Moi : Salut tout le monde ! Comme promis, me voilà avec le chapitre 40 de cette histoire ! 40 déjà, le temps passe vite quand on s'amuse ! XD

Ryuga : Alors ? Ta convention ?

Moi : C'était trop bieeeeen ! Gloire aux petit.e.s artistes, vous faites des conventions un endroit merveilleux et on vous aime ! n_n

Kyoya : Elle va refaire toute la déco de sa chambre, encore.

Moi : Je fais qu'est-ce que je veux d'abord u_u

Chris : Bon et sinon, le chapitre ?

Moi : Ah oui, le chapitre ! C'est encore beaucoup de discussions, promis on revient à l'action au chapitre suivant !

Kyoya : Pas de TW ?

Moi : Alors je réfléchis... Bah Kyoya et Ryuga parlent encore un peu de leurs malheurs, donc TW violence, mais sinon ça va !

Chris : On se demande bien comment ça va se terminer cette histoire !

Kyoya : Moi je sens que je vais mal finir...

Ryuga : Et moi j'ai encore la possession qui me pend au nez.

Moi : Allez zou, disclaimer ! ^^

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre tout le monde ^^


Kyoya voulut chercher le regard du plus âgé par réflexe tant il était choqué par ce qu'il venait de lui dire, et dans le noir il parvint à distinguer ses yeux qui semblaient toujours briller. Il était cependant incapable de dire dans quelle direction il regardait.

-Q-Quoi… ? Bredouilla le blader de Léone. Sérieusement… ?

-Ouais, enfin c'est ce que je crois en tout cas… répondit le blanc d'un ton étrange, comme s'il réfléchissait tout en parlant. En vrai j'en sais rien, je m'en rappelle pas mais… J'sais pas, j'en suis persuadé au fond de moi. J'vois pas qui d'autre aurait pu faire ça.

-M-Mais… Pourquoi ? Comment ?!

-J'te dis que je m'en rappelle pas, donc j'peux pas vraiment te répondre. Mais… J'ai la sensation que ça a quelque chose à voir avec…mon passé.

-Ton passé ? Oh… C'est vrai que tu m'avais dit un truc bizarre quand je t'ai posé des questions sur toi, sur ta photo déchirée… T'avais dit que t'avais essayé de demander des choses à Doji sur ton passé et qu'il t'avait fait comprendre que t'avais pas trop intérêt à insister, et t'avais un ton assez monocorde quand t'as rajouté qu'il y avait sans doute des choses qu'il vaut mieux ne pas savoir… Et puis t'as eu un mouvement bizarre, comme si tu voulais te gratter le dos, mais tu t'es ravisé.

Kyoya sentit Ryuga tourner la tête vers lui, les oreillers s'affaissèrent légèrement sous le poids de son crâne.

-Eh bah, sacrée mémoire, lui fit remarquer le blanc. Kyoya pouvait presque entendre le sourire en coin dans sa voix. Je savais déjà que tu étais très observateur, mais visiblement tu es très…auditeur, même si ça se dit pas.

Le lion ne put s'empêcher de pouffer de rire face à l'absurdité volontaire de cette réflexion.

-Je sais, je suis du genre à laisser traîner mes yeux et mes oreilles et je retiens bien c'que je vois et c'que j'entends, enfin quand c'est important pour moi, précisa-t-il en laissant sous-entendre volontairement que ça voulait dire que ce que lui racontait Ryuga était important pour lui. J'ai toujours été comme ça, d'aussi loin que je me souvienne. C'est un genre de réflexe de survie, j'ai besoin de toujours en savoir le plus possible parce que ça me donne la sensation d'avoir le contrôle et d'avoir toutes les armes si jamais quelque chose se passait mal pour moi.

-Mmmh. En un sens tu ressembles à Doji là-dessus, sauf que lui c'est toujours pour attaquer qu'il rassemble des informations, jamais pour se défendre. Et puis il use de moyens souvent illégaux pour les avoir ses infos.

-…Il a vraiment rien d'autre sur moi que ce que tu m'as dit ?

-Je n'sais que ce qu'il veut bien me dire. S'il a autre chose sur toi en-dehors de tes histoires familiales, alors je n'le sais pas. Tu penses qu'il pourrait avoir autre chose ?

-En vrai j'pense pas non, en tout cas rien que les gens ne savent pas déjà. J'ai jamais rien fait de particulièrement grave quand j'étais chef de gang… Mais j'avoue que ça me met mal à l'aise que Doji sache pour mon petit frère.

-Si ça peut te rassurer, il sait pas grand-chose de lui. Il m'a dit qu'il n'avait rien trouvé sur lui en-dehors de l'article sur l'accident de votre mère, il a simplement réussi à calculer son âge.

-Tant mieux. Enfin, de toute façon mon frère est aux États-Unis donc j'vois pas en quoi ça avancerait notre cher patron.

-Mais… Il a pas 13 ans ton frère ? Qu'est-ce qu'il fait aussi loin de chez lui à cet âge-là ?

-C'est un peu long à expliquer… C'est moi qui l'ai incité à faire en sorte de pouvoir vite quitter la maison, c'était pas le meilleur environnement pour lui. Un « père » qui l'ignore et qui se passe les nerfs sur le grand frère dont il attend toujours trop, c'est pas ouf… Il s'est défoncé à l'école pour avoir d'excellentes notes et on a réussi à convaincre notre géniteur de l'envoyer dans une école privée aux États-Unis. Bon il a pas été spécialement dur à convaincre, ça l'arrangeait de plus avoir le gamin casse-cou dans les pattes, ça lui donnait l'occasion de se consacrer entièrement à…moi.

Ryuga ressentait toujours quelque chose d'étrange à chaque fois que le vert évoquait son petit frère et il n'arrivait vraiment pas à mettre le doigt sur ce que ça lui faisait réellement. Pourquoi ça lui évoquait quelque chose de si familier alors qu'il était fils unique ? Ça le perturbait tellement.

-Ça doit être difficile quand même, pour toi comme pour ton frère, dît le dragon, balayant sous le tapis cette étrange sensation dans le fond de son ventre. Il a que 13 ans et il est dans un pays étranger où il connaît personne, et toi tu t'es retrouvé seul face à un connard violent et avec une inquiétude un plus dans le coin de ta tête.

-Tu commences à un peu trop bien me connaître, rétorqua le blader de Léone avec un petit ricanement. Ça a été difficile ouais, pour nous deux, mais maintenant ça va mieux. Je me suis habitué à son absence, et puis on communique toujours par mails donc je sais qu'il va parfaitement bien et qu'il est très heureux là où il est. Beaucoup plus heureux que s'il était resté ici. C'est un fan de sports extrêmes mon frangin, j'peux te dire qu'aux States il s'éclate à faire du skate et du surf dès qu'il en a l'occasion.

-Ça vend du rêve quand t'en parles comme ça, même si perso je m'en fous puisque les sports extrêmes c'est pas ma came. Il s'appelle comment au fait ton frère ?

-Kakeru, mais moi je l'appelle tout le temps Keru. On se ressemble beaucoup, enfin on peut pas nous confondre non plus. Mes cicatrices me rendent assez reconnaissable mine de rien.

Ryuga lâcha encore un ricanement face à cette autodérision mais il se sentit encore plus bizarre. Une sensation désagréable au niveau du cœur, comme un nœud qui bloquerait quelque chose. Pourquoi ça le mettait dans des états aussi inexplicables d'entendre Kyoya lui parler de son petit frère ? Il avait presque l'impression qu'il était censé se souvenir de quelque chose qu'il avait oublié mais que ça ne venait pas. Mais merde, qu'est-ce qu'il pourrait avoir oublié de si important en rapport avec le fait d'avoir un petit frère ? Il n'en avait pas lui ! Il n'avait que des parents, morts depuis déjà plusieurs années. Il s'en souviendrait tout de même d'un frère ou d'une sœur malgré sa mémoire assez peu fiable ; on n'oublie pas ce genre de choses !

-Ça va ? Lui demanda Kyoya au bout de plusieurs minutes de silence.

-Ouais, je crois… souffla le blanc, encore pensif. C'est juste… À chaque fois que tu parles de ton frère ça me fait un truc que j'arrive pas à expliquer. J'ai l'impression que ça devrait me rappeler quelque chose, mais j'ai pas d'frère moi, ni d'sœur d'ailleurs.

-Peut-être que c'est censé te rappeler que t'en aurais bien voulu un, suggéra le plus jeune avec un sourire en coin amusé.

-Pff, j'me vois vraiment pas avoir un frangin, ricana le blader de L-Drago. J'suis pas fait pour ça. De toute façon j'ai le sentiment que j'ai jamais vraiment eu l'esprit de famille. Mais c'est vrai qu'à t'entendre faire autant d'éloges à propos de ton p'tit frère, ça donne un peu envie.

-Parce que j'ai le meilleur petit frère du monde enfin. Nan sérieux, moi je pense que t'aurais été un bon grand frère. Chiant et sarcastique de ouf, mais un bon grand frère.

Le vert sentit l'autre garçon hausser les épaules, amusé et/ou pas convaincu, et puis tous deux devinrent silencieux un moment. Ryuga continuait de réfléchir et d'essayer de se comprendre lui-même tandis que Kyoya lui repensait à une réflexion qu'il s'était déjà fait plusieurs semaines auparavant. Il commençait réellement à croire que Doji mentait à Ryuga concernant sa famille. Après tout, il devait bien y avoir une raison à son étrange sentiment familier dès que lui évoquait son petit frère. Et cette maudite photo déchirée… Nan, il y avait décidément quelque chose de beaucoup trop louche dans toute cette histoire, mais en même temps ça paraissait si gros ! Comment pouvait-on faire oublier à quelqu'un un membre de sa propre famille ? Ryuga s'était fait laver le cerveau ou quoi ?

-Bordel, j'avais pas vu l'heure, marmonna ce dernier après avoir appuyé sur son réveil. 4H30 du matin, on va être explosés…

-Désolé, de base c'est moi qui t'ai réveillé, soupira Kyoya. J'sais même pas si je vais réussir à me rendormir perso, mais que ça t'empêche pas de te rendormir hein.

-Honnêtement je sais pas si je vais y arriver non plus, mais bon tant pis, répliqua le dragon en riant légèrement jaune.

-Eh bah, on a pas l'air cons, ricana le vert.

-Après, j'ai bien une technique pour se rendormir de manière efficace et elle a déjà fait ses preuves…

-Alors habituellement je n'aurais rien contre, mais là après tout ce qu'on a évoqué je dois t'avouer que j'ai pas trop envie de ça. Mais merci de proposer.

-Compréhensible, bonne chance à nous pour nous rendormir alors.

C'était si lunaire et pitoyable comme conversation. Kyoya eut envie de rire, genre vraiment d'éclater de rire. Rien n'allait jamais avec eux et leurs conversations, c'était comme si on ne leur avait pas appris à communiquer correctement avec d'autres êtres humains alors que ce n'était absolument pas le cas. Kyoya n'aimait pas les conversations vides de sens ou d'intérêt, et globalement il haïssait les gens qui parlent pour ne rien dire, mais pourtant il n'avait rien contre ses conversations bizarres avec Ryuga où ils ne se racontaient globalement rien. Il n'arrivait pas à l'expliquer.

Le vert tourna la tête pour essayer de chercher les points brillants dans le noir qu'étaient les yeux de Ryuga, mais il ne trouva rien. Il devait être en train d'essayer de se rendormir. Cependant, après de longues minutes éveillé ses yeux bleus s'étaient habitués à l'obscurité et il arrivait à distinguer la forme du corps du plus âgé à côté de lui. Il était parfaitement immobile mais en se concentrant Kyoya arrivait à entendre son souffle, calme et régulier. De l'extérieur il avait l'air déjà endormi ; seulement l'air.

-Tu veux bien arrêter de me fixer comme ça ? Lui demanda Ryuga en rouvrant un œil perçant. C'est pas comme ça que je vais me rendormir.

Kyoya rougît et se sentit tellement honteux qu'il ne répondit rien. Il n'était vraiment d'aucune discrétion dès que ça concernait le blanc, c'était pathétique… Ce dernier tourna à son tour la tête vers lui, ses yeux dorés toujours aussi brillants. Il avait vraiment les yeux d'un animal, mais ça n'avait rien d'effrayant. Les yeux de Kyoya ne brillaient pas eux, pourtant Ryuga avait ancré son regard dans le sien sans la moindre hésitation. Il ne réussît toujours pas à répondre quoi que ce soit, il avait la sensation d'être un enfant attrapé la main dans le pot de bonbons et il savait aussi que son silence ne faisait que l'enfoncer et que Ryuga devait être en train de bien rigoler dans sa tête.

Mais Ryuga était trop fatigué pour avoir la tête à se moquer du plus jeune. Son silence l'amusa et le fit sourire mais il avait réellement envie de se rendormir alors il préféra se taire et ne pas relancer un échange de piques. Il se contenta de souffler du nez, ébouriffa légèrement les cheveux déjà décoiffés du lion et l'embrassa rapidement avant de se réinstaller pour dormir, refermant les yeux. Kyoya décida qu'il s'était assez torturé mentalement pour la journée et qu'il valait mieux éteindre ses neurones pour dormir. Il referma les yeux à son tour et réussît à se rendormir en quelques minutes, sa main reposant sur son oreiller, pas si loin de celle de Ryuga.

XXXXXX

Tsubasa vérifia deux fois qu'il était au bon endroit avant de franchir la porte du B-Pit. Il avait longuement hésité à venir. Les paroles de cet énigmatique Phœnix lui revenaient en tête sans cesse depuis plusieurs jours. Qu'est-ce qu'avait donc Gingka que lui n'avait pas ? Il fallait qu'il le découvre. Gingka n'était pas au B-Pit bien sûr, il était encore sur les routes pour rassembler ses points, mais Tsubasa savait que le magasin était tenu par une amie à lui. Soit dit en passant, l'argenté se demandait ce que le blader de Pégasus avait bien pu trafiquer avec ses points, comme beaucoup de gens. Il avait entendu des bruits de couloir à la Nébuleuse Noire sur l'implication potentielle de cet idiot de Tetsuya mais il n'avait globalement rien compris à cette histoire. Il savait seulement que ça avait fortement contrarié Doji, ce qui voulait dire que ça n'arrangeait absolument pas les affaires de la Nébuleuse Noire que Gingka puisse potentiellement ne pas participer à l'Ultime Bataille.

Madoka était en train de mettre en rayon des pièces de toupies quand le carillon au-dessus de la porte du magasin émit un petit « ding », lui indiquant qu'un client venait de rentrer dans la boutique. Elle se retourna, prête à faire son travail, mais quand elle reconnut la personne qui avait franchi la porte elle perdit le lumineux sourire qu'elle arborait jusque-là. Tsubasa… Il faisait partie de la Nébuleuse Noire, alors que venait-il faire ici ?

-Pas la peine d'être hostile avec moi, je n'ai aucune mauvaise intention, déclara le blader d'Eagle face à l'animosité manifeste de la jeune fille à son égard.

-Et tu espères que je vais croire ça ? Rétorqua la mécanicienne en fronçant les sourcils. Tu es un membre de la Nébuleuse Noire !

-Non, je n'en suis plus un et d'ailleurs je n'en ai jamais été un pour de vrai, la corrigea Tsubasa, secouant la tête. J'étais en mission pour l'AMBB.

-Quoi… ? Toi, tu travailles pour l'AMBB ? S'étonna-t-elle, pensant que c'était un mensonge et qu'il essayait de l'amadouer.

-Oui. Je ne peux pas révéler ce qu'était ma mission comme ça à n'importe qui, mais je suis vraiment un agent de l'AMBB et j'étais en infiltration à la Nébuleuse Noire. Maintenant c'est terminé, et on ne peut pas dire que je sois parti en bons termes avec eux.

Madoka fronça encore plus les sourcils et tenta de déceler quelque chose dans l'attitude ou le visage du garçon qui indiquerait qu'il pourrait être en train de lui mentir, mais elle ne vit rien. Il était bien honnête. C'était un film cette histoire…

-Si tu dis la vérité, alors qu'est-ce que tu veux Tsubasa ? Lui demanda Madoka, toujours méfiante.

-Je sais que Gingka n'est pas ici, mais est-ce que tu as un moyen de le contacter ? Demanda l'aigle. Il faudrait que je lui parle. C'est important. C'est au sujet de L-Drago.

Elle eut un léger sursaut. Elle ne s'attendait pas à ça et Tsubasa lui paraissait totalement sérieux. S'il roulait toujours pour la Nébuleuse Noire ça n'aurait aucun sens qu'il veuille leur donner des infos sur L-Drago. Madoka décida donc qu'il était digne de confiance et lui fit signe de la suivre au sous-sol. L'ex agent infiltré n'hésita pas une seule seconde et descendit l'escalier en colimaçon à sa suite. Elle l'emmena à son ordinateur et appela Gingka en visio, espérant qu'il n'était pas occupé et qu'il décrocherait.

-Salut Madoka ! S'exclama le rouquin avec enthousiasme en décrochant, les yeux fermés et un grand sourire béat sur son visage. Ça m'fait plaisir que t'appelles ! Comment ça v-

Il avait rouvert les yeux et venait de tomber sur le visage de Tsubasa qui le fixait.

-…Madoka, c'est quoi c'délire ? Demanda Gingka, ayant totalement perdu le sourire.

-Gingka, j'te promets que je ne l'aurais jamais laissé entrer sans une bonne raison ! S'empressa de dire la jeune fille pour se justifier.

-Je sais que nous ne sommes pas en bons termes, mais je dois te parler Gingka, commença Tsubasa, prenant place sur la chaise de bureau de la mécanicienne. Je travaille pour l'AMBB, j'étais un agent infiltré à la Nébuleuse Noire. Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour ne pas compromettre ma couverture.

-Hein ? Tu bosses pour l'AMBB ? Et j'suis censé te croire sur parole ? Répliqua le roux en fronçant les sourcils, tout aussi méfiant que Madoka avant lui.

-Je m'attendais à ce genre de méfiance. Je ne peux pas vous en vouloir.

Le blader d'Eagle trifouilla alors dans sa poche et en sortit une carte qu'il montra à la webcam de l'ordinateur. C'était sa carte professionnelle d'agent de l'AMBB, avec son nom, son prénom et sa date de début de service pour l'organisation. Gingka était réellement surpris ; il ne savait pas que l'AMBB engageait de si jeunes agents.

-Okay, donc c'est pas des histoires, t'étais vraiment agent double à la Nébuleuse Noire… comprit le blader de Pégasus. À notre première rencontre, quand tu ne m'as pas affronté sérieusement… T'essayais de me jauger pour ton propre compte, pas vrai ?

-Oui, confirma l'argenté. Je n'étais même pas encore entré dans la Nébuleuse Noire, mais je voulais voir ce que tu avais dans le ventre sans trop t'en révéler sur moi. Je ne peux pas révéler la nature exacte de ma mission, mais je devais chercher des informations sensibles. J'ai bien failli y passer pour ça.

-Tu pourrais essayer d'être plus clair ? Je ne comprends pas où tu veux en venir et pourquoi tu voulais me parler…

-Il y a quelques jours, j'ai enfin trouvé ce que je cherchais. Ma mission remplie j'ai voulu m'enfuir avec mes informations, mais ça a tourné au vinaigre pour moi. Je me suis fait intercepter sur le toit de la Nébuleuse Noire et je me suis retrouvé à affronter Ryuga, puis lui et Kyoya. J'allais perdre mais j'ai été sauvé par un homme masqué sorti de nulle part qui se fait appeler Phœnix.

-A-Attends ! Tu as bien dit Phœnix… ?

-Oui ? Pourquoi tu fais cette tête, tu le connais ?

-C'est à cause de lui que j'ai perdu mes 48 000 points… Après le tournoi de Gleensville, Tetsuya Watarigani m'a volé mon compteur de points. Cet homme, ce Phœnix… Il a repris le compteur à Tetsuya mais il a refusé de me le rendre, il a voulu m'affronter et j'ai perdu, alors il a détruit mon compteur en me disant que je n'en prenais pas soin et que je me relâchais en tant que blader… Apparemment il était dans le public du tournoi parce qu'il m'a aussi dit que je n'avais pas tout donné pendant la bataille royale.

-Ça n'a aucun sens, fit remarquer Madoka, l'air perplexe. Il est de quel côté ce type à la fin ?

-Il est contre la Nébuleuse Noire, il me l'a dit, répondit Tsubasa. Il n'a pas cassé ton compteur pour t'empêcher de participer à l'Ultime Bataille Gingka, il voulait te tester.

-Je le savais déjà, ses reproches étaient vexants mais ils étaient réels, ça m'a remotivé mine de rien, confessa le blader de Pégasus. Mais comment tu peux le savoir toi ? Phœnix t'a raconté quelque chose ?

-C'était pour ça que je voulais te parler à la base. Phœnix m'a dit que tu étais le seul capable de vaincre L-Drago, que tu te relevais toujours peu importe les obstacles. Il m'a dit que si je voulais faire quelque chose pour arrêter L-Drago moi-même il fallait que je me rapproche de toi, parce que tu as quelque chose que je n'ai pas. Je veux comprendre ce que c'est.

Gingka regarda sur le côté et soupira. Donc c'était ça qu'il voulait… Lui qui avait eu l'espoir qu'il veuille devenir son ami et l'aider à lutter contre la Nébuleuse Noire, en fait il voulait la jouer solo. C'était ça son problème et il ne s'en rendait même pas compte. Enfin, ça et sa rigidité digne d'un lampadaire.

-Je ne sais pas plus que toi ce que ça peut être, rétorqua finalement Gingka, sûr et certain que s'il disait à Tsubasa qu'il était trop individualiste il ne comprendrait pas. Je ne sais pas ce que ce Phœnix voit en moi, je ne sais même pas qui il est mais il a l'air d'en savoir beaucoup sur moi et la Nébuleuse Noire.

-Mmh, je vois. Peut-être que si on s'affronte, sérieusement cette fois, alors je comprendrai, proposa l'aigle.

-Tu devras attendre l'Ultime Bataille alors. Les tournois de qualification se terminent bientôt et je n'ai toujours pas mes 50000 points, je ne peux pas me permettre de me relâcher maintenant, dît fermement le rouquin.

Tsubasa hocha la tête pour indiquer qu'il comprenait mais il était ailleurs. Il ne supportait pas cette sensation d'avoir une faiblesse dont il ignorait la nature et qu'il ne pouvait donc pas combler. Pourquoi Phœnix lui avait parlé en énigme au lieu de lui dire clairement les choses ? Fallait-il qu'il comprenne par lui-même pour que la leçon soit efficace ?

-Tsubasa… Comment il était Kyoya ?

L'agent de l'AMBB reconcentra son attention sur le visage de Gingka et haussa un sourcil. Pourquoi il lui demandait ça ? Et pourquoi il avait une tête d'enterrement soudainement ?

-Je l'ai pas beaucoup côtoyé, on s'entendait pas spécialement bien, répondit l'argenté en haussant les épaules. Il avait des soupçons sur moi dès le départ. D'ailleurs Ryuga m'aimait pas spécialement non plus, et depuis que j'ai balancé du spray au poivre dans les yeux de Kyoya il doit carrément vouloir ma mort.

-T'as fait QUOI ?! S'étranglèrent de concert Madoka et Gingka.

-J'ai pas eu le choix ! Se défendit-il. Et j'en suis pas fier, mais il allait compromettre ma mission ! Il est têtu comme une mule ce type…

Tsubasa prit alors le temps d'expliquer en détails sa dernière soirée au QG de la Nébuleuse Noire, en omettant bien sûr ce que contenait sa clé USB. Le visage de Gingka se décomposa au fur et à mesure, son cœur piqué par le rappel de la complicité entre Ryuga et Kyoya. Lui qui avait finalement réussi à passer à autre chose…

-Phœnix m'a dit quelque chose d'étrange d'ailleurs, ajouta Tsubasa alors qu'il avait terminé son récit. Il a dit qu'il y avait un lien étrange entre Ryuga et Kyoya, que Kyoya et son Léone avaient récupéré une partie du pouvoir de L-Drago. Il m'a dit qu'il ne s'attendait pas à ça et que c'était un problème, pour être honnête il avait même l'air préoccupé. Je dois avouer que quand j'ai affronté Kyoya sur le toit, je ne l'ai pas reconnu… Il avait l'air comme…absent. J'avais l'impression qu'il voulait pas juste me battre mais qu'il voulait m'effacer de l'existence…

Gingka eut l'air préoccupé à son tour, mais en même temps une petite flamme d'espoir s'alluma en lui. Si Kyoya était sous l'emprise d'une partie du pouvoir de L-Drago, alors ça expliquait son comportement et ça voulait aussi dire qu'il était possible de l'en libérer. Il était possible qu'il ne se soit pas trompé et que Kyoya soit réellement un vrai blader dans l'âme.

À suivre...


Moi : Fin du chapitre ! Gingka qui oublie que Kyoya était déjà plus très bien dans sa tête avant même que Ryuga se réveille XD

Chris : C'est l'amour, ça lui met des œillères ! XD

Kyoya : Arrêtez de dire ça, ça me dégoûte...

Ryuga : On est peut-être à l'ouest Kyoya et moi, mais on commence quand même à avoir l'air sérieusement amoureux l'un de l'autre...

Moi : Peut-être bien que oui mais que vous ne savez pas le verbaliser, hihi ^^

Kyoya : T'es sorti du déroulé de l'histoire quand même, non ? Tsubasa il appelle pas Gingka...

Moi : Au risque de me répéter : je fais qu'est-ce que je veux ! Et puis c'est une réécriture ! u_u

Chris : Du coup, la suite ?

Moi : Héhé, on va entrer dans le début de l'Ultime Bataille ! Mais ce sera dans deux semaines, je vais être un peu occupée dans les prochains jours X)

Ryuga : Traduction : elle a 3 livres à lire.

Moi : Ho hé, j'peux vivre un peu ?! Laissez-moi lire mes cadeaux d'anniversaire ! Et puis va y avoir les inscriptions aux Master, tuez-moiiiiii ! TT_TT

Kyoya : Ça va aller Wonder.

Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche dans deux semaines ! Et bonnes vacances au fait, si vous êtes en vacances ou que vous allez l'être prochainement ! X)