Mardi 18 août 1998,
En cette fin de matinée, Violette était en train de passer le balai dans sa cuisine.
Ses parents refusaient que la magie soit utilisée dans la maison, alors elle revenait à sa nature de jeune femme moldue et elle faisait briller chaque recoin de la demeure grâce à ses doigts de fée.
Elle voulait faire plaisir à ses parents qui travaillaient constamment et n'avaient pas le temps de s'en occuper.
Même si elle n'avait jamais rien en retour.
Pas même un mot tendre.
Une fois le ménage fini, Violette remonta dans sa chambre qui était uniquement remplie de cartons désormais.
En rentrant de l'appartement des jumeaux dimanche, la sorcière avait commencé à tout emballer, et son lundi avait également été productif car tout était prêt.
Elle avait même eu le temps d'échanger quelques lettres avec son patron, afin d'organiser les prochains jours.
Ce soir, elle allait emménager dans son propre appartement.
Son tout premier.
Cela lui faisait si bizarre de se dire cela, mais d'un autre côté elle était excitée à l'idée d'être enfin indépendante. C'était tout ce dont elle avait rêvé.
Un travail qui la passionnait, ainsi qu'un lieu de vie rien que pour elle.
Brodie avait été extrêmement généreux avec Violette, il avait décidé de laisser l'appartement meublé.
Sauf pour la chambre, car la jeune femme avait insisté.
Elle souhaitait qu'elle soit à son goût et surtout, elle ne voulait pas d'un autre lit.
Le sien était bien trop douillet.
« Courage Violette. S'encouragea-t-elle tandis qu'elle commençait à empiler les cartons les uns sur les autres »
D'ailleurs, la fin d'après-midi arriva vite et Violette dut se dépêcher pour tout rassembler.
Ces deux derniers jours avaient été si intenses que la sorcière avait à peine eu le temps de penser à Fred.
Toutefois, dès lors qu'il lui revenait en tête, Violette réalisait qu'il lui manquait terriblement et qu'elle ne voulait plus jamais être loin de lui.
Hier soir, avant de rejoindre paisiblement les bras de Morphée, la jeune femme s'était enfin décidée.
Après tout, c'était une évidence. Violette se sentait prête.
Elle avait hâte de le retrouver, et de ne plus le quitter.
Se dire qu'elle pouvait être la petite amie de Fred Weasley, cela ne lui faisait plus peur.
Après ces longues journées passées à réfléchir, la sorcière était persuadée qu'ils pouvaient repartir sur de bonnes bases et commencer une vraie relation sans aucune crainte.
Elle ne doutait plus de Fred, elle savait pertinemment qu'il ressentait la même chose qu'elle.
Elle avait simplement eu besoin de temps pour se faire à l'idée qu'elle allait partager la vie de quelqu'un. C'était la première fois.
Elle n'avait encore jamais donné l'entièreté de son cœur à une personne.
C'était la première fois que Violette envisageait une relation sérieuse et elle désirait plus que tout que cela se passe à merveille.
Elle s'était donné du temps, et elle était prête.
À présent, elle se demandait si elle devait le lui annoncer, ou si les choses allaient se faire naturellement.
Violette était totalement perdue, elle n'y connaissait rien.
« Wanna love you and treat you right ! »
La sorcière sursauta brusquement, manquant de se taper la tête dans son armoire alors qu'elle était en train de vérifier qu'elle n'avait rien oublié.
Paniquée, elle regarda tout autour d'elle mais elle ne comprenait pas d'où venait cette voix.
« I wanna love you ! »
La fenêtre. Elle était grande ouverte. C'était de là, que provenait cette chanson.
Violette comprit aussitôt pourquoi la voix qu'elle avait entendue était si familière.
Sans plus attendre, elle se rua vers la fenêtre et se pencha en avant.
Ainsi elle découvrit en bas de sa maison, postés à côté d'un buisson dans le jardin, Fred et George.
La jeune femme fit de gros yeux et plaqua une main sur sa bouche.
Fred, une main sur le coeur et l'autre tendue vers Violette, lui chantait une sérénade avec passion et entrain.
Derrière lui, George tenait un tambourin et tapait dessus en rythme avec les paroles de son jumeau, sa tête se balançait de gauche à droite, un air idiot sur le visage.
« Every day and every night ! We'll be together ! Cria-t-il de sa voix cassée »
Is This Love de Bob Marley, celle qu'ils avaient écoutée lors de l'anniversaire d'Harry.
Fred lui avait déjà chanté ces paroles, dans le salon, en la regardant droit dans les yeux.
Alors, Violette explosa de rire.
Elle était touchée qu'il ait osé faire cela, elle voyait dans son regard noisette qu'il était heureux de la revoir, mais la scène était si drôle.
Fred se donnait à fond pour l'impressionner et George jouait le jeu pour aider son frère.
La jeune femme se précipita vers sa table de nuit et attrapa son appareil photo instantané avant de revenir à la fenêtre.
Elle captura cet instant, ne cessant de rire.
« Hé ! Le droit à l'image jeune fille ! Râla George »
À bout de souffle, Fred avait arrêté de chanter et il riait à son tour.
Violette leva les yeux au ciel tandis qu'elle récupérait la photo.
Elle la fit aussitôt glisser dans la poche de son short.
« Mais qu'est-ce que vous faites là ? S'exclama-t-elle, n'en revenant toujours pas »
Fred, les mains dans les poches, fixait la sorcière comme s'il ne l'avait pas vue depuis des semaines.
Ses cheveux roux brillaient sous la lumière de fin de journée.
« Cela manquait à mon frère d'être attaché tout nu sur le lit ! Répondit George en lançant un clin d'oeil à Violette »
Les rires de la jeune femme redoublèrent et elle toisa Fred, effarée.
« Tu lui as dit ?
- Il a vu les marques sur mes poignets. Je ne te le pardonne toujours pas d'ailleurs, Atkins.
- Moi je pense qu'il te pardonne, mais c'est juste une excuse pour pouvoir te faire l'amour sauvagement. Ajouta George
- George ! S'égosilla Violette, sidérée »
Les deux Weasley se marrèrent.
« Attendez, j'arrive ! Leur cria-t-elle »
Heureusement, ses parents n'étaient pas là, tout comme les voisins.
Violette serait morte de honte si quelqu'un les avait entendus.
Elle descendit les escaliers en bombe et lorsqu'elle ouvrit la porte d'entrée, Fred et George furent déjà là.
Cela donna une impression de déjà-vu à Violette.
Cette fois où, à l'improviste, les jumeaux avaient débarqué dans sa maison de vacances.
Ce jour qui avait tout changé.
« Entrez, faites comme chez vous. Les invita-t-elle »
Violette voyait bien que Fred mourrait d'envie de la prendre dans ses bras, mais il se retenait.
Elle leur sourit pendant qu'ils retiraient leurs chaussures.
« Mais comment avez-vous eu mon adresse ? Demanda-t-elle, étonnée
- Il s'avère que notre Hermione est bel et bien une Miss-Je-Sais-Tout. Elle ne connaissait pas seulement ton village mais également ta maison. Expliqua Fred avec un sourire en coin
- D'ailleurs, Harry, Ginny et elle arrivent bientôt. Fred voulait venir avant pour sa petite sérénade. Renchérit George, les bras croisés sur son torse »
Son frère lui donna un petit coup de coude.
Violette arqua un sourcil.
« Ils arrivent ? Comment ça ? Je peux savoir ce qu'il se passe ?
- Nous allons t'aider à t'installer dans ton appartement, pardi !
- Quoi ? Mais non, vous avez d'autres choses à faire ! Refusa-t-elle, gênée de demander leur aide
- Ne commence pas Atkins, nous avons fermé la boutique plus tôt rien que pour toi.
- Fred ! Ce n'était pas nécessaire. Répliqua Violette, mal à l'aise »
Elle n'avait presque rien à déménager, elle ne comprenait pas pourquoi ils faisaient cela. Elle n'aimait pas abuser de la bonté des gens.
« Vi, s'il te plaît. Je veux m'assurer que tout ira bien. Insista Fred d'une voix douce, se rapprochant d'elle »
Violette perçut dans le regard du rouquin qu'il n'avait pas l'air rassuré, et elle se rappela de la réaction qu'il avait eue en lisant la lettre dimanche.
Dès qu'elle en aurait le temps, elle allait lui en parler. Elle ne comprenait pas pourquoi il réagissait ainsi et cela l'intriguait.
En attendant, elle se contenta de se jeter dans ses bras et de le serrer contre elle.
Fred posa aussitôt ses mains dans son dos et il embrassa longuement le haut de son crâne.
« Merci. Souffla Violette
- Tu m'as manqué. Sourit Fred »
À côté d'eux, George se racla la gorge.
« Belle maison, en tout cas. Je ne saurais dire laquelle je préfère, entre la maison de vacances et celle-ci. »
La sorcière gloussa et s'éloigna de Fred, les joues rouges.
« La maison de vacances, sans hésiter. Venez, je vais vous faire visiter. Leur proposa Violette »
Pendant une dizaine de minutes, la jeune femme leur montra la plupart des pièces de la maison.
Les jumeaux semblaient impressionnés, mais ils avouèrent que le gigantesque jardin était ce qu'il y avait de plus beau.
Ils pensaient qu'il aurait été parfait pour un terrain de Quidditch.
Pendant la visite, Fred n'avait pas manqué de glisser sa main dans celle de Violette, quelques fois.
Lorsqu'ils rentrèrent dans la maison, Harry, Hermione et Ginny daignèrent enfin se montrer.
Ils saluèrent leur amie et la sorcière fut soulagée de voir qu'ils n'avaient pas l'air de lui en vouloir pour ce qu'il s'était passé pendant le mariage.
Ils avaient même souri en voyant la main de Fred dans celle de Violette.
Elle leur avait également montré la maison, heureuse de leur faire découvrir le lieu où elle avait grandi.
Émerveillée, Ginny n'avait cessé de murmurer au creux de l'oreille d'Harry : "plus tard, nous aurons une maison comme celle-ci".
Vers dix-sept heures trente, il fut temps pour le groupe d'y aller.
Le patron de Violette l'attendait pour lui laisser les clés de l'appartement.
« Prenez un ou deux cartons si possible, et transplanons. Nous allons devoir faire plusieurs aller-retour de toute façon. Leur ordonna Hermione »
Son besoin de tout contrôler reprenait le dessus et cela fit rire Violette. Les amis ne bronchèrent pas et s'exécutèrent.
Au final, la sorcière était bien contente que les jumeaux aient eu l'idée de venir l'aider.
Le déménagement se déroulerait plus vite que prévu.
En quelques secondes, ils atterrirent devant le futur lieu de travail de Violette, les mains pleines.
On ne voyait même plus les visages de Fred et George tant ils étaient encombrés de cartons.
Brodie, plus souriant que jamais, leur ouvrit la porte du magasin.
« Bonsoir Madame Atkins, vous avez ramené du monde dis donc. Entrez, je vous en prie. Les accueillit-il en se dégageant de l'entrée »
Ginny et Hermione furent les premières à passer et elles saluèrent le patron avec des petits sourires timides.
« Bonsoir, Monsieur Potter. »
La réputation d'Harry le rattrapait, comme toujours, et il répondit à Brodie avec une moue gênée.
Lorsque Violette lui fit face, elle le remercia de l'avoir attendue.
« Je suis ravi de vous revoir, Madame Atkins, vous allez vous plaire ici. Allez dans l'arrière-boutique et prenez l'escalier, il vous mènera à l'étage où se trouvent les appartements. Lui indiqua-t-il »
Les cartons commençaient à être lourds et Violette dut se résoudre à les faire léviter.
Derrière elle, elle entendit Fred et George saluer Brodie, et elle était certaine d'avoir perçu dans la voix de Fred qu'il n'était pas du tout enchanté.
Le propriétaire les accompagna jusqu'à l'appartement qui se trouvait tout au bout du couloir, qui n'était d'ailleurs pas très éclairé.
Violette espérait que l'habitation serait plus lumineuse.
« Voilà votre clé, comme promis la chambre a été vidée et les meubles des autres pièces ont été mis sous bâche. Je ne vous embête pas plus longtemps et vous laisse vous installer, j'ai un rendez-vous important au ministère. Si vous avez le moindre problème, je serai de retour demain matin, d'accord ? »
Violette hocha la tête.
« Entendu, Monsieur Rosen. Je vous remercie encore pour tout ce que vous avez fait. »
À côté d'elle, la jeune femme sentait que Fred s'était crispé.
« Ne me remerciez pas. Je vous dis à vendredi, Madame Atkins, et bonne soirée à vous tous. »
Sur ces derniers mots, Brodie rebroussa chemin d'un pas pressé.
« Décidément, il est toujours très occupé. Murmura Violette
- Alors là, je ne m'attendais pas du tout à cela. Déclara Hermione tandis que son amie ouvrait la porte de l'appartement afin qu'ils puissent enfin le découvrir
- Que veux-tu dire ? Questionna Harry en entrant dans le hall d'entrée
- Il est très... charismatique, je dirais. Gloussa timidement la brune
- Je suis d'accord. Approuva Ginny
- Ah bon ? S'étonna l'Elu avec un sourire espiègle »
La rouquine fit un clin d'oeil à son petit ami.
Étrangement, Fred demeurait silencieux.
« Arrêtez, vous parlez de mon patron là. S'esclaffa Violette qui avait décidé de faire abstraction du comportement de Fred, pour l'instant
- Je regretterais presque de ne pas en avoir un. Soupira George d'un air rêveur »
Violette secoua la tête, amusée.
Ses amis et elle se dirigèrent alors vers le salon et ils se stoppèrent, surpris.
Comme Brodie avait dit, tout était sous bâche, mais Violette ne s'attendait pas à cela.
C'était à la fois somptueux et cosy.
Le salon n'était pas très grand, mais la cuisine ouverte sur celui-ci agrandissait la pièce.
Deux grandes fenêtres qui donnaient vue sur le Chemin de Traverse illuminaient les murs qui étaient peints en blanc et en brun clair.
Au plus grand bonheur de la sorcière, ils étaient habillés de quelques tableaux de paysage.
En se rapprochant, elle découvrit qu'ils avaient été réalisés par Brodie lui-même.
Ils étaient somptueux, et certains d'entre eux étaient animés.
« Waouh. Lâcha Hermione, admirative »
Violette avait l'impression de nager en plein bonheur.
Il y avait même une télé, ce que les jumeaux avaient tout de suite remarqué.
La jeune femme avait très hâte de leur faire découvrir des films moldus.
La salle de bains, qui se trouvait juste à côté du salon, était composée d'une douche ainsi que d'un bain.
Fred n'avait pas hésité à faire un petit sourire malicieux à Violette en voyant cela, ce qui la fit rire.
La cuisine possédait un immense comptoir qui allait permettre à la jeune femme de faire de délicieux repas.
« Nom d'une chouette, le frigo pourrait accueillir le buffet de Poudlard en entier ! Fit remarquer Ginny avec de gros yeux »
Il restait une pièce pour le débarras ainsi que deux petites chambres, dont celle de Violette.
« Cool ! Je pourrai venir dormir quand Fred sera ici. Dit George dans la chambre d'amis
- Quel pot de colle Georgie. Ricana Fred
- Nous ferons même mieux, nous allons t'acheter un panier pour chien et tu dormiras au bout du lit. D'accord ? Proposa Violette en chassant les jumeaux de la chambre »
George frissonna de terreur.
« Brr. Si on me coupe la deuxième oreille oui, sinon non. Je refuse de vous entendre la nuit. »
Pourtant, après avoir dit cela, George fit un sourire à son frère.
Harry, Hermione, Ginny et George décidèrent de s'occuper du salon ainsi que de toutes les autres pièces dont les meubles avaient besoin d'être remis en place et nettoyés.
De ce fait, Fred et Violette s'occupèrent de sa chambre qui était vide.
Les autres cartons avaient pu être ramenés sans problème mais le lit avait causé quelques soucis. Cela avait été compliqué de transplaner avec lui mais le rouquin y était finalement parvenu.
Violette avait hâte d'en finir alors ils s'étaient aussitôt mis à déballer les cartons et à tout ranger.
Fred avait à nouveau plongé dans le silence et cela inquiétait la sorcière.
Au bout de dix minutes, elle finit par craquer.
« Fred ?
- Mmh ? Répondit-il la tête plongée dans l'armoire où il accrochait quelques vêtements
- Parle-moi, je vois bien que quelque chose te tracasse.
- Tout va bien Vi, ne t'en fais pas. Je suis simplement concentré, pour une fois. Se força-t-il à rire, mais il ne regardait pas la jeune femme
- Fred. Insista-t-elle »
Elle entendit le sorcier soupirer, de dos à elle.
« J'ai bien vu la façon dont tu regardais mon patron. Ta réaction quand tu as lu la lettre. Tu me caches quelque chose. »
Fred abandonna ce qu'il était en train de faire et se retourna vers Violette, les sourcils froncés.
« Ne pense surtout pas ça, Atkins.
- Alors quoi ? Crache le morceau, bon sang ! Je le vois dans tes yeux que tu n'es pas rassuré. S'emporta Violette, les mains posées sur ses hanches »
Fred roula des yeux, agacé d'être dans un nouveau conflit, mais il finit par céder.
« Je l'ai déjà vu, ce Brodie Rosier...
- Rosen. Le corrigea Violette
- Et ce Rosier, je ne le sens pas vraiment. Je me trompe peut-être, mais son visage d'ange ne m'inspire pas confiance. Avoua Fred, ignorant la remarque de la jeune femme »
Violette se radoucit.
Ce n'était pas le fait qu'elle prenait cet appartement qui l'embêtait, mais bel et bien son patron en lui-même.
« Tu l'as déjà vu ? Et qu'a-t-il fait ?
- Rien de spécial. Je l'ai croisé au ministère, il y a une semaine, et il parlait avec deux femmes. Sa façon d'être me déplaît, je ne sais pas ce qu'il a en tête. »
Violette ricana.
« Parce qu'il drague des femmes ? Dois-je te rappeler que tu es un très grand partisan du flirt, Weasley ?
- Sauf que je n'ai aucune pensée en tête quand je fais cela, ma chère et tendre Atkins. Riposta Fred sur la défensive »
En entendant ces derniers mots, Violette ne put s'empêcher de sourire.
Le rouquin en profita pour continuer.
« Oublie ça, d'accord ? Nous verrons bien, mais ne sois pas étonnée si je passe souvent devant la boutique pour m'assurer que tout va bien. »
La jeune femme le dévisagea.
« C'est très dérangeant ce que tu dis.
- Je plaisante Vi. Ou pas. Ricana Fred »
Il y avait quelque chose qu'il n'arrivait pas à dire, la vraie raison de son tracas, mais cela ne sortait pas de sa bouche.
Violette soupira et décida d'abandonner, elle ne parviendrait pas à le faire avouer pour l'instant.
Malheureusement, Fred était tout aussi têtu qu'elle.
Elle espérait simplement que ce n'était pas grave.
Elle n'avait pourtant aucune raison de douter de son patron. Elle qui pensait enfin être tranquille, elle craignait que les problèmes ne recommencent.
Fred et elle se remirent alors au travail.
Dans l'un des derniers cartons, Violette trouva les photos qu'elle avait prises lors de la soirée chez Roger.
Un sentiment de nostalgie s'empara d'elle et elle sourit bêtement devant chaque cliché.
Ces vacances où tout avait commencé.
La photo où Fred et George tenaient leur verre en bouche la fit rire.
Cela lui manquait tant.
Alors que Violette s'occupait de les accrocher sur le mur au-dessus de son lit, elle vit du coin de l'oeil que Fred avait une boîte dans les mains.
Et pas n'importe quelle boîte.
« Non ! S'écria-t-elle en bondissant vers lui »
Elle lui arracha l'objet et le cacha derrière son dos. Un sourire en coin se forma sur les lèvres du rouquin.
« Je n'ai pas le droit de savoir ce que c'est ?
- Nous avons tous nos petits secrets. Tout comme la pièce mystère chez toi, tu finiras par le découvrir. Le défia-t-elle en posant la boîte sous son lit »
Toujours avec un grand sourire, Fred se rapprocha dangereusement de Violette.
Et, sans la prévenir, il posa ses mains sur sa taille et la plaqua contre le mur, comme il aimait toujours le faire.
« Tes petites joues rouges te trahissent. Je me doute très bien de ce qui se trouve dans cette boîte. Susurra-t-il tout en fixant les lèvres de Violette »
La jeune femme déglutit, ne le quittant pas des yeux.
« Dans tous les cas, tu ne mérites pas de voir son contenu pour l'instant. Répliqua-t-elle, en rentrant dans son jeu »
Fred avait plongé sa tête dans le cou de Violette, mais il touchait à peine sa peau, l'effleurant du bout des lèvres.
« Je ne le mérite pas ? Tu es sûre ? Tu ne voudrais quand même pas te retrouver à quatre pattes sur le lit à nouveau, si ? Souffla-t-il »
Violette sentait déjà que son rythme cardiaque s'accélérait, mais elle avait envie de le taquiner elle aussi.
« Cet après-midi encore tu me déclarais ton amour en bas de ma fenêtre, et désormais tu souhaites me punir ? »
La sorcière le sentit sourire contre sa peau.
« Oh non, je ne veux pas te punir. Simplement inaugurer ton nouvel appartement. »
Cela ne faisait que deux jours depuis la dernière fois, et il parvenait toujours à la faire craquer en quelques secondes.
Il était irrésistible.
Lui et ses yeux d'ambre remplis de malice.
Lui et ses mots qui lui donnaient des frissons.
Lui et ses mains qui connaissaient ses endroits les plus sensibles.
« J'aime beaucoup ce petit short, tu sais. Il n'y a rien qui m'émerveille plus que tes jambes nues. Mais tu sais ce que j'aimerais en faire de ce bout de vêtement, n'est-ce pas ? »
Fred avait replongé son regard dans celui de Violette.
Ils se regardaient intensément, buvant les émotions qui défilaient dans leurs iris.
« Me l'enlever ? Devina la jeune femme, un sourire naissant sur le coin de ses lèvres
- C'est bien, Atkins. La félicita-t-il d'une voix devenue plus sombre »
La mâchoire du rouquin était contractée et en baissant les yeux, Violette remarqua que son entrejambe s'était enflé dans son pantalon.
Il essayait de résister à l'envie de prendre la jeune femme sur le champ.
Sa respiration était plus lourde, plus prononcée.
Elle voyait dans ses yeux qu'il n'avait qu'une envie, la pénétrer au plus profond d'elle et la faire crier jusqu'à ce qu'elle en perde sa voix.
Il était accro. Accro à Violette.
Accro à chaque parcelle de son corps.
La sorcière ne bougeait plus, comme hypnotisée, sa poitrine se soulevant et s'abaissant tandis que son souffle devenait saccadé.
Soudain, Fred se retrouva à genoux et il saisit les coutures du short de Violette, la tête toujours relevée vers elle afin de ne pas lâcher son regard.
« Je te conseille de lancer un Assurdiato. Sourit-il »
De sa main tremblante, Violette attrapa la baguette qui se trouvait sur la table de nuit juste à côté d'elle et elle insonorisa la chambre.
Elle baissa les yeux vers son amant, impatiente de découvrir ce qu'il lui réservait.
Avec assurance, Fred déboutonna le short de la jeune femme et il le fit glisser le long de ses jambes d'un coup sec, ce qui arracha un petit glapissement de surprise à Violette.
« Tu vois pourquoi je t'ai demandé de jeter un sort ? Se moqua-t-il d'une voix grave »
Le rouquin ne lui laissa pas le temps de répliquer. Il s'attaquait déjà à ses cuisses, les embrassant et les mordillant.
Encouragé par le souffle haletant de la sorcière, il déplaça ses lèvres vers l'intérieur de ses cuisses.
« Elles sont si chaudes. Murmura-t-il entre deux coups de langue sur sa peau douce »
Le corps tout entier de Violette était brûlant.
C'était l'effet que Fred lui faisait, inlassablement.
Tout à coup, il serra les cuisses de la jeune femme entre ses mains et il les écarta légèrement, ce qui lui permit d'accéder à son intimité.
À travers son sous-vêtement bleu, il passa d'abord deux doigts sur ses lèvres gonflées de plaisir.
Ses yeux s'étaient assombris. Il avait hâte d'y goûter.
Violette, qui avait toujours sa tête baissée vers lui, le devinait très bien.
Très vite Fred céda à la tentation et déposa ses lèvres sur le tissu qui était déjà mouillé. Il exerça assez de pression sur son point sensible pour la faire gémir doucement.
« Je suis dingue de toi, Vi. Dit-il en relevant les yeux vers elle, son souffle chaud s'écrasant sur le sexe de Violette »
Il la torturait en mordant avec précaution un bout de sa lèvre, toujours à travers sa culotte.
Une torture exquise.
« Tu es déjà trempée Violette. »
Si seulement il savait que les simples mots qu'il avait prononcés quelques minutes plus tôt avaient suffi à l'exciter.
Mais jamais elle ne lui dirait, son ego était déjà bien trop surdimensionné.
« Je veux voir ça. Chuchota-t-il »
Sur ces mots, Fred saisit le sous-vêtement de Violette et il le retira tout aussi rapidement que son short.
Alors, il détailla un instant ce qui s'offrait à lui.
Il la dévorait du regard, Violette eut presque l'impression qu'il la transperçait de ses yeux bruns.
Intimidée, elle voulut refermer ses cuisses afin de cacher son intimité mais Fred l'en empêcha aussitôt.
Il refusait de ne plus pouvoir se délecter de ce qui était mouillé rien que pour lui.
Désormais tout aussi excité que la jeune femme, il inspira un grand coup.
Puis, tout en regardant Violette, il lui ordonna :
« Touche-toi. »
La sorcière cligna plusieurs fois des yeux, comme si elle avait mal entendu.
Mais Fred continuait de la scruter, attendant qu'elle s'exécute.
« Fred je...
- Fais-moi confiance. »
Elle lui faisait toujours confiance, mais se masturber devant lui alors qu'il était à genoux devant elle, c'était nouveau... et inattendu.
Pourtant, son bas-ventre s'était aussitôt rempli de flammes ardentes.
Elle aimait tant quand Fred prenait un ton autoritaire.
Lentement, Violette fit descendre sa main vers son sexe qui ne demandait qu'à être touché, maintenant qu'il était libre de tout tissu.
Son index et son majeur trouvèrent très vite son clitoris et sans plus attendre, ils le stimulèrent grâce à des mouvements circulaires, précis et intenses.
Violette ne parvint plus à se retenir, cette fois elle gémissait librement, ses yeux se fermant de temps en temps quand le plaisir montait petit à petit en elle.
Et Fred la fixait, la bouche entrouverte. Sans sourciller.
Ce qui excitait d'autant plus la sorcière.
« Oui, comme ça. L'encouragea-t-il »
Toujours à genoux, il se tortilla légèrement sur lui-même car son érection était désormais douloureuse, serrée dans son pantalon.
Il était bouche-bée face à ce que Violette était en train de faire.
« Putain. Grogna-t-il »
Ne résistant plus, il se jeta sur le sexe de Violette afin de le dévorer.
« Continue. Lui demanda-t-il entre deux coups de langue »
Tandis que Violette s'empressait de caresser son clitoris, Fred lécha ses lèvres déjà si mouillées.
Descendant parfois sa langue vers son entrée et y faisant entrer le bout.
Il embrassait son intimité avec férocité.
Les gémissements de la sorcière étaient de plus en plus bruyants, cassants, tant sa gorge était sèche. Ses doigts, combinés à la langue du rouquin, étaient sur le point de l'emmener au septième ciel.
Jamais elle n'aurait pensé que cela pourrait lui faire tant de bien.
« Jouis sur ma langue, Vi. Et crie pour moi. La supplia Fred d'une voix suave »
Alors, Violette retira ses doigts et la langue du sorcier prit leur place.
Il la fit tournoyer sur son clitoris, ne s'arrêtant pas.
Des râles rauques glissaient de ses lèvres, provoquant des vibrations sur ce point sensible.
« Oui, Fred... ne t'arrête pas. Gémit la jeune femme en serrant les dents, ses yeux se révulsant peu à peu »
La façon dont Fred jouait avec son clitoris mena très vite la sorcière vers la jouissance.
Dans un dernier cri de plaisir, le dos de Violette s'arqua contre le mur froid et elle atteignit l'orgasme.
Le rouquin accueillit dans sa bouche tout ce qui se déversa de son intimité.
Ce fut si intense que des points noirs vinrent aveugler la jeune femme pendant quelques secondes et ses jambes tremblèrent, la faisant presque tomber.
Mais Fred les saisit entre ses mains avant que cela n'arrive.
D'ailleurs, il ne lui laissa même pas le temps de s'en remettre.
Il se remit debout et ne prit même pas la peine de se déshabiller, il descendit simplement son pantalon ainsi que son boxer, juste assez pour libérer son membre dur et gonflé qui se dressa devant lui.
Il agrippa les cuisses de Violette et la souleva afin qu'elle les enroule autour de ses hanches.
Puis elle fut à nouveau plaquée contre le mur.
Son érection trouva aussitôt l'entrée de la jeune femme, la frottant avec douceur.
Fred planta son regard dans celui de la sorcière.
Elle s'était presque remise de son orgasme intense et elle avait rouvert les yeux. Il attendait qu'elle lui permette de la remplir.
« Dépêche-toi s'il te plaît, j'en meurs d'envie. »
Le rouquin ne se fit pas prier.
D'un seul coup, il fit entrer son membre en elle.
Elle était encore serrée suite à sa jouissance, Fred poussa un grognement presque bestial en commençant ses va-et-vient.
La sensation était divine.
L'intérieur de Violette était encore sensible et sentir Fred en elle lui donnait l'impression qu'elle allait jouir à nouveau. Elle n'en pouvait plus.
Enroulant ses bras autour du cou du rouquin, elle reposa sa tête contre le mur. Profitant de chaque sensation.
Le sorcier avait enfoui sa tête dans le cou de la jeune femme, l'embrassant entre deux coups de rein.
Les jambes de Violette avaient pris une couleur rosée tant il les serrait entre ses doigts afin de prendre appui.
Ses pénétrations étaient de plus en plus profondes mais il veillait à ne pas faire mal à la sorcière en évitant à son dos de taper trop fort contre le mur.
Les hanches de Fred qui rencontraient les cuisses de Violette dans des claquements bruyants les rendaient dingues.
« Oh Violette, c'est si bon avec toi. Murmura-t-il à bout de souffle »
Il n'y avait aucun autre endroit où Fred aurait aimé être, qu'entre les jambes de Violette.
Violette était ce qu'il préférait dans ce monde.
Fred avait déjà été sur le point de tout lâcher rien qu'en voyant la sorcière jouir sous sa langue, et il ne réussit donc pas à tenir plus longtemps.
Après un dernier coup de rein, le rouquin jouit en Violette.
Poussant un dernier râle rauque, gagnant l'extase. Des étoiles à la place des yeux.
À bout de force, il fit retomber la jeune femme sur ses pieds et ils se nettoyèrent aussitôt à l'aide de la magie.
Ils étaient épuisés et se laissèrent donc tomber sur le lit, se remettant peu à peu de ce moment partagé.
Souriant de bonheur, Violette tourna la tête vers Fred, et elle le vit grimacer.
« Merde. Siffla-t-il entre ses dents
- Que se passe-t-il Fred ? »
Le rouquin passa une main dans ses cheveux, soupirant.
« Cela me fait repenser à la dernière fois. Je ne t'ai même pas donné la potion après que l'on ait fait l'amour. Putain. Je... je ne voudrais pas que tu... »
Violette se redressa aussitôt sur ses coudes.
« Calme-toi Fred, nous n'en avons plus besoin. Je sais que je n'ai pas encore eu le temps de t'en parler, mais je suis protégée désormais, à chaque heure de la journée, sept jours sur sept. Grâce à un médicament moldu. »
Fred posa une main sur son coeur et poussa un soupir de soulagement.
« Alors plus besoin de la potion suppression fétus ? »
Violette éclata de rire suite à ce nom donné à la potion.
Elle secoua la tête pour confirmer qu'ils étaient enfin tranquilles, mais elle n'arrivait plus à s'arrêter de rire.
C'était si communicatif que Fred finit par la rejoindre.
Lorsque l'euphorie retomba enfin, Fred continuait de regarder la personne couchée à côté de lui, avec admiration.
Quand elle posa enfin les yeux sur lui, il demanda :
« Acceptes-tu enfin de partager ma vie, Atkins ? »
Le coeur de Violette s'emballa.
Elle lisait dans le regard du rouquin qu'il ne souhaitait qu'une chose, aimer et chérir la jeune femme. Officiellement.
Alors, elle lui sourit.
« Oui. Répondit-elle, telle une évidence »
Et jamais Violette n'avait vu Fred si heureux qu'en ce moment même.
Il attrapa la sorcière entre ses bras musclés et il la colla contre lui, couvrant son visage rieur de baisers.
« Merci d'être toi, Vi. Merci de me permettre de t'appeler ma petite amie. »
Posant une main sur son cou, Fred embrassa tendrement les lèvres de Violette.
Lui transmettant tout son amour, longtemps enfoui en lui.
Parce que cet amour d'été était éternel.
Après s'être câlinés pendant quelques minutes, les deux sorciers terminèrent de ranger le contenu des derniers cartons et ils sortirent enfin de la chambre.
S'assurant avant que leurs cheveux étaient bien coiffés et que leurs joues n'étaient plus rouges.
Les amis de Violette avaient fait un excellent travail.
Le salon, la cuisine, la salle de bains et l'autre chambre étaient tous soigneusement aménagés et nettoyés.
L'appartement était sublime, et la jeune femme eut presque les larmes aux yeux lorsqu'elle s'imagina à quel point elle allait être bien ici.
George, assis sur le canapé, la ramena sur terre en râlant.
« Il était temps, vous deux. On commençait à mourir de faim. »
En effet, il était passé dix-neuf heures.
Pour les remercier de tout ce qu'ils avaient fait pour elle, Violette invita le groupe à manger au restaurant.
Ils refusèrent tout d'abord, mais elle insista au point de les agacer, alors ils cédèrent. Elle leur devait bien cela.
Avant de quitter l'appartement, Violette retourna quelques secondes dans sa chambre et elle utilisa pour la première fois son téléphone à clapet.
En vérité, cela lui prit plus de deux minutes pour écrire "Je suis dans mon nouvel appartement, je suis bien installée. À très vite." à ses parents.
Elle n'avait vraiment pas l'habitude.
Les amis décidèrent de retourner au restaurant La Petite France.
C'était devenu leur endroit préféré et ils adoraient les serveurs qui étaient très sympathiques.
De plus, il faisait encore bon en cette soirée d'été et ils choisirent donc de s'installer en terrasse.
Les sorciers autour d'eux étaient très gaies ce soir et beaucoup de rires se faisaient entendre. L'ambiance était agréable.
« Rien de mieux qu'une bonne bièraubeurre bien fraîche après cette journée. Se réjouit George en avalant une gorgée, se mettant de la mousse tout autour de la bouche »
Violette était épanouie, car aujourd'hui elle avait concrétisé son rêve et Fred et elle avaient enfin décidé d'être ensemble.
De s'aimer librement.
Rien ne pouvait la rendre plus heureuse.
Même si, au bout d'un moment, elle réalisa qu'il manquait une personne à cette table, et elle sentit son coeur se serrer.
Ron.
« Est-ce que... vous avez des nouvelles de Ron ? S'enquit Violette en grignotant un biscuit salé »
Fred et George se regardèrent avec une infime peine dans le regard, puis ils lui répondirent :
« Il n'est toujours pas revenu au travail...
- Peut-être demain...
- Mais ce n'est pas sûr. »
Violette s'en voulait encore et cela devait se voir sur son visage car Harry, qui était assis sur sa gauche, posa une main réconfortante sur son épaule.
« Ne t'en fais pas Violette, il a juste besoin de temps. Tu le connais, après toutes ces années. »
La sorcière lui sourit faiblement.
Il avait raison, le rouquin ne lui ferait pas la tête indéfiniment. Ce n'était pas son genre.
« Mon frère est robuste. Assura Ginny avec un sourire fier
- Même les horcruxes qu'il a détruits ne l'étaient pas autant que lui. Plaisanta Harry »
Cette remarque amena quelques rires au sein du groupe et cela apaisa le coeur de Violette.
« D'ailleurs, vous deux, vous nous devez toujours de vraies explications. Rappela Hermione en pointant Fred et Violette du doigt, les yeux plissés »
Les deux amoureux se jetèrent un petit coup d'oeil amusé.
Alors, Fred saisit la main de Violette sous la table et avec son éternelle confiance en soi, il expliqua ce qu'il s'était passé, avec l'aide de la jeune femme.
Ils racontèrent qu'ils s'étaient déjà cherchés le premier jour des vacances et que dès le troisième jour ils avaient craqué, honteusement, mais ils avaient craqué.
Ils n'avaient rien pu faire, car tels des aimants ils s'attiraient bien qu'ils avaient essayé de s'éloigner.
Et surtout, ils n'avaient pas pu résister car l'attirance entre eux était née des années plus tôt, mais elle était simplement restée cachée.
Ils l'avaient réfutée, parce que ce n'était pas le bon moment.
Et le destin avait décidé de leur accorder une nouvelle chance lors de ces vacances.
Cette fois-ci, ils ne l'avaient pas refusée. Et ce, malgré les peines que cela causerait autour d'eux.
« Parce que l'amour est plus fort que tout et ne peut pas être contrôlé. Termina Ginny, un sourire béat sur le visage après l'histoire que Fred et Violette venaient de leur raconter
- Je t'aime soeurette. Sourit le rouquin, ravi de voir qu'elle les comprenait »
Ils comprenaient tous, à vrai dire.
« J'en étais sûre, de toute façon. Mon instinct ne se trompe jamais. En tout cas, je suis vraiment ravie pour vous. Après tout ce temps, il fallait bien que cela finisse par arriver.
- Dans ce cas, pourquoi n'as-tu rien dit Hermione ? Ricana Harry
- Parce que je n'ai jamais trouvé le temps, voilà tout ! Se défendit Hermione d'un air révolté »
Violette gloussa devant cette dispute.
Ils n'y avaient vraiment vu que du feu.
Fred profita de cette petite chamaillerie pour se pencher vers Violette et déposer un baiser sur le coin de ses lèvres.
Cela faisait tant de bien au rouquin de pouvoir l'embrasser sur la joue ou sur le front devant tout le monde.
Il n'y avait plus rien à cacher désormais.
Violette lui fit un tendre sourire.
C'était définitivement le plus bel été de toute sa vie.
« Maintenant, j'aimerais en apprendre plus sur ton travail Violette ! S'intéressa Ginny après que le serveur leur ait apporté les plats
- Oh, oui. Eh bien c'est assez simple, je vais juste vendre et conseiller les produits. Je travaille du lundi au samedi, mais j'ai mon mercredi après-midi de libre, c'est plutôt chouette. Et je commence ce vendredi. S'enthousiasma Violette
- C'est fabuleux Violette, tu n'aurais pas pu rêver mieux. Encore félicitations.
- Merci Hermione. Sourit la sorcière »
La main de Fred qui était posée sur la cuisse de Violette s'était figée pendant cette conversation.
Décidément, il n'avait pas l'air d'avoir envie d'entendre parler de ce nouveau travail, et cela embêtait vraiment la jeune femme.
Elle lança un regard soucieux vers le sorcier mais il lui chuchota que tout allait bien, avant de se concentrer sur son assiette à nouveau.
Il était affamé.
« Au mariage de Lee, j'ai discuté avec Seamus et Dean. Ils comptent retourner à Poudlard eux aussi. Les informa Ginny, qui essayait de se rassurer quant à sa prochaine rentrée à l'école, sans Harry, Violette et Ron
- Quel mariage, d'ailleurs. On s'est vraiment bien amusés. Gloussa Hermione avec une main devant sa bouche, ses pommettes rougissant
- Est-ce que Viktor est toujours là ? Demanda Violette
- Oui, je passe la journée avec lui demain.
- C'est génial. Il a beaucoup changé et est devenu bien plus intéressant, je trouve. Et il te regarde toujours comme si tu étais la huitième merveille du monde, ça cela n'a pas changé. S'émoustilla la sorcière en repensant à la quatrième année
- Je suis d'accord avec Violette. Approuva Ginny
- Arrêtez, je vais rougir. Pouffa Hermione
- C'est déjà le cas. La taquina Harry
- Nous n'avons pas tous cette chance. Lâcha soudain George, qui fixait le vide »
Tous les regards se posèrent sur lui, ne comprenant pas.
Le rouquin les épia tour à tour.
« Quoi ? C'est vrai non ? Nous ne nous sommes pas tous amusés lors de ce fichu mariage. Personnellement, à cause de cette union à la con, Lee ne veut plus me voir pour l'instant.
- George... Tenta son jumeau
- Moi, ma huitième merveille du monde, je n'ai pas la chance de passer la journée avec demain. Termina-t-il d'un ton froid »
Ginny, Harry et Hermione furent complètement perdus face à cet aveu.
Ils n'étaient pas au courant, visiblement.
« Georgie, tu devrais arrêter de boire pour l'instant. Suggéra Fred, son bras posé sur la chaise de Violette
- Ouais, c'est ça. Grogna George, regardant ailleurs
- De quoi parles-tu George ? Questionna Ginny, les lèvres pincées
- Ginny, laisse tomber... »
Violette n'entendit pas le reste de la conversation.
Trop mal à l'aise face à cette situation, elle avait décidé de regarder l'allée à côté d'eux et de contempler les passants.
Au bout de quelques minutes, les tensions s'apaisèrent et la sorcière s'apprêta alors à reporter son attention vers ses amis.
Sauf que quelque chose l'en empêcha.
De l'autre côté de l'allée, postée devant un bâtiment, se tenait une personne qui semblait observer Violette et ses amis depuis quelques minutes.
Violette ne parvint pas à distinguer son visage car les nombreux passants qui affluaient devant elle brouillaient son champ de vision.
Confuse, la jeune femme tourna la tête vers les autres pour voir s'ils avaient également vu cette personne, mais ils discutaient toujours entre eux.
Alors, Violette chercha à nouveau cette silhouette, mais elle avait disparu.
Comme évaporée.
Elle ressentit une sensation étrange en elle.
La sorcière secoua la tête, comme pour chasser tous les scénarios qu'elle était en train de se faire.
Ce n'était probablement qu'une hallucination, comme d'habitude.
Peut-être même un traumatisme de la bataille qui refaisait surface.
La psychologue sorcière qu'elle avait consultée en juin lui avait expliqué que cela pouvait arriver. C'était commun.
Violette préféra donc oublier cet instant.
Elle ne voulait pas passer pour une folle auprès de ses amis.
Le reste de la soirée se déroula sans encombre et George avait assez vite retrouvé sa bonne humeur.
Violette ignorait s'il se forçait ou non, mais cela lui faisait toujours aussi mal au coeur de le voir ainsi.
Après le restaurant, les jumeaux et Violette dirent au revoir à leurs amis.
Fred demanda à la jeune femme si elle souhaitait dormir avec lui ce soir, mais elle refusa.
Elle lui expliqua qu'elle avait besoin de s'acclimater à ce nouvel environnement, seule.
Étonnament, le rouquin comprit et il n'insista pas bien plus longtemps, bien que déçu.
Il se contenta donc de la raccompagner et il l'embrassa fougueusement avant de la quitter, ne manquant pas de lui donner une petite tape sur les fesses avant de partir avec un clin d'oeil, arrachant un rire à Violette.
Et la sorcière ne regretta pas d'avoir refusé la compagnie de Fred ce soir.
Elle prit le temps de découvrir chaque recoin de son appartement et elle passa une merveilleuse nuit.
Excitée en pensant à tout ce qui l'attendait les prochains jours.
Elle était comblée, et à l'idée que Fred allait faire partie de toutes ses prochaines aventures, Violette s'endormit avec le sourire.
Le lendemain matin, Violette décida d'aller aider les jumeaux dans leur boutique puisque Ron ne venait plus travailler pour l'instant.
Elle s'était réveillée légèrement en retard alors elle s'était habillée à la hâte.
Mais elle avait presque oublié qu'elle habitait au Chemin de Traverse désormais, et que son appartement était à quelques mètres de la boutique de Fred et George.
Elle était vraiment bien située. En deux minutes, elle fut devant le magasin qui était déjà ouvert et elle y entra.
Cette odeur de bonbons et de fumée lui avait tant manqué.
Elle était ravie d'être de retour.
Toutefois, elle fit à peine un pas dans la boutique qu'elle se figea aussitôt.
Au fond, près de la nouvelle collection, Ron conseillait une cliente.
Il était là, au final.
Violette ne réussit même pas à répondre quand Fred vint vers elle, surpris de la voir ici.
Il passa une main devant son visage, la ramenant sur terre.
« Salut Fred, je... désolée, je voulais vous aider puisque je ne travaille pas encore, mais j'ignorais que Ron était là. Murmura-t-elle, craignant qu'il ne l'entende
- Nous ne savions pas non plus, je te rassure. Il a débarqué quelques minutes avant l'ouverture, mais il ne m'a pas adressé la parole. Il ne parle qu'à George. »
Violette se mordit l'intérieur de la joue.
Elle n'eut qu'une envie, fuir.
« Mais tu peux rester, si tu le souhaites. Il faudra bien qu'il s'y fasse de toute façon. Lui sourit Fred »
C'était vrai, mais n'était-ce pas trop tôt ?
Elle ne savait pas si elle était capable de l'affronter, et il ne l'était certainement pas non plus.
Violette soupira, elle ne pouvait pas faire patienter Fred trop longtemps, des clients attendaient.
Elle réfléchit quelques secondes, et finit par accepter.
Après tout, même si le rouquin était absolument divin dans son costume noir aujourd'hui, elle réussirait à se retenir de l'embrasser pour la journée.
Elle n'imposerait pas à Ron de les voir ensemble pour l'instant.
« Très bien, au boulot dans ce cas ! Déclara Fred avec un grand sourire
- Que fais-tu là toi ? J'espère que tu ne viens pas distraire mon jumeau. Lança George qui descendait les escaliers
- Je viens vous aider. Rétorqua Violette qui souhaitait déjà la bienvenue aux nouveaux clients
- Oh, très bien. Nous te donnerons les quelques gallions que nous retirons de la paie de l'autre zigoto qui n'est pas venu pendant deux jours, pour la peine.
- Que c'est aimable, George. Ricana Violette »
Fred fit un petit sourire taquin à la sorcière puis il se remit au travail.
La jeune femme en fit de même.
La présence de Ron ne posa aucun problème à Violette, puisqu'il avait tout bonnement décidé de l'ignorer, elle ainsi que Fred.
Il faisait comme s'ils n'existaient pas, comme s'il ne les voyait pas et qu'ils étaient transparents.
Cela faisait de la peine à la sorcière qui avait encore cette peur au fond d'elle de le perdre pour toujours, mais elle s'était dit que c'était sa façon à lui d'accepter.
Le processus allait être long, mais il finirait par revenir.
Toutefois, après une matinée bien remplie, ce qui devait arriver arriva.
Alors que Violette terminait d'encaisser un client, elle entendit soudain un cri dans le bureau au fond de la boutique.
Heureusement, l'homme en face ne semblait pas avoir entendu.
Avec un sourire forcé, elle lui souhaita une bonne journée puis elle accourut vers le bureau.
Alors, elle découvrit un Ron enragé, les joues et les oreilles rouges, qui tournait en rond dans la pièce, et Fred, adossé contre une table et la tête haute, qui observait son petit frère d'un air distrait.
Violette ne s'avança pas plus, elle resta derrière la porte entrouverte, cachée dans l'ombre.
« Tu me dégoûtes, Fred, tu ne peux même pas imaginer à quel point.
- J'ai simplement accepté qu'elle vienne nous aider, Ronnie. Je ne l'ai pas approchée, pour ne pas te mettre mal à l'aise.
- Mais je n'en ai rien à faire, Fred ! Par Merlin, tu ne comprends rien. C'est moi qui suis censé être l'idiot dans l'histoire, non ? »
Fred se tut, ne trouvant pas quoi répondre.
« J'accepte enfin de revenir travailler et tu me l'imposes. Tu la laisses marcher près de moi, tel le fantôme des souvenirs que j'ai partagés avec elle. Des souvenirs où je pensais qu'elle finirait avec moi. Pas avec toi. Lui reprocha Ron en pointant un doigt accusateur vers son frère »
Violette remarqua que ses yeux brillaient.
Cela lui tordit l'estomac.
« Je suis désolé, Ron, mais tu sais au fond de toi que tu vas devoir l'accepter, un jour ou l'autre.
- Mais c'est trop tôt ! Lui hurla le rouquin »
La mâchoire de Fred se serra.
« Je sais. »
Ron secoua la tête, déçu de son frère, et il se détourna un instant afin de se reprendre.
Il inspirait longuement, cherchant à se calmer.
Puis, il posa une dernière fois les yeux sur Fred.
« Je te déteste. Cracha-t-il
- Moi aussi je me déteste, tu sais. Je me hais, très souvent. C'est pour cela que je fais rire le monde entier, pour ne pas le montrer. On fait avec. Confessa Fred, ses mains serraient le rebord de la table »
Violette fut bien trop attristée par cette conversation, elle ne pouvait pas les laisser s'entretuer ainsi.
Elle décida donc d'intervenir et entra dans le bureau.
« Fred, laisse-moi lui parler. »
Telle une furie, Ron se tourna vers elle.
Il la fusilla du regard.
« Je ne veux pas te parler, pas pour l'instant. Refusa-t-il d'un ton sec
- Je t'en prie, Ron, tu dois m'écouter. Et si vraiment tu m'en veux toujours après mes explications, alors je partirai, je ne reviendrai pas dans la boutique. Lui promit-elle
- Vi, non...
- C'est bon, Fred, laisse-nous. Le coupa Violette »
Fred lança un regard inquiet vers son petit frère, mais il ne répliqua pas.
Sans un mot, l'esprit peu tranquille, il quitta le bureau.
Alors, sous cette ambiance pesante et étouffante, Violette et Ron s'affrontèrent du regard pendant quelques minutes.
« Je sais que tu n'acceptes pas mes excuses, Ron, mais je suis sincèrement désolée. Du plus profond de mon coeur. Violette finit par briser le silence »
Ron leva les yeux au ciel en soupirant longuement.
« Bien sûr que si, je les accepte, Violette. Je n'arrive juste pas à te voir sans souffrir, pour l'instant. Et quand je souffre, je préfère m'énerver. C'est le temps qui réparera mes douleurs, pas tes excuses. »
Ces derniers mots cassèrent la sorcière, mais au moins, il ne lui en voulait pas complètement.
« Je ne pensais pas que tu serais là aujourd'hui, je ne serais pas venue sinon.
- Je m'en doute bien. »
Violette eut besoin de quelques secondes avant de lui dire ce qu'elle retenait au plus profond de son coeur.
« Je... je suis tombée amoureuse de lui, sans le comprendre. Je l'aime depuis plus longtemps que ce que je pensais, je ne m'en rendais simplement pas compte. Je n'ai jamais voulu te faire de mal, ni jouer avec toi. Tu es mon meilleur ami, je ne peux pas accepter de te perdre. Je ferais tout pour toi, et te blesser était la dernière chose que je souhaitais faire. Je m'excuse, même si je sais que cela ne suffit pas. »
Ron la fixait sans sourciller, ses yeux bleus la sondant.
Il considéra ses paroles pendant quelques instants. Les traits de son visage s'étaient détendus.
« Ce serait plutôt à moi de m'excuser. Finit-il par dire »
Prise au dépourvu, Violette arqua un sourcil.
Que voulait-il dire ?
« Je suis désolé d'avoir si mal réagi, au mariage. De ne pas avoir essayé de comprendre que tu ne pouvais pas contrôler tes sentiments, et puis nous n'étions même pas ensemble, après tout. Tu es une personne merveilleuse, Violette. Depuis notre première année à Poudlard, tu as toujours été là pour nous. Tu nous encourageais et nous remontais le moral dès que nous en avions besoin. Sans toi, Harry, Hermione et moi-même, nous ne serions pas allés bien loin. Tu nous as toujours donné ton amour le plus sincère, et ce sans rien attendre en retour et en prenant le risque qu'il ne soit maltraité par nos démons qui nous ont longtemps hantés pendant ces années difficiles. Ton coeur est si bon que tu nous as offert deux semaines de vacances sans nous demander quoi que ce soit, sans te poser une seule question. Donner ce qu'il y a de meilleur en toi, c'est comme une évidence. Et que ce soit Fred, Harry, Ginny, Hermione, George ou moi-même, nous ne le méritons pas. Alors, oui, c'est moi qui suis désolé. Désolé d'avoir oublié tout ce que tu as fait pour nous, pour une simple histoire qui ne me concernait même pas, au final, car tu ne m'avais rien promis. »
Le souffle de Violette s'était coupé. Elle regardait Ron, mais sans le voir.
Ce discours l'avait tant touchée qu'une larme perlait dans le coin de son oeil, c'était à peine si elle sentait son coeur battre.
Pas un son ne parvenait à sortir de sa bouche.
Elle n'arrivait même plus à penser. Elle ne s'était pas du tout attendue à entendre cela.
« Je suis fou de toi Violette, mais c'est avec mon frère que tu dois être. Je ne sais pas comment j'ai fait pour être si aveuglé, pour ne pas remarquer que tu ne regardais que lui à Poudlard. C'est de ma faute également. Vous n'êtes pas les seuls fautifs.
- Ron, je...
- Ça va aller Violette, j'ai simplement besoin de temps. Mais promis, tu ne me perdras pas, à moins que ce ne soit toi qui ne le décides. Termina-t-il avec un faible rire »
Violette esquissa un petit sourire, toujours aussi déboussolée.
Elle ne trouva pas quoi répondre et préféra donc choisir le silence.
Elle sentit à peine Ron passer à côté d'elle lorsqu'il l'abandonna dans le bureau.
Elle ne le perdrait pas, et il finirait par aller mieux.
C'était tout ce qui comptait.
L'après-midi, la tension dans la boutique disparut.
Fred tenta plusieurs fois de faire cracher le morceau à Violette, mais elle lui répondait toujours la même chose.
Ron avait simplement besoin de temps.
Il était inutile de lui raconter le reste.
Il finirait par ne plus leur en vouloir, c'était tout ce qu'il y avait à savoir.
Pour autant, Ron continua de les ignorer et lorsque la fin de la journée arriva, il ne daigna pas les saluer.
Mais cette fois, Violette l'accepta sans être peinée car elle savait ce qu'il pensait vraiment.
Comme hier, Fred la raccompagna à son appartement.
En chemin, ils s'étaient tenu la main et Violette avait aussitôt retrouvé un peu de gaité après cette journée maussade.
Devant la porte, la sorcière se tourna vers son petit ami.
« Pourquoi tu te détestes ? Le questionna-t-elle de but en blanc »
Fred s'esclaffa, ses yeux noisette pétillant de malice.
« Tu nous as écoutés.
- Réponds-moi, Fred.
- On en reparlera un autre jour. Un jour où je serai triste, car je n'aime pas parler de choses tristes quand je suis heureux. Lui expliqua le rouquin »
Violette n'insista pas et sourit. Il trouvait toujours les bons mots.
« À demain, Atkins. Tu me manques déjà.
- Et si tu venais dormir chez moi demain soir ? Lui proposa la jeune femme »
Un sourire radieux naquit sur les lèvres de Fred.
Il enroula ses bras autour de la taille de Violette et il la souleva, avant de la faire tournoyer.
Lui arrachant des rires mélodieux.
« Avec plaisir. Accepta-t-il en la reposant au sol
- Parfait, alors à demain, Weasley. »
Fred déposa un long baiser sur son front et il s'en alla, de sa démarche que Violette aimait tant.
Elle avait l'impression de le revoir se pavaner dans les couloirs de Poudlard.
Alors, avec un sourire mélancolique sur le visage, elle rentra dans son appartement.
Ce soir, elle inaugura sa cuisine en préparant un délicieux risotto, une recette qu'elle adorait.
Elle reprenait enfin goût à la cuisine, elle qui n'aimait pas trop cela.
Elle dégusta ce plat devant son film préféré, Stand By Me, et comme d'habitude, elle versa une larme à la fin du film, quand le personnage principal, Chris Chambers, disparut après avoir salué son meilleur ami.
La chanson du générique, du même nom que le titre du film, la berçait à chaque fois.
Perdue dans ses souvenirs d'enfance, Violette sursauta lorsque quelqu'un toqua à la porte de son appartement.
Elle jeta un coup d'oeil vers sa montre et découvrit qu'il était passé vingt heures.
Elle n'attendait personne.
D'un pas méfiant et sa baguette magique dans sa main, Violette se dirigea vers la porte d'entrée.
Devant celle-ci, elle s'exclama :
« Qui est-ce ?
- Madame Atkins, c'est moi. »
Oh.
Elle ouvrit la porte sans plus attendre et son patron s'afficha face à elle.
« Bonsoir Monsieur Rosen, je ne m'attendais pas à vous voir.
- Je vous en prie, nous devons rester professionnels, mais pouvons-nous au moins nous appeler par nos prénoms ? S'esclaffa Brodie, en remettant correctement ses lunettes sur son nez »
Violette s'esclaffa à son tour, bien que gênée.
Elle espérait qu'elle n'avait pas le visage bouffi après avoir pleuré devant son film.
« Je comprends tout à fait. Y a-t-il un problème M... Brodie ?
- J'aurais juste besoin de vous parler de quelque chose, avant que le travail ne commence vendredi. Je sais qu'il est tard, mais cela m'a perturbé toute la sainte journée et il me faut vous expliquer ce qu'il se passe. »
Violette se retint de déglutir. Elle espérait que ce n'était pas une mauvaise nouvelle.
« D'accord... bien sûr, entrez. L'invita-t-elle »
Brodie lui fit un sourire chaleureux.
« Je vous remercie Violette, je ne serai pas long. »
Alors, Brodie pénétra dans l'appartement et Violette ferma la porte derrière eux.
Désolée, mais pas désolée, d'avoir coupé là !
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? L'avez-vous bien aimé ? Quel est votre moment préféré ?
N'oubliez pas de me laisser un commentaire, cela m'encourage beaucoup d'en recevoir un, vraiment.
À très vite pour la suite des aventures de Friolette !
