Et voici le chapitre 4 ! Merci pour vos nombreuses lectures ! N'hesitez pas à me laisser un commentaire :)

Bonne lecture xoxo


Chapitre 4

Au manoir Malfoy

Dans la pénombre confortable du bureau du Manoir Malfoy, Lucius attendait l'arrivée de Drago, préparant mentalement les mots pour une conversation qui allait, il le savait, secouer les fondations de leur relation traditionnelle et formelle.

Drago entra sans préambule, son regard scrutateur trahissant une détermination froide.

- « Père, nous devons parler. Il fit une courte pause. J'ai observé des changements chez vous, des absences, des moments de réflexion que je ne t'avais jamais vus auparavant. Je veux savoir ce qui se passe avec Hermione Granger. » dit-il en se tenant droit devant le bureau où Lucius était assis.

Lucius se redressa, son regard croisant celui de Drago, empreint d'une résolution tranquille.

- « Je veux que tu comprennes, Drago, que bien que ma relation avec Hermione ait commencé avant que ta mère et moi ne finalisions notre divorce, ce n'était pas la cause de notre séparation. Ta mère et moi, nous nous étions éloignés l'un de l'autre bien avant cela. »

Drago hocha la tête lentement, ses yeux scrutant ceux de son père pour y déceler toute trace de déception ou de douleur.

- « Et maman ? Est-elle au courant ? »

- « Non, elle ne l'est pas, et je préfère qu'il en reste ainsi. Je ne veux pas qu'elle porte ce poids. Elle mérite de refaire sa vie sans rancœur ni amertume, et je veux qu'elle continue sur ce chemin. » répondit Lucius, son ton teinté d'une légère amertume.

Drago resta silencieux, pesant les implications de ces révélations.

- « Père, tu as toujours été un homme de pouvoir et de contrôle. Mais cette fois, c'est différent, n'est-ce pas ? Tu parles de sentiments, d'émotions réelles. »

Lucius laissa échapper un soupir las.

Oui, c'est différent. Hermione a changé ma perspective, pas seulement sur le monde, mais sur moi-même. Elle m'a montré que je pouvais être quelqu'un de mieux, quelqu'un capable d'aimer vraiment. »

- « Je vois. Et quand comptez-vous faire votre demande ? » dit-il anxieusement.

Bientôt mais d'abord, je dois m'assurer que tout est en place, y compris ton soutien et celui de la famille. Je ne veux pas que cela devienne une source de conflit ou de scandale. » répondit Lucius avec un sourire en coin.

-« Je serai là. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour soutenir cette union, pas seulement pour la politique ou l'héritage, mais parce que je crois que c'est la bonne chose à faire. » assura Drago, sa voix empreinte d'une assurance nouvelle.

Les deux hommes se regardèrent, un accord tacite formé dans le silence de la piè échangèrent un regard chargé d'entente silencieuse. Le crépuscule enveloppait le Manoir Malfoy, témoin de tant de complots et secrets. Ce soir, il était le cadre d'un tournant décisif, marquant un espoir de renouveau.

Le regard de Drago se fit plus intense, son ton empreint de gravité.

Et notre nom, père ? Avez-vous pensé aux conséquences pour notre lignée ? »

Lucius répondit avec une fermeté tranquille.

J'y ai pensé, Drago. C'est pourquoi je veux procéder avec prudence. Je te propose de prendre la gestion du Manoir Malfoy. Cela te revient de droit, et avec Astoria, tu pourras y insuffler votre propre vision. Quant à moi, je souhaite faire revivre le vieux manoir de la famille de ma mère. C'est là-bas que je veux commencer une nouvelle vie avec Hermione, après l'avoir demandée en mariage. »

Drago fixa son père, la surprise et la réflexion mêlées dans son regard.

- « C'est un changement considérable, père. Je ne m'y attendais pas, mais votre sincérité est évidente. Si c'est ce qui vous rend heureux, alors vous avez tout mon soutien. »

Lucius inclina la tête, son visage exprimant sa gratitude.

Merci, Drago. Ce n'est pas une décision facile, mais je suis convaincu que c'est la meilleure voie pour nous, pour l'avenir de notre famille, pour les générations futures. »

En quittant le manoir, Drago se sentait étrangement léger. La nouvelle de la relation de son père avec Hermione Granger lui avait d'abord semblé choquante, mais plus il y réfléchissait, plus il y voyait une opportunité. Depuis la guerre, la famille Malfoy avait dû lutter pour maintenir son statut, naviguant habilement à travers les préjugés et les méfiances persistantes dues à leur passé avec Voldemort. Cette union pourrait enfin leur permettre de tourner la page, de redorer leur blason aux yeux du monde sorcier, et d'assurer un avenir plus serein pour ses futurs enfants, libres du poids de leur héritage de mangemorts.

Drago savait que le changement était nécessaire, pas seulement pour lui mais pour l'ensemble de sa famille. Il n'en pouvait plus de sentir les regards méfiants, de percevoir la crainte voilée chez ceux qui croisaient son chemin, non pas tant pour son statut ou son influence, mais par peur de l'ancien mangemort qu'il avait été. Et il y avait aussi le bonheur de sa mère à considérer. Elle avait retrouvé la joie de vivre bien avant le divorce, ayant elle-même noué une relation qui la rendait épanouie.

Son père, quant à lui, semblait revivre depuis qu'il fréquentait Hermione. Drago pouvait comprendre ce sentiment ; c'était ce qu'il ressentait avec Astoria, sa propre épouse, qui venait d'une famille aux idéaux très différents de ceux qu'il avait été élevé à valoriser. Il se rappela soudain pourquoi son père avait soutenu son mariage avec Astoria, pourquoi il avait accepté cette union avec une telle ouverture d'esprit. Tout prenait sens.

En prenant possession du Manoir Malfoy, il pourrait non seulement réaffirmer leur place dans la société sorcière, mais aussi redonner à Astoria la vie mondaine qu'elle chérissait. Le manoir familial, avec son allure imposante et ses vastes jardins, offrirait à Astoria un canevas parfait pour exprimer sa créativité et son flair pour la décoration. Il était impatient de voir quelle magie elle y déploierait, transformant le vieux manoir en un symbole de leur nouvelle vie, une vie où l'amour, la tolérance, et l'acceptation remplaceraient les vieux préjugés et les ombres du passé.


Noël…


Hermione se préparait nerveusement chez elle, consciente de l'importance de la soirée qui l'attendait. Avec Drago et Lucius, ils avaient longuement réfléchi à la meilleure manière de révéler leur relation au monde. Drago avait suggéré d'annoncer les fiançailles lors du dîner de Noël, lorsque tous seraient réunis, une proposition qui, malgré son audace, avait été acceptée. Hermione, bien que soutenue par Lucius, ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine anxiété, surtout depuis que Narcissa avait confirmé sa présence ainsi que celle de sa sœur Andromeda et de son mari, et de leur petit-fils à la soirée. Hermione avait proposé d'annuler mais les deux hommes avaient refusé. Lucius avait prévu de lui parler en privée à son arrivée le matin au château.

En passant une main dans ses cheveux désormais mi-longs, son regard fut capturé par l'éclat de sa bague de fiançailles. Ce simple geste déclencha un flot de souvenirs, l'emmenant en arrière au réveillon de Noël de la veille.


**Flash-back :**


La soirée du réveillon de Noël chez les parents d'Hermione était enveloppée d'une atmosphère chaleureuse et festive. La maison résonnait de rires et de conversations animées, la famille partageant un repas copieux. Après que les derniers plats eurent été débarrassés et que les plus jeunes eurent été envoyés jouer, Lucius saisit l'occasion pour parler en privé avec le père d'Hermione.

Ils se retirèrent dans le petit bureau où Mr. Granger aimait lire le soir. Lucius, debout devant la fenêtre qui donnait sur le jardin d'hiver éclairé de guirlandes scintillantes, commença avec respect :

- « Monsieur Granger, je sais que ce que je m'apprête à vous demander pourrait venir comme une surprise. »

Le père d'Hermione, un homme de principes et de réflexion, croisa les mains devant lui, signe d'écoute attentive.

- « Lucius, je vous écoute. » dit monsieur Granger plongeant son regard malgré lui dans les yeux du sorcier.

- « Je suis venu ce soir avec une demande très spéciale. Lucius fit une pause, son regard scrutant celui du père d'Hermione pour y chercher une quelconque objection avant de continuer. Je souhaite demander la main de votre fille. Je l'aime sincèrement et je m'engage à la chérir et à la protéger, pour le meilleur et pour le pire. »

Mr. Granger, bien qu'un peu pris au dépourvu, ne put s'empêcher de ressentir un soulagement. Il connaissait la réputation de Lucius, mais également les changements qu'il avait entrepris.

- «Lucius, c'est un honneur que vous faites à notre famille, et je sais que Hermione vous tient en grande estime. Si elle choisit de partager sa vie avec vous, alors vous avez ma bénédiction. »

Revenant au salon où Hermione attendait avec une légère appréhension, Lucius trouva Hermione debout près de la cheminée. Sans attendre, il s'agenouilla devant elle, sortant un écrin de sa poche.

- « Hermione, accepterais-tu de faire de moi l'homme le plus heureux en devenant ma femme ? »

Les yeux d'Hermione s'illuminèrent, un mélange de surprise et d'émotion pure traversant son visage.

- « Oui, Lucius, oui ! » dit-elle, sa voix tremblante mais claire dans la pièce soudainement silencieuse.

Les applaudissements éclatèrent autour d'eux, la famille et les amis ayant discrètement rejoint le salon pour assister à ce moment. Lucius glissa la bague – un élégant saphir entouré de diamants – au doigt d'Hermione, scellant leur engagement sous le regard bienveillant et les sourires de tous.


**Fin du flash-back.**


Revigorée par le souvenir de cette soirée magique, Hermione ajusta sa robe, prit une profonde inspiration, et quitta son appartement. Ce soir, elle franchirait les portes du manoir Malfoy non seulement en tant qu'Hermione Granger, l'éminente sorcière, mais aussi en tant que fiancée de Lucius, prête à embrasser pleinement son futur à ses côtés. Le dîner de Noël serait le théâtre de leur nouvelle vie commune, une annonce qui, elle le savait, provoquerait des vagues dans leur communauté.

Hermione transplana à l'entrée du manoir Malfoy, accueillie par le crépitement des feuilles d'automne sous ses pieds et la lumière douce d'une fin d'après-midi hivernale. Un elfe de maison, vêtu d'une livrée impeccable, l'attendait déjà, son petit corps tendu par l'anticipation. Il lui fit signe de le suivre, et ensemble, ils traversèrent les jardins immaculés du manoir, où les parterres de fleurs endormies étaient soigneusement couverts pour l'hiver, et les statues solitaires veillaient sur le silence du domaine.

À mesure qu'ils approchaient de l'entrée majestueuse du manoir, le cœur d'Hermione battait à tout rompre. Elle envisagea un instant de faire demi-tour, son esprit tourbillonnant à la recherche d'une excuse plausible à donner à Lucius pour justifier une telle fuite. Mais avant qu'elle puisse mettre son plan en action, les grandes portes du manoir s'ouvrirent sur le hall d'entrée, baigné par la lumière chaude des chandeliers, qui jetait des éclats d'or sur les marbres polis.

L'elfe s'éclipsa avec une révérence, la laissant seule avec ses pensées tumultueuses. Hermione inspira profondément, cherchant à calmer les battements erratiques de son cœur. Elle avança, ses pas résonnant sur le sol de pierre, chaque écho un rappel de l'importance de la soirée qui l'attendait.

Dans le salon, l'atmosphère était chaleureuse et accueillante, les invités rassemblés autour de la grande cheminée où un feu joyeux crépitait. Les conversations animées remplissaient l'air, et un rire occasionnel éclatait, éclaboussant la pièce de bonne humeur.

- « Alors Lucius, tu nous disais que tu avais quelque chose à nous annoncer ? » lança Andromeda Black, son regard curieux glissant vers la porte alors qu'elle serrait son petit Teddy dans ses bras.

C'était exactement à ce moment qu'Hermione fit son apparition. Elle portait une robe bleu profond, inspirée des toilettes de Joséphine Bonaparte, avec des détails délicats de broderie dorée qui scintillaient sous les lumières du salon. La robe, ajustée à sa taille puis s'évasant en une cascade de tissu fluide, accentuait sa silhouette élancée et la douceur de ses mouvements.

Un silence soudain tomba sur l'assemblée, tous les regards captivés par elle. Lucius, qui se tenait auparavant près de la cheminée, était visiblement ébloui. Il traversa la pièce avec une prestance royale, son regard ne quittant pas Hermione. Arrivé à sa hauteur, il lui prit délicatement la main et, sous le regard étonné de tous, lui donna un baise-main plein de respect et d'affection.

Puis, osant un geste audacieux rare en ces circonstances, il la saisit doucement par la taille, l'attirant contre lui.

- « Mesdames et messieurs, -sa voix résonnant clairement dans le silence- permettez-moi de vous présenter ma fiancée, Hermione Granger. »

Le moment était électrique, le couple au centre de toutes les attentions. Lucius, son expression empreinte d'une fierté indéniable, serrait Hermione plus près encore, prêt à affronter toutes les réactions que cette révélation pourrait engendrer, scellant ainsi leur engagement devant un auditoire ébahi.

La suite de la soirée s'orchestra dans une cacophonie d'émotions diverses, commençant par un silence pesant qui ne fut brisé que par les applaudissements enthousiastes d'Astoria. Elle se précipita vers Hermione, la félicitant chaleureusement, son visage illuminé de joie sincère. Le reste de l'assemblée, encore sous le choc, se joignit peu à peu aux acclamations, bien que certains, comme Narcissa, restaient figés, l'expression grave.

Narcissa, visiblement ébranlée par la nouvelle, s'empressa de demander une conversation privée avec Lucius et Drago. Ils se retirèrent brièvement, laissant les invités murmurer entre eux sur cette révélation inattendue.

Dans l'ambiance animée du salon, Hermione remarqua un homme qu'elle n'avait pas encore rencontré. Grand et élégant, avec ses longues dreadlocks soigneusement attachées en arrière, il dégageait une présence à la fois imposante et raffinée.

- « Bonsoir, je suis Laurent Beuvman, le directeur de l'école de sorcier de la Nouvelle Orléans. Et également le compagnon de Narcissa, bien que Lucius n'ait pas été prévenu de ma venue ce soir.» se présenta-t-il avec un sourire engageant.

Hermione, prise de court mais charmée par sa franchise, lui rendit son sourire.

- « Enchantée, Monsieur Beuvman. Je dois dire que votre présence ajoute une touche intéressante à la soirée. »

« Je vous en prie, appelez-moi Laurent. Narcissa préfère parfois laisser les choses se révéler d'elles-mêmes, comme une surprise bien orchestrée. » répondit-il, son ton amical.

- « Apparemment, elle excelle dans cet art » acquiesça Hermione, appréciant la manière décontractée avec laquelle Laurent naviguait dans la conversation.

Ils partagèrent un rire complice, et Laurent continua, observant les invités autour d'eux avec un intérêt évident.

- « Et félicitations pour votre fiançailles. C'est certainement la révélation la plus exaltante de ce soir. »

« Merci beaucoup, c'est une grande étape pour nous. » dit Hermione, son cœur se réchauffant à l'idée de son avenir avec Lucius.

La facilité avec laquelle Laurent abordait la situation lui rappelait que les surprises, même celles non anticipées, pouvaient enrichir l'expérience, rendant la soirée encore plus mémorable.

Quand Narcissa réapparut dans la salle, chaque pas mesuré qu'elle faisait résonnait d'une froideur élégante, bien qu'une tension palpable trahisse son agitation intérieure. Lucius marchait juste derrière elle, son expression serrée montrant une frustration évidente, tandis que Drago, qui les suivait de près, affichait un sourire discret, presque triomphant, heureux de la progression des événements, même s'ils avaient pris une tournure intense.

En rejoignant les autres invités, l'atmosphère dans la pièce semblait avoir pris un poids supplémentaire, la curiosité et l'inquiétude peintes sur les visages des autres. Astoria, remarquant le retour tendu de sa belle-mère, s'approcha avec une grâce naturelle, engageant Narcissa dans une conversation anodine sur un sujet léger, espérant détendre l'atmosphère et détourner l'attention de la tension palpable.

Tous les regards étaient tournés vers eux, spécialement lorsque Lucius, d'un geste presque protecteur, se rapprocha d'Hermione. Il lui prit la main avec une assurance douce.

La conversation autour de la table, richement décorée, se poursuivait jusqu'à ce que Narcissa, avec une élégance mesurée, capte l'attention de l'assemblée. Elle se pencha légèrement vers l'avant, son regard curieux fixé sur Hermione.

- « Hermione, pourrais-je voir votre bague ? » demanda-t-elle, sa voix douce trahissant une curiosité piquante qui fit taire les murmures environnants.

Sans hésiter, Hermione tendit sa main vers Narcissa. Les diamants et le saphir de la bague scintillaient sous les lumières, captant les regards de tous les invités.

Narcissa examina la bague, un sourcil levé en signe de surprise mêlée d'admiration.

- « C'est la bague de la mère de Lucius, n'est-ce pas ? Elle disait qu'elle la donnerait uniquement à la femme que Lucius choisirait par amour. »

Lucius répliqua calmement, avec une sérénité qui contrastait avec l'ironie subtile de Narcissa.

Tout à fait, elle avait raison » dit-il, son regard plein d'affection posé sur Hermione. Il serra discrètement la main de sa fiancée sous la table, un geste de soutien qui ne passa pas inaperçu.

Astoria, toujours attentive à l'atmosphère de ses réceptions, sentit immédiatement la tension qui montait à table après l'échange entre Narcissa et Lucius. Décidée à ne pas laisser cette soirée dérailler, elle se tourna vers Laurent avec un sourire engageant.

- « Laurent, cela doit être une histoire tout à fait fascinante, -commença-t-elle, redirigeant l'attention des convives avec un enthousiasme feint mais efficace-, comment avez-vous rencontré Narcissa ? »

Laurent, comprenant le jeu d'Astoria, lui rendit son sourire et s'éclaircit la voix, prêt à captiver l'audience.

- « Eh bien, c'est une histoire plutôt simple, je dois dire. Nous nous sommes rencontrés lors d'une conférence internationale sur les échanges magiques entre écoles. Narcissa représentait un programme d'échange d'élèves avec l'Europe, et moi, je venais parler des innovations pédagogiques à l'École de Sorcellerie de la Nouvelle-Orléans. » dit-il en regardant autour de lui.

Il marqua une pause, s'assurant que chaque convive était pendu à ses lèvres.

- « C'était lors d'une soirée de gala que tout a commencé. Nous avons partagé une danse, une conversation, et, eh bien, le reste appartient à l'histoire. » Son regard se posa brièvement sur Narcissa, qui afficha un petit sourire, visiblement touchée par le récit.

Astoria acquiesça, visiblement satisfaite de la légèreté retrouvée. Elle encouragea Laurent à continuer, ajoutant : « Et je parie que cette danse était le début de quelque chose de très spécial. »

Les convives, détendus, écoutaient maintenant Laurent raconter les détails de sa rencontre avec Narcissa, laissant derrière eux le poids des échanges précédents. Le dîner reprit son cours dans une ambiance beaucoup plus légère, chacun partageant désormais des anecdotes et des rires, la soirée se déroulant avec une convivialité retrouvée.

Tandis que la soirée avançait, l'atmosphère se détendait graduellement sous l'effet des vins exquis et des conversations animées. Parmi les invités, un cousin éloigné de Narcissa, connu pour son humour et son penchant pour le vin, décida qu'il était temps d'égayer davantage l'ambiance. Se levant avec un sourire malicieux, il commença à raconter des anecdotes amusantes sur les fêtes passées, embellissant chaque détail pour le plaisir de l'auditoire.

- « Et imaginez-vous, c'était lors du bal d'Halloween! Il a confondu une statue avec un invité et a passé une bonne heure à lui raconter ses exploits à Poudlard! » Les rires fusèrent, certains convives hoquetant presque de rire, tandis que d'autres secouaient la tête, amusés par la légèreté soudaine du bonhomme.

Cherchant à maintenir l'élan, il fit apparaître un vieux chapeau qui traînait parmi les décorations de Noël et se mit à imiter, avec une précision comique, un célèbre professeur de Poudlard. Sa voix grave prenait des intonations exagérées, et ses gestes, larges et théâtraux, illustraient parfaitement le caractère excentrique du personnage.

- « Et n'oubliez pas, mes chers élèves, que les potions peuvent être aussi dangereuses que captivantes! » conclut-il, suscitant une nouvelle vague de rires.

La tension qui avait initialement pesé sur la soirée semblait s'évaporer, remplacée par une ambiance de gaieté et de camaraderie. Quand il fut temps de se séparer, Hermione, revigorée par ces moments de légèreté, se préparait à transplaner chez elle, cependant, Lucius l'arrêta doucement, une étincelle de malice dans les yeux.

- « Hermione, avant que vous ne partiez, j'aimerais vous montrer quelque chose » dit-il, l'invitant à le suivre à l'extérieur.

Ils arrivèrent peu après au vieux manoir familial de la mère de Lucius, où il partagea ses projets de restauration pour en faire leur futur foyer. Subjuguée par la beauté et l'histoire du lieu, Hermione, touchée par la perspective d'un nouveau départ, proposa spontanément :

- « Et si nous commencions par vivre ensemble chez moi, pendant les travaux ? Ce serait parfait pour nous rapprocher encore plus. »

Lucius, ému par cette proposition et le soutien d'Hermione, accepta avec un sourire sincère. Ensemble, ils envisageaient désormais de bâtir un avenir partagé, symbolisé par la restauration du manoir.

La chambre de Narcissa, baignée de clair de lune, offrait un refuge temporaire à ses pensées tumultueuses. À ses côtés, Laurent dormait profondément, son souffle régulier contrastant avec l'agitation de Narcissa. Malgré la chaleur du corps à côté d'elle, elle se sentait glacée par la jalousie et l'amertume. La lune éclairait son visage d'une lueur blafarde, soulignant les traits tendus de son visage.

Elle ne pouvait s'empêcher de penser à Lucius, à cet amour qu'elle avait cru dépassé, mais qui la hantait encore face à la révélation de sa liaison avec Hermione Granger. Elle savait qu'elle ne devait pas ressentir cela; après tout, elle avait trouvé en Laurent un compagnon compréhensif, qui l'avait soutenue à travers la tempête de son divorce. Mais la révélation de ce soir avait ravivé des flammes qu'elle croyait éteintes.

Narcissa se tourna vers la fenêtre, observant la lune qui semblait juger silencieusement ses pensées noires. La soirée avait été trop pour elle. Voir Hermione, si jeune, si rayonnante, recevant l'admiration non seulement de Lucius mais aussi de toute l'assemblée, avait été un coup dur. Lucius, avec sa manière toujours si impeccable et cette courtoisie froide qu'il réservait désormais pour elle, lui avait montré une réalité qu'elle n'était pas prête à accepter. La bague de fiançailles de Hermione, un bijou de famille, était comme un symbole de trahison pour Narcissa, une trahison qu'elle n'avait jamais envisagée, même dans ses pires cauchemars.

Les échos de la soirée résonnaient encore dans son esprit : les rires, les toasts, l'éclatante annonce de fiançailles qui semblait avoir scellé un nouveau chapitre pour les Malfoy, un chapitre où elle n'était plus qu'une spectatrice. Comment avait-elle pu se tromper à ce point sur l'homme qu'elle avait aimé pendant tant d'années ? Comment avait-il pu changer si radicalement, influencé par cette... cette Hermione ?

Le sommeil de Laurent était paisible, et elle l'enviait pour cela. Pour lui, les complications de l'ancien monde des sorciers étaient des histoires, des échos lointains qu'il n'avait jamais eu à affronter directement. Narcissa sentait que le lendemain serait un jour de décisions. Peut-être était-il temps pour elle de laisser derrière elle les ombres du passé et d'accepter pleinement son présent avec Laurent. Mais ce soir, la lune était témoin de son combat intérieur, un combat entre le passé et l'avenir, entre la jalousie et le désir de paix.

Narcissa se réveilla avec le bruit des oiseaux chantant à l'extérieur, une sensation de malaise emplissant son corps. Elle avait mal partout, témoignage de la tension de la veille. Avec effort, elle s'extirpa de son lit et se dirigea lentement vers la salle de bain. Dormir dans l'aile des invités du manoir Malfoy, là où elle avait autrefois régné en maîtresse, lui semblait toujours aussi étrange. En se préparant, elle remarqua les changements apportés par Astoria, qui avaient rendu le manoir plus chaleureux et accueillant qu'auparavant, bien loin de l'atmosphère austère qui y régnait après le passage du Lord Noir.

Une fois prête, Narcissa descendit pour prendre son petit-déjeuner mais croisa Laurent remontant le couloir. Avec une tendresse spontanée, il l'attira dans la bibliothèque adjacente.

- « Ma chère Narcissa, je dois dire que j'ai passé un excellent moment hier soir, malgré l'appréhension que j'avais à rencontrer ta famille, ton fils et ton ex-mari, » dit-il, glissant une main affectueuse dans ses cheveux blonds.

- « Je suis désolée, Laurent, d'avoir manqué de courage. J'aurais dû te présenter plus ouvertement. Si seulement j'avais agi plus tôt... » répondit-elle, ses mains reposant sur le torse de son compagnon, exprimant son regret.

- « Narcissa, ne t'en fais pas. Je comprends à quel point ces situations sont délicates, et je sais combien les récentes révélations t'ont bouleversée, » Laurent serra ses mains dans les siennes, offrant un soutien ferme.

- « Ta compréhension me touche profondément, Laurent. Oui, je suis trahie et choquée. Je pense qu'une discussion franche avec Lucius s'impose, et je dois être tout aussi honnête avec lui. Je vais rester un jour de plus avant de te rejoindre, » conclut-elle, résolue.

- « C'est sage, et je t'attendrai. Prends tout le temps nécessaire, » dit-il en la serrant dans ses bras et scellant leur conversation par un baiser rassurant.

Le couple se dirigea ensuite vers la salle à manger.

Narcissa revint au Manoir Malfoy après avoir raccompagné Laurent à l'air de voyage. Le froid extérieur contrastait fortement avec la chaleur qui émanait du grand foyer du manoir. Elle savait que Lucius serait là, plongé dans le tri des documents de son bureau qui serait bientôt celui de leur fils Drago.

Avec une hésitation palpable, elle toqua légèrement à la porte du bureau. Lucius, reconnaissant le son, se crispa légèrement, mais continua de ranger ses carnets et parchemins. Narcissa ouvrit doucement la porte et s'avança vers le petit canapé près de la cheminée. Pourtant, au lieu de s'asseoir, elle resta debout, tournant son regard vers Lucius qui venait de poser le dernier document. Il se leva et, d'un geste théâtral typique, fit apparaître deux verres de cognac, les tendant vers elle en guise de bienvenue.

- « Laurent est bien parti ? » entama Lucius avec une nonchalance étudiée.

- « Oui, merci de demander. Il a vraiment apprécié la soirée, malgré... les circonstances» répondit Narcissa, sa voix trahissant une légère amertume.

- « Oui, je suppose que nous avons tous été un peu surpris de sa présence » répliqua Lucius, incapable de s'empêcher d'injecter une dose de provocation dans ses mots.

- « Vraiment, Lucius ? Tu oses me dire ça, après la... 'surprise' que tu nous as tous réservée hier ? » sa voix monta d'un cran, son irritation palpable.

- « J'avais l'intention de te parler le matin même, mais puisque tu es venue accompagnée de Laurent, je me suis dit que tu méritais de découvrir les choses de la même manière. »

Narcissa ne répondit pas et but une gorgée de cognac, résistant à l'envie de l'envoyer à la tête de son ex-mari. Lucius avait commencé à parler calmement, mais la tension montait rapidement.

- « Pour Hermione... » commença-t-il.

« Oui, comment c'est possible ? Comment ça a pu arriver ? Elle est tout ce que tu détestais, à l'opposé de ton éducation et de notre monde ! Elle a été à Poudlard avec Drago, bon sang ! Es-tu ensorcelé, Lucius ? Dis-moi quand tu as commencé à la côtoyer ? As-tu couché avec elle avant notre divorce ? »

Lucius se tenait droit, son visage impassible enfin craquant sous le poids des émotions.

Narcissa, je te comprends. Mais c'était après que nous ayons mutuellement reconnu que notre mariage était terminé. Nous n'avions plus rien partagé depuis des années!"

Narcissa éclata, sa voix montant en puissance.

- "C'est donc cela ta défense ? Tu te jettes dans les bras de la première venue dès que tu en as l'occasion ? Et elle, une Sang-de-Bourbe, Lucius! C'est une insulte à tout ce que nous avons vécu!"

Lucius s'avança, ses yeux flamboyant de colère contenue.

Elle n'est pas 'la première venue'! Hermione est une femme que j'admire et que j'aime, et je refuse de la laisser réduire à son sang par qui que ce soit, même par toi."

« Tu l'aimes ? Tu trahis des décennies de principes pour une idylle tardive ? » dit Narcissa furieuse.

Nos principes nous ont menés où, Narcissa ? À l'isolement, à la guerre, à la perte ! Je n'ai pas choisi de qui je suis tombé amoureux, mais je choisis de ne plus vivre dans le regret et la haine !» Dit-il en faisant un geste exaspéré.

Narcissa secoua la tête, son regard transperçant Lucius.

Et notre fils ? Penses-tu vraiment que Drago va simplement accepter tout cela ? Que notre nom ne sera pas souillé par cette... liaison ? »

Lucius se raidit.

Drago veut ce qui est meilleur pour nous tous. Il comprend et soutient. Il sait que les temps changent et que nous devons changer avec eux. »

Changer ? Regarde-toi. Abandonner tout ce que nous avons construit pour une fantaisie. » dit-elle en riant d'un rire sans joie.

Ce n'est pas une fantaisie. C'est ma vie, et je ne vais plus me cacher. Je suis fatigué de vivre dans l'ombre de ce que les autres attendent de moi. » rétorqua Lucius fermement.

Narcissa fixa Lucius un long moment, sa colère retombant lentement dans un calme glacial.

- « Eh bien, vis ta vie, Lucius. Mais souviens-toi, les actions ont des conséquences. Je ne serai pas là pour voir les débris. »

Avec ces mots, Narcissa quitta la pièce, laissant Lucius seul avec ses pensées tourmentées, conscient des ponts qu'il avait peut-être irrémédiablement brûlés.


"***"


Hermione était sur un petit nuage, dans les bras de Lucius, elle se sentait en sécurité, enveloppée par l'amour qu'ils partageaient, un amour aussi inattendu que profond. Les événements récents, leur fiançailles, avaient scellé une union autrefois impensable, et chaque moment ensemble était un rappel de leur engagement mutuel.

Dans la chambre feutrée du manoir Danburry, les draps de soie témoignaient de leur passion. Les émotions étaient à leur comble alors qu'ils se redécouvraient encore, peau contre peau, dans un élan de désir et de tendresse. Chacun dans les bras de l'autre, ils laissaient leurs inquiétudes s'envoler, remplacées par l'intimité d'un amour pur et sans retenue.

- « Lucius, je n'aurais jamais imaginé que nous en arriverions là, mais je ne changerais cela pour rien au monde. » murmura Hermione, sa voix empreinte d'un mélange de désir et de tendresse.

Lucius, touché par la sincérité de ses paroles, la serra plus fort contre lui.

- « Mon amour, chaque jour à tes côtés est un cadeau que je chéris. Tu as changé ma vie, Hermione. Tu es mon improbable miracle. »

Dans le silence de la nuit, entrelacés, ils s'endormirent, rassurés par la certitude de leur amour.


"***"


Hermione se tenait à l'entrée du nouveau Terrier, le foyer chaleureux des Weasley, son cœur battant à tout rompre sous l'effet de l'anxiété. C'était une belle journée ensoleillée, mais la tempête qui couvait dans son esprit assombrissait le paysage. Elle avait pris une grande décision, et le moment était venu de la partager avec ceux qu'elle considérait comme sa famille de cœur. Malgré son excitation pour l'avenir qu'elle s'était choisie, une part d'elle redoutait les réactions qui allaient suivre.

Elle prit une profonde inspiration et franchit le seuil, accueillie par les sourires familiers et les embrassades chaleureuses qui caractérisaient toujours l'accueil chez les Weasley. Cependant, derrière ces sourires, une tension palpable se faisait sentir, comme si ses nouvelles allaient être le catalyseur d'un changement inévitable.

- « Hermione, ma chère, comment vas-tu ? » s'enquit Molly, toujours attentive et maternelle, tout en la guidant vers le salon où la famille et quelques membres de l'Ordre du Phénix s'étaient rassemblés.

Hermione se prépara mentalement, rassemblant ses pensées et son courage.

- « J'ai quelque chose d'important à vous annoncer », commença-t-elle, sa voix trahissant légèrement son appréhension. Les conversations autour d'elle se turent, et tous les regards convergèrent vers elle, emplis d'une curiosité mêlée d'inquiétude.

- « Je suis fiancée », lâcha-t-elle d'une traite, le silence s'étirant un instant avant que le nom de l'élu ne provoque un choc. « À Lucius Malfoy. »

Un murmure de stupeur traversa la pièce, les expressions oscillant entre surprise, confusion et, pour certains, indignation palpable. Arthur, le visage grave, fut le premier à briser le silence.

- « Hermione, es-tu sûre de ce que tu fais ? Lucius est très habile avec l'Imperium... Tu n'es pas sous son influence, n'est-ce pas ? »

Ron, dont le visage s'était empourpré de colère, ne put contenir sa réaction.

- « Après tout ce qu'il a fait, Hermione ! Comment peux-tu même envisager cela ? Comment peux-tu oublier ce qu'il s'est passé au manoir Malfoy ?! » Sa voix, montant en crescendo, laissa entendre une accusation voilée, lui attirant un regard réprobateur de sa mère.

Hermione, secouée mais résolue, tenta de maintenir sa contenance alors que les Weasley et leurs alliés débattaient de la légitimité de ses fiançailles, de l'honorabilité de Lucius, et de la possibilité, pour certains, d'une manipulation sombre.

Les débats s'intensifièrent, chaque argument exposé avec passion, reflétant une gamme d'émotions complexes. Hermione, au centre de cette tempête émotionnelle, fit appel à toute sa force pour défendre son choix.

- « C'est ma vie, mon choix. Je vous demande de respecter cela », dit-elle d'une voix ferme, empreinte de conviction.

- « Mais Hermione, pense à tout ce qu'il a fait dans le passé ! », insista Ginny, clairement en conflit entre son affection pour Hermione et ses réticences.

- « Je sais mieux que quiconque ce qu'il a fait. Mais les gens changent, Ginny. Lucius a montré qu'il mérite une seconde chance. » répondit Hermione avec une patience éprouvée.

- « Et si c'est une erreur ? Que se passe-t-il si tu te trompes sur lui, Hermione ? », murmura George, visiblement préoccupé, se joignant à la conversation pour la première fois.

Alors ce sera mon erreur à faire et à vivre », rétorqua-t-elle, son regard balayant l'assemblée, cherchant du soutien.

Harry, ayant observé l'échange avec une expression pensante, intervint finalement.

- « J'ai parlé à Lucius à plusieurs reprises ces derniers mois. Je n'ai trouvé aucune preuve qu'il planifie quoi que ce soit de malveillant. Peut-être qu'il est temps pour nous tous d'aller de l'avant. »

Son intervention sembla apaiser légèrement l'atmosphère, même si le scepticisme persistait chez certains. Molly, après avoir observé le débat en silence, prit la parole d'une voix douce mais ferme.

- « Nous sommes ta famille, Hermione. Nous voulons simplement nous assurer que tu es en sécurité et heureuse. »

Hermione acquiesça, reconnaissante malgré tout pour leur inquiétude.

- « Je le sais, et je vous aime tous pour cela. Juste... essayez de me faire confiance sur ce point. »

La discussion se poursuivit encore, moins animée mais toujours chargée d'inquiétudes non résolues. Hermione restait debout, forte de sa détermination, soutenue par l'amour profond qu'elle ressentait pour Lucius.


"***"


Lucius et Hermione s'étaient retirés dans le petit salon du manoir Danburry, un espace où la grandeur se mêlait à l'intimité, loin de l'austérité du manoir Malfoy. Les murs, tapissés de velours pourpre, réverbéraient la lumière chaleureuse des bougies dispersées autour de la pièce, tandis que dehors, le vent d'hiver soufflait, isolé par les épais rideaux tirés.

Ils avaient choisi de dîner dans le petit salon, un espace intime décoré avec soin. Les murs étaient ornés de tableaux anciens qui racontaient des histoires de génération en génération, et les bougies allumées ajoutaient une lumière douce et chaleureuse, complétée par le crépitement rassurant du feu dans la cheminée. Les rideaux épais étaient fermés, enveloppant la pièce dans une étreinte chaude et protectrice contre le froid piquant de l'extérieur.

Un menu soigneusement sélectionné avait été préparé par un elfe de maison dévoué. Les plats, élégamment présentés, célébraient la richesse des produits locaux tout en intégrant des touches contemporaines qui surprenaient agréablement les papilles. Chaque plat était un dialogue entre la tradition et l'innovation, reflétant le voyage de Lucius et Hermione eux-mêmes—un mélange de leurs mondes, de leurs expériences et de leurs aspirations.

Au cours du dîner, Lucius et Hermione levèrent leurs verres à plusieurs reprises. Ils célébraient non seulement l'amour qu'ils partageaient mais aussi les espoirs et les défis de l'année à venir. Chaque toast était un engagement renouvelé à affronter ensemble les incertitudes futures, renforcés par la solidité de leur union.

Dans cette atmosphère intime et chaleureuse, entourés par les ombres dansantes et le parfum des mets délicieux, ils partagèrent des conversations profondes et sincères. C'était une célébration de leur nouvelle vie ensemble, un moment hors du temps où le monde extérieur semblait loin, rendant leur engagement l'un envers l'autre encore plus poignant.

C'est au milieu de ce cadre idyllique, alors qu'ils s'attardaient sur un dessert à base de poires pochées au vin épicé et mascarpone, que Hermione choisit de partager sa nouvelle avec Lucius. Le regard plein d'émotion, elle tint sa coupe de champagne à la main, la lumière des bougies reflétant les éclats dorés dans ses yeux.

- « Lucius, j'ai quelque chose d'important à te dire. J'ai été promue directrice du département des créatures magiques » annonça-t-elle, sa voix tremblante d'excitation et de nervosité.

Lucius, dont le visage s'illumina aussitôt de fierté, posa doucement sa fourchette et prit ses mains entre les siennes.

- « Je n'ai jamais douté de toi, Hermione. Voir tout ce que tu as accompli me remplit d'une fierté indescriptible. C'est une position que tu mérites amplement, et je sais que tu feras des merveilles. »

Hermione, touchée par ses paroles, sentit une larme de joie perler au coin de son œil.

- « Être ici avec toi, célébrer non seulement cette nouvelle année mais aussi cette étape cruciale de ma carrière, ça signifie tout pour moi. Je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur début pour notre avenir ensemble » répondit-elle, son cœur battant à l'unisson avec le sien.

Ils échangèrent un regard complice, un sourire partagé, avant de se pencher l'un vers l'autre pour un baiser empreint de promesses pour l'année nouvelle et les nombreuses à venir, leurs coupes de champagne oubliées sur la table, témoins silencieux de leur amour renouvelé.

Le manoir Danburry, avec ses murs épais et ses vastes jardins, était devenu leur refuge, un sanctuaire où le monde extérieur ne pouvait pas les atteindre. Ils se promenaient souvent dans les allées bordées d'arbres dénudés, leurs souffles visibles dans l'air froid, partageant des éclats de rire qui se perdaient dans le vent hivernal. Le soir, enveloppés dans la chaleur douillette de leur retraite, ils se blottissaient l'un contre l'autre sur le canapé, sous une montagne de couvertures, à l'abri du crépitement du feu.

Leurs discussions variaient entre des projets futurs pour le manoir, des changements qu'ils envisageaient d'y apporter, et des plans ambitieux pour le département des créatures magiques sous la nouvelle direction d'Hermione. Ils partageaient aussi des souvenirs de leurs vies avant de se trouver, riant des malentendus passés et s'émerveillant de la trajectoire qui les avait amenés ici, ensemble.

La simplicité de ces moments, loin de toute complication politique ou sociale, leur permettait de redécouvrir l'autre sous un jour nouveau, renforçant un amour qui semblait désormais capable de surmonter les épreuves du passé. C'était une semaine hors du temps, une bulle de bonheur où chaque jour ajoutait une couche de certitude à leur décision de bâtir un avenir commun.


"***"


Dans l'atmosphère matinale de Londres, Hermione Granger peaufinait les derniers détails dans son appartement, préparant méticuleusement chaque espace pour accueillir un visiteur intéressé. Elle et Lucius avaient décidé de mettre son appartement en location, désormais leur vie se poursuivrait au manoir Danburry. Tandis qu'elle ajustait un dernier coussin, l'ambiance se tendit brusquement avec l'arrivée de Lucius. Contrairement à son habitude, son visage n'était pas empreint de tendresse mais marqué par une froideur déconcertante.

L'heure de la visite approchait et, malgré le malaise croissant, Hermione s'efforça de maintenir une façade de normalité. Le soi-disant locataire se présenta à la porte avec un sourire poli, mais ses yeux trahissaient une intention moins innocente. Alors qu'il faisait semblant d'inspecter l'appartement, son regard calculateur semblait évaluer plus que le simple agencement des pièces; il scrutait chaque recoin comme pour mémoriser une échappatoire ou un point faible.

Soudainement, l'atmosphère bascula. L'homme changea d'attitude avec une rapidité glaçante, passant d'un potentiel locataire à un agresseur en un instant. D'une main ferme et brutale, il saisit Hermione, plaquant sa main contre sa bouche pour étouffer ses cris. Le choc de la trahison fut immédiat lorsque Hermione, ses yeux écarquillés par la terreur, chercha Lucius du regard. Loin de venir à son secours, il observait la scène, son expression impénétrable révélant une sinistre complicité.

Traînée de force hors de son appartement, Hermione fut contrainte de transplaner. Le voyage fut brutal et désorientant, chaque battement de son cœur se brisant contre la réalité de sa situation. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, elle fut jetée sans ménagement dans une cellule sombre et humide.

La cellule était un cube austère, les murs de pierre suintant d'humidité, une petite lumière filtrant à peine à travers une grille haute. Le sol était froid, recouvert de dalles inégales, et dans un coin gisait un matelas élimé, seul mobilier de ce cachot. La porte métallique se referma avec un claquement final, enfermant Hermione dans l'obscurité et le désespoir.