Bonjour, bonsoir mes petits chats ^^ !

Éliminons l'éliminable de suite : la chapelle Sixtine, c'est décevant, Rome c'est une pente perpétuelle et des sonorités belles à crever. La Galerie Borghese est une TUERIE qui m'a donné envie de dessiner du fanart mythologique (si vous passez à Rome et que vous aimez l'art, c'est un impératif) et j'ai eu un coup de chance, mais la chance de bâtarde, de visiter la Basilique Saint Pierre quasi vide (Me suis sentie comme une voleuse, à faire seulement 10min de file alors que des gens attendent 2h quotidiennement pour y entrer). Et c'est le plus beau bâtiment que j'ai jamais eu la chance de visiter.

Bon. Le difficile maintenant.

God.

Un plan à quatre. Avec deux loups-garous….

COMMENT DIRE ? Je crois que j'aurais été moins stressée et emmerdée si l'on m'avait demandé de réparer le réseau d'eau potable de ma ville, au pied levé. Mais ayant décidé dans ma vie de jouer tout, sauf la simplicité, j'ai dû me dépatouiller XD.

J'espère donc que ce chapitre sera fun pour vous, sans trop de longueur ni d'incompréhension ! Il m'a vraiment challengé et j'ai fait de mon mieux pour le peaufiner au maximum ! Je suis, comme toujours, preneuse de toutes vos remarques et avis pour espérer améliorer cette première expérience d'écriture de plan à 4. Et vu que j'ai mit du temps à écrire, je n'ai pas résisté au fait d'attendre deux jours de plus, pour publier LE chapitre pour lequel j'ai commencé cette fic... le 17 mai 2024.

Soit pile deux ans après que j'ai commencé Tie the Knot.

Deux ans, c'est titanesque et je le mesure d'autant plus qu'il y a des gens qui suivent cette fic depuis le début. C'est une chance incroyable et un honneur monstrueux (wink wink, comme on dit). Merci infiniment à vous, qui êtes là depuis le début, à tous-tes celleux qui sont arrivé-es en cours de route, à mes Lecteurs et Lectrices de l'Ombre, merci de vous accrocher et de suivre mes conneries. Vivre cette fic avec vous est une sacrée partie de plaisir ^^.

SUR CE :

Bonne lecture mes petits chats ^^ !


Chapitre 18 : « Ô mon irascible amour. »

Chaleur à mourir, littéralement. La température d'Eijirô valait un sauna, celle de Kacchan, un désert. Accentuée encore par son souffle brûlant contre la joue d'Izuku, en respirations hachées d'envie où le vert entendit très clairement l'effet que son odeur avait sur le blond, qui acheva de carboniser leurs nerfs en inscrivant un gémissement au creux des taches de rousseur.

« Att... »

Sa voix s'étouffa dans la fourrure, anéantie par la manière dont Kacchan se pressa contre lui. Sur son propre corps encore électrisé du plaisir né de la langue d'Eijirô, c'était une torture. Il sentait son esquisse d'orgasme s'attarder sur sa peau, exacerbant le moindre toucher d'une envie dévorante et quasi désespérée de supplier pour que le contact s'éternise. Ou s'approfondisse, au choix.

Au lieu de ça, la masse de Kacchan se contenta de le maintenir le plus possible immobile, visiblement trop empressé de sniffer son odeur pour tolérer le moindre mouvement de sa part. Et comme il n'y avait pas énormément de moyen de bouger le poids magistral de son meilleur ami, Izuku serra les dents pour ne pas se tortiller de frustration ou de chatouille quand le museau de Kacchan effleurait son visage. Juste le bout de la truffe d'ailleurs, puisqu'il avait ôté sa patte de sa gorge comme s'il s'y était brûlé, avec une maîtrise de soi impossible, si délicat dans son exploration d'Izuku. Si celui-ci ne se trompait pas, la retenue dont faisait preuve Kacchan tenait autant de son inexpérience de loup avec un corps aussi différent du sien que celui d'un humain, que de sa peur absolue de lui faire mal. Une analyse proche de la vérité, sans doute, mais à laquelle il fallait rajouter la sensibilité tactile du blond, exacerbée. Celle-là même qui maintenait une prudente, mais relative distance entre leurs corps, particulièrement au niveau de ses hanches. Prudente, certes, mais surtout frustrante.

« Kaccha, tu veux bien... » tenta de proposer Izuku, histoire de tâter le terrain et reprit derechef par un grondement agacé. Bien trop proche de son crâne pour qu'il réessaie. De toute façon, sans ses appareils auditifs et sans pouvoir lire les lèvres, la seule chose que le blond devait percevoir était une bouillie de vibration, assourdie encore plus par son esprit canin.

En dépit de son impatience monstrueuse, il s'efforça donc de rester immobile et de laisser Kacchan explorer à sa guise, là où il se sentait à l'aise. Il n'aurait eu aucun mal à arrêter Eijirô d'un cri en cas de problème, pour le blond, il préférait ne pas prendre le pari, ce canapé avait vu assez de sang pour ça. Même s'il lui fallait s'avouer que l'idée fort tentante de faire perdre son contrôle de soi à Kacchan était suffisamment excitante pour faire tressaillir son érection, rien qu'à l'imaginer. Un mouvement involontaire, impossible à manquer, aussi collé qu'il l'était à Kacchan et avec son museau quelque part dans ses boucles. Lequel se fourra sur sa tempe avec un son presque désespéré que la langue immense déposa sur sa joue, léchée avec une gourmandise telle qu'Izuku ne put s'empêcher de refermer ses mains sur la fourrure, incapable de s'empêcher de frissonner.

Les crocs suivirent sa pommette un instant, avant de dégringoler sa mâchoire jusqu'à son menton, mordillé un instant, et puis la patience de Kacchan faillit finir aux orties, à en croire la langue qu'il précipita le long de la sienne. Sans grande délicatesse cette fois, juste l'envie de radier complètement la respiration d'Izuku de la planète et aucune hésitation dans son geste, accompagné d'un grondement léger. Si léger qu'il vibra une seconde, avant de s'enfoncer là où Izuku posa ses doigts par réflexe, sur le torse du loup. La fourrure semblait sculptée de chaleur contre sa peau, rajoutant dix degrés supplémentaire au désir dans ses reins et un léger tournis sur sa conception de l'espace.

Comme si cela ne suffisait pas, les crocs de Kacchan s'amusèrent à déposer une douleur presque trop douce pour être supportable sur sa langue, tendant un peu plus ses nerfs d'impatience et lorsque la salive brûlante de son meilleur ami lui coula dans la gorge, il perdit pied. Vu que ni son corps, ni son instinct de survie n'avaient encore compris l'inutilité d'une réaction pareille, il sentit malgré lui un réflexe lui ouvrir un peu plus la bouche dans l'espoir d'inspirer un peu d'air frais. Au lieu de ça, la seule chose qu'il arriva à faire fut de s'étouffer à moitié, avec un hoquet misérable et presque suppliant, dont l'effet fut immédiat. La masse de Kacchan s'abaissa plus encore sur lui, à deux doigts de l'étouffer proprement et le geignement du blond tout comme son roulement de hanche était proprement divin.

« À ce point ? »

Il n'espérait pas de réponse et fut tout de même surpris d'entendre un bref reniflement agacé en retour. Dans le même temps, Izuku confirma mentalement toutes ses théories – la frustration qui amplifiait la sensibilité tactile, l'inexpérience le rendant dangereusement tendu – et rattrapa l'esquisse de sourire qui faillit lui échapper malgré lui. Là, y'avait moyen de s'amuser. À dessein, il laissa un gémissement mourir entre eux, ravi de sentir le loup se tendre. Un battement de cœur d'immobilité seulement, le temps de contenir le son qu'Izuku perçut plus par la vibration contre son torse que par son ouïe, et puis Kacchan abandonna ses lèvres, calant subitement sa mâchoire contre sa clavicule, la ligne de sa dentition égratignant la peau sans percer. En dépit du spasme dans les muscles qui criait à l'envie folle furieuse de mordre, le loup se contenta de repousser d'un coup de truffe son menton pour se dégager davantage le chemin.

« Eij, je vais te... » s'écria tout à coup Kam sur leur droite, assourdi, et Izuku jeta un coup d'œil par pure curiosité.

De l'autre côté de la patte immense qui lui cachait la vue, Izuku vola la vision d'une mèche platine particulièrement rebiquée, amusante d'incongruité dans les draps froissés et la pénombre, sans réussir à en voir plus. Le mélange de couinement de surprise et ronchonnement aussi faux que ses propres protestations lui indiqua cependant que Kam venait sans doute de se voir débarrasser de son t-shirt. Et qu'Eij n'avait pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. L'instant d'après, les crocs de Kacchan coincèrent son souffle et toute capacité d'analyse dans sa gorge en s'y enfonçant, avec une lenteur désespérante. Histoire de laisser tout le temps nécessaire à chaque millimètre d'ivoire poinçonnant la chair d'y inscrire la juste dose de douleur pour qu'Izuku se mette à haleter.

Qualifier la morsure de délicate aurait été une gageure, mais agrémentée des griffes de Kacchan sur ses hanches où elles ne faisaient que le maintenir avec une avidité évidente, elle se teintait irrémédiablement de plaisir. Et d'un léger, ô si léger, mais si entêtant désir d'un tout petit peu plus de violence.

Sans crier gare, Izuku remonta ses mains jusqu'à la nuque du loup, y saisit une pleine poignée de fourrure qu'il utilisa pour projeter plus encore les mâchoires du blond contre sa peau. Ravi de sentir les griffes mordre sa chair en même temps qu'un grondement appréciateur s'enfouissait au creux de sa gorge, tatoué dans sa chair par les crocs qu'il savait désormais largement tâchés de sang.

Le grondement approbateur d'Eijirô était trop diffus pour qu'il puisse le prendre comme une validation de la morsure, mais la brève odeur métallique de son sang tira une exclamation de surprise à Kam :

« Hey doucement Katsuki ! » siffla-t-il, adorablement inquiet en dépit du coup de truffe qu'Eijirô lui fila dans le creux de la cuisse pour tenter de reporter son attention sur l'action en cours – en vain. Du coin de l'œil, Izuku vit son amoureux rabattre les oreilles en arrières d'agacement et dans la foulée, lécher de toute la longueur de sa prodigieuse langue l'érection de Kam.

Le glapissement de surprise mêlée de plaisir qui échappa à celui-ci surprit tout le monde, lui le premier, puisqu'il enfouit son visage dans ses mains avec un brin de désespoir. Embarrassé au possible par sa posture et l'empressement d'Eij à explorer chaque recoin de sa peau. Comme d'ordinaire et en dépit de son audition qui n'avait dû lui laisser entendre qu'une version amoindrie de la voix de son homme, Kacchan ne fut d'aucune aide : le blond se mit à rire doucement, et dans une tentative héroïque, Izuku glissa une diversion d'une voix bien trop sonore pour la distance entre eux : :

« C'est gentil de t'inquiéter, vraiment, mais il n'y a pas de mal ! Et ça me va bien comme ça ! »

Pas convaincu, son meilleur ami entrouvrit les doigts pour évaluer les dégâts effectifs qu'il pouvait voir sur la peau d'Izuku, encore entre les crocs de son mec, les traces de sang déjà ôtées par sa langue. Et l'air proprement ravi d'Izuku, que chaque coup de langue électrisait un peu plus d'envie, particulièrement quand il y sentait un raclement de crocs, tant le mouvement était appuyé.

« T'es… vraiment un pervers, tu le sais ça ? » ronchonna Kam, incapable de voir le sourire qu'Izuku enfouit de toute façon dans la fourrure hérissée que Kacchan pressait contre sa joue, dans sa volonté à ne pas laisser le moindre centimètre de gorge échapper à sa langue. Par pur désir de revanche, le vert jeta un coup d'œil vers son fiancé, indubitablement en train de s'amuser comme un fou, pour adresser un haussement de sourcil narquois à l'attention de Kam :

« Et c'est le type à deux doigts de se faire sucer par un loup-garou qui me dit ça ? »

La manière dont le teint de Kam vira écarlate était magique, assez pour qu'il explose de rire, sans s'occuper du mécontentement très audible de Kacchan face à son agitation. Et le rire sous forme de grondement d'Eijirô ponctua le chemin que la langue du blond traça sur sa peau, piquante de salive là où le sang sourdait. Un dosage exquis, qu'il oublia immédiatement parce que son t-shirt venait de se voir retrousser par quelque chose d'incongrûment, monstrueusement imposante, un truc qui n'avait anatomiquement rien à faire là, à part...

« C'est... » commença Izuku, avant qu'un mouvement de hanche bien placé de Kacchan réponde de la manière la plus éloquente possible à sa question, en le pressant malencontreusement contre lui pour

Oh.

Oh.

Il comprit instantanément la résolution de Kam de ne surtout pas commencer avec Kacchan sous forme de loup, parce que là, la queue qu'il sentait s'enfoncer contre son ventre était absolument trop large pour être plausible. Et pourtant, Eijirô en loup n'était pas frêle, de ce côté-là, et ils avaient assez profité de la chose pour qu'il sache très bien que son propre corps était surprenant d'adaptation, et entraîné, pour le coup, mais ça ? Il avait un sérieux doute sur le fait que ça rentrait. Un doute sérieusement affreux, même.

Absolument pas intéressé par ses réflexions relevant plus de l'instinct de survie que de la curiosité, Kacchan réitéra son mouvement, visiblement fort intéressé par la sensation de sa queue contre le vêtement, et ronronna presque.

Aussi adorable paraissait-il avec son expression ravie, la taille de son érection était en train d'enfoncer une sacrée épine d'angoisse dans les nerfs d'Izuku, qui dût maîtriser sa respiration avant d'y piocher le courage d'ajouter ses mains sur la queue de Kacchan. Oh lord. Erreur fatale, de débutant, presque : le blond gémit bruyamment, enfonçant son érection contre la friction des doigts d'Izuku avec tant de force qu'un élan de douleur traversa le dos de ce dernier. S'il ne finissait pas la nuit – matinée, plutôt — avec une fracture, il devrait s'estimer sacrément chanceux.

Son meilleur ami ne lui autorisa pas même une seconde de plus pour analyser mentalement la meilleure manière d'apprivoiser ce qu'il avait entre les mains, car Kacchan s'écarta sans prendre la peine de prévenir, une patte directement sous Izuku pour le décoller du canapé. Décidément impatient.

« Heu… du lubrifiant, peut-être ? »

Kacchan pencha la tête sur le côté, dans une mimique d'incompréhension qui se passait de traduction et qui rappela à Izuku qu'effectivement, il n'avait plus ses appareils auditifs. Il réitéra en signant, son appréhension montant d'un cran devant la réponse, un simple retroussement agacé sur un museau que Kacchan baissa aussitôt vers son entrejambe. Loin des tortures raffinées qu'Eijirô avait élevé au rang de chef-d'œuvre, la langue de Kacchan ne s'embarrassa d'aucune fioriture. Il lécha simplement l'érection d'Izuku en un mouvement si appuyé que les jambes de ce dernier tressaillirent, avant de laisser une quantité phénoménale de salive dégouliner d'entre ses crocs. Fronçant le nez, Izuku la sentit couler lentement sur sa peau, suivant la courbe naturelle et la gravité pour rejoindre celle qu'Eijirô avait laissée, englissantsa langue en lui.

« Ça va sécher, de la salive... » ronchonna-t-il, plus pour se donner contenance qu'autre chose vu que Kacchan ne pouvait pas réellement l'entendre. Et que même s'il avait pu l'entendre, il ne l'aurait certainement pas écouté, pas avec l'empressement ravi avec lequel il écrasa un peu plus Izuku.

Résigné, celui-ci inspira profondément, les doigts entortillés dans la fourrure raide sur l'échine de Kacchan dans le but d'y diffuser son angoisse. Plutôt efficace, d'ordinaire, comme technique, mais pas dans le laps de temps ridiculement court que Kacchan mit pour le soulever légèrement et commencer à s'enfoncer en lui, dans un mouvement d'une fluidité étrange. Presque trop instinctive pour paraître réelle.

En dépit de la dévotion toute Eijirienne que son amoureux avait consacré à le préparer, en dépit de la salive de ce dernier encore traînant sur sa peau et celle que Kacchan venait de rajouter, en dépit de son expérience et de ses « entraînements », Izuku faillit japper de douleur. La pression de la queue de Kacchan sur son corps menaça faire plier celui-ci, et seul le frottement de sa propre excitation contre le bas-ventre du blond l'empêcha de fuir. La piqûre de plaisir qui en résultat le fit déglutir contre les poils, expirer aussi lentement que ses muscles martyrisés de sensation le lui permettaient et laisser Kacchan assurer sa prise sur sa hanche avec une délicatesse toujours aussi mignonne, comme s'il craignait de le griffer. Ridicule, alors que sa morsure lançait encore la gorge d'Izuku de douleur.

Mais le gémissement de mal-être, étrangement, échappa à Kacchan. Un truc aigu qui fronça les sourcils d'Izuku à l'idée d'un éventuel problème et il tenta un « Kacchan ? », sans réponse. Il voulut tempérer un peu en se redressant, ne serait-ce que le temps de vérifier si tout allait bien, immédiatement empêché par un nouveau gémissement et les griffes de Kacchan faillirent couper sa peau, sur sa hanche. Pire, la poigne du blond le rapprocha plus encore, abaissant davantage ses hanches contre lui et le centimètre d'érection qu'il enfouit brusquement en Izuku lui noua la gorge.

« Ka... » mais le reste ne passa jamais ses lèvres alors que l'expression perdue de son meilleur ami l'anéantissait, au-dessus de lui.

Abruti de plaisir, comme s'il s'enfonçait dans une chaleur bien trop étroite et trop stimulante pour y résister et dans un éclair de lucidité, Izuku réalisa la justesse de son observation. Il était bien trop étroit et stimulant pour Kacchan. Son organisme, pourtant incroyable de capacité pour arriver à encaisser un truc pareil, n'avait toutefois pas d'autre possibilité physique que d'exercer une sacrée pression sur l'excitation du loup, ce qui devait forcément donner comme résultat une surcharge de plaisir à hurler. Que Kacchan arrive encore à se maîtriser était un miracle. Et la tension, perceptible rien qu'à l'infime tremblement dans la ligne de sa fourrure, continuait d'infuser le sourd grondement d'un flou sexy à souhait.

Bien évidemment, la réalisation hérissa le dos d'Izuku de plaisir, contractant involontairement son corps et l'effet naturel de cette contracture lui imprima un peu plus encore au fer rouge le moindre centimètre de la queue de Kacchan s'enfonçant en lui. Pour le coup, une douleur de mauvais aloi le fit gémir, crispant ses doigts sur les pattes dans un réflexe de fuite absolument ridicule vu le poids de Kacchan. Il avait la sensation que son corps se brisait face à l'intrusion trop importante, à la limite du tolérable, qu'il n'allait pas réussir à rattraper assez de maîtrise de soi pour lisser la tension de ses muscles.

Avec une très subtile plainte d'inquiétude, Kacchan réussit l'exploit de s'immobiliser juste un peu, le temps de déposer une lichette sur sa bouche entrouverte en guise d'excuse. Profitant de l'opportunité de souffler, et surtout de laisser à son corps une poignée de secondes supplémentaires pour s'habituer, Izuku remonta ses mains jusqu'aux mâchoires de Kacchan, lécha sa langue en savourant la manière dont le loup frissonna contre lui. Ravi de sentir l'enthousiasme habituel de son meilleur ami ravager sa bouche, incapable de s'empêcher de recommencer à bouger dans la foulée.

Avec une lenteur désespérante, au diapason de la quasi-absence d'ampleur de ses coups de reins qu'Izuku était certain de percevoir uniquement parce qu'il était collé à lui, Kacchan le prit sans jamais abandonner sa prise sur ses hanches. Millimètre par millimètre. Un rythme prudent à l'extrême qui laissa tout loisir à son corps d'encaisser la queue du blond, tandis que son cœur était en train de mourir sous la chaleur de Kacchan, sous la douceur avec laquelle il continuait de déposer des baisers éclairs sur ses gémissements. Guère aidé par les bruits indécents qu'il percevait, du côté d'Eijirô et de Kam, dont les propres plaintes de plaisir auraient sans doute fait jouir Kacchan sur le champ s'il avait pu les entendre. Et qui échauffaient le sang d'Izuku avec une vitesse radicalement plus vive que les mouvements de hanches du blond, d'autant plus que sans voir la scène, les sons prenaient une ampleur démesurée. La manière dont il pouvait entendre Kam se mordre les lèvres dans son plaisir, par fausse pudeur, était absolument renversante.

Dix ans de sa vie pour tourner la tête et mater sans honte aucune. Dix ans qu'il n'avait pas, la masse de Kacchan écrasant tout et pour gérer l'envie innommable en train de saturer ses sens, il referma les doigts sur la mâchoire du blond. Et se vit rabrouer d'un sec grondement quand il tenta de lui ouvrir davantage la bouche, avec un recul trop peu important pour qu'Izuku se décourage réellement :

« Laisse… Laisse-moi faire... » signa-t-il d'une main, sans réussir à convaincre le loup qui claqua des mâchoires en face de lui, et il profita du mouvement pour faufiler ses doigts entre les crocs monstrueux, certain que Kacchan n'oserait plus bouger d'un centimètre dans la peur de le blesser. Il en aurait souri, de la justesse de sa prédiction, mais avant que son meilleur ami se ressaisisse, il l'attira à lui, s'amusa à lécher les crocs en question dans un mouvement d'une lenteur obscène.

Visiblement, ce geste avait le don d'exciter de manière disproportionnelle tout loup-garou, vu la plainte qu'Izuku eut le plaisir de tirer à Kacchan, divine. Son souffle se crispa sous l'excitation que ce simple son charriait et subitement, un éclair de plaisir irradia ses nerfs de l'entrain délicieusement plus prononcé que Kacchan déploya dans son coup de rein, malheureusement unique.

« Recommence... » murmura Izuku au creux de sa gueule, certain que la supplique dans sa voix serait suffisante pour faire plier Kacchan. Mais que ce dernier n'ait pas réussi à comprendre ou qu'il ait encore trop peur pour vraiment se lâcher, il ignora royalement la demande – et le grognement agacé d'Izuku.

« Tu vas pas me dire… qu'il… qu'il faut que je t'encourage ? » cafouilla ce dernier, difficilement concentré avec l'implacable lenteur des mouvements du blond, dont chaque geste l'enfonçait de dix centimètres dans les draps. Dix centimètres de plaisir retenu, adorables de gentillesse, mais assez frustrants pour sévèrement effilocher sa prudence, à deux doigts de supplier pour accélérer le rythme alors qu'il savait fort bien son corps pas assez habitué. Il aurait dû remercier à genoux tous les dieux existants que Kacchan ait encore assez de lucidité, ou de soin, pour ne pas le blesser en prenant tout son temps, sans réussir à grappiller la miette de raison nécessaire pour être reconnaissant.

À la place, il glissa son mollet contre la cuisse de Kacchan, la crocheta de sorte à s'offrir un appui suffisant et, profitant allégrement de la distraction de son meilleur ami, cala un roulement de hanche sur l'un des siens. Son mouvement ajouta une ampleur bienheureuse à la friction de l'érection en lui, qui zébra les reins d'Izuku d'une décharge de plaisir à hurler. Par respect pour la sensibilité du loup, il tenta de contenir le son en se mordant la lèvre, ne réussit qu'à gémir désespérément à même la fourrure de Kacchan, dont le corps se tendit.

Izuku sentit clairement l'instant précis où retenue et délicatesse passèrent par la fenêtre. Il aurait été relativement difficile de le manquer, d'ailleurs, vu la brusquerie avec laquelle Kacchan se renfonça en lui, en prenant soin de vider tout air de ses poumons au passage. Naturellement, la position ne permettait ni grande ampleur, ni grand mouvement et son couinement de frustration se perdit dans les boucles d'Izuku, souffle brûlant contre sa peau alors que celui-ci peinait à ravaler un gémissement qui aurait penché vers le sanglot. Et ça lui échappa dans la foulée :

« Encore, s'il te plaît... »

Le loup se redressa, emportant dix degrés avec lui et l'air à température normale, somme toute, sembla glacé à Izuku une fois la chaleur de la fourrure disparue. Avec amusement, il vit Kacchan prendre le temps de le détailler, de son expression sans nul doute défaite de plaisir à son entrejambe, descendant encore plus son regard là où il s'enfonçait en lui, avec un rictus appréciateur.

« Ça te rappelle des trucs, Kacchan ? » taquina Izuku, et s'il avait eu le moindre doute sur la compréhension qu'avait son meilleur ami en loup du langage des signes, ceux-ci auraient été dissipé dans le sourire canaille que lui adressa le blond.

Avec un aller-retour décidé des oreilles, le loup se retira délicatement en faisant taire la plainte agacée du vert d'un reniflement. Sa patte se faufila contre le drap, sous les reins d'Izuku et sans hésitation, celui-ci se vit retourner sur le ventre avec une délicatesse proche du néant, écrasé derechef par la chaleur de Kacchan. À peine eut-il le temps de réaliser que ce dernier lui remontait une jambe pour faciliter la position qu'il sentit la queue du blond se frotter contre son cul, une fois, une seule, puis Kacchan le reprit avec un soupir de plaisir.

Pour le coup, l'ampleur du mouvement lui coupa le souffle, à jamais perdu dans le plaisir insensé de cette queue en train de lui ravager les reins, rien de moins. Dans un espoir désespéré d'empêcher un cri de se former dans le nœud de sa gorge, Izuku s'agrippa au drap, enfouit son visage dans le tissu avec un halètement. Le second coup de rein de Kacchan l'obligea à se mordre la lèvre pour ne pas hurler pour de bon, avec la sensation que la luxure pure née de la queue du loup allait se graver à jamais dans ses nerfs. Particulièrement avec la texture rêche du drap contre son érection, râpant sa peau d'une lampée supplémentaire de plaisir. Comme si la queue de Kacchan en lui ne suffisait pas.

L'orgasme lui mordit les reins et conscient qu'il ne pourrait rien faire pour retarder ce dernier, pas avec l'implacable maestria avec laquelle Kacchan le prenait, un gémissement désespéré ponctua l'éraillement de sa voix. C'était presque injuste, de n'avoir droit à ça qu'une poignée de minutes ! Putain de dégueulasse d'avoir une endurance physique qui ne tiendrait jamais la distance en comparaison de celle d'un loup-garou, surtout d'un loup-garou capable de s'aider de son hypersensibilité pour s'amuser à le ravager et… Ah. Ça, ça fonctionnait dans les deux sens.

Puisque le t-shirt empêchait le blond d'être complètement submergé de sensations, Izuku lâcha le drap en notant au passage les dégâts qu'ils y avaient faits et attrapa le plus proche poignet de Kacchan. Usant d'une pointe de son alter, il lui souleva la patte du canapé sans s'occuper de la perte d'équilibre du loup-garou, ni du sec jappement de colère de celui-ci. Et amena les griffes de Kacchan à lui, refermant de lui-même la paume du blond sur sa gorge à l'instant même où un cri s'en échappait, la faute au coup de rein prodigieusement vicieux de Kacchan. La vibration de son plaisir se répercuta immédiatement sur le blond, qui se courba au-dessus d'Izuku, crocs découverts contre sa peau et plainte de plaisir. Un truc qui faillit perdre Izuku presque plus efficacement que la manière dont les griffes de Kacchan se contractèrent, sur sa gorge, bloquant sa respiration d'une unique pression.

Le manque d'air, la chaleur, le mouvement de Kacchan qui envoya sa queue martyriser plus encore ses reins, le plaisir fait son au creux de sa peau, tout s'amalgama d'un coup en tension dans ses nerfs. Crispant plus encore les battements de son cœur sur l'implacable lame de plaisir, trop rapide et trop lente en même temps, remontant le long de son ventre en broyant tout au passage. Il n'eut pas le temps, encore moins la présence d'esprit, de prévenir Kacchan que son orgasme effilocha sa conscience. À l'image d'un coup de feu qui aurait résonné dans le moindre de ses atomes, le plaisir le noya d'un coup, avec un cri rauque contre le drap. Les griffes du loup lui firent mal à force de le serrer, comme si Kacchan ne pouvait tolérer le moindre espace entre eux, entre sa peau et le plaisir d'Izuku, embrumant davantage encore ce dernier. Sans jamais cesser de le baiser.

Le corps électrisé d'un reste de plaisir fade, en comparaison de son orgasme, Izuku releva la tête pour happer un peu d'air, retrouva immédiatement le goût de caramel sur sa langue quand Kacchan y lécha la sienne. Un geste âpre, rugueux sans être dépourvu de tendresse. Il mordilla l'immense langue pour s'amuser, pouffant en sentant son meilleur ami lui foutre un coup de truffe offensé. Son sourire effacé sitôt qu'il sentit la patte sur sa gorge abandonner sa prise et se refermer sur sa hanche, redressant celle-ci dans un geste qu'il avait déjà bien assez senti Eijirô faire pour en ignorer l'utilité.

« Kacchan, non... » grommela Izuku sans grande conviction, bien trop tard et bien trop inutilement. Comme s'il existait dans l'univers un truc capable d'empêcher un loup-garou, dans cette situation, de faire exactement ce qui lui plaisait de faire. Et présentement, ce qui plaisait de faire à Kacchan, c'était de ne pas laisser un seul millimètre de sa queue hors de l'humain épinglé sous lui.

À l'image des proportions impressionnantes de son érection, le nœud qu'il glissa en Izuku arracha à celui-ci un son où le plaisir se mêlait de douleur, devançant à peine la sensation suffocante de pression ne brûle ses reins. Bouche ouverte sur un cri silencieux, il eut l'impression que Kacchan imprimait son plaisir à même son âme, en une luxure atroce d'intensité. Forcément, son corps se tendit, tenta de résister à cette sur-stimulation qui frôlait la souffrance, tant elle incendiait nerfs et bas-ventre, et le loup-garou gronda derechef.

Son orgasme écrabouilla Izuku dans le matelas du canapé avec assez de force pour qu'il soit persuadé que sa silhouette resterait là pendant des mois. Dans un réflexe de plaisir, Kacchan lui mordit l'épaule à le faire saigner, indifférent au gémissement de douleur qui en résultat comme à la main qu'Izuku referma sur son museau dans l'espoir de le faire desserrer un peu sa prise. Et cessa de bouger. À l'exception de son grondement de pure satisfaction qui faisait vibrer tout son être de contentement. Il daigna heureusement se décaler de quelques centimètres afin de laisser un peu d'air à Izuku, que ce dernier augmenta en le repoussant un peu plus d'un mouvement d'épaule, étouffé de la chaleur de son meilleur ami. Une pointe de douleur le rappela à l'ordre dans sa tentative de gigotement et il s'immobilisa, laissant ses doigts sur la fourrure rase du museau de Kacchan, contre son épaule. De toute manière, il valait mieux ne pas trop bouger. Le nœud n'était étrangement pas suffisant pour contenir ce qui devait être contenu et un mélange indéfinissable goutta, sur la courbe de son cul, lui tirant une grimace d'inconfort.

Le truc qu'il sentait dégouliner le long de sa cuisse, en revanche, il doutait que ça soit du sperme, ou alors, il allait devoir sacrément s'inquiéter vu la quantité. En essayant de ne pas trop déranger Kacchan, il se tortilla tout juste assez pour jeter un coup d'œil, grimaçant en voyant la couleur rouge sur sa peau :

« Kacchan, ta jambe… un point a dû sauter... »

Grondement sourd pour toute réponse. Visiblement, ce n'était pas la priorité du moment et considérant la chaleur folle que le loup parsemait sur son corps, en y faisant courir le bout de ses griffes et de sa truffe dans chaque recoin accessible, Izuku se laissa convaincre avec un gémissement. Rester allongé sans bouger, enfoui dans la chaleur du loup et l'engourdissement habituel post-orgasme n'était pas la pire activité du monde, d'autant plus qu'ils avaient un spectacle on ne peut plus alléchant à disposition, et tout loisir d'en profiter. Enfin.

Une vue qui aurait largement mérité une photo, songea Izuku devant l'arc que le corps de Kam formait, son dos décollé du canapé par l'intensité du plaisir, et les mains crispées à les arracher sur les mèches rousses clairsemant l'échine d'Eij. Les pincements laissés par les crocs du roux, qui n'avaient jamais entaillé la peau, avaient cependant laissé des pâleurs étranges, un peu partout, traçant un chemin de désir incroyablement érotique. Presque œuvre d'art, tant il n'y avait qu'à suivre le chemin des yeux pour tomber sur le museau du loup enfoui dans l'entrecuisse de Kam, dont l'infime parcelle expression encore visible révélait toute sa satisfaction devant l'état de son amant. Dire que ce dernier était ravagé de plaisir était un euphémisme que la langue d'Eijirô s'ingéniait visiblement – et audiblement – à rendre de plus en plus ridicule.

En un mot comme en cent, c'était sexy à en crever.

Kacchan partageait visiblement cet avis, s'il fallait en croire les filets de bave qui dégoulinèrent le long de la gorge d'Izuku sans qu'il puisse s'en offusquer réellement, en dépit de sa rebuffade :

« Me noie pas sous ta bave, le Husky ! » signa-t-il d'une main, pas certain que Kacchan lui prête la moindre attention. Et il devait bien avouer qu'il ne s'inquiéta pas le moins du monde d'obtenir une réponse, parce que la gorge éraillée de plaisir de Kam s'éclaircit brièvement pour tenter de sortir une phrase qui n'en avait que le nom, tant elle était entrecoupée de gémissement :

« Ça… ça vaut pas seize... »

« Ah ? »

« Au moins… » déglutit Kam, avec difficulté et une fêlure à mourir de désir, dans sa voix. « Au moins cent soixante, plutôt... »

« Mmm… Peut-être… Et qu'est-ce qui te fait mettre ce facteur dix sur la note ? » fit Izuku, tout dévoué à le faire davantage parler, jusqu'à la fin de la nuit ou de la journée s'il le fallait, tant sa voix était pure luxure. Et indubitablement, le fait qu'il puisse percevoir les mouvements de langue d'Eijirô rien qu'aux variations dans les intonations de Kam était aussi fun qu'excitant, à regretter que Kacchan ne puisse en profiter autrement que par les brèves vibrations de l'air, forcément assourdies.

« La ma-manière dont il… dont il… ce truc qu'il fait avec la langue en... » essaya lamentablement Kam, si lamentablement que ça en devenait adorable. Presque aussi adorable que la crispation de ses doigts dans la fourrure, à laquelle il se raccrochait comme pour s'empêcher de crier ou pour simplement avoir l'illusion furtive qu'il maîtrisait encore quelque chose. Si défait sous le moindre mouvement de langue qu'Izuku ne résista pas à la tentation de le taquiner davantage, histoire de voir s'il pouvait offrir un avantage à Eij :

« Oui, il fait beaucoup de truc avec sa langue. »

« Izuku ! » gronda Kam d'agacement, mais justement, Eijirô venait sans doute de faire un de ses fameux trucs avec la langue et le long gémissement qui ponctua son prénom remonta le long du dos d'Izuku en une onde de chaleur.

Suffisante pour qu'un début d'érection se faufile à nouveau sur sa queue, sans que son corps prenne acte de sa sensibilité bien trop à vif. Fou l'effet que Kam arrivait à avoir, avec son lâcher prise. Kacchan lui fourra un coup de truffe dans la nuque, taquin, comme une moquerie en relief pour mieux se foutre de sa gueule – ce qui était fort de café, considérant les infimes couinements qu'Izuku entendait à chaque fois que Kam produisait la moindre vibration sonore.

« Tu peux te foutre de moi, tiens, t'es pas mieux ! »

« Izuku ? »

Il doutait fortement être un jour immunisé contre le plaisir en sous-texte, dans la manière dont son prénom tombait des lèvres de Kam dans ces circonstances. Et il était persuadé qu'il ne souhaitait jamais l'être.

« Rien, je taquinais ton homme. »

« Et est-ce que tu… pourrais dire au tie-en-en de ne plus faire ça-a-aaa ? »

« Jamais de la vie. » refusa joyeusement Izuku, ignorant presque Kacchan se frottant un peu plus contre lui, en dépit des éclats de plaisirque le nœud du blond poinçonnait en lui. « Ça », c'étaient les crocs d'Eij appuyés contre sa peau et sa langue si loin en Kam que ce dernier devait avoir l'impression de suffoquer sous le plaisir. Ça s'entendait, dans la contraction de son souffle, et le même grognement de dépit échappa à Izuku et Kacchan en voyant Eijirô relever la tête vers eux, interrompant ce si plaisant effet dans les gémissements de Kam avec une cruauté mesquine. Bien que presque compensée par la respiration sifflante du platine, en train de reprendre sa respiration à la manière d'un noyé. Presque.

Izuku dû s'empêcher de sourire comme un idiot, en voyant son amoureux déposer une traînée de mordillements et baisers typiques des loups garous sur la peau de Kam, creusant un peu plus la courbe de son ventre de frisson. Attention qui aurait pu être adorable, s'il avait réussi à s'empêcher de saliver sur Kam, et brusquement, le geste devenait presque obscène, assez excitant pour que le platine se cambre encore. Dans un geste sans équivoque, Eijirô attrapa la cuisse de Kam d'une patte pour le pousser sans aucun effort vers Izuku et Kacchan, très explicite malgré l'absence de toute phrase intelligible, assez pour que Kam s'esclaffe :

« Oui, d'accord, d'accord, on passe à la suite, on a compris Eij. »

« Je suis pas contre, mais va falloir patienter. »

« Hein ? »

« J'suis coincé. » résuma Izuku, amusé de voir les sourcils de Kam se froncer avant de se hausser, quand il réussit à additionner deux et deux.

« Ah. »

« Ah, en effet. »

Eijirô émit un reniflement un brin flou, aux yeux d'Izuku, avec une mine interrogative et Kam leva un doigt menaçant immédiatement :

« N'y pense même pas ! Hors de question ! Ma condition, c'était de commencer par un humain, alors coincé ou pas, je baise Izuku avant qu'un loup-garou décide de fourrer sa queue en moi ! »

« Vous chiquez pas, y'a juste à attendre que le… « nœud » se résorbe... C'est pas la fin du monde, d'attendre un peu, si ? »

Un concept dont Eijirô n'était visiblement pas fan, et l'immensité de ses trois mètres de haut s'ébrouèrent d'agacement, avant de piétiner sur place pour appuyer son point de vue. Les vibrations redressèrent la truffe de Kacchan hors des boucles vertes, et il lâcha un son entre le couinement et le jappement, ramenant sur lui l'index accusateur de Kam :

« Ne l'encourage pas, toi ! Izuku a raison, on peut attendre cinq minutes. C'est pas comme si tu étais réellement dans une position désagréable, hmm, amour ? »

Bien que flatté du regard avec lequel Kam le mata au passage, Izuku ouvrit la bouche pour indiquer que sans langage des signes, il n'aurait aucune réponse de la part de son amoureux, mais ce dernier bougea, au-dessus de lui. Se redressant avec un peu trop de rapidité vu la situation et le nœud toujours enfoui en lui le fit hurler, pas rassuré pour trois sous de la tentative :

« Hey, ho, doucement ! »

Inutilement, vu les précautions que prit Kacchan pour passer sa patte sous lui, cadenasser son corps de sorte à ce que pas un millimètre d'espace ne reste entre eux avant de le décoller du canapé. Ça n'avait aucun sens comme manœuvre, mais histoire de ménager sa jambe, au regard de la quantité de sang présentement en train d'imbiber le drap et la couette sous eux, Izuku accompagna de son mieux en repoussant fermement le drap des deux mains. Fort soulagé de sentir brusquement la patte d'Eijirô le rattraper au niveau des épaules pour le plaquer définitivement contre Kacchan. Celui-ci s'adossa de son mieux sur le dossier malmené du canapé, apparemment très fier de lui d'arriver à asseoir Izuku sur ses cuisses, sans jamais avoir ôté sa queue de lui. Une position un brin inconfortable, puisque la nécessité de conserver un équilibre obligeait Izuku à ouvrir assez les cuisses pour enserrer celles de Kacchan, afin de poser les pieds bien à plat sous lui. Mais le torse de Kacchan contre son dos et la douceur de sa fourrure partout compensaient largement. Ça, et le regard appréciateur d'Eijirô, occupé à le reluquer sans honte aucune et avec une telle envie qu'Izuku se sentit rougir malgré lui.

D'un coup, d'un seul, l'idée de Kacchan semblait limpide.

« Ah. Là, ça me parle. » sourit Kam, bien évidement sur la même longueur d'onde que son amoureux. « Tu tiendras bien le poids de deux humains ? Mon cœur ? » rappela-t-il, avant de faire un grand geste de la main pour sortir Kacchan de son reniflage dans les règles de l'art d'Izuku, signant derechef :

« Tu tiendras nos deux poids ? Avec ta jambe ? »

Pour toute réponse, Kacchan ôta ses pattes de la taille d'Izuku, lequel frissonna quand ses hanches furent redessinées du bout de griffes qui descendirent encore, jusqu'à ce que le blond puisse caler la paume de ses pattes sur le haut de ses jambes. Et parce que Kacchan était Kacchan, bien sûr, il pinça rapidement ce qu'il avait sous les mains avant d'empoigner l'intérieur de ses cuisses, qu'il écarta plus encore dans un mouvement suggestif au possible. Un ronronnement sourd dans la gorge soulignant le rougissement magistral d'Izuku face à cette exhibition d'une indécence folle.

« Je prends ça pour un oui. » souffla Kam, n'améliorant guère le rougissement vu l'avidité dans le regard qu'il promena sur Izuku. Gêné, il se tortilla dans l'espoir d'échapper à la poigne de Kacchan – impossible, bien entendu – et fit mine de ronchonner pour se donner une contenance :

« Vous avez conscience que ça va pas tellement accélérer le processus ? Et que je risque d'être « coincé » là encore longtemps ? »

« Hé ba au moins, t'auras un truc pour t'occuper les mains ! » taquina le platine avec un clin d'œil, filant un baiser éclair sur la truffe d'Eijirô avant de le repousser délicatement et s'extirper de sous sa masse.

Son t-shirt avait bel et bien disparu dans les méandres des draps, merci Eijirô. Izuku ne se priva pas le moins du monde d'admirer la musculature de son meilleur ami qu'il qualifierait volontiers de parfaite, bien plus équilibrée que les leurs en raison de son utilisation quasi-quotidienne de ses rollers lors de son taff. Son habituelle vivacité, quand il s'avança vers eux, mettait si terriblement en relief le décroché de ses hanches qu'il semblait criminel que personne n'ait encore la main dessus, et les discrètes cicatrices qui ornaient çà et là sa peau le rendaient putain de sexy, rien de moins. Quand Kam l'enjamba, avec assez de précaution pour rendre son mouvement trop lent pour les nerfs d'Izuku, la vue sur son corps à quelques centimètres de lui était absolument imprenable. Parfaite pour suivre des yeux la discrète ligne de poils, presque invisibles tant ils étaient blonds, qui traçait une subtile trajectoire d'érotisme en descendant jusqu'à son entrejambe. Pour une vue pareille, il aurait vraiment, mais vraiment dû dire oui à ce maudit plan à quatre plus tôt.

Un avis partagé par Kacchan, s'il en croyait le mouvement de hanche que fit ce dernier vers son homme, écrasant un peu plus au passage les reins d'Izuku d'une onde de plaisir. Pas certain qu'il survivrait à ça, avec son corps déjà sacrément échauffé et la sensualité toujours aussi renversante de Kam, qui laissa échapper un reniflement amusé.

« Quoi ? »

« Rien, c'est juste adorable de vous voir tous les deux me mater comme ça ! » gloussa Kam, se laissant glisser avec délicatesse sur les cuisses d'Izuku, tout en légèreté et maîtrise. « Et une lichette flatteur, j'avoue. »

« Comme si tu ne savais pas que tu fais baver tout le monde ! »

« C'est toujours sympa de le constater une fois de plus. Ça, et l'effet que ça te fait. » souligna le platine avec un coup d'œil plus qu'éloquent vers son entrejambe, lui tirant un éclat de rire :

« Oui, alors, t'attends pas à des miracles non plus, j'ai plus seize ans ! » plaisanta Izuku, son début de fou rire aussitôt rentré dans sa gorge par le pli presque vicieux au creux du sourire de Kam, qui se pencha sur lui jusqu'à balayer sa bouche de son murmure :

« Oh, c'est pas un problème, ça. »

Qu'il se fasse avoir une fois, c'était bien compréhensible. Deux, en revanche, c'était la honte, et Izuku remercia mentalement tous les dieux que Kam seul serait en mesure de réellement se souvenir de ça, une fois les loups redevenus humains. De ça, et de la manière dont son corps s'arqua sous les doigts du platine lorsque ceux-ci déposèrent une gerbe de plaisir à même ses nerfs.

Un jour, il lui demanderait l'exacte teneur de la chose, comment il faisait pour activer tel nerf et pas un autre, pour savoir doser l'intensité parfaite pour obtenir le résultat attendu et pas juste un court-circuit du système nerveux. Pour l'heure, il ne put que se rattraper presque désespérément aux cuisses de Kam quand celui-ci submergea son organisme d'un plaisir d'autant plus brûlant qu'il n'avait pas de commencement. Il n'y avait pas de caresses, pas de souffles, pas de gémissements auxquels se rattraper ou sur lesquels se concentrer, juste une dose de plaisir brut dans les veines, mesurée à la perfection pour que son système sanguin décide de rediriger immédiatement tout le sang disponible vers sa queue.

La satisfaction de Kam ponça l'indignation d'Izuku en une fraction de seconde, incapable d'être réellement fâché ou agacé devant le sourire ravi du platine, qui se paya le luxe de ronronner :

« Tu vois, quand tu veux. »

« Je vais te le faire payer d'une manière ou d'une autre, tu le sais ça ? »

« Mais oui, bien sûr. »

« Je te préviens, tu vas passer tout notre mariage sobre et sérieux comme un garde ministériel ! » menaça Izuku, froncement de sourcils aussi crédible que son agacement monté de toute pièce. « Tu seras le référent absolu au moindre petit problème, tu vas bouffer de l'organisation comme jamais et... »

La fin de sa phrase lui échappa, pulvérisée par le roulement de hanche de Kam contre lui, qui prit soin, comme la saloperie qu'il était, de s'assurer que son cul appuyait sur l'érection d'Izuku tout le long de son mouvement ralenti tout exprès, rien que pour admirer son effet. Sans même réaliser que ledit effet était décuplé par Kacchan, incapable de s'empêcher de bouger, très légèrement certes, mais assez pour qu'Izuku soit à deux doigts de s'étouffer sur un gémissement. Et s'il en croyait le fredonnement d'Eijirô par-dessus l'épaule de Kam, il devait avoir l'air particulièrement dépravé, englué comme il l'était dans le plaisir.

« Oh, trésor, pour ton expression actuelle, je suis même prêt à remplir moi-même l'entièreté de tes rapports de mission pour les deux prochains mois. »

Autre mouvement de hanche, autre inspiration massacrée pour Izuku, sensible au frémissement de Kacchan sous lui autant qu'à l'air narquois de Kam au-dessus de lui. Instinctivement, il referme les doigts sur les poignets de Kacchan, tout pour s'accrocher quelque part et dissoudre un peu de la tension en train de court-circuiter son esprit. Pour quelqu'un censé n'avoir jamais tenté quoi que ce soit avec son cul, Kam avait bien trop de maîtrise du timing et de ses gestes pour qu'Izuku ait le temps de se sentir gêné de ses réactions.

En se penchant sur eux pour déposer une lichette sur la joue d'Izuku, qui regretta de ne pas avoir de baiser en bonne et due forme, Eijirô se colla à Kam et savoura ses cuisses en une caresse lente, appuyée au point qu'Izuku pu la sentir se répercuter sur son corps. Jusqu'à Kacchan qui fredonna de contentement, son odeur de caramel envahissant un instant les sens d'Izuku, mais avant que le blond n'ait le temps de se remettre à le lécher, Kam ôta brusquement les pattes d'Eij de ses cuisses, implacable :

« Toi, tu me laisses faire ! D'accord ? »

Reniflement mécontent du roux, accompagné d'un bref éclair de crocs pour démontrer, au cas où ça ne se serait pas entendu, qu'il n'était ni d'accord ni ravi de la demande. Ce qui n'intimida pas Kam le moins du monde. Dans un geste dont le naturel commençait presque à apparaître, il attrapa d'une main la mâchoire d'Eijirô, ignorant très volontairement et quasi royalement les crocs contre ses doigts, pour durcir un peu sa voix :

« Tu me laisses faire, ou je refuse que tu me touches après. »

C'était irréelle, comme vision, l'autorité presque artificielle de Kam face à la masse titanesque du loup derrière lui, et gênant si l'on mettait dans la balance sa présence à lui entre les cuisses de Kam. Eijirô souffla, abandonnant très visiblement la victoire à Kam sans que le plissement de son museau, encore nervuré d'un grondement sourd, ne cesse un seul instant, pas même quand il l'enfouit contre les mèches platines pour y donner un coup de truffe agacée.

Par pur réflexe, Izuku leva discrètement les yeux pour tenter d'échanger un regard avec Kacchan, qui lui rendit avec le même air vaguement surpris, un peu circonspect et terriblement excité face à cette scène. Ce qu'il sentait fort bien, vu le spasme que la queue du blond eut en lui, renvoyant de fait une légère vague de plaisir s'ajouter dans ses reins.

Si Kacchan avait été sous sa forme humaine, Izuku aurait été plus que ravi de discuter ad vitam æternam de la relation d'autorité si manifestement oscillante entre Eijirô et Kam, particulièrement vu qu'elle semblait s'exprimer différemment selon les contextes, et de faire une cartographie précise d'à quel point ces deux-là étaient sexy. Sûr et certain qu'ils auraient trouvé un moyen de réitérer ce passage-là au moins une fois, ne serait-ce que par pure curiosité scientifique. Mais pour l'heure, il dut se mordre la lèvre pour éviter qu'un début de plainte se fasse la malle, d'autant plus que les pattes de Kacchan griffèrent un brin sa taille, rajoutant une pointe de douleur indécente.

Pas aussi indécente que Kam enroulant ses doigts autour de son érection sans crier gare. Le plaisir se faufila dans ses reins en un battement de cœur, et son rythme cardiaque accéléra derechef en voyant le platine prendre appui sur lui, de manière si naturelle qu'il se sentit flatté que Kam soit aussi à l'aise avec lui. Puis, de cette fluidité qui ne laissait aucune prise à la gêne ou à l'hésitation, Kam s'abaissa lentement sur lui et la chaleur de son corps ferma le regard d'Izuku de plaisir pur.

Eij avait fait, là encore, un excellent travail, laissant largement assez de salive pour qu'aucun lubrifiant ne soit nécessaire et avec quelqu'un de plus expérimenté, Izuku n'aurait eu qu'à filer un coup de rein pour asseoir Kam sur ses cuisses et s'enfouir en lui à les faire gémir. Mais il n'avait pas la main là-dessus, et il se contenta de jouer avec la fourrure de Kacchan, sur ses poignets et le début de sa cuisse, laissa Kam le prendre en mouvements lents, prudents. Sans que ce dernier se départe jamais de son infime froncement de sourcils curieux, si à l'écoute de ses sensations que ça en devenait presque mignon, terriblement innocent en dépit du contexte.

« Ça va Kam ? »

« Mm… Un peu… étrange… Et toi ? »

« Frustrant. » gronda Izuku, aussitôt mortifié d'être aussi cash dans une position pareille. Kam avait tous les droits de prendre son temps et d'aller à son rythme, il était bien placé pour savoir que le laisser-aller n'était pas sa spécialité. Encore moins avec son cul, pour parler crûment. Mais ça commençait à ronger son plaisir d'une légère pointe de douleur, la lenteur de son meilleur ami sur lui, et il se serait davantage offusqué s'il avait eu le moindre espoir que cela change quoi que ce soit. À la place, Kam laissa un de ses plus beaux sourires lui échapper :

« Vu ce qui… vu ce qu'on fait, t'es sans doute… l'un des hommes les plus chanceux de la planète actuellement… et tu trouves moyen de te plaindre ? »

C'était affreux, affreux de frustration et de douleur que de sentir des mouvements aussi ridiculement faibles sur son érection, alors qu'une voix aussi monstrueusement sexy lui coulait au fond de la gorge. Il avait l'impression que son corps s'embrasait sans raison aucune, brûlé vif par les infimes gestes de Kam dont il respectait trop farouchement le besoin de lenteur pour oser quoi que ce soit d'autre qu'un soupir de plaisir. Il resta aussi immobile que possible afin de laisser à Kam la maîtrise absolue du geste, désespéré de sentir malgré lui une plainte remonter dans sa gorge. Kacchan la lécha, dans un long mouvement qui raya de salive sa peau et dans la fébrilité du geste s'inscrivait toute l'impatience et l'envie du loup-garou.

En réalité, avec une telle vue, c'était déjà un miracle que le blond n'ait pas plaqué ses pattes contre son amoureux pour accélérer le mouvement, un miracle qu'Izuku maudissait du plus profond de son âme et plus encore en voyant l'étincelle d'envie dans les prunelles d'Eijirô. Il était bien trop sexy son homme, d'ailleurs, penché sur eux comme sur le meilleur repas de toute sa vie, l'éclat rouge de son regard tatouant la moindre parcelle de peau où il se posait. L'envie de l'embrasser, retrouver son souffle et son goût sur ses lèvres faillit redresser Izuku par réflexe, immobilisé sur place par le ton victorieux que Kam prit, tout à coup, en murmurant :

« J'ai… j'ai pigé le truc, je crois... »

Indubitablement. La manière dont il roula des hanches pour ponctuer sa théorie – prouvant une fois de plus à un Izuku laminé de plaisir qu'en effet, sans aucun doute possible, c'était lui qui le baisait et pas l'inverse – fit gémir un peu plus tout ce petit monde.

Les yeux mi-clos de plaisir et l'esprit embrumé par la façon absurde qu'avaient les hanches de Kam de martyriser chaque centimètre de son corps, en parfait contrepoint avec la queue de Kacchan en lui, Izuku se rattrapa sans réfléchir à sa taille. Rajoutant bien malgré lui le ressenti de chaque mouvement sous ses paumes, ahurissant de sensualité et de luxure, lui tirant un gémissement sourd plus proche de ce que Kacchan ou Eijirô aurait pu sortir.

Et s'il s'arrêtait deux secondes pour rebrancher quelques neurones, il entendrait à coup sûr Kacchan et son gémissement en train de s'infiltrer dans son âme, en enduisant sa peau de la vibration profonde du son. Ça et les roulements de hanche du blond, en train de ponctuer chaque mouvement de son homme des siens, histoire de s'assurer que son nœud toujours enfoui en Izuku ne cessait d'appuyer pile là où il fallait pour écraser en beauté toute retenue dans sa voix.

Izuku savait pertinemment que les gémissements étouffés qu'ils lui arrachaient, tous les deux, n'étaient pas encore assez perdus de plaisir à leurs goûts, ça se sentait rien qu'à la légère accélération de Kam et à son sourire amusé, flou de son propre plaisir. Et à la lente, très lente, mais décidée pression que Kacchan distillait en appuyant ses paumes sur les cuisses d'Izuku, pressant son bassin contre le sien à lui bleuir la peau d'hématome. Une manière comme une autre de gérer sa frustration. La même frustration retroussait le museau d'Eijirô d'une mimique presque agacée, si proche de Kam qu'à chacune de ses respirations, des mèches platines volaient au niveau de la nuque de ce dernier.

Est-ce qu'il réagit à un signe de Kam qu'Izuku avait manqué, occupé comme il l'était à raccrocher son souffle le long des mouvements de hanches du platine ? Ou Eij en avait-il eu subitement ras-le-bol, au point d'outrepasser l'ordre de Kam ? Aucune idée, mais le roux ponctua son geste d'un simple claquement de mâchoire sec, tuant la protestation de Kam au moment où il saisit celui-ci par les hanches. Le léger blêmissement de la peau de Kam là où les griffes s'enfoncèrent était une touche d'érotisme supplémentaire délicieuse, aux yeux d'Izuku, qu'il n'eut guère le temps d'admirer parce qu'Eijirô abaissa brusquement les hanches de Kam sur lui.

Réaction en chaîne immédiate : la sensationsur son érection arqua le dos d'Izuku, bouche ouverte sur un gémissement instantanément faufilé par celui de Kacchan. La tension de ses reins imprima une frustration presque désespérée dans le timbre de voix du blond, qui rajouta un filet de griffure sur les cuisses d'Izuku et Kam, sans faire de favoritisme. Et Kam, Kam se courba sur eux avec un son étranglé de plaisir, un brin surpris, terriblement excitant quand il gronda, en gémissement pur :

« Eij, saloperie ! »

Izuku aurait adoré lui dire qu'il était franchement pas loin derrière, dans les rangs des saloperies, mais son fiancé décida de tout faire pour conserver sa première place en réitérant le mouvement sur les hanches de Kam.

L'inspiration hachée de plaisir qu'Izuku prit, inutile au possible, inonda ses sens du souffle de Kam contre lui, si proche qu'il lui sembla inhaler son gémissement. Les mèches platines s'écrasèrent sur ses boucles quand Kam s'appuya davantage contre lui, plaquant son front contre le sien et visiblement trop submergé de plaisir pour tenir d'équerre, ce qu'Izuku n'allait certainement pas lui reprocher. La mainmise d'Eijirô sur les hanches du platine était absurde de perfection, calant chaque roulement de hanche de telle sorte à faire gémir absolument tout le monde, sous lui. Et réussissant l'exploit de rendre Kam le plus bruyant d'eux trois.

Contre sa bouche, les plaintes de ce dernier étaient tellement excitantes, tellement putain de sexy qu'il ne put s'empêcher de se précipiter dessus, l'embrassant sans retenue et avec la gourmandise absolue de le sentir gémir sur sa langue. Et dans l'absence de distance entre eux, il sentit les doigts de Kacchan se faufiler contre son ventre, y plaquer l'érection de Kam pour que chaque mouvement qu'Eijirô imprimait sur eux s'y répercutent.

Le gémissement qu'il tira au platine était indécent, celui qu'Izuku s'entendit former était purement dépravé sous la tension que le cul de Kam injectait dans ses reins. Il aurait tué pour qu'Eijirô accélère le mouvement, tout en sachant pertinemment qu'il allait mourir à l'exact instant où celui-ci le ferait.

Dans le brouillard de plaisir, presque aussi brûlant que la température naturellement insupportable entre les deux loups-garous, il réalisa d'un coup que les roulements de hanche de Kacchan étaient bien plus amples, tout d'un coup. Un concept techniquement incompatible avec la présence d'un quelconque nœud.

« Izuku ? » haleta Kam, interpellé par son hésitation ou son froncement de sourcil, avec cette espèce de timbre rauque pire que sexy, que seul le plaisir parvenait à créer sur une gorge. Izuku ravala tant bien que mal une plainte, bafouilla avec courage une réponse qu'il avait de la peine à articuler :

« Si… si tu veux te lancer dans l'exploration loup-garouesque, tu peux... »

Kam pouffa de la formulation, avant qu'Eijirô ne les fasse gémir à nouveau dans un mouvement parfait, récupérant juste assez de souffle pour déglutir :

« Déjà ? »

« Tu fais encore… deux roulements de hanche, et je… » essaya-t-il expliquer, incapable de réellement détailler la conséquence que le premier roulement de hanche tendait un peu plus dans ses reins, à quelques secondes de claquer. Presque désespéré de sentir Kam s'arrêter.

« Ça va aller ? »

« Nickel... » murmura Izuku, dépassé par la douceur du baiser que Kam déposa sur ses lèvres, vif comme son âme et celui-ci se redressa en enfouissant ses mains dans les mèches rousses d'Eij. Sans gêne aucune, comme d'ordinaire, quand il l'attira à lui pour l'embrasser à son tour, désormais totalement aguerri à la physionomie des loups.

« Allez beau gosse, lâche-moi et occupe-toi de ton mec ! Je me charge du mien. »

À regret, Izuku ôta ses mains de Kam pour ne pas le gêner, regrettant déjà la chaleur de son corps sur lui, sur son excitation et une pointe de frustration se glissa dans son soupir. L'envie tentante de rasseoir Kam d'un coup sur sa queue lui traversa furtivement l'esprit, sans qu'il ose, se contenant de reluquer ouvertement le dessin de ses cuisses, à se damner. D'une galanterie impeccable, comme toujours, Eijirô aida Kam à se remettre debout, chevaleresque jusqu'au bout de la patte qu'il lui offrit comme appui pour les enjamber. Kacchan, lui, s'amusa à décoller les jambes d'Izuku du canapé en agrippant ses pattes sous ses cuisses, le pliant un peu plus en deux dans une exposition impudique au possible.

« Kacchan ! » le gourmanda Izuku, embarrassé de la posture pire encore que la précédente, pornographique à ce stade, et plus encore gêné par la réaction de Kam et Eijirô. Une inspiration un peu trop précipitée, dégoulinante d'envie et la même crispation du corps, en pulsion refrénée de justesse, tout aussi indécent que son exhibition.

« Mmm… Maintenant, ça me donne envie de te laisser comme ça. » commenta Kam, se fendant d'un haussement de sourcil interrogatif à l'attention d'Eijirô et avec pour seule réponse un pincement de croc, sur son poignet.

« C'est bon, ça va, je te laisse ton homme ! Un coup de main, Izuku ? » proposa son meilleur ami, tendant une main où l'air se flouait d'un courant électrique visible à l'œil nu, au cas où le double sens de sa suggestion eut échappé au vert.

« Ha non, plus de coup de main ! » protesta Izuku, affreusement lucide sur la faiblesse de sa protestation, à l'image de la fatigue en train de plomber ses muscles. Kam rit, de ce son absurdement joyeux qui indiquait chez lui un relâchement presque total, et se contenta de le menacer d'une unique étincelle dans l'air, pour jouer.

« Plus jamais de coup de main. »

« Oooh, fais pas ton tabat-joie, et l'électrostimulation, alors ? »

« M'en fous. Plus jamais. Quand ils seront de nouveaux humains. » grogna Izuku, dans un geste flou pour désigner les deux loups. Avec un gémissement, Kacchan laissa sa queue glisser hors de lui, leur faisant froncer le nez devant l'inévitable bordel que ça laissa sur le canapé – et sur eux. Izuku s'affala sur les draps en maudissant la sensibilité exacerbée du moindre de ses nerfs et son corps en compote, qu'il maintient soigneusement éloigné de Kam et de la manière dont ses mèches s'hérissaient toutes seules, ronchonnant pour la bonne mesure :

« Et Eij a pas besoin de ça. »

« Je vois ça. » s'amusa Kam d'un regard plus qu'éloquent vers l'empressement que le roux déploya pour tirer Izuku à lui, sans réellement le décoller de Kacchan, au point qu'il laissa à peine assez de marge de manœuvre à Kam pour que celui-ci arrive à se laisser tomber sur le blond. Rien qu'au sourire de Kacchan, Izuku sut que le platine venait de lui signer à même la peau une de ses phrases de drague nulle, racoleuse au possible, mortellement adorable.

Laissant Kacchan entre de très bonnes mains, il attrapa pour sa part le museau du roux pour faire mine de le mordre, ravi de voir son mec sourire à son tour, tout en crocs. Izuku gloussa comme un ado en voyant le regard énamouré qu'Eijirô déposa sur chaque recoin visible de sa personne et malgré lui, son rougissement effaça quelques taches de rousseur supplémentaire lorsqu'il se vit plaqué contre la fourrure d'Eij, imbibée d'assez de salive et trace de sperme pour lui rebiquer le nez d'amusement. Son amoureux faufila sa truffe contre sa gorge à la recherche de son odeur et il se laissa ensevelir par la sienne avec bonheur, ravi d'y retrouver la familiarité de cette dernière. À quoi bon l'univers, quand Eijirô lui lançait ce genre de regard bien trop tendre, bien trop flatteur pour son rythme cardiaque ?

« Ma boule de poil adorée... » ronronna Izuku pour le seul plaisir de voir l'expression dépitée de son fiancé en retour, et d'entendre Kam glousser de rire.

D'un coup de museau bien placé sur sa clavicule, Eijirô lui indiqua très clairement ne pas être fan du petit surnom, aussi dégoulinant d'amour soit-il, raclant un peu sa peau du bout des crocs pour faire bonne mesure. Absolument pas patient pour trois sous, le loup profita de son frisson pour caler ses hanches contre les siennes, et usa allégrement du mélange de sperme et salive encore là pour glisser sa queue en lui. Sans hésitation ni précaution, juste la volonté de s'enfouir immédiatement dans la chaleur de son corps, et sur ses nerfs déjà crépitant d'un orgasme à venir, le plaisir du mouvement ouvrit la bouche d'Izuku sur un gémissement. Amusé, il se fit la réflexion que c'était sans doute la première fois qu'il arrivait à prendre Eijirô aussi aisément, enfin, Eijirô version loup, puis la moindre de ses pensées fut radiée par les doigts de son mec sur son érection. Le roux s'amusa grandement à griffer légèrement sa peau du bout des griffes, emprisonnant son excitation dans une alternance de chaud et froid à mesure que la douleur l'entaillait. Un jeu furtif qu'Izuku savait furtif au point d'en devenir éphémère, puisque Eijirô enroula ses doigts sur lui dans la foulée, et ponctuant chaque mouvement d'un baiser presque chaste, se mit à le branler.

Ça, son orgasme précédant, l'adroite maîtrise de Kam dont il aurait presque pu sentir les hanches contre sa queue en mouvement fantômes et l'excitation d'Eij en train d'écraser ses nerfs d'une luxure sourde, tout s'additionna en un éclair dans ses reins. Plaisir presque douloureux d'intensité et il ne songea pas un instant à retenir son gémissement, trop occupé à profiter de la tension se nouant inexorablement au creux de son ventre.

Une montée implacable au gré des allers-retours de la chaleur d'Eijirô sur lui, le forçant à chercher de l'air pour supporter la brutalité du plaisir en train de lui courber la nuque pour enfouir ses sons obscènes dans la fourrure de son mec. Une tentative aussi vouée à l'échec que son essai pour rattraper l'orgasme qui commençait à lui incendier les reins. La main de Kam se faufila jusqu'à lui, terriblement adroite en dépit de l'obstination de Kacchan de marquer chaque centimètre de sa peau de morsure et caresse, sans compter les mouvements de hanche si prononcées du blond qu'Izuku les ressentait rien que sur le bras de son meilleur ami. D'un geste décidé, Kam lui plaqua la tête contre le matelas, probablement guère enclin à le laisser étouffer son plaisir et emprisonna sa gorge de ses doigts. Juste de quoi pincer son souffle sans aucune douleur et la sensation le tua de plaisir sur le champ.

Malgré tout ses efforts, la tension de ses reins se disloqua en cri de plaisir, remontant ses nerfs jusqu'à agoniser sous les doigts de Kam, son orgasme lui refermant les doigts sur le poignet de Kam et les mèches rousses de son fiancé pour mieux s'y ancrer. Dévasté d'une jouissance à deux doigts de le faire voler en éclat.

Le moindre de ses muscles semblait imbibé de fatigue quand la vague de plaisir reflua, laissant une traînée de fourmillement derrière elle. Particulièrement là où son corps s'était tendu pour essayer d'encaisser la luxure quasi douloureuse. Souffle court et le cœur en vrac, tant de la douceur dans le regard d'Eij que de la manière dont Kam caressa sa peau un instant, Izuku savoura le moindre battement de cœur qui l'enfonçait dans une sérénité à toute épreuve. A toute épreuve, sauf celle du sourire satisfait au possible de son meilleur ami, lorsqu'il ôta sa main de sa gorge pour changer de position, se penchant en arrière sur un Kacchan au bout de sa vie de ne pas pouvoir bouger.

« Et de un ! » conclut Kam, incongrûment joyeux et fier, d'autant plus flatté que l'envie dévorante de son loup pour lui saturait l'air de ses plaintes. « On se lance, amour ? »

Il n'eut pas besoin de le répéter deux fois. Ni même d'achever sa question, d'ailleurs. Alors que Kacchan reprenait son mec sous un grognement de pur soulagement, Izuku frotta son nez contre le museau d'Eijirô en s'amusant mortellement de la manière dont la voix du platine se brisa un peu plus, dans son roulement de hanches sur Kacchan. Et de la manière dont les grondements de ce dernier paraissaient imprégnés de son propre orgasme, tâchant son souffle et son empressement d'une certaine frénésie. Absolument brûlant au toucher, au point qu'Izuku aurait pu détourner chaque poil de fourrure à la trace de feu que ces derniers imprimaient sur sa peau, Kacchan gémit en se renfonçant en Kam d'un coup de rein monstrueux, à décoller les jambes du platine du canapé. Un peu rude, pour une première expérience, mais Kam ne sembla pas s'en plaindre, à en croire le gémissement qu'il tenta d'étouffer.

Dans un réflexe guère réfléchi, rien que pour le fun d'entendre Kam gémir encore de la sorte, Izuku aplatit davantage sa main sur le poignet de Kacchan, distilla son souffle court et les ondes de plaisir qu'Eijirô faisait naître de sa queue sur l'organisme surchauffé du blond.

Kacchan réitéra son mouvement derechef, à la recherche d'un exutoire pour le plaisir dont Izuku lui saturait les nerfs rien qu'en le touchant. Immédiatement, Kam réagit en plaquant ses hanches contre les siennes, jusqu'à l'immobiliser. Enfin, l'immobiliser jusqu'à ce que Kacchan décide de se plier à la volonté de son amoureux, en dépit du couinement frustré que ses crocs laissaient filtrer.

« On a dit que je m'en occupe, d'accord ? » signa Kam et sans son murmure, Izuku n'aurait jamais pu comprendre ce qu'il disait. Eij venait de se décider à bouger, très lentement, avec la nette intention de savourer chaque millimètre de la chaleur de son homme sur lui, noyant l'esprit d'Izuku. Le plaisir n'avait rien de l'intensité de ses orgasmes précédant, mais la façon dont Eijirô se renfonçait en lui, plus obnubilé par le fait d'anéantir toute distance entre eux que par son propre plaisir, lui coupa le souffle un instant.

« Avec ta jambe c'est pas conseillé... » précisa Kam, seul dans son monde avec Kacchan et d'une douceur absurde tant il était délicat, tirant malgré lui un sourire amusé à Izuku. Sa prévenance était adorable mise face à l'immensité de Kacchan, mais ne battrait jamais la manière dont celui-ci le dévorait des yeux, pétri d'un amour infini, d'une admiration sans bornes et d'une adoration indescriptible… Comme si Kam avait accroché une à une les étoiles dans l'univers, rien de moins. Attendrissant au possible, et Izuku sourit devant ce regard adorateur qu'il n'avait pas eu l'occasion de voir souvent, la faute à la pudeur instinctive de son meilleur ami.

« Et puisque je me suis entraîné avec Midobro... »

« On a dit « Izuku », pas « Midobro », merde à la fin ! »

Kam lui envoya un baiser, réussissant à rendre ce geste taquin irrévérencieux au possible avec son souffle court et la houle qu'il imprima à son corps pour rouler des hanches sur Kacchan. La mâchoire de ce dernier se décrocha un peu plus, la faute au spectacle sur ses cuisses, sans doute, à moins que ça ne soit le plaisir dans la voix de son homme qui lui fasse un tel effet, Izuku n'aurait pu trancher. Un mélange des deux, peut-être ?

Sans s'occuper de ses réflexions, Eij gargouilla dans ses boucles avec un coup de rein un peu plus abrupt que les autres, si prévisible qu'Izuku pouffa :

« Jaloux, va. »

Le tranchant des crocs du roux s'arrima sur son épaule, assorti d'un gémissement infime dans la gorge d'Eijirô, perceptible à la vibration sur la peau. Avec l'avalanche d'hormone qu'il se tapait depuis quelques jours, sans oublier la retenue faramineuse dont il avait dû faire preuve tout au long de ce plan à quatre dont il avait plus profité par procuration qu'autre chose, son endurance devait être proche du néant. Ce qui expliquait sa volonté de profiter du moindre instant et sans grande surprise, plus attendri qu'autre chose, Izuku le sentit se mettre à le lécher machinalement au niveau de la gorge, pile à la naissance des soupirs qu'il lui tirait. Au diable l'habituelle impétuosité d'Eij, au diable l'empressement et l'envie de plus. Cette absence d'intensité avait été frustrante avec Kacchan avec Eij, c'était tout simplement parfait.

Pile ce qu'il lui fallait pour s'imprégner de la passion de ses gestes, de chaque effleurement de sa truffe sur son cou et ces derniers s'incrustaient dans son souffle en plaintes qu'il était trop lessivé pour réellement former. Juste flotter dans la chaleur d'Eijirô, de grappiller la moindre miette de chacune de ses réactions et en filigrane de tout ça, les sons indécents de plaisir de Kam et Kacchan, à côté. Un contrepoint d'autant plus fun qu'Izuku sentait parfaitement l'effet que cette suite de gémissements et plaintes avait sur Eij grâce à son ouïe décuplée. D'infimes changements de pression se sentaient à presque chaque mouvement, sans pour autant jamais perdre de vue le rythme lent, presque nonchalant, qu'il avait adopté. Juste un geste plus appuyé çà et là, pour s'accorder aux grondements de Kacchan et à la respiration massacrée de Kam.

De sa main libre, Izuku s'agrippa à la nuque de son loup, plus qu'heureux de profiter du plaisir presque discret sous les mouvements lents d'Eij, le corps si plié de fatigue et de sensibilité qu'une quelconque accélération aurait été douloureuse. Quasi immédiatement, les gémissements d'Eij se fondirent en un unique son, une plainte sourde déposée contre son pouls alors que son corps se courbait au-dessus de lui. Fasciné autant qu'absorbé, il perçut l'orgasme d'Eij au fur et à mesure que celui-ci lui envahissait le souffle, rien qu'aux crispations de muscles contre lui, cartographie de plaisir discrète, mais ô combien excitante. La façon dont sa mâchoire s'ouvrait à quelques centimètres de sa clavicule, prête à mordre, suppliant presque de mordre et en d'autres circonstances, Izuku lui aurait enfoncé de lui-même les crocs dans sa peau avec plaisir. S'il n'y avait pas le risque, infime, mais foutrement présent, que ça lui transmette cette lycanthropie. Frustré comme son homme, il se contenta de l'attirer un peu plus encore à lui, laissa sa voix écharper davantage son gémissement et les pattes d'Eij lui saisirent d'un coup les hanches pour s'enfoncer en lui jusqu'à le faire miauler.

La suite était prévisible. À peine avait-il laissé échapper ce son indécent qu'Eijirô grogna sourdement. Ce coup de rein là fut prodigieux d'ampleur à défaut d'être rapide et la pression de la queue du loup-garou devint insupportable jusqu'à ce que son nœud glisse en Izuku. En massacrant au passage toute rationalité, écrasant ses nerfs de plaisir brut. L'orgasme d'Eij le plaqua contre le canapé à le faire haleter sous la tension dans ses reins, à peine capable de supporter les tiraillements dans son corps martyrisé par la puissance physique du loup. Et la température bien trop forte pour son propre organisme d'humain n'aidait guère.

Ça et le poids d'Eijirô affalé sur lui, sous lequel il se tortilla juste assez pour attraper un peu d'air en attendant que son amoureux reprenne pieds à son rythme. En attendant, du bout des doigts, il se mit à jouer avec les mèches rousses, savourant les battements de cœur contre lui, si forts en raison de la taille du loup-garou que ça avait tout d'une vibration de tambour sur son torse. Une pulsation douce, toute en chaleur et désir, rehaussant un peu plus les cicatrices laissées sur son âme par l'amour et l'amitié de ses amants.

Avec un grognement dépité, le museau d'Eijirô finit par émerger de ses boucles, visiblement agacé de devoir effectuer un quelconque mouvement. Son expression revêche s'illumina quand il croisa le regard d'Izuku, et celui-ci murmura contre sa fourrure un « Hey » discret, submergé de l'odeur d'Eij, de sa chaleur. Si bien qu'il se serait volontiers endormi, calé là, s'il avait eu la certitude que le roux ne bougerait pas d'un millimètre et bien évidemment, sa pensée n'eut pas le temps de s'estomper qu'Eijirô s'agita. Il lui pardonna cependant volontiers, puisque c'était dans le seul but de venir frotter amoureusement le bout de son nez de sa truffe, très lentement, avec un baiser en forme de léchouille sur sa pommette, rayant le léger rougissement d'Izuku de son sourire canin.

L'univers qui ne renfermait qu'eux deux se fissura sans crier gare, la faute à la plainte carrément pornographique, à ce stade d'érotisme, de Kam, son orgasme lui brisant la voix en éclats de luxure dans la pénombre, terriblement sexy. Un brin frustrant, tant Izuku aurait bien aimé pouvoir voir ça, mais le simple son de sa voix compensait un peu, surtout rehaussée de sa difficulté à reprendre son souffle. Ça donnait envie de recommencer, immédiatement, le plaquer sur le matelas pour l'entendre cracher de colère et rétablir d'un coup de rein son emprise presque impériale sur eux, les plier un peu plus de sa sensualité décidément bien trop prononcée pour leur propre bien.

Avec amusement, Izuku sentit toute l'approbation d'Eijirô à la manière dont celui-ci renifla brusquement dans ses boucles, sans nul doute satisfait des activités pas catholiques du tout à côté d'eux, s'il en croyait l'unique battement de queue, rarissime chez Eij, qui lui effleura le mollet. Terriblement amusé, il faillit taquiner son homme à ce sujet, faillit seulement parce qu'il savait pertinemment qu'il n'avait pas les ressources physiques nécessaires pour entamer un round supplémentaire, alors que son amoureux avait sans nul doute encore assez d'énergie pour lui faire passer l'envie de rire. Sans parler d'un certain nœud déjà particulièrement bien placé pour ce faire.

« Qu'est-ce que... » entama subitement Kam et Izuku réalisa avant lui ce qui se passait, ou plus particulièrement, ce qui allait arriver. La faute à l'habitude, bien entendu. Il tourna la tête vers leurs amis avec un cri d'alerte aussi inutile que le bref jappement qui échappa à Eijirô, lui aussi conscient du problème.

Trop tard. Si son propre amoureux l'empêchait de voir réellement l'action, la plainte de pur plaisir qui échappa à Kacchan, assortie à une exclamation de surprise trop faiblement zébrée de plaisir pour être qualifiée de gémissement de la part de Kam, était suffisante pour qu'Izuku grimace. Et se tortille un peu en repoussant la patte d'Eij, jeter un coup d'œil vers ses meilleurs amis pour tenter de vérifier si tout allait bien. Un adjectif relatif, si l'on tenait compte de l'indignation absolue que Kam affichait, bras tendus pour repousser l'immense masse de son mec et pouvoir lui renvoyer le regard le plus noir de son répertoire. Qui s'assombrit davantage encore quand le lent et satisfait battement de queue du loup blond indiqua à tout le monde que ce dernier n'avait pas une once de culpabilité. Bien au contraire.

« Mon cœur. Katsuki. Ô mon irascible amour, et mon alarme préférée du matin et de mes nuits. Est-ce que tu viens de faire ce que je crois que tu viens de faire ? » scanda Kam, avec une telle expression sur le visage qu'Izuku fut subitement bien content d'être calé contre le torse d'Eijirô, dans une sécurité relativement absolue. À vrai dire, même le roux semblait un brin inquiet, à moins que ce ne soit sa manière de camoufler le fou rire qu'Izuku sentait frémir contre lui.

« Alors ? »

Kacchan se contenta de battre encore plus rapidement de la queue, avec ce début de sourire toujours aussi dégoulinant d'amour pour son humain faisant mine d'être fâché. Sans grande surprise, Izuku vit Kam soupirer, incapable de résister à l'expression de son amoureux et se hausser vers lui pour déposer un baiser furtif sur sa truffe, échappant de peu à une léchouille :

« T'as de la chance que je sois fou amoureux de toi, j'espère que tu en as conscience ? »

Kacchan tatoua une myriade de coup de truffe sur la mâchoire de son homme, jusqu'à obtenir un baiser en bonne et due forme où il glissa un jappement surexcité. Comme toujours à la recherche de la moindre parcelle d'attention de Kam, comme si être enfoui en lui ne suffisait pas et ne suffirait jamais.

« Et que tu saches aussi bien cuisiner, le Husky. »


« Non. »

« S'il te plaaaaait... »

« Kam, j'ai dit non. »

« Une simple blague subtile ! Si subtile que personne captera ! »

« Tu sais pas faire subtil, Kam. »

« C'est pure calomnie, ça ! Je suis capable de mentir si bien que tu te fais toi-même avoir, alors je pense pouvoir affirmer que je suis sans doute le plus subtil de nous quatre ! »

« Pas pour les blagues de cul. »

« … Bon, peut-être pas, d'accord, mais je te promets que là, ça sera subtil comme jamais ! »

« Hors de question. »

« Allez, rien qu'une allusion, une toute petite ! »

« Tu peux faire tous les adjectifs que tu veux, toutes les propositions que tu veux, je refuse que tu fasses la moindre vanne sur notre plan cul à quatre lors de ton discours de témoin à notre mariage. » martela Izuku, levant un sourcil dans ce qu'il espérait être un avertissement sérieux. Et vu la gueule qu'il se tapait, avec l'air encore sonné, les marques de crocs et de baisers partout et les boucles en vrac, il ne fut absolument pas surpris de voir Kam ignorer royalement sa tentative d'intimidation pour se pencher sur sa chaise vers son fiancé :

« Eeeeeeeiiij ? »

« Ba vas-y, court-circuite-moi, je te dirais rien ! » siffla Izuku, fusillant son meilleur ami du regard. Sans s'occuper de sa protestation ni relever le nez de son assiette remplie à ras bord grâce aux bons soins de Kacchan, Eijirô se lécha la lèvre supérieure en un geste purement canin, avant de jeter à Kam suspendu à ses paroles :

« Ça dépend, tu proposes quoi en échange ? »

« Eijirô ! »

« Je demande juste, mon cœur, simple curiosité. »

« Je remets le plan à quatre sur le tapis ! » proposa immédiatement Kam, sans obtenir plus qu'un haussement de sourcils dubitatif du roux – et un gloussement amusé de la part de Kacchan, occupé à dévorer lui aussi.

« Comme si on avait besoin de ça pour réitérer ! Peut mieux faire. »

« HahaAA ! » clama Izuku, fier de la réponse de son cher et tendre à qui il aurait volontiers adressé un sourire ravi, si Kam n'avait pas pris la mouche immédiatement. Avec ce plissement de nez de fort mauvais aloi, chez lui, qui indiquait qu'il n'allait pas lâcher l'affaire avant d'avoir eu satisfaction :

« Ok, alors je remets le plan à quatre sur le tapis, mais avec de la lingerie ! »

« Quelle sorte de lingerie ? »

« Eijirô Kirishima, n'y songe même pas ! »

« C'est toi qui choisit ! Et tu choisis pour nous trois ! » précisa Kam, décidément très attaché à son idée de discours – un truc louche au possible, il devait déjà avoir la formulation la plus improbable et explicite imaginable en tête, ce qui ne rassurait pas le moins du monde Izuku. Il reposa le couteau en s'estimant enfin satisfait de l'épaisse couche de confiture sur sa tartine, assez pour dégouliner entre ses doigts et attendit sereinement qu'Eijirô achève de faire marcher Kam. À mille lieux de la réponse que le roux cracha entre deux fournées :

« Deal. »

« Pure curiosité, mon cul ! » hurla Izuku, ouvrant les bras en grand dans un geste de pure stupéfaction, à deux doigts d'envoyer sa tartine sur le sol vu la force de son mouvement. Heureusement rattrapée d'un geste habile de Kacchan, qui rééquilibra sa prise sur le pain avant de croquer dans celui-ci, emportant une sacrée bouchée qu'Izuku ignora :

« Et toi, tu t'en fous ? »

Sans se démonter d'être pris à partie de manière aussi cavalière, Kacchan haussa une épaule, amusé, et récupéra la fin de sa tartine qu'Izuku lui abandonna volontiers. De toute façon, il était incapable de refuser quoi que ce soit à son air affamé et à ses grands yeux de chiot, surtout avec le regard que Kacchan lui adressa subrepticement pour le remercier :

« Ce que mon homme veut, l'univers le veut. Je suis juste surpris que tu te battes encore contre ça, après tout ce temps, alors que t'es censé être le plus intelligent entre nous. Tu reveux des œufs ? » enchaîna Kacchan sans transition aucune, avec un mouvement de tête vers son assiette quasi-vide. L'estomac des loups-garous, comme toujours. Sans même attendre sa réponse, Kam se releva d'un bond, s'attirant une remarque bien sentie de la part de son homme :

« Chaton, je peux me lever, tu n'es pas obligé de te précipiter comme ça. »

« Je me précipite précisément parce que tu te penses capable de te lever alors que ta jambe est en charpie ! » s'agaça Kam, déjà en train d'empiler une quantité respectable de nourriture sur l'assiette qu'il utilisait comme un plateau. Œufs, pain grillé, minuscule bol de riz et reste de pâtisserie arrivaient à peine à tenir dessus tant il fut généreux et il se brûla à moitié les doigts lorsqu'il redéposa son butin devant lui, rapprochant d'office l'assiette d'Izuku pour le servir. Et ignorant avec un sourire serein le ronchonnement en face de lui :

« Elle est pas en charpie, tu exagères. »

Venant de la part de quelqu'un qu'Eij avait pratiquement porté jusqu'à la cuisine, c'était fort de café, mais Izuku se serait bien gardé de souligner la moindre chose à un Kacchan présentement en train d'allumer sa première clope de la journée. D'ordinaire, il attendait que tout le monde ait fini de déjeuner, mais les dernières traces de politesse et de pudeur réservées à toutes autres personnes que Kam semblaient avoir disparues dans la partie de jambe en l'air. Ce dont personne n'allait se plaindre et comme de juste, ni Kam, ni Eijirô ne firent le moindre commentaire quand la fumée s'éleva dans la cuisine. Fou ce que ça vous changeait un homme, une mâtinée de cul.

« Ça fait deux fois qu'Izuku te refait ta couture, je pense qu'on peut dire charpie. » relança Eij, volant au passage une des tranches de pain grillé que Kam avait déposé en équilibre précaire sur le bord de l'assiette. Izuku lui fit les gros yeux, sans effet aucun, et le plissement de nez agacé de Kam ne tira qu'un sourire d'excuse au roux, la moitié du pain déjà engloutie. Sans doute pour éviter que son homme se lève à nouveau, Kacchan lui donna une de ses propres tartines, en un geste si naturel qu'il ne comprit pas tout de suite pourquoi tout le monde se mit à le dévisager d'un air circonspect :

« Quoi ? »

« Rien, c'est juste… »

« Disons que c'est étonnant, de te voir… Heum… Comment dire ? »

« Lui filer de la nourriture, aka prendre soin de mon mec ? Sérieusement ? Alors que je me plie en quatre constamment pour lui faciliter la vie en lui cuisinant des repas matin, midi et soir, aussi équilibrés que possible ? » aboya presque Kacchan en retour face à Eijirô. Le roux n'aidait pas du tout, avec son léger sourire sur les lèvres, et heureusement que le loup en lui était déjà bien trop habitué pour s'offusquer du sale caractère du blond. Kam observait du coin de l'œil son homme se battre avec la terre entière, avec assez d'attendrissement dans le regard pour faire fondre son début de mauvaise humeur, et celle d'Izuku dans la foulée.

« Non, juste de filer ta nourriture comme ça... » reformula prudemment ce dernier, histoire d'achever de lisser dans le sens du poil son meilleur ami. « Assez incongru, pour un loup-garou, de renoncer volontairement à la moindre miette de bouffe, voila tout. »

« Hé bien, il t'en faut peu pour être étonnant. » renifla Kacchan. Et véritablement pas décontenancé, il enchaîna sur la lancée des gestes absurdes en tendant sa clope allumée à Eij. Vu l'heure matinale et le côté sacro-saint de sa première clope, c'était une véritable déclaration d'amour, quoique particulièrement improbable et Eijirô l'accepta sans broncher, ne se faisant guère prier pour voler une taffe avec délice.

« Hey ! »

« Quoi ? »

« De la bouffe pour Kam et une clope pour Eij et la seule chose que j'ai, c'est une absence de soutien dans ma tentative de sauver la bonne tenue de mon mariage ? » s'indigna Izuku, en exagérant exprès pour le plaisir de voir Kam s'étouffer à moitié dans son café, dans une tentative adorable de dissimuler son fou rire. Pour le narguer, Eijirô tira une taffe particulièrement longue, sans arriver à ternir l'amour dans le regard qu'il posait sur lui, alors que Kacchan rouvrait sa grande gueule :

« Quoi, tu veux une clope aussi ? T'étais pas censé avoir arrêté ? »

« Et c'est comme ça que tu me récompenses, alors que je t'ai permis de baiser avec ton mec ? En donnant de ma personne ?! Espèce d'ingrat ! Sac à puce ! » rajouta Izuku, perdant définitivement Kam dans un fou rire monstrueux qui le fit cracher la moitié de son café additionné de pain sur la table. Eij se dévoua pour lui tendre un sopalin, dans l'espoir de ne pas le perdre d'étouffement et lui tapota précautionneusement dans le dos, pas si inquiet que ça grâce à son ouïe de loup qui le renseignait parfaitement sur la capacité respiratoire de Kam – et Kacchan faisait si confiance à Eij pour ça qu'il se contenta de filer un coup d'épaule à Izuku, sans s'inquiéter davantage. Voyant que cela ne le déridait pas le moins du monde, le blond se pencha plus encore, pressant son front contre sa joue jusqu'à obtenir un reniflement faussement agacé :

« Allez, boude pas Deku, je te rendrai la pareille. »

La taquinerie de Kacchan le fit hausser un sourcil en faisant mine de lui voler un bout de saucisse, dans son assiette. Tout rapide fut-il, le blond n'arriva pas à réprimer à temps le dévoilement de croc avec l'option grondement fâché, et Prince Carnage jaillit de sous la chaise de Kam en couinant, servant à merveille la démonstration d'Izuku, qui enfonça le point en singeant Kam un instant :

« J'appelle pas ça me « rendre la pareille », Ô ingrat Kacchan, fléau de mes petits-déj et soutien moral inexistant. »

« Ok, alors disons que je te promets que je te rendrai la pareille un jour. Je peux même te le jurer-cracher, si ça te fait plaisir. »

« Si tu me craches à la gueule, moi, pour ma part, je te jure que... » entama Izuku, coupé net par le baiser trop appuyé que lui vola Kacchan en profitant allégrement de son inattention. Pris par surprise, il en lâcha sa fourchette en sentant la langue du blond lécher sa lèvre, avant de glisser sur son souffle où mourrait encore l'esquisse de menace qu'il avait tenté de prononcer. Aussi rapide qu'un battement de cœur et avant même qu'Izuku réalise, il abandonna ses lèvres pour reporter son attention sur la nourriture, presque flegmatique :

« Voilà, juré-craché, maintenant, tu vas finir ton petit-dej, ou je peux te le piquer ? »

Trop sonné pour songer à protester, Izuku poussa son assiette vers lui et croisa le regard franchement amusé d'Eij, par-dessus la table. Amusé, certes, mais tout aussi attendri et une lichette excité que Kam, à en croire leurs expressions qu'ils n'avaient absolument pas l'intention de dissimuler. Le commentaire du roux lui tira un son amusé, avec son ton de conspirateur de cours d'école, quand il se pencha vers Kam sans cesser de dévisager Izuku :

« On s'y habituerait, n'est-ce pas ? »

« À qui, le dis-tu, ! » approuva Kam d'un air docte, et Kacchan se tourna vers lui pour lui balancer sa juste part de vacheries, interrompu sec parla sonnerie professionnelle d'Izuku. En se levant d'un bond, celui-ci attrapa son portable abandonné sur son sac, dans l'entrée, et vérifia l'interlocuteur d'un coup d'œil en revenant vers la table – sans grande surprise.

« Aïzawa... » annonça Izuku, jetant un coup d'œil sur la table pour évaluer la réaction commune. Laquelle oscillait entre inquiétude et défiance, à en croire le froncement de sourcils d'Eij, mais Kam haussa les épaules, résigné et signa un laconique, « Haut-parleur ». Izuku décrocha aussitôt en réglant le volume d'une main, la voix de leur ancien professeur emplit instantanément le silence tendu de la cuisine où se mourrait encore l'ambiance détendue de leur nuit :

« Izuku ? Je te dérange ? »

« Pas du tout, professeur, je suis déjà levé. »

« Pour un pro-héro, j'espère bien ! Moi, je rêve de retourner me coucher, alors pardonne-moi d'être aussi direct, mais tu es toujours sur l'alerte de l'alter de transformation en loup démesuré ? »

« Heu, oui, pourquoi ? »

« Il y a eut une alerte intrusion àl'agence nationale de renseignement, dans la nuit. Les gardes de service parlent d'un loup géant et comme tu travailles sur le dossier, j'ai songé à proposer ton expertise aux équipes de direction – ça t'intéresserait, une visite du bâtiment ? »


POUR LE KINKTOBER :

Merci immensément d'avoir pris le temps de me répondre sur le Kinktober ! J'ai un peu fait une synthèse de toutes vos réponses, et j'ai été un peu surprise de voir que presque tout le monde avait l'air de beaucoup apprécier le fait d'avoir tout eu dans un recueil unique XD. Ce qui fait que le recueil unique me paraît moins adapté, c'est parce que ça me permet pas trop de faire une alternance de chapitre sur différentes fic. Et que le référencement serait compliqué (le kinktober 2023 a pas énormément de lectures parce que les ship n'apparaissent pas dans les recherches, entre autre) donc je pense faire des publications individuelles, mais avec un programme dans une fic « Kinktober 2024 ». Histoire d'avoir un endroit fun pour en discuter, avoir des résumés, des spoils, peut-être même des bonus ?

Du fun, quoi XD.

C'est parti ^^ !

(MERCIII !)

Omiya : Coucouuu ^^ ! Je suis tellement désolée d'avoir coupé comme ça et d'avoir fait attendre tout le monde, désolée T-T ! J'espère que ça en valait la peine, après tout ce temps, je croise tellement les doigts que ça soit à la hauteur, t'as pas idée XD !

Ouii, le coca que Kam cache bien parce que bon, autant de sucre industriel, ça rend absolument fou furieux Katsuki XD. J'adore écrire Kam, je crois que ça se sent trèèèès bien dans toute ma fic, alors c'est un régal quand on me dit qu'on adore le lire héhé XD ! Merci !

Merci beaucoup pour ta réponse pour le Kinktober ! J'ai tellement hâte de pouvoir m'y mettre XD ! Oh, je te le redirais d'ici là sans doute, mais je penserais fort à toi en Octobre, je m'appliquerais pour te fournir de la lecture ! Et j'espère que ça ira niveau santé, que tu te remettras vite et sans complications ^^ !

J'en profite : merci tellement d'être là depuis le début, c'est absolument incroyable et j'adore pouvoir te lire au fil des chapitres et avoir ta vision ^^ ! Merci INFINIMENT de prendre le temps de laisser une review à chaque fois, t'es un AMOUR ! Hâte d'avoir ton avis sur ce chapitre, aussi XD !

Akane29 : Hey, coucou ^^ ! Je suis DÉSOLÉE d'avoir été la cruauté incarnée (oui oui j'assume) en coupant ainsi T-T. J'espère que l'attente en valait la chandelle et que tu auras apprécié cette suite ? Tu me diras ^^ ?

Merci immensément d'être là depuis le début toi aussi, merci de prendre le temps à chaque fois d'écrire un petit mot, c'est tellement gentil et adorable ! Merciii !

Athena : Coucou, hola ^^ ! Je comprends la protestation, elle est légitime, d'ailleurs le bureau des protestations est au fond à droite, il prend toutes les plaintes T-T. La suite s'est en plus SACREMENT fait attendre, toutes mes excuses. J'espère que ça en valait le coup ?

Ha, c'est vrai qu'Izuku va devoir activer ses neurones que le problème loup (s'il retrouve l'usage de son cerveau un jour XD). Merci beaucoup de trouver ça captivant, j'ai tellement peur que l'histoire « principale » lasse, merci beaucoup ! Et merci pour les vacances, c'était tip top ^^ !

Oh c'est trop cool d'avoir ton avis de bibliothécaire, forcément en termes d'organisation tu t'y connais ! Je pensais déjà à mettre en début de description un [Kinktober2024] pour une meilleure lecture visuel sur ma page de fic, et comme ce serait publié dans le même mois, tout sera mis à la suite sur ma page, j'imagine. Merci beaucoup en tout cas d'avoir prit du temps pour te pencher là-dessus ^^ !

… J'ai pas attaché Deku, j'ai pas réussi à le caler dans le mood ! MAIS, immobilisé entre Kam et Kacchan, ça peut convenir, j'espère XD ? En substitution XD ? Merci tellement pour ta review, au plaisir de te relire ^^ !

ViMiKi : Hey, hey, hey ^^ ! Mes vacances étaient trooop bien, j'ai mangé du tiramisu à n'en plus savoir que faire XD ! Merci ^^ !

Haaaaa j'avoue m'amuser COMME UNE FOLLE à les martyriser, qui aime bien châtie bien, n'est-ce pas ? Mais ouiii, Katsuki tout tristoune avec sa cendre et ses blessures, mimi XD ! Ha ça ils sont pro des disputes de merde hein XD.

Le radar des loups est douteux, ou, OU… ils s'occupaient « BIEN » dans la cuisine ? Les paris sont ouverts XD. Passez du bon temps avec ses amis, j'ai hurlé de rire, c'est parfait comme formulation XD. Kam méritait un peu de douceur, je suis d'accord. Ben… le grand problème de Katsuki, c'est quand même d'être un sacré constipé des émotions XD.

Je sais que je coupe les lemons… Je suis DESOLÉE ! Mais en même temps j'écris des pavés, alors si je coupe pas, ça lasse les gens XD ! Et puis les chapitres sont déjà SI LONGS, si je les double, je m'en sors plus à la correction T-T. Bon, du coup, j'espère que cette suite (directe hein, faut pas déconner) t'aura plu, que ça aura compensé un peu cette attente si longue ! J'ai hâte d'avoir ton avis dessus héhéhé !

… Lire mes fanfic… Au boulot ? DANS UN BUS ? Un choix audacieux dis-moi XD. T'avais raison de pas être confiante je crois XD

Aaaw merci à toi ! Et merci d'être là depuis si longtemps et de prendre le temps de reviewé à chaque fois, c'est adorable ! Et un vrai plaisir de te lire ^^ ! J'ai hâte d'avoir ton avis sur ce chapitre, d'ailleurs XD !

Ploupipou : Coucou ! Merci pour les vacances, c'était tip top, en effet XD !

J'ai été dégueulasse en coupant ainsi ce lemon, j'en suis désolée T-T. Mais il était vraiment trop long pour tenir en un chapitre, rien que ce chapitre-ci, je le trouve un peu trop dense T-T. Mais j'espère qu'il sera assez bien pour compenser cette attente si LONGUE !

Je serais RAVIE et ENCHANTÉE d'avoir tes théories, fumeuses ou non, sur le troisième loup et tout, VRAIMENT, par pitié, JE VEUX SAVOIR XD !

Raaaah, ravie que mon amour du bakudeku soit partagé héhéhé XD. Je suis d'accord, Katsuki capitaine, c'est le feu, j'ai tellement hâte de l'écrire, mon dieu !

Merci beaucoup d'avoir prit le temps de songer à ma problématique de kinktober ! J'avoue que ça me botterait de ouf de refaire une couverture commune à toutes les fics postés pour le kinktober XD. J'ai trop hâte de pouvoir partager avec vous XD !

Bon, du coup j'espère que ce chapitre t'aura plu ! J'ai hâte d'avoir ton avis et tes théories ^^ ! Merci immensément pour tes reviews et de t'accrocher à cette fic ^^ !