Ce texte est écrit dans le cadre du calendrier de l'avent organisé par Almayen, qui consiste à offrir tous les jours un OS à quelqu'un. Il est donc pour Félicia, j'espère qu'il te plaira sincèrement ! ENJOY !
- Afin de vous aider à déterminer vos choix de carrières et donc de matières à conserver en sixième et septième années, annonça McGonagall, la dernière semaine avant les vacances de Pâques sera consacrée à un stage d'observation qui vous permettra d'intégrer pendant ce temps une filière, un service ou tout autre emploi afin de vous faire une idée précise de ce qui vous attend ! Vous aurez donc un rendez-vous avec moi prochainement afin que nous fassions le point ensemble sur vos désirs d'emplois futurs et que je puisse vous recommander les meilleures alternatives !
J'aimerai être joueur de Quidditch professionnel ! avait dit James. McGonagall n'aurait pas dû être surprise et elle devait avouer que James était l'un des meilleurs joueurs que l'école ait connu depuis des années. Elle n'avait pas eu de mal à contacter l'un de ses anciens élèves actuellement capitaine d'un club de Quidditch régional afin qu'il intègre James à leurs entraînements pendant cette semaine de stage.
Il s'était donc retrouvé le lundi matin, armé de son balai et d'une tenue prêtée par le club, s'avançant sur le terrain avec les autres membres de l'équipe. Après que le capitaine l'eut présenté, il avait fait leur connaissance dans les vestiaires et s'était tout de suite entendu avec eux. Si le terrain était on ne peut plus commun et donc familier, James fut interpelé par des mannequins tout autour du terrain. De la taille d'un humain adulte, ceux-ci étaient armés de bras articulés particulièrement réalistes qui tenaient un arc. Des flèches étaient accrochées à un carquois sur leur dos et James se douta qu'ils étaient suffisamment amovibles pour leur permettre d'en attraper et de recharger rapidement leur arme. Captant son regard intrigué, l'une des poursuiveuses lui souffla :
- Ne fais pas attention à ça. Cooper peut être sadique à l'entraînement, mais pas au point de te les imposer dès ton premier jour. Enfin… J'espère ?
- Tu ne penses pas si bien dire ! annonça Cooper, leur capitaine, en s'avançant vers eux. Je me suis dit que James connaissait déjà les entraînements classiques et qu'on allait profiter de sa présence pour mettre l'accent sur les techniques plus élaborées qui nous permettent d'atteindre notre meilleur niveau !
Un grognement général se dégagea des joueurs avant qu'ils ne montent sur leurs balais. Rattaché au groupe des poursuiveurs, Cooper ordonna :
- Vous vous faites des passes et vous essayez de marquer des buts ! On va commencer doucement avec trois mannequins, faites attention à bien esquiver les flèches !
D'un coup de baguette, trois des mannequins-archers s'animèrent et commencèrent à tirer à un rythme soutenu des flèches vers eux. James plongea pour les éviter mais dû freiner net pour ne pas se jeter devant une deuxième flèche. Prenant de la vitesse, il se retrouvait obligé de slalomer, zigzaguer, monter ou descendre en piqué pour ne pas être transpercé par l'un des archers. Les poursuiveurs de l'équipe semblaient un peu plus habitués que lui et parvenaient à se passer le souaffle malgré leurs esquives incessantes. Ils profitèrent d'une accalmie pour lui passer la balle rouge, mais James dut choisir de le laisser tomber pour pouvoir se plaquer sur son balai et laisser une flèche lui frôler le sommet du crâne.
L'entraînement dura deux heures avant que Cooper n'annonce une pause. Une fois tous dans les vestiaires, celui-ci déclara fièrement :
- Pour aujourd'hui, on ne met pas la barre trop haute, le temps que James s'habitue!
- Quoi, parce qu'il y a pire ?!
- Pire ? C'était un échauffement tranquille, jusque là !
James eut juste le temps de fermer les yeux et de se jurer qu'il ne serait jamais joueur de Quidditch professionnel.
Je me verrais bien travailler avec des créatures magiques, avait avoué Peter. Peut-être même prof ou garde-chasse, si un poste se libère ? Au moins, sa demande avait été facile à combler, Hagrid avait accepté le jour même de le prendre sous son aile pour qu'il l'aide à soigner les animaux de la forêt. Ils avaient d'abord été porter secours à un sombral blessé et, si Peter s'était demandé comment soigner un animal qu'il ne pouvait pas voir, Hagrid lui avait appris à repérer leur présence et à les manipuler malgré tout. Il avait également réussi à nourrir des niffleurs et soigner des botrucs. Les choses s'étaient corsées lorsqu'ils avaient dû contrôler le nombre de licornes du troupeau qu'Hagrid surveillait régulièrement. Ayant eu peur d'eux, elles s'étaient enfuies et ils s'étaient séparés pour essayer de les rattraper.
En plus d'avoir perdu la licorne de vue, Peter s'était aventuré trop loin dans la forêt pour se repérer. Il ne se souvint d'où il était que lorsqu'il fit face à une centaine d'acromentules ravies de voir leur nourriture arriver directement dans leur nid. En un hurlement paniqué, il s'était transformé en rat pour les semer. Rassuré par sa forme trop petite pour intéresser les araignées, il avait continué à se faufiler entre les racines de la forêt. Il était tombé nez à nez avec un groupe de fléreurs qui, eux, auraient volontiers accepté un rat comme repas. Se retransformant tout aussi vite, il partit en courant dans la direction opposée avec un autre hurlement tout en se demandant pourquoi Hagrid n'accueillait pas dans la forêt que des créatures végétariennes. Ce ne fut qu'après avoir échappé par miracles à des quintaped, des centaures passablement énervés par ses hurlements répétés et s'être foulé une cheville sur une racine que Hagrid le retrouva.
- Tout va bien ? lui demanda-t-il en observant ses vêtements déchirés et sa mine terrorisée et essoufflée. C'est un métier qui fait courir, il faut l'avouer !
- Un peu trop pour moi, j'avoue… couina Peter. Prof d'histoire de la magie, c'est bien aussi, vu de loin ça me paraît plus… Sécurisé.
Je me disais que je pourrais intégrer le ministère, peut-être à la régulation des créatures magiques ? Enfin, c'est peut-être là qu'ils auraient le plus de chances de vouloir de quelqu'un comme moi… Minerva savait que pour Remus, ce stage serait éprouvant car il lui ferait expérimenter l'ampleur des discriminations envers les loups-garous. Elle lui avait pourtant trouvé une équipe tranquille du bureau des créatures magiques en lui assurant qu'il devrait s'y sentir au calme. Remus comprit ce qu'elle avait voulu dire lorsqu'il fut présenté à l'équipe en question : Ils avaient tous au minimum le triple de son âge. La plus jeune d'entre eux était une femme aux cheveux blancs à qui Remus donnait facilement 70 ans. Il se refusait à évaluer l'âge du plus vieux, se demandant plutôt par quel miracle il tenait encore debout. Et, s'il avait cru McGonagall sur parole quand elle lui avait affirmé que c'était un service tranquille, il était loin de se douter d'à quel point tranquille était un euphémisme.
Remus se demandait souvent comme ses collègues faisaient pour transplaner à leur bureau tous les matins sans mourir d'épuisement. Mais une fois arrivés, ils s'installaient autour d'une table avec une théière pour leur réunion quotidienne. Il n'était pas rare que l'un d'eux s'endorme sur la table. Les quelques-uns qui participaient luttaient pour entendre les autres ou pour parler suffisamment fort pour à leur tour se faire entendre et la réunion traînait ainsi en longueur jusqu'à parfois durer la matinée entière. L'après-midi n'était guère différent : Chacun à son bureau, ils traitaient les demandes de régulation des créatures reçues par le ministère et décidaient de s'ils classaient sans suite les énièmes sorciers ayant pris un gros chat pour un fléreur ou s'ils transmettaient la demande à un autre service chargé d'intervenir sur le terrain.
Plusieurs fois, Remus avait hésité à demander s'il pouvait profiter de son stage pour visiter d'autres services peut-être un peu plus animés. La première fois qu'il avait voulu poser la question, son interlocuteur ne l'avait jamais correctement comprise et lui avait répondu que bien sûr, il pouvait se resservir du thé. La deuxième fois, lorsqu'il s'était adressé à la femme de 70 ans pour maximiser ses chances d'être compris, celle-ci lui avait répété combien le travail est bien trop dur et éprouvant dans les autres services et qu'il devait d'abord s'habituer à la charge de travail non-négligeable qu'ils avaient déjà ici avant de viser plus haut. La troisième fois, son interlocuteur lui avait demandé qui il était, ne se souvenant pas de sa présence dans leur service.
A la fin de son stage, Remus ne savait toujours pas ce qu'il voulait faire comme métier mais il avait pris note de vérifier avec attention l'âge de ses futurs collègues avant de s'engager où que ce soit.
Quand je serai grand, je serai dresseur de dragons ! avait affirmé un Sirius très fier de lui. C'était peut-être pour lui que McGonagall avait eu le plus de difficulté à trouver l'endroit où l'envoyer en stage, mais elle avait fini par lui obtenir le droit de passer quelques jours dans une réserve en Roumanie. Arrivé sur place, les gardiens lui avaient fait visiter les différents enclos remplis de Magyar à Pointes, de Boutefeu Chinois et de quelques Vert-Gallois. Passionné par les explications, il avait écouté attentivement ses tuteurs lui détailler la façon d'apaiser ou de maîtriser les dragons pour pouvoir les soigner. Il avait rapidement participé à leur servir leur nourriture ou réparer les barrières des enclos et tous les soigneurs l'avaient félicité pour son enthousiasme.
Sirius prit ces félicitations comme une autorisation d'en faire plus. Ainsi, lorsque, le matin du troisième jour, il découvrit une quinzaine de soigneurs aux prises avec un Magyar à Pointes à qui ils essayaient de passer un collier autour du cou, il décida qu'il pouvait les aider. Même avec son soutien, ils n'étaient pas assez pour que les rayons de stupéfixion lui fassent de l'effet. Mais ils eurent le mérite de détourner l'attention du dragon qui se retourna vers certains d'entre eux. Sirius en profita pour s'emparer du collier et courir vers le dragon. Avant que les soigneurs n'aient pu l'arrêter, il s'était élancé pour sauter sur le cou du dragon, juste derrière sa tête, là où il ne pourrait ni le mordre ni l'enflammer. Alors que le dragon secouait violemment la tête pour essayer de l'attraper, Sirius se maintenait d'une main aux pics qui jonchaient sa colonne vertébrale et de l'autre, il tentait d'attacher le collier. Enervé, le dragon déploya ses ailes et décolla du sol.
- Ehhh ! protesta Sirius. Non, tu vas où là ?!
- Black, descends tout de suite ! rugit un soigneur.
Le dragon était déjà trop haut pour qu'il puisse sauter sereinement. Accroché de toutes ses forces au dos du dragon, les gardiens ne purent que le regarder s'éloigner dans un cri terrorisé.
- Je suis surprise de vous voir aussi calmes, jeunes gens ! nota McGonagall à la fin de son cours. Votre stage aurait-il été épuisant ?
- On a tous les quatre failli mourir, résuma James. Moi par un capitaine fou équipé d'archers tout aussi cinglés, Sirius catapulté et cramé par un dragon, Peter par des créatures de la forêt et Remus d'ennui.
- Donc nous en voulez pas, professeur, mais je crois qu'en fait, étudiants, ça nous va bien comme profession. On va rester ici le plus longtemps possible, ça vaut mieux.
En espérant que ça t'ait plu, Felicia !
