Bonjour,
Depuis un petit moment je voulais faire une fanfic sur Haurchefant x ma guerrière de lumière. Je suis désolé d'avance si il y a des incohérences par rapport à cette magnifique extension qu'est « Heavensward » mais j'ai la flemme de me retaper toute l'extension et j'ai envie de la faire à ma sauce.
Une jeune aventurière de la race des « Viéras » prénommée « Lakshmi » était en fuite en direction du Coerthas avec des deux amis Alphinaud et Tataru.
- Ça va, Tataru ? demanda le jeune homme aux cheveux blancs.
- C'est dur… le froid du Coerthas est redoutable… mais nous n'avons pas le choix… nous devons trouver des alliés et un refuge pour nous y cacher en attendant.
- Et toi, Lakshmi ?
- J'essaie de tenir le coup… il faut qu'on atteigne coûte que coûte notre destination.
Ils n'étaient pas habitué à ce froid et leur départ précipité depuis la ville de Ulda, ils ne purent prendre des habits chauds. La petite lalafell tomba de fatigue, le jeune Alphinaud la porta.
- C'est peine perdu…
L'héroïne d'Eorzéa lui donna un peu de son éther.
- Lakshmi ?! Mais qu'est-ce que…
- Tu vas avancer avec Tataru jusqu'à Haurchefant et lui expliquer ce qu'il s'est passé… en espérant qu'il soit de notre côté…
- Mais et toi ?
- Je suis celle qui a vaincu les primordiaux… il ne va rien m'arriver…donc tu vas avancer un peu plus vite et utiliser un sort de feu pour vous réchauffer, avec l'éther que tu as reçu cela devrait être suffisant, il faut penser à Tataru avant tout.
- Merci, mon amie ! Je vais revenir avec des secours ! Continue d'avancer !
Le jeune Leveilleur se sentait en meilleur forme et accéléra le pas.
Alphinaud arriva en dans les hautes terres de Coerthas et demanda une audience avec Sire Haurchefant.
- Messire Leveilleur ! Oh mais et cette jeune femme ? Que vous est-il arrivé ?
Le plus jeune des héritiers expliqua la situation rapidement et ce qui était arriva à Ulda.
- Venez vous réchauffer mais… vous êtes venu seuls ?
- Non ! Il faut absolument secourir Lakshmi ! C'est grâce à elle que nous avons pu arriver jusqu'ici, elle m'a donné de l'éther !
Tataru se réveilla au même moment.
- Où est-ce qu'on est ?
- Tataru ! Nous sommes chez Sire Haurchefant.
- Je me suis évanouie… j suis désolé…et Lakshmi ?
- Elle m'a donné de l'éther pour que je puisse te ramener au plus vite…
- Mais ? Il faut aller la sauver ! Quelle idiote ! Urianger et Yshtola m'ont donné ceci !
La petite lalafell tendit une boussole à Sire Greystone.
- C'est un détecteur d'éther, bien qu'il y ait des créatures dotées de magie… je doute qu'elles resteront dans le blizzard… on pourra trouver Lakshmi… rapidement…
- Qu'on prépare tout pour qu'ils se réchauffent, repas, boissons, bains, lit et habits chauds ! ordonna-t-il avant de sortir du bâtiment.
- Mais Sire… essaya d'interpeller le plus âgé des jumeaux.
- Sire Haurchefant, le blizzard commence ! cria l'un de ses servants.
Mais trop tard, il prit son chocobo noir et fonça hors de l'enceinte du bâtiment.
Notre héroïne avançait tant bien que mal dans la neige, le blizzard s'était levé et se faisait de plus en plus fort. Elle espérait que ses compagnons purent arriver à bon port et saufs. La jeune Viéra avançait avec peine dans la neige, le froid et la fatigue prenaient de plus en plus le dessus.
De son côté, le Sire essayait aussi d'avancer tant bien que mal en direction de Ulda. Bien qu'il connaisse bien la région, le blizzard qui s'intensifiait de plus en plus, n'arrangeait pas les choses et le détecteur d'éther n'indiquait rien ; le chocobo avait aussi de plus en plus de peine à avancer.
- Courage, mon ami ! Je te promets que tu auras tout le fourrage et un bon bain qui t'attendra dès que nous aurons récupéré notre championne !
- Kweh !
Tataru et Alphinaud avaient pris un repas et un bain chaud, ils étaient autour d'une tasse de thé.
- Je suis inquiet pour Lakshmi…
- Moi aussi… je ne peux pas rester comme ça…
- Nous devons faire confiance au Sire, il connaît la région mieux que nous et nous avons assez de problèmes à résoudre, Tataru… il faut que nous trouvions une solution avec ce qu'il s'est passé.
Un bon moment passa, le fils du Comte Fortemps continuait son chemin tant bien que mal et s'était accroché à son chocobo pour avoir un peu plus chaud.
- À ce rythme, Lakshmi va y passer… et le détecteur…
Au moment où il le regarda, il vit une faible lumière émanant du détecteur, il le tourna dans plusieurs directions pour pouvoir localiser la source ; quand il eut trouvé, il ordonna à son chocobo d'accélérer.
Ils parcoururent une bonne distance mais la lumière sur le détecteur devenait de plus en plus forte, le jeune noble balaya du regard le paysage et vit une espèce de tâche noire au loin et courut jusque vers elle. Il vit avec horreur que c'était la Viéra qui s'était évanouie et recouverte d'une partie de neige.
- Lakshmi !
Le jeune homme à la chevelure bleue enleva la neige, prit son arc sur son dos et porta l'héroïne d'Eorzéa ; il se dirigea vers une cabane de chasse qui se trouvait un peu plus loin.
Haurchefant trouva la bâtisse, il la connaissait car avec il venait souvent jouer petit avec Francel, il ouvrit la porte d'un coup de pied avec son chocobo et la guerrière de lumière dans ses bras.
- Au moins, nous serons à l'abri du blizzard…
Le chocobo alla se mettre dans un coin de la seule pièce de la maison, Haurchefant sortit une couverture de la selle de son volatile.
- Quel idiot… je prévois que le minimum… faudra que je pense vraiment à préparer de quoi camper… si une occasion comme celle-ci se représente…
Il avait posé la jeune femme contre le mur mais vit avec horreur que celle-ci saignait au niveau de la taille et son corset pressait la blessure. Il l'allongea à terre mais il fut très vite déstabilisé par ce qu'il voyait, la jeune femme avait une des tenues néo-ishgardaises mettant en valeur les formes de son corps, remontant sa poitrine et laissant un généreux décolleté, le corset lui affinant la taille terminant par une ouverture courte sur le devant avec des volants.
Bien que ce n'était pas la première fois qu'il voyait le corps d'une femme car il avait déjà goûté aux plaisirs charnels, voir celui de son héroïne le gêna au plus au point, il avait l'impression de pénétrer dans une zone de son intimité.
- Allons, Haurchefant.. ce n'est pas la première fois que tu vois le corps d'une femme, bon sang ! je dois faire vite… elle saigne et la température de son corps chute !
La jeune femme ouvrit les yeux mais elle était complètement dans les vapes.
- Sire…
- Ne parlez pas. Je vais vous soigner…
- Qu'est-ce que…ma tête… murmura la jeune femme qui sentait sa tête lourde.
- Ne m'en veuillez pas… mais je vais devoir déchirer votre corset… pour soigner votre blessure…
- J'ai dû me défendre contre un ours, il a réussi… à me blesser… dit-elle en gémissant.
Le noble déchira le tissu ainsi que le corset et vit que la blessure semblait assez profonde, il déchira un bout de sa manche.
- Lakshmi !
- Oui… gémit-elle à nouveau.
Avec cette voix gémissante qu'il trouvait sensuelle et la vue du corps de la jeune femme, il perdait de plus en plus ses moyens.
- Tenez ce tissu… le temps que je prépare un feu pour nous réchauffer et que je vous soigne.
Quelques minutes plus tard, un petit feu prit forme et se dirigea à nouveau vers la jeune femme, elle semblait toujours sonnée, il enleva sa main et vit que le tissu était rouge sang.
- Tenez bon encore quelques minutes !
Il retourna vers le feu et souffla dessus plusieurs fois pour attiser les flammes, quand le feu prit bien, il retourna à nouveau vers la guerrière de lumière.
- Sire…
- Lakshmi… je vais cautériser la plaie… ce ne sera que temporaire… il faudra recoudre la blessure plus tard…
- Si vous voulez… je ne suis plus apte à quoique ce soit… j'ai mal… et j'ai froid…
Le noble sortit une petite dague qu'il gardait au niveau de sa jambe et la plaça quelques minutes dans les flammes. Quand il jugea que la lame était à bonne température, il se dirigea vers la Viéra.
- Vous êtes prête ?
- Oui…
Il posa la lame brûlante contre la blessure de celle-ci qui hurla de douleurs durant plusieurs secondes.
- Aaaaahhh !
- Tenez bon ! dit-il en pressant toujours la lame.
Le fils illégitime de comte enleva ensuite son armure pour déchirer sa tunique en coton en plusieurs bout pour pouvoir faire un bandage et le mettre autour de la taille de la jeune femme. Il enleva complètement le corset de celle-ci, il serait dangereux de lui remettre car cela presserait et ouvrirait la blessure. Il devait se contrôler mais ses yeux parcoururent ses courbes qui lui semblaient si parfaites, même ses anciennes conquêtes n'avaient rien à envier que celui de la guerrière de lumière qu'il trouvait déjà très belle ; le jeune noble banda sa taille en faisant attention de ne pas toucher les seins de l'héroïne car celle-ci était maintenant en sous-vêtements, plaça la jeune femme avec la seule couverture qu'ils possédaient vers le chocobo qui s'était endormi et remit son armure froide.
- Voilà… vous êtes tirée d'affaires pour l'instant…
Une bonne demi-heure passa, Haurchefant s'était assis à côté de la guerrière et somnola jusqu'à que son visage touche l'armure froide du chevalier et la réveilla. Du moins, un petit peu car elle était toujours dans les vapes.
- Sire…
- Lakshmi… ça va ?
- J'ai si froid… et vous ? Votre armure…
- Pardonnez-moi, Madame…
- Au diable, les politesses… s'il vous plaît… venez…et enlevez-moi cette armure si froide dit-elle en ouvrant la couverture.
- Mais enfin…
- Haurchefant… s'il vous plaît… dit-elle en gémissant.
Il s'exécuta et enleva son armure se retrouvant torse nu, la Viéra se tourna contre lui et essaya de l'enjamber, il l'aida instinctivement. Le fils illégitime devait se contrôler, son corps collé contre celui de la jeune femme et les gémissements de celle-ci n'arrangeait pas les choses, elle avait ses jambes enroulées autour de lui et se colla contre lui. Son membre viril durcissait de plus en plus.
Il la serra contre lui afin qu'elle ne bouge plus mais elle passa ses bras autour de son cou, pressant sa poitrine le faisant de plus en plus perdre ses moyens.
- Lakshmi… s'il vous plaît… ne bougez pas plus…
- J'ai si froid… gémissait-elle en bougeant ses jambes autour de lui.
- Arrêtez… je risque de ne répondre plus de rien…
La jeune femme ne se rendait pas compte de l'effet qu'elle faisait au jeune homme, elle cherchait surtout à se réchauffer et ne réalisait pas vraiment dans la position qu'ils étaient vu qu'elle était sonnée et se mouvait contre lui pour pouvoir avoir le plus de chaleur possible.
Il la serra un peu plus fort et tenta de la caler avec son autre main contre lui, il essaya de la soulever légèrement mais mis accidentellement sa main au niveau de sa fesse et la serra instinctivement.
- Ah… gémit la Viéra.
La jeune femme bougea un peu à nouveau, sachant que deux fins tissus (son pantalon du chevalier ainsi que le sous-vêtement de la Viéra) séparaient leurs partis intimes, le jeune homme essaya de se raisonner mais il avait de plus en plus envie d'elle, caressant le bas de son dos pour ensuite saisir ses fesses, il ne put s'empêcher de mordiller la chair de la jeune femme et lui faire un suçon et la faisant se mouvoir.
- Haurchefant… gémit doucement la guerrière.
- Je ne vais pas tenir…
Mais la jeune femme l'ignora ne se rendant toujours pas vraiment compte de l'effet qu'elle faisait au chevalier et il était difficile pour lui de se contrôler, il avait déjà dépassé la limite. Il la serra un peu plus contre lui, mordillant toujours sa chair à plusieurs endroits dans le creux de son cou, au niveau de la clavicule la relevant légèrement. L'entrejambe de la jeune femme se frottant contre sa virilité lui faisait perdre la tête, continuant ses embrassades jusqu'au milieu de sa poitrine, il jeta un coup d'œil à la jeune femme qui semblait appréciée et se mouvait toujours contre lui.
- Lakshmi… s'il vous plaît… si vous continuez comme cela…
Mais il fut vite interrompu par le ronflement de son coéquipier.
Le guerrier reprit ses esprits, il regarda la jeune femme qui semblait s'être endormi malgré les cajoleries qu'il lui faisait, il sourit et essaya de s'endormir.
La guerrière se réveilla doucement, elle se sentait bien au chaud et se colla contre la chose qui lui donnait de la chaleur et la serra contre elle. Elle sentait qu'on la serrait aussi mais son instinct de guerrière reprit le dessus et elle ouvrit les yeux rapidement, découvrant avec stupeur qu'elle était dans les bras du Sire.
- Sire… Haurchefant ?
La Viéra essaya de se décoller du jeune homme mais quand elle voulut bouger la blessure lui fit mal.
- Aïe…
Le jeune homme grommela et serra son emprise sur elle.
- Sire… aïe… Sire Haurchefant…
- Allons… ma douce… dit-il en grommelant à nouveau, toujours endormi contre son cou.
- S'il vous plaît…
En guise de réponse et toujours dans son sommeil, il mordilla à nouveau le creux de son cou et lui fit à nouveau un suçon, la faisant instinctivement se mouvoir. Elle sentit soudain la virilité de son sauveur se durcir.
Le jeune homme la serra un peu plus et la releva légèrement pour qu'il puisse mordiller sa chair et lui laissant quelques suçons, amplifiant son envie. La guerrière de la lumière tentait tant bien que mal de l'appeler et de sortir de son emprise mais sa blessure lui faisait encore très mal.
- Sire…
- Allons… laisse-toi faire… dit-il doucement.
Il ne se rendait toujours pas compte dans quelle situation délicate, ils étaient tous les deux. Le jeune homme serra la taille de son « amante » et releva le soutien-gorge de celle-ci, mordillant le dessus de son sein jusqu'à arriver au mamelon, le léchant et l'aspirant.
- Ah… Sire… Haurchefant… Arrêtez…
Entendant encore cette voix qui lui paraissait si sensuelle, il accentua ses cajoleries pour tirer sur son sous-vêtement et le déchirer pour qu'il puisse la pénétrer. La Guerrière de la lumière paniqua, elle ne voulait pas que sa première fois se passe ainsi et surtout sans son consentement.
- SEIGNEUR HAURCHEFANT !
Haurchefant se réveilla au même moment.
- Que ?
- Sire… murmura Lakshmi…
Le jeune homme à la chevelure bleue regarda en direction de la voix qui l'appelait et fut surpris de voir la guerrière dans ses bras.
- Lady Lakshmi… je… je suis désolé… dit-il en essayant de s'enlever.
Mais il avait enroulé la couverture autour de lui. La jeune femme rougit de plus belle et surtout que les souvenirs du jour d'avant revinrent.
- Nous sommes dans une position assez… gênante…
Le chevalier essaya d'enlever tout doucement la couverture autour d'eux mais elle se colla contre lui.
- Lakshmi… que faites-vous ?
- Je… j'aimerais que vous fermiez les yeux quand vous allez vous relever ?
- Vous avez peur que je vous vois en sous-vêtement ?
- Je n'en ai plus…
- Hein ? Si j'ai pu commettre quoique ce soit qui ait…
- Presque rien mais c'est assez gênant ! Rhabillez-vous !
Il ferma les yeux et s'enleva, elle put voir la musculature parfaite de son sauveur et mis son armure.
- Oh… c'est froid… dit-il.
Il alla voir le chocobo et le caressa.
- Et toi, tu as bien dormi ?
- Kweh !
- Et votre blessure ?
- Je… j'ai toujours mal…
Il soupira.
- Nous allons repartir sur le champ, il faut que nous la soigner… bien que nous l'ayons cautérisé, il va falloir vous recoudre.
Elle balaya du regard la pièce où ils étaient et chercha ses vêtements.
- Et mes vêtements ?
- Je vous dois une tenue… avez-vous toujours froid ?
- Oui…
Il prit l'une des rênes de son chocobo et prit la guerrière de la lumière dans ses bras.
- Qu'est-ce que vous faites ? demanda la jeune femme qui rougissait.
Le chevalier soupira à nouveau.
- Nous devons rentrer au plus vite pour vous soigner… vous n'avez plus de tenue par ma faute… et il n'y a que cette couverture qui pourra vous tenir chaud…
La Viéra se retrouva à nouveau contre son sauveur mais elle rougit de plus belle et s'emmitoufla dans sa couverture. Tenant une rêne d'une main et tenant la guerrière fermement contre lui, elle n'avait pas l'habitude d'être aussi proche de quelqu'un mais elle se sentait bien.
- Pourquoi ne pas avoir envoyé vos hommes ?
- Le temps pressait et je n'avais pas vraiment le temps de donner des directives et de préparer quoique ce soit et Tataru m'a donné un détecteur d'éther.
- Est-ce qu'Alphinaud et Tataru vont bien ?
Le noble sourit.
- J'ai demandé à mes seconds de prendre soin d'eux.
- Merci…
- Après tout ce que vous avez fait, vous et les héritiers, cela me semble normal… par contre, je ne comprends pas qu'on puisse vous accuser de la sorte… c'est un coup monté… ce n'est pas possible…
- Je n'en sais rien… tout ce que je sais c'est qu'on doit régler cette situation.
Ils arrivèrent enfin à destination, Haurchefant confia son chocobo à l'un de ses domestiques.
- Donnez-lui un maximum de fourrage et prenez soin de lui, il en a besoin…
Il caressa la tête de son fidèle volatile.
- Merci mon vieux !
- Kweh !
Le chevalier porta ensuite la guerrière de la lumière jusqu'à chez lui.
- Je peux marcher vous savez…
- Vous devez faire le moins d'efforts possibles…
Bien sûr, c'était une excuse pour garder la jeune femme près de lui, il ne le savait pas vraiment pourquoi mais il voulait encore profiter un peu de l'intimité qu'il avait avec elle ? Arrivé devant la grande porte, il soupira.
- Que vous arrive-t-il ? demanda la jeune femme.
- Vous voulez vraiment le savoir ?
- Oui !
Mais ils furent interrompu par Tataru qui courut vers eux.
- Lakshmi ! Oh ! Lakshmi ! Est-ce que tu vas bien ?
- Oui, Tataru.
Ils arrivèrent enfin à la demeure de Sire Haurchefant et le chevalier déposa la guerrière dans la chambre qui lui avait été attribué.
- Voilà… dit-il tristement en la déposant.
Les deux jeunes gens se regardèrent pendant quelques secondes pendant que Tataru les regardaient l'un et l'autre se demandant ce qu'il se passait entre eux mais Alphinaud arriva dans la chambre en trombe.
- Lakshmi !
Il pleurait au bord du lit, se tenant le visage.
- J'ai eu si peur !
La Viéra posa sa main sur sa tête et la caressa.
Le jeune mage Leveilleur avait arrêté de pleurer.
- Pardonne-moi… ce n'est pas digne de moi…
Lakshmi sourit.
- Je vais soigner ta blessure mais pourquoi…
- Soigne-la et ne pose pas plus de question ! dit la guerrière en rougissant.
- Mais ce n'est pas de votre… voulut dire Haurchefant.
Mais il fut interrompu par Tataru et lui fit signe de sortir avec elle.
Le fils illégitime du Comte de Fortemps referma la porte et demanda.
- Ne vous inquiétez pas, il a l'habitude de la soigner.
Tataru n'était pas dupe, elle sentait bien que leur sauveur n'était pas indifférent à la guerrière.
Des domestiques avaient préparé un bain pour la guerrière de la lumière, celle-ci se détendait, faisant le vide dans sa tête, elle entendit vaguement la porte s'ouvrir et elle ouvrit les yeux.
- Qui est-ce ?
- C'est moi, Tataru, je suis venue voir si je pouvais t'être utile pour quelque chose… et c'est à cause de moi que…
- Ce n'est pas de ta faute !
- Je… d'accord… est-ce que je peux au moins, t'être utile à quelque chose ?
- Tu peux me tenir compagnie et puis profite toi aussi de ce bain.
La jeune fille ne se fit pas prier, enleva ses habits et profita elle aussi du bain chaud. La Viéra posa à nouveau sa tête contre le rebord du grand bassin, ; la jeune lalafell vit les marques laissé par Haurchefant.
- Lakshmi ?
- Oui ? dit la jeune femme, les yeux toujours clos.
- Pourquoi est-ce que tu as des marques ?
- Hein ? Je… euh…
La guerrière les cacha avec sa main.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé entre vous ?
- Ri… rien… répondit la jeune femme.
- Ne me dis pas que vous avez…
- Non pas du tout ! C'est pas ce que tu crois !
La jeune Lalafell n'était pas dupe mais elle en resta là pour le moment.
Le soir arriva, un festin attendait « Les Héritiers ». Haurchefant les invita à s'assoir.
- Profitez mes amis !
Ils discutèrent de tout et de rien mais la discussion tourna vite au meurtre de la sultane.
- Je vais prendre mes dispositions pour que vous puissiez rejoindre Ishgard au plus vite… et il faut vous innocenter… ce complot ne peut durer longtemps ! dit le fils illégitime du Comte.
- Je vais me rendre en ville pour essayer d'en savoir un peu plus ! ajouta Tataru.
- Je t'accompagnerai demain mais nous devons reprendre des forces avant… dit Alphinaud.
La guerrière de la lumière prit congé d'eux, elle avait encore besoin de repos et devait se remettre de sa blessure malgré les soins d'Alphinaud.
Sa tête tournait mais elle ne voulait pas inquiéter davantage ses amis et n'en montra rien ; beaucoup d'évènements s'étaient enchaînés.
La jeune femme prit appui contre le mur et avança pendant quelques minutes, elle avait besoin de s'assoir et ouvrit la première porte qu'elle vit. Elle arriva dans une pièce, les torches qui illuminaient la pièce depuis le couloir révélaient une cheminée, cherchant du bois à côté de celle-ci, elle en mit quelques bûches et alluma le feu avec un sort qu'elle avait appris lors de ses aventures.
Quelques minutes plus tard, le feu de cheminée éclaira toute la pièce. La guerrière fut ébahie, c'était une pièce luxueuse, un salon en cuir brun, plusieurs portraits d'éminents hommes étaient accrochés aux murs et la jeune femme les regarda un à un.
- N'ont-ils pas une belle prestance ? fit une voix juste derrière elle.
La Viéra sursauta et se retourna.
- Sire Haurchefant !
Elle buta contre un des fauteuils.
- Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous faire peur !
Le chevalier était à quelques centimètres d'elle, plongeant son regard dans le sien.
- Ce n'est rien… je… je ne voulais pas m'immiscer dans votre demeure mais… je.. j'avais besoin de repos… mais… qui sont tous ces hommes ?
- Ce sont mes prédécesseurs qui ont servi la maison « Fortemps » et protéger Ishgard contre les invasions des dragons…
La jeune femme regarda à nouveau plusieurs tableaux, tournant le dos à son interlocuteur.
- Un jour, il y aura aussi votre portrait.
- Je ne crois pas… je ne fais que ce que mon père me demande mais mon portrait n'a pas sa place sur ces murs.
Elle le regarda, cherchant une réponse dans son regard.
- Je suis un fils illégitime… ma mère n'était pas noble… mais mon père a commis un adultère…
- Vous êtes tout autant légitime… vous protégez Ishgard !
La guerrière de lumière regarda à nouveau, un à un, les tableaux. Le chevalier s'était approché à quelques centimètres d'elle, la jeune femme sentait qu'il s'était rapproché mais n'osait se retourner, son cœur battait la chamade. Haurchefant se risqua à humer ses cheveux discrètement et recula, il avait peur de briser la barrière qui les séparait, Lakshmi se retourna mais elle se plia en deux.
- Tout va bien ?
- Je… oui… dit-elle en tenant son ventre.
- Vous plaisantez ? Votre blessure vous fait encore mal malgré les soins de Messire Leveilleur.
- Il m'a soigné… mais je ne guérirai pas tout de suite, il faudra plusieurs jours…
Ni une, ni deux, il la porta.
- Que faites-vous ? demanda la Viéra.
- Je vous emmène à votre chambre.
- Je peux marcher ! dit-elle en essayant de s'extraire de ses bras.
- Vous êtes mal depuis un moment… je le voyais déjà au repas…
Ils passèrent à nouveau devant la salle à manger où était encore assis Tataru et Alphinaud.
- Lâchez-moi ! s'énerva la guerrière de la lumière.
- Non ! dit-il en serrant son emprise contre lui.
Tataru voulut intervenir mais son ami lui tint l'épaule.
- Mais ?
- Ils sont assez grand pour régler ça entre eux… ils sont adultes…
Pendant ce temps, Haurchefant était arrivé devant la porte de la chambre de la jeune femme.
- Vous pouvez me lâcher !
Le chevalier ne voulait pas se séparer d'elle à nouveau et donna un coup de pied dans la porte pour l'ouvrir.
- Messire Haurchefant ! s'énerva la guerrière de la lumière.
Il l'ignora et la déposa dans le lit, elle était assise.
- Bien, cette fois, je sais que vous êtes arrivé à bon port, je vais vous laisser… dit-il en se dirigeant vers la porte.
- Pourquoi est-ce que vous êtes comme cela ?
- Comment ça ?
- Aussi têtu et borné alors que je pouvais très bien me débrouiller !
C'était sorti tout seul, la guerrière était tellement énervée.
- Moi ? Borné ?
- Et… et… vous avez profité de la situation !
Le fils illégitime était sur le pas de la porte, tournant le dos à celle-ci.
- Et j'aurais profité de la situation ?
Il devait l'admettre mais son attirance pour la guerrière était plus qu'évidente et cela depuis la première fois qu'il l'avait vu. Le jeune homme tourna les talons et se dirigea à nouveau vers elle, se penchant vers elle, plongeant son regard dans le sien.
- J'en aurais profité, dites-vous ?
- Oui ! dit-elle en le foudroyant du regard.
- Ma chère Lady, je vous rappelle que c'est vous qui m'avez demandé de vous réchauffer.
Elle en resta interdite.
- Il faisait… froid… et je vous rappelle que vous m'avez déchiré ma…tenue…
- C'était évident qu'il fallait que je le fasse… sinon il m'était impossible de vous soigner…
- Je… je…
- Alors ma chère Lady ? Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
- Je n'ai pas à me défendre surtout qu'en plus d'avoir déchiré ma tenue… vous avez profité à…
Le chevalier se pencha un peu plus sur elle, plongeant toujours son regard dans le sien.
- Messire… Haurchefant…
- Je vous écoute… alors ?
La jeune femme ne disait rien, ne sachant quoi répondre.
- Je vous trouve bien présomptueux… et vous allez…
- Je vais ?
Son regard dériva sur ses lèvres, il avait une folle envie de l'embrasser.
- Êtes-vous toujours comme ça avec les femmes ?
Reculant toujours, elle tomba contre le lit et se tint par réflexe à Haurchefant qui tomba avec elle. Le chevalier se perdit dans le regard de la guerrière.
- Sire… murmura la jeune femme.
Le cœur de la guerrière battait toujours autant la chamade.
- Alors ma chère Lady ?
- Je…je vous défie de…
Soudain, on entendit un verre se briser derrière eux, c'était l'un des domestiques qui passait devant la chambre et qui était en train de débarrasser le repas qu'ils avaient fait. Haurchefant se retourna.
- Par…Pardonnez-moi, Messire… je vais nettoyer… ne vous occupez pas de moi ! bredouilla le domestique.
Le fils illégitime se releva et s'inclina.
- Je vous présente mes plus sincères excuses, cela est indigne de ma part…
La jeune femme se releva tant bien que mal, ne comprenant pas vraiment.
- Messire…
- Je suis allé trop loin… j'ai profité de la situation… mais sachez que je n'ai pas oublié que vous m'avez lancé un défi… je ne vais pas le perdre, je vous souhaite une bonne soirée.
Il se précipita à son chocobo tandis que Lakshmi ne comprenant pas vraiment sa réaction, décida d'aller se coucher.
Le jeune homme se hâta avec son chocobo à l'entrée d'Ishgard, il n'arrivait pas à sortir de sa tête, la guerrière de la lumière et sentir ses cheveux, la dominer, l'avait excité et s'était arrêté avant de commettre l'irréparable. Que devait-elle penser de lui ? Il savait que la guerrière de la lumière devait être au courant de sa réputation et surtout avec ce qu'il s'est passé entre eux quand il a été la secourir mais il avait peur des répercussions malgré le défi qu'elle lui avait lancé.
Le chevalier passa ensuite le pont et entra dans la cité ishgardienne.
Il se dirigea dans une petite rue et s'arrêta devant une porte, regardant aux alentours pour voir si personne ne l'avait suivi, il toqua. Une vieille dame lui ouvrit.
- Oh ! Quel plaisir de vous revoir !
Il entra et se dirigea dans l'une des nombreuses pièces que possédait le bâtiment, où plutôt il était composé de plusieurs chambres. Une fois arrivé à sa chambre habituelle, la vieille femme lui demanda :
- Comme d'habitude ?
- Oui…
La vieille dame lui apporta un verre de whisky sur un plateau et quelques minutes plus tard, une femme d'un âge mur et élégante entra dans la pièce.
- Sire Haurchefant, quel plaisir de vous voir !
- Allons, Sayuri, je ne suis pas aussi important et tu connais mon passé.
- Que voulez-vous faire ce soir ? Faire une partie d'échecs ? Vous satisfaire physiquement ? Parlez de l'une de vos conquêtes ? Confiez vos problèmes ? Désirez-vous des renseignements ?
Sayuri était une courtisane de haut rang, elle était toujours sollicitée partout, elle était enviée par sa beauté, son intelligence et sa perspicacité mais elle fournissait aussi en secret de précieux renseignements à plusieurs hommes dirigeant les maisons d'Ishgard ou s'impliquant dans la vie politique de la ville. Mais elle était surtout la confidente d'Haurchefant en plus de lui fournir des renseignements contre rémunération.
- J'ai besoin de conseils… et d'être éclairé…
- Une femme ? Alors laquelle voulez-vous conquérir ?
- Ce n'est pas une simple conquête, Sayuri… je crois que je suis réellement amoureux de cette femme.
- Allons donc, mon cher, j'entends cela pour presque toutes vos conquêtes ! Mais il faudra vous rendre compte qu'un jour tout cela sera terminé.
- Je ne sais pas ce que mon père envisage pour moi… jusqu'à maintenant, il m'a confié l'entrée de notre ville mais deux choix s'offre à moi… rester à mon poste jusqu'à la fin de mes jours… ou alors me marier pour créer une alliance… comme je ne suis qu'un enfant illégitime…
- Vous faites tout autant partie de la famille Fortemps ! Alors, qui est cette charmante demoiselle cette fois ?
- Sayuri, je te l'ai dis… ce n'est pas comme toutes les précédentes femmes que j'ai conquis… cette femme m'obsède depuis la première fois que je l'ai vu… je… je… on a déjà été proches… mais je me suis arrêté avant de commettre l'irréparable et briser notre amitié, alliance… je ne sais même pas comment appelé cette relation… bien sûr si nous en avons une, je ne sais pas de quelle nature, elle est… et… ses yeux… son corps… je la désire… je…
- Détendez-vous…
La courtisane s'approcha de son client et lui prit la main.
- Laissez-vous faire… et racontez-moi tout…
Elle caressa la partie intime au travers du pantalon de son client et remarqua qu'il était déjà bien excité, cela ne prendra pas longtemps pour avoir l'identité de la belle créature qu'Haurchefant convoitait.
- C'était lors d'une mission qui nous a amené à nous côtoyer, elle était déjà connue et forte…
- Comment est-elle ?
- Un caractère humble et noble, toujours prête à se sacrifier pour sauver les autres…
- Cela peut se retrouver chez beaucoup de personnes.
- Oui mais…ah…
La courtisane avait mis en bouche la virilité de son client, tournoyant sa langue autour de son gland, aspirant légèrement de temps à autre celui-ci et faisant des allers-retours avec sa bouche, caressant ensuite ses bourses, tout en continuant de le sucer, elle sentit qu'il se détendit petit à petit.
Elle s'interrompit et dit :
- Je vous écoute toujours, Monseigneur…
- Arrête avec… ah…
La courtisane continua ses gâteries.
- Je… je ne sais pas… j'ai eu comme un coup de foudre… je n'arrête pas de penser à elle… nous avons… déjà eu… un contact… rapproché…
- Ah oui ?
Sayuri s'installa sur Haurchefant qui était assis et il la pénétra, elle se commença à se mouvoir en lui.
- Je vous écoute toujours…
- Nous… je… j'ai dû la sauver… et la réchauffer…
- Comment avez-vous fait ? murmura son « amante ».
- C'est elle… elle avait froid…et apparemment… j'aurais un peu profité de la situation…
- Repensez à cette scène, imaginez que vous êtes actuellement avec elle.
Le fils illégitime ferma les yeux et imagina que son amante était la guerrière de la lumière qu'il pénétrait, il alla un petit peu plus vite. Imaginant mordre sa chair, caresser son corps, ses fesses, ses seins, l'embrasser, elle le faisait fantasmer ; bien que Sayuri était censé donner du plaisir aux hommes, là le plaisir était partagé, elle s'agrippa à son amant tandis qu'il bougeait de plus en plus vite, s'imaginant toujours que son amante était Lakshmi. Soudain, Haurchefant se leva, la porta et la plaqua contre le lit, la pénétrant de plus en plus vite mais cela amplifia leur plaisir à chacun.
Leurs souffles se faisaient de plus en plus saccadés, la courtisane avait de la peine à se contenir elle aussi, tellement elle prenait du plaisir.
Imaginant toujours pénétrer celle qui le faisait fantasmer, allant de plus en plus vite, il se releva légèrement pour lui attraper les cuisses et écarter pour mieux la pénétrer.
- Ah… ah…
- Plus vite, Sire… je… je… aaaaaahhh !
Haurchefant ne tarda pas à jouir à son tour et dans un râlement rauque, il murmura le nom de la guerrière et tomba sur le lit contre son « amante ».
- Alors c'est elle ?
Il lui fallu plusieurs secondes pour reprendre ses esprits.
- Hein ?
- Vous avez prononcé son nom.
- Je… je…
- C'est Dame Lakshmi, la célèbre guerrière de la lumière ?
- Oui…
La courtisane sourit.
- Il est normal que vous soyez attiré par elle, elle a sauvé Eorzea mais je doute que vous ne soyez le seul… malheureusement.
- Que voulez-vous dire ?
- Je pense que d'autres hommes la courtisent ou l'ont courtisé…
- C'est vrai…
Elle détecta une pointe de jalousie dans sa réponse.
- Vous êtes jaloux ?
- Je… oui… mais c'est normal qu'on la courtise… je suis sûre qu'elle a déjà eu moults demandes et aventures…
- Vous en êtes sûr ?
- Comment ça ?
- Hé bien… votre contact avec elle… il était comment ? N'oubliez aucun détail !
Le chevalier lui expliqua le sauvetage, leur nuit et leur retour au poste de garde de la cité. Sayuri pouffa de rire.
- Qu'est-ce qui est drôle ?
- Cela m'étonne que vous n'êtes pas allé plus loin… d'habitude, vous faites tout pour aller jusqu'au bout… sauf qu'une fois que vous avez eu ce que vous voulez… vous ne donnez plus aucune nouvelle… et cela est indigne de vous…
- La plupart de mes conquêtes connaissent déjà ma réputation ou alors, elles croient qu'elles peuvent s'attirer les faveurs de ma maison et ma famille… et puis… je vous rappelle que j'ai toujours vécu à part…
La courtisane posa sa main sur la sienne.
- Nous vivons dans des mondes où nous devons nous battre.
- Je suis désolé, je me plains mais je sais que ce n'est guère mieux pour vous… et cela depuis très jeune…
- Allons… bientôt je pourrai diriger cet endroit et puis… n'oubliez pas que nous ne sommes pas qu'une maison de passe… nous récoltons aussi des renseignements… un homme est facilement manipulable et s'ouvre facilement quand il partage la couche d'une femme.
- Vous avez raison… mais je souhaiterais que cela reste entre nous…
- Vous comptez la conquérir ?
- Elle ne semble pas indifférente… et puis, elle m'a lancé un défi mais je ne sais pas de quoi… mais laissons, je dois vous laisser.
Le lendemain, le trio des « Héritiers » se retrouva au petit déjeuner.
- Tu vas mieux Lakshmi ? demanda la petite Lalafell.
- Oui…
La jeune Viéra était toujours aussi confuse par rapport à ce qu'il s'était passé le soir d'avant. Haurchefant arriva au même moment et s'assit à côté d'elle.
- Bonjour, mes amis !
Alphinaud et Tataru le saluèrent chaleureusement tandis que Lakshmi était aussi rouge qu'une tomate et le salua plus discrètement. La petite Lalafell échangea son regard avec son frère d'arme tandis que la guerrière de la lumière faisait mine de siroter son thé.
- Avez-vous bien dormi ? demanda leur hôte.
- Oui ! Merci ! répondit Tataru.
- Votre majordome m'a suggéré d'aller voir votre bibliothèque. Vous possédez des ressources incroyables.
- Je vous remercie et vous, Lady ? demanda-t-il en se tournant vers celle dont il était tombé amoureux.
- Je… oui… dit-elle en continuant de siroter son thé.
Le chevalier déjeuna et discuta avec ses invités.
- Je suis allé voir mon père, vous avez son autorisation de séjourner à Ishgard.
Alphinaud fut très surpris.
- Votre père…enfin le Comte Fortemps nous accorde sa protection ? Nous qui sommes censés être des traîtres ?
- Cela lui semble aussi aberrant que votre confrérie ait attenté à la vie de la Sultane… surtout que vous n'avez aucune raison… il pense aussi que c'est un coup monté et cela vous permettra de pouvoir enquêter et trouver les vrais coupables.
- Merci, Messire Haurchefant ! remercia chaleureusement le jeune Leveilleur.
- Nous allons nous mettre en route après le petit déjeuner ! ajouta Tataru.
- Très bien ! J'espère que vous serez à l'aise mais ma demeure vous restera toujours ouverte !
Le chevalier fixait Lakshmi mais elle tenait sa tasse de thé dans sa main, toujours aussi rouge qu'une tomate et évitant son regard son autre main était posée sur sa cuisse sous la table, elle faillit sursauter quand elle sentit la main d'Haurchefant enlacer la sienne et avaler de travers sa gorgée de thé.
- Argh !
- Ça va, Lakshmi ?
- Je… oui… répondit-elle en toussotant.
La jeune femme voulut retirer sa main mais Haurchefant ne voulait pas la lâcher, elle le regarda, énervée mais il lui fit un léger non de la tête. Tataru les regardait du coin de l'œil et invita Alphinaud à aller se préparer.
- Je vais les suivre ! dit la guerrière de la lumière en retirant sa main.
- Très bien, je vais demander à mes domestiques de nous préparer les montures.
Pendant ce temps, on avait préparé une robe en laine avec des broderies cousus d'or représentant des branches avec des feuilles ainsi que des lys, des boutons ornés de perles permettaient de fermer la robe ainsi qu'un manteau en forme de cape blanc avec un capuchon muni d'une fourrure et des bottes noires. Devant de si beaux habits, la jeune femme fut quelque peu déstabilisée mais décida de les mettre.
Quelques minutes plus tard, le trio des « Héritiers » se rendit dans les écuries. Deux domestiques avaient préparé deux chocobos pour eux.
- C'est la première fois que je vais monter un chocobo… dit Tataru.
- Tu as peur ? demanda Alphinaud.
- Non… enfin, je sais pas…
- Tu peux monter avec moi, si tu veux !
Lakshmi monta allait monter sur l'un des chocobos mais le domestique lui indiqua de prendre le deuxième. Elle reconnut le chocobo de son sauveur.
- Madame ?
- Pourquoi ce chocobo ?
- Je ne sais pas… le Seigneur Haurchefant souhaitait que vous preniez le sien.
- Très bien…
Elle monta tant bien que mal sur le chocobo, sa blessure lui faisait encore mal. Elle tenait les rênes, elle entendit des cris et regarda en direction de ceux-ci.
- J'ai peur ! pleurnicha la petite Lalafell.
- Mais tu es en sécurité avec moi ! dit Alphinaud.
- J'ai quand même peur !
- Les chocobos sont très gentils, Tataru, il sera doux avec toi ! Il faut lui faire confiance ! dit la Viéra.
- Tu vois, elle a raison ! dit le soigneur aux cheveux blancs.
- Bon d'accord… dit Tataru.
Lakshmi trop occupée à essayer de rassurer son amie, ne remarqua pas tout de suite que quelqu'un d'autre était monté sur le chocobo et sentit quelques secondes après deux mains tenir aussi les rênes, elle se retourna et vit avec surprise que leur hôte se tenait derrière elle.
- Sire ?
- Hé bien ! Vous êtes surprise ?
- Je… ben oui !
- C'est mon fidèle chocobo après tout.
- Pourquoi avoir voulu que je le monte ?
- Parce que je me fais encore du souci pour vous et votre blessure… vous avez l'air de souffrir encore… je refuse que vous fassiez des efforts en plus et vous devez guérir vite pour pouvoir continuer votre quête.
- Je vais très bien…
La jeune femme voulut descendre mais Haurchefant la retenait par la taille.
- Désolé, Madame mais je ne peux pas… vous allez inquiétez encore plus vos amis… murmura-t-il et faisant signe de les regarder.
Effectivement Alphinaud et Tataru les regardaient, étonnés mais la guerrière leur fit signe que tout allait bien.
