Ce texte est écrit dans le cadre du calendrier de l'avent organisé par Almayen et qui consiste écrire tous les jours un OS à quelqu'un. Il est donc pour Nanou, à qui j'espère très fort qu'il plaira. ENJOY !!


Harry connaissait très bien les raisons de la tristesse d'Hermione. Pour être tout à fait honnête, lui aussi n'avait jamais eu aussi peu de moral depuis qu'ils avaient pris la fuite du mariage de Bill et Fleur. Il avait espéré, pendant un temps, que leur recherche des Horcruxes serait confortable, réfugiés au square Grimmaurd avec un elfe de maison dévoué qui leur préparait tous les plats qu'ils voulaient une fois rentrés. Ils avaient eu du mal à digérer le premier gros coup dur, le fiasco du ministère qui les avait obligés à prendre la fuite en camping dans des forêts isolées de tout.

Ils auraient pu s'y habituer, trouver une forme de confort, d'entraide, et surtout trouver la force d'avancer malgré tout en se persuadant que la situation était temporaire, qu'un jour ils vaincraient Voldemort et que tout redeviendrait comme avant. C'était sans compter sur les effets que le médaillon avait eus sur Ron. Bien sûr, le médaillon n'était pas le seul responsable. Ils n'avaient pas su voir sa solitude, sa détresse, sa peur pour sa famille dont il restait désespérément sans nouvelles. Et, sur une ultime maladresse de leur part, il était parti.

Ils étaient restés aussi longtemps que possible à l'endroit où ils avaient établi leur campement, dans l'espoir que Ron changerait d'avis et voudrait revenir. Il n'était pas revenu. Alors ils avaient fini par transplaner et commencer une nouvelle vie, une nouvelle quête, à deux. Malgré leur détermination sans faille, malgré leur amitié qui s'en était trouvée renforcée, la tristesse s'était installée entre eux et Harry savait que rien ne serait plus pareil sans Ron.

Il devait avouer qu'il avait plusieurs fois envisagé d'abandonner. De dire à Hermione de rejoindre Ron, de trouver un semblant de paix et de confort pendant qu'il continuait seul. Mais il savait qu'elle n'aurait jamais accepté et qu'elle avait au contraire besoin d'apercevoir un futur dans lequel ils pourraient être heureux tous les deux, dans ces bois, cachés du monde.

L'occasion était apparue quand la radio qu'ils continuaient à écouter par réflexe avait passé un air enjoué. Il avait ôté le médaillon du cou d'Hermione et l'avait entraînée dans quelques mouvements de danse. Au début elle en avait rigolé. Bien qu'appréciant son initiative, elle n'était pas aveugle sur ce qu'elle représentait : Une tentative désespérée de lui faire oublier sa tristesse. Mais elle s'était prise au jeu et Harry s'était fait la réflexion que c'était en cela qu'elle était exceptionnelle : Elle savait comme personne trouver de la joie dans les moments les plus sombres. Elle avait suivi ses pas et ils étaient partis dans une danse, enjouée, parfois maladroite, mais qui leur avait arraché malgré tout des rires amusés.

Et, quand la musique s'était arrêtée et qu'ils s'étaient immobilisés l'un contre l'autre, ils avaient su qu'ils venaient de trouver une forme de sérénité. La tristesse consécutive au départ de Ron ne les quitterait jamais. L'angoisse d'une vie instable, sur les routes, dans le froid et la peur non plus. Mais ils venaient d'apercevoir un avenir dans lequel ils pourraient malgré tout être heureux dans cette fuite en avant, un avenir dans lequel ils pourraient s'aimer, grandir et vieillir ensemble au travers de ce combat. Et c'était, à ce moment-là, ce dont ils avaient le plus besoin pour trouver la force d'avancer.


En espérant que ça t'ait plu Nanou !