S'éloigner de l'enfance petit à petit
L'été venait tout juste de commencer et Nott Senior, installé à table avec son fils, l'observait distraitement. Théodore avait bien grandi et s'éloignait petit à petit de l'enfance.
-Tu as retiré les mauvaises herbes du jardin? Le questionna-t-il en jetant un œil à par la fenêtre et en constatant que le jardin semblait presque bien entretenu.
Théodore ouvrit la bouche pour répondre mais aucun son n'en sorti. L'adolescent se racla la gorge et répondit d'une voix presque enrouée:
-Oui ce matin…
Le vieil homme ne pu s'empêcher d'afficher un petit sourire moqueur devant la mine désespérée de son fils. Depuis quelques jours sa voix était en train de changer ce qui amusait beaucoup le vieil homme.
-Très bien…répondit-il distraitement en se resservant du ragoût de pomme de terre.
-Quand est-ce que ça va s'arrêter? murmura Théodore l'air inquiet.
-Je ne sais pas. Dans quelques jours ou quelques semaines…Et encore tu n'es pas au bout de tes surprises…Lui répondit-il, en espérant que son fils ne lui poserait pas trop de question.
Le vieil homme n'avait pas jugé nécessaire d'aborder la question de la puberté avec son fils unique. Après tout même si c'était son rôle en tant que parent, il était certain que Théodore découvrirait tout ces changements en les expérimentant ou en les voyant chez ses camarades de classe…
Le nez dans son assiette l'adolescent poussa un long soupir. Il allait devoir être patient et espérer que sa voix se stabilise avant la rentrée scolaire.
Un beau matin, alors que le jeune homme se trouvait dans le salon, occupé à rédiger studieusement ses devoirs de vacances, son père l'interpelladepuis la cuisine.
-Théodore, il y a du courrier pour toi!
Surpris et excité, l'adolescent laissa plume et parchemin sur la table et se précipita à la cuisine où une chouette au plumage doré attendait patiemment sur le rebord de la fenêtre.
S'emparant de la lettre, le jeune homme cru reconnaître l'écriture de Blaise Zabini. L'emportant avec lui dans le salon, il l'ouvrit délicatement et se mit à lire.
Son père lui avait emboité le pas et l'avait questionné un peu méfiant:
-Qui est-ce?
Peu habitué à ce que le vieil homme se montre intrusif dans sa vie privée (qui était loin d'être palpitante) il répondit distraitement:
-Un ami de l'école…
Il entendit vaguement son père marmonner une réponse en tentant de retenir son excitation. La mère de son ami avait réussi à obtenir plusieurs places pour la Coupe du Monde de Quidditch qui allait se dérouler cet été et l'invitait. Même si Théodore ne s'intéressait pas au Quidditch en temps normal, il devait bien admettre qu'il avait très envie de passer ses vacances autres part qu'au manoir avec pour seul compagnie un vieil homme aigri.
Calmant l'excitation qui montait en lui, Théodore plia soigneusement la lettre de Blaise et tout en reprenant sa plume et son parchemin, se mit à réfléchir au meilleur moyen pour obtenir l'autorisation de son père.
Après avoir passé presque toute la journée à préparer son discours pour convaincre son père de se rendre à la Coupe du Monde de Quidditch, Théodore décida de passer à l'acte juste avant le dîner. Il était presque certain d'obtenir une réponse positive de la part du vieil homme. Lorsqu'il était encore enfant, le vieil homme le poussait sans arrêt à aller chez les autres familles de Sang-Purs pour qu'il puisse s'amuser avec leurs enfants, ce que Théodore avait refusé systématiquement.
S'approchant doucement du vieil homme qui faisait des mots croisés dans la Gazette du Sorcier, il murmura d'une voix toujours éraillée:
-Est-ce que je peux te demander quelque chose?
Surpris mais sans laisser rien paraître, Nott Senior releva les yeux de son journal. Théodore ne demandait jamais rien d'habitude alors cela devait être important et probablement lui tenir à cœur.
-Je t'écoute…
-La mère d'un ami de l'école à réussi à avoir des places pour la Coupe du Monde de Quidditch et il dit qu'il m'invite avec grand plaisir…
Cela surpris encore plus le vieil homme. Son fils ne s'était jamais intéressé au Quidditch, bien plus intéressé par ses précieux livres.
-Ton ami…Qui est-ce?
-Blaise Zabini. Il est à Serpentard dans la même année que moi.
-Je vois…Sa mère est connue pour ses frasques sentimentales non?
Il vit Théodore grimacer et hocher timidement la tête.
La réponse était clair pour le vieil homme, son fils n'irait nulle part et certainement pas à la Coupe du Monde de Quidditch. Se frottant le bras gauche, il cherchait la meilleure manière de l'annoncer à l'adolescent qui le regardait, ses yeux bleu brillant d'espoir. En ayant assez de se torturer l'esprit pour ne pas froisser son fils, il déclara froidement.
-Je suis navré Théodore, mais tu n'iras pas.
Le vieil homme vit le regard du jeune homme se remplir d'incompréhension.
-Mais pourquoi? Questionna-t-il la voix tremblante.
-Parce que je ne les connais pas et il est tout simplement hors de question que tu traverses toute l'Angleterre avec de parfaits inconnus! On ne connait pas leur intention…
Théodore eu beau argumenter et le supplier, le vieil homme resta campé sur sa décision.
-C'est mon dernier mot. Tu resteras ici! La discussion est close maintenant!
Son fils lui jeta un regard noir de ses yeux pourtant si clair, remplis de larmes, tourna les talons et se précipita à l'étage. Le vieil homme le savait, il l'avait profondément contrarié ce qui arrivait rarement étant donné que son fils était de nature très conciliante. Cependant, la raison futile qu'il lui avait donné était en réalité bien plus sombre. Nott Senior était presque certain que les Zabini n'avaient aucune mauvaise intention et que Théodore serait probablement en sécurité avec eux.
En réalité, il aurait accepté si la marque sur son bras gauche ne s'était pas réveillée. Depuis le début de l'été, celle-ci le brûlait de manière de plus en plus intense et la veille il avait reçu une lettre d'Avery l'informant qu'il était convié à une petite réunion au camping où se déroulait la Coupe du Monde pour rappeler à tout le monde que les partisans du Seigneur des Ténèbres étaient toujours bien présents.
Il était donc impensable que son fils unique se retrouve, terrifié, dans l'enfer qu'allait devenir la Coupe du Monde de Quidditch suite à leur intervention.
Le lendemain matin, le vieil homme croisa Théodore dans les escaliers. Une lettre à la main, celui-ci semblait se diriger en direction de la cave.
-Où est-ce que tu vas?
-A la cave. J'ai au moins la décence de répondre à mon ami pour l'informer que je suis retenu ici tel un prisonnier par mon aimable père…Lui cracha-t-il presque à la figure d'un ton insolent qui ne lui ressemblait pas.
Outré, le vieil homme resta un moment silencieux. C'était bien la toute première fois que Théodore lui parlait ainsi. L'adolescent aurait bien mérité une paire de claque mais Nott Senior s'était toujours refusé à lever la main sur son fils. L'attrapant cependant un peu brusquement par le bras, le forçant à lui faire face, il le remit à sa place vertement.
-Tu te comportes comme un gamin capricieux et ce n'est pas ainsi que je t'ai élevé! Je mets ceci sur le compte de la colère mais que je ne te reprenne plus à me parler sur ce ton ou je t'assure que je te le ferais amèrement regretter!
Baissant les yeux au sol, Théodore se dégagea de son emprise et descendit rapidement les escaliers qui menait à la cave.
Tentant d'apaiser la colère qu'il contenait toujours en lui, l'adolescent faisait les cents pas dans sa chambre. Il était très vexé que son père lui ai refusé ce qu'il demandait mais n'arrivait pas à comprendre pourquoi cela l'atteignait autant. Peut-être était-ce ses hormones qui se manifestaient et l'avait poussé à réagir bien plus fort que ce qu'il en avait l'habitude…
Les jours qui suivirent furent tendus entre le père et le fils. Pour bien faire comprendre à son père qu'il était toujours en colère contre lui, Théodore avait pris l'habitude de lui faire quelques remarques subtiles mais désagréables concernant le repas qui n'était pas à son goût par exemple ou encore sur la poussière qui s'amassait sur le buffet du salon.
Un soir alors que le vieil homme avait préparé une omelette pour le dîner (depuis le décès de l'elfe de maison, il faisait lui-même la cuisine et trouvait qu'il s'en sortait plutôt bien) il vit son fils, installé juste en face de lui, s'amuser distraitement avec l'œuf qui se trouvait dans son assiette. Depuis quelques jours, Théodore ne cessait de chercher la petite bête partout et cela commençait à l'agacer prodigieusement. S'attendant à une énième remarque désagréable, il lui demanda sèchement:
-Qu'est-ce qu'il y a?
Il le vit lever ses yeux bleus vers lui, l'air de rien et répondre:
-Rien c'est simplement qu'elle est un peu brûlée…répondit l'adolescent.
Fixant un moment l'omelette parfaitement réussi qui se trouvait dans l'assiette de son fils, Nott Senior comprit que Théodore voulait simplement le faire sortir de ses gonds.
-Je la jette alors? Rétorqua le vieil homme en rentrant dans le jeu de l'adolescent.
Le jeune garçon hocha la tête et se dépêcha d'engloutir ce qui se trouvait dans son assiette, certainement par peur d'être congédié de table sans avoir eu le temps d'avaler son repas. A la fin du dîner, alors que son fils s'apprêtait à quitter la table pour probablement aller se terrer dans sa chambre, le vieil homme l'interpella:
-Puisque depuis quelques jours tout ce que je fais est médiocre, tu te chargeras de la vaisselle ce soir. Sans magie…
-De toute manière, je n'ai pas le droit d'utiliser la magie en dehors de l'école…Grogna l'adolescent manifestement peu ravi de cette occupation.
Décidant de mettre fin à ce petit jeu qui durait depuis plusieurs jours, Nott Senior se planta devant Théodore et lui dit d'un ton glacial:
-Cesse ça immédiatement car ma patience à ses limites. Je pense que ta colère est passée maintenant. Cela sera mon dernier avertissement…
Il vit son fils baisser la tête et entreprendre de nettoyer les verres et les assiettes en silence. Quittant la cuisine, le vieil homme songea que si c'était ça que l'on appelait crise d'adolescence il n'allait pas la supporter très longtemps.
Une chaude nuit d'août, Théodore se réveilla en sursaut sans savoir pourquoi. Son intuition lui disait que quelque chose n'allait pas et elle ne l'avait pour l'instant jamais trompé. S'asseyant dans son lit et tentant de calmer sa respiration haletante, il tenta de se reprendre en vain. Incapable de rester couché plus longtemps, il se leva du lit et se dirigea vers la chambre de son père avec appréhension. Il savait qu'il allait très certainement se faire réprimander de le réveiller à une heure aussi tardive, mais l'adolescent avait besoin de savoir qu'il n'était pas seul et qu'il pouvait compter sur l'unique parent qui lui restait en cas de problème.
Ravalant son anxiété, il frappa une fois puis une deuxième fois à la porte de la chambre sans réponse. L'inquiétude montant en flèche, il poussa la porte et resta figé en constatant qu'il n'y avait personne dans le lit.
Prenant sur lui pour ne pas se mettre à paniquer tout de suite, l'adolescent fouilla toutes les pièces de l'étage puis descendit quatre à quatre les escaliers. Le fauteuil de son père était également vide. Alors que les larmes commençaient à couler toutes seules, une voix le fit sursauter:
-Ne t'en fais pas, il va vite revenir. Une affaire urgente je crois…
Théodore poussa un soupir de soulagement en reconnaissant la voix du tableau d'un de ses ancêtres qui trônait dans la salle à manger. Décidant de faire confiance au tableau, il remonta dans sa chambre même s'il savait qu'il ne parviendrait pas à se rendormir.
Le soleil venait tout juste de se lever quand le vieil homme fut de retour devant l'imposante bâtisse qui lui appartenait. La nuit avait été courte et il ne supportait plus aussi bien l'alcool qu'avant. Cependant, il restait assez lucide pour se féliciter de ne pas avoir laissé Théodore se rendre à la Coupe du Monde de Quidditch. Le petit groupe de fidèle du Seigneur des Tènèbres avait causé un sacré remue-méninge et effrayé une grande partie des visiteurs. Alors qu'il levait machinalement la tête vers le manoir, une silhouette pâle à la fenêtre se détacha.
Nott Senior serra les dents. Il pensait que son fils n'allait pas s'apercevoir de son absence. Raté. Tandis qu'il pénétrait à l'intérieur, il entendit Théodore descendre bruyamment les escaliers. L'adolescent était toujours en pyjama, livide et les yeux rougis.
-Où est-ce que tu étais? Lui demanda-t-il un sanglot bien prononcé dans la voix.
-ça ne te regarde pas…marmonna le vieil homme en réprimant un bâillement.
-Tu aurais pu me prévenir que tu t'en allais ou au moins me laisser un mot. J'ai eu peur…avoua l'adolescent.
Nott Senior leva les yeux au ciel avant de dévisager son fils. Même s'il grandissait de plus en plus, il n'était pas encore un adulte, mais un adolescent, sensible en plus de cela.
-Peur de quoi?
Théodore haussa les épaules et répondit en chuchotant:
-Je ne sais pas…Que tu m'abandonnes…
Depuis le décès de sa mère, Nott Senior savait que son fils avait développé une peur panique presque maladive de l'abandon. Se remémorant les paroles que le psychomage lui avait dites il y a quelques années, le vieil homme savait que l'adolescent avait besoin d'être constamment rassuré et entouré mais en ce moment même il n'en avait pas l'énergie. Il se contenta de répondre:
-Tu ne crains rien tant que je suis encore de ce monde…Retourne te coucher il est à peine six heures du matin.
L'adolescent obéit et retourna se coucher en se frottant les yeux.
Le jour de la rentrée les aux revoir furent brefs et en quelque sorte, Théodore en fut soulagé. Il préférait largement revoir le château que de rester au manoir se disputer avec son père comme cela avait été le cas une grande partie de l'été.
Cette année à Poudlard allait être spéciale car en plus d'accueillir le tournoi des trois sorciers, l'école allait être le foyer de deux autres écoles de magie. Lorsqu'il avait appris la nouvelle, l'adolescent ne s'était pas exclamé comme la plupart de ses camarades. De toute manière cela n'allait en rien changer ses habitudes mais simplement mettre un peu d'animation dans son quotidien.
Quelques semaines avant Noel, alors que tout le monde ne parlait que du bal qui aurait lieu, assis à une table dans la salle commune, Théodore était en train d'écrire une lettre à son père et réfléchissait à comment tourner ses phrases sans paraître trop sec. Cette année, il avait décidé de passer les vacances de Noel au château et de ne pas rentrer au manoir. Décidant qu'il en avait assez de se torturer l'esprit, il trempa sa plume dans son encrier et écrivit sans prendre de pincette. Tant pis si son géniteur allait être vexé (ou peut-être même pas).
Décachetant la lettre qu'il venait de recevoir de son fils, le vieil homme tenta de calmer son inquiétude. Théodore lui écrivait très peu et cela ne lui manquait pas. Il espérait simplement qu'il ne lui soit rien arrivé de fâcheux…
Alors que ses yeux fatigués, parcourait la belle écriture de son fils, le vieil homme ressentit une toute petite pointe de culpabilité. La lettre allait droit au but.
-Et bien grand bien te fasses si tu ne veux pas rentrer pour Noel…marmonna le vieil homme entre ses dents en posant la lettre sur la table.
Alors que Théodore rangeait soigneusement ses vêtements dans sa malle, la porte s'ouvrit laissant apparaitre l'un de ses camarades de chambrée:
-Tu fais déjà ta malle pour les vacances? Elles ne sont que dans deux semaines.
-Non, je faisais juste un peu de rangement…Je reste ici pour Noel répondit distraitement Théodore.
-Je vois. Avec qui tu vas au bal?
L'adolescent leva les yeux vers Blaise qui se trouvait assis sur son lit avant de marmonner:
-Personne. Je n'irais pas au bal.
Théodore vit l'incompréhension passer dans les yeux de son ami qui lui demanda:
-Je ne comprends pas pourquoi tu ne rentres pas chez toi si tu ne veux pas aller au balalors?
-Je te l'ai déjà dit! J'ai passé l'été à me prendre la tête avec mon père et je n'ai pas envie que ça recommence à Noel, c'est tout…
-Donc je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas aller au bal…C'est le fait de trouver une cavalière?
Théodore poussa un long soupir. Il se fichait bien de se trouver une cavalière car de toute façon il avait prévu de passer Noel tranquillement dans le dortoir. Au contraire de ses camarades dont les hormones commençaient à s'affoler à la moindre vision de la gent féminine, cela ne l'intéressait pas. L'adolescent avait d'ailleurs ouvert des yeux ronds en voyant une grande majorité des garçons se retourner sur le passage de Fleur Delacour, ne comprenant pas pourquoi.
-Il va y avoir un monde de fou et beaucoup trop de bruit…murmura Théodore évitant la question de Blaise, en baissant les yeux d'un air un peu prude.
-Donc tu vas passer Noel tout seul dans le dortoir?
-Exactement!
Son camarade ne le tortura pas plus longtemps et ne fit aucun commentaire même si Théodore savait parfaitement qu'il ne comprenait absolument pas son choix de ne pas se rendre au bal s'il ne rentrait pas chez lui.
L'année suivit son cours et Théodore fêta ses quinze ans au mois d'avril. La fin de l'année fut terrible suite au meurtre de Cédric Diggory durant le tournois des trois sorciers et c'est les émotions à fleurs de peau et la tête pleine de questions que l'adolescent retourna chez lui durant l'été.
Théodore évitait son père le plus possible et de toute façon celui-ci était trop occupé avec le retour du Seigneur des Ténèbres. L'adolescent, inquiété par les évènements récents, avait presque complètement oublié la puberté qui tapie dans l'ombre ne s'était pas manifester explicitement depuis l'été dernier lors du changement de sa voix.
Cela faisait un mois à peine que l'adolescent était de retour à l'école pour entamer sa cinquième année que celle-ci fit de nouveau son apparition. Un samedi matin, épuisé de la semaine intense qu'il venait de passer, Théodore dormait profondément quand une sensation étrange le réveilla au niveau de l'entrejambe. Ouvrant péniblement les yeux en grognant, il s'allongea sur le dos, sans que la sensation ne s'apaise. Pire, plus les minutes passaient plus elle s'intensifiait lui faisant presque un peu mal.
Paniquant un peu, Théodore n'osait pas bouger, alors que son cerveau cherchait une explication rationnelle. Il se souvient soudainement d'une conversation qu'il avait écouté d'une oreille distraite sans y participer entre Drago Malefoy et Blaise Zabini. La situation que les deux garçons avaient évoqué ressemblait très fortement à ce qu'il était en train de vivre en ce moment, même si sur le coup, Théodore n'avait compris que vaguement à quoi ses camarades faisaient allusions.
La panique s'apaisant un peu, il se leva brutalement et se précipita aux toilettes. Par chance, il était libre. S'y enfermant, il se soulagea presque instinctivement tout seul. Il se surpris même à trouver cela agréable et lorsque la jouissance lui tomba dessus, l'adolescent ne put réprimer un gémissement de plaisir. Le souffle court, il se rhabilla décemment et resta de longues minutes à assimiler ce qui venait de lui arriver et ce qu'il venait de faire. Théodore ne connaissait strictement rien en ce qui concernait la sexualité et il en voulait un peu à son père de ne pas lui avoir inculqué au moins quelques fondamentaux…
Il comprenait mieux maintenant pourquoi chaque matin les toilettes étaient occupés par ses camarades de dortoir durant de longues minutes!
