Nous sommes le 28 février et il est exactement 22h46 ici, donc j'ai tenu ma promesse de publier un chapitre ce mois-ci!
CHAPITRE 66
Le bal (partie 2)
Kitty avait agi avec une spontanéité qui ne lui ressemblait pas, mais l'idée de voir Patrick humilié par le rejet de Miss Shaw l'avait poussé à intervenir. Elle avait été consciente de sa présence dès son arrivée dans la salle de bal. Il était apparu seul, vêtu d'un habit vert bouteille qui, elle savait, appartenait à Darcy, ses boucles brunes domptées d'une manière trop rigide. Kitty avait souhaité maintes fois qu'il glisse ses doigts dans sa chevelure afin de leur redonner l'apparence un peu sauvage qu'elle préférait, mais le souvenir du baiser qu'ils avaient échangés le matin même la força à prendre ses distances.
Chaque fois qu'elle songeait à ce moment, les joues de Kitty s'embrasaient furieusement. Toute la journée elle s'était interrogée sur la manière dont elle pourrait lui faire face après sa fuite. Comment avait-elle pu lui permettre une telle liberté? Pendant un moment, elle avait complètement perdu la raison, oubliant les risques et les dangers que cette scène aurait pu provoquer. Son corps et son cœur avaient agi comme si ensorcelés, oblitérant toutes pensées logiques l'espace de quelques secondes.
Quelques secondes qui auraient pu lui coûter très cher. Kitty savait qu'une alliance avec Patrick était un suicide social. Sa vie serait à jamais chamboulée si elle osait sortir des conventions établies par le cercle social dans lequel elle avait grandi. Et puis, bien qu'elle sût sa propre affection sincère, pouvait-elle vraiment croire que Patrick la partageait? L'avait-il embrassé par désir seulement, comme le font tant d'hommes lors d'un jeu de séduction? Ou l'avait-il prise dans ses bras avec tant de tendresse et de passion parce qu'il ressentait, lui aussi, la force de sentiments plus profonds que charnels? Et qu'étaient exactement ces sentiments? Qu'éprouvait-elle réellement?
Le Dutch Skipper était une danse vive et rythmée qui ne donnait pas beaucoup d'occasions de discuter, mais Kitty était sûre que cela ne dérangeait pas son cavalier. L'air sombre, quasi maussade, Patrick suivait les pas de la danse avec facilité, mais ne dégageait nettement pas l'enthousiasme que le morceau requérait. Lorsque la musique s'arrêta et que les musiciens rangèrent leurs instruments, la foule s'organisa aussitôt par couple pour pénétrer dans la salle à manger. Patrick offrit son bras à Kitty pour l'y conduire.
-'Je suis désolée pour Miss Shaw,' dit Kitty un peu maladroitement après un moment de silence. La file se déplaçait lentement et l'absence de conversation lui pesait. 'Ses parents sont déterminés à faire un match avantageux pour leur fille, ce n'est pas contre vous.'
-'N'est-ce pas le but ultime de toutes les femmes célibataires?' répondit Patrick, le ton acerbe.
-'Vous savez aussi bien que moi que le mariage est inévitablement une transaction pour beaucoup de gens.'
Les sourcils froncés, Patrick tourna ses yeux sombres vers elle. 'Je croyais que vous étiez une fervente croyante en l'amour.'
-'Je le suis,' affirma Kitty, sentant son visage s'enflammer. Pourquoi la regardait-il toujours ainsi, comme s'il cherchait à lire son âme? 'Cependant, je n'aspire pas à la grandeur. Une vie simple et modeste me conviendrait très bien, ce qui n'est pas le cas de tous. Je ne peux pas blâmer les parents qui essaient d'obtenir le meilleur parti possible pour leurs enfants. Après tout, l'intention n'est pas mauvaise, mais l'exécution peut parfois manquer de…tact.'
Patrick ne dit rien, mais fronça les sourcils, comme si soudainement plongé dans ses pensées. Ils passèrent les portes de la salle à manger et s'installèrent là où ils avaient été assignés. De hautes tours de fruits et de fleurs décorait le centre de la table, en plus des nombreuses créations en pâte de sucre. Le premier service fut aussitôt servi, bientôt suivi du deuxième, puis du troisième. Kitty ne mangea que quelques bouchées de chaque plat, sachant que plusieurs autres suivraient. Patrick, de son côté, semblait avaler chaque bouchée à contrecœur. Plusieurs fois son regard parcourut la pièce, comme pour étudier les nombreux luxueux détails, mais plutôt que d'en être ravi, son expression surie au fur et à mesure que le repas avança.
Kitty s'efforça de faire la conversation avec son autre compagnon de table comme l'étiquette le lui commanda, mais cela ne l'empêchait pas de remarquer que la voisine de Patrick, une veuve résidant à Lambton, refusait obstinément de s'adresser à lui. Lorsqu'elle put à nouveau engager la conversation avec lui, il drainait pour la quatrième fois sa coupe de bordeaux.
-'Désolée de l'attitude de votre compagne,' murmura-t-elle. 'Mrs Holt est dure d'oreille et préfère le silence en mangeant.'
-'Allez-vous excuser toutes les personnes ici présentes, Miss Bennet?' demanda Patrick en laissant le valet de pied remplir sa coupe à nouveau. 'Leur trouverez-vous tous des raisons pour la manière dont il me traite?'
Kitty se sentit aussitôt embarrassée. 'Je ne cherche pas –'
-'Vous cherchez à épargner mes sentiments, je le vois très bien.' Une nouvelle assiette fut présentée devant eux. 'Ne perdez pas votre énergie à cette cause perdue, vous n'aurez plus de voix d'ici la fin de la soirée.'
L'attitude de Patrick surprit Kitty, qui ne l'avait jamais entendu si acariâtre. 'Ces gens ne vous connaissent pas et, très honnêtement, au moins la moitié d'entre eux n'ont aucun intérêt à être connu. Lizzie se doit de les inviter même si elle ne les supporte pas.'
Le jeune homme pointa la table remplit de nourriture et les nombreux convives qui alimentaient les conversations bourdonnantes autour d'eux. 'Toute cette opulence pour des connaissances que personne n'apprécie?'
Kitty haussa les épaules. 'Cela vient avec le statut. Lizzie sait que c'est son rôle d'entretenir des relations amicales avec le plus de familles possibles.'
-'Je ne comprendrai jamais les bourgeois,' Patrick maugréa, plongeant sa fourchette avec force dans la délicate chair de sa poitrine de caille rôtie. 'Tant d'artifices, et pour quoi exactement?'
-'N'avez-vous pas grandi sous la tutelle de votre oncle?' demanda Kitty, étonnée qu'un homme aussi instruit porte en lui cette incompréhension.
Patrick eut un rictus. 'Vous vous méprenez sur le rôle de mon oncle. Il m'a offert l'éducation d'un gentleman, mais cela ne voulait pas dire que j'étais invité à sa table lors de ses soirées.'
-'Oh,' dit Kitty, penaude. 'Je croyais…à entendre Vivianne parler de vous, vous étiez souvent en compagnie l'un de l'autre, et j'ai pensé…Enfin.' Elle fut tentée de lui professer sa désolation une nouvelle fois, mais se retint.
-'Miss Bennett, je n'ai pas dit que je ne savais pas pourquoi votre sœur et ses compères se sentent obligés d'agir ainsi, seulement que je ne comprenais pas,' expliqua-t-il, et malgré sa mauvaise humeur, il n'y avait aucune impatiente dans ses mots. 'Il y a bien plus important que le pouvoir, l'argent ou le statut. J'ai grandi entre deux mondes opposés, et j'ai vu de la richesse et de la pauvreté. Il est parfois difficile d'accepter que certaines personnes possèdent autant alors que d'autres n'ont rien. Que certains mangent plus qu'à leur faim, alors que d'autres s'endorment tous les soirs le ventre vide.'
-'J'imagine qu'être familier avec un concept ne le rend pas nécessairement plus acceptable, selon les circonstances,' dit Kitty, soudainement mal à l'aise elle aussi devant les extravagances auxquelles elle avait activement participé à planifier. 'Cela devait être difficile, de grandir en étant ainsi confronté au pire des deux mondes.'
'Plus facile que de subir cette soirée,' marmonna Patrick en buvant à nouveau. 'Je savais qu'elle n'allait pas être agréable, mais j'avoue qu'elle est largement en dessous de ce que j'avais imaginé, et vous pouvez me croire, je ne m'attendais pas à grand-chose.'
-'Pourquoi avoir accepté de venir si vous saviez que ce serait pénible?'
Patrick s'humecta les lèvres, son regard maintenant tourné vers son demi-frère qui présidait au bout de la table. 'Pendant l'espace d'un moment…' Il s'arrêta, puis secoua la tête. 'Peu importe ce que j'ai pensé. J'aurais dû écouter mon instinct. Ma place n'est pas ici. Elle ne l'a jamais été et ne le sera jamais.'
Connaissant la situation délicate dans laquelle il se trouvait, Kitty ne put éprouver que de l'empathie à son égard. Après tout, Patrick était loin de chez lui, condamné à ne plus jamais mettre un pied en Irlande. Sa sécurité en Angleterre dépendait de la protection de Darcy, et sortir de Pemberley pourrait lui causer des ennuis avec les autorités. Et maintenant que le projet de reconstruction était terminé, il n'avait plus de travail sur lequel se concentrer.
-'L'Irlande doit vous manquer,' avança Kitty avec douceur.
Patrick pinça les lèvres, chassant son émotion avec une autre gorgée de vin. 'J'ai fait mon deuil de mon pays,' répondit-il. Il leva vers elle des yeux sincères. 'J'espère un jour retrouver le même sentiment d'appartenance ailleurs, mais je ne pense pas que ce soit ici.'
-'À Pemberley?'
Il secoua la tête. 'En Angleterre.'
Que voulait-il dire par là? Kitty avala avec difficulté. 'Vous comptez quitter la Grande-Bretagne?'
-'Le monde est vaste, Miss Bennet. Et je ne suis pas un homme recherché dans tous les pays.'
Kitty sentit ses poumons se contracter, l'empêchant de respirer adéquatement. L'idée de ne plus jamais revoir Patrick lui donna comme un coup de poignard à la poitrine. Elle y posa une main involontairement, incapable de formuler quelconque réponse.
Après un moment de silence, ce fut au tour de Patrick de lui offrir des excuses. 'Je suis désolée, je ne suis pas de bonne compagnie ce soir. Je devrais vous remercier de m'avoir sorti de l'embarras tout à l'heure, et ce malgré votre détermination à m'éviter.' Kitty pivota la tête vers lui si brusquement qu'elle faillit en perdre ses boucles d'oreilles. 'Vous pensiez que je n'avais pas remarqué?'
Rougissant, elle fit non de la tête. Elle s'assura que personne n'écoutait et baissa le ton. 'Vous avez dû me trouver très impolie après…enfin, vous savez…'
-'Impolie?' s'étonna Patrick. 'Ce n'est pas le mot que j'aurais employé.'
-'Et quel mot emploieriez-vous?'
Son expression devint soudainement très sérieuse. 'En détresse.'
Baissant la tête pour regarder son assiette, qui n'avait plus du tout d'attrait pour elle, Kitty approuva d'un signe de tête. 'J'imagine que ce n'est pas la réaction que vous obtenez habituellement.'
-'Habituellement?' répéta-t-il, confus. 'Pensez-vous que cette occurrence se produit souvent?'
Pourquoi faisait-il si chaud tout à coup? Kitty prit une gorgée de sa coupe pour essayer de se rafraîchir. 'Vous êtes un homme, Mr O'Shee. N'est-ce pas ce que les hommes font?'
-'Certains, peut-être,' concéda-t-il. 'Cependant, ce n'est pas mon cas. Je suis comme vous. Je préfère écouter mon cœur.'
Celui de Kitty se mit à battre la chamade. Était-ce le vin qui les faisait parler ainsi, au milieu de tous ces gens? Comment Patrick pouvait-il être si transparent, sans même rougir?
-'Si je vous ai causé de la détresse, je m'en excuse sincèrement,' dit-il. 'Mais je mentirais si je disais que je le regrette.'
Avant qu'elle ait pu répondre, le signal de changer de côté se fit entendre, et Kitty dût reprendre sa conversation avec son voisin de gauche. Cependant, les mots de Patrick restèrent dans sa tête, jetant un voile de confusion et de tristesse sur son humeur. Pourquoi donner son cœur à Patrick était-il si lourd de conséquences? Pourquoi avait-il fallu qu'elle s'éprenne, encore une fois, d'un homme qu'elle ne pouvait pas avoir? Que ferait-elle s'il quittait l'Angleterre? Partirait-il avec une partie de son cœur, à jamais perdu dans une contrée lointaine?
Le repas se termina bientôt et Patrick la raccompagna jusqu'à la salle de bal. À ce moment, Mr Gresley l'aborda avec Georgiana. Cette dernière semblait sereine et de bonne humeur, mais ne présentait pas le scintillement naturel d'une jeune femme nouvellement fiancée. Kitty lui jeta un regard inquisiteur, et sa meilleure amie secoua la tête en signe de négation. Aucune demande n'avait été faite, donc. Cela lui semblait étrange et Kitty se promit de poser toutes ses questions à sa meilleure amie plus tard, dans l'intimité de la chambre qu'elles partageaient.
La pièce redevint rapidement chaude et l'odeur de sueur se mélangea à celle des chandelles en cire d'abeille. Les rires et la musique reprirent, rendant difficile de suivre une conversation. Kitty, Georgiana, Patrick et Mr Gresley se déplacèrent bientôt vers le fond de la pièce, près des grandes portes ouvertes menant vers la terrasse, où Elizabeth et Jane étaient assises. Kitty vit aussitôt que Lizzie n'était pas bien; son teint était pâle et ses traits tirés de fatigue.
-'Mrs Darcy, peut-être serait-il préférable que vous alliez vous allonger un peu,' suggéra Mr Gresley, qui lui aussi avait remarqué son état. 'Le Dr Baker a été formel à ce sujet, vous devez vous ménager.'
-'J'ai seulement un peu de mal à digérer,' tenta de les rassurer Elizabeth, mais sa voix ne portait pas son assurance habituelle. 'Le docteur Baker m'a dit qu'il était parfaitement normal que le tonique ait certains effets.'
-'Une petite demi-heure te ferait du bien,' l'encouragea Kitty, espérant que pour une fois sa grande sœur écouterait la voix de la raison. 'Je dirai à quiconque te cherche que tu es montée voir Bennet.'
Des voix s'élevèrent alors de derrière les portes ouvertes, provenant d'un groupe sur la terrasse.
-'Quelle idée a eu Mr Darcy de l'inviter ce soir?'
-'Il n'y a un qu'un mot pour décrire ce type d'homme. Une sangsue, voilà ce qu'il est. S'accrochant à ce qu'il peut pour en tirer le maximum de bénéfices.'
-'Et de prendre des airs comme il le fait!'
Elles étaient trois femmes à discuter, sans se soucier des oreilles à proximité apparemment. Bien qu'ils ne pussent pas les voir, Kitty reconnut la voix de Mrs Shaw aussitôt.
-'Pensez-vous que les rumeurs sont vraies? Est-ce vraiment le fils illégitime de Mr Darcy senior?'
-'Il ne serait pas le premier à avoir semer son avoine un peu partout en Angleterre…ou en Irlande, apparemment.'
-'Pauvre Mr Darcy, d'avoir à gérer la présence de cet homme chez lui! Si les rumeurs sont vraies, il serait mieux de le chasser, et loin!'
-'Vous saviez qu'il est recherché par la police en Irlande? Le mot est qu'il a frappé un officier!'
Des exclamations horrifiées suivirent cette révélation et Kitty se tourna vers Patrick, qui s'était figé sur place.
-'S'il croit qu'il a des chances de faire sa place auprès de nous, il se méprend grandement! Il aura beau essayer de cogner sur toutes les portes de la bonne société, aucune ne s'ouvrira à lui,' poursuivit Mrs Shaw. 'Oh, un si beau bal, gâché par la vermine. Comme je le dis toujours, même s'il n'y a qu'un fruit pourri, le tableau est gâché.'
-'L'influence de sa femme, sans aucun doute…Mrs Darcy a toujours été marginale…'
Patrick serra les poings, le visage soudainement très rouge. Il s'excusa aussitôt et disparut dans la foule. Lorsque Kitty voulut le suivre, Elizabeth l'en empêcha. 'Laisse-le partir,' lui ordonna-t-elle fermement. 'Non seulement parce qu'il a besoin de solitude, mais aussi pour la scène que tu causerais en te lançant à sa poursuite.'
Kitty savait que Lizzie avait raison. Et que pouvait-elle lui dire pour le réconforter après un tel évènement? Ces femmes n'étaient qu'un exemple des nombreux commentaires qui avaient circulés toute la soirée, un résumé de tous les regards qui avaient été échangés. La frustration monta en Kitty, brûlante et sauvage devant l'injustice de la situation. Patrick était cent fois l'homme de chacun des invités présents dans la pièce, avec les qualités et les manières d'un gentleman. Comment le fait d'être né du mauvais côté de la couverture pouvait-il nuire autant à une personne dont le charactère était si généreux et vaillant? Pourquoi devait-il endurer une vie de paria alors qu'il n'était pas responsable des actes de ses parents? Et puis, n'avait-il pas prouvé maintes fois sa valeur en tant qu'homme? Pourquoi cela ne pouvait-il pas être suffisant?
-'Le monde ne changera pas ce soir, Kitty,' dit alors Elizabeth d'un ton las, devinant ses pensées. 'Il n'y a rien à faire.'
Kitty aurait pu hurler de frustration. 'Le monde me dégoûte,' siffla-t-elle entre les dents, trop insurgée pour se calmer. 'Toutes ces personnes se pensent meilleures que d'autres seulement parce qu'ils possèdent titre ou fortune, mais leur personnalité pourrait être contenu dans une cuillère à thé!'
Soudainement, la présence de tous ces gens autour d'elle lui donna la nausée tant elle était écœurée. Elle voulut ignorer les conseils de sa sœur et quitter le bal en faisant une scène, mais son élan fut stoppé par Mr Parker qui apparut devant elle.
-'Miss Bennet,' dit-il d'une manière solennelle en s'inclinant bas. 'M'accorderez-vous la prochaine danse?'
-'Je suis désolée, je m'apprêtais à –' commença-t-elle, mais il l'interrompit avant qu'elle ait pu finir sa phrase.
-'Je vous en prie, une seule danse,' insista-t-il avec une ferveur peu habituelle.
Kitty hésita. Elle ne souhaitait pas l'offenser, n'ayant aucune rancune envers Mr Parker, trouvant même qu'il était une des rares personnes dans cette pièce qui avait son respect en ce moment. Refuser de danser avec lui serait un affront qu'il ne méritait pas, songea Kitty, partagée entre son indignation et son incapacité à décevoir les gens. Ravalant sa colère, elle lui offrit un sourire forcé et le laissa la mener sur la piste de danse.
Un petit mot rassurant pour celles qui s'inquiètent au sujet de Lizzie: elle n'est pas mourante, je vous le promets! Plusieurs d'entre vous ont peur que je fasse du mal à Lizzie ou Darcy. Cette histoire a peut-être des hauts et des bas, mais il y a une chose dont vous pouvez être sûres…Lizzie et Darcy (et plusieurs autres!) auront des fins heureuses. Je comprends que ce genre d'histoire n'est pas pour tout le monde, moi-même j'aime m'échapper dans les romans plus légers et plus simples parfois, où l'on peut laisser planer l'idée du Happy Ever After dès que l'on ferme le livre, en s'imaginant que rien ne peut atteindre ces personnages auxquels nous nous sommes attachés. Cependant, cette histoire n'a jamais été écrite avec l'intention d'être seulement douce et simple. Elle se veut être une histoire représentant les couleurs de l'expérience humaine, teintée de douce romance à travers les défis.
Je ne peux pas vous promettre qu'aucun autre personnage ne mourra dans la suite. Si j'arrive à accomplir la tâche massive que je me suis donné avec cette histoire, elle aura beaucoup de chapitres, et se déroulera sur plusieurs années encore. Vous n'aimerez peut-être pas tous les chemins qu'elle prendra, et je comprends. Elle ne peut pas plaire à tout le monde. Mais j'écoute les personnes, et ce sont eux qui me dictent leur histoire. Je ne fais que l'écrire et la partager!
Après ce long discours, vous pouvez donc être en paix. Darcy et Lizzie vont vivre vieux, toujours amoureux, avec la fierté d'une vie bien vécue.
Alors merci à toutes celles qui sont encore avec moi après toutes ces années, et aussi à celles qui ont récemment découvert cette fanfic. Merci aussi pour les reviews, c'est toujours un velours pour mon cœur d'auteur de les lire.
Sur ce, c'est un rendez-vous pour mars, où vous pourrez enfin savoir ce qui se passe avec Lizzie…À bientôt!
