NDA 01/09/24 : Bonjour à tous! Je préviens que j'ai failli ne pas terminer ce chapitre pour aujourd'hui. Je l'ai bouclé tout à l'heure, et quasiment entièrement rédigé hier soir. Oui, je suis une Gomez Addams, j'aime les affaires en souffrance! Je vais essayer de bosser plus sérieusement ces jours ci, car je vais être assez bloquée pour une grosse partie du mois, je ne voudrais pas retarder les postes. Ici, ou sur les deux autres fanfics HP.
Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une bonne lecture, et vous dit au mois prochain!
Chapitre 9: Les premiers pas de l'Alliance.
Argus Rusard était né cracmol.
S'il avait été renié par sa famille très tôt, il n'avait jamais renoncé à travailler de ses mains et réussir tout ce qu'il entreprenait, malgré les signes de mauvais augure qu'il cumulait. Son enfance, il l'avait passé dans une chapelle avec d'autres orphelins, où il avait caché ses origines et prouvé qu'on pouvait compter sur lui.
Être indispensable lui garantissait, à l'époque, de toujours avoir un toit et de la nourriture dans l'assiette, même si c'était un porridge rance. Plus tard, en grandissant, il s'était montré capable de faire les pires corvées ménagères, moldues et sorcière, et avait décidé de retourner dans le monde magique pour faire sa vie. Il avait été embauché dans une boutique malfamée, mais son salaire était plus que correct, et il avait même fini par louer un appartement en ville.
Il avait découvert l'amour avec un grand A, et il était devenu papa. Mais toutes ces belles choses s'étaient produites il y a plusieurs décennies, et tout ce qu'il lui restait aujourd'hui, c'était son chat. Du moins, c'était tout ce qu'il lui restait jusqu'à la redécouverte de Sacha O'Nigay.
S'il avait perdu espoir de rencontrer un jour son fils, il avait pris la demoiselle sous son aile, et cela s'était avéré une bénédiction teintée de danger. Mais Argus était une personne droite et honnête, la jeune femme lui avait donné sa confiance, il ne pouvait plus reculer.
Aujourd'hui, Argus Rusard avait conscience qu'il n'était plus totalement cracmol. Il avait goûté à une nouvelle forme de magie et il s'efforçait de l'utiliser à bon escient, contrairement aux sorciers qu'il voyait user de baguette pour tout et pour rien.
La marque de Cerbère avait migré. Et Sacha lui avait clairement expliqué ce que ça signifiait. Même s'il n'avait pas osé lui en reparler avec les évènements effroyables qu'elle avait subi tout l'été. Pour autant, le danger était à leur porte, c'était ce que ce pouvoir grandissant en lui signifiait. Lorsque la menace gronde, la puissance et le nombre d'héritiers augmente. La guerre se préparait et Argus était désormais un protagoniste important pour cette dernière.
Il n'était plus cracmol, il était l'héritier du dieu des enfers. Le maître des créatures démoniaques, l'invocateur par excellence. Miss-Teigne avait évolué en même temps que lui. Et si elle gardait l'apparence d'une chatte normale, quoique maigre, elle pouvait prendre, à volonté, celle d'une cait sidh.
Pour autant, Argus n'ignorait pas que ce pouvoir était mortellement dangereux. Il pouvait sentir, à chaque fois qu'il modifiait la puissance de son familier, les autres créatures funestes gratter sous la surface de la terre. Il entendait le crissement des griffes et il pouvait sentir leur haleine putride comme s'il leur faisait face. Modifier Miss-Teigne était la seule chose qu'il s'était permis, et jamais au grand jamais, il n'invoquerait quoi que ce soit d'autres, trop dangereux. Trop imprévisible.
Le problème se posait cependant avec sa mission du jour. Car maintenant qu'il était un héritier précis, et non provisoire, il n'avait aucune idée de quoi faire. Il ne pouvait plus emprunter l'héritage de Dione pour faire fondre la glace et disparaître l'impondérable qui lui faisait face. Oui. Que faire pour remettre en état le bâtiment principal de La Décane, pour la vente organisée des biens de la famille O'Nigay à la demande de sa petite protégée?
Devant lui, alors que le mois de septembre était encore caniculaire, se tenait une citée des glaces de plusieurs dizaines de mètres. La maison elle-même était gelée, mais d'innombrables stalagmites la transperçaient, partant en tous sens à l'image d'une œuvre d'art éphémère.
Dommage qu'elle ne le soit pas.
Il s'humecta les lèvres en soupirant et approcha l'une des immenses colonnes bleues qui transperçait la bâtisse. Posant sa main sur la surface glacée, Argus réprima un frisson et une vapeur légère franchit ses lèvres. Pas étonnant que l'ensemble tienne encore debout sous la canicule.
«Monsieur Rusard?» Appela une voix en provenance de l'allée des cerisiers.
Plissant ses yeux vers, Argus vit approcher un petit groupe de sorciers, un rouquin en tête. Il le reconnaissait, c'était un ami de Sacha. Bill Weasley, le briseur de sorts.
«Monsieur Weasley.» Il jeta un regard aux sorciers derrière lui, reconnaissant d'anciens élèves de Poudlard. Messieurs Fergusson, Smith et Drew. Les deux autres, au teint basané, lui étaient totalement inconnus.
«Maître Barbald nous a chargé de cette affaire. Avec votre permission…»
L'ancien cracmol hocha rapidement la tête, reconnaissant envers le maître Gobelin pour lui avoir envoyé de l'aide. Il s'effaça du chemin pour les laisser passer, et contempler à leur tour, l'étendue des dégâts.
«J'espère que vous êtes tous en forme.» Commenta le concierge en leur jetant un nouveau coup d'œil. Fergusson leva un sourcil inquisiteur.
«Pardon?»
«Cette glace n'est pas uniquement le fruit d'un sortilège puissant. Elle est auto-réfrigérée.» Expliqua-t-il par acquis de conscience.
L'un des deux inconnus lui jeta un regard hautain, avant de s'étirer puis sortir sa baguette.
«Sauf votre respect, monsieur, nous sommes des professionnels, et nous connaissons parfaitement notre métier, ce n'est pas vous qui allez nous l'apprendre.» Le ton catégorique assura à Rusard que cet homme était conscient de sa condition de cracmol. Et même s'il détestait ceux qui le méprisaient pour une chose dont il n'avait pas eu choix, il s'écarta du chemin, un sourire poli et glacial sur ses lèvres émaciées.
«Si vous le dites.»
Il s'éloigna de plusieurs pas, se plaçant à l'abri du soleil sous un cerisier intact, et attendit de voir ce que les briseurs de sorts allaient faire pour délivrer la bâtisse de sa prison de glace. Nul doute que leur orgueil allait prendre une sacrée claque.
D'ailleurs, l'impétuosité de l'inconnu fut calmée instantanément après que sa tentative de fonte à l'aide d'un sort élémentaire puissant lui soit renvoyée en pleine figure. Ses sourcils avaient gelé, de même que le bras qui tenait sa baguette jusqu'à lors. Ses cris de douleurs firent grimacer le cracmol, mais il avait prévenu le groupe. Il n'était pas responsable. Même s'il culpabilisait pour cette blessure, il n'était pas le lanceur de cette attaque, et il avait prévenu des risques… Oui. Il fallait se dire ça.
Il était encore tôt, mais il savait que Sacha devait se préparer à retrouver ses amis, et tous ses autres camarades d'école. Et il appréhendait d'autant plus ces retrouvailles qu'il ne pourrait pas être sur place à l'heure convenue, vu le désordre ambiant. Le fait qu'elle soit reconnue par toute la population magique comme obscurus, ça n'allait pas jouer en sa faveur, et il craignait plusieurs altercations à venir.
«Par Merlin c'est quoi ce truc?» Gronda l'un des briseurs de sorts en esquivant un jet bleuté qui vint congeler l'arbre sur sa trajectoire, plusieurs dizaines de mètres après. Une nouvelle tentative plus tard, et l'un des hommes se tenait la jambe, cette dernière gelant peu à peu.
«Ça, messieurs, c'est de la glace auto-réfrigérée. Mais loin de moi l'idée de vous apprendre votre métier.» Tança le vieil homme en s'éloignant encore un peu de la zone sinistrée.
Manquerait plus qu'un de ces imbéciles lui envoie un jet glacé par inadvertance.
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Sacha avait la migraine, et pourtant, elle n'avait pas encore mis un pied dans la grande salle. Elle n'était qu'à un couloir du hall, qu'elle pouvait voir depuis sa nouvelle porte, mais la foule qui allait toujours dans le même sens, les ricanements enjoués des retrouvailles, les récits de vacances, ça l'ennuyait déjà. Et bien qu'elle ne soit pas honnête avec elle-même, il y avait aussi la peur du regard que les autres allaient poser sur elle. Pitié? Terreur? Mépris? Un mélange de tout ça?
«Vous comptez me faire mourir de vieillesse à vous attendre, ou vous allez sortir de cette chambre?» La railla une voix qu'elle commençait à connaître par cœur.
Sacha soupira de lassitude, avant de tourner la tête vers le professeur de potions qui, bras croisés, semblait à bout de patience.
«Vous avez 36 ans, ce n'est pas dix minutes qui vont vous faire vieillir de 50.»
«Que vous connaissiez mon âge me dépasse, pour autant, cela fait bien quinze minutes que vous piétinez sur le pas de cette foutue porte changeante, alors cessez de faire travailler les sorts de mes collègues, et sortez de votre chambre, voulez-vous?» Répliqua ce dernier. Sacha leva un sourcil inquisiteur, comme lui l'aurait fait devant une réponse particulièrement stupide en cours de potion.
«Vraiment? ça vous dépasse? Je pourrais citer tous vos repas depuis votre enfance, vos premières fois de tout, et que je connaisse votre date de naissance, ça vous dépasse?»
Le potioniste vira blême.
«Quinze points pour Serdaigle!» Eructa le sorcier, les ailettes de son nez vibrant sous ses expirations rageuses.
«Ah, je n'ai pas dû taper assez fort, je pensais que ça serait 30.»
Comprenant que sa pupille le provoquait volontaire, il expira longuement, cherchant à retrouver son calme, et la fixa de ses grands yeux noirs. C'était clairement une manière de détourner son angoisse sur lui, et il ne pouvait que comprendre. Combien de fois les étudiants l'avaient fixé avec haine et mépris, après une énième blague des maraudeurs? Il avait été trimballé en collants et tutu rose dans toute la cours, et devant ses propres camarades de maison. Il se souvenait des rires, des moqueries, et de la honte. Sacha O'Nigay allait probablement en être la cible prochaine, avec les révélations faites sur sa famille et sa propre nature.
Apaisé, il reprit la parole.
«Vous ne devriez pas jouer à ça avec moi. Qui plus est, le professeur Flitwick m'en voudrait de mettre sa maison dans un compte négatif avant même le début des cours.» La demoiselle grimaça. «Ressaisissez-vous, ce n'est qu'un mauvais moment à passer, ensuite, les choses se tasseront.»
«Ou pas.» Il fronça les sourcils.
«Vous avez vu quelque chose?» Sacha secoua la tête.
«Je n'en ai pas besoin pour savoir que Poudlard est un ramassis de moutons bêlant sans la moindre réflexion. Je vais prendre cher toute l'année, et les années suivantes si je suis encore là.» Il tiqua sur la fin de sa phrase, mais n'eut pas le temps de réagir à ce sujet, qu'elle embrayait sur un autre. «Vous pouvez faire disparaître les pierres?»
«Certainement pas, vous devez les conserver et…» la jeune femme le coupa.
«Je sais, je voulais dire… Les cacher, les rendre invisible, n'importe quoi. Histoire de ne pas avoir de regards supplé ressemble à la quincaillerie de la rochelle, comme ça.»
«Hm. Oui, je peux faire ça.» Il leva sa baguette et la posa sur la parure bleue qui ornait toujours la tête de la demoiselle et son chignon en vrac. Le bijou scintilla avant de s'évaporer, ne laissant que la chevelure légèrement bicolore. De visible, ne resta que les bracelets à ses poignets.
«Merci…» Murmura Sacha, ça ne serait pas suffisant à faire taire la majorité des élèves, mais ça les priverait d'une raison supplémentaire pour l'humilier.
Inspirant longuement pour se donner du courage, Sacha s'humecta les lèvres, se frotta le visage, avant de se mettre à avancer, suivie par le potioniste. Les portes de la grande salle étaient encore ouvertes, et le flot d'élèves qui s'y déversait n'avait pas de fin, mais à son approche, ceux des années les plus anciennes se jetèrent des regards inquiets. La cohue reflua soudain et un silence pesant remplaça les bavardages dans les couloirs.
Ça aurait pu être une allée d'honneur. Une marque de soutient pour une élève qui avait traversé l'enfer, mais Poudlard n'accueillait pas des saints. Et comme pour Harry l'année précédente, les élèves s'écartèrent brutalement du chemin pour ne pas la toucher par inadvertance. Certains regards étaient haineux, d'autres terrifiés. Et dans son dos s'élevaient des murmures auxquels Sacha ne s'était absolument pas attendue.
On l'accusait d'avoir tué Cédric avec l'obscurial. On la traitait de folle, de danger public, on rappelait le cauchemar qu'elle avait fait subir à Paméla et Helen. Oubliant bien sûr, que c'était une vengeance pour les diverses agressions sur Luna Lovegood. Zacharias Smith la pointa du doigt, l'appelant monstre devant tous les autres, et ce, malgré la présence de l'autorité sur ses pas.
«Retire immédiatement ce que tu viens de dire, Smith, ou je serais contraint de te donner diverses retenues.» Menaça une voix trainante.
«Pardon?»
«À moins que tu ne préfères un duel?»
Sacha fit volte-face et eu un haut le cœur.
Draco Malfoy toisait l'élève de Poufsouffle, mesurant une tête de plus que lui, avec mépris. Mais il n'était pas seul, et si sur sa droite, se tenait un groupe de Serpentards, à gauche, toute la clique de Harry fusillait le même garçon des yeux. C'était juste impossible, illogique, impensable. Et le rappel qu'elle mettait tout le monde en danger par sa présence fut comme une énorme claque. Etaient-ils devenus amis? Qu'avait-elle manqué pour qu'ils fassent front ensemble pour la défendre? Ils avaient cuisiné ensemble leur soupe au pistou contre les français,sa propre patrie, mais il n'y avait eu que ça, n'est-ce pas?
Non.
Elle s'était petit à petit rapproché d'eux tous. D'abord Luna, puis Ginny, puis le trio qui n'avait eu de cesse de vouloir la ramasser. Draco, avec qui elle avait pactisé à plusieurs reprises et qui l'avait défendu. Les jumeaux… Et maintenant, ce groupe impossible se formait. Il ne manquait plus qu'un blaireau pour que les quatre maisons soient représentées… Les larmes lui montèrent aux yeux, brisant son masque courageux.
«Je te déconseille d'y toucher, Malfoy.» Gronda une voix autoritaire qu'elle reconnaissait.
Béatrice Haywood avait beau l'air d'être un fantôme revenu pour se venger, son claquement de langue était légendaire dans toute l'école. Elle déplaça un élève d'un coup d'épaule et s'avança vers l'ensemble du groupe, Fawley sur les talons. Sur sa poitrine brillait le badge des préfets en chefs. Aux yeux de la blonde, cet insigne aurait dû appartenir à Cédric, mais elle avait accepté de la porter et de marcher dans ses pas, en son honneur.
«Tu ne sais pas où il a trainé.» Fut la suite de sa phrase, et un sourire digne des serpents orna sa bouche.
«Je vais te…» Mais Smith fut retenu par la main d'Ernie McMillan, préfet de Poufsouffle à son tour. Il était peut-être d'accord, et craignait l'obscuriale, mais il devait éviter que son ami ne subisse le courroux de tous ces gens.
«Bien, puisque vous avez fini cette petite démonstration de force, vous pourriez sûrement rejoindre la grande salle, au lieu de boucher le passage.» Cingla Severus en dépassant sa pupille et en la laissant aux bons soins d'un groupe multi-maison.
Parce qu'avec l'arrivée des deux septièmes années, le compte y était. Trois serpentards, deux Poufsouffles, une serdaigle, et trois gryffondors. Sacha réalisa ce changement majeur dans l'œuvre, et comprit qu'elle était en train de condamner tous ces gens. Même si la part d'elle qui cherchait désespérément un peu d'amour se réjouissait, l'autre, celle qui culpabilisait d'exister, sentait que tout ceci était dangereux.
Une anomalie.
L'étreinte de Béatrice, causant des hurlements terrifiés dans la foule, la laissa fébrile et malade. Même s'il s'agissait d'une fille, le dégoût d'être touché l'avait frappé avec autant de violence que la réalisation précédente. Nauséeuse et larmoyante, bien que ne disant mot, Sacha se laissa emporter par Luna à la table des Serdaigles, tandis que les autres élèves s'écartaient sur leur passage, tant par crainte de sa présence, qu'à cause des baguettes tendues par le groupe hétéroclite qui les suivait.
Elle n'écouta pas la cérémonie de répartition, la nouvelle chanson du choixpeau lui passant au-dessus de la tête. Sacha ne se sentait pas à l'aise, d'une part, parce qu'elle connaissait les évènements du bouquin, de l'autre, parce qu'elle avait changé trop de choses, de sortes que c'était pire. Harry avait raconté comment Cédric était mort. Un avada aurait été sans douleur, là… Il avait agonisé, poignardé et empoisonné par une mangemort, avant de rendre l'âme.
Le film auquel elle repensait sans cesse, Destination finale, montrait que la connaissance de l'avenir ne permettait pas d'esquiver les morts. Ça ne faisait que les rendre encore plus horribles. Parce que ce qui doit être, sera, quoi qu'il advienne.
C'était ce destin funeste qui allait s'abattre sur les élèves de Poudlard. La guerre était déjà à leur porte, et elle empirait les choses par sa simple existence. Peut-être qu'à cause d'elle, Drago et Luna ne survivraient pas au combat final. Peut-être que la petite blonde serait elle-même tuée dans les cachots du manoir Malfoy, bien avant d'être libérée par le trio s'enfuyant grâce à Dobby. Le regret d'avoir condamné Cédric a bien pire que ce qu'il aurait dû vivre la hantait, il avait subi l'enfer par sa faute.
Et si elle ne s'était pas plainte du traitement subit à La Décane… C'était par culpabilité. Elle n'avait pas eu besoin de se scarifier ni de rompre sa promesse. D'autres l'avaient blessé à la place, pour expier ses actes. Chacune des tortures étaient méritées… La poupette de ce monde était morte pour elle, et Sacha savait qu'elle ne méritait pas tant. Le passé l'avait prouvé. Le futur ne ferait que confirmer.
Lorsque les plats apparurent sur la table, elle mangea à peine, poussée par Luna, seule personne en face. Les autres élèves de Serdaigle marquant une distance de trois places autour d'elles-deux. C'en était ridicule. Et pourtant, l'humiliation et la honte la prenait à la gorge. Ça la ramenait à ses années de collège. Ils avaient raison de la haïr. Elle était monstrueuse, elle était responsable de la mort de deux personnes. Et si les autres ne se rendaient pas compte de cette tare et ne l'abandonnaient pas, alors, ils périraient d'horribles façons par sa faute. L'évidence était là. Aussi pénible et arrogante que possible, la narguant avec autant de puissance que sa solitude.
«… D'améliorer, ce qui doit être améliorer, et de tailler dans le vif chaque fois que nous serons confrontés à des pratiques dont l'interdiction s'impose.»
Sacha tiqua, prenant conscience que les assiettes avaient disparues et que le discours ignoble de la folle du ministère s'achevait tout juste. Elle n'applaudit pas, pas plus que Luna, et se contenta de fixer le bois vernis de la table devant-elle. Cette femme, cette harpie, allait être un frein à son départ et à son entrainement d'héritière. Pourtant, elle ne pouvait pas juste mettre en pause, il fallait développer ça, pour trouver une solution et s'enfuir de ce monde. Retourner chez elle, même si personne n'en avait rien à foutre.
Lorsque plus tard, elle suivit Luna devant le battant du sphynx qui donnait les énigmes, et qu'il les laissa passer, Anthony Goldstein et Padma Patil firent barrage, interdisant à une créature instable de se déplacer dans leurs locaux. Ils embarquèrent d'ailleurs Luna de force, clamant que c'était dangereux pour elle de trainer avec Sacha, et ne le laissant pas le choix en refermant la porte sur l'oracle.
Restée seule sur le parvis, Sacha garda le silence quelques instants, avant de frotter ses yeux pour chasser les larmes qui la menaçaient de couler. Le retour dans sa chambre personnelle la laissa aigrie et fatiguée. Et avec cette peine, la certitude qu'elle n'aurait jamais dû revenir dans cette foutue école, et se barrer dés quand elle en avait eu l'occasion.
oOoOoOo
Harry bailla.
La prise de tête avec Seamus au sujet du retour de Voldemort la veille l'avait épuisé, sans compter qu'il avait discuté tardivement avec Cédric et Betty. Tanguant légèrement vers Hermione qui marchait à sa droite, il se secoua, clignant des yeux à l'apparition de la petite fantôme qui l'encourageait en levant les poings. Ils n'eurent pas le temps de franchir les portes de la grande salle, qu'une immense fille noire avec des tresses afro incroyablement longues - et belles - leur fonça dessus. Harry tiqua à la main sur son épaule lorsqu'elle les approcha.
Bien qu'il ait eu le béguin pour elle, et pour Cho, il y avait dans sa manœuvre quelque chose qui le dérangeait, il ne savait pas quoi. Peut-être était-ce la proximitéavec les autres élèves autour? On le jugeait déjà comme un fou dangereux - Encore que ce n'était pas du niveau de la pauvre Sacha, visiblement. Il n'avait même pas réussi à lui parler, elle avait fui la grande salle avec Luna dès la fin du repas. - Ou bien l'idée que quelqu'un puisse se méprendre sur les intentions de la belle brune?
La tête du noiraud n'arrivait pas à se décider.
«Bonjour, Angelina.» Marmonna-t-il en s'écartant de sa prise.
«Bonjour.» Dit-elle vivement. «vous avez passé un bon été ?» Et sans attendre une réponse, elle reprit aussi rapidement que si elle avait un train à prendre dans la seconde. «Écoute, jai été nommé Capitaine de léquipe de Quidditch de Gryffondor.»
«Bien.» Réponse automatique. Il fallut une seconde à Harry pour réaliser ce que l'annonce de la jeune femme impliquait. Elle ne serait probablement pas aussi dynamique ni déterminée qu'Olivier Dubois pour remporter la coupe de Quidditch. Et si cela signifiait très certainement une amélioration de son sommeil, ça impliquait surtout que les entrainements seraient moins réguliers et la victoire des lions, incertaine.
«Ouais, c'est cool. Par contre, nous avons besoin dun nouveau Gardien pour le remplacer. Les essais seront vendredi à cinq heures et je veux voir l'équipe entière daccord ? Comme ça, on pourra travailler l'intégration du nouveau membre.»
«OK.» Dit Harry, pas très sûr que l'emploi du temps qu'il n'avait pas encore reçu puisse le permettre. Angelina lui sourit et partit s'installer en bout de table avec ses amies, jetant de fréquents coups d'œil aux jumeaux Weasley, qui eux, l'ignoraient profondément.
Harry était presque sûr d'avoir vu la brune se faire recaler par Fred en cours de l'année précédente, peu de temps après le sauvetage de Sacha, d'ailleurs. Et vu le comportement du rouquin avec leur ami, il n'était pas certains que ses sentiments soient platoniques. S'installant à table, Harry hésita sur les choix alimentaires. Il n'avait que peu mangé de l'été, les Dursley le contraignant à suivre le régime de ce cher Dudley, et le passage au square Grimaud, nourrit par Molly Weasley avait été dur pour son estomac.
«J'avais oublié que Dubois était parti» Dit Hermione d'un air absent en s'asseyant à coté de Ron. C'était moins risqué lorsqu'il avait faim, d'être à coté, qu'en face. Saisissant deux toasts, elle en imposa un au noiraud, avant de pousser la salade de fruits vers lui, et d'attirer la marmelade à elle. «Je suppose que cela va faire beaucoup de changements pour vous, non?»
«Probablement.» Marmonna le garçon en récupérant le toast, le grignotant du bout des lèvres. «Olivier était un excellent gardien.»
«Ça ne fera quand même pas de mal d'avoir un peu de sang-neuf, tu ne crois pas?» Demanda le rouquin tout en déversant une belle cuillère de haricots dans son assiette. Harry grimaça.
Heureusement pour lui, son attention fut détournée du repas de son ami par le bruissement d'ailes coutumier de la livraison du courrier. La nuée de chouettes, rapaces et autres oiseaux porteurs de nouvelles fit quelques dégâts, d'une part, car il pleuvait dru dehors, et qu'ils éclaboussaient tout sur leur passage, et de l'autre, car certains spécimens n'avaient pas l'atterrissage facile.
Sauvant son jus de citrouille, Hermione réceptionna d'une chouette effraie trempée la gazette du sorcier. Elle glissa une noise dans la bourse en cuir attachée à la patte de l'oiseau, et déploya son bien - lessivé - en plissant les lèvres. L'animal s'envola, éclaboussant de nouveau la jeune fille au passage et disparue par la fenêtre.
«Pourquoi tu lis cette merde?» Demanda Harry, craintif de voir sa meilleure amie changer d'opinion à son sujet comme Seamus l'avait fait à cause de sa mère, et de ce foutu journal.
«Il vaut mieux savoir ce que dit l'ennemi.» Répondit la brune, un peu irritée, mais son regard changea en lisant la peine dans celui de son ami. «Je vérifie juste ce qu'ils disent, histoire de garder une longueur d'avance. Ne t'en fais pas.»
«Si tu le dis.» Grignotant toujours le toast, son regard passa sur les autres tables, cherchant ses nouvelles amies du regard. Mais s'il trouva la jolie blonde de serdaigle, aucun signe de sa comparse plus âgée. Harry se pencha en arrière, se tenant à la table pour ne pas basculer complètement.
«Luna? Sacha n'est pas avec toi?» La jeune fille se décala sur le banc pour se tourner vers lui et reposa sa cuillère de porridge aux fruits.
«Non. On a été séparées hier soir, et je ne l'ai pas revue. Ça m'inquiète.»
«Comment ça, séparées?» Répondit Harry en fronçant les sourcils. Ron jeta un coup d'œil à son ami, et à la serdaigle, avant de se pencher sur la table garnie de victuailles.
«Quechekefuditzes?» Le noiraud eu une réaction de dégout au postillon volant, avant de fusiller le rouquin des yeux. Ron secoua la tête et avala bruyamment son morceau de saucisse, avant de reprendre. «Qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir?» Luna se pencha sur le côté pour se rapprocher des gryffondors.
«Quand on est remonté à la salle commune, nos préfets ont chassé Sacha et m'ont forcé à rentrer, disant qu'elle était un danger pour nous… Ils m'ont engueulé un moment mais… Ron, elle avait l'air si triste…
«Pardon?» Gueula Ginny, deux places plus loin. «Ils ont fait quoi?» Secouant la tête avec un air à la fois haineux et ahuri, du fait qu'elle ne comprenait pas comment il était possible d'être aussi con, Ginny laissa tomber son petit déjeuner et enjamba le banc pour sortir de table.« Je vais me les faire!» Mais quelqu'un la poussa à se rasseoir d'une main impérieuse.
«Doucement Belette, si tu les attaques maintenant, c'est sur O'Nigay qu'ils rejetteront la faute. Sans compter les points que tu feras perdre à ta maison, et les retenues que tu vas obtenir.» Fit la voix trainante de Malfoy. Pour autant, rien qu'à l'orage colérique dans ses yeux, il ne comptait pas laisser passer la chose non plus.
«Lâche moi, Malfoy.» Répliqua Ginny en forçant pour se relever.
«Dégage de ma sœur, la fouine!» Menaça Ron en sortant sa baguette.
«On se calme. Je ne te lâcherai que lorsque tu seras calmée, et que je serais sûre que tu ne feras pas quelque chose de stupide, encore que c'est difficile venant de vous.» Se moqua le blond.
«Ça suffit.» Gronda Hermione, et tous levèrent les yeux sur elle. «Tu proposes quoi?»
«D'abord, retrouver O'Nigay.» Dit le serpent, en observant leur professeur de métamorphose approcher. «Ensuite, savoir où elle a passé la nuit, puisqu'elle n'a pas pu rejoindre son dortoir, et enfin, payer les trois fauteurs de troubles principaux de Poudlard pour s'occuper des responsables.»
Ginny fixa longuement le garçon de ses yeux bleus, avant de cesser de vouloir se relever de force. Il lui fallut un peu plus de volonté pour ignorer la chaleur qui se diffusait dans son épaule par le biais de cette main posée sur elle.
«Ce n'est pas idiot…» finit-elle par admettre.
«C'est parce que je ne suis pas un idiot.»
«Monsieur Malfoy, puis-je savoir ce que vous faites à la table des Gryffondors, je vous prie?» Dit le professeur McGonagall, lèvres pincées. Si elle tenait les emplois du temps de ses élèves en main, il était évident qu'elle n'hésiterait pas à sortir sa baguette de l'autre.
«Je ne faisais que discuter, professeur.» Fut la réponse mielleuse du serpentard.
«J'ai passé l'âge d'avaler des couleuvres. Retournez à votre place, Monsieur Malfoy.» Ordonna l'enseignante, avant d'échanger un regard avec son confrère de potions.
Elle avait assisté à l'entrée de Sacha O'Nigay, flanquée de Luna Lovegood et Béatrice Haywood, et suivie d'un groupe d'élèves hétéroclites menaçant tous les autres avec leur baguette. Cette unité au sein des quatre maisons n'avait jusqu'à lors pas été possible, mais au vu des évènements à venir, Minerva ignorait s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise chose. Le choixpeau enjoignait à se réunir et à se faire confiance, mais ceux-là étaient si différents. Leur nouvelle amitié pouvait-elle résister à la guerre en approche? Distribuant les emplois du temps de ses élèves, elle s'éloigna pour finir la table.
«Oh bon sang… Regardez ce qu'on a aujourd'hui!» Grogna le rouquin en secouant l'emploi du temps reçu. «Histoire de la magie, double cours de potions, divination, et encore un double cours de défense contre les forces du mal. Binns, Rogue, Trelawney et ce crapaud rose, tout ça dans la même journée…J'aimerais bien que Fred et George se dépêchent de mettre au point leur boite à flemme!»
«Ai-je bien entendu?» Fit une voix dans son dos.
«On dirait bien, Forge.» Les jumeaux se glissèrent sur le banc autour d'Harry.
«Un préfet de Poudlard qui essaye de sécher ses cours?»
«Oui bah, regarde!» Fit Ron, grincheux, en agitant son emploi du temps devant son frère. « C'est le pire lundi qu'on n'ait jamais eu.» Fred prit le parchemin entre ses doigts et le parcourut des yeux.
«Ok, je te l'accorde, Ronny, Si tu veux, on peut te céder à bas prix, un peu de nougat néansang.»
«Pourquoi à bas prix? Vous me faites payer les brioches de maman chaque fois que j'arrive trop tard.» Répondit le rouquin, soupçonneux.
«Parce que tu saigneras jusqu'à ce que mort s'en suive.» Répondit celui à gauche de Harry en se servant du hareng fumé.
«On a pas encore l'antidote.» Termina celui de droite, préférant du sucré et embarquant l'assiette de toasts.
«Merci, mais non merci, je préfère mourir d'ennuis que mourir tout court.»
«Sage décision.» Commenta Ginny à côté d'eux.
«En parlant de vos boîtes à flemme.» Commença Hermione en les dévisageant tour à tour d'un air réprobateur.«Il est hors de question que vous affichiez vos annonces pour trouver des cobayes dans la salle commune.»
«Ah? Et qui a dit ça?» S'étonna l'un.
«C'est moi qui le dis. Et Ron aussi.» Répliqua Hermione.
«Ah non, ne me mêle pas à ça.» Protesta le rouquin en rangeant son emploi du temps dans sa poche. La brune le fusilla du regard. Les garçons ricanèrent.
«Oh, petite Hermione, tu changeras bientôt de discours.» assura le rouquin à droite, en beurrant une épaisse tartine.«Tu verras que dans une semaine, tu nous supplieras de te fournir des boites à flemme.
«Et pourquoi donc?» Rétorqua Hermione en croisant les bras sur sa poitrine, sceptique.
«Parce que c'est l'année des BUSES.» Fut la réponse.
«Tu devras préparer tes examens, et tu seras tellement plongée dedans que tu vireras chèvre.»
«La moitié de notre classe est tombée en dépression à l'approche des examens.» Répondit le rouquin de gauche en souriant. «Larmes, sanglots, crises de nerfs. C'était un beau spectacle.»
«Carrément, Patricia Stimpson était sans cesse au bord de l'évanouissement.»
«Donc, si tes résultats de fins d'année t'intéressent, pour toi, la 5e année sera un véritable cauchemar.»
«Heureusement, Gred et moi avons toujours gardé le moral.»
«Ouais, et vous avez eu quoi? Trois BUSES chacun?»
«Quatre.» Répondit l'un des jumeaux, insouciants.«Mais nous savons pertinemment que notre avenir se situe ailleurs que dans le monde des élites ministérielle.»
«Ceci dit, nous avons hésité à venir vous éblouir de notre présence pour cette dernière année. Maintenant que nous avons…» Le regard d'Harry le dissuada de terminer cette phrase de la manière dont il l'avait pensé. «Nos BUSES, était-il vraiment nécessaire de passer les ASPICS?»
«Pas vraiment! Mais maman n'aurait pas supporté que nous quittions l'école trop tôt, surtout après que Percy ait révélé sa véritable nature de Crétin impérial.»
«Cette dernière année ne sera pourtant pas du temps perdu.» Dit Fred, en jetant un regard affectueux sur la grande salle, bien qu'il s'arrête sur la table des serdaigles et fronça les sourcils en notant l'absence d'une personne en particulier, il reprit la parole. «Nous allons en profiter pour faire une étude de marché, évaluer très précisément les besoins de l'élève moyen en matière de farces et attrapes, analyser en profondeur les résultats de nos recherches puis fabriquer les produits qui répondront à la demande.»
«Et où allez-vous trouver l'or nécessaire à ce projet?» Demanda Hermione, toujours sceptique. «Vous aurez besoin de beaucoup d'ingrédients, de matériels, mais aussi d'un local, pour tout ça, non?» Harry fit malencontreusement tomber sa cuillère par terre et se glissa sous la table pour la ramasser - et cacher son visage écarlate.
«Ne nous pose pas de question, Hermione, ça nous évitera de devoir te mentir.» sourit George. La brune secoua la tête avant de lever une main impérieuse.
«Il n'empêche, je vous interdis d'utiliser nos camarades comme cobayes, et plus de pub sur le panneau d'affichage!»
«Même si tu nous l'interdis, nous trouverons un moyen de vendre nos pro-» Il fut coupé par un claquement de doigt de la jeune fille.
«Cependant… Puisqu'il est évident que votre projet d'avenir est solide ET définitif, il est de mon devoir, en tant que préfète, de vous soutenir pour la réalisation de ce dernier.» Le timbre de voix, plus bas et plus froid, rendit perplexe les trois Weasley à table.
«Nous t'écoutons…»
«Il se trouve que deux personnes se croyant très importantes à cause d'un badge épinglé sur le buste, dans mon année, ont décidé d'interdire la salle commune des aigles, à l'une de nos amies en commun. Les préfets devant être impartiaux et protéger leurs camarades, je trouve cela inadmissible. En conséquence de quoi, je pense qu'il serait de votre devoir, en tant que 7e années, de leur apprendre l'importance d'être juste en toutes circonstances.» Si la tirade avait été prononcée avec un sérieux digne d'une académicienne importante,Fred et George comprirent immédiatement la situation.
Hermione Granger venait de vendre ses deux comparses de Serdaigle comme Cobayes, et ce, sans le moindre remord. Et bien qu'ils aient envisagé l'idée de se moquer de ce discours, ils n'avaient retenu qu'une seule chose. L'affaire était désormais personnelle. Goldstein et Patil allait payer cher.
«Hermione…?» Appela Ron, lorsque les jumeaux furent partis en emportant des casse-croutes.
«Oui?»
«Des fois, t'es vraiment flippante.» Répondit-il avec une pointe d'admiration. Les joues de la jeune fille prirent une jolie teinte rose.
« Merci.»
«On attaque par histoire, du coup… Avec qui?» Demanda Harry en sortant de sous la table, rassuré de ne pas avoir eu besoin de justifier son don d'argent aux jumeaux.
«Hmm…» Ron sortit de nouveau l'emploi du temps de sa poche, et ses yeux s'écarquillèrent de surprise. «Les serdaigles…»
«Alors on doit se dépêcher si on veut parler à Sacha avant le début des classes.» Fit Hermione en rangeant son exemplaire de la gazette dans son sac. «Le détour par la salle commune risque de prendre du temps.»
«J'ai déjà toutes mes affaires.» Expliqua Harry. «Allez-y, je vais essayer de la trouver, on se rejoint là-bas.»
Les trois amis se séparèrent, et Harry souffla, pouvant enfin discuter avec les fantômes qui l'accompagnaient. D'ailleurs, il nota l'absence de Cédric, mais ce n'était pas dur de comprendre pourquoi.
Le défunt Poufsouffle était parti chercher sa cousine. En espérant qu'il la trouve avant qu'un problème ne surgisse.
