Chapitre 27 : Ash Williams
La ville semblait abandonnée par la vie elle-même. Les bâtiments, autrefois fiers et imposants, n'étaient plus que des carcasses délabrées, rongées par le temps et la désolation. Des fenêtres brisées et des portes grinçantes parsemaient les rues désertes, et une épaisse couche de poussière et de gravats recouvrait le sol, effaçant les traces de quiconque avait osé marcher ici. John Constantine, le manteau légèrement battu par le vent nocturne, avançait lentement, ses yeux perçant l'obscurité oppressante. L'énergie qui régnait en ces lieux était lourde, saturée de quelque chose de sinistre, une force qui n'appartenait pas à ce monde.
Il tira une dernière bouffée de sa cigarette, la jetant négligemment sur le trottoir craquelé. Il savait qu'il y avait quelque chose de plus grand à l'œuvre ici. Ces phénomènes surnaturels avaient commencé par des rumeurs, des bruits étranges et des disparitions inexpliquées, mais Constantine, avec son flair légendaire pour les ennuis, sentait que c'était bien plus grave. Les Deadites avaient été évoqués dans des murmures, des créatures réveillées par des forces occultes. Et s'ils étaient en liberté, cela signifiait que quelque chose de pire n'était pas loin derrière.
Le son caractéristique d'une tronçonneuse retentit soudainement, déchirant le silence nocturne. Constantine s'arrêta, les sourcils froncés. Ce bruit n'avait rien de surnaturel, mais il était tout de même incongru. Il se rapprocha de la source du vacarme, et en tournant au coin d'une ruelle sombre, il tomba sur une scène improbable.
Un homme avec une tronçonneuse greffée à la main droite découpait sans relâche une horde de créatures déformées et hurlantes. Les Deadites. À côté de lui, un fusil à canon scié gisait sur le sol, prêt à l'emploi. Ash Williams. Constantine l'avait reconnu aussitôt, même si leur chemin ne s'était jamais croisé directement. Cet homme avait une réputation bien particulière dans les cercles occultes, souvent qualifié d'imprévisible mais diablement efficace.
« Eh bien, ça, c'est une façon intéressante de passer la soirée, » lança Constantine avec son ton nonchalant habituel, tout en observant Ash trancher un Deadite d'un coup net.
Ash, haletant, se retourna rapidement, une lueur de méfiance dans le regard avant de comprendre que Constantine n'était pas une autre de ces créatures infernales. Un sourire narquois s'étira sur son visage.
« Eh, mon pote, t'es qui ? T'as l'air du genre à traîner dans les coins les plus glauques. Tu veux une démonstration gratuite de découpe ? »
Constantine roula des yeux et s'alluma une autre cigarette. « Ash Williams, n'est-ce pas ? Le gars du Necronomicon. J'ai entendu parler de toi. Mais, dis-moi, combien de ces saloperies comptes-tu découper avant de te rendre compte que c'est sans fin ? »
Ash, l'air amusé, éteignit brièvement la tronçonneuse et ramassa son fusil. « Oh, j'me doutais bien qu'il y avait un truc qui clochait. Ces démons sont plus nombreux que d'habitude. Je pourrais utiliser un coup de main… sauf si t'as mieux à faire. »
Constantine prit une bouffée de sa cigarette, jetant un coup d'œil rapide aux corps des Deadites qui, malgré les blessures, tentaient de se relever lentement. « Ouais, je sens que ce n'est pas juste une petite soirée de détente avec des zombies. Il y a quelque chose de bien plus gros derrière tout ça. »
Ash lança un coup de fusil, pulvérisant le crâne d'un Deadite qui s'approchait trop près. « Super. Et moi qui pensais que la soirée ne pouvait pas être pire. Alors, c'est quoi ton plan, Londres ? »
Constantine sourit, un sourire mêlé de sarcasme et de gravité. « Le plan, c'est que je vais appeler quelques… amis. Des renforts, disons. Parce que si j'ai bien raison, ce qu'on affronte ici pourrait faire exploser ce monde et bien d'autres. »
Le visage d'Ash se fendit d'un sourire espiègle. « Ah, les renforts, hein ? Tant que ces renforts savent se servir d'un fusil ou d'une tronçonneuse, on est bon. »
Constantine jeta un dernier regard à la scène, un pressentiment de gravité l'envahissant. Cette fois, ce ne serait pas juste une question de sortilèges et de compétences occultes. Cela nécessiterait la pleine puissance des légendes elles-mêmes.
Constantine sortit son téléphone de la poche intérieure de son manteau. Ce n'était pas un simple appareil ordinaire ; il avait été enchanté pour contacter des personnes bien particulières, où qu'elles se trouvent, même au-delà des frontières du monde physique. Son doigt glissa sur l'écran, sélectionnant un numéro particulier. Celui de Circé. S'il devait appeler quelqu'un pour cette affaire, c'était elle en premier. Dracula et Carrie viendraient ensuite, mais c'était elle qui possédait le pouvoir de les amener rapidement là où ils étaient nécessaires.
« Allez, réponds, sorcière… » murmura Constantine, regardant les Deadites à l'horizon, toujours en mouvement malgré les efforts d'Ash.
La voix calme de Circé résonna de l'autre côté, perçant l'atmosphère sombre et tendue qui régnait sur la ville.
« Constantine, je m'attendais à un appel, » dit-elle, sa voix posée et presque éthérée.
« Ouais, tu connais la rengaine. J'ai des problèmes… enfin, nous avons tous des problèmes. Une brèche dimensionnelle, Necronomicon, des Deadites, et ça sent vraiment mauvais. J'aurais besoin de ton aide, et de celle de Dracula et Carrie. C'est plus gros que ce que je peux gérer seul. »
Circé resta silencieuse un moment, probablement évaluant la situation de là où elle se trouvait, sur l'île de Ponza. « Cela explique pourquoi la mer a été si agitée aujourd'hui… Les forces en jeu sont importantes, je le sens. Nous serons là dans quelques instants. »
Constantine entendit ensuite des voix en arrière-plan, Dracula et Carrie, qui discutaient probablement de la situation. Le vampire millénaire, comme toujours, avait le sens de l'urgence lorsqu'il s'agissait de forces menaçant l'équilibre du monde. Puis, il entendit la voix grave et déterminée de Dracula.
« Constantine, qu'est-ce que nous affrontons exactement cette fois ? »
Constantine sourit. Toujours direct, toujours prêt. « Dracula, c'est le Necronomicon. Quelque chose de bien pire que les Deadites s'est réveillé, une brèche vers un enfer dimensionnel. Si on ne la referme pas, elle va se répandre partout. »
Il y eut un silence bref. Puis la réponse de Dracula fut claire et sans hésitation. « Nous venons. »
Carrie, de son côté, était moins loquace, mais Constantine savait qu'elle n'avait pas encore l'assurance des deux autres. Il pouvait presque entendre la nervosité dans sa respiration.
« Carrie ? Tu tiens le coup, gamine ? » demanda Constantine, sachant que la jeune femme était puissante, mais toujours en proie à ses peurs.
« Oui… je serai prête, » répondit-elle, sa voix déterminée, mais légèrement tremblante.
Constantine éteignit l'appel. Il savait qu'il pouvait compter sur elle, malgré ses doutes. « C'est ça, Carrie. T'as déjà survécu à pire. »
Il rangea son téléphone, tournant son regard vers Ash, qui regardait dans la direction de Constantine avec impatience, sa tronçonneuse ronronnant doucement.
« Alors, où sont tes renforts, Londres ? On va pas attendre que ces sales bêtes nous dévorent ! »
Constantine sourit, allumant une nouvelle cigarette. « Ne t'inquiète pas, ils arrivent. Prépare-toi à voir du spectacle. »
Le groupe se matérialise dans une brume dorée qui se dissipe lentement, dévoilant Dracula en premier, imposant et sombre, suivi de Circé, élégante et mystérieuse, et de Carrie, encore un peu nerveuse mais prête à affronter ce qui l'attend. La scène est marquée par une tension presque palpable, comme si le temps s'était brièvement figé.
Ash, toujours sur ses gardes, pivote brusquement vers eux, tronçonneuse prête à rugir. Dès qu'il pose les yeux sur Dracula, son expression change instantanément. Il lève un sourcil, cligne des yeux une ou deux fois, puis affiche un sourire narquois.
« Eh bien, ça c'est quelque chose... » dit Ash, le ton chargé de sarcasme. « Dites-moi que c'est une blague. Vous avez vraiment amené Dracula à une fête de démons ? »
Il pointe vaguement la tronçonneuse vers Dracula, la mâchoire serrée et l'air prêt à tout.
« Ouais, je l'ai lu quelque part, tu es censé être un vampire super classe, le "Seigneur des Ténèbres", c'est ça ? » Il hausse les épaules, faisant mine de ne pas être impressionné. « J'espère juste que t'es plus utile que ce que disent les vieux films de monstres, parce que si t'es juste là pour mordre des cous, tu vas vite finir en tas de cendres, mon pote. »
Constantine, visiblement fatigué par l'excentricité d'Ash, souffle une bouffée de sa cigarette, lève un sourcil et lance avec désinvolture : « Ash, je te présente Dracula. Seigneur des Ténèbres, tueur de démons, ancien croisé contre le mal, et... le mec qu'il vaut mieux ne pas provoquer. Donc, essaie de ne pas lui faire perdre patience, hein ? »
Dracula, de son côté, observe Ash avec calme. Il ne répond pas immédiatement, laissant un silence lourd planer. Son regard transperce Ash avec une froideur millénaire, mais une légère étincelle de divertissement brille dans ses yeux. Il avance d'un pas, sa haute silhouette dominant la scène, et parle d'une voix profonde et calme.
« Si tu tiens à ta tête, je te conseille de ne pas me traiter comme un monstre de pacotille, humain. Je ne suis pas là pour mordre des cous, comme tu dis. Je suis ici pour mettre fin à cette menace, tout comme toi. »
Ash, toujours indifférent aux menaces voilées, se contente de secouer la tête, un sourire en coin. « Hé, tant que tu coupes du démon, je suis de la partie, Drac'. Mais si tu fais quoi que ce soit de louche… » Il lève la tronçonneuse de façon théâtrale. « Je te tranche en rondelles. »
Carrie, à l'arrière, tente de réprimer un sourire face à cette interaction étrange, tandis que Circé observe la scène avec une distance calculée, ne réagissant pas à l'attitude désinvolte d'Ash.
Dracula, bien qu'amusé par la témérité d'Ash, ne le prend pas au sérieux. Il incline légèrement la tête en signe d'acceptation, avant de détourner les yeux pour se concentrer sur la mission à venir.
Ash, de son côté, relâche enfin un peu la tension, hochant la tête vers Constantine. « Bon, allez, Londres, montre-moi où est ce foutu trou dimensionnel qu'on doit refermer. On a déjà perdu assez de temps à faire des présentations. »
Circé fixa Constantine de ses yeux perçants.
« Où est le problème ? » demanda-t-elle, sa voix calme et froide, déjà en mode tactique.
Constantine jeta un coup d'œil aux Deadites qui se rapprochaient à nouveau. « Partout, sorcière. Partout. »
L'église délabrée se dressait au milieu de la ville en ruines, un vestige d'une époque révolue. Les vitraux brisés laissaient filtrer une lumière grise et terne, tandis que l'intérieur était plongé dans l'ombre, seulement éclairé par les quelques bougies encore allumées sur un autel décrépit. Les bancs en bois étaient renversés, rongés par l'humidité, et le silence oppressant de l'endroit n'était rompu que par le souffle du vent à travers les fissures des murs. John Constantine avançait le premier, ouvrant la porte avec précaution, suivi de Ash Williams, qui tenait fermement son fusil à canon scié dans une main et sa tronçonneuse dans l'autre.
« Chouette endroit pour une réunion de famille, » commenta Ash d'un ton sarcastique. « J'espère qu'on n'est pas là pour prier. »
Constantine roula des yeux et secoua la tête. « On est là pour trouver d'où vient la brèche. Si t'as un minimum d'instinct de survie, reste concentré. »
Derrière eux, Circé, Dracula, et Carrie entrèrent à leur tour, leur présence imposante contrastant avec l'aspect décrépit de l'église. Circé, calme et élégante, scrutait les lieux avec un regard perçant, sentant l'énergie maléfique qui s'y accumulait. Dracula, imposant et stoïque, fixait l'autel, ses sens vampiriques en alerte. Quant à Carrie, bien que silencieuse, elle était déterminée, observant chaque détail avec une tension palpable.
Ash ne put s'empêcher de lancer une remarque désinvolte en voyant Dracula s'approcher de l'autel. « Eh, le vampire. Tu vas pas brûler en touchant ce truc, hein ? »
Dracula tourna légèrement la tête, le regard perçant, mais une lueur amusée dans les yeux. « Contrairement à ce que disent les légendes, les églises n'ont aucun effet sur moi, humain. Mais ta tronçonneuse… c'est original. »
Ash afficha un sourire satisfait, heureux de voir que même une légende vivante reconnaissait son arme. « Ouais, j'suis pas mal dans le genre. »
Circé, qui jusque-là était restée silencieuse, se tourna vers Constantine avec une expression sérieuse. « Ce lieu est saturé de magie noire. Nous sommes au centre de la perturbation, n'est-ce pas ? »
Constantine hocha la tête. « Exactement. Le Necronomicon a ouvert une brèche ici. Les Deadites sont juste le début. Si on ne la referme pas rapidement, cette ville, et peut-être le monde entier, va se retrouver envahi par des forces qu'aucun de nous ne peut combattre seul. »
Dracula fronça les sourcils, observant les alentours avec intensité. « La brèche doit être refermée, et ce, immédiatement. Que prévois-tu, Constantine ? »
Constantine jeta un regard aux autres, puis sortit un vieux parchemin de sa poche. « Il y a un rituel pour refermer la brèche, mais on va devoir la traverser pour atteindre son cœur. On parle d'une dimension infernale, pleine de démons, d'illusions et de cauchemars. Je vais avoir besoin de chacun d'entre vous pour garder les choses sous contrôle. »
Un silence lourd s'installa. Carrie, qui n'avait pas encore pris la parole, serra les poings, essayant de réprimer ses peurs. Circé posa une main rassurante sur son épaule. « Nous y arriverons, Carrie. Tu es prête. »
Soudain, une brise glaciale parcourut la pièce, et l'atmosphère, déjà lourde, devint oppressante. Des murmures sinistres résonnèrent à travers l'église, comme si des voix invisibles prenaient forme dans l'air. Le groupe se retourna brusquement vers l'ombre projetée par les piliers de l'église. Là, une silhouette sombre émergea, imposante, avec des abeilles bourdonnant autour d'elle. Le crochet rouillé, emblématique, brillait faiblement dans la lumière vacillante des bougies.
Candyman venait d'apparaître, sans avertissement, et son regard brûlait d'une étrange détermination. « Vous vous préparez à affronter les ténèbres… Cela, je connais. Peut-être que je peux vous être utile. »
Un silence lourd suivit son apparition, et chacun sembla retenir son souffle. Carrie recula instinctivement d'un pas, se souvenant des histoires terrifiantes qu'elle avait entendues à propos de Candyman. Circé, cependant, resta impassible, son regard calculateur fixant l'esprit vengeur. Dracula, quant à lui, plissa légèrement les yeux, mais ne montra aucune surprise.
« Je t'attendais, » dit Dracula calmement, brisant le silence. « Je sais que tu cherches autre chose que la vengeance. Si tu es ici pour aider, nous t'acceptons. »
Constantine se contenta de hocher la tête, jetant un regard méfiant à Candyman. « T'as un timing impeccable, comme d'habitude. Mais si Dracula a confiance en toi, on te laisse une chance. Juste… évite de foutre le bordel. »
Ash, de son côté, pointa sa tronçonneuse vers Candyman, les yeux plissés. « Attends une minute… C'est quoi ce type ? Et c'est quoi son deal avec les abeilles ? On est censés lui faire confiance ? »
Constantine souffla de lassitude. « Tu veux vraiment discuter maintenant, Ash ? Parce que si on ne referme pas cette brèche rapidement, on aura bien plus que des abeilles à gérer. »
Ash se contenta de hausser les épaules, l'air un peu méfiant mais détendu. « Bon, tant qu'il coupe du démon avec nous, je suis d'accord. »
Le groupe, désormais au complet, échangea des regards avant de se préparer à entrer dans l'enfer dimensionnel qui les attendait.
Le groupe, désormais complet avec l'arrivée inattendue de Candyman, se préparait à franchir la brèche dimensionnelle créée par le Necronomicon. Les murmures incessants de la brèche, des échos de voix tordues et grotesques, rendaient l'atmosphère lourde et oppressante. Constantine, en tête, fixa les abysses qui s'ouvraient devant eux. D'un geste assuré, il sortit un parchemin ancien, récitant des incantations pour stabiliser la brèche et permettre au groupe d'y entrer en sécurité.
Ash, avec sa désinvolture habituelle, lança un dernier regard à ses compagnons avant d'entrer. « Les gars, si je me transforme en démon, vous avez la permission de me trancher en deux. Enfin, j'espère que ça n'arrivera pas, hein. » Il fit tournoyer sa tronçonneuse, prêt à l'action.
Avec un soupir, Constantine le suivit, laissant les autres pénétrer dans l'immense brèche sombre, où le ciel paraissait se tordre comme un voile maléfique. Circé et Dracula fermèrent la marche, Carrie juste derrière, toujours un peu nerveuse, mais déterminée. Candyman, quant à lui, resta silencieux, son crochet rouillé prêt à l'emploi.
L'entrée dans la dimension infernale fut un choc. Le groupe fut immédiatement plongé dans un paysage cauchemardesque, bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer. Le sol était une mosaïque d'ossements broyés, chaque pas produisant un craquement sinistre sous leurs pieds. Des éclairs rouges zébraient un ciel déchiré, un voile d'ombres et de sang qui semblait gémir à chaque éclat lumineux. Des cris déchirants retentissaient au loin, un mélange de douleur et de rire démoniaque, comme si les âmes torturées en cet endroit cherchaient à attirer de nouveaux captifs.
Ash, prenant tout cela avec son habituelle insouciance, leva sa tronçonneuse. « Eh bien, les amis, c'est pire que le pire camping auquel j'ai assisté. Quelqu'un veut allumer un feu de camp pour raconter des histoires d'horreur ? »
Constantine lui lança un regard sévère, avant de scruter l'horizon. « Concentre-toi, Ash. Ce n'est pas le moment de plaisanter. Cette dimension réagit à notre présence. Plus nous avançons, plus elle nous assaille de pièges et de monstres. »
D'un seul coup, des Deadites jaillirent des ombres, leurs visages déformés par des sourires grotesques, les bras tendus vers le groupe. Sans attendre, Ash activa sa tronçonneuse, tranchant net le premier démon qui osait l'approcher. Le son de la lame rugissant dans les chairs démoniaques fit écho à travers l'enfer.
« Allez, les affreux, venez goûter à ma douce tronçonneuse ! » hurla-t-il tout en décapitant un autre démon.
Non loin de lui, Dracula se déchaînait également, faisant appel à son Shadow Whip. Le fouet d'ombre se matérialisa dans sa main et, avec une précision millénaire, il tranchait les hordes de démons en un éclair, chaque coup les réduisant en morceaux avant qu'ils ne puissent l'approcher. Sa force vampirique surhumaine lui permettait de repousser les ennemis en un seul mouvement fluide.
« Ces créatures ne sont rien face aux véritables horreurs que j'ai affrontées, » murmura Dracula avec une froideur implacable, ses yeux rouges fixés sur le chaos environnant.
À côté de lui, Carrie se concentra, ses yeux devenant brillants alors que sa télékinésie se mettait en action. Elle leva ses bras, et immédiatement, plusieurs démons furent soulevés dans les airs, hurlant de terreur avant d'être violemment projetés contre des rochers ou écrasés sous leur propre poids.
Circé, quant à elle, érigea des barrières magiques pour protéger le groupe, traçant des runes lumineuses dans l'air avec des gestes élégants. Les démons qui tentaient de s'approcher furent instantanément repoussés par ces boucliers invisibles.
Cependant, c'était Candyman qui surprit le plus. Dans cette dimension où les ténèbres régnaient, son pouvoir semblait amplifié. Candyman s'avançait lentement mais sûrement, son crochet rouillé traînant légèrement au sol, émettant un bruit métallique sinistre. Un démon surgit pour l'attaquer, mais d'un mouvement vif, Candyman planta son crochet dans le torse de la créature. Des abeilles jaillirent de son corps, enroulant le démon dans un tourbillon de douleur, le dévorant vivant.
« Je connais votre douleur, » murmura Candyman d'une voix sourde. « Mais cela ne vous sauvera pas. »
Les démons reculèrent devant lui, comme s'ils ressentaient instinctivement la terreur qu'il incarnait. Avec une lenteur calculée, il continuait de marcher à travers cette armée infernale, son crochet transperçant chaque créature sur son chemin, tandis que les abeilles finissaient le travail.
Constantine, au centre de cette mêlée, utilisait ses sorts pour guider le groupe. Chaque incantation tracée dans l'air projetait des éclairs de lumière qui illuminaient brièvement leur chemin. Il sentait la brèche se rapprocher, mais il savait aussi que plus ils s'en approchaient, plus les attaques se multiplieraient.
« Il reste encore une longue route, » dit-il en essuyant son front couvert de sueur. « La brèche est plus loin. Nous devons rester concentrés. »
Carrie, malgré son air déterminé, sentait la pression monter. Elle voyait des illusions apparaître, des visages familiers dans le chaos — des images de son passé. Ses camarades de classe, sa mère… La dimension tentait de jouer avec ses peurs. Mais elle serra les poings et chassa ces visions. « Non. Plus jamais. »
Un autre groupe de Deadites apparut, mais cette fois-ci, ils étaient plus nombreux et plus agressifs. Dracula jeta un regard à ses compagnons. « Ensemble. Nous devons avancer ensemble. »
D'un mouvement coordonné, chacun se mit en place. Ash, toujours en tête, déchaînait sa tronçonneuse sur les démons. Dracula et Candyman, un duo improbable mais efficace, tranchèrent à travers la horde avec une précision mortelle, tandis que Circé et Carrie veillaient à la protection du groupe.
Le paysage infernal semblait s'étendre à perte de vue, un labyrinthe d'os, de flammes et de cris. Mais grâce à leur cohésion, ils avançaient, unis face à la terreur qui les entourait. Chaque membre du groupe se complétait, mêlant magie, force et détermination.
Alors qu'ils approchaient enfin du cœur de la dimension, où la brèche était la plus instable, Constantine s'arrêta. « C'est ici que tout se joue, » dit-il en fixant l'horizon où une énergie noire et tourbillonnante déformait la réalité elle-même.
e groupe s'approchait du cœur de la brèche dimensionnelle. Devant eux se dressait une entité monstrueuse, une abomination constituée de centaines d'âmes torturées. Son corps se tordait et se transformait sans cesse, prenant différentes formes, comme si les âmes qui la composaient luttaient pour en sortir. Des visages déformés par la souffrance émergeaient de sa masse, criant à l'aide, avant de disparaître à nouveau dans le tourbillon infernal. Sa voix n'était pas une seule, mais un chœur de murmures et de cris qui se mélangeaient dans un écho glaçant.
Entité : "Vous venez affronter l'inéluctable... Je suis le cauchemar incarné, la fusion de toutes les terreurs et de toutes les âmes condamnées."
Des éclairs parcouraient le ciel, illuminant par intermittence cette vision d'horreur. Le sol lui-même semblait trembler sous la puissance de la créature, et une onde de terreur émanait de sa forme, cherchant à envahir l'esprit de chacun des membres du groupe.
Candyman fut le premier à réagir. Il connaissait cette peur, cette terreur qui suintait de l'entité, car elle était un miroir de ce qu'il avait été. Il s'avança lentement, son crochet rouillé brillant dans la lumière tremblante des éclairs. Il sentait l'énergie noire se répercuter à travers la créature, cherchant à déstabiliser le groupe. Mais au lieu d'être effrayé, il utilisa cette peur à son avantage.
Candyman : "Tu penses me connaître, entité ? Tu n'es rien de plus qu'une collection d'ombres. Moi, je suis la peur incarnée... mais je peux aussi la contrôler."
D'un geste rapide, il planta son crochet dans la chair tourmentée de l'entité, sentant la résistance de l'énergie qui la maintenait en vie. Des abeilles bourdonnèrent autour de lui, se précipitant vers la plaie ouverte, envahissant l'entité et perturbant son lien avec le Necronomicon. Des cris de douleur résonnèrent à travers l'air lourd, l'entité vacillant légèrement sous l'assaut de Candyman.
Carrie, observant l'affaiblissement temporaire de la créature, leva les mains, son visage concentré, ses pouvoirs télékinétiques en action. Des morceaux du sol — ossements et roches — se soulevèrent soudainement, flottant dans les airs autour de la créature, avant de se précipiter vers elle, l'écrasant sous leur poids. La créature hurla, mais cela ne suffisait pas à l'arrêter.
Dracula, voyant l'occasion, s'avança à son tour. D'un geste, il invoqua sa Void Sword, une lame émettant une lumière glaciale, capable de drainer la vie de ses ennemis. Il s'élança avec une vitesse surhumaine, frappant avec précision les points vulnérables de l'entité. Chaque coup porté par la Void Sword affaiblissait l'entité, drainant une partie de son énergie vitale. Mais malgré les coups dévastateurs de Dracula, l'entité se régénérait presque instantanément, comme si chaque âme emprisonnée en elle lui redonnait force.
Circé, sentant la difficulté, joignit ses mains et commença à psalmodier des sorts anciens, traçant des runes dans l'air. Des barrières magiques se formèrent autour du groupe, les protégeant des vagues d'énergie noire qui émanaient de l'entité. Elle lança ensuite un sort plus complexe, destiné à perturber les défenses de la créature. Ses incantations émettaient une lumière dorée qui se heurtait aux ombres projetées par l'entité, affaiblissant ses pouvoirs magiques.
Ash, toujours aussi brut et efficace, fendait l'air avec sa tronçonneuse, se frayant un chemin à travers les démons mineurs qui tentaient de défendre l'entité. Il tirait des coups précis de son fusil à canon scié, réduisant en poussière tout démon assez stupide pour s'approcher de lui.
Ash : "Allez, grosse boule de terreur, je suis prêt pour toi ! Faut croire que tu n'es qu'un tas de chair sans cervelle, hein ?"
Il bondit avec sa tronçonneuse en direction de l'entité, coupant profondément dans ses chairs mouvantes. Le bruit de la tronçonneuse se mêlait aux cris de douleur des âmes piégées dans la créature, un son grotesque qui résonnait dans cette dimension infernale.
L'entité, sentant que sa force était diminuée par les attaques combinées, changea de stratégie. Elle envoya des vagues d'énergie chaotique pour repousser ses assaillants, mais Constantine, toujours en arrière, était prêt. Il lança un sort complexe, créant un bouclier autour de ses alliés pour les protéger de l'assaut. Avec précision, il traça des runes dans l'air, sa voix grave et concentrée, forçant l'entité à concentrer son énergie sur lui.
Constantine : "Tu crois que t'es invincible, hein ? Je parie que t'as un point faible. Elles en ont toutes un."
L'entité, affaiblie mais non vaincue, tenta une contre-attaque. Une tempête d'énergie noire se déchaîna, forçant Circé à renforcer ses boucliers, tandis que Carrie utilisait sa télékinésie pour maintenir l'entité en place. Dracula, toujours en avant, esquivait les assauts avec une fluidité surnaturelle, cherchant à frapper l'entité là où elle était la plus vulnérable.
Ash, à bout de souffle mais toujours provocateur, se tourna vers Constantine avec un sourire narquois. « Eh, London, t'as un plan ou c'est juste une soirée comme les autres pour toi ? »
Constantine, serrant les dents, répondit en jetant un regard déterminé vers l'entité. « On continue de l'affaiblir. Elle se nourrit de peur et de chaos, mais si on la force à utiliser toute son énergie, on pourra refermer la brèche. »
Le combat s'intensifiait, chaque membre du groupe donnant le meilleur de ses capacités. Candyman, ressentant l'épuisement de l'entité, continuait à attaquer, exploitant sa propre connexion à la peur pour perturber la créature. Les abeilles entouraient la créature, dévorant les ombres qui composaient son corps.
Le groupe, épuisé mais déterminé, comprit que la créature faiblissait. Mais il leur restait encore à refermer la brèche avant qu'elle ne trouve un moyen de se régénérer à nouveau.
Le combat contre l'entité atteignait son paroxysme. Ses cris déformés résonnaient dans l'atmosphère, mélange de souffrances et de peurs des âmes qu'elle retenait prisonnières. L'entité, sentant la pression des attaques combinées du groupe, réagit en libérant des vagues d'énergie ténébreuse qui déformaient la réalité autour d'eux. Des éclairs éclataient dans le ciel infernal, illuminant brièvement les visages tendus de Constantine, Dracula, Carrie, Circé, Ash, et Candyman.
Mais quelque chose changeait. L'entité, sentant sa survie menacée, adopta une nouvelle stratégie : elle se mit à se nourrir de la peur la plus profonde des membres du groupe. Carrie fut la première à ressentir l'impact. Devant elle, des visions de son passé traumatique réapparurent : la scène du bal de fin d'année, les rires cruels de ses camarades, le seau de sang qui se renversait sur elle. Ses pouvoirs, qu'elle contrôlait pourtant bien, commencèrent à vaciller, son esprit submergé par l'horreur de ses souvenirs.
Carrie : "Non... pas encore..."
Sa respiration s'accéléra, son regard se brouilla, et pendant un instant, elle faillit perdre le contrôle. Mais alors qu'elle vacillait, Circé, sentant le déséquilibre dans l'énergie de Carrie, s'approcha d'elle. Posant une main douce mais ferme sur son épaule, Circé murmura des mots de réconfort et de renforcement, canalisant un sort pour apaiser l'esprit de Carrie. Peu à peu, les visions s'estompèrent et Carrie retrouva sa concentration, ses pouvoirs à nouveau sous contrôle.
Candyman, de son côté, ressentait également l'impact de l'entité. Sa peur, autrefois sa force, devenait une arme contre lui. Des visions de son passé tragique défilaient devant ses yeux : le visage de son amour perdu, les hommes furieux qui l'avaient torturé et tué, les chaînes qui le retenaient alors que son corps était mutilé. Il ressentait à nouveau la douleur de son agonie, la rage de son injustice. Mais cette fois, quelque chose était différent.
Candyman : "C'est cela, n'est-ce pas ? Tu te nourris de ce qui m'a façonné, de ce que je suis devenu… un monstre créé par la peur."
Alors que l'entité se nourrissait de ces émotions sombres, Candyman se mit à comprendre. Il n'était pas si différent de cette créature. Ils étaient tous deux des incarnations de la peur, des manifestations de la terreur humaine. Mais là où l'entité ne connaissait que la destruction, Candyman commençait à entrevoir une autre voie, une lueur d'espoir, un chemin vers la rédemption. Son crochet scintillait faiblement à la lumière des éclairs, et il se rappela les paroles de Dracula, qui avait tenté de le convaincre que la vengeance ne pouvait être un remède à sa souffrance.
Candyman se tourna vers Dracula, et dans un échange de regards silencieux, Dracula comprit ce que Candyman s'apprêtait à faire. Dracula, qui avait lui-même trouvé la rédemption après des siècles de haine et de destruction, ressentit une étrange paix émanant de Candyman. Ce dernier savait que c'était son moment, que son sacrifice pouvait offrir une véritable libération, non seulement pour lui, mais pour les âmes piégées par l'entité.
Avec une détermination nouvelle, Candyman avança vers l'entité, son crochet scintillant plus intensément à mesure qu'il s'approchait du cœur de la créature. Le monstre, sentant le danger, tenta de se défendre, mais Candyman ignora les assauts, résolu à accomplir son ultime acte de rédemption. Il plongea son crochet rouillé profondément dans le cœur battant de l'entité, là où les âmes piégées étaient concentrées. Le sol se mit à trembler, et une explosion d'énergie chaotique secoua tout l'enfer dimensionnel.
Entité : "Non... impossible… Je suis l'incarnation de la peur !"
Candyman se tourna une dernière fois vers ses alliés, une expression mélancolique sur son visage, mais avec une paix qu'il n'avait jamais connue auparavant.
Candyman : "Il est temps de libérer ces âmes… et peut-être la mienne aussi."
Les cris des âmes piégées dans l'entité se firent plus forts, mais cette fois, ils n'étaient pas des hurlements de souffrance, mais des chants de libération. L'entité se tordait sous l'effet de l'attaque de Candyman, cherchant désespérément à se détacher de lui, mais Candyman ne la lâchait pas. Il serra son crochet plus fort, ancrant l'entité sur place, tandis que ses abeilles se déchaînaient autour de lui, infestant les ombres de l'entité, dévorant sa force.
Pendant ce temps, Circé, Dracula, et Carrie comprirent que c'était leur moment. Circé traça des runes complexes dans l'air, créant un sort pour refermer la brèche. Dracula, utilisant son Shadow Whip, renforça les liens magiques pour contenir l'énergie de l'entité, tandis que Carrie, rassemblant toute sa force télékinétique, commençait à sceller la dimension avec une concentration intense.
Mais le sacrifice de Candyman avait un prix. Alors que la brèche se refermait, il était inévitable que l'entité l'emporte avec elle. Il savait que cette bataille serait son dernier acte sur Terre. Dans ses derniers instants, alors que l'entité s'effondrait autour de lui, Candyman ressentit enfin une paix profonde. Il se souvenait de ce qu'il avait été : un homme, un artiste, un amoureux. Il voyait à nouveau le visage de la femme qu'il avait aimée, et cette fois, il savait qu'il allait la retrouver.
Dracula, sentant ce changement, ressentit au plus profond de son être que Candyman avait enfin trouvé la paix. Ce n'était pas une victoire tragique, mais une délivrance. Candyman, qui avait été une figure de vengeance et de terreur pendant tant de décennies, avait choisi la voie de la rédemption. Son sacrifice n'était pas un échec, mais un triomphe silencieux.
Dans un dernier éclat de lumière, Candyman et l'entité disparurent, emportés dans l'oubli. La brèche se referma, les ténèbres s'estompèrent, et le silence retomba sur l'enfer dimensionnel. Le groupe, fatigué mais victorieux, réalisa que la menace avait été éradiquée, mais qu'ils avaient aussi assisté à la rédemption d'une âme torturée.
Ash, regardant la scène, hocha la tête en signe de respect. « Eh bien, je suppose que même les esprits vengeurs peuvent faire un sacrifice héroïque… »
Constantine, toujours cynique, répondit en allumant une cigarette. « Ouais, enfin, ce n'est pas tous les jours qu'un tueur d'abeilles sauve le monde. »
Dracula, les yeux tournés vers l'endroit où Candyman avait disparu, resta silencieux, mais il savait que, d'une manière ou d'une autre, Candyman avait trouvé ce qu'il cherchait depuis tant d'années : la paix et l'amour.
Le groupe, épuisé mais déterminé, se prépara à quitter la dimension infernale. Ils savaient que ce n'était pas la fin de leurs combats, mais ce sacrifice avait allumé une lueur d'espoir, même dans les âmes les plus tourmentées.
De retour dans l'église abandonnée, le groupe émergea de la brèche dimensionnelle, épuisé mais victorieux. L'air, chargé de la lourdeur des événements récents, semblait plus léger maintenant que la menace avait disparu. Les ombres dansaient doucement autour des murs décrépis, et un calme étrange régnait dans la nef délabrée, contrastant avec le chaos de la bataille qui venait de s'achever.
Constantine fut le premier à rompre le silence, allumant une cigarette avec un geste désinvolte. Ses yeux fatigués scrutèrent le groupe, puis il s'inclina légèrement, marquant ainsi sa reconnaissance.
Constantine : « Eh bien, je ne pensais pas dire ça un jour, mais merci. Je ne suis pas sûr qu'on aurait pu refermer cette brèche sans vous… et sans lui. »
Ses mots étaient lourds de sens, faisant allusion à Candyman, qui s'était sacrifié pour la cause. Dracula, resté silencieux pendant un moment, hocha lentement la tête. Il jeta un dernier coup d'œil à l'endroit où Candyman avait disparu dans la dimension infernale.
Dracula : « Candyman a fait un choix. Ce n'était pas un monstre. Pas dans le fond. Il a trouvé sa rédemption dans son dernier acte. Il a enfin pu retrouver la paix qu'il cherchait depuis tant d'années. »
Circé, les bras croisés, acquiesça doucement. Elle avait toujours été pragmatique, voyant le monde sous un angle plus nuancé que la plupart. Elle savait que même dans les ténèbres les plus profondes, une étincelle de lumière pouvait subsister.
Circé : « Il avait encore de l'humanité en lui, malgré ce qu'il était devenu. La rédemption n'est jamais impossible, même pour les âmes les plus torturées. »
Carrie, qui avait été témoin de la transformation de Candyman, resta silencieuse. Elle était en proie à ses propres réflexions, ayant elle-même vécu avec les démons de son passé. Ce sacrifice héroïque résonnait en elle, rappelant qu'elle aussi avait été autrefois sur le fil du rasoir, prête à sombrer dans la haine. Elle se rapprocha de Dracula, cherchant un réconfort silencieux dans sa présence.
Carrie : « Est-ce que… tout le monde a une chance de trouver la paix ? Même ceux qui ont commis des choses horribles ? »
Dracula la regarda, ses yeux montrant une compréhension profonde. Lui-même avait traversé des siècles de souffrance, de vengeance, et de solitude avant de trouver enfin un semblant de rédemption.
Dracula : « Oui, Carrie. Chacun a cette chance. Ce n'est jamais facile, et certains prennent des chemins tortueux pour y arriver, mais la possibilité existe toujours. Candyman nous l'a prouvé aujourd'hui. »
Ash, fidèle à lui-même, ne put s'empêcher de lancer une réplique sarcastique pour alléger l'atmosphère.
Ash : « Ouais, et qui aurait cru que je verrais un jour un tueur d'abeilles se sacrifier pour sauver la planète ? Je vous l'avais dit, baby, c'est toujours les plus improbables qui finissent par faire les trucs héroïques. »
Cela arracha un sourire à Constantine, qui tira une longue bouffée de sa cigarette avant de la laisser se consumer.
Constantine : « Je ne dirais pas mieux, Ash. Mais, malgré tout, il l'a fait. Il nous a tous surpris. »
Le groupe, bien que fatigué, se sentait lié d'une manière nouvelle, marquée par cette aventure. Chacun avait joué son rôle, utilisant ses talents pour empêcher une catastrophe. Candyman, qui avait d'abord suscité la méfiance, avait prouvé que même les êtres les plus sombres pouvaient choisir de se racheter, d'une manière ou d'une autre.
Dracula, en particulier, semblait contempler cette réalité avec une certaine gravité. Il se tourna vers Circé et Carrie, et, d'une voix plus douce, conclut leurs réflexions.
Dracula : « Les ténèbres nous entourent tous, et certains s'y perdent. Mais aujourd'hui, nous avons vu que même dans ces profondeurs, la lumière peut percer. La rédemption existe, même pour ceux que l'on croit perdus. »
Le silence retomba sur le groupe. Carrie, plus confiante qu'avant, savait maintenant qu'elle avait un chemin à parcourir, mais que ce chemin n'était pas voué à l'obscurité. Elle avait vu la possibilité de paix, même dans les recoins les plus sombres du monde.
Finalement, chacun se prépara à reprendre sa route. Constantine, toujours avec son air désinvolte, fit un dernier signe de tête.
Constantine : « Bon, vous savez où me trouver si jamais une autre brèche démoniaque décide de s'ouvrir. »
Ash : « Ne t'en fais pas, je ne suis jamais bien loin des ennuis. »
Dracula, Circé, et Carrie se préparèrent à retourner à Ponza. Ils savaient que leur propre lutte n'était pas terminée, que d'autres forces obscures attendaient dans l'ombre. Mais ce qu'ils avaient vécu aujourd'hui leur avait rappelé une vérité fondamentale : chaque âme, même la plus tourmentée, pouvait trouver un chemin vers la paix.
En quittant l'église, ils laissaient derrière eux non seulement une victoire contre les forces du Necronomicon, mais aussi la preuve que même les ténèbres les plus profondes peuvent offrir une chance de rédemption.
