Hermione marchait d'un pas rapide dans les couloirs déserts, suivie de Fred, George et Daphné, chacun perdu dans ses pensées. L'air était lourd de tension, et seule l'écho de leurs pas rompait le silence. Hermione sentait son cœur battre à tout rompre, son esprit tourbillonnant de mille pensées. Et si McGonagall les renvoyait sans rien leur dire ? Et si elle refusait qu'ils voient Ron ? Elle essaya de calmer son souffle, mais la nervosité rendait sa poitrine douloureuse.

Fred, toujours prêt à alléger l'atmosphère, murmura derrière elle : « Tu crois qu'elle va nous transformer en rats pour avoir frappé à sa porte aussi tard ? »

George sourit légèrement, mais sa voix manquait de son habituelle légèreté. « Si elle nous transforme en rats, au moins on pourra courir plus vite et trouver Ron nous-mêmes. »

Daphné, en queue de file, observait les frères Weasley d'un air critique. « Pour des garçons qui aiment faire des blagues, vous semblez bien nerveux. »

Fred tourna légèrement la tête, son sourire effacé. « Quand il s'agit de Ron, ce n'est pas une blague. »

Hermione ne répondit pas, mais elle sentit un poids s'ajouter à celui qu'elle portait déjà. Ils comptent sur moi. Sur nous. On doit convaincre McGonagall.

Arrivés devant la porte du bureau, Hermione leva une main tremblante et frappa trois fois. Le son résonna dans le couloir vide, et pendant quelques secondes qui semblèrent une éternité, rien ne bougea. Puis une voix sèche et familière répondit : « Entrez. »

Ils s'exécutèrent, franchissant la porte avec une appréhension palpable. Le bureau était faiblement éclairé, des piles de parchemins soigneusement alignées sur le bureau. McGonagall, assise derrière, leva les yeux de ses corrections, ses lunettes perchées sur le bout de son nez. Elle les observa un à un, son expression sévère masquant une pointe de curiosité.

« Miss Granger, Messieurs Weasley, Miss Greengrass, je suppose qu'il doit y avoir une raison urgente pour troubler ma soirée. Je vous écoute. »

Hermione sentit la gorge se serrer, mais elle força ses mots à sortir. « Professeur, nous savons où est Ron. Et pourquoi il a disparu. »

Un silence lourd tomba dans la pièce. McGonagall posa lentement sa plume, croisant les mains sur son bureau. Ses yeux se plissèrent légèrement.

« Vraiment ? Vous semblez bien informés. Je serais curieuse d'apprendre comment vous êtes arrivés à une telle conclusion. »

Fred prit une grande inspiration, son ton plus sérieux que jamais. « On sait qu'il est à Saint-Mangouste, et on sait que ça a un lien avec les Reliques de la Mort. »

Le regard de McGonagall se fit plus perçant. Elle se redressa légèrement, sa posture imposante renforçant l'impression qu'elle dominait la pièce. « Et d'où tirez-vous ces informations ? »

George intervint, sa voix empreinte d'une légère frustration. « Parce qu'on a trouvé une carte. Une carte magique des Reliques. Et une prophétie. Tout ça pointe vers Ron. »

Daphné croisa les bras, son ton tranchant. « Vous auriez pu nous le dire dès le départ. Pourquoi nous laisser dans l'ignorance ? Nous avons le droit de savoir ce qui arrive à notre ami. »

McGonagall ne répondit pas immédiatement. Son regard se porta sur Hermione, qui semblait lutter contre l'envie de crier ou de pleurer. Finalement, la directrice se leva, contournant son bureau avec une lenteur délibérée.

« Vous êtes bien téméraires de vous aventurer dans des sujets aussi dangereux. Mais… je suppose que vous ne m'auriez pas laissée tranquille de toute façon. »

Elle jeta une poignée de poudre de cheminette dans la cheminée. Les flammes virèrent au vert, et elle appela : « Directeur Dumbledore. Votre présence est requise. »

Quelques minutes plus tard, le groupe se trouvait dans le bureau de Dumbledore, un lieu où le temps semblait suspendu. Les objets magiques qui s'y trouvaient cliquetaient doucement, créant une atmosphère étrangement apaisante malgré la gravité de la situation. Dumbledore était assis dans son grand fauteuil, les mains jointes, son regard perçant mais bienveillant passant d'un visage à l'autre.

« Miss Granger, Messieurs Weasley, Miss Greengrass, Minerva m'a informé que vous avez des révélations à partager. Je suis tout ouïe. »

Hermione inspira profondément. C'était à elle de parler. Elle raconta tout, sans omettre le moindre détail : leur exploration de la salle secrète, les énigmes, la confrontation avec leurs peurs, et enfin, la carte des Reliques. Sa voix était tremblante au début, mais elle gagna en assurance à mesure qu'elle avançait.

Fred et George ajoutèrent des détails à leur manière, parfois interrompant Hermione pour apporter des précisions. Daphné, quant à elle, restait en arrière, mais ses remarques ponctuelles montraient qu'elle suivait attentivement.

Dumbledore écouta en silence, son expression passant de la curiosité à la gravité. Lorsqu'Hermione eut terminé, il resta silencieux un moment, tapotant le bras de son fauteuil du bout des doigts.

« Ce que vous avez découvert est d'une importance capitale. Les Reliques de la Mort… » Il s'interrompit, fixant un point invisible devant lui. « Elles ne sont pas simplement des artefacts. Elles sont la source d'un pouvoir immense, un pouvoir qui peut corrompre ceux qui le recherchent. »

Fred, incapable de contenir sa frustration, s'avança. « Et Ron ? Pourquoi il a disparu ? Vous saviez tout ça depuis le début, pas vrai ? »

Dumbledore tourna un regard grave vers lui. « Oui, je savais. Ron est… particulier. Ses dons le placent au centre de cette prophétie, qu'il le veuille ou non. Mais le poids de cette responsabilité est immense, et il doit être préparé. »

George croisa les bras, son ton plus amer que d'habitude. « Préparé ? Et ça passe par le fait de l'éloigner de nous sans rien nous dire ? »

Dumbledore hocha lentement la tête. « C'était nécessaire. Ron est dans un état fragile, et il doit apprendre à maîtriser ses capacités avant de pouvoir affronter ce qui l'attend. »

Hermione sentit une vague de colère monter en elle. « Mais il a besoin de nous. Vous ne pouvez pas le laisser seul dans cette situation. »

Dumbledore la regarda avec une tendresse presque paternelle. « Et c'est pourquoi vous êtes ici aujourd'hui. Demain, vous le verrez. Mais pour l'instant, il est crucial que vous compreniez ceci : les Reliques ne sont pas un simple mystère à résoudre. Elles sont une épreuve. Une épreuve qui testera votre courage, votre loyauté, et votre unité. »

Daphné, jusque-là silencieuse, s'avança légèrement. « Alors, dites-nous ce qu'on doit faire. Si Ron est impliqué, alors nous le sommes aussi. »

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Dumbledore. « Votre détermination est admirable. Mais pour l'instant, reposez-vous. Demain sera une journée importante. »

McGonagall, qui avait observé la scène en silence, prit la parole d'un ton autoritaire. « Retournez dans vos salles communes. Vous avez déjà fait plus que ce que j'aurais jugé prudent. »

Fred ouvrit la bouche pour protester, mais George posa une main sur son épaule. « Très bien. Mais on le verra demain. C'est promis. »

McGonagall acquiesça, son regard sévère masquant une certaine compassion. « Demain. »

Dans la salle commune de Gryffondor, Hermione, Fred et George étaient silencieux. Le feu crépitait doucement dans l'âtre, mais aucune des flammes ne réchauffait l'inquiétude qui pesait sur leurs épaules. Hermione était assise près de la fenêtre, fixant les étoiles, perdue dans ses pensées.

Fred s'effondra dans un fauteuil, passant une main dans ses cheveux roux. « Tu penses qu'il va bien ? »

Hermione détourna les yeux de la fenêtre, ses mains serrées sur ses genoux. « Je l'espère. Mais ce que Dumbledore a dit… ça m'effraie. Ron a toujours été là pour nous, mais cette fois, c'est lui qui a besoin de nous. Et je ne sais pas si on pourra être à la hauteur. »

George, assis à côté d'elle, posa une main réconfortante sur son épaule. « On trouvera un moyen. On l'a toujours fait. »

Hermione hocha doucement la tête, mais son cœur était lourd. Et si Ron ne voulait pas de leur aide ? Et s'il se sentait abandonné ?

Dans le dortoir des Serpentard, Daphné était allongée sur son lit, les rideaux tirés. Elle fixait le plafond, ses pensées tournant autour de Ron. Elle ne le connaissait pas aussi bien que les autres, mais elle avait vu en lui une force qu'il sous-estimait. Peut-être qu'il était l'un des rares Gryffondor qu'elle respectait vraiment.

Elle se retourna sur le côté, murmurant dans l'obscurité : « Tiens bon, Ron. On arrive. »

Dans le bureau de Dumbledore, le silence était rompu uniquement par le tic-tac discret d'un vieil horloger enchanté. McGonagall se tenait debout près de la cheminée, les bras croisés, son regard inquiet posé sur Dumbledore.

« Vous leur en avez déjà trop dit, Albus. Ils sont jeunes, impulsifs, et terriblement vulnérables. Les mêler à tout cela est une erreur. »

Dumbledore, assis dans son fauteuil, paraissait serein, bien qu'un éclat de gravité brillât dans ses yeux. « Peut-être, Minerva. Mais parfois, ce sont ceux que l'on croit les moins prêts qui accomplissent les choses les plus extraordinaires. »

McGonagall fronça les sourcils. « Vous pariez leur sécurité sur une prophétie obscure et un jeune garçon déjà écrasé par ses dons. Si quelque chose leur arrive, je ne me le pardonnerai pas. »

Dumbledore se redressa légèrement, son ton doux mais ferme. « Leur rôle dans cette histoire ne dépend pas de moi. Ni de vous. Ils ont été choisis par les circonstances, par le destin. Et Ron… il ne pourra pas porter ce fardeau seul. »

McGonagall soupira lourdement, ses épaules s'affaissant légèrement. « Très bien. Mais je vous préviens, Albus : s'ils tombent, c'est vous qui devrez répondre de leurs échecs. »

Dumbledore esquissa un sourire triste. « Et si nous réussissons, Minerva ? Si ces jeunes, malgré tout, parviennent à braver l'impossible ? »

Elle resta silencieuse, fixant le feu qui dansait dans la cheminée. Au fond d'elle, elle savait que les jours à venir allaient tester non seulement ces élèves, mais aussi sa propre foi en leur courage.

La nuit s'étira, emplie de questions et de craintes, tandis que le destin de Ron et des Reliques de la Mort se dessinait dans l'ombre.

Le jour s'était levé sur Poudlard, enveloppant le château d'une lumière douce et dorée. Hermione, Fred, George et Daphné se tenaient dans le bureau de McGonagall, prêts à partir pour Saint-Mangouste. Les cernes sous leurs yeux témoignaient d'une nuit presque blanche, où l'attente avait pesé lourdement sur leurs pensées.

Hermione, bien qu'éveillée, sentait une fatigue émotionnelle la submerger. Chaque minute d'attente avait été une torture. Et si Ron ne voulait pas les voir ? Et si son état était pire que ce qu'ils imaginaient ? Elle serra les poings, décidée à faire face à ces craintes. Il n'y avait plus de place pour l'hésitation.

McGonagall, debout près de la cheminée, les observait d'un regard sévère, mais non sans une pointe d'inquiétude dans les yeux. « Bien. Vous êtes prêts ? »

Fred haussa les épaules, cachant son anxiété derrière un sourire faussement désinvolte. « Aussi prêts qu'on peut l'être quand on s'apprête à revoir un frère mystérieusement caché dans un hôpital. »

George ajouta, les mains dans les poches : « Et quand on n'a toujours pas de réponses claires. »

McGonagall pinça les lèvres mais choisit de ne pas répondre. Elle attrapa une poignée de poudre de cheminette et la lança dans les flammes qui devinrent instantanément vertes. « Suivez-moi. »

Un à un, ils disparurent dans les flammes, leur cœur battant à tout rompre.

Hermione était la dernière à sortir de la cheminée dans l'aile privée de Saint-Mangouste. L'endroit était calme, bien trop calme pour un hôpital. Les murs étaient d'un blanc immaculé, et une lumière douce émanait des plafonniers magiques. Une sensation oppressante pesait sur l'air.

Une Médicomage s'approcha, une femme aux cheveux grisonnants noués en un chignon strict. Elle salua McGonagall d'un léger signe de tête.

« Son état est stable, mais il reste sous observation constante. »

Hermione sentit son estomac se nouer. Stable. Sous observation. Ces mots flottaient dans son esprit, déclenchant un mélange d'angoisse et d'espoir.

McGonagall hocha la tête. « Merci. Nous ne resterons pas longtemps. »

La Médicomage ouvrit une porte au bout du couloir. Derrière, Ron était assis sur un lit, appuyé contre plusieurs oreillers. Il avait l'air fatigué, mais ses yeux brillèrent lorsqu'il les vit entrer.

« Hé ! » Sa voix était rauque, mais teintée de surprise et de chaleur. « Qu'est-ce que vous faites là ? »

Fred et George furent les premiers à réagir. Fred se précipita vers le lit, s'assit sans gêne au bord, et ébouriffa les cheveux de Ron. « On vient te chercher, frérot. Tu ne pensais quand même pas qu'on allait te laisser jouer à cache-cache sans nous ? »

George suivit, croisant les bras avec un sourire. « Oui, on sait que tu voulais des vacances sans nous, mais ça, c'est abusé. »

Ron rit doucement, mais son rire se transforma rapidement en une quinte de toux. Hermione, qui observait depuis la porte, accourut à son tour, son visage empreint d'inquiétude.

« Ron, tu vas bien ? » demanda-t-elle en s'asseyant doucement sur une chaise à côté de son lit.

Il hocha la tête, essuyant ses lèvres avec une serviette. « Oui, ça va. Je suis juste… épuisé. Ces Médicomages passent leur temps à analyser ce que je ressens, comme si j'étais un cobaye. »

Daphné, toujours en retrait, croisa les bras. « Peut-être qu'ils essaient de comprendre quelque chose que tu refuses de voir toi-même. »

Ron lui lança un regard perplexe. « Et toi, qu'est-ce que tu fais là, Daphné Greengrass ? Je croyais que traîner avec des Gryffondor n'était pas ton truc. »

Elle haussa un sourcil. « J'ai été entraînée dans leur folie collective. Mais tu devrais être reconnaissant. Je suis ici pour m'assurer qu'ils ne font pas tout exploser. »

Fred rit. « Oh, on aurait pu gérer ça sans toi, Daphné. Mais c'est vrai que ta compagnie rend les choses plus… intéressantes. »

Hermione, ignorant les plaisanteries, se pencha vers Ron, ses yeux cherchant les siens. « Ron, écoute-moi. Nous savons ce qui se passe. Pas tout, mais assez pour comprendre que tu es au cœur de quelque chose d'énorme. »

Le sourire de Ron s'effaça légèrement. Il regarda ses mains, jouant avec un coin de la couverture. « Alors, vous savez pour la prophétie. »

Le silence tomba dans la pièce. Les jumeaux échangèrent un regard inquiet, et même Daphné perdit son air détaché.

« Oui, » murmura Hermione. « Mais on ne sait pas tout. Et on est là pour ça. Pour t'aider. »

Ron releva les yeux, une lueur de défi dans le regard. « Vous ne comprenez pas. Ce n'est pas quelque chose que je peux partager. Ces dons… cette prophétie… c'est comme si tout le monde attendait que je sois quelqu'un que je ne suis pas. »

Fred posa une main sur l'épaule de son frère, son sourire habituellement moqueur remplacé par une expression sincère. « Ron, tu n'as pas besoin d'être quelqu'un d'autre. Tu es déjà assez. »

George ajouta, sa voix douce. « Et on est là pour te rappeler ça, chaque fois que tu doutes. »

Hermione serra les mains de Ron, son regard brûlant de détermination. « Quoi qu'il arrive, on est avec toi. Tu n'as pas à affronter ça seul. »

Ron inspira profondément, les mots de ses amis apaisant quelque chose en lui. « Merci, » murmura-t-il. « Vraiment. »

Après leur visite, McGonagall insista pour qu'ils retournent à Poudlard immédiatement. Fred, George et Daphné protestèrent vivement, mais Hermione les persuada à contrecœur que c'était la meilleure chose à faire pour le moment. Ron devait se reposer.

Le retour à Poudlard fut silencieux. Aucun d'eux n'avait envie de parler, chacun perdu dans ses propres pensées. Hermione se sentait vidée, comme si le poids de tout ce qui s'était passé la submergeait soudainement. Daphné marchait légèrement derrière, les bras croisés, son visage habituellement froid trahissant une lueur d'inquiétude qu'elle ne pouvait dissimuler.

Dans le bureau de McGonagall, la directrice posa un regard sévère sur eux. « Vous avez vu Ron, comme promis. Mais maintenant, il est temps de retourner dans vos salles communes. »

Fred, exaspéré, lança : « Et puis quoi ? On attend gentiment pendant que vous jouez aux devinettes avec une prophétie qui concerne notre frère ? »

McGonagall planta son regard dans le sien. « Vous attendrez parce que c'est ce qu'il faut faire. Ron a besoin de temps, et il a besoin de savoir que vous êtes là pour le soutenir, pas pour le presser. »

George ouvrit la bouche pour répliquer, mais Hermione l'interrompit, sa voix calme mais ferme. « Très bien, Professeur. Nous comprenons. »

McGonagall hocha la tête. « Bien. Maintenant, allez-vous reposer. Une nouvelle journée vous attend demain. »

Lorsque les élèves furent partis, McGonagall s'assit lourdement dans un fauteuil face à Dumbledore, son visage marqué par une fatigue émotionnelle.

« Ils sont jeunes, Albus. Bien trop jeunes pour porter un tel fardeau. »

Dumbledore, les mains croisées sur son bureau, acquiesça lentement. « Je sais, Minerva. Mais ce fardeau, ils ne l'ont pas choisi. Il leur a été imposé. Tout comme à Ron. »

Elle fixa un point invisible, le visage durci. « Et si nous nous trompons ? Si en les mêlant à tout cela, nous causons leur perte ? »

Dumbledore la regarda avec une douceur infinie. « Le courage ne se mesure pas à l'absence de peur, Minerva, mais à la capacité de la surmonter. Ces jeunes sorciers ont prouvé qu'ils avaient cette capacité. Et Ron aura besoin d'eux plus que jamais. »

McGonagall soupira, croisant les bras. « Très bien. Mais sachez ceci, Albus : si quelque chose leur arrive, je vous tiendrai pour responsable. »

Un sourire triste passa sur le visage de Dumbledore. « Je l'accepte. Mais j'ai foi en eux, Minerva. Plus que vous ne pouvez l'imaginer. »

Et alors que la nuit s'épaississait à l'extérieur, leur conversation s'éteignit dans le murmure des flammes de la cheminée. Au loin, les étoiles semblaient briller un peu plus fort, comme si elles aussi savaient que quelque chose de grand et de terrible était en marche.