Je suis très fière de la chute de ce chapitre... well... good luck, Mr Chairman XD
Chapitre 433 : I'd rather die than give you control
Je viens de terminer la vaisselle des assiettes en bois et des couverts à la rivière, les empilant pour les ramener au campement. Sur le retour, je trébuche sur une racine et manque de m'étaler avec tout le service !... Des mains, d'une douceur incomparable, viennent en soutien des miennes et il évite ainsi ma chute.
"Attention, petite fée."
Frappe mentale !... Il vient de réaliser qu'il m'a appelée de la façon qu'il s'était réservée.
Il s'éclaircit la voix. "Ça va ?..."
"Oui. Merci, Chairman."
Rollo relit la missive de Grégoire. La note, particulièrement, le fait sourire. "PS : j'espère que tu prends soin de notre petite fleur. Sois tendre avec elle, Rollo."
"J'essaie, mon cher Grégoire, j'essaie."
Nous étudions, partageant le bureau de la vaste et fournie bibliothèque.
"La définition se trouve... page 314, de mémoire." feuilletant le volume placé devant nous.
J'admire secrètement sa main tournant les pages, joli rubis ornant le majeur de sa main directrice. Les doigts sont fins, délicats, joliment manucurés.
"Tu as... de très jolies mains." le pensant tout haut, passant soudain au tutoiement.
"Je note à quoi tes pensées sont occupées." souriant, un peu narquois et flatté à la fois.
Je m'éclaircis la gorge. "Pardon. C'était... déplacé."
"Ce mot, je le remplacerai par celui-ci." rayant le terme pour y inscrire l'autre, plus approprié, dans la marge.
"Je me demandais... ce qui se trouve par-delà la Cité." stationnés dans le clocher.
"Des champs. Et des moulins." laconique.
"Des champs ?... Agricoles ?"
"Pas seulement. Floraux également."
"Oh, ce doit être joli et coloré !..." tapant des mains.
"Ça l'est."
Je le regarde avec insistance.
"Il faut prévoir la journée si tu souhaites t'y rendre. Traverser toute la Cité en passant par l'Ouest."
"Oh, s'il te plaît, Rollo..." l'implorant.
Rollo glisse le pied dans l'étrier et se hisse en selle, rajustant les rênes de son imposante monture - un frison du nom de Satan.
"Prête ?"
"Oui." m'ajustant en selle.
Nous quittons l'enceinte de Noble Bell.
Le paysage en valait vraiment le détour !... Les champs de fleurs sont à couper le souffle !... La floraison bat son plein.
"Des nouvelles de Grégoire ?"
"L'armée de son duché semble marquer de décisives victoires."
"Est-ce que... Grégoire a été ton premier amour, Rollo ?..."
"Pour ainsi dire." discret.
"J'ai entendu parler de la fille du tanneur que tu trouvais fort jolie..."
Petit sourire. "Ça va chauffer pour les oreilles de Grégoire à son retour."
Le retour du héros ne se fait guère attendre. Entrée victorieuse en ville, saluée par tous les notables et les commerçants de la Cité.
"Rollo ? Rollo, tu es là ?" traçant dans les coursives.
"Grégoire ?"
Ce dernier attrape le visage de Rollo entre ses paumes et le gratifie d'un baiser entreprenant, sous mes yeux.
"Grégoire !..." gêné, le repoussant presque.
Le guerrier hausse les épaules. "Ce n'est pas vraiment une découverte pour elle."
Grégoire anime un spectacle de marionnettes pour les enfants de la Cité. Curieusement, deux d'entre elles nous ressemblent, à Rollo et moi.
Il nous gratifie alors d'un spectacle pour le moins comique une fois les enfants partis.
"Belliqueuse femelle !" imitant la voix de Rollo, agitant la marionnette.
"Frileux du gland !" d'une voix plus stridente.
J'éclate de rire. Rollo un peu moins, se planquant derrière son mouchoir, profondément incommodé. "Grégoire, vraiment..."
Grégoire cesse ses enfantillage et nous regarde tour à tour. "Alors ? Y a-t-il eu un rapprochement ?... J'ai pu noter que vous sembliez avoir envie d'autre chose que vous écharper !..."
Rollo glisse un petit regard de mon côté. "Nous... cohabitons pacifiquement."
Petit sourire de ma part.
"Par ailleurs... puis-je savoir quelle mouche t'a piqué d'évoquer mon... attirance pour la fille du tanneur ? Ceci devait demeurer entre nous, Grégoire !..." réprobateur.
"Oh, Rollo. N'en fais pas une affaire d'état, tu veux ?"
"Ce fut... parfaitement déplacé." reniflant, à nouveau planqué derrière son mouchoir.
Ils sont... si opposés l'un de l'autre !... Je serai vraiment curieuse de découvrir de quelle manière cela se passe sous la couette !... J'étais loin, bien loin de m'imaginer que Rollo, détenteur d'une magie pour le moins ardente, en fasse un kink à part entière.
"Il a été correct avec toi, Rachel, oui ? Sinon, n'hésite pas à m'en faire part, je saurai lui causer, à cet animal !..."
"Grégoire..." de plus en plus malaisé.
"Il a été plus que correct, Grégoire, merci."
Rollo s'en trouve légèrement soulagé.
Les doigts de Rollo caressent la tête de Grégoire, en travers de ses cuisses.
"Te plaît-elle encore ?..."
"Qui cela, Grégoire ?" innocemment.
"Notre petite fleur."
"Oh. Elle... demeure très agréable à regarder." joues se parant un joli teint rosé, l'avouant pour la première fois sans s'en défendre, détendu après l'amour.
"Hmm mmm. Tu as déjà été avec une femme, Rollo ?"
"Grégoire..." retour de mouchoir. "Tu sais bien que non."
"Et cela... te plairait-il, une première fois avec elle ?..."
"Ces questions sont..."
"... inconvenantes. Je sais." amusé.
Reniflement. "Dans ce cas pourquoi me les poser ?... Tu as parfaitement conscience que cela... m'embarrasse profondément."
"Oh, Rollo." souriant, levant le haut du corps pour l'embrasser, tendre. "N'attends pas de moi que je m'en excuse."
"L'animal, c'est toi, Grégoire."
"Haha !... Sans doute, oui." l'admirant en contreplongée, levant la main pour jouer avec les mèches courtes, coupées droites, qui garnissent ses tempes. "T'est-il arrivé de... te faire plaisir en pensant à elle durant mon absence ?"
"Enough, Grégoire." profondément incommodé.
"Tu n'as pas répondu, Rollo."
"Et je ne répondrai pas !"
"Tu te fâches ?"
"Est-ce là le but de ta manœuvre ?"
"Tu es très beau lorsque tu te fâches, Rollo. Lorsque les flammes viennent t'habiller."
"Je... je ne veux plus... utiliser cette... magie horrible." chagriné.
Revers doux sur ses tempes. "Tu te débats avec tant de choses, Rollo..."
"Tu as un très joli coup de crayon." observant mes schémas botaniques.
"Merci, Chairman."
"Rollo."
"Je... vais avoir besoin d'un petit temps d'adaptation."
"Tu as pourtant déjà utilisé mon prénom. Pour me demander de te mener jusqu'aux champs floraux de la Cité."
"Oh !..." troublée qu'il s'en souvienne.
"Par contre, le pistil... ressemble plutôt à ceci sur la campanula." rectifiant au crayon.
J'observe la jolie main, majeur orné par cette imposante bague, reprendre mon erreur.
"Puis-je te suggérer une promenade dans les bois à la fin des cours ?" d'une voix parfaitement blanche.
"Volontiers, Rollo." souriante.
"Tu ne vas pas te contenter de la promener, n'est-ce pas ?" le presse Grégoire tandis que Rollo enfile ses gants de cuir d'agneau souple.
"Cesse, Grégoire."
"Oh, allons !... Un peu de nerf, quoi, Rollo !... Accule-la contre un arbre et..."
"Grégoire." fixant son ami et amant. "Stop, j'ai dit."
Nous cheminons dans la large allée. Il me laisse le devancer lorsque le sentier se fait plus étroit, veillant à ce que Na'ir ne bronche pas.
"Tu es bien silencieux, Rollo." dis-je.
Sourire fugace. "Petite fée..."
"Quelque chose ne va pas ?"
"Oh, je... je rosirai de te livrer mes pensées."
Je regarde son noble profil alors que nous cheminons côte-à-côte.
"Dis-moi."
"Y tiens-tu ?..."
"J'y tiens. Tu en as trop dit pour que je puisse l'ignorer."
"Ma langue en a été bien sotte, en effet." laissant passer un petit moment. "J'ai... j'aurai très envie de t'embrasser, petite fée." sans oser me sonder du regard.
"J'aurai très envie de... découvrir de quelle manière tu embrasses, Rollo."
"Nous voici donc accordés sur un point."
"Et... puis-je savoir ce qui t'en a suscité l'envie ?"
"L'art des questions embarrassantes. Tout comme mon cher Grégoire, pas vrai, petite fée ?"
"Maintenant que tu es dans le bain..." rieuse.
"L'envie naît généralement du regard."
Nous débouchons sur la clairière, bordée par un petit ruisseau aux eaux vives.
Nous nous installons dans l'herbe, proches.
Il ne me semble pas très à l'aise avec cette promiscuité. Je le sens troublé.
"Si nous... essayions afin d'être... fixés ? Qu'en dis-tu, Rollo ?"
"Je..." sur un rosissement prononcé des joues. "J'espère simplement que tu... ne me jugeras pas trop sévèrement..."
"Détends-toi..." cherchant son regard, le trouvant, lèvres s'approchant jusqu'au contact.
C'est... d'une douceur. D'une maîtrise impeccable. Ça picote délicatement, frissons délicieux remontant le long du philtrum.
Puis cela prend un autre tour, langues commençant à se pourchasser, nous obligeant à approfondir le baiser, faisant naître des soupirs indécents, plongeant nos corps dans une tension remarquable.
Au moment où notre histoire allait joliment démarrer, le destin vient à nous jouer un tour à sa façon !...
Lors d'une balade équestre, un sanglier déboule à toute allure devant nous.
Rollo me pousse sur le côté. "ATTENTION, PETITE FÉE !"
Une flèche soudain vient se ficher dans l'animal ; précise et létale.
L'animal ralentit sa course puis s'affaisse sur un grognement rauque.
"QUE ?..." questionne Rollo, ébahi par une telle puissance de frappe.
Le propriétaire de l'arc quitte son fourré et vient faire la courbette devant nous, agitant son chapeau à plume.
"Mademoiselle. Monsieur. J'espère ne point vous avoir causé frayeur."
"Bien au contraire, Monsieur !... Vous venez de nous sauver la vie." s'exclame Rollo.
Rook lève ses yeux d'un profond vert émeraude sur moi. "Princesse. Toujours aussi agréable à regarder."
Rollo manque de s'étouffer. "Prin... cesse ? Vous... vous... connaissez ?..."
Rollo, mouchoir couvrant le bas de son visage plissé de dégoût. "Wonderland, dites-vous ? Ce lieu... plongé dans la débauche de la magie ?..."
Rook hausse le sourcil, finissant par afficher un sourire éloquent. "Quelle réputation !..."
"Tu m'avais caché que tu y avais... des connaissances." me fixant comme s'il m'éviscérait.
Rollo manque de vomir de contrariété lorsqu'il aperçoit Rook, se tenant derrière le banc sur lequel je suis installée, m'invitant à un baiser inversé à la vue de tous.
"Tu m'as manqué, Princesse. Tant que j'ai jugé bon de me porter à ta rencontre."
"Rook... ton attitude est en train de... scandaliser tout le monde..."
"A commencer par... celui qui nous observe depuis la coursive ?..." joueur. "L'amour est enfant de bohème. Il n'a jamais connu de lois, Princesse." citant Carmen de Bizet.
"Vile femelle... tu t'es bien jouée de moi..." sifflé, derrière la soie de l'article.
"Voyons... il pourrait crier scandale si, par inadvertance, mes paumes venaient à se saisir de ton buste remarquable, Princesse."
"Rook..." troublée.
"Mais cela te porterait offense. Je préfère m'y employer à l'abri des regards."
"Comptiez-vous... m'en informer ?" reniflé, sur un retour de vouvoiement en prime.
"Pardon ?"
"Ne faites pas l'innocente ! Le Chasseur de Wonderland !..." s'emportant soudain.
"Rook et moi, nous ne nous interdisons rien."
"Silence ! Ma première impression était la bonne !... Vous n'êtes... qu'une de ces dévergondées." sur une moue dégoulinant de mépris.
"Vous et moi, nous ne nous sommes rien promis, Chairman."
"Notre Sainte Patronne en soit remerciée !..."
C'est sans regret que je quitte Noble Bell.
Mes pas me mènent jusqu'à la lisière des bois. Là, je l'appelle.
Il apparaît, se découvrant devant moi, agitant son chapeau à plume. "Princesse."
"Ton entrée a ruiné la mienne à Noble Bell, Rook."
"Je te dirai bien en être désolé... mais ce n'est guère le cas."
"Je dirai bien... que tu me dois réparation." sur un petit regard en biais.
Il fait peser le poids de son corps du côté de l'étrier droit, approchant sa bouche remarquable de mon oreille. "Tout ce que tu voudras."
Sa cabane nous accueille une nouvelle fois. A peine bouclés à l'intérieur, les jeux commencent ; bouches se cherchant, paumes cheminant dans une prise affirmée.
"Attention à ce que... cela ne devienne pas une habitude chez toi... Rook..." l'avertissant de me laisser de l'espace.
"J'en prends... mmm... bonne note... Princesse..." s'emparant de mes fesses pour me presser avidement contre son sexe qui s'éveille et lui dessine un très joli renflement. "L'amour... m'égare." en français dans le texte.
Il pose son propre séant sur la table que mes genoux repliés escaladent. Placée sur le haut de ses cuisses, je le défais pour le faire saillir, manteau déjà ouvert en chemin.
Il laisse éclater le bonheur de sa voix lorsque je m'empare de son sexe dressé de gourmandise.
Ah... jamais le Chairman n'aurait pu m'en offrir autant !...
Je ne le malmène pas mais je joue avec son plaisir, le faisant grimper puis redescendre.
Son souffle est entrecoupé de geignements régalés, parfois un rauque lui échappe. Son sexe suinte. Il est temps de l'inviter là où il est avidement attendu.
Nos regards peinent à conserver le contact au moment où je l'engonce en moi.
Il scande le titre dont il me pare, rejetant parfois la tête en arrière tant je bouge pour notre bien.
Le sexe occupe à présent toutes nos pensées. Nous ne sommes plus que sensations aiguës.
La jouissance est appelée. "Tu vas... me faire jouiaaaaah... Princesssss..."
Nos sexes abdiquent, distillant leurs sucs, contractant pour mieux rendre tandis que nos voix frappent le plafond bas à la charpente visible.
Au moment de nous quitter, nos bouches n'ont de cesse. Il finit par m'acculer contre le tronc lisse d'un hêtre commun, paumes gantées partant à l'assaut de ma tenue.
Non loin, le mouchoir vient de glisser, bas de visage stupéfait par le spectacle auquel il n'a pas été convié.
Quel spectacle affligeant !... "Des... animaux !..." grimace Rollo Flamm.
Pourtant, sous sa soutane, cela s'agite. Je dirai même que cela enfle. Outrageusement !
Il donnerait pourtant une partie de son âme pour être à la place de Rook !...
Ce dernier freine ses ardeurs. "Nous sommes... épiés, Princesse." à mon oreille dont il mordille le lobe.
"Eh bien... donnons-lui ce qu'il est venu chercher, dans ce cas." l'attirant contre moi, jambes ouvertes.
"Tu es... terrible, Princesse..." bouche dévorant la mienne.
Il m'invite rapidement sur ses hanches.
"Impudicité !..." vomit Rollo, haut-le-cœur le révulsant, le voûtant littéralement en avant, estomac se crispant. Il en perd même un filet de salive claire dans le précieux mouchoir.
Désir et révulsion. Un combo détonnant !...
Son regard peine à se fixer sur le Chasseur profondément engoncé en moi et dont les allées et venues évocatrices font grimper nos voix en un concerto des plus lubriques.
Grégoire récupère un Rollo complètement ébahi, images indécentes collées sur la rétine, oreilles hantées par nos cris de plaisir.
Rollo s'enferme alors dans sa chambre pour n'en ressortir que le lendemain, toujours aussi retourné mais se félicitant grandement de m'avoir chassée !...
"Lubrique femelle !..." lancé pour lui du haut du clocher. "Le diable t'emporte !..."
"Vous me mandez, Messire ?..." annonce une voix pour le moins cynique dans son dos.
