Résumé: Sirius Severus et Harry fuient en catastrophe à Forks, là où les attendes leur nouvelle maison, pas toute à fait restaurée, la faute au Directeur de Poudlard et ses sombres desseins concernant le "Sauveur". Protégés par le MACUSA et par la Meute de la Push, ils espèrent être enfin à l'abri, mais rien n'est moins sur
Couple: FANFICTION SLASH! Mais j'ai envie de vous laisser la surprise pour les couples^^
Rating: Le plus haut parce que oui je ne suis pas une tendre et on va, comme toujours aborder des thèmes qui sont pas toujours joyeux et aussi des passages citronnés donc vous voilà prévenu
Disclaimers: les oeuvres originales ne m'appartiennent pas, je ne fais que m'amuser avec les personnages et l'univers comme tant d'autre
amusez vous bien!
Star light
Chapitre 22 :
Les pâles rayons du soleil hivernal peinaient à passer la barrière des nuages, pour mieux éclairer les jardins à la française, dans lesquels Dray Black, anciennement Draco Malefoy faisait une toute dernière promenade. Peut être valait-il mieux que le soleil reste caché ? Il pourrait par mégarde altérer les statues de glaces, aussi délicates qu'éthérées qui décoraient les fontaines et autres alcôves végétales en cette saison. Et pourtant, un fugace rayon les feraient étinceler et marquerait au fer rouge sur ses pupilles ce paysage de carte postale qui avait bercé ces quelques mois à Beauxbâtons.
Quelle quiétude était celle des jardins aujourd'hui, à croire que la nature le laissait profiter pleinement de ses bienfaits, sans être dérangé par autre chose que le chant des oiseaux, ou le bruissement du vent dans les arbres. Une quiétude bienvenue, car même s'il ne montrait que rarement son véritable ressenti, quel tumulte était le sien.
A l'heure de quitter le havre de paix qu'avait été l'école de sorcellerie française, ses tristes souvenirs menaçaient de le submerger. La perte de ses parents tant chéris avait ouvert un trou béant dans son cœur. Et rien ne semblait vouloir le combler. La douleur semblait parfois sur le point de l'anéantir. Tout cela, il avait réussi à le mettre de côté pour ce concentrer sur son objectif : passer ses ASPICS en avance et quitter l'Europe pour aller vivre avec ce qui restait de sa famille. Il pourrait ainsi démarrer une nouvelle vie, comme ses parents l'auraient voulu !
Il y était presque ! Il ne lui restait plus qu'à partir ! Dire au revoir et tout recommencer ! Alors pourquoi ?
Dray soupira. Les larmes menaçaient de dégringoler de ses yeux ! Ah non ! Il n'allait pas virer Pouffsouffle !
Il se pinça l'arête du nez, inspira une fois, puis deux.
La maîtrise de soi ! C'était une chose primordiale que ses parents lui avaient inculqué dès son plus jeune âge. Pas seulement parce qu'il était issu d'un noble lignage et devait montrer par le contrôle de ses émotions et de sa stature, sa position sociale, mais parce que ses parents étaient des espions pour l'Ordre du Phoenix et que c'était la plus sûr des protections !
Mais ils lui avait inculqué tellement plus que cela. L'orgueil, l'assurance, le bon goût, la loyauté envers sa famille, qu'importe qu'elle soit de son sang ou qu'il l'ait choisi, la recherche de l'excellence, le diable dans les détails, l'ingéniosité, la culture, la persévérance...
Tant de choses qu'il avait su utiliser avec brio et qui lui avait sauvé la vie ! Mais la leur...
Ils n'avaient eu le temps que de le faire passer pour mort, à leur côté, grâce à un golem... Ils avaient toujours une porte de sortie. D'abord pour lui, ensuite pour eux ! Il honorerait cette loyauté ! Il vengerait ce sacrifice ! Un jour...
Pour le moment, il voulait se remémorer de jolies choses, histoire de ne pas être aussi triste qu'une pierre en arrivant chez les Yankees. Il ne gâcherait pas sa première impression avec les yeux rougies ! Jamais ! Surtout qu'il ne manquerait pas de croiser sexy boy N°1, en la personne de Jacob Black, cousin au 36éme degrés et qui méritait d'être éblouis par sa noble personne. Il était convaincu que les appels en visio ne lui avait pas rendu justice !
Il poursuivit donc sa valse d'adieu, en traversant les jardins pour mieux se diriger vers les écuries et le parc équestre. Petite merveille d'architecture Néo gothique, avec sa façade asymétrique et ses ornements en fer forgés rappelant des végétaux grimpants.
Pour que les élèves puissent profiter de belles promenades, un des chemins qui en sortait donnait sur les jardins à l'anglaise, ou les chemins étaient tortueux, la nature laissée plus libre pour mieux contraster avec la rigidité géométrique des jardins à la française. Quoique autant l'un que l'autre ne manquait pas de coin à l'abri des regards où aller s'accoquiner. Combien de fois avait-il profiter d'une belle après midi pour emmener une de ces nombreuses conquêtes, si perdre voluptueusement en sa compagnie.
Dray avait appris à monter à cheval et à marcher à peu prêt en même temps. Autant son père que sa mère étaient des cavaliers émérites. Il y avait de magnifiques montures au manoir. Collectionner les belles choses était le leitmotiv des Malefoy. Une excellence qui n'avait pas plu au Seigneur des Ténèbres lorsqu'il avait investi les lieux durant la guerre... Après la débandade du ministère, il avait montré son mécontentement de biens des façons. La mise à mort des animaux qui vivaient en semi liberté sur leur propriété, et bien sûr leurs chevaux avait été plus que punitif pour Voldemort. Une mise en garde.
Depuis ce jour, il n'avait plus put monter. Ce n'était pas à Poudlard qu'il aurait pu le faire... Mais ici, à l'abri, il avait retrouvé ce bonheur. Il espérait pouvoir se le permettre à Forks, même si pas tout de suite. Il y avait une vieille écurie, lui avait dit Seve... Sebastian. Il devait s'habituer à leur nouveau nom ! Il la remettrait en état ce promit-il et il s'achèterait une monture ! En tant que riche héritier, il ne manquait pas de moyen après tout.
Il pénétrait à peine l'écurie qu'il croisa l'entraîneur.
« -Ah ! Bonjour M'sieur Black ! J'me disais bien qu'c'était vous !.. Vous venez dire au revoir ?!
- Bonjour Mr François ! On ne peut rien vous cacher. Je pars dans quelques heures.
-Arf ! Je suis bien triste de plus vous voir M'sieur Black ! C'est qu'j'en vois des cavaliers d'puis l'temps, pensez donc ! Mais des com'vous jamais ! Et pis, y'a pas qu'à moi qu'vous manqu'rez ! »
Ils se dirigèrent vers une des stalle où se reposait tranquillement un étalon à la robe bai. Lorsqu'il le vit il s'ébroua et dressa ses oreilles très attentif.
« -Ah si c'est pas malheureux ! Il pense certainement qu'vous allez l'emmener en balade...
-Malheureusement non, mon tout beau, chuchota doucement Dray en avançant la main. Je viens pour te dire au revoir. »
Comme s'il comprenait que son cavalier préféré allait le quitter, le bel étalon avança un peu plus sa tête et la cala sur son épaule. Dray flatta longuement l'animal.
« -Tu vas me manquer mon tout beau... »
Pendant ce temps Mr François c'était légèrement écarté pour lui laisser un peu d'intimité. Ce garçon lui avait parut hautain et suffisant comme beaucoup, dû moins au premier abord, mais il était d'une douceur incroyable avec tous les chevaux. Sa prise était sûr, sans faille, même avec les plus difficiles. Un grand cavalier, fier et triomphant, comme on en voit peu ! Dans tous les sens du terme. Ce petit Rosbif, à l'allure si flamboyante avait une ribambelle d'amants qui lui baisaient littéralement les pieds. Il savait les choisir, pour sûr ! Toujours plus ou moins sur le même modèle : grand à la musculature robuste, dommage que la plus part n'aient pas inventé la machine à recourber les bananes... Ils le voyaient tous pour ce qu'il montrait. Son élégance, son pouvoir, son franc parlé parfois scandaleux, son libertinage si français... Mais aucun ne voyait ce que les chevaux, ou cette autre petite anglaise voyaient. Cet éclat de tristesse qui passait dans ses yeux parfois. Aucun de ces éphèbes ne le méritaient ! Il lui fallait un homme fort et robuste, qui puisse être son égal, pas un esclave de ses sens !
Dray finit par s'éloigner de son ancienne monture pour mieux tendre un paquet à l'entraîneur.
« -Qu'est ce donc ?
-Un petit quelque chose pour vous. Pour vous remercier de votre gentillesse.
-Rhooo, fallait pas M'sieur Black ! C'est qu'jai pas été tendre av'c vous les premiers jours !
-Pas assez longtemps pour que je m'en souviennes, après tout, je suis irrésistible, rétorqua-t-il avec un clin d'oeil. »
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Lorsque Dray fit le chemin inverse pour retourner une dernière fois vers le château. Il s'arrêta là où il en avait la plus belle vue. Il offrirait ce souvenir à Evan pour qu'il puisse en faire la peinture. Il y avait tellement de chose à explorer et à tenter dans la reproduction d'un tel édifice ! Beauxbâtons avait été agrandit au cours des siècles et chaque ajout répondait à la mode de son temps.
Le clocher dernier vestige du style gothique, avec ses flèches, ses arcs-boutants et sa rosace multicolore, semblait dominer l'ensemble, tel un antique protecteur. Il abritait également la première bibliothèque, qui ne contenait plus que des artefacts et des souvenirs de son éminente fondatrice celle que l'histoire nommait La Fée Mélusine. Ses plafonds étaient soutenues par des voûtes en ogives digne d'une cathédrale. Les élèves et les professeurs si retrouvaient chaque année pour la commémoration de l'école et tous les jours, des élèves venaient rendre hommage à la Fée. L'autel sous son portrait était couvert de bougies, de fleurs, de cristaux et de coquillage. Encore aujourd'hui, elle restait la muse et la protectrice de l'école. Sans oublier les salles de divination, qui était une discipline prise au sérieux autant par sa professeur et les quelques rares élèves qui assistaient à ses cours, dont Luna. L'admission à ce cercle très privé, n'était dût qu'à un don, qui se devait d'être cultivé !
Naissait juste après, des bâtiments dans un style Renaissance, avec des loggias ornées de colonnes et de balustrades ouvragées. C'était les parties communes où on retrouvait des salles d'études, la salle de réfectoire et les cuisines, les salles de Danses de musiques et de peintures ainsi que le grand Hall, qui comme à Poudlard communiquait habilement avec tous les autres bâtiments.
Ceux construit dans le style Baroque avec ses moulures en arabesques, ses fresques monumentales et ses dorures étaient là pour les réceptions, les bals, les salons d'agréments et les salles de duels autant ceux à l'épée qu'à baguette. Les salles y étaient si grandes que tout y devenaient possible !
Les bâtiments de style Classique étaient destinés à l'étude, dans sa globalité. On y trouvait les différents salle de classes, toute matières confondus à l'exception de celle de potion et de botanique, ainsi que la grande bibliothèque. Pour les salles de potions et de botanique il fallait aller dans un autre bâtiment qu'il jouxtait les jardins sans vraiment y prendre part tant son style était différents. L'art nouveau s'y était épanouis, avec son abondance foisonnante, ses matériaux certes moins nobles, tels l'émail, le fer et le nacre, mais travaillés avec tant de virtuosité ! On y trouvait aussi de nombreuses espèces de plantes exotiques, magiques ou non qui s'y épanouissaient avec bonheur. La serre n'était qu'arabesque, motifs organiques, zoomorphismes et allégories de la femme. Les salles de potions étaient plus dépouillées en comparaison, mais il le fallait bien, pour une question de sécurité. Rien ne devait interférer avec les potions !
Enfin, les dortoirs de style rococo offraient aux élèves ainsi qu'aux professeurs, un havre de sérénité, avec des chambres douillettes et des boudoirs aux teintes pastels rehaussés de délicates dorures et de peintures mythologiques propres à inspirer les rêves. Un cocon raffiné et protecteur où rien ne viendrait troubler leur quiétude.
C'est là qu'il se dirigea, pour mieux retrouver sa douce Luna et Neville.
Il était tout aussi opulent que les autres, bien évidemment, si ce n'était qu'il était bien plus décoré de plantes en tout genre, grâce à l'habileté de Neville. Luna quant a elle y avait installé nombre d'attrape-rêves, harpes éoliennes et de mobiles fais de pierres semi précieuses et de cristaux. Le tout conférait une atmosphère mystique mêlée d'enchantement. Et comme ils en avaient besoin après la guerre.
Que Dray se retrouve exilé en France était une chose, mais quant était il de Luna et Neville ? Pendant la guerre, Xenophilius s'était vu menacer par les mangemorts pour ses écris. Il avait donc envoyé Luna à Beauxbâtons pour qu'elle y soit en sécurité, car celle de Poudlard était toute relative. Sans compter que le Directeur commençait à trop s'attarder sur les capacités médiumniques de la jeune fille. Un peu plus et le doute n'aurait plus été permis… Avec la complicité de Filius, ils avaient argué que le comportement de ses condisciples ne lui offrait pas un environnement sain et épanouissant et qu'elle serait mieux intégrée dans une école où l'on prônait la créativité et les arts autant que la magie.
Pour Neville, il fallait en parti remercier sa grand-mère, matrone acariâtre qui avait mis du temps à reconnaître la valeur de son petit fils, trop confondu dans le deuil de son fils. Il avait su s'illustrer durant la guerre, mais avait beaucoup perdu. En voyant comment le Sauveur était traité, elle redouta que son cher petit fils, ne soit à son tour mis sur le devant de la scène, puis éjecter avec perte et fracas lorsqu'il ne serait plus utile.
Mais où l'envoyer ? Durmstrang ? Uagadou ? Castelobruxo ? Il aimait tellement les plantes après tout ?
Neville avait tranché pour elle. Celle qu'il désignait comme l'amour de sa vie était en France, alors il irait en France ! Il y ferait sa dernière année. Là-bas au moins, il ne serait pas seul dans son dortoir, et les murs n'y seraient pas encore tâchés de sang…
Dray avait à peine passé la porte qu'une boule de poil orange et dodu courait vers lui en roucoulant pour mieux se frotter sur ses jambes.
« -Ronron tu vas encore mettre des poils partout sur mon costume, râla-t-il pour la forme. »
Mais seul de longs miaou et ronronnements lui répondirent. Il accepta donc de papouiller la boule de poils qui était extrêmement collante depuis la mort de sa première ou deuxième maîtresse. Luna se plaisait à croire que Pattenrond avait été le chat de la mère d'Harry avant d'être celui d'Hermione. Celui-là même qui pissait dans les chaussons de feu James Potter et que bébé Harry avait failli scalper avec son balai volant. Severus, pardon Sebastian, adorait raconter cette histoire...
« -Je te prend la main dans le sac ! S'écria joyeusement Neville un arrosoir à la main. Finalement le grand Serpentard à un cœur tout mou sous cette épaisse carapace de glace ?
-Ne t'y fies pas Mon Cher ! Je fais une fleur à ce pauvre animal qui va bientôt devoir apprendre à vivre sans mon auguste et somptueuse présence. »
Le blond conclu sa phrase d'un geste élégant de la main pour se désigner. Mieux qu'un acteur de théâtre !
« -Merlin en soit remercié, il aura toujours Luna pour palier à ce manque évident de noblesse.
-J'ai changé d'avis, rétorqua Neville avec un sourire amusé. Tu es un être vil et sans cœur et je vais vider le contenu de ce seau sur ton magnifique costume.
-Tu vois quand tu veux, tu peux détester quelqu'un ! Continues comme ça et dans 20 ans tu seras peut-être normal... »
Neville l'observa pendant quelques secondes avant de se précipiter vers lui et le prendre dans ses bras, après avoir posé son arrosoir.
« -Je n'arrive pas à croire que nos joutes verbales vont me manquer... souffla l'ancien Gryffondor.
-Tu devrais me remercier, au moins ton cerveau fonctionne maintenant !... Aie ! »
Neville venait de lui donner une petite tape sur la tête.
« -Sois sérieux une seconde, soupira-t-il.
-... Tu vas me manquer aussi Nev', lui dit-il la voix soudain chargée d'émotion, en le serrant un peu plus fort dans ses bras. »
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Une fois ce charmant interlude passé, il laissa son ami et bientôt ex colocataire, pour se rendre dans la chambre de Luna, qu'il savait en train de finir sa séance de méditation.
Il toqua doucement à sa porte et entra de même, après qu'elle lui ait donné son accord.
Elle était là, assise en tailleur sur des coussins jetés à même le sol, dans un recoin de sa chambre. Au dessus d'elle un ciel de lit fait de voiles vaporeux, décoré de perles cristallines qui reflétaient la lumière qui perçait à travers sa fenêtre. Elle portait une robe longue en satin pervenche, à col rond et aux manche longues, qui faisait partie des nombreuses tenues disponibles pour les élèves. Ici, ils étaient plus libre de personnaliser leur tenue, excepté dans les cérémonies officielles, pour mieux montrer la coalition des élèves. Par dessus, elle avait posé un châle tricoté main en crochet. Ses cheveux dorés cascadaient magnifiquement le long de son dos et de ses épaules.
Ils se sourirent chaleureusement, puis Luna lui fit signe de s'asseoir prêt d'elle.
« -Je suis la dernière à qui tu viens dire au revoir. »
Ce n'était pas une question, une affirmation et son sourire était d'une incroyable indulgence.
« -C'est parce que je gardes toujours le meilleur pour la fin. »
Sans crier gare, la jeune femme se pencha vers lui et posa sa tête sur son épaule.
« -Ça va être si étrange de ne plus t'avoir avec nous...
-Mais cela vous fera plus d'intimité ! Il n'y aura plus que Pattenrond pour vous surprendre en fâcheuse posture maintenant... »
Le rire si musical de Luna lui répondit.
« -Tu vas être heureux là-bas, affirma-t-elle. Si tu t'en donnes les moyens...
-Je me donnes toujours les moyens ! Se vexa-t-il faussement. »
Luna se redressa et le fixa intensément de ses yeux si bleus.
« -Ce n'est pas vrai... Tu refuses de t'abandonner. Il est vrai qu'avec ces bellâtres, ce n'était pas important. Mais ça va le devenir.
-Qu... »
Mais elle ne lui laissa pas le temps de poursuivre. Elle posa un doigt délicat sur son nez et poursuivit avec un mélange de douceur et de fermeté.
« -Garder le contrôle sur tous les aspects de ta vie t'as permis de rester en vie, c'est vrai. Mais sur bien des points, un en particulier, ce n'est qu'un mirage. Et si tu n'acceptes pas cette vérité et que tu fais tout pour garder un contrôle illusoire, le bonheur te sera refusé. Tu vas devoir apprendre à faire la différence entre ce que tu veux et ce dont tu as besoin...»
Doux Merlin ! Si ses anciens condisciples de Serpentard le voyaient ils n'en croiraient pas leurs yeux. Comment ne pouvait-il pas répliqué devant cette jeune péronnelle ?! Que des ignares ! Cette demoiselle était une sainte ! Un ange ! Toutes ses paroles étaient mesurées, mélodieuses, pleines de douceurs et d'empathie ! Il n'y avait que des rustres pour ne pas le voir. Quel pitié qu'il en ait côtoyé autant...
« -Promets moi d'y penser Dray. C'est important... Pour toi. »
Il lui sourit tendrement avant de lui caresser les cheveux. Il aurait voulut lui répondre tout de suite, mais lâcher prise, c'était comme sauter dans un puits sans fond et ça le terrorisait. Il n'en montrait rien bien sûr, pas même devant elle, qu'importe qu'elle le sache sans qu'il ait besoin de le dire, il était un Malefoy après tout ! Cela luit coûta beaucoup, mais après quelques seconde d'hésitation, il finit par lui répondre. Après tout, il l'avait assez répété à Harry : Luna a toujours raison.
« -Je te le promet, ma Douce. »
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Lorsqu'il fut l'heure de partir, Dray se dirigea vers le bureau de Madame Maxime, la directrice, sa malle voletant derrière lui. Jamais il ne se serait fatigué à la traîner à bout de bras, comme certains le faisaient . La grande Dame l'attendait en compagnie de l'auror Jacobson.
« -Bonjour, Mr Black, toujours aussi prompt ! Mr Jacobson vient tout juste d'arriver.
-Mr Black, salua ce dernier.
-Auror Jacobson, Mme la Directrice. »
Le jeune homme ponctua ses salutations d'un signe de tête, ainsi qu'il convenait, puis s'adressa plus particulièrement à la directrice.
« -Merci de m'avoir permis de séjourner dans votre école et d'y passer mes examens. Je ne vous serais jamais assez reconnaissant pour votre gentillesse envers moi. »
La demie Géante leva la main et balaya l'air devant son visage.
-Taratata, Mon cher, vous avez été un merveilleux éléments de cette école ! Ça a été un privilège de vous accueillir en ses murs. Sachez qu'ils vous seront toujours ouverts ! J'ai tant regretter de prêter foie aux paroles trompeuses du directeur de Poudlard, soupira-t-elle désœuvrée. J'espère mettre un peu racheté en vous aidant vous, et nos deux autres exilés.
-Je sais qu'ils sont en sécurité avec vous, croyez bien que...
-Je ne voudrais pas vous presser, mon jeune ami, l'interrompit l'auror en consultant la montre a gousset dont la chêne tombait sur son veston. Mais le temps nous est compté.
-Oui oui ! Partez vite Mon Cher, et que la bénédiction de Mélusine vous accompagne. »
Dray lui serrait à peine la main que l'auror Jacobson le pressait dans la cheminée.
« -Pressons, mon petit ! Pressons ! »
Lorsqu'ils arrivèrent au Ministère français, Dray Black s'offusqua de ce comportement dès plus cavalier.
« -Je vous savais parfois rude dans votre métier, mais jamais mufle ! Que vous arrive-t-il ?! C'est à croire que le ciel s'apprête à nous tomber sur la tête !
-J'en conviens et irait m'excuser platement, mais plus tard ! Maintenant si vous vouliez bien me suivre... Et au pas de course je vous pries ! Le ciel n'est peut être pas loin de nous tomber sur la tête ! »
L'auror filait au pas cadencé dans les couloirs du Ministère au point que Dray ait du mal à la suivre. Les sourcils froncés, le cœur soudain serré, il rattrapa l'auror pour le questionner.
« -Tout le monde va bien n'est ce pas ?
-Encore heureux ! Mais notre ami à la longue barbe a envoyé l'arrière petit fils de Nicolas Flamel musarder un peu partout. Il a récupéré des informations sur Isabelle de Beaumont et sur le Dr Julia Sagne...
-Salazar ! Souffla Dray en reconnaissant le nom de la psychomage d'Evan.
-Nous l'avons intercepté et interroger, mais nous n'avons pas encore reçu l'autorisation de lui administrer le véritasérum. Nous ne savons donc pas exactement ce qu'il a pu lui transmettre. Aussi vous comprendrez que votre transfert ne peu souffrir d'aucun délai supplémentaire ! Heureusement pour nous, vous tenez de votre père !
-Il me disait toujours, mieux vaut trop tôt que trop tard...
-Et il avait bien raison. »
Après plusieurs minutes de cavalcade dans les couloirs, à s'assurer qu'ils n'étaient pas suivis, à prendre des cheminées internes par trois fois, ils finirent par entrer dans une pièce quelconque où les attendait le portoloin qui le conduirait en Amérique. Un guidon de vélo qui avait connu des jours meilleurs.
L'auror Jacobson passa sa baguette dessus, afin de s'assurer de son bon fonctionnement et de sa destination. Il sortit sa montre à gousset et fit le décompte
« -Décollage à 3...2...1... »
Avant qu'il n'ait eu le temps de dire zéro, Dray avait saisit sa malle d'une main et le portoloin dans l'autre. L'instant d'après il se sentit tiré par le nombril et les contours de la pièce se firent flous avant de se fixer à nouveau. Il atterrit gracieusement, les vêtements à peine froissés, il ne s'appelait pas Evan James, lui ! dans le bureau du service de protection des témoins du MACUSA. En sécurité, enfin !
¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶¶
Hello Cher tous!
J'espère que ce chapitre en compagnie de notre Dray national vous a plus? J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre! et le prochain est déjà en cour!^^ on ne m'arrête plus! Vive le nanowrimo!^^
Sur ce je vous dit à bientôt
N'hésitez pas à lâcher le com de l'amour vraiment s'il vous plait n'hésitez pas!^^
Angel
