Chapitre 16 : Retour à Poudlard
Note de l'auteur : Désolé pour le retard, j'ai un souci avec Word sur mon ordinateur et j'ai dû utiliser libreoffice ou utiliser Word sur d'autres machines
Quelques mois plus tard, après sa rencontre avec Ikki et sa mission dans le royaume de Blue Graad, Hadrien se trouvait à Paris. L'atmosphère de la ville était calme, contrastant avec l'agitation qui régnait dans son esprit. Face à lui, Nicolas Flamel, le célèbre alchimiste immortel, l'observait avec un sourire énigmatique avant de lâcher l'information d'un ton posé :
«Le Tournoi des Trois Sorciers a refait surface après deux siècles.»
Hadrien, qui buvait tranquillement un thé, s'arrêta net, pertinent lentement les yeux vers Flamel.
«Après deux siècles ?» répéta-t-il d'un ton neutre, mais attentif.
Flamel hocha la tête. «Et c'est Albus qui l'a réinstauré.»
Un silence s'installe, Hadrien posa sa tasse avec calme, mais son regard se durcit légèrement. Albus Dumbledore, bien sûr, derrière chaque événement d'apparence anodine, il y avait toujours ses manipulations.
«Si Dumbledore a décidé de ramener ce tournoi, ce n'est pas sans raison.» murmura Hadrien.
Il savait que cet homme ne laissait jamais rien au hasard « et cette soudaine réapparition du Tournoi des Trois Sorciers cachait nécessairement quelque chose.
Hadrien posa son regard perçant sur Nicolas Flamel, son esprit analysant rapidement la situation.
«Il n'y a pas la Coupe du Monde de Quidditch en Angleterre cet été.» déclare-t-il d'une tonne neutre.
Flamel haussa légèrement un sourcil, intrigué par cette remarque.
« Et tu trouves cela étrange ? »
Hadrien croisa les bras. « Ce tournoi est censé marquer un renouveau des relations entre écoles de sorcellerie. Pourtant, il se déroule une année où le plus grand événement du monde magique est absent du pays hôte.»
Il marque une pause avant d'ajouter, son regard s'assombrissant légèrement :
«C'est trop calculé. Dumbledore ne laisse jamais de place au hasard.»
Nicolas hocha lentement la tête, comprenant que son interlocuteur voyait plus loin que ce que l'actualité allait paraître.
«Tu penses qu'il essaie de détourner l'attention de quelque chose ?» exige l'alchimiste.
Hadrien ne répondit pas immédiatement, mais au fond de lui, il savait que le Tournoi des Trois Sorciers cachait une manœuvre bien plus grande. Il posa calmement sa tasse avant de fixer Nicolas d'un regard sérieux.
«Je veux que tu préviennes le ministère français de la Magie.»
Nicolas Haussa a un sourcil, intrigué. « De quoi s'agit-il ?»
« Qu'ils renforcent la sécurité des sorciers français qui assisteront à la Coupe du Monde de Quidditch. »
Nicolas fronce légèrement les sourcils. Il sentait que cette demande n'était pas anodine. «Tu t'attends à des troubles ?»
Hadrien hocha lentement la tête. «Les attaques de Mangemorts augmentent.»
Nicolas inspire profondément, son regard se fait plus grave.
«Tu penses qu'ils frapperont durant l'événement ?»
Hadrien eut un sourire sans joie. «Je n'ai aucun doute là-dessus.»
Il marque une pause avant d'ajouter d'un ton plus dur : « Et je sais que Dumbledore et Cornélius Fudge feront tout pour entrer dans l'affaire. »
L'alchimiste le regardait un instant en silence avant de hocher la tête.
«Je vais prévenir le ministère.»
Hadrien acquiesça car quelque chose se préparait et il comptait bien être prêt. Alors qu'ils discutaient, une détonation discrètement retenue dans la pièce. Une elfe de maison vêtue d'une tunique soignée venait d'apparaître. Il s'incline profondément avant de tendre une lettre cachetée à Hadrien.
«Maître Hadrien, ceci vous est prévu.»
Hadrien prit le parchemin et reconnut immédiatement le sceau familial.
«La famille Walden» murmura-t-il.
Nicolas observe la scène en silence, intrigué, Hadrien brisa le sceau et parcourut rapidement la lettre, le message était clair et direct : le chef actuel des Walden souhaitait le rencontrer. Il serra légèrement le parchemin entre ses doigts, cela ne le surprenait pas. Après tout, il avait lui-même envoyé une lettre aux Walden après sa mission à Delphes. Une lettre dans laquelle il les mettait en garde :
Si Dumbledore découvre la liaison entre Lily Potter, sa mère et la famille Walden, il pourrait chercher à manipuler cette connexion pour ses propres desseins. Et maintenant, les Walden voulaient une entrevue. Hadrien referma lentement la lettre, son regard se durcissant légèrement. Nicolas, qui observait son expression, exigea calmement : «Une mauvaise nouvelle ?»
Hadrien esquissa un léger sourire énigmatique .
«Disons plutôt qu'une affaire de famille refait surface.»
Hadrien reposa lentement la lettre, réfléchissant un instant puis il dit qu'il avait de la chance, Nicolas haussa un sourcil.
«Le patriarche de la famille Walden est à Paris.»
Il tapota légèrement le parchemin entre ses doigts avant d'ajouter :
«Il veut que je rencontre à la banque des gobelins français.»
Nicolas hocha lentement la tête, comprenant l'importance de cette entrevue.
«Je vois, une rencontre dans une banque gobeline, ça doit être sérieux.»
Hadrien esquissa un léger sourire.
« Oui. Un terrain neutre, sous haute protection, où personne ne peut tenter quoi que ce soit sans conséquences.»
Il se leva, glissant la lettre dans son manteau. «Il vaut mieux que je ne fasse pas attendre le chef des Walden.»
Nicolas l'observa un instant avant d'ajouter d'une tonne réfléchie :
« Fais attention, Hadrien. S'il a accepté une rencontre aussi rapidement, c'est qu'il a peut-être plus de questions que de réponses.»
Hadrien sourit légèrement. «Alors, voyons ce qu'il veut savoir.»
Sans un mot de plus, il quitta la demeure des Flamel, direction la banque des gobelins, l'heure de la confrontation familiale avait sonné. Une demi-heure plus tard, Hadrien franchit les portes imposantes de la banque des gobelins français. L'atmosphère était lourde, empreinte de la rigueur et du prestige propre aux grandes institutions gobelines. Il s'avança vers le comptoir d'accueil où un gobelin, vêtu d'une redingote noire élégante, l'observa de ses yeux perçants.
«J'ai un rendez-vous privé avec le chef de la famille Walden», déclare Hadrien d'un ton calme mais assuré.
Le gobelin plissa légèrement les yeux avant de hocher la tête en demandant du suivre. Hadrien fut conduit à travers des couloirs richement décorés, où chaque détail respirait la puissance financière et l'ancienneté du lieu. Finalement, il arrive devant une porte en chêne massif, que le gobelin ouvre sans un mot, l'invitant à entrer. Dès qu'il avait un pied dans la pièce, Hadrien analysa immédiatement la salle de réunion privée, deux personnes l'attendaient. Le premier était un homme âgé, à l'allure noble et au regard perçant, sans doute le patriarche de la famille Walden mais c'est le jeune homme à ses côtés qui attire immédiatement l'attention d'Hadrien.
Un frisson parcourut son échine, le jeune homme avait les traits durs et imposants, une musculature puissante et une stature intimidante. Ses longs cheveux blonds retombaient librement sur ses épaules, et son regard violet intense semblait transpercer l'âme de ceux qui osaient le défier. Mais ce n'était pas seulement son apparence qui interpella Hadrien, Il sentait son cosmos qui était puissant, écrasant de niveau d'un Chevalier d'Or mais il était ténébreux.
Il serre imperceptiblement les poings. Pensa-t-il «Un Spectre» . Et pas n'importe lequel, il savait immédiatement qui il avait en face de lui, un des trois Juges des Enfers.
Le chef de la famille brisa le silence d'une voix posée mais empreinte d'autorité avec un accent allemand :
«Bienvenue, jeune homme.»
Hadrien porta son attention sur l'homme âgé assis en bout de table. Son regard était perçant, empli d'une sagesse forgée par les années.
«Je suis Karl Von Walden, patriarche de la famille Walden.»
Il marque une pause avant de désigner du regard le jeune homme blond à ses côtés.
«Et voici mon petit-fils, Radamanthe.»
Hadrien ne laissa rien de transparent, mais il détailla une fois de plus le Juge des Enfers. Radamanthe le fixait avec une intensité glaciale, comme un prédateur jaugeant une proie. Son cosmos ténébreux pulsait légèrement, suffisant pour qu'Hadrien ressente la puissance qu'il dissimulait sous son apparente immobilité. L'atmosphère dans la salle semblait s'alourdir. Hadrien savait qu'il venait d'entrer dans une partie d'échecs dont il ignorait encore toutes les règles. Il garda son calme, soutenant le regard du patriarche sans Ciller.
«Comme vous savez que j'ai récemment découvert que mon aïeule était Chris Walden», déclare-t-il d'un ton mesuré.
Karl haussa légèrement un sourcil, comme s'il testait l'assurance du jeune homme face à lui.
«Et c'est cette découverte qui t'a poussé à écrire cette lettre ?»
Hadrien hocha la tête et il croisa les bras avant de poursuivre :
«Je vous ai prévenus dans ma lettre, car je sais qu'un certain directeur d'école anglais, particulièrement manipulateur, finira par exploiter ce lien familial à ses propres fins.»
Le regard du patriarche s'assombrit légèrement, tandis que Radamanthe, toujours silencieux, semblait enfin prêter réellement attention aux paroles d'Hadrien. Un léger silence s'installe dans la salle, seulement troublé par le crépitement discret des torches murales.
Karl inspire profondément avant de se reposer son regard perçant sur Hadrien.
«Albus Dumbledore.»
Ce n'était pas une question, il avait compris, il esquissa un sourire froid.
«Exactement.»
En serrant les poings, Karl Von Walden laissa échapper un soupir lourd.
«Moi et plusieurs familles allemandes n'ont jamais aimé Albus Dumbledore.»
Son regard se durcit alors qu'il poursuivait, sa voix empreinte d'amertume :
«Pendant la guerre, nous étions nombreux à résister contre Gellert Grindelwald, y compris des sorciers allemands qui refusaient sa vision radicale.»
Il marque une pause, serrant un peu plus les poings, comme si le simple souvenir réveillait en lui une colère ancienne.
«Mais après la chute de Grindelwald, alors que notre pays était en ruines.» Il planta son regard dans celui d'Hadrien. «Dumbledore nous a abandonnés.»
Hadrien resta silencieux, analysant chaque mot avec attention.
«Il avait le pouvoir d'aider l'Allemagne sorcière à se reconstruire, de plaider pour notre souveraineté auprès de la Communauté Magique Internationale.»
Un a souriremer étira les lèvres du patriarcat.
«Mais il n'a rien fait. Il a laissé notre nation sous tutelle pendant deux décennies, nous traitant comme des enfants incapables de se gouverner seuls.»
Radamanthe, jusqu'ici silencieux, croisa lentement les bras, sa cosmoénergie ténébreuse fluctuante.
«Et maintenant, cet homme ose manipuler le destin des familles qu'il a déjà trahies.» ajoutéa-t-il, sa voix grave emplie de mépris.
Hadrien comprenait maintenant que la haine des Walden envers Dumbledore était bien plus ancienne et profonde qu'il ne l'avait imaginé. Il dit avec son regard froid et calculateur se posant tour à tour sur Karl et Radamanthe.
«J'ai déjà vécu cela avec ma propre famille.»
Karl et Radamanthe haussèrent légèrement un sourcil, intrigués par cette déclaration.
«Pendant six ans, j'ai été complètement négligé au profit de mon frère jumeau, proclamé "l'Élu" contre Voldemort.»
Son ton était calme, presque détaché, mais une brève lueur glaciale traversa son regard.
«Alors j'ai quitté l'Angleterre.» Il marque une pause, laissant ses paroles résonner un instant avant d'ajouter :
«Mon père et mon parrain, Sirius Black, sont irrécupérables.»
Radamanthe plissa légèrement les yeux, tandis que Karl hochait lentement la tête, attentive au moindre détail.
«Ils sont trop fidèles à Albus, poursuivit Hadrien. Aveuglés par ses vifs, incapables de voir la vérité derrière ses manipulations.»
Puis, il esquissa un sourire léger en coin, une ombre d'amusement mêlée à de l'analyse stratégique.
«En revanche, Lily…»
Karl relève légèrement le menton, intrigué. «Ta mère ?»
Hadrien hocha lentement la tête. «Sous une fausse identité, je l'ai identifié.»
Son regard se fit plus perçant. «Contrairement à James, elle garde la tête sur les épaules.»
Un bref silence s'installe dans la pièce.
«Ce qui signifie qu'elle pourrait être un atout.» murmura Karl, pensif.
Radamanthe, lui, resta silencieux, mais Hadrien sentit que cette discussion éveillait quelque chose en lui. Hadrien haussa légèrement les épaules, son regard toujours aussi impassible.
«Je ne sais pas si Lily est fiable.»
Karl l'observe avec attention, analysant chacune de ses paroles.
«Elle garde la tête sur les épaules, c'est certain.» Hadrien marqua une pause avant d'ajouter d'un ton plus mesuré. «Mais cela ne signifie pas qu'elle ne sera pas influencée par Dumbledore.»
Il inspira lentement avant de conclure : «Il vaut mieux qu'elle ignore ses véritables origines.»
Karl resta silencieux un instant avant de hocher lentement la tête. «Je comprends.»
Il savait qu'il y avait des vérités qu'il valait mieux laisser dans l'ombre. Radamanthe, quant à lui, ne dit rien, mais son regard perçant fixait Hadrien avec un intérêt croissant.
Karl hocha lentement la tête, réfléchissant aux implications de cette décision. Son regard se fit plus déterminer alors qu'il poursuivit d'un ton grave :
«Nous allons rompre la liaison familiale par le biais de Lily Potter.»
Hadrien ne montre aucune réaction immédiate, mais il apprécie la rapidité de la décision. Soudain, pour la première fois depuis le début de l'entretien, Radamanthe a ouvert la bouche.
«Toi.» Sa voix était profonde, résonnant dans la pièce avec une intensité presque écrasante. «Tu es un Chevalier d'Or d'Athéna.»
Ce n'était pas une question, c'était une affirmation, Hadrien tourna lentement la tête vers lui, rencontrant enfin le regard perçant du Juge des Enfers. Un bref silence s'installa, chargé d'une tension cosmique.
Hadrien ne détourna pas le regard et répondit d'un ton calme, presque détaché :
«Et toi, tu es l'un des trois Juges des Enfers.»
Radamanthe sourit légèrement, amusé par la réplique. Son grand-père, lui, ne met pas cacher sa surprise.
«Un Chevalier d'Or… ici…» murmura-t-il, observateur Hadrien avec un mélange de curiosité et de méfiance.
Il jeta un regard furtif à Radamanthe, comprenant maintenant pourquoi son petit-fils s'intéressait à ce jeune homme dès son arrivée. Mais ce qui l'étonna encore plus, c'était la facilité avec laquelle Hadrien avait deviné la véritable nature de Radamanthe.
«Tu savais…» souffla Karl, toujours stupéfait.
Hadrien haoussa légèrement les épaules.
« J'ai senti sa cosmoénergie me trahir, malgré ses efforts pour la dissimuler. J'ai le sentiment qu'elle est de même niveau que celles des chevaliers d'or. »
Il jeta un bref regard à Radamanthe, son ton restant neutre mais assuré.
« Un tel pouvoir ne pouvait appartenir qu'à un Juge des Enfers. »
Karl serra légèrement les poings, la situation venait de devenir bien plus complexe qu'il ne l'avait imaginé. Un Chevalier d'Or d'Athéna face à un Juge d'Hadès, dans une salle où les Walden, alliés des forces infernales, régnaient en maîtres.
Hadrien leva légèrement la main, adoptant une ton mesurée.
« Rassurez-vous, Karl. Je ne suis pas venu ici pour attaquer.»
Il tourne un bref regard vers Radamanthe avant d'ajouter, un léger sourire en coin :
«Certes, lui et moi sommes des ennemis naturels.» Son regard est devenu plus sérieux. «Mais la Guerre Sainte n'a pas été déclarée.»
Karl relâcha légèrement la tension dans ses épaules, bien qu'il restât sur ses gardes. Hadrien poursuivait d'une voix calme mais ferme :
«De plus, nous nous trouvons en terrain neutre.»
Il balaya la pièce du regard avant de conclure :
«Cette banque appartient aux gobelins et ils sont alliés d'Arès, le Dieu de la Guerre.» Il croisa les bras. «S'engager dans un conflit ici serait… une très mauvaise idée.»
Karl resta silencieux un instant, puis hocha lentement la tête, comprenant la justesse des propos d'Hadrien. Radamanthe, lui, n'avait pas quitté Hadrien des yeux, comme s'il évaluait chaque mot, chaque geste, cherchant à mesurer l'homme qui se tenait devant lui.
Hadrien posa un regard perçant sur Radamanthe, puis, sans détour, il lança d'un ton direct : «J'ai une question pour toi.»
Le Juge des Enfers haussa légèrement un sourcil, intrigué par l'audace du Chevalier d'Or.
«Où se trouve la déesse Kèr ?»
Karl jeta un regard furtif à son petit-fils, surpris que ce sujet soit abordé aussi frontalement. Radamanthe garda le silence un instant, comme s'il évaluait l'intérêt de répondre puis, contre toute attente, il déclare simplement :
«Elle séjourne aux Enfers.»
Un silence pesant s'abatit dans la pièce, son grand-père plissa les yeux, étonné que son petit-fils donne une réponse aussi directe. Hadrien, lui, reste impassible, mais intérieurement, il était surpris. Il ne s'attend pas à ce que Radamanthe réponde aussi facilement, il le fixe avec attention.
«Je ne pensais pas que tu me donnerais une réponse aussi facilement.»
Radamanthe esquissa un léger sourire énigmatique avant de répondre d'une voix grave :
«Je n'ai pas dit que je t'en donnerais la raison.»
Hadrien se tut un instant, analysant cette réponse. Le Juge des Enfers venait de livrer une information précieuse mais il laissait volontairement planer le doute sur ses intentions.
Il sentait que la discussion avait atteint son terme. Il avait obtenu une information capitale, et d'autres affaires l'attendaient ailleurs. Il fit un pas en arrière, prêt à quitter la salle de réunion.
Karl, qui l'observait avec attention, ne tente pas de le retenir. Mais dès qu'il franchit la porte en les saluant, le patriarche tourne immédiatement son regard vers ses petits-fils.
«Radamanthe.» Le Juge des Enfers relève légèrement les yeux vers lui. «Pourquoi lui avoir donné la localisation de Kèr ?» demanda Karl, visiblement intrigué.
Radamanthe croisa les bras, un léger rictus apparaissant sur ses lèvres.
«Parce que Dame Pandore n'apprécie pas trop la déesse Kèr.»
Karl plissa les yeux, accompagnant une explication plus approfondie.
«Kèr a la capacité de manipuler l'armée d'Hadès» poursuivait Radamanthe d'un ton neutre. «Mais elle a été interdite d'exercer son influence par ses frères Hypnos et Thanatos.»
Le patriarche se redressa légèrement dans son siège. «Et Dame Pandore cherche un moyen de l'affaiblir ?»
Radamanthe hocha lentement la tête puis, son regard s'assombrit légèrement, et son ton se fit plus grave :
«De toute façon, cet homme n'est pas un Chevalier d'Or ordinaire.»
Karl fronce les sourcils. «Que veux-tu dire ?»
Radamanthe serra légèrement les poings, ressentant encore la cosmoénergie d'Hadrien qui s'éloignait.
«Je le savais dès son entrée dans cette salle.» Il inspira profondément avant d'ajouter avec certitude : «Il est le Chevalier d'Or maudit du Serpentaire.»
Un silence pesant s'installe. Son grand-père écarquilla légèrement les yeux, réalisant que leur rencontre avec Hadrien Maximus Peverell était bien plus qu'un simple échange familial. Ils croiseraient ultérieurement la route d'un homme dont l'existence même défiait l'équilibre du monde.
Quelques jours plus tard, Hadrien se tenait dans la salle du Grand Pape, face à Athéna. Saori Kido, dans sa robe blanche immaculée, l'écoutait avec attention, assise sur le trône sacré , entourée de l'aura paisible mais imposante d'une déesse. Il déclare d'une tonne mesurée :
«Il y a quelques jours pour une mission personnelle, j'ai rencontré Karl Von Walden, le chef de la famille du même nom ainsi que son petit-fils.»
Il marque une pause avant d'ajouter d'une voix plus grave :
«Radamanthe de la Wyverne.»
Athéna plissa légèrement les yeux , reconnaissant immédiatement le nom.
«Un des trois Juges des Enfers…» murmura-t-elle.
Hadrien acquiesça. « Oui. Et contre toute attente, c'est lui qui m'a donné une information capitale.» Il inspira profondément avant de lâcher la nouvelle : «La déesse Kèr séjourne actuellement aux Enfers.»
Un silence pesant s'installe dans la pièce, Athéna ferme les yeux, réfléchissants. Il analysait sa réaction , sachant que cette révélation allait nécessairement influencer la suite des événements.
Elle fronce légèrement les sourcils , visiblement surprise par cette révélation.
« C'est inattendu. »
Elle plongea son regard dans celui d'Hadrien, cherchant à analyser la situation.
«Qu'un des Juges des Enfers donne ainsi une information sur l'une de leurs alliées… c'est inhabituel.»
Il hocha la tête. «J'ai pensé la même chose.»
Saori croisa les bras, réfléchissant à voix haute : «Peut-être que Kèr n'est pas aussi bien accepté dans le camp d'Hadès que nous les pensions.»
Elle ferme les yeux, méditant sur cette idée.
«Cela pourrait signifier que certains dans son camp la considèrent comme une menace.»
Il reste silencieux , sachant qu'il n'avait pas été présent lors de la discussion entre Karl et Radamanthe après son départ. Il ignorait donc la véritable raison de cette révélation mais il était certain que Radamanthe ne l'avait pas donné au hasard. Elle ouvre de nouveaux les yeux, son expression redevenu impassible.
«Dans ce cas, nous devons comprendre pourquoi.»
Le mystère autour de Kèr venait de s'épaissir. Elle laissa échapper un léger soupir, puis déclare d'un ton neutre :
«Pour l'instant, nous allons mettre cette information sur Kèr en suspens.»
Il hocha la tête, comprenant qu'ils n'avaient pas encore assez d'éléments pour agir sur ce sujet. Puis, après un instant de silence, elle changea de sujet :
« Concernant ta demande sur les événements du monde magique anglais »
Elle le fixe avec sérieux avant d'ajouter : «Je suis d'accord.»
Il plissa légèrement les yeux, attentif.
«Vous voulez dire que…»
« Oui. » Elle hocha lentement la tête. «Tu pourras intervenir à Poudlard pendant le Tournoi des Trois Sorciers.»
Il esquissa un léger sourire en pièce. En voyant ce léger sourire en coin sur le visage d'Hadrien, elle sentit un frisson fugace l'envahir. Un souvenir, vague mais puissant, lui revint en mémoire. Dans sa vie précédente, lorsqu'elle avait affronté Hadès au XVIIIe siècle, un homme portait ce même sourire.
«Aspros» murmura-t-elle intérieurement.
Le Chevalier d'Or des Gémeaux, autrefois perdu dans l'ombre, mais réhabilité par son propre sacrifice, avait ce même regard assuré, ce même sourire calculateur lorsqu'il avançait ses pièces sur l'échiquier du destin.
Elle réprima une émotion qu'elle ne pouvait définir. Hadrien Maximus Peverell, descendant d'Aspros, le lien entre le passé et le présent était parfois bien plus fort que ce que le destin laissait paraître. Elle ferme les yeux, représente son calme.
«Fais attention, Hadrien», déclare-t-elle doucement. «Le jeu auquel tu t'apprêtes à jouer est dangereux.»
Hadrien Riva ses yeux sur elle, toujours ce même sourire aux lèvres. "Je sais."
Mais c'est justement ce qui le rend intéressant. Elle posa un regard empreint de sagesse sur lui, qui gardait toujours ce sourire en coin, prêt à avancer ses pions dans le jeu politique du monde magique anglais. Un léger rire lui échappa, doux mais teinté d'ironie.
« Pauvres fous » murmura-t-elle en fermant signifiant les yeux. Hadrien a haoussa un sourcil, intrigué.
"Dumbledore et ses alliés". Elle marque une pause avant d'ajouter d'un ton amusé. «Et même les Mangemorts puristes de Voldemort.» Elle ouvre les yeux, un éclat malicieux brillant dans son regard. «J'ai lâché un loup dans la bergerie.»
Son sourires'agrandit légèrement en se remémorant une des nombreuses réputations de Dumbledore :
«Après tout… ne l'appelle-t-on pas "le berger conduisant les moutons" ?»
Il éclata d'un léger rire, comprenant immédiatement où elle voulait en venir.
«Je doute que le "berger" se rende compte que son troupeau vient d'être infiltré par un prédateur.»
Elle n'a répondu rien, mais son sourire en disait long. Le monde magique britannique allait bientôt faire face à une tempête et personne ne soupçonnait encore d'où elle viendrait.
Il quitte la salle du Grand Pape, son esprit déjà tourné vers sa prochaine mission. Il avançait d'un pas calme mais déterminé dans les couloirs sacrés du Sanctuaire, sentant le vent léger caresser son visage alors qu'il réfléchissait aux étapes à venir. Fin octobre. Le Tournoi des Trois Sorciers marquerait le début d'un jeu politique bien plus vaste et il ne comptait pas s'y aventurier seul.
Il arrive bientôt devant le Temple de la Vierge, où l'attend Shaka, toujours en méditation. Puis, après quelques minutes de marche, il rejoignit Hyoga, qui s'entraînait non loin, perfectionnant toujours sa maîtrise du froid.
Shaka, toujours en position de méditation, ne daigna pas ouvrir les yeux lorsque Hadrien arrive devant lui. Seule une légère fluctuation de son cosmos indiqua qu'il avait parfaitement perçu sa présence.
«Le Tournoi des Trois Sorciers» murmura-t-il d'un ton neutre.
Hadrien hocha la tête. «Exactement. Nous devons nous préparer.»
Hyoga, qui se tenait à ses côtés, croisa les bras, son souffle laissant échapper un léger frisson glacé dans l'air ambiant.
«Nous partons pour quand ?» exigea-t-il.
« Fin octobre. »
Shaka reste silencieux un instant avant de prendre la parole, toujours les yeux fermés :
«L'illusion du monde magique britannique est sur le point d'être brisé.»
Hadrien esquissa un sourire en coin.
«Et nous serons là pour voir leur réalité s'effondrer.»
Shaka, toujours impassible, garde les yeux fermés.
«Es-tu certain que Nathaniel participera malgré lui à ce tournoi ?» exigea-t-il d'un ton calme.
Hadrien croisa les bras, un éclat sombre dans le regard.
«Connaissant Dumbeldore, il fera tout pour manipuler la situation» Il marque une pause avant d'ajouter d'un ton amer : «Sans jamais se salir les mains.»
Hyoga, appuyé contre un mur, fronça légèrement les sourcils. «Tu penses qu'il sera l'un des concurrents ?»
Hadrien eut un sourire sans joie.
«J'en mettrais ma main à couper. Ce vieil homme joue aux échecs avec des vies, et mon frère est l'un de ses pions favoris.»
Shaka, impassible, répondit simplement : «Alors, il nous suffit de renverser l'échiquier.»
Un silence s'installe, chargé de tension.
Hyoga relâcha un soupir glacé. «Ça risque d'être un tournoi plus explosif que prévu»
Hadrien acquiesça. «Et c'est exactement pour ça que nous devons être prêts.»
Le Sanctuaire et le monde magique s'apprêtaient à entrer dans une partie où les règles seraient brisées. Hadrien esquissa un sourire calculateur.
«Si Nathaniel est bien choisi comme quatrième candidat, alors notre présence au tournoi sera similaire à celle d'une quatrième école.»
Shaka a révélé légèrement les yeux, intrigué par l'idée. «Explique-toi.»
Hadrien croisa les bras, son regard se durcissant.
«Nous ne serons pas de simples spectateurs. Toi, Shaka, tu occuperas le rôle de juge impartial, garantissant que les décisions ne soient pas biaisées en faveur de Dumbledore ou du Ministère britannique.»
Le Chevalier de la Vierge hocha lentement la tête. Hyoga, qui écoutait en silence, arqua un sourcil.
«Et moi, quel serait mon rôle ?»
Hadrien tourna la tête vers lui avec un sourire entendu.
«Un interprète. Avec la présence de Durmstrang, il y aura des échanges en anglais, en russe et en langues scandinaves. Ta maîtrise de ces langues nous donnera un avantage stratégique sur les conversations et négociations.»
Hyoga laissa Échapper à un léger rire. «Donc, je serais à la fois un traducteur et un espion ?»
Hadrien lui adressa un regard complice. «Disons… un observateur avisé.»
Shaka ferma les yeux de nouveau, méditant sur la situation. «Une position plus influente qu'il n'y paraît.»
Hadrien acquiesça et il jeta un dernier regard vers la sortie. « Dans ce tournoi, nous ne serons pas de simples spectateurs. Nous imposerons notre présence.»
Alors que la Coupe de Feu semblait s'être apaisée après avoir désigné les trois champions, une lueur rougeoyante illumina soudain son intérieur. Un souffle magique parcourait la salle, et dans un mouvement saccadé, la Coupe crachait un dernier morceau de parchemin. Tous les regards se tournèrent immédiatement vers Dumbledore, qui tendit la main pour attraper le papier flottant. Lorsqu'il lut le nom inscrit, son expression changea : un mélange de surprise et d'incompréhension traversa son visage.
"Nathaniel Potter ?" répéta-t-il, la voix légèrement altérée par l'étonnement.
Un murmure agité parcourut les élèves. Les Poufsouffle jetaient des regards confus à Cédric Diggory, tandis que les Serdaigle et Serpentard échangeaient des chuchotements. Chez les Gryffondor, une vague d'enthousiasme naissait déjà, certains voyant en Nathaniel une nouvelle preuve de la grandeur de leur maison.
Assis à la table des enseignants, Severus Rogue fronça les sourcils, un mauvais pressentiment l'envahissant. McGonagall, elle, lança un regard inquiet à Dumbledore, cherchant une explication.
Nathaniel lui-même, qui était à la table des Gryffondor, écarquilla les yeux. « Moi ? Mais je n'ai jamais mis mon nom dans la Coupe !»
Les murmures se transformèrent en éclats de voix. « Ce n'est pas juste ! Il y a déjà trois champions !»
Dumbledore, qui s'était enfin ressaisi, posa une main sur la Coupe, comme si cela pouvait en modifier le verdict. Il regarda Nathaniel.
«Nathaniel Potter, veuillez approcher, s'il vous plaît.»
Dumbledore questionna Nathaniel s'il avait mis son nom, celui-ci répondit négativement. Les deux directeurs le traitèrent de menteur et s'insurgèrent contre Albus, accusant Poudlard de tricherie en ajoutant un élève supplémentaire. Dumbledore tente de les rassurer en raison que la Coupe avait sélectionné un quatrième candidat.
Puis, une voix juvénile et familiale pour Nathaniel s'élève :
«Je vois que tu aimes toujours autant manipuler les autres avec tes belles paroles.»
Soudain, une vague d'énergie dans la Grande Salle. Un frisson parcourait l'assemblée alors que la pression devenait écrasante. Les élèves peinèrent à rester debout, certains vacillants sous cette force invisible mais oppressante.
Un éclair jaillit devant les grandes portes, illuminant la salle d'une lumière surnaturelle. Sous les regards ébahis, une déchirure entre les dimensions s'évoluait lentement, révélant un spectacle qui défiait l'entendement. À travers cette faille, l'espace lui-même était visible, un abîme constellé d'étoiles tourbillonnantes et de nébuleuses chatoyantes.
Puis, une silhouette en émergea, avançant avec une sérénité inquiétante.
Un jeune homme, coiffé comme Aspros des Gémeaux, vêtu d'un élégant costume-cravate assorti d'une longue veste sombre, posa un pied sur le sol de la Grande Salle. Son regard mordoré balaya la faute d'un air indéchiffrable.
Nathaniel eut un hoquet de stupeur.
« Hadrien… » murmura-t-il.
Mais autour de lui, le personnel de Poudlard fronçait les sourcils, perplexe. Ils ne le reconnaissaient pas.
Dumbledore, pourtant maître des mystères, sentit un frisson lui parcourir l'échine. Qui que soit ce jeune homme, il dégageait une puissance bien au-delà de ce que la magie ordinaire pouvait concevoir.
Et il venait d'entrer dans la fête. Hadrien n'était pas seul à poser les pieds dans la Grande Salle.
Derrière lui, avançait d'un pas mesuré un homme aux traits sereins, vêtu des habitudes traditionnelles d'un bouddhiste venu d'Inde. Ses yeux étaient fermés, mais une aura paisible et insondable émanait de lui, contrastant avec la puissance oppressante qui flottait encore dans l'air.
À ses côtés marchait un autre jeune homme, blond aux yeux d'un bleu glacial. Il était habillé avec élégance dans un costume sobre, complété par une cravate bleu nuit. Son regard perçant analysait silencieusement la scène, comme un prédateur jaugeant son environnement.
La présence des trois étrangers pesait sur l'assemblée. Leur seule arrivée avait déjà semé le trouble, et leur apparence ne laissait aucun doute : ils n'étaient pas de simples visiteurs.
Dumbledore déglutit discrètement, jaugeant les nouvelles vénus avec une prudence calculée. Qui étaient-ils réellement, et que suivront-ils faire ici, en plein Tournoi des Trois Sorciers ?
Hadrien a pris la parole d'un ton calme mais assuré :
«Cela fait deux ans depuis ma dernière visite à Poudlard.»
Un murmure parcourut l'assemblée, et le personnel de l'école échangea des regards perplexes. Deux ans ? Pourtant, aucun souvenir d'une telle visite ne leur revenait en mémoire.
«Nous avons pourtant reçu la visite d'un certain Maximus H. Peverell, un jeune homme blond aux yeux bleus», peut remarquer le professeur Flitwick, intrigué.
Minerva McGonagall fronça les sourcils, l'espace d'un instant pris dans un éclair de compréhension.
« Maximus et Hadrien… Vous êtes la même personne, n'est-ce pas ? Mais un commentaire ? Nous n'avons détecté aucune sorte de transformation…»
Avant qu'Hadrien ne puisse répondre, Severus Rogue prit la parole d'un ton sec, coupant court à la confusion :
«Teinture et lentilles colorées, des objets moldus.»
Un silence s'abatit sur la salle alors que certains professeurs se sentaient souvent ridicules d'avoir cherché des explications magiques à quelque chose d'aussi trivial.
Hadrien esquissa un sourire en coin et lança d'un ton moqueur à Shaka :
« Tu vois, Shaka ? Les sorciers sont toujours aussi ignorants des astuces moldues. Un peu de teinture et des lentilles suffisent aux berner.»
Shaka, les yeux toujours clos, répondit avec sérénité : «L'illusion naît de l'esprit de celui qui la perçoit.»
Hyoga, lui, esquissa un léger sourire, amusé par la situation. Les sorciers, vexés par la remarque d'Hadrien, échangèrent des regards contraires, mais aucun ne trouva quoi répondre.
Dumbledore, lui, observait l'échange avec un calme apparent, mais ses yeux pétillaient d'une lueur indéchiffrable. Il soupira, prenant la tête avec une expression de profonde déception.
«Je suis déçu, Hadrien… Seul un démon pourrait s'abaisser à combattre son propre père…»
Au lieu de réagir avec colère, Hadrien esquissa un sourire glaçant, un sourire qui rappelait étrangement celui de son ancêtre Aspros des Gémeaux. Son regard est devenu perçant, presque carnassier, alors qu'il rétorqua d'un ton tranchant :
« Un démon, hein ? C'est un honneur, alors. Après tout, je connais une personne dans le passé et son frère se sont eux-mêmes nommés « démons », aussi bien aux yeux de leurs ennemis que de leurs alliés.»
Un silence pesant s'abattait sur la Grande Salle alors qu'Hadrien avançait d'un pas prêté et assuré. Son sourire, son regard… tout en lui dégageait une force écrasante, bien au-delà de la compréhension des sorciers présents.
Puis, d'un simple mouvement, il libérera une fraction de sa cosmoénergie. Une lumière dorée éclata autour de lui, illuminant la pièce comme un soleil naissant. L'aura qu'il dégageait était si intense qu'un cratère se formait sous ses pieds, brisant la pierre du sol dans un craquement sinistre.
Les sorciers présents ressentent immédiatement le choc de cette puissance colossale. Les plus faibles vacillèrent, certains s'accrochèrent aux tables pour ne pas tomber, peinant à respirer sous la pression. Même les plus aguerris, comme Minerva et Severus, n'avaient jamais ressenti une telle force.
Dumbledore, bien que surpris, conserva son calme apparent, mais dans son regard brillait une lueur d'appréhension.
Hadrien, lui, savourait leur réaction. Il baissa légèrement son aura, juste assez pour permettre aux plus faibles de retrouver leur souffle. Puis, d'un ton glacial, il déclare :
«Voilà ce qu'est un véritable démon aux yeux des sorciers… Vous avez toujours cru que votre magie était la seule force existante. Aujourd'hui, je vous montre à quel point vous vous trompez.»
Un frisson parcourut l'assemblée. Ce sourire, cette aura… Il n'avait rien d'un simple sorcier. Même ceux qui ne connaissaient aux Chevaliers d'Athéna ressentaient une puissance insondable émaner de lui.
Shaka reste impassible, mais Hyoga, les bras croisés, observent les réactions avec un léger sourire en coin. Quant à Albus, il semblait sonder Hadrien, cherchant une faille, une explication mais tout ce qu'il trouva fut une détermination inébranlable.
Un silence pesant suivit ses paroles. Puis, d'une voix glaciale, Hadrien ajouta :
«James Potter a provoqué ce duel dans la Grande Salle, devant témoin.»
Son regard transperçait Albus, ne laissant aucune place au doute ni à l'interprétation. Il n'y avait ni fierté ni regret dans son ton, juste un fait énoncé avec une froideur implacable.
Severus, qui jusque-là observait la scène en silence, esquissa un sourire en coin. Il se rappelle du souvenir. James Potter avait toujours eu une arrogance insupportable et un goût prononcé pour la provocation. Le professeur des potions avait passé une bonne journée en voyant cela.
Albus, lui, ne se laissa pas démonter si facilement. Son regard bleu brillant d'un éclat indéchiffrable.
«Peu importe qui a provoqué qui», répondit-il d'une voix douce, «un fils ne devrait jamais lever la main sur son père.»
Hadrien Ricana, un son froid et moqueur qui fit frissonner plus d'un élève.
«Un père ne devrait jamais considérer son fils comme un obstacle», répondit-il en croisant les bras. «Mais bien, Albus, vous êtes doué pour manipuler les mots et faire passer vos favoris pour sûr des victimes, n'est-ce pas ?»
Le regard d'Albus s'assombrit légèrement, tandis que Shaka et Hyoga observant la scène en silence, prêts à intervenir si nécessaire.
Shaka racla légèrement sa gorge, rappelant subtilement à Hadrien de ne pas s'attarder sur ce conflit stérile. Hadrien esquissa un sourire amusé avant de changer de sujet :
«Passons à des choses plus intéressantes. Je vous présente mes "collègues" : Shaka, et Hyoga.»
Shaka, toujours impassible, gardait les yeux clos, vêtue de ses habits traditionnels bouddhistes. À ses côtés, Hyoga, vêtu d'un costume sobre avec une cravate bleue, restait discret mais attentif.
Les murmures réprirent dans la Grande Salle, certains élèves échangeant des regards intrigués. Qui étaient ces hommes qui accompagnaient Hadrien avec autant d'assurance ?
«Nous avons vu que les directeurs de Beauxbâtons et Durmstrang ont trouvé injuste la participation forcée de Nathaniel Potter, poursuivant Hadrien en balayant la salle du regard. Après tout, il n'a jamais soumis son nom.»
Il fit une courte pause, puis ajouta d'une voix posée mais ferme :
«C'est pourquoi, avec l'accord de ma patronne, nous avons décidé de représenter une quatrième école : le Sanctuaire .»
Un silence de plomb s'abattit sur l'assemblée. Albus, surprise, haussa un sourcil. Même les directeurs de Beauxbâtons et Durmstrang échangèrent des regards sceptiques, ne s'attendant pas à une telle déclaration.
Hadrien, imperturbable, poursuivit : «Ainsi, il n'y aura plus d'injustice. Si la Coupe a sélectionné un quatrième champion, alors il aura des représentants pour assurer l'équité du Tournoi.»
Hyoga resta silencieux, observant les réactions des sorciers présents, tandis que Shaka, toujours impassible, murmurait : «L'équilibre doit être maintenu.»
L'ambiance était désormais lourde d'attente.
À suivre
