Dans ce chapitre, je place l'histoire de Hermione et Lucius afin qu'on puisse tous comprendre le début de leur relation.:)
Chapitre 2
Avant son anniversaire
Hermione avait passé une bonne partie de la soirée à discuter et à rire avec des membres de la famille élargie lors de cette grande réunion familiale, un événement qui avait rassemblé plusieurs branches de la famille Weasley et Delacour. Tout semblait se dérouler dans une ambiance joyeuse et décontractée, jusqu'à ce que Hermione réalise l'absence de Ron à ses côtés. Inquiète, elle décida de le chercher et se dirigea vers la maison principale, pensant peut-être le trouver en train de prendre un moment de repos ou une collation tardive.
Cependant, en entrant discrètement dans la maison, Hermione fut accueillie par une scène qui la fit se figer sur place : Ron, visiblement éméché, flirtait ouvertement avec Emeline, une des cousines éloignées de Fleur. Le ton de sa voix, les sourires complices, et sa proposition de lui faire visiter l'Angleterre la semaine suivante étaient des signes indubitables de ses intentions peu appropriées. À la vue d'Hermione, Ron sursauta, manifestement coupable.
Il était presque 3h00 du matin, et malgré l'heure tardive et l'alcool qui pouvait atténuer les inhibitions, Hermione savait que cela ne pouvait en aucun cas excuser le comportement de Ron. Elle avait déjà été confrontée à des situations similaires avec lui par le passé, où il avait flirté avec d'autres, ce qui rendait cet incident non seulement plus douloureux mais aussi plus frustrant.
- « Ce n'est pas ce que tu crois Hermione, » s'empressa de dire Ron, s'avançant vers elle, les mains tendues comme pour apaiser la situation.
- « Effectivement, ce n'est pas du tout ce que je croyais, » rétorqua Hermione, sa voix tremblant de colère retenue. « Mais tu peux dire à Emeline qu'elle peut rester à l'appartement si elle souhaite. Vous ne serez pas dérangés, » ajouta-t-elle, la douleur teintant chaque mot d'un sarcasme glacial.
Elle lança à Ron un dernier regard noir, un mélange de déception et de désillusion, avant de quitter la pièce rapidement. En bousculant Harry et Ginny qui arrivaient à ce moment-là, elle sentit leur confusion face à la scène. Ne voulant pas perturber davantage l'événement familial par ses problèmes personnels, Hermione prétexta une grande fatigue pour s'éclipser et rentrer chez elle, laissant derrière elle un Ron abasourdi et coupable.
De retour chez elle, Hermione s'assit sur son canapé, tentant de trier ses pensées tumultueuses. L'incident n'était pas seulement un autre exemple de l'infidélité émotionnelle de Ron, mais un rappel douloureux que leurs problèmes de couple étaient loin d'être résolus. Elle se retrouva à réfléchir sur ce qu'elle attendait de Ron, et si leurs visions de la fidélité et de l'engagement étaient même compatibles. Sa confiance en Ron et en leur relation avait été ébranlée, et elle savait qu'une conversation sérieuse et décisive devait suivre.
Hermione se réveilla brusquement en sentant une main tenter de se faufiler sous sa robe. D'un mouvement sec, elle repoussa la main indiscrète. La chemise de Ron était défaite, et son haleine embaumait le whisky pur feu, même à distance. Ronald Weasley la regardait avec un désir intense dans les yeux.
- « Tu sais, j'ai parlé à Emile, » dit-il en s'allongeant sur elle et en caressant sa poitrine. « Elle te trouve très jolie et elle est très ouverte d'esprit. Ça pourrait nous faire du bien de faire quelque chose avec elle, ensemble ? Ça nous rapprocherait, » murmura-t-il, son excitation palpable pressant contre la culotte de Hermione.
Choquée, Hermione resta silencieuse quelques instants avant que la colère n'éclate.
- « Est-ce vraiment ce que tu penses qu'il faut pour sauver notre relation ? Un plan à trois? » Sa voix était glaciale, tranchante comme du verre.
Ron, visiblement surpris par la réaction de Hermione, tenta de se justifier.
- « Je... je pensais juste que cela pourrait pimenter les choses entre nous. Je ne voulais pas te blesser. » « Pimenter les choses ? En me proposant de partager mon intimité avec une autre ? Est-ce vraiment tout ce que tu penses de nous, de moi ? » Elle le repoussa violemment, se levant du lit en secouant la tête, dégoûtée.
Elle se leva, attrapa sa baguette et fit quelques grands mouvements dans les airs, rassemblant toutes ses affaires dans sa malle magiquement.
- « Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Ron, observant la jeune femme se diriger vers la salle de bain.
- « Je prends un moment pour moi, Ronald. Pour penser à tout ce bazar et à ce que je veux vraiment, » répliqua-t-elle avant de disparaître derrière la porte de la salle de bain.
Quand elle ressortit, elle était plus calme, mais son visage était fermé, décidé. Ron, toujours confus, essayait de comprendre où il avait failli.
- « Désolé Hermione, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, » dit-il en lui tendant une tasse de thé, espérant apaiser les tensions.
Hermione eut un sourire triste en reconnaissant le thé qu'elle n'aimait pas.
- « Toujours à côté de la plaque, Ron. »
Elle prit les clés de l'appartement qui étaient sur la table et les déposa devant Ron, marquant la fin de leur cohabitation. Elle se dirigea ensuite vers l'entrée où toutes ses affaires étaient déjà empilées dans sa malle.
- « C'est fini, Ronald Weasley. Je te souhaite une bonne continuation. Je ne souhaite pas te revoir pour le moment, » dit-elle en retirant sa main de son épaule et en rapetissant sa malle pour la mettre dans sa poche.
Elle franchit la porte sans se retourner, laissant derrière elle un Ron abasourdi et seul avec ses erreurs.
Après avoir transplané discrètement dans une ruelle peu fréquentée, elle se promena, absorbant l'atmosphère vivante de la ville, observant les gens vaquer à leurs occupations quotidiennes. Hermione avait toujours ressenti un attrait particulier pour l'effervescence du Londres moldu. Cela faisait une heure qu'elle déambulait lorsqu'une affiche dans la vitrine d'une agence immobilière attira son regard. L'appartement semblait parfait, juste ce dont elle avait besoin pour un nouveau départ.
Poussée par un mélange d'impulsion et d'excitation, Hermione entra sans hésiter dans l'agence. L'agent immobilier, un homme d'âge moyen aux cheveux grisonnants, la scrutait avec scepticisme. Son regard semblait dire qu'il doutait qu'une jeune femme de son âge puisse se permettre un tel logement sans l'aide financière de ses parents. Hermione, habituée à être sous-estimée, lui sourit poliment tout en insistant pour visiter l'appartement immédiatement.
- « Je comprends vos réserves, mais je vous assure que je suis tout à fait capable de gérer cet achat », dit-elle avec une confiance qui surprit l'homme.
Contraint d'acquiescer, l'agent organisa rapidement la visite. Hermione, pleine d'assurance, inspecta chaque pièce avec un œil critique, imaginant déjà comment elle transformerait cet espace en un refuge loin du monde magique.
Deux heures plus tard, Hermione retourna à l'agence, un chèque de banque à la main, accompagné de tous les documents nécessaires pour conclure la vente. L'expression de l'agent immobilier, lorsqu'il la vit, était un mélange de stupéfaction et de réévaluation. C'était clair qu'il n'avait pas anticipé une telle démonstration de sérieux et d'indépendance financière de la part de la jeune femme.
Quand il la vit sortir de l'agence, chèque accepté et documents signés, l'esprit léger et un sourire radieux aux lèvres, il ne put s'empêcher de penser qu'elle devait être la fille d'un riche Londonien.
Hermione avait décidé de faire une pause dans ses achats d'ameublement à Pré-au-Lard et s'était dirigée vers le nouveau salon de thé de la rue principale, un lieu au charme rustique et accueillant. Les murs étaient ornés de boiseries anciennes et de petites étagères remplies de variétés de thés et de porcelaines délicates. La lumière tamisée, filtrée par des rideaux en dentelle, créait une ambiance douce et chaleureuse, invitant les visiteurs à se détendre.
Elle demanda au serveur de la placer dans un coin tranquille pour éviter d'être importunée par des fans du trio d'or. Le serveur, un jeune homme aux cheveux bouclés et à l'air aimable, la conduisit à une alcôve reculée de la salle principale. Cette alcôve, séparée par des paravents sculptés et ornés de motifs floraux, offrait une intimité appréciable. Les sièges étaient recouverts de coussins en velours rouge et les tables en bois poli brillaient sous l'éclat des bougies disposées çà et là.
Suivant le serveur, Hermione, la tête baissée sur son sac à main où elle cherchait un stylo, remercia le serveur en s'asseyant avant de réaliser qu'il l'avait installée à côté de la table de Lucius Malfoy. L'alcôve dans laquelle ils se trouvaient empêchait les indiscrétions des regards extérieurs.
Pendant un instant, elle voulut l'ignorer mais son regard perçant l'en dissuada. Elle redressa le menton, planta ses yeux dans les siens, et le salua.
- « Miss Granger, je dois admettre que je ne vous avais pas reconnu avec cette nouvelle coiffure, » dit-il d'un ton neutre, son regard gris bleu se promenant sur elle.
- « Et moi, je dois admettre, Lord Malfoy, que je ne m'attendais pas à vous voir ici, » dit-elle en remettant une mèche derrière son oreille.
Elle sourit en repensant à Ron qui avait mis une semaine à remarquer son changement de coiffure, ce qui l'avait beaucoup énervé car passer de cheveux longs à une coupe au carré n'était généralement pas inaperçu.
- « Ma vie n'est pas uniquement au manoir ou au ministère. J'aime prendre du bon temps aussi, » dit-il en portant délicatement sa tasse de thé à ses lèvres.
- « Et vous aimez les desserts délicats, » observa-t-elle, notant l'île flottante en face de lui.
- « On ne peut rien vous cacher, décidément, » répliqua l'homme, semblant la redécouvrir.
Hermione plongea son regard dans le sien, déstabilisée par l'intensité de l'échange avec celui qui avait longtemps été son ennemi. Le serveur arriva pour prendre sa commande, lui permettant de reprendre contenance. Elle fut servie rapidement.
- « Vous venez souvent ici ? » demanda-t-elle, regrettant presque aussitôt sa question.
- « Non. C'est la première fois, » répondit-il en posant sa cuillère dans sa coupe de dessert désormais vide.
- « Et vous ? » reprit-il, fixant son regard dans celui de la jeune femme.
- « J'étais en train d'acheter des meubles lorsque j'ai eu envie de faire une petite pause, et c'est ainsi que je me retrouve ici. Je dois avouer que je trouve ce salon on ne peut plus charmant, » dit-elle, observant les lieux.
- « En effet. J'imagine que vous allez emménager dans un des manoirs distribués par le ministère, » dit-il un peu plus tendu qu'habituellement.
- « Non. Vous savez, l'idée de la grande confiscation ne me plaît pas. Je veux être certaine, si j'accepte d'acquérir un de ces biens, qu'il n'y a plus aucune famille pour en disposer. Sinon, j'aurais l'impression de voler un autre sorcier. Vous m'avez l'air surpris ? » dit-elle en prenant le dernier morceau de sa forêt noire.
- « Je dois admettre que je vous imaginais vous réjouir de cette situation, » dit-il en se servant encore une fois du thé.
- « Les nés-moldus ont aussi des principes, » dit-elle en sortant sa bourse pour prendre de quoi payer.
Le fait qu'il se lève en même temps qu'elle lui fit faire un mouvement brusque, renversant le vase contenant des fleurs qui étaient sur sa table. Aussitôt, elle sortit sa baguette pour réparer les dégâts. Elle dut s'approcher de lui pour sortir de la table et, quand elle leva les yeux vers lui, elle accrocha son regard métallique. Pour un instant, elle eut l'impression qu'elle se trouvait nue devant lui. Il dut ressentir sa gêne car il recula d'un pas pour la laisser passer.
En arrivant devant son nouveau chez elle, Hermione se reprocha intérieurement d'avoir été troublée par la beauté de l'homme qu'elle venait de rencontrer. C'était la première fois qu'elle voyait Lucius Malfoy sans son habituel masque de froideur, et cela l'avait décontenancée plus qu'elle ne l'aurait voulu.
Ginny et Harry étaient venus l'aider à installer ses meubles et à organiser ses affaires dans son nouvel appartement. L'utilisation de la magie rendait certaines tâches plus simples, surtout lorsqu'il s'agissait de manipuler des objets déjà imprégnés de propriétés magiques. Cependant, après plusieurs heures de travail continu, ils étaient tous les deux visiblement épuisés.
Vers minuit, après avoir fini de placer le dernier meuble et de suspendre les derniers tableaux aux murs, Ginny et Harry décidèrent qu'il était temps de rentrer chez eux. Ils prirent congé d'Hermione, la laissant seule dans l'espace qu'elle commençait à peine à appeler "maison".
Assise à son bureau, Hermione fouillait frénétiquement son sac à main à la recherche de sa bourse. Elle avait prévu d'aller déjeuner avec ses collègues, mais la découverte qu'elle l'avait oubliée la laissa dépitée. Elle ne pouvait pas envisager de laisser l'un de ses collaborateurs payer pour elle, cela allait à l'encontre de ses principes d'indépendance et d'équité. Rapidement, elle prétexta une urgence pour les laisser partir sans elle, leur assurant qu'elle les retrouverait plus tard.
Une fois seule, elle transplana discrètement à Pré-au-Lard. En arrivant au salon de thé, elle eut la surprise d'apprendre que Lord Malfoy l'attendait.
Hermione, initialement résolue à simplement récupérer son bien et à repartir, fut prise au dépourvu lorsque Lucius l'invita à partager son repas. Avec une méfiance prudente, elle s'assit tout en vérifiant discrètement autour d'elle pour s'assurer qu'aucun sortilège n'influençait ses sentiments. À chaque échange de regards, une sensation étrange la parcourait, la faisant trembler légèrement, mais aucun sort n'était en œuvre.
De retour à son bureau plus tard, Hermione ne pouvait s'empêcher de ressentir des papillons dans l'estomac, un sentiment qui l'obligea à se remémorer tout ce qu'elle savait sur Lucius Malfoy. La complexité de leurs interactions récentes la laissait perplexe. Était-ce la reconnaissance d'une transformation chez Lucius, ou quelque chose de plus profond et personnel entre eux qui commençait à s'éveiller ? Tentant de démêler ses pensées, elle se plongea dans son travail, essayant de mettre de côté les émotions troublantes de la journée.
« Lundi 13 septembre 1999 »
Elle se leva précipitamment ce matin-là en découvrant qu'elle devait rejoindre son amie Ginevra, juste avant une soirée importante avec d'autres directeurs du ministère. Après une dernière vérification de son apparence dans le miroir, elle se sentait prête à affronter la journée.
Ginevra, toujours enthousiaste, tenta de convaincre Hermione de se joindre à une fête le samedi suivant, juste avant son anniversaire. Cependant, Hermione, submergée par le travail, déclina l'invitation, prétextant un emploi du temps chargé. Elle s'éclipsa plus tôt que prévu pour éviter d'être davantage pressée par son amie insistante.
Arrivée au lieu de la réception, Hermione tenta de calmer son cœur qui battait la chamade, mais son pouls s'accéléra de nouveau dès qu'il entra dans son champ de vision. C'était étrange pour elle de se comporter comme des étrangers, interagissant uniquement dans un contexte professionnel, alors que juste une semaine auparavant, ils s'étaient embrassés passionnément. Deux jours avant, elle lui avait dit qu'elle ne souhaitait plus continuer cette relation adultérine. Elle se sentait coupable pour tous les bons moments passés ensemble, lui faisant découvrir des aspects du monde moldu et lui, en retour, l'introduisant à des activités sorcières. Il était également épuisant de rester constamment sur ses gardes pour éviter que leur liaison ne soit découverte, surtout au travail.
Au milieu de la soirée, un conseiller des transports magiques et aériens, riant de manière exagérée, s'adressa à Hermione : « Je ne sais pas ce que vous faites le week-end prochain, mais j'aimerais vous présenter mon cousin. Je suis certain que vous vous entendrez très bien avec lui. »
Avant qu'Hermione puisse répondre, Lucius Malfoy intervint, à la grande surprise de tous : « Je ne crois pas que Miss Granger soit ici pour qu'on lui arrange des rendez-vous galants. » Son commentaire fit disparaître le sourire du visage du conseiller qui s'imaginait déjà lier sa famille à celle de l'héroïne.
Hermione remercia Lucius d'un signe de tête, puis porta sa coupe de champagne à ses lèvres. Pour éviter toute complication et la tentation de revenir sur sa décision, elle quitta la soirée avant lui, s'assurant ainsi de ne pas être raccompagnée. Cette soirée marquait une affirmation de sa résolution à mettre un terme à une relation devenue trop complexe et risquée.
"Mardi 14 septembre 1999"
Dans le bureau d'Hermione, la conversation entre elle et Harry fut interrompue par un petit incident : Harry avait renversé son gâteau sur la jambe d'Hermione en gesticulant. Alors qu'il tentait de nettoyer rapidement les débris épars sur sa jupe, la porte s'ouvrit violemment. Lucius Malfoy se tenait à l'entrée, son regard glacial balayant la scène devant lui. La main de Harry sur la jambe d'Hermione semblait plus compromettante qu'elle ne l'était réellement. Lucius, le visage empreint d'une colère froide, claquait la porte sans dire un mot, laissant Hermione et Harry stupéfaits par sa réaction.
Harry, confus, retira sa main immédiatement.
- "Ça va, Hermione ? Ce… c'était Lucius Malfoy, n'est-ce pas ? Pourquoi a-t-il réagi comme ça ?"
Hermione, tout aussi surprise en apparence, répondit avec incertitude, "Je… je ne suis pas sûre. C'était vraiment étrange. Peut-être qu'il a juste été surpris de nous voir dans cette situation."
Elle haussa les épaules, essayant de dissiper l'embarras de la situation.
- "Ne t'inquiète pas, Harry. Je suppose que certains réagissent de manière excessive quand ils sont surpris."
Bien que rassuré par la réponse d'Hermione, Harry restait perplexe. Hermione, quant à elle, ressentait l'urgence de clarifier cette méprise avec Lucius, mais cela devrait attendre un moment plus opportun, loin des murs du ministère où leurs interactions pourraient être mal interprétées.
"Jeudi 16 septembre 1999"
Hermione toqua à la porte avant d'entrer dans l'appartement où elle avait vécu quelques temps. Ron, avec un sourire, s'empressa de lui tirer une chaise.
- « Hermione, je suis ravie de te revoir, » dit-il, l'accueillant chaleureusement.
Ils échangèrent d'abord des banalités, évitant les sujets lourds. Cependant, Ron ne put s'empêcher de dériver vers des eaux plus troubles, abordant le sujet de leur relation passée.
- « Ron, je t'interromps mais je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis. Je ne suis pas coincée, loin de là. Ça ne m'intéresse pas de faire un plan à trois. J'ai envie de me sentir aimée, qu'on me fasse l'amour passionnément. Nous n'avions pas ça. Tu dois chercher quelqu'un qui te correspond plus, » dit-elle fermement, se levant de sa chaise.
- « Mais Hermione, » tenta vainement Ron, cherchant à la retenir.
« Tu trouveras quelqu'un qui colle mieux à ta personnalité. Bonne journée et à bientôt, Ron. »
Hermione n'attendit pas de réponse, jetant la poudre de chemisette dans la cheminée et disparaissant aussitôt.
De retour au ministère, elle s'efforça de ne pas laisser sa frustration affecter son comportement avec ses collègues. La fin de sa journée de travail fut un soulagement, et elle accueillit avec joie la perspective de retrouver Augustus, qu'elle avait rencontré à son arrivée au ministère.
Alors qu'ils se dirigeaient vers les cheminées pour partir, Lucius Malfoy se dressa devant eux, interrompant leur marche. D'une voix autoritaire, il ordonna à Augustus de porter d'urgence un dossier à son directeur.
Augustus s'éclipsa rapidement, laissant Hermione seule sous le regard glacial de Lucius. Elle se reprocha de ne pas avoir réagi à son comportement qu'elle jugeait agressif, se demandant comment gérer cette situation délicate sans compromettre sa propre intégrité professionnelle.
« Samedi 18 septembre 1999 »
Avec une précipitation palpable, Hermione franchit le seuil de son domicile. Elle était en retard. Elle accrocha rapidement sa cape, retira ses chaussures, déposa ses clés sur la commode de l'entrée et se précipita vers les toilettes. D'un geste de baguette, elle envoya ses courses se ranger dans la cuisine, puis elle fila sous la douche. Il était 19h et elle savait que son invité sonnerait à sa porte à 19h30 précises. En sortant de la cabine de douche, elle faillit glisser en voulant saisir sa baguette. Se forçant à respirer calmement le temps de se sécher, elle enfila ensuite sa petite robe noire. Il ne lui restait plus que 10 minutes. Pointant sa baguette sur son visage, elle lança un sortilège de glamour pour que son maquillage reste impeccable toute la soirée. Elle venait à peine de terminer lorsqu'elle entendit la sonnette retentir.
- « Tu peux entrer, » cria-t-elle en sortant de la salle de bain.
Elle arriva à la porte d'entrée au moment où elle se refermait. Lucius était là, étonnamment élégant. Ses cheveux étaient retenus en catogan par un ruban en soie bleu marine, rappelant sa redingote qui lui allait à merveille. Ils s'observèrent quelques secondes.
- « Tu es resplendissante, Hermione, » murmura-t-il en la suivant.
Hermione se retourna pour lui sourire mais s'arrêta net lorsque ses doigts glissèrent le long de sa colonne vertébrale. Sa robe avec un décolleté en V dans le dos n'était pas habituelle pour une sorcière. Pour leur dernier soir ensemble, elle avait voulu marquer le coup. Elle se tourna complètement, leurs yeux se fixant quand il passa sa main dans son dos pour la rapprocher de lui. Cela suffit pour qu'elle se laisse emporter par son désir. Elle l'embrassa et il répondit avec passion, la faisant reculer sous les assauts de ses baisers. Elle l'entraîna dans le salon tout en déboutonnant sa chemise. Au moment où il fit glisser ses bretelles, ils sursautèrent en entendant plusieurs « Oh ! »
Paniquée, Hermione jeta un coup d'œil à Lucius qui, imperturbable, remit rapidement en place sa robe et sa tenue. Il garda son calme face à l'invective de Ron, proposant même de le laisser entre eux. Tout se passa très vite, jusqu'à ce que ses amis la laissent seule avec Lucius.
Elle raccompagna ses amis à la porte et c'est avec anxiété qu'elle revint au salon.
- « J'avais peur que tu sois parti, » dit-elle en s'asseyant sur le canapé, l'observant comme s'il allait se volatiliser.
- « J'ai connu des situations bien plus difficiles, » dit-il en caressant les touches du piano.
Un silence s'installa, aucun des deux ne semblant vouloir rompre le moment ou se regarder.
Lucius, debout, se lança alors dans le récit de son divorce.
- « Nous ne sommes pas de la même génération, nous n'avons pas la même éducation, nous n'avons pas grandi dans le même monde, nous n'avons pas fait la guerre du même côté. Finalement, nous n'aurions jamais dû être ici aujourd'hui à tenir cette conversation. Et pourtant. » Il alla vers le petit bar pour leur servir un verre de whisky pur feu. « C'est pour ça que lorsque tu m'as dit que tu ne souhaitais plus me voir et qu'aujourd'hui allait être notre dernier rendez-vous, je n'ai rien dit. Je t'ai laissé partir sans rien dire. Je pensais sincèrement n'avoir rien à ajouter. Je m'en veux d'avoir trahi la confiance de Narcissa mais je ne regrette pas le moins du monde. »
- « Lucius, » commença Hermione avant de se faire interrompre d'un geste.
- « Je sais que tu as souffert de la guerre. Je me souviens de tes cris dans le manoir et aujourd'hui, crois bien que ce souvenir me torture. Tu étais terrifiée et je l'étais aussi. Nous étions coincés dans une situation folle et meurtrière et par ma faute, j'ai mis ma femme et mon fils dedans. Mon manoir était devenu un lieu de mort. J'ai amèrement regretté de m'être laissé emprisonner à Azkaban pour ne pas me faire tuer par le seigneur des ténèbres car à cause de ça, mon fils a failli mourir et il mettra sans doute beaucoup de temps à s'en remettre. » Il se tourna vers elle, les yeux pleins d'une intensité sombre. « J'ai cru que tu m'avais jeté un sort après cette rencontre au café et j'ai vérifié le lendemain quand nous avons déjeuné ensemble. Tu m'as montré ton monde et j'ai réalisé qu'il y avait des choses intéressantes chez les Moldus et que ce n'était pas juste des êtres dangereux et barbares. Si j'avais rencontré quelqu'un comme toi plus tôt, qui sait... » Il remua son verre, semblant revivre les événements. « J'ai décidé de mettre fin à mon union avec Narcissa pour son bien, pour qu'elle retrouve sa liberté et que je retrouve ma liberté. Elle ne sait pas pour toi mais elle a compris, elle pensait que jamais je n'accepterais à cause des convenances. »
Il marqua une pause, puis continua, le regard fixé sur Hermione qui s'était désormais levée pour s'approcher de lui. Elle posa ses mains sur son torse.
- « Je sais que le monde va nous tomber dessus. Qu'on dira que l'un de nous est sous un sortilège. Qu'on sera jugé. J'ai conscience que cela ne va pas être facile, » dit-elle, plongeant son regard dans le sien.
- « Maintenant que ma situation est claire, je te demande un an, Hermione, pour voir où tout cela nous mène, par respect pour Narcissa et Drago, et pour nous laisser le temps de nous préparer professionnellement et personnellement. Je dois aussi préparer une stratégie contre certains éléments de mon passé qui pourraient s'en prendre à toi, » dit-il en caressant ses mains.
- « Je suis d'accord avec toi, Lucius. Nous ne pouvons pas agir sans réfléchir et il est primordial de prendre notre temps. Et si tu es d'accord, je vais dire à mes amis que c'est une stratégie, » dit-elle, se mettant sur la pointe des pieds pour l'embrasser.
- « Comprends bien que c'est tout mon monde, mon éducation qui est remis en question par la puissance de ces pupilles whisky chocolat. C'est effrayant mais tellement enivrant, » dit-il en attrapant en coupe son visage pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres.
"Dimanche 19 Septembre 1999"
Hermione arriva chez les Weasley, ravie de voir que tout le monde, y compris ses parents, était réuni pour elle. Ils passèrent une excellente journée, riant et jouant, Molly ravie de voir que la relation entre son fils et Hermione semblait être revenue à la normale.
Le soir, Hermione accompagna ses parents à leur nouvelle maison dont ils étaient particulièrement fiers. Lorsqu'elle rentra chez elle, elle fut surprise de trouver Harry et Ginny l'attendant dans son salon. Rapidement, elle prépara de quoi prendre un apéritif et sortit sa pensine.
- « Plutôt que de vous expliquer, je préfère vous montrer, » dit-elle, les invitant à plonger la tête dans la pensine.
Après un long silence, pendant lequel ils se contentèrent de remuer leur verre de vin et de boire quelques petites gorgées, Ginny rompit le silence, visiblement perplexe : « Si je n'avais pas vu ce que j'ai vu, Hermione, je t'aurais emmenée à Sainte-Mangouste. »
- « Je comprends mieux pourquoi tu es venue me demander de vérifier si tu n'étais pas victime d'ensorcellement. Et je dois t'avouer que, au département, nous avons même fait tester Lucius Malfoy par un auror, » ajouta Harry, passant une main dans ses cheveux.
- « J'ai moi-même du mal à y croire. J'ai tenté de résister, je vous assure, mais c'est comme si tout mon être était en privation. Je n'ai jamais ressenti cela auparavant, et je peux dire que lui non plus. C'était comme un coup de foudre, » confia Hermione, triturant nerveusement ses mains.
- « Tu as raison de ne pas te précipiter, et permettez-moi de le surveiller de près durant les quelques mois à venir, juste pour en avoir le cœur net. Il y a trop de passif entre nous pour que nous puissions prendre ça à la légère, » dit Harry en posant son verre sur la table basse.
Hermione acquiesça, soulagée de partager ce fardeau avec ses amis. Au milieu du mois d'août, elle et Lucius avaient eu une forte dispute, s'accusant mutuellement de sorcellerie dans une incompréhension totale des sentiments forts et nouveaux qui s'amplifiaient de jours en jours. Cette dispute avait été bénéfique car elle leur avait permis de parler des choses en profondeur, et elle avait écouté Lucius raconter la guerre de son point de vue. Elle avait mis quelques jours à assimiler, mais savoir qu'avant même la fin de la guerre il s'était rendu compte de ses erreurs l'avait aidée à comprendre. Même si l'Ordre du Phénix avait tenté de les protéger des atrocités, elle savait que pendant cette guerre, il y avait eu aussi des actions moches et cruelles du côté du « Bien ».
C'est quand elle avait su l'histoire de son ancien professeur de potions qu'elle avait compris que tout n'était qu'une question de point de vue et de pouvoir.
Pendant que ses deux amis débattaient sur les intentions de Lucius, Hermione se laissa porter par ses souvenirs.
« Flashback »
« 03 août 1999 »
Hermione se regarda dans le miroir, après une journée difficile avec son directeur, Henry McCoincik. Elle soupira, se disant qu'elle avait déjà un petit avantage avec le soutien d'Auguste du département de la justice. Résolue, elle transplanna dans le Londres sorcier pour résoudre son problème.
Elle ressentait le besoin de bien trancher avec l'ancienne Hermione. Elle allait métamorphoser sa tenue pour la rendre plus élégante. Elle voulait se montrer affirmée à l'extérieur. Elle passerait l'après-midi à faire du shopping côté moldu.
« 04 août 1999 »
Ce matin-là, Hermione se prépara avec une attention particulière, sachant que la journée serait cruciale. Devant le miroir, elle ajusta son ensemble bleu marine, parfaitement taillé pour refléter son professionnalisme et sa détermination. Elle opta pour des chaussures à talons noirs qui complétaient son look avec une élégance subtile, et une chemise blanche impeccable. Plutôt que de lisser ses cheveux, elle choisit de laisser ses boucles naturelles flotter librement, ajoutant une touche de spontanéité à son apparence soignée.
Satisfaite de son image dans le miroir, qui lui renvoyait celle d'une femme confiante et prête à affronter les défis, Hermione se dirigea vers la cheminée.
« 05 août 1999 »
Hermione arriva quelques minutes en avance au restaurant, un lieu prisé par l'élite sorcière anglaise. C'était son premier repas dans ce cercle exclusif, qui réunissait quelques éminents membres de la société sorcière. Plus jeune, elle avait jugé sévèrement ce genre de rassemblements, mais désormais, elle voyait l'opportunité de rallier à sa cause des hommes puissants et influents.
En déposant sa cape à l'entrée, elle avança vers le banquet, ravie d'apercevoir Harry et Ronald parmi les invités. Les regards appréciatifs de plusieurs messieurs ne lui échappèrent pas alors qu'elle assumait pleinement son rouge à lèvres et sa robe vert pomme, dévoilant élégamment ses épaules. Elle était résolue à affirmer sa féminité, son ambition et ses idées sans réserve.
Contre toute attente, le repas se déroula dans une atmosphère détendue, avec des conversations légères sur des sujets variés, comme les rénovations d'un domaine ou des fiançailles à venir. Le groupe était réduit à une quinzaine, le reste ayant péri durant la guerre contre Voldemort.
Au milieu du repas, Hermione remarqua avec une pointe d'agacement Ronald et Harry s'éclipser discrètement, entraînés par deux autres sorciers vers un bar secret connu uniquement des initiés.
Le conseiller des transports magiques et aérien, Alexis Penwood, l'aborda ensuite, mentionnant un cousin passionné par le tir à l'arc, un sport moldu. Hermione faillit couper court à la conversation mais se rappela ses objectifs. Elle avait besoin d'hommes comme lui pour avancer dans ses projets.
- « , je vois mon cousin ce week-end, voudriez-vous venir faire un tour au domaine ? Il y aura quelques personnes présentes ce soir, et je... » espéra-t-il, cherchant son approbation.
- « Vous devriez venir, , on ne manque jamais de passer de bons moments chez les Penwoods, » ajouta-t-il avec un sourire qui se voulait engageant.
- « Vous achevez de me convaincre, Monsieur Malfoy. Je vous laisse me communiquer les - informations nécessaires, » dit-elle avec un sourire sincère à Alexis.
Quand la soirée toucha à sa fin, et après que Alexis eut pris congé, Hermione se retrouva seule avec Lucius Malfoy, qui lui proposa un dernier verre de whisky pur feu. Ils discutèrent du ministère et des activités du club, apprenant que la famille Malfoy était membre de ce cercle depuis sa création.
Alors qu'ils finissaient leur quatrième verre, Hermione décida qu'il était temps de rentrer. « Je dois dire, monsieur Malfoy, que jamais je n'aurais cru avoir une conversation aussi riche et constructive avec vous, » dit-elle en posant son verre.
- « Vous ne me pensiez pas à la hauteur d'une conversation réfléchie et intelligente ? » rétorqua-t-il, soudainement froid.
- « Non, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire, » se défendit Hermione, soudainement mal à l'aise d'avoir pu paraître désobligeante.
Lucius afficha un petit sourire en coin, et Hermione comprit qu'il se moquait d'elle. Elle se leva, décidée à rentrer, faisant un effort monumental pour garder son équilibre.
L'air frais à l'extérieur lui fit du bien, et en toute discrétion, elle prit une fiole anti-gueule de bois de son sac et l'avala d'un trait pendant que Lucius Malfoy lui tournait le dos pour régler la note.
Ils se dirigèrent vers le petit abri mis en place par le restaurant pour permettre aux clients de transplaner en toute discrétion.
- « Je vous souhaite une bonne soirée, monsieur Malfoy. On se voit au ministère, » dit Hermione en levant les yeux vers lui, captant son regard.
- « Vous de même, , » répondit-il, comme hypnotisé par la jeune femme.
Ils se rapprochèrent l'un de l'autre instinctivement, mais au moment où leurs visages étaient presque en contact, la réalité les rattrapa brusquement. Hermione, réalisant la proximité dangereuse et les implications potentielles, se recula rapidement.
- « Je pense qu'il est temps pour moi de rentrer, » dit-elle, marquant une distance prudente entre eux. Elle sentit le regard de Lucius la suivre, chargé d'une tension non résolue.
- « Bien sûr, . Je respecte votre décision, » répondit Lucius, son ton poli masquant à peine la complexité de ses émotions. Il se tourna pour lui donner un peu d'espace, un geste qui parlait autant de sa courtoisie que de sa propre retenue.
Hermione prit une profonde inspiration, cherchant à calmer le tourbillon de sentiments qui la traversait. Elle avait bien trop à risquer, entre sa réputation et ses ambitions professionnelles, pour céder à un moment d'égarement, aussi tentant soit-il.
- « Merci pour la soirée, Monsieur Malfoy. Elle a été... éclairante, » ajouta-t-elle, choisissant ses mots avec soin.
- « Tout le plaisir a été pour moi, » répondit Lucius, son sourire énigmatique réapparaissant brièvement. « J'espère que nous aurons d'autres occasions de discuter aussi ouvertement. »
Hermione transplanna. Elle se laissa tomber sur son canapé, réfléchissant à la soirée. Elle savait que naviguer dans ces eaux sociopolitiques nécessiterait toute sa prudence et son intelligence. Les jeux de pouvoir au ministère étaient complexes, et bien que Lucius Malfoy fût un allié potentiellement précieux, il était aussi un homme avec un passé chargé et des alliances qui pouvaient à la fois bénéficier et menacer ses propres objectifs.
Hermione se promit de rester vigilante, de protéger ses arrières tout en explorant les opportunités que cette nouvelle connexion pourrait offrir. La route à parcourir était encore longue, et chaque pas devait être mesuré avec soin.
Fin Flash Back
Hermione s'était couchée le cœur léger, prête à affronter une semaine qui promettait d'être chargée. Le lendemain, toute guillerette, elle se dirigea vers le bureau d'Augustus Gallway pour travailler sur un dossier concernant les vampires. Bien qu'elle eût du mal à laisser de côté le sujet des elfes, qui lui tenait à cœur, elle savait que ce thème touchait particulièrement Auguste. Elle s'était dit qu'elle pouvait lui rendre la pareille pour toutes les fois où il l'avait aidée.
Augustus était grand, mince, et élégant, avec des cheveux noirs bouclés. Ses petites lunettes rondes rappelaient à Hermione son meilleur ami. Augustus avait la particularité d'avoir été éduqué par un précepteur privé pour apprendre la magie et avait étudié le droit dans une grande université anglaise.
Dès leur arrivée au bureau, ils se mirent rapidement au travail. Augustus lui expliqua que la grande difficulté de son département résidait dans le manque de dossiers solides et un manque d'engagement du personnel. Il lui avait clairement dit qu'elle devait utiliser au maximum son statut pour intégrer dans le département des personnes aussi motivées qu'elle.
Dans une autre partie de leur monde, Lucius Malfoy levait les yeux vers la femme qui lui faisait face, une expression d'attente peinte sur son visage.
- « Lucius !? »
- « Peux-tu répéter, Narcissa ? » demanda-t-il, portant sa tasse de thé à ses lèvres tout en évitant le regard agacé de celle qui avait partagé sa vie pendant de nombreuses années.
- « Le manoir de mes parents, j'aimerais le laisser à Drago et à sa future famille, et je vais partir pour Salem quelques temps, » expliqua-t-elle, l'observant attentivement.
- « Je peux comprendre que cette ébullition médiatique te fatigue, mais tu seras toujours la bienvenue au manoir, » répondit-il, se demandant si elle partait seule, en considérant son regard légèrement fuyant.
Il fut tenté de la questionner davantage, mais il se dit qu'il était mal placé pour le faire, surtout si cela l'amenait à lui poser des questions en retour. Il n'osait imaginer sa réaction si elle découvrait ses propres secrets.
La conversation entre Lucius et Narcissa restait tendue, chaque mot pesé avec soin, tandis qu'ils naviguaient à travers les complications de leur vie commune transformée et les incertitudes de leur avenir séparé.
Je vais poster le chapitre 3 certainement avant vendredi prochain et il sera beaucoup plus long !
Merci encore xoxo
