Chapitre 435 : You're going to get what you deserve

Je déploie la couette légère sur le lit, lui donnant du bouffant en tapant énergiquement dessus.

Me voici de retour à la boutique du Lys. Dans l'appartement donnant sur l'arrière-cour. Celui-là même qui permet de nous faire réveiller, Undy et moi, au son du doux roucoulement des tourterelles - et croyez-le, elles sont du genre matinal !... Cela demeure néanmoins mieux que la sonnerie stridente d'un réveil.

Je rejoins Caroline et Undy dans la petite cuisine bien moins spacieuse que celle que nous avons dans l'appartement.

"Thé, Caro line ?..."

"Volontiers. Bien serré !..."

Croque-mort hausse le sourcil. "Ceci n'est-il point réservé au café ?..."

Caroline tire la langue, espiègle.

"Je note que tu es en pleine forme, Caro line. Cela tombe plutôt bien ; une lourde journée nous attend. Notre humble boutique reçoit les corps de dix enfants décédés dans un dramatique accident de car scolaire. Une sortie de route fatale."

"Ouhlààà... je vais prendre le large, moi !..." dis-je, sensible.

"Nous devons les rendre présentables pour le dernier hommage qui leur sera rendu par leurs familles."

"Je vais aller voir mon fils aujourd'hui."

Undy tourne légèrement la tête vers moi. "Oh, lequel ?..."

"Celui qui piaffe dans l'écurie."

"Ah !..." riant. "Celui à sabots, donc."

"Ceci dit, l'autre me manque aussi. Je ferai peut-être un détour... armée de quelques macarons pour l'amadouer."

"Vous lui transmettrez bien mes salutations, à ce beau gosse !..." rit Caroline.

"Je n'y manquerai pas, Caroline."


Undy charge le dernier corps et prend place au volant de sa berline sombre. Il coche la checklist, déposant la tablette sur le siège passager.

"Et voilà !... Nihihihihi !..." mettant le contact.


Caroline se laisse choir sur la chaise. "Je ne sais pas vous mais j'ai l'impression d'avoir bossé vingt-quatre heures d'affilées !..."

"Comme je suis rentrée tôt, j'en ai profité pour pâtisser un cake chocolat pour les gourmands."

Undy s'en frotte les doigts. "Ooooh !... Un bon petit remontant !..." gourmand à souhait.

"Tu viens de le convertir à ta religion !..." se fend Caroline.

"Oh je crois qu'il en a été un adepte bien avant moi."

"C'est là un de mes péchés mignons hihihihi !..."

Nous nous installons à table.

"Tes fils étaient-ils ravis de te revoir, my Lady ?..."

"L'un a été gratifié d'une longue promenade en forêt tandis que l'autre s'est goinfré de macarons." rit.


C'est en liquette de lin tombant jusque au-dessus des genoux qu'il vient me rejoindre, traversin tenu contre lui(*).

J'ouvre la couette pour l'accueillir et il vient s'installer après avoir placé son oreiller pour lui permettre de lire un peu avant l'extinction des feux.

"Quelle journée..."

"Je te donne davantage de travail en te demandant de déplacer les corps..." désolée.

"Oh, ce n'est pas ce qui prend le plus de temps, my Lady. Ces pauvres petits... les corps étaient... affreusement mutilés. Il a fallu..." réalisant soudain. "Oups !..." couvrant sa bouche de la main.

Je bouquine de mon côté.

Puis nous nous coulons sous la couette et je viens entremêler mes jambes aux siennes.

"Nihihihihi !..." régalé.

"Comment est-ce, dis-moi... ?"

"Oh, parfait, my Lady..." soupiré de bonheur.

"... d'être un Shinigami en fonction."

"Oh." sourire qui retombe. "Tous les jours... inlassablement... les mêmes tâches... vous en oubliez tous ces petits bonheurs de l'existence... la caresse du vent sur votre visage... la pluie sur votre peau... vous ne la sentez plus... vous êtes tant acharné à obtenir la rédemption promise... que plus rien ne compte que la tâche assignée. C'est... d'un profond ennui. Doublé d'une immense farce." amer.

Je lui caresse le bras. "Désolée..."

"Démissionner a été la plus avisée décision de ma vie." embrassant mon front, tendre.


S'il m'a semblé avoir fait le "tour" de Floyd Leech, il en demeure un qui est loin d'avoir livré tous ses secrets. Avec Floyd "ce que tu vois, c'est ce que tu as." Avec Jade, la règle est loin d'être établie.

C'est sous son costume parfaitement cintré, que Monsieur Mastermind camoufle ses vices.

Je frappe à la porte du Lounge et j'entre, avançant jusqu'au comptoir pour y déposer mon sac. L'eau de toilette subtile portée par Jade me flatte immédiatement les narines.

"Tiens, tiens. Voilà une visite pour le moins impromptue."

"Bien le bonjour, Jade."

"Si c'est mon frère que tu cherches, tu viens de le manquer de peu."

Mon regard s'attarde sur sa silhouette alors qu'il remplit de grains la machine à café.

"Ne le vaux-tu point ?..."

"Il m'avait semblé comprendre que... le feu a repris entre vous depuis qu'il s'est occupé de cette petite friture sous tes fenêtres." ironique.

"C'est... vraiment curieux comme tout sonne faux chez toi."

"A dire vrai, nous attendons du gros fretin. Autant dire que tu tombes plutôt mal."

"Vraiment ? Sans la présence de Floyd ?..."

"Mettrais-tu en doute mes compétences, orque femelle ?"

"Absolument pas, Jade Leech."

"Bien. Veille à ne pas encombrer l'opération en cours, dans ce cas."

"Sers-moi ton meilleur thé et offre-moi ton plus confortable canapé. Je me ferai aussi discrète qu'une ombre."

"J'imagine que ce ne sera pas là ta dernière... requête."

"Tout dépend du spectacle auquel tu me convieras, Jade Leech."


Installée, pleine vue sur la scène du comptoir.

Le type arrive - un prétendant au clan Savanaclaw.

Prédateur marin vs prédateur terrestre. Je vais me régaler !

Le type est bruyant, parle fort. Tout l'inverse de Jade.

"J'veux voir ton boss ! Appelle-le !"

"Azul reçoit uniquement sur rendez-vous."

La paume du gars s'abat sur le comptoir. "Appelle-le, sardine en boîte !"

Jade hausse le sourcil. Il sert une eau minérale à l'impatient. "Désaltérez-vous. Je vais de ce pas le quérir."

"Grouille !" debout, descendant son verre avec un bruit notable de déglutition qui manque de faire grimacer les bonnes manières de Jade.

Le bras droit distingué du boss quitte le comptoir, armé d'une barre en acier lourd.

Que le spectacle commence !

Le premier coup s'abat, lui brisant les deux ménisques d'un coup ! Là où Floyd donnerait son coup au hasard, la frappe de Jade demeure d'une précision chirurgicale.

Il chute, heurtant son menton sur le cuivre du comptoir.

Jade lui offre un coup de jambe qui le fait tomber sur le dos et il enfonce le talon de sa vernie sur l'attache de l'épaule, l'avisant de haut.

"Azul ne reçoit que sur rendez-vous." d'un calme d'eau.

Il grimace, tentant de se dépêtrer de l'emprise, mâchoire contractée. "ORDURE !"

Sourire forcé de Jade, extrémité de la lourde barre venant caresser la joue de l'homme à terre. "Venant de la part d'un garçon qui profite des siestes du roi de la Savane pour aller se taper ses conquêtes, je trouve cela presque risible."

Yeux agrandis.

"Imaginons que cela parviennent à ses royales oreilles... t-t-t-t. Quelle pitié."

"ENFOIRÉ !"

Jade retire son pied. "Ta détresse fait peine à voir." sourcils en parfait accent circonflexe, sourire narquois aux lèvres. Du grand Jade Leech ! "Désolé mais la maison laisse à ta charge le soin de commander un taxi pour ton retour."

Il rampe jusqu'à la porte. "Et rappelle-toi, Azul ne reçoit que sur rendez-vous."

Il doit fournir un effort prodigieux pour se hisser, en grimaçant, et ainsi attraper la poignée de porte.

Jade s'installe sur un des tabourets de bar, déposant son arme sur un tabouret voisin.

"Le spectacle t'a-t-il convenu, Sugar Cake ?" sans me regarder, se servant du reste de l'eau minérale pour ne pas gâcher.

"Redoutable, Jade Leech."

"Et... qu'en pense ton sexe ?..."

Direct !...

"Souhaites-tu savoir s'il demeure apte à recevoir le tien ?..."

"C'est une option que je n'écarte pas."

"Et le tien, Jade Leech ?..."

"Je te suggère... de venir t'en assurer par toi-même."

Je laisse passer un bref moment avant de vider ma tasse et me lever, me fixant dans son dos, mains passées devant, cheminant le long de l'intérieur de ses cuisses, se rassemblant au niveau de son entrejambe qu'un furieux renflement anime.

"Mmm. J'ignorai que briser des ménisques soit capable d'autant te... durcir, Jade Leech."

Petit rire derrière sa main, appréciant mon toucher qui s'accentue sur son sexe déjà bien plein. "Le public semble avoir son importance dans la chose, Sugar Cake."

"Comptoir ? Canapé ? Table basse ?..." agrippant l'écharpe de sa tenue pour la faire lentement glisser le long du col.

"Sugar Cake, c'est d'un banal..."

Mes mains défont les boutons rangés de sa veste doublée.

Il s'en saisit et les abaisse jusqu'à son sexe, poussant un geignement lourd. "Exalte-moi, Sugar Cake."

Il initie les mouvements de mes paumes, toujours ganté. Son sexe finit gonflé à bloc, d'une rigidité presque douloureuse.

Puis il quitte le tabouret, sa veste tombant sur l'un des dossiers, même sort au nœud papillon et aux gants immaculés avant de m'empoigner, me faisant grimper sur ses hanches pour nous rendre jusqu'à la paroi vitrée renforcée de l'aquarium, face à face, se déboutonnant pour se libérer et se frayer un chemin jusqu'à mon sexe, tanga passé sur le côté.

Son intrusion nous fait littéralement suffoquer. Un bonheur d'être ainsi possédée !...

Quant aux mouvements, ils oublient rapidement le superflu pour viser à l'essentiel. La poussée de Jade, son mouvement de hanches, sont absolument incroyables !...

Il connaît son affaire !...

La jouissance s'affiche à voix déployées dans la salle vide.

Je laisse la tension retomber. "Mmm... fidèle à ta réputation, Jade Leech..." régalée.

"Te décevoir... n'a jamais fait partie du deal." peinant à reprendre son souffle.


C'est un Rook en tenue casual qui vient se présenter à moi ; jeans Levi's et t-shirt sombre.

Lorsque les choses se gâtent du côté de Pomefiore, nous avons convenu que le Chasseur vienne trouver refuge chez moi.


"Quelle mollesse ! Au suivant !..." s'impatiente Vil.

Le suivant n'est pas même capable de bander l'arc de Rook !...

"Mauvais, mauvais ! SUIVANT !"

Le prochain est une sacrée force de la nature. Il bande l'arc mais vise comme un pied.

"RAAAH ! SUIVANT !" rage Vil.

Une flèche soudain cible dans le mille. La silhouette est encapuchonnée.

"Que ?..."

Rook abaisse la capuche.

"Rook !"

"Ma reine."

Vil ordonne d'un geste aux autres candidats au poste de disparaître.

"Le poste est à toi. Si tu me promets de renoncer... à ta dinde."

Sourire fugace de Rook. "Nous en sommes donc toujours au même point ?..."

"Leona a suggéré que je devais m'appliquer à la vaincre sur son propre terrain."

"Le roi des lions n'est pas du meilleur conseil, si je puis me permettre."

"Je m'y refuse ! Ce serait... m'abaisser." reniflant.

"Ma reine..." chagriné.

"Je devrai arracher de ta poitrine ce cœur palpitant pour une autre que moi, Rook !"

"Ma reine, assez de ces déchirements." s'approchant d'un pas déterminé.

"R... Rook ?!..." reculant d'un pas.

Arrivé à hauteur, Rook saisit le visage de son aimé entre ses paumes et l'embrasse à chaude bouche. Rien. Plus l'ombre. Mort. Enterré. Définitivement. Ce qui faisait jadis si ardemment battre son cœur... s'est envolé telle une palombe.

Rook observe Vil avec tristesse, caressant sa joue. "A force de mettre nos sentiments à mal... les voici disparus."

Rook se recule d'un pas. "Je demeure néanmoins votre obligé, ma reine. J'admirerai toujours votre ineffable beauté. Et cela jusqu'à ma mort." sur une légère inclinaison du haut du corps.


Une ombre vient recouvrir Leona qui sommeille sous un arbre. Le roi ouvre un œil, reconnaissant immédiatement la silhouette.

"Ah tiens... le louveteau. Y'avait longtemps." conservant sa position. "Alors ? Serais-tu revenu à... de meilleurs sentiments ?"

"Non. Et tu es prié de cesser de te mêler des affaires internes de Pomefiore."

"Ooooh comme j'ai peur." narquois, se redressant. "Crois-en mon expérience, Hunt ; cette femelle sème la merde partout où elle passe."

"C'est là que tu fais erreur, Kingscholar. Elle ne fait pas que passer."

Leona se frotte la nuque. "C'est pire que ce que je pensais. Tu veux savoir par quoi elle te tient, Hunt ?"

Rook pose ses poings sur les hanches. "Cela m'intéresse, en effet."

Le roi s'étire. "Tu es décidément navrant, mon pauvre Hunt. Dire que je t'avais laissé entre... de si bonnes mains." faisant référence à Vil.


Je me déchausse devant le temple, rendant à Suguru sa fille bien-aimée.

Petit câlin père-fille en passant.

Je me présente devant le "moine".

"Très chère ambassadrice du royaume d'Hadès." inclinant légèrement le haut du corps.

Suguru m'a toujours manifesté un profond respect.

"Suguru Geto."

"Puis-je t'inviter à prendre le thé ?"

"Volontiers."


"Je me suis entretenue avec mon Maître ce début de semaine." dis-je. "Il a été question de... ton cas."

"Oh ?" surpris et souriant, flatté d'être ainsi pris en considération.

"Hadès semble très frustré du refus de Satoru concernant son offre."

"Je puis aisément le comprendre. S'il parviendrait à faire entrer Satoru dans sa vaste armée, le sort de la Terre serait scellé." calme comme de l'eau. "Mais Satoru, nous le savons tous les deux, est du genre buté."

"Il m'a interrogé quant aux... moyens de pression que nous pourrions exercer sur Satoru."

"Voilà qui est ambitieux." revenant se placer sous la kotatsu, servant un thé blanc parfumé. "Il est totalement normal qu'il veuille s'emparer du prince du Jujutsu."

"Satoru a... l'âme bien trop pure pour basculer."

"Uh ? Il a pourtant déjà souvent flirté avec la ligne rouge." certain de son fait. "A mon avis, Hadès aurait dû le cueillir lorsque son pouvoir s'est éveillé. C'est à ce moment qu'il était le plus... influençable."

"Tu le connais si bien, Suguru." souriante, lui faisant les yeux doux.

"Crois-moi, nous sommes nombreux à vouloir la chute du prince du Jujutsu. Cela s'applique même au plus faible des fléaux. Tous réclament l'annihilation de Satoru Gojô."

Il me nique un moment du regard. Assez parler de Satoru.

"Et toi, dis-moi ?... Certains bruits circulent à ton propos..."

"Dis-moi." trempant mes lèvres dans la boisson chaude.

"J'ai entendu parler d'un... homme très porté sur la chasse."

"Tes fidèles ont des yeux et des oreilles partout."

"Comme tous les bons singes qui se respectent." sans rire.

"Le Chasseur en titre de Pomefiore. C'est à lui que vont toutes mes faveurs en ce moment."

"L'heureux homme. J'espère qu'il a conscience de sa chance."

"A n'en point douter. Il s'est même mis son suzerain à dos pour pouvoir continuer à me fréquenter."

"Les guerres intestines sont souvent déclenchées par les femmes."


"Nous voyons peu Rook en ce moment, ma reine." ose Epel, chagriné.

Les doigts de la reine en tremblent sur ses couverts. "Mange, Epel." reniflé.

"Puis-je savoir..."

"Des affaires d'adultes, te dis-je. Mange !"


Le Sansetsukon atteint à présent sa vitesse maximale, sifflant en fendant l'air. Je le manipule en le faisant danser autour de moi. L'exercice m'est toujours aussi difficile et demande une concentration folle. Puis je cesse et le dépose, m'hydratant.

Une présence, soudain, s'offre à mes sens.

"Redoutable." concédé sur une moue méprisante, sans aucun cynisme pourtant.

J'en souris. "Que me vaut cet... honneur ?"

"Je reconnais m'être trompé à ton sujet. Tu n'es pas une dinde mais bien... une louve. Une louve de la pire nature qui soit. Une louve éprise de liberté. Qui se fiche royalement des convenances. Voilà quelle est ta force."

Je siffle. "Vous m'honorez, ma reine."

"Je suis venu te parler de Rook."

"Ah Rook... vaste sujet de frottement."

"J'ai été le premier à noter son... potentiel."

"Il a été épris de vous dès le premier regard, soyez-en assuré."

"Sa blondeur détonnait. Il n'était qu'un souillon parmi les bêtes de la brousse. Je l'ai tiré de ce singulier fumier."

"C'est ce qui le pousse encore à vous servir."

"Rachel. Trouvons un terrain d'entente, veux-tu ?"

"A conditions que les termes soient acceptables, ma reine."

"Je te cède le corps de mon Chasseur. Mais je me réserve son esprit. Et ses services."

"Nous en sommes déjà à ce point, ma reine."


Le Chasseur kiffe "recycler" ses tenues - qu'elles datent de sa période estudiantine ou portées à l'occasion des fêtes d'anniversaire. Celle composée du gilet à carreaux rouges et bleus, portés sur pantalon à galons sur le bord extérieur, veste type varsity jacket lui est particulièrement seyante.

Celle-ci, lorsqu'il la porte, je ne réponds plus de rien !...

Ce qui l'amuse demeure le fait que même si j'apprécie le voir la porter, elle est destinée à quitter rapidement sa personne !...

Le Chasseur de Pomefiore me plonge dans de tels états !...

Tout, entre nous, n'est que tension folle.

Je le précipite à l'intérieur de la cabane et il avance à reculons, riant de ma hâte, retirant sa casquette. "Doucement, Princesse !..." rit.

Ses vêtements le quittent l'un après l'autre, essaimés à travers l'unique pièce de la cabane.

Je nous veux nus !

Quand enfin je me saisis de lui, son bonheur lui fait geindre des paroles insensées.

"Dévore-moi, Princesse." à mon oreille, dents effleurant mon pavillon, sans gravité.

Son sexe en perle de délice. Couplé à l'humidité du mien, les sensations montent, inexorablement.

Il est très au fait de sa sexualité - et de celle des autres. Le Chasseur sait tout. Sur tout le monde. Voilà un trait commun qu'il partage avec Jade Leech. Les deux bras-droits demeurent parfaitement renseignés sur les autres.

Le Chasseur assume parfaitement apprécier le bon sexe. L'art des baisers, des caresses lui est naturel. D'instinct, il devine ce qui plaît.

Nous nous offrons là un de ces orgasmes prolongés, lui conservant sa raideur malgré le fait d'avoir donné au fond de moi. Chaque mouvement nous soutire des sensations folles, sexes baignés par la moiteur de nos sucs.

"Mmm... oooooh... haaaah... Princesse !..." régalé de tout son bas-ventre. "Remarquable... Remar... quable..."

La tension finit par retomber au bout de longues minutes passées à nous choyer.

Les endorphines nous arrivent. Nos sourires communiquent, doigts croisés, jambes entremêlées sous la couverture en patchwork.

Je viens embrasser le creux sous sa pomme. "J'apprécie... que tu sois sans tabous, Rook. Et que tu n'aies peur de rien."

"Je me dois de reconnaître, Princesse, que ces jeux... en valent vraiment la chandelle..." épris.


(*) C'est amusant, sur Undy ça paraît moins ridicule que sur Rook XD