Disclaimer : Tout ce qui figure dans ces écrits totalement déments est purement fictif.


Les membres de Metallica avaient passé une semaine inoubliable au grand air, afin d'oublier l'oppression du monde de la musique. Ils avaient loué une maison de plage sur pilotis, dans une zone touristique mais tranquille. Par chance pour eux, leur maison était la dernière de l'allée et la précédente était inoccupée. Comme les autres vacanciers voulaient rester tranquilles, ils ne venaient pas les importuner et leur intimité était assurée. La nature leur était donc offerte, tout comme la sérénité et l'anonymat. De passage en ville en cette période, Jason était venu les saluer mais il n'avait pu rester car il répétait. Pas de femmes ni d'enfants, juste une bande de copains nostalgiques et libre de toute débauche, sauf infidélité bien sûr. De toute façon, ils avaient presque tous la soixantaine alors ils n'avaient pas besoin de leçon de morale sur la famille.

En dehors du mardi pluvieux, ils avaient globalement passé de très bons moments sans manquer de passe-temps. Se dorer la pilule au bord de la mer, se balancer sur le hamac du balcon - jusqu'à la chute pour Kirk -, lambiner sur les lits et canapés, oublier le quotidien... y compris se baigner en compagnie d'un trio de femmes également loin de leurs obligations familiales. Ils n'avaient pas perdu leur semaine. C'était après cela que Robert avait précisé aux autres à quel point la présence de sa femme l'aurait rapidement distrait, lui qui adorait faire des choses malsaines dans l'eau. Alors que Lars avait toussoté en riant, Kirk avait étrangement pensé à la sienne en s'imaginant faire de même. Quant à James, il avait viré au rouge et pas à cause du soleil. En effet, la semaine précédente, ils avaient passé un après-midi chez Trujillo qui se trouvait justement dans sa piscine avec son épouse à leur arrivée. À ce moment-là, il s'était amusé à faire planer le mystère sur le fait qu'il s'était peut-être passé quelque chose dans l'eau avant que ses amis n'y plongent. Aucun n'y avait vraiment cru, mais maintenant...

Au terme de cette semaine riche en blagues interdites aux mineurs, en sous-entendus bien machos et en promenades sur la plage pour reluquer les femmes, les quatre hommes regrettaient déjà de voir venir la fin. Mais ce dimanche, c'était alcool à volonté. Vers dix-neuf heures, ils montrèrent des signes de fatigue les uns après les autres. Étant donné qu'ils avaient trop bu pour montrer la moindre envie de rentrer chez eux, Kirk passa un appel à l'agence afin de prendre le lundi en plus. Ainsi, ses amis ne courraient aucun risque sur la route et ils pourraient même laisser passer leur gueule de bois le lendemain. Lars ainsi que Robert durent prévenir leurs conjointes afin de leur signaler qu'ils étaient inaptes à prendre le volant. Ils espéraient juste qu'elles ne décideraient pas de venir les chercher sous le coup de la colère, tout en les disputant comme des enfants. Quant à James, redevenu célibataire, rien ne l'empêchait de rester. Il manquait profondément de volonté contre l'alcool mais puisqu'il s'agissait d'une semaine entres amis, il n'allait pas faire figure de casseur d'ambiance. De plus, tout dérapage des uns ou des autres était surveillé.

- Pas ça ! s'exclama Trujillo.

Face aux expressions intéressées des autres, il désigna son téléphone. Il s'adressa ensuite au batteur en lui faisant lire son message, et ce dernier se décomposa. La conjointe de Rob prévoyait "peut-être" de venir les récupérer tous les deux, mais il fallait d'abord qu'elle joigne celle de Lars. Une fois fait, elle le recontacterait. Alors que Kirk et James compatirent en espérant qu'il n'en serait rien, les deux autres tentèrent de rassembler des éléments de réponse, comme quoi ils étaient arrivés tous dans la même voiture et qu'il n'était pas question de lâcher les autres.

- On n'a plus qu'à prier ! murmura Lars.

Le cerveau en marmelade, le bassiste envoya ce qui lui passa par la tête, puis il vida son verre d'une traite afin de digérer l'éventuelle chute de leur soirée. Passant derrière lui, James éclata de rire après avoir lu le fameux message.

- Hé Rob, t'aurais pu mettre les formes ! Si avec ça elle ne vient pas te chercher par la peau du cul, c'est que tu le paieras cher au retour.

Les deux autres jetèrent un œil à leur tour et firent les gros yeux. En effet, son message n'était pas très communicatif d'une joie à l'idée de rentrer et ne lui assurait pas non plus un bon accueil une fois rentré. "Merde, t'abuses là. On est raides et on s'éclate" n'était en effet pas très gratifiant pour celle qui avait proposé de se déplacer pour lui et Lars. Profitant de ses éventuels derniers moments de confort en se posant dans l'angle du canapé, ce dernier regardait la mer par la baie vitrée, ainsi que le petit bar de plage au loin. L'eau était apaisée et belle, et les rares vagues qui pointaient le bout de leur nez disparaissaient aussitôt. Les baigneurs n'étant pas légion, la plage n'en devenait que plus idéale pour les balades tranquilles et sans risque. Les familles profitaient souvent de ces moments-là pour emmener leurs enfants une dernière fois.

- J'en reviens pas de la semaine qu'on a passée. J'ai l'impression d'avoir enchaîné les joints tellement je me sens détendu. Zeeeeen ! Yeah baby !

Se posant à côté de Lars en s'ouvrant une bière, Kirk lui posa une main sur le front.

- Ça devient grave, Austin, faut que t'arrêtes le rhum !

- Laisse-moi deviner... dès demain, tu t'enrôleras dans la piraterie ? demanda Trujillo.

Lars leva son verre vers lui, et jeta avec une impertinence frisant la puérilité :

- On est au bord de la mer, moussaillon, donc je bois du rhum. Ne vous en déplaise.

Amusé, James vida son quatrième verre de l'après-midi. Malgré son âge, il tenait beaucoup mieux l'alcool qu'autrefois et le fait de se distraire avec les autres l'empêchait de boire trop vite. De toute façon, aucun des musiciens ne l'aurait empêché de s'en repaître car ils buvaient tous de façon modérée, et étaient là les uns pour les autres en cas d'abus divers.

- N'empêche qu'il n'a pas tort, faut bien s'adapter à son environnement.

Fier de se sentir soutenu, Lars ricana avant de clamer à voix haute :

- Allez hop, prends ça dans ta gueule.

Ressemblant tout à coup à un père outré devant son adolescent mal embouché, Kirk serra le poing.

- Eh le nabot, tu veux une correction ?

- J'ai peur.

Puis Lars trinqua joyeusement avec son ami chanteur, alors que le guitariste faussement revêche se repositionnait correctement en le regardant de travers.

- Petite bite, va !

- Comme la tienne !

- Les mômes ! souffla James.

Puis il s'accapara le peu de place libre à côté et commença à chantonner. Kirk, lui, se mit à chuchoter avec Robert en s'attirant des regards curieux de celui qui pensa immédiatement à une vengeance sournoise. Lars eut beau se faire entendre mais ils demeurèrent secret en continuant les messes basses. Mais lorsque le regard de Kirk croisa enfin le sien, Lars se cacha l'œil gauche avec un dessous de verre afin de simuler la perte d'un œil et paraître menaçant. Loin de gagner en crédibilité pour ses amis, ils se moquèrent ouvertement.

- Eh ben il est beau le Barbe Noire moderne. Quelle classe ! Il ferait pitié.

- Je t'emmerde.

Toujours allongé, James leva l'index tel un professeur et ajouta :

- Faudrait déjà qu'il ait de la barbe !

- Je t'emmerde aussi.

Pour ne pas être en reste vis-à-vis des provocateurs, Robert lança le bouquet final.

- Et en plus il est tout petit.

- Quant à toi, je t'encule.

- Il en a, des poils. C'est juste que c'est éparpillé dans son dos, entre ses guibolles et sur son torse. Un vrai yéti !

Cette fois, Ulrich bouda littéralement. Il croisa les bras et les jambes sans plus les regarder. Alors que tous les trois commencèrent à le huer, il rota et leur fit un doigt d'honneur.

- Fieffés traîtres de mutins ! Bande de rats, je vous conchie.

- Ah ben tiens... en parlant de "chie", il faut que je pisse ! dit James en posant maladroitement son verre.

Ce n'était guère plus élégant, mais au moins James avait changé de sujet pour tout le monde. Kirk lui jeta un regard curieux et Robert ressortit son téléphone. James se releva si lentement qu'il semblait être vidé de toute énergie. Lars se dévoua d'ailleurs pour l'aider à se relever en le qualifiant de "vieillard". Hammett sembla récupérer un peu de son sérieux car il s'adressa à James sans reproche ni raillerie.

- Ah Hetfield ! Tu fais de ces liens des fois... Et va aux WC cette fois, ne va pas pisser dehors comme hier sinon je te coupe le tuyau.

Lorsque le silence lui répondit, il soupira en pensant que son ami ferait encore la même chose. La veille, James n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'aller en caleçon sur la plage pour se soulager. Sobre en plus ! Heureusement, il était tard et presque personne ne l'avait remarqué. Presque ! Juste une femme qui passait par là, et qui avait eu l'air d'un peu trop apprécier la vue. Mais là, il avait trop bu et le temps était encore trop clair pour qu'il ne passe inaperçu. Et puis c'était également une question de manières !

- Un peu de picole, pas de musique ni de règles... On est les maîtres du monde.

Terminant son verre, Robert approuva en levant le poing.

- Juste de la plage, mais c'est déjà pas mal ! corrigea Kirk.

- On aurait dû faire venir une strip-teaseuse.

Alors que Robert semblait tristement sincère là-dessus, Lars fixa avec soulagement ses parties intimes en pensant à sa propre compagne.

- Heureusement que nos copines ne sont pas avec nous. On serait tous castrés ou morts aujourd'hui.

Trujillo se racla la gorge avant de laisser passer une quinte de toux.

- Sauf un ! James a de la chance d'être célibataire sur ce coup-là. Il peut dire autant d'obscénités qu'il veut.

Alors que ses mots avaient une fois de plus démontré un net regret quant à son ancienne vie de célibataire assailli par les groupies, Lars secoua négativement la tête.

- Ah ah ! Que non ! Dire mais faire aussi. Il était à deux doigts de sauter une voyageuse tout à l'heure.

Comme si les effets de l'alcool avaient instantanément disparu, les deux autres tournèrent aussitôt la tête en faisant les gros yeux. Content que son potin croustillant n'eut éveillé leur curiosité, le Danois se fit un plaisir malsain de poursuivre sans omettre un seul détail.

- Celle-là même qui le reluquait en train de pisser dehors hier soir.

Bien que sa mémoire lui fit défaut sur le moment à cause de la boisson, Kirk se pencha en avant tout en supposant qu'il devait s'agir d'une des touristes avec qui ils avaient joyeusement nagé en début de semaine. Mais non ! Lars était formel car celle-ci était beaucoup plus jeune et portait un bikini des plus provocants.

- Je crois qu'elle a flashé sur lui parce qu'elle était encore en train de rôder autour de la maison tout à l'heure. J'suis sûr qu'elle cherchait à le revoir. Et à moitié torché comme il était, il s'est mis à la draguer. J'étais sur le balcon et c'était innocent, alors je ne m'en suis pas mêlé. Il ne savait pas que je les regardais, ils causaient comme des ados qui se voyaient en cachette. Je les entendais murmurer, ils se faisaient des petits sourires. Et puis Jim lui a foutu les mains sur les hanches. Vous devinez la suite ?

À voir leurs têtes, il sut que oui et rigola. Kirk semblait jaloux ou quelque peu en colère, et Robert avait les yeux écarquillés et se mordait les lèvres en souriant. Il tenait son verre de travers et était sur le point d'en renverser sans s'en rendre compte.

- Il lui en a roulé une ? demanda Kirk, les sourcils légèrement froncés.

L'air rêveur, Lars répondit en étirant ses jambes :

- Oui, et une qu'elle n'est pas prête d'oublier. Une galoche digne du jeune Hetfield d'autrefois. Cette fille doit avoir la vingtaine à tout casser, mais l'âge ne lui posait pas de problème. Une belle jeunette en bikini et monsieur a perdu les pédales.

- Tu l'aurais pas fait, toi ? Pfff ! Le salaud, il a vraiment du bol. Putain de merde !

Robert avait sursauté en réalisant que le contenu de son verre avait partiellement envahi le tapis, et leur fit part de sa jalousie en regrettant le bon vieux temps. Cette fois, les autres semblèrent du même avis et Kirk chercha à savoir si le chanteur avait été encore plus loin. Cette fois, malgré son amusement, Ulrich se frotta l'arrière de la tête.

- Il allait le faire, mais j'ai fait en sorte que non. Il venait de l'allonger dans le sable sous le porche, et ils se pelotaient. Ils allaient forniquer dans le sable comme des sans-gênes.

Robert fit semblant de pleurer.

- Oh le vieux pervers, je l'envie.

- Il est beau pour son âge, alors il peut profiter un peu. Faut juste pas qu'il oublie sa sécurité. Hic ! Il était dehors et il faisait jour. Alors même si avec le punch qu'il avait gobé par rapport à nous il n'en avait plus rien à secouer, je l'ai empêché de se donner en spectacle. Tu imagines s'il y avait des journalistes dans le coin ? Ou si elle avait déjà un mec ? Il l'emballait comme un acteur porno. Il risquait de lui foutre un mini Hetfield dans le tiroir.

Pensif, Kirk se mit à murmurer après avoir entendu un bruit au loin.

- Je n'ai pas le souvenir qu'il se donnait en spectacle avec Fran quand ils étaient ensemble.

- Elle lui aurait coupé les burnes, c'est pas le genre à se laisser faire. Une tête de boche comme lui qui aurait trop "donné" en public, ça aurait fini en fait divers.

Ils cessèrent leurs messes basses en entendant un autre bruit, plus rapproché. James fit son apparition quelques secondes après. Il ne marchait pas droit mais ne chercha pas à fuir leurs regards. Il n'avait probablement rien à se reprocher cette fois-ci. Il n'avait peut-être pas été dehors, mais le fait de voir ses amis ricaner comme si Kirk le menait à la baguette par ses menaces dut l'exaspérer car il leur fit un bras d'honneur. Seul Kirk resta "sérieux" face à ce geste et lui fit signe comme quoi il l'avait à l'œil.

James s'affala mais sembla plus fatigué à cause de son petit détour. Alors que ses amis continuèrent de boire sans limite, lui devint silencieux et les regarda les uns après les autres. Il aimait cette ambiance mais commençait à se sentir nauséeux. Une imbitable honte le traversa, comme à l'époque où il subissait de durs lendemains de beuveries sous les regards accusateurs de sa femme, qui lui rappelait gratuitement ses dépravations de la veille. Ce moment de lucidité le renferma et il ne but plus rien. Le fait de se tenir à l'écart durant une bonne heure le mit à plat, lui donnant le sentiment de ne pas se joindre aux conversations animées par la bonne humeur de ses copains. Mais alors qu'il se décida à retremper ses lèvres sur le bord de son verre pour se remettre dans l'ambiance, il ressentit un gros vertige. Il sut à ce moment que s'il continuait de boire, son organisme n'allait pas le supporter. Alors que les rires et les bruits s'atténuèrent autour de lui, James s'assoupit.

ooOOoo

Il était près de vingt-et-une heures lorsque James se réveilla. Encore groggy, il étudia son environnement sans ouvrir les yeux.

- J'avais pas fait gaffe, elle a répondu. Elle me laisse tranquille.

C'était Lars, qui évoquait la prolongation de son séjour avec eux. Suite à cela, il rota bruyamment avant de s'excuser et d'aller aux toilettes. James remua et lorsqu'il chercha à se tourner, il sentit des obstacles à sa position à la fois en haut et en bas. Des mains étaient posées sur ses mollets et sur sa tête. Lorsqu'il se força à ouvrir les yeux, il remarqua s'être allongé entièrement sur le canapé... et sur ses amis. Ses mollets tranquillement installés sur les cuisses de Trujillo, et sa tête sur les cuisses de Hammett. Pas dérangés pour autant, les hommes discutaient et plaisantaient en faisant comme s'il n'était pas là. James força pour se tourner et après avoir vu que le soleil était enfin tombé, son regard croisa celui de Kirk.

- T'as bien dormi ! fit-il remarquer.

Nauséeux, Hetfield maugréa.

- Je m... je vous ai écrasés ? Fallait me dégager !

Kirk hocha la tête.

- Non, c'est nous. Quand on a voulu s'installer, on t'a un peu soulevé. Mais tu dormais bien, on voulait pas te réveiller. Même Lars s'est endormi sur le tapis après. Là il est... ben il arrive.

En effet, le batteur revint dans la pièce et constata le réveil de James. Il souleva le fait qu'il allait avoir du mal à dormir après avoir pris autant d'avance. Après s'être approché du canapé, il s'accroupit et s'appuya sur le bord en demandant mystérieusement :

- T'as pas trop mal à la bite ?

Alors qu'il désignait son entrejambe, James sursauta et n'osa plus bouger. Il ne ressentait aucune douleur mais cette question l'inquiéta totalement et il fixa cet endroit. Que s'était-il passé ? Qu'avait-il fait pour que le batteur ne lui demande une telle chose ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

Encore une fois, le regard de Lars fut alarmant et il se gratta la tête en regardant les autres.

- Ah ben c'est ta minette en bikini qui est passée. On n'a pas eu à s'absenter deux minutes pour que tu commences à faire ton affaire. Elle t'a chevauchée comme une furie pendant une heure alors à ta place, j'aurais mal.

- Quoi ? s'affola Hetfield.

Alors qu'il se relevait en tentant désespérément de se souvenir, prêt à vomir de honte, Robert ajouta :

- C'est vrai que t'as plus l'âge pour ça. Surtout devant nous, quoi, on était gênés.

- Quoi ? répéta le chanteur.

- Arrêtez, c'est nul !

Une des mains de Kirk se posa sur le torse de James et il hocha la tête en lui souriant.

- Ils te charrient, tu dormais comme un bébé. Ils attendaient ton réveil pour te foutre la trouille. Même si apparemment vous ne demandiez que ça toi et cette fille !

Peu amusé, James ne remarqua pas le visage devenu aigri de Kirk. Il était trop occupé à fixer les autres qui se fichaient de lui. Par chance pour eux, il avait trop la tête qui tournait pour leur faire quoi que ce soit par vengeance. Ces derniers rigolèrent et le chanteur grogna. Il avait horreur des réveils de ce genre, brusques et plein d'incertitudes. En cas de cuite pas entièrement passée, il devait se réveiller lentement et marcher un peu pour récupérer suffisamment. Ce qu'il chercha à faire en se levant.

- Je vais dehors, marcher un peu.

- Non, non, non !

Kirk se leva et le lui interdit. Selon lui, James était trop étourdi et il risquait de s'écrouler quelque part, voire au bord de l'eau sans faire attention à la marée. En plus des jolies touristes à l'affût, il y avait aussi des vols et dans son état, il valait mieux n'aller nulle part. Par chance, les autres étaient d'accord avec lui et Hetfield n'avait plus aucune volonté en cet instant. Il se rendit là où il pouvait satisfaire son besoin pressant et pendant ce temps-là, Robert murmura à Kirk :

- On va se balader du côté du bar avec Lars. S'il vient à se rendormir, rejoins-nous !

- Non, je suis claqué. En plus il ne va plus dormir maintenant. Pourquoi vous l'emmenez pas ?

- Moi je veux bien, mais regarde-le ! On dirait qu'il va nous lâcher en route et s'effondrer dans le sable. Et s'il voit sa donzelle, faudra surveiller qu'ils ne disparaissent pas tous les deux. Alors non ! Au pire, passe-lui un appel dans une boîte pour lui louer les "services" d'une femme... Écoute, il y a des animations le soir alors on va y passer du temps. Tu m'enverras un message si tu changes d'avis.

Outrée par sa proposition, Kirk n'insista pas et les regarda passer la baie vitrée. Il savait que dès que James s'apercevrait que les deux autres avaient pris la poudre d'escampette, il allait rouspéter. Cependant, une idée germa : il alluma le téléviseur et éteignit la lumière en posant une atmosphère relaxante pour détourner l'attention de James à son retour. Pourtant, une foule de suggestions lui vinrent en cet instant alors qu'il avait des points à éclaircir.

ooOOoo

Dans le sable, les autres musiciens plaisantaient toujours en regrettant que leur plaisanterie ne soit pas allée plus loin avec James. Ils allèrent au bar et se choisirent des cocktails avec un paquet de cacahuètes pour accompagner. Ils discutèrent avec des touristes, en évitèrent d'autres qui les avaient reconnus et les épiaient, et décidèrent ensuite de retourner du côté de la maison en surveillant leurs arrières. Sans pour autant rentrer, ils seraient plus à-même de s'abriter en restant sous le porche en cas de groupies à l'horizon.

Alors qu'il s'asseyait, Robert repensa à celle qui l'avait accosté de façon très personnelle.

- Je l'aurai bien plaquée sur une table celle-là. Je bande depuis qu'elle m'a touché, je les ai pleines.

- Tu peux toujours y retourner ! proposa Lars.

En vérité, il fronça légèrement les sourcils en secouant la tête. Robert était infidèle et le groupe s'y était habitué, mais ils ne tenaient pas à ne pas se retrouver au milieu d'un conflit conjugal si sa femme venait à le découvrir.

- On parie combien qu'ils ont fait venir une travailleuse du sexe ? Je l'ai conseillé à Kirk ! murmura Lars.

- Je voudrais bien voir ça. Oooh...

à suivre...