Je ne possède aucun des personnages de la série TV ou du film.

Un recueil de textes courts se déroulant dans l'univers du film Man from U.N.C.L.E

Ce texte a été écrit pour un atelier drabble du Discord Papotage, Ecriture, Lecture et Bonne Humeur sur le thème "Grenade"

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUELQUES TEXTES FROM U.N.C.L.E Tome 2

Grenade

Illya et Napoléon fouillaient méthodiquement le hangar désaffecté, leurs pas résonnant dans le silence pesant. La lueur blafarde des néons projetait leurs ombres déformées sur les murs de tôle rouillée. Le Russe s'arrêtait parfois, ses sens en alerte, comme si quelque chose le dérangeait dans cette mission apparemment simple.

- Je n'aime pas ça, murmura-t-il, son accent plus prononcé sous l'effet de la tension.

Napoléon allait répondre quand un tintement métallique, infime mais distinct, brisa le silence. Le temps sembla se figer. Dans la pénombre, ils virent les grenades rouler vers eux, leurs goupilles déjà arrachées, semant la mort à chaque tour.

- Grenades !

Le cri de Napoléon déchira l'air alors que son cerveau analysait déjà leurs options de survie, dérisoires dans cet espace confiné. Illya, ses réflexes affûtés par des années d'entraînement au KGB, plongea instantanément. Son corps puissant roula derrière une caisse massive, ses muscles tendus dans l'anticipation de l'impact imminent. Napoléon se jeta au sol, son visage pressé contre le béton froid, priant pour que la distance et les obstacles épars suffisent à les protéger.

L'explosion déchira l'air. Une déflagration assourdissante qui sembla arracher l'oxygène de leurs poumons. La chaleur intense les frappa comme un mur, suivie par une pluie de débris mortels. Les éclats de métal sifflèrent au-dessus de leurs têtes, s'enfonçant dans les murs avec des bruits mats terrifiants.

Le hangar entier trembla sur ses fondations. Les néons explosèrent dans une pluie d'étincelles, plongeant l'espace dans une obscurité traversée uniquement par les flammes naissantes. L'odeur âcre de la poudre et du métal brûlé emplit leurs narines.

Sonnés, les oreilles bourdonnantes, ils restèrent immobiles. Les secondes s'étiraient, interminables. La poussière dansait dans l'air, épaisse comme un brouillard, rendant chaque respiration difficile. Des morceaux de tôle continuaient de tomber autour d'eux, le métal tordu gémissant sinistrement.

- Péril ?

La voix de Napoléon était rauque, à peine audible par-dessus le crépitement des flammes. Seul le silence lui répondit.