Fleur d'Ange : Merci beaucoup pour tes commentaires, ça m'a vraiment fait super plaisir ! J'avoue que moi-même, j'étais un peu mécontente du comportement d'Hermione hahaha ! Et ce sacré Pattenrond… mais bon, on sait tous que ce chat choisit toujours très bien où il veut aller.

Jazzy02Girl : Oui effectivement l'histoire est un peu longue à démarrer car j'essaie de bien developper l'histoire et de ne pas aller trop vite. Merci en tout ça pour ta review.

Avilasamantha : Thank you so much for your review. It truly means a lot to me, as I'm constantly trying to improve and share a beautiful story—just like the ones I love to read.

AgentHoreb: J'ai bien pris en compte le fait que certaines publications pouvaient parfois sembler un peu longues… Du coup, j'ai pris de l'avance dans l'écriture, et maintenant je publie au moins une fois par semaine pour les chapitres longs, et deux fois quand ce sont des chapitres plus courts ! Merci à toi !

JuliaSimon : I'm deeply inspired by the world of Harry Potter, and I've also woven my own universe into the story—rooted here in France, with details from my travels across Europe and the UK. At the end of the day, I'm a Potterhead above all!


Chapitre 9

Le Jeu des Masques


Le Palais des Arcanes, un hôtel particulier du 7e arrondissement, brillait de mille feux sous les lustres suspendus aux hauts plafonds ornés de fresques ensorcelées. La salle principale, vaste et élégante, débordait de diplomates, de politiciens et de figures influentes du monde magique international. Des éclats de rire maîtrisés s'élevaient çà et là, tandis que des coupes de champagne flottaient discrètement au-dessus des convives. Ce n'était pas seulement un gala, mais unthéâtre politique, où chaque présence comptait, où chaque mot avait un poids et où l'absence de certains était parfois plus remarquée que leur apparition.

Hermione n'avait jamais aimé ce genre d'événements, mais ce soir,elle devait être vue. Son statut au sein du Département des Arcanes était remis en question et elle avait parfaitement compris que le seul moyen de préserver sa place était de s'imposer dans l'arène, de prouver qu'elle était une actrice n'était pas une simple stagiaire, elle n'était pas non plus une jeune sorcière idéaliste tentant de s'imposer dans un monde qui ne voulait pas d' était Hermione Granger, et elle comptait bien le faire comprendre à ceux qui, dans l'ombre, voulaient sa mise à l'écart.

Elle pénétra dans la salle avec une aisance maîtrisée, son regard balayant la pièce avec attention. Elle savait qu'elle devait analyser les dynamiques en présence, repérer qui parlait avec qui, qui évitait qui. C'était un jeu où chaque détail comptait. Son regard fut rapidement attiré par une silhouette familière,Alexandre de Vauclerc, debout près d'un cercle de diplomates français et italiens. Il était vêtu d'un costume en velours anthracite, impeccablement ajusté, et tenait un verre de vin rouge dans une main, sa posture détendue mais parfaitement calculée.

Elle ne s'attendait pas à croiser son regard si rapidement, encore moins à sentirune tension particulières'installer entre eux. Il parlait encore avec ses interlocuteurs, mais il avait ralenti légèrement ses gestes, comme s'il était soudainement plus conscient de son environnement. Puis, lentement,il leva son verre dans sa direction, un sourire à peine esquissé effleurant ses lèvres. Un toast invisible, un message silencieux. Hermione soutint son regard une seconde de trop avant de détourner les n'aimait pas les jeux qu'elle ne contrôlait pas entièrement, et Alexandre jouait manifestement à un niveau qu'elle n'avait pas encore totalement mesuré.

Mais avant qu'elle ne puisse analyser plus avant ce bref échange, une sensation étrange lui fitfrissonner l'échine. Ce n'était pas une simple intuition, c'était une certitude : quelqu'un la fixait.

Elle pivota légèrement et son regard rencontracelui de Severus Snape.

Il était à l'autre bout de la pièce, partiellement dissimulé par un groupe de sorciers en pleine discussion, mais son regard noir étaitindéniablement fixé sur elle. Il ne cherchait même pas à masquer son la fusillait du regard.

Hermione sentit son estomac se nouer. Iln'avait jamais aimé la politique, ni les mondanités, et pourtant il était là, dans ce lieu où chaque présence avait un ?Elle avait besoin de lui parler, de comprendre ce qu'il faisait ici, mais elle savait qu'elle ne pouvait pas se précipiter vers encore.

Elle échangea quelques mots avec un diplomate britannique, s'arrêta auprès d'un chercheur en enchantements de Prague, puis discuta brièvement avec une représentante du département des transports magiques. Mais chaque fois qu'elle relevait discrètement les yeux, elle apercevait Snape, toujours distant,toujours aussi indéchiffrable.

Puis, soudainement,il bougea.

Elle le vit s'éloigner versle fond de la salle, avançant avec cette discrétion naturelle qui lui était propre, comme une ombre se faufilant à travers la foule. Hermione sentit son rythme cardiaque s'accélérer. Elle le suivit du regard et comprit qu'il ne quittait pas simplement la réception. Il se dirigeait vers quelqu'un.

Un sorcier élancé, vêtu d'un costume sobre mais parfaitement ajusté, aux cheveux grisonnants et à l'expression aussi impénétrable que celle de Snape.

Hermione s'arrêta net.

Qui était cet homme ?

Snape ne s'embarrassait pas de discussions inutiles, surtout dans un cadre aussi exposé. Si cet échange avait lieu ici, en pleine réception officielle, alors cela signifiait qu'il était d'une importance capitale.

Elle voulutse rapprocher, tenter de capter quelques mots, mais alors qu'elle s'apprêtait à avancer,une main effleura son poignet.

- Vous avez une idée du trouble que vous provoquez en entrant dans une pièce, Miss Granger ?

Alexandre.

Sa voix, basse et maîtrisée, vibrait d'un amusement feutré. Lorsqu'elle se tourna pour lui faire face, son regard, lui, était loin d'être détendu.

Hermione leva légèrement le menton, refusant d'être prise au jeu aussi facilement.

- Je n'imaginais pas être une source de distraction.

- Oh, vous l'êtes, souffla-t-il, son sourire s'agrandissant imperceptiblement.

Il prit une gorgée de son vin sans la quitter des yeux, son regard la détaillant avec une concentration troublante.

- Cette robe était un excellent choix, ajouta-t-il, comme si cela expliquait tout.

Hermione sentit une chaleur particulière monter en elle, une sensation à la fois déroutante et grisante. Alexandre n'avait rien d'innocent. Il était habile, il savait exactement ce qu'il faisait, et pour la première fois depuis longtemps, elle sentit qu'elle n'avait pas forcément le dessus dans cet é ouvrit la bouche pour répondre, mais un frémissement parcourut la salle. L'orchestre venait de s'installer, le bal allait commencer.

Alexandre jeta un coup d'œil vers les musiciens, puis reporta immédiatement son attention sur elle. Il tendit alors une main, un geste parfaitement mesuré, parfaitement naturel.

- M'accorderez-vous cette danse ?

Hermione comprit instantanément l'enjeu. Accepter n'était pas qu'un simple plaisir. C'était une déclaration.

Alexandre était influent, et être vue dans ses bras sur la piste de danse lui assurerait une présence encore plus marquée au sein du ministère français. Mais il y avait plus que cela. C'était un jeu d'équilibre, une négociation silencieuse. Si elle refusait, elle envoyait le message qu'elle n'était pas intéressée. Si elle acceptait, elle admettait qu'elle n'était pas insensible à son jeu. Les pupilles d'Alexandre la fixaient avec une acuité troublante, mi-amusées, mi-étudiées, comme s'il jaugeait ses réactions, attendant de voir si elle choisirait de suivre le tempo ou d'imposer le sien. Dans l'espace infime qui les séparait encore, Hermione percevait la subtilité de son jeu. Il ne s'imposait pas, il suggérait, laissant planer cette tension à la fois contenue et assumée.

Elle ne voulait pas qu'il ait l'impression qu'il gagnait du terrain, mais refuser, c'était avouer une forme de faiblesse, et ce n'était pas dans son caractère.

Mais après tout…

Elle posa alors délicatement sa main dans la sienne.

- Ce serait un honneur.

Le sourire d'Alexandre ne s'élargit pas ostensiblement, mais Hermione perçut cette lueur fugace de satisfaction maîtrisée dans son regard. Il ne la fit pas attendre et, d'un mouvement fluide, l'entraîna vers la piste de danse. Lorsqu'il la guida dans les premiers pas, Hermione sentit immédiatement à quel point il contrôlait son mouvement. Il menait la danse avec assurance, mais avec cette intelligence propre à ceux qui savent jouer avec leur partenaire au lieu de simplement l'entraîner derrière eux. Il anticipait ses déplacements sans jamais la forcer, imposait un rythme sans jamais donner l'impression qu'elle ne pouvait pas inverser le rapport de force à tout moment.

Hermione sentit rapidement qu'il menait la danse comme il menait une conversation. Avec intelligence, précision, et une pointe de provocation.

Elle le savait. Il le savait aussi.

Le tissu de sa robe effleurait ses jambes à chaque tour gracieux, et la chaleur subtile de la main d'Alexandre sur sa taille lui rappelait qu'il ne la lâchait pas, qu'il dosait cette proximité avec une précision exquise. Hermione n'était pas habituée à ce genre de danse, pas plus qu'elle ne l'était aux jeux d'aristocrates où tout se disait dans les silences, les gestes infimes, les regards prolongés. Pourtant, elle s'adaptait avec une aisance qui surprenait même Alexandre.

- Vous êtes plus douée que je ne le pensais, souffla-t-il, baissant légèrement le ton pour que ses mots ne soient qu'entre eux.

Hermione, loin d'être dupe de la flatterie habile, haussa un sourcil avant de répondre avec un sourire en coin.

- Je suis plus douée que la plupart des gens ne le pensent.

Alexandre esquissa un léger rire avant de la faire tourner dans un mouvement fluide, la ramenant aussitôt contre lui dans une proximité maîtrisée. Leur danse devenait un jeu d'équilibre, une négociation subtile où aucun des deux ne voulait céder trop vite.

Les notes du piano résonnaient dans la grande salle, enveloppant l'instant d'une langueur sophistiquée. Hermione sentit un frisson parcourir sa peau. Non pas parce qu'elle était troublée, mais parce qu'elle savait que chaque regard posé sur eux analysait cette danse autant que leur position politique respective.

Et parmi ces regards, il y en avait un qu'elle ressentait presque physiquement.

Celui de Severus Snape.

Elle n'avait pas besoin de le voir pour savoir qu'il était là. Il l'observait.

Elle pouvait deviner l'irritation contenue, la tension dans ses épaules, ce regard noir qui devait être braqué sur elle alors qu'elle tournoyait dans les bras d'un autre.

Ce qui était fascinant, c'est qu'elle n'aurait su diresi cette tension provenait uniquement du fait qu'il ne supportait pas de la voir s'intégrer si habilement dans cet univers politique… ou si c'était quelque chose de plus personnel.

Mais qu'importait.

Hermione n'allait pas arrêter de danser.

Elle planta son regard dans celui d'Alexandre, déterminée à ne pas laisser paraître le moindre trouble, à jouer le jeu jusqu'au bout.

Alexandre, lui, semblait percevoir cette intensité soudaine. Il raffermit à peine sa prise sur elle, la guidant dans un tour plus ample avant de murmurer, tout près de son oreille,

- Je crois que vous avez un spectateur particulièrement attentif.

Hermione ne broncha pas, mais elle sentit un sourire imperceptible naître sur ses lèvres.

- Je m'en doute, répondit-elle sur le même ton, sans même prendre la peine de regarder dans la direction de Snape.

Alexandre sembla s'amuser de sa réponse, mais il ne chercha pas à en dire plus. Il savait que la danse qu'ils partageaient dépassait largement cette piste éclairée par les lustres du Palais des Arcanes.

Le dernier accord du morceau résonna dans l'air, s'étirant comme une note suspendue entre eux. Les couples autour d'eux s'arrêtèrent progressivement, échangeant des sourires, quelques rires et des murmures satisfaits. Mais Hermione, elle, ne bougea pas.

Elle sentait encore la chaleur diffuse de la main d'Alexandre contre sa taille, la fermeté maîtrisée de son emprise qui, jusqu'alors, n'avait laissé transparaître qu'une assurance calculée. Pourtant, à cet instant précis, quelque chose changea.

Le jeu qu'ils avaient mené jusqu'ici, cette danse de pouvoir et de contrôle, se fissura imperceptiblement. Alexandre, dont le regard l'avait maintenue sous une tension exquise tout au long de la valse, sembla soudain hésiter. Ce n'était pas une hésitation physique, non, il ne la lâchait pas brutalement, ne rompait pas la distance d'un mouvement précipité. Mais son regard, lui, perdit sa contenance une fraction de seconde.

Hermione le sentit, avant même de le voir. Cette ombre d'incertitude fugace, ce trouble qu'il ne devait sûrement pas s'attendre à ressentir. Ce fut subtil, un clignement de paupières légèrement plus lent, un souffle à peine retenu.

Et puis, contre toute attente, ce fut lui qui détourna les yeux en premier.

L'espace d'un battement de cœur, Alexandre de Vauclerc, aristocrate aux sourires affûtés, habitué aux joutes verbales comme aux négociations politiques les plus fines, fut déstabilisé. Une teinte de rouge monta sur ses pommettes, aussi vive qu'inattendue, trahissant un émoi qu'il ne put totalement masquer.

Hermione n'en revint pas.

Elle s'attendait à une réplique mordante, une nouvelle provocation bien placée. Mais non. Il resta là, décontenancé, comme s'il ne comprenait pas tout à fait ce qu'il venait de se passer entre eux.

Ce fut le bruit des applaudissements polis et des conversations reprises dans la salle qui les ramena à la réalité. Un groupe de sorciers s'avança vers eux, et immédiatement, l'instant se brisa.

- Alexandre ! Toujours impeccable, comme d'habitude !

Un homme à la stature imposante, vêtu d'un costume de velours bleu nuit, s'approcha avec un sourire ravi. Deux autres convives l'accompagnaient, visiblement aussi impressionnés que lui par la prestation du couple. Hermione se recula légèrement, réajustant la fine manche de sa robe, reprenant elle aussi pied dans cette réalité mondaine qui reprenait ses droits.

Alexandre retrouva son masque avec une aisance presque trop parfaite.

- Le mérite revient entièrement à ma partenaire, répondit-il, inclinant la tête vers Hermione avec un respect feutré.

Elle leva un sourcil, troublée malgré elle.

Les regards se tournèrent vers elle, l'analysant avec un intérêt qui n'avait rien de feint.

- Mademoiselle Granger, c'est un plaisir. Nous avons entendu parler de vous.

Elle échangea les formules de courtoisie avec politesse, habituée à être reconnue avant même de se présenter. Mais cette fois, elle se sentait observée différemment.

Ce n'était pas seulement l'Hermione Granger, héroïne de guerre et brillante sorcière, que ces hommes regardaient avec intrigue. C'était la femme qui venait de danser avec Alexandre de Vauclerc.

Et plus que quiconque, elle sentait encore le regard du principal intéressé posé sur elle.

Alors qu'il conversait avec ses pairs, Alexandre ne semblait pas pouvoir s'empêcher de la regarder. Il n'y avait plus de calcul, plus de provocation subtile. Il y avait une vraie curiosité.


L'air frais de la nuit parisienne vint fouetter doucement son visage alors qu'Hermione descendait les marches du Palais des Arcanes. L'animation et le brouhaha de la réception s'estompaient derrière elle, laissant place à un silence plus intime, seulement troublé par le tintement lointain des voitures et le bruissement discret du vent dans les arbres.

Elle inspira profondément, cherchant à calmer la tempête qui grondait en elle. Tout dans cette soirée l'avait poussée à jouer un rôle, à calculer ses gestes, ses paroles, mais ici, seule sous le ciel étoilé, elle pouvait enfin laisser retomber le masque.

Elle ferma un instant les yeux.

Son corps portait encore la sensation du contact d'Alexandre. Une sensation étrange et familière, comme si elle était à la maison.

Elle aurait voulu ignorer ce frisson sous sa peau, ce souvenir trop présent de la manière dont il l'avait tenue, guidée, observée. Elle n'avait pas anticipé cet effet, ni sur lui, ni sur elle-même. Et cela la troublait plus qu'elle ne voulait l'admettre.

Un bruit léger derrière elle attira son attention.

Elle se retourna et le vit.

Alexandre de Vauclerc descendait les marches à son tour, son allure toujours aussi impeccable malgré l'heure avancée. Lorsqu'il arriva à sa hauteur, il ne parla pas immédiatement. Il hésita.

C'était rare.

Et c'était suffisant pour qu'Hermione sente son propre trouble redoubler.

Le silence entre eux s'étira, chargé de tout ce qui n'avait pas été dit. Pendant un instant, elle se demanda s'il n'allait tout simplement pas repartir sans un mot, comme si tout cela n'avait été qu'un jeu éphémère de plus.

Mais il finit par prendre la parole, d'une voix légèrement plus basse, comme s'il pesait chacun de ses mots.

- Je pensais vous revoir à l'intérieur avant votre départ.

Hermione soutint son regard, y cherchant quelque chose qu'elle-même n'était pas certaine de vouloir trouver.

— Il se faisait tard, répondit-elle simplement, consciente de la banalité de sa réponse, mais ne sachant que dire d'autre.

Alexandre hocha légèrement la tête, baissant un instant les yeux.

Puis, lorsqu'il les releva vers elle, il y avait dans son regard cette même lueur qu'elle avait surprise sur la piste de danse. Une lueur qui oscillait entre assurance et doute, entre calcul et sincérité.

— J'aimerais vous revoir, déclara-t-il enfin, avec cette sincérité désarmante qui la prit au dépourvu.

Hermione sentit son cœur manquer un battement.

Il n'attendit pas sa réponse immédiate, comme s'il savait qu'elle ne lui donnerait pas si facilement. Il se contenta d'ajouter, presque prudemment :

— Je vais à l'Opéra cette semaine. Laissez-moi le plaisir de vous y retrouver.

Ce n'était pas une demande. Ce n'était pas non plus un ordre.

C'était une invitation, formulée avec une maîtrise parfaite, mais où elle sentait quelque chose de plus profond qu'il ne voulait probablement le laisser paraître.

Hermione aurait pu répondre tout de suite.

Elle savait qu'elle voulait accepter.

Mais cette hâte, ce frisson d'anticipation lui faisait peur.

Alors elle opta pour une esquive mesurée.

— Je vous ferai parvenir une réponse.

Alexandre eut un léger sourire, à peine visible dans l'ombre de la nuit. Il ne parut ni déçu ni surpris par sa réponse. Il savait déjà qu'elle accepterait.

Sans un mot, il sortit une carte en parchemin de la poche intérieure de son veston et la lui tendit.

Hermione la prit avec précaution et baissa les yeux.

L'adresse était simple, tracée à l'encre sombre, sans fioritures inutiles.

Manoir de Vauclerc, Île-Saint-Louis.

Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine.

Elle connaissait l'Île-Saint-Louis. Un quartier hors du temps, où les vieilles demeures bordaient la Seine dans un calme presque irréel.

Lorsqu'elle releva les yeux, Alexandre l'observait toujours.

Un instant, elle crut qu'il allait ajouter quelque chose. Mais il ne le fit pas. Il inclina légèrement la tête, un dernier signe de politesse maîtrisé, avant de tourner les talons et de remonter les marches du Palais.

Hermione resta figée sur place, serrant la carte entre ses doigts.

Elle la glissa finalement dans sa pochette, inspira profondément, et transplana dans la nuit noire, le cœur battant un peu trop fort.

Elle savait déjà que sa réponse serait oui.