Petit mot de l'auteure : j'inaugure le recueil avec un texte cadeau pour Sifoell !

Je précise que je n'ai vu que la série donc je ne tiendrais pas compte des livres

Personnages : Kate, Mary

Contexte : Saison 2


Dès qu'elle avait posé les yeux sur elle, Mary s'était immédiatement rendu compte que Kate était une petite fille incroyablement forte. Sa première impression ne s'était pas démentie.

L'enfant n'arrêtait pas de courir partout, de grimper aux arbres, de défendre ses convictions, même quand il était clair qu'elle ne faisait guère le poids contre son opposant. À chaque fois qu'elle défiait de ses deux grands yeux tous ceux qui la contrariaient, Mary retenait un petit sourire attendrit. Elle avait une volonté de fer que rien ne pourrait briser, elle en était sûre.

Pourtant, cette nuit-là, lorsque Mary se leva, elle entendit un reniflement en provenance du couloir.

La femme se dirigea vers la chambre où dormait Edwina mais se rendit compte que le bruit ne provenait pas de là. Il avait été émit dans la pièce d'à côté, à savoir la chambre de Kate. Soucieuse, elle ouvrit la porte doucement. Ce qu'elle pu distinguer malgré le noir lui brisa le cœur. La petite fille était en larmes.

- Kate, chérie, que se passe-t-il ? Demanda-t-elle en s'approchant.

- Père est fatigué... J'ai peur qu'il parte... Et que je sois seule...

Le cœur de Mary se serra devant la phrase. Ils avaient tout fait pour cacher l'état du patriarche mais Kate avait bien deviné que son père était malade. Elle grandissait tellement vite, se faisait plus intelligente chaque jour... D'ordinaire, elle était fière de le constater, mais ce soir, ce fait l'attrister. Elle ne voulait pas que Kate perde son innocence, mais comment pourrait-elle lui mentir quand elle la regardait avec une telle lueur ?

- Père est fatigué, oui, confirma-t-elle. Il va se battre pour rester avec nous. Mais Kate... tu sais que tu ne seras jamais seule. Tu as Edwina. Tu m'as moi.

- Mais vous n'êtes pas ma pas mère... Vous ne vous occupez de moi que parce que vous aimez Père.

La sincérité dans sa voix prouva à Mary qu'elle pensait sincèrement à ce qu'elle disait. Elle se fustigea mentalement qu'avait-elle fait pour que Kate croit qu'elle pourrait un jour l'abandonner ? Ou plutôt, que n'avait-elle pas fait ? Elle songea un instant à ses mots ou actes, mais chassa cette pensée de son esprit. Elle aurait tout le temps d'améliorer son comportement. L'essentiel pour l'instant était de la rassurer.

- J'aime votre Père de tout mon cœur, oui. Mais je vous aime de tout mon cœur aussi. Je vous aimé dès que je vous ai vu, avec vos yeux si expressifs et votre petit caractère. Chaque jour qui passe me confirme l'amour que je vous porte. Vous n'avez pas mon sang, mais vous avez mon cœur. C'est ce qui importe le plus. Alors jamais je ne vous abandonnerais. D'accord ?

- D'accord, souffla Kate avant de s'endormir.

Quand elle se réveilla le lendemain, Mary était encore à son chevet. Comme elle le lui avait promit, elle ne l'avait pas abandonnée.