faire ce tirage, ce qui amusa Draco, qui céda dans un soupir feint.

"Je vais vraiment finir par penser que les cours de Divination n'étaient pas si mauvais. Voyons donc tes talents d'oracle."

Il tendit la main pour piocher. Une méduse inversée, ornée de motifs dorés, se dévoila, accompagnée du chiffre 12.

"Oh… Le Pendu, tiré à l'envers. Je comprends mieux le tête-à-tête avec le Pur-Feu," plaisanta-t-elle en resserrant le plaid contre elle.

Les joues de Draco se teintèrent légèrement de rouge, mais Hermione fut incapable de dire si c'était l'effet de l'alcool ou bien de sa remarque.

"Ça va," pesta-t-il, un brin contrarié. "Qu'est-ce que ça signifie exactement ?"

"Hm, ça peut vouloir dire plusieurs choses." Sa voix se fit douce, presque distraite. "Une autre carte pour affiner le tirage ?" Elle les lui tendit à nouveau.

"Si ça peut te faire plaisir." Cette fois, il les observa plus attentivement, la main hésitante, avant d'opter pour celle tout à droite.

Hermione scruta la carte révélée.

"18. La Lune." Elle sourit, presque attendrie. "Décidément, Malefoy, c'est compliqué ce soir."

Draco roula des yeux avant de se pencher vers elle, mi-exaspéré, mi-curieux.

"Et donc, qu'est-ce que tout ça veut dire, Madame Trelawney ?"

Une expression espiègle affleura sur son visage alors qu'elle laissa courir ses doigts sur le dos des cartes.

"C'est délicat." Elle se reconcentra. "Ça parle de confusion, d'incertitude. Peut-être un sacrifice à faire… ou une difficulté à lâcher prise."

"Quelle clairvoyance incroyable." L'ironie fleurit sur sa langue, trop légère pour être acerbe. "Un oracle à la hauteur des circonstances," railla-t-il en s'enfonçant dans le canapé.

Un silence s'installa. Hermione s'attarda un instant sur les cartes, comme si elle voulait aller plus loin, et leva les yeux vers Draco, cherchant une réaction.

"Rien de bien nouveau," reprit-il. "Une situation familiale qui périclite et qu'il faut redresser, qu'importe ce que ça me coûte. Pour pimenter le tout, ajoute une affaire professionnelle qui a dérapé, et me voilà prêt à aller consulter Karswic sur Esher Street demain."

"Karswic ? Le gobelin véreux qui a évité la prison simplement parce qu'il connaît les petits secrets de tout le monde ?"

"Lui-même. On dit qu'il devient de plus en plus cinglé avec le temps. Il adore rappeler à ses "clients" qu'ils sont à sa merci, et je sais déjà qu'il va m'extorquer une somme faramineuse. En gallions ou en secrets, j'imagine," répondit Draco avec un soupir las.

"Méfie-toi de lui. Il y a peut-être d'autres personnes qui pourraient t'aider ?"

Tout à coup, Hermione parut soucieuse. Elle devinait que quelque chose lui pesait, mais il resta évasif et se perdit dans la contemplation des flammes. Elle n'insista pas.

"La Lune, c'est aussi l'intuition. Peut-être que tu devrais l'écouter un peu plus," conclut-elle.

Draco glissa encore un peu plus dans le canapé, si bien qu'il finit complètement allongé sur la méridienne, la tête enfoncée dans l'un des coussins.

Écouter son intuition ? Ce serait bien la pire idée. Son avenir ne devait surtout pas dépendre de cet instinct malavisé qui le poussait à courir loin de ses obligations. Ses yeux se fermèrent. L'alcool lui donnait envie d'oublier, de se laisser happer par la chaleur du feu et la présence d'Hermione. De ne plus penser. Mais la douceur entre eux l'enveloppait déjà plus qu'il ne l'aurait voulu. Dans une autre vie, une où il n'y avait rien à racheter, où il n'avait pas de poids à porter…aurait-il pu tomber amoureux ? La pensée le foudroya. Ce n'était pas le moment. Il fallait changer de sujet, se raccrocher à quelque chose de tangible. Avant qu'il ne s'égare.

"Mais tu ne m'auras pas comme ça, Granger," lâcha-t-il d'une voix rauque, en tendant la main pour écarter distraitement une mèche rebelle de ses yeux. "Tu devais m'expliquer ce que tu m'as donné à la place d'une des potions."

Dans une ritournelle appliquée, elle fit tourner sa cuillère dans ce qui lui restait de chocolat chaud.

Elle allait tout lui dire, et il ne la laisserait pas s'esquiver : "Ça commence à faire beaucoup, tu ne trouves pas ?"

Elle inspira doucement.

"En fait… pour tout te dire, je faisais des recherches pour mes parents."

Sa propre voix lui sembla lointaine, comme si elle n'émanait pas vraiment d'elle.

"Tu sais, je leur ai lancé un sortilège d'Oubliettes avant la guerre… et il n'a jamais complètement disparu. Parfois, ils oublient des choses importantes. Parfois, ils m'oublient moi, même si ça ne dure pas." Son ton se brisa sur la dernière phrase, mais elle continua. "J'ai cherché à créer quelque chose qui compense ce que je leur ai enlevé, qui leur permette de revivre nos moments heureux. Mais la magie émotionnelle, c'est toujours délicat à manier."

Draco ne s'attendait pas à cette confession, et il regretta aussitôt de l'y avoir poussée.

"Je ne savais pas. Je suis désolé."

Elle sentit qu'il était sincère, mais ne parvint pas à affronter son regard, comme s'il était capable de voir au-delà, de mettre son âme à nu. Alors, elle s'allongea à ses côtés, le visage tourné vers la cheminée, pour dissimuler le voile humide de ses yeux. Elle refusait de pleurer. Elle refusait de paraître vulnérable.

"Pour le moment, c'est encore imparfait. Disons que les effets ne sont pas tout à fait ceux que je cherche, mais je ne pense pas être loin."

"Si ça peut aider, ce que j'ai rêvé… ce n'était pas un souvenir. Mais c'était… bien." Il s'en mordit immédiatement la langue. Connard.

Il ne pouvait pas la voir, mais il sentit le corps d'Hermione se figer, consciente qu'ils flirtaient avec l'inavouable. Elle savait parfaitement de quel genre de rêve il parlait et elle doutait qu'il en ait pleinement conscience.

"Tant mieux." Sa voix fut à peine audible, tandis qu'elle s'efforçait de se calmer. Elle refusait de mettre des mots sur ce qui s'agitait en elle.

Un autre silence s'étira. Draco reprit, hésitant : "Est-ce que c'est la raison pour laquelle tu sembles parfois un peu… lointaine ? Ou peut-être que j'ai bu trop de whisky et que je ne sais plus tenir ma langue."

Il posa la main sur son front, partagé entre une inquiétude sincère, l'envie de prolonger cette intimité fragile, et la peur d'outrepasser ce qu'il pouvait ou devait dire.

Hermione releva les yeux vers lui, une lueur indéfinissable dans le regard.

"Ça se voit tant que ça ?"

Il esquissa un sourire, infime : "Disons que j'ai appris à reconnaître les signes."

Découvrir la brillante Hermione Granger dans une herboristerie, perdue à des lieues de sa glorieuse carrière, c'était déjà pour le moins surprenant…

Elle hésita un instant, mais le fait qu'il ne puisse pas vraiment la voir la rassura.

"Disons simplement qu'après Poudlard… j'avais des idées plein la tête. Je voulais changer le monde, faire la différence, alors j'ai rejoint le ministère. La réforme des lois sur les créatures magiques, la défense des minorités… Ça me semblait si évident. Mais ça ne fonctionne pas comme ça."

Sa poitrine s'abaissa doucement dans une longue et profonde expiration.

"Le ministère est un monstre bureaucratique, lent, étouffé par les compromis, rongé par l'hypocrisie et un cynisme latent. Petit à petit, j'ai perdu ma lumière. Ça m'a consumée de l'intérieur, sans même que je m'en rende vraiment compte. Même les victoires finissaient par avoir le goût de la cendre. Mais j'ai continué, jusqu'à ce que je m'effondre."

Draco l'écouta en silence, ses doigts jouant avec la chaîne du pendentif contre son torse.

Elle reprit, la voix plus douce, plus triste aussi : "À côté de ça, Ron et moi… La vie fait et défait les choses, je suppose. Il est parti il y a environ un an."

Draco inclina légèrement la tête. Malgré l'alcool qui assouplissait sa langue, il se retint de tout commentaire. Il ne comprendrait jamais. Weasley était un idiot.

"Harry, lui, a fondé sa famille… Je suis heureuse pour eux, vraiment. Ils ont construit une vie paisible, et moi, je me suis retrouvée seule. Pas que je n'aie pas d'amis, mais… peu importe. Maintenant, je suis une enfant aigrie patentée," lâcha-t-elle dans un petit rire qui se mua en sanglot sur ses lèvres.

"Et la boutique ?" demanda-t-il finalement, repoussant le sujet avant qu'elle ne s'y engloutisse tout à fait.

"C'est mon havre, mon laboratoire, mon petit monde à moi. Loin de tout. Mais parfois… parfois, ça me semble aussi vide que le reste."

Draco ne répondit pas immédiatement. Les paroles de la jeune femme trouvèrent écho en lui, réveillant une ancienne douleur. Lui aussi avait été dévoré par ce vide insidieux, chaque jour un peu plus vorace.

Finalement, il murmura : "Peut-être que ce vide, il faut juste apprendre à le combler autrement."

Un tourbillon de mots sembla vouloir franchir la bouche d'Hermione, mais elle le contraignit à mourir dans sa gorge.

"Peut-être. Mais avant d'y réfléchir, se perdre en écoutant un peu de musique me paraît une bonne idée."

Elle se redressa et s'enfuit presque vers le phonographe, déplaçant le saphir de la tête de lecture contre les sillons du disque. Un léger craquement annonça les premières notes d'une mélodie atmosphérique.

"Du Cassiopée. C'est très chouette…"

Elle s'interrompit en entendant le bruit des pas de Draco derrière elle. Lorsqu'elle se retourna, il était là, tout près. Pour la première fois, elle prit conscience de combien elle paraissait petite à ses côtés, de sa présence qui occupait tout l'espace autour d'elle.

"Ça va ?" demanda-t-il en posant une main sur son bras.

"Oui. J'étais un peu mélodramatique, désolée. C'est juste que… je ne pensais pas que ça me remuerait autant."

Les yeux gris de Draco trouvèrent les siens. Il ne savait pas si elle ressentait la même chose. Cette électricité fragile, ce point de bascule. Une partie de lui céda à cet instant.

"Viens."

Il s'attendait à ce qu'elle recule. Elle devait reculer.

Mais elle n'en fit rien.

Alors, il l'attira contre lui.

Dans la chaleur de son corps, elle se perdit, le visage niché contre son torse. Les battements sourds du cœur de Draco résonnèrent en elle. Ou peut-être était-ce le sien. Elle ne savait plus.

Draco enfouit son visage dans ses cheveux bruns, son nez caressant la courbe de son cou. Ils avaient l'odeur des roses anciennes, légèrement surannées, un brin prétentieuses, mais infiniment douces. Dans un geste aussi tendre que désespéré, il resserra son étreinte autour d'elle.

Demain, il redeviendrait lucide. Ce soir, il la laissait croire que c'était elle qui s'appuyait sur lui.

Le cœur d'Hermione s'apaisa dans la douceur de l'instant. Ce soir, il est son ancre dans la tempête, son souffle quand le sien s'arrête.

Elle n'aurait su dire combien de temps ils restèrent là, lovés l'un contre l'autre, sans parler, sans bouger. Rien d'autre que la musique, que le temps qui s'étirait lentement vers le petit matin. Ses paupières devinrent lourdes, son corps se détendit contre le sien.

"Tu es épuisée."

Elle n'eut pas la force de répondre et se contenta d'un hochement de tête.

Draco la guida doucement vers le canapé, ses mains glissant sur ses épaules alors qu'il l'aidait à se coucher. Il attrapa le plaid et le tira sur elle avec précaution. Elle murmura quelque chose qu'il ne comprit pas avant de s'abandonner au sommeil, dans les bras de Morphée cette fois-ci.

Il se demanda ce qu'il était pour elle. Il n'était pas certain de vouloir connaître la réponse. Il ne savait pas ce qui était le plus troublant. Le fait qu'elle lui ait offert sa confiance. Ou le fait qu'il ne veuille pas lui donner de raison de regretter.

Fixant les braises mourantes, Draco s'assit à son tour.

Le brouillard s'était dissipé.

Il ne fallait pas qu'elle s'attache à lui.

Non.

Il ne fallait pas qu'il s'attache à elle.

Mais c'était déjà trop tard.

Ce soir, il avait mis un pied en enfer.