Bonjour à toutes et tous et merci pour l'accueil que vous avez fait à cette nouvelle fiction !

Un merci tout particuliers aux personnes qui ont laissé une review : Gwen who, Kaname, ElenaEffe et Modestie57 (guest)

Je vous laisse sans plus tarder avec le chapitre 1, bonne lecture !


PARTIE I

Chapitre 1

Seattle, Washington

Il est huit heures précise lorsque nous entrons dans le commissariat de Seattle. Nous sommes accueillis comme si nous étions des stars, alors que nous ne sommes que des agents du FBI.

Pour beaucoup, le FBI signifie l'élite, l'excellence. Je ne suis pas d'accord. Les autres corps de police sont tout aussi importants que nous, si ce n'est essentiel, car nous n'avons pas les mêmes missions. En occurrence, nous sommes souvent appelés par faute de moyens, techniques et effectifs, que pour de réelles compétences clés. Mais pourtant, dans la tête des gens… nous restons l'élite, même au sein du corps de police.

Nous saluons brièvement les personnes présentes dans la salle et nous nous installons. Nous sommes d'abord présentés à nouveau par le Capitaine Garrett, qui fait un point d'introduction du briefing, avant de laisser la parole à son homologue de la police universitaire quant à la fusillade intervenue la veille sur le campus. C'est ensuite au tour de Carlisle de parler. Il détaille ce pourquoi nous allons intervenir, ce que nous avons déjà pu faire avec les informations qui nous ont été transmises et il ne s'attarde pas plus longtemps avant de nous passer la parole à tour de rôle, pour exposer chacun nos spécialités.

Jasper se lève et prend place au pupitre principal pour nous exposer les profils qu'il a établi. Ancien psychologue de l'armée, il est redoutable comme profiler. Il dresse d'abord le portrait de Sam Uley. Quileute d'origine, il a fondé les Wolfpack il y a quelques années, mettant d'abord le gang en avant comme une communauté autochtone, puisque tous les membre du gang sont d'origine amérindienne. C'est pour cette raison que leurs activités criminelles n'ont pas éveillé les soupçons tout de suite. Sam est décrit comme quelqu'un de loyal, cruel et colérique. Sa femme Emily en a fait les frais, puisque ses cicatrices au visage sont les vestiges de ses excès de colère.

Aux vues de nos premières investigations, nous confirmons l'hypothèse de l'implication de Jacob Black dans l'organisation, c'est pourquoi Jasper a déjà dressé un profil de l'individu. Homme de main de Sam, Jacob est décrit comme violent et impulsif. Il a une grande aura auprès des autres membres du gang, ce qui en fait un membre clé. Contrairement à Sam qui se fait discret, Jacob est exubérant et n'hésite pas à se pavaner et jouer de ses charmes pour obtenir ce qu'il veut, surtout auprès de la gent féminine. Il est calculateur, manipulateur et s'il est directement relié aux deux meurtres, froid et détaché.

Jasper présente ensuite divers portraits des membres du gang avant de s'attarder sur le profil d'Isabella Swan.

Isabella Marie Swan est une personnalité discrète et effacée. Les épreuves qu'elle a vécu avec le décès de sa mère a l'adolescence et plus récemment le décès violent de son père font d'elle quelqu'un de fragile psychologiquement. Avec une personnalité forte comme Jacob à ses côtés, elle lui est totalement soumise, psychologiquement et physiquement.

Je n'écoute plus vraiment ce qu'il se dit, puisque je suis déjà au courant de tout et que notre intervention ce matin est à destination des policiers avec qui nous allons collaborer. Après Jasper, Alice prend la parole pour expliquer en quoi nos infiltrations à Rosalie, elle et moi sont essentielles pour l'enquête. Tour à tour, chacun des infiltrés présente son alias et détaille sa mission. Emmett et Esmé prennent ensuite tout à tour la parole pour donner leur expertise.

Après le briefing, il est temps pour Rosalie de se préparer pour son infiltration et son entretien d'embauche, alors qu'Alice et moi nous mettons en route pour le campus universitaire.

Hasard de calendrier, nous sommes mi-janvier et le semestre de printemps ne commence que d'ici quelques jours. Cela nous laisse donc le temps, comme pour de vrais étudiants emménageant dans un meublé, de prendre nos quartiers avant le début du semestre de printemps.

C'est donc valise à la main et sac de sport sur l'épaule que j'entre dans la résidence universitaire. Alice a récupéré la clé dans la loge du concierge à l'extérieur du bâtiment et nous montons jusqu'au deuxième étage à pied. Notre logement étudiant est tout ce qu'il y a de plus classique. A l'image de celui d'Isabella à l'étage, nous sommes dans l'aile des appartements. Nous occupons donc le temps de l'infiltration un petit appartement composé d'une chambre, d'un salon ouvert sur une kitchenette et une petite salle de bain rudimentaire. La vue du salon donne sur les parcs du campus universitaire et nous sommes à cinq minutes de la faculté d'anglais et du département français et italien où je suis rattaché.

Après avoir étudié les plans du campus, je constate que le département de chimie n'est qu'à seulement dix minutes à pied d'ici, une aubaine. Habituellement, les départements sont bien cloisonnés entre eux sur les campus, rendant les déplacements à pied souvent plus longs et fastidieux. L'Université de Washington est immense. Une ville dans la ville, en somme. Alors que le périmètre principal de l'enquête soit dans un espace si restreint relève de la bénédiction. Cela sera non seulement facile de surveiller les allers et venues, mais en plus, il me sera facile de justifier ma présence dans les parages, puisque tout est à proximité de ma faculté.

Vers vingt-et-une heures, je suis tiré de mes recherches par Alice, enfin Mary, toute pomponnée, prête à sortir. Je la regarde du canapé, levant un sourcil interrogateur devant sa tenue courte et voyante.

-Je peux savoir ce que tu fais habillée comme ça, je lui demande.

-J'ai vu un flyer pour une fête dans la fraternité Zeta Psi qui a lieu ce soir. Et mon petit doigt me dit que fête de fraternité = alcool et potentiellement petits sachets transparents à tête de loup, si tu vois ce que je veux dire.

Je marmonne dans ma barbe en me passant une main sur le visage. J'avais oublié ce qu'une couverture en milieu universitaire signifiait…

-Allez, Mister Anthony, lève tes fesses de ce canapé miteux et prépare-toi, je t'attends!

Nous arrivons sur site vers vingt-deux heures alors que la fête bat déjà son plein depuis longtemps, à en juger par l'allure de certains, déjà bien éméchés. Sans grande surprise, l'alcool coule à flot, sans grande conviction que tous le monde ici ait plus de vingt-et-un ans.

Je laisse Mary passer devant, la suivant de près, une main dans le dos, alors que nous entrons dans la fraternité. La musique, qui nous parvenait déjà depuis l'extérieur, est assourdissante. La maison est pleine à craquer, il est difficile d'avancer et de se frayer un chemin dans la foule. Nous y parvenons cependant, jusqu'à tomber sur un membre de la fraternité nous souhaitant la bienvenue et nous offrant un verre. Rien qu'à l'odeur, je reconnais le fameux débouche lavabo de ma jeunesse… Un savant mélange d'un peu toutes les bouteilles du bar des parents, pour espérer qu'ils ne remarquent pas le niveau baisser dans les bouteilles. Mon dieu, Edward, tu parles comme un vieux!

Pour faire bonne figure, je bois une gorgée en essayant de ne pas grimacer. Objectif, ne pas finir complètement cuit le premier soir. Discrètement, je vide un peu de mon verre dans un pot de fleur, elle aura mauvaise mine demain, mais personne ne s'en souciera.

Je souris à Alice qui a dû faire la même chose que moi, à une autre pauvre plante verte qui n'a rien demandé. Pour faire bonne figure et se fondre dans la masse, nous faisons mine de nous amuser, danser et boire notre verre. De temps à autre, nous sommes abordés par d'autres étudiants plus ou moins sobres. Nous ne remarquons rien d'anormal durant la première partie de soirée. Plus l'heure avance, plus l'état des étudiants est approximatif et plus des couples formés à la va-vite montent à l'étage pour s'isoler et s'adonner à des activités privées. C'est aussi le moment où le peu d'inhibition restante s'envole rapidement et où les dérapages, si je puis dire, commencent.

Une odeur d'herbe tenace embaume la pièce et je constate que quelques fumeurs se sont installés dans le coin salon dans le plus grand des calmes, allant même jusqu'à me proposer de tirer une taffe. Je décline l'offre d'un mouvement de tête. J'aperçois Alice au bar. Je lui fais signe que je m'en vais aux toilettes.

Je zigzague entre les gens complètement bourrés pour m'y rendre. Quand la pièce se libère, je m'y engouffre et m'enferme. Je profite d'utiliser les toilettes puisque j'y suis, mais ce n'était pas mon idée première en venant ici. Après avoir tiré la chasse, je me lave les mains et observe la corbeille et le sol à côté du lavabo. Bingo. Je sors de ma poche un gant en latex et un sachet de scellé et je glisse les deux sachets transparents vides à la tête de loups découverts. Je referme bien l'emballage et je le glisse dans la poche de ma chemise, en prenant bien soin de la refermer soigneusement. Avec un peu de chance, il y aura des traces des substances contenues dans les pochons et cela fera avancer peut-être l'enquête pour déterminer le type de drogue vendue par le gang.

Je ne m'attarde pas plus et sors de la pièce. Je scanne la pièce d'un regard circulaire pour trouver Alice. Elle discute avec un jeune, elle aussi a fait bonne pioche, puisque je reconnais Seth Clearwater, une des très jeunes recrues du gang. S'il est là, c'est probablement pour se fondre dans la masse et distribuer la marchandise. Je m'approche d'elle et quand elle me voit, elle me fait un grand sourire et un signe de main.

-Chéri! Viens par là que je te présente, lance Alice de sa voix haut perchée, imitant à la perfection la voix d'une pimbêche éméchée.

J'arrive alors vers elle et je me glisse dans son dos, enserrant sa taille de mon bras et embrassant ses cheveux.

-Hé, mec, t'es pas bien de laisser ta nana toute seule comme ça, tu vas te la faire piquer, commente alors le fameux Seth.

-Oh, tu sais, elle sait se défendre toute seule, pas vrai, Mary, j'ajoute en lui embrassant le front.

-Seth, je te présente Anthony, mon copain, dit-elle en attrapant ma main et la serrant dans la sienne.

-Content de te connaître, mec, dit-il en tapant mon épaule. Bon, je vous laisse, faut que je rejoigne des potes, content de t'avoir rencontré Mary, change pas t'es trop cool, lance-t-il en s'éloignant.

-On y va, me demande Alice, je commence à avoir mal à la tête.

C'est le signal pour lever le camp. Nous ne tardons pas à nous en aller. Nous marchons pour nous éloigner de la fraternité et je fais un message pour commander notre taxi. La voiture ne tarde pas à arriver et nous montons à l'intérieur.

-Alors, les étudiants, la fête était bien, demande Emmett, en redémarrant.

-La pêche était bonne en tout cas, je lance en sortant le sac de scellé de ma poche pour le lui donner pour qu'il fasse analyser les sachets.

-Et moi j'ai copiné avec Seth Clearwater. Il est étudiant en première en chimie, ajoute Alice.

-Vous ne perdez pas de temps, commente Emmett. Rosalie a eu le poste. Vous avez cartonné les gars. Bon, je vous dépose et je rentre. Bonne chance pour la rentrée si on ne se revoit pas d'ici là, termine-t-il en se garant devant la résidence.

Je suis content de retrouver notre appartement. Je profite de ne pas être encore trop fatigué pour taper mon rapport sur la soirée. Je termine rapidement et envoie le tout via le serveur crypté. Après ça, je passe à la salle de bain après Alice pour me préparer pour la nuit. Par acquis de conscience, je lui demande tout de même si elle est toujours d'accord de partager le lit comme nous avions prévu. Après les Marines, je n'ai pas de problème à partager ma couche si nécessaire, mais je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde, même si Alice à également l'habitude avec les infiltrations.

-Je sais que tu ne ronfles pas, donc pas de problème, rit-elle. Mais je te préviens, au premier ronflement, je te vire à coup de pied au cul!

-Bien reçu, je ris à sa remarque.

Le lendemain matin, je pars courir comme tous les dimanches matin. Le climat ici à Seattle est plutôt similaire à Stafford, quoiqu'un peu plus humide. Je cours à petite foulée sur le campus, observant les alentours. Ayant l'habitude de courir des longues distances, je prépare un itinéraire de dix kilomètres, sillonnant le campus. Je traverse les différents espaces verts, courant tranquillement, à petites foulées. Je suis volontairement plus attentif en passant vers les départements de chimie, d'anglais et de français et d'italien.

Je repère les entrées et sorties principales et latérales, tout en observant les allées et venues lors de mes pauses stratégiques maquillées en session stretching. Alors que je reviens à l'appartement par le parking, je vois un motard attendre près des marches, son casque posé devant lui sur sa moto, un second en équilibre sur le premier. Aucun doute en m'approchant, c'est Jacob Black.

Je lâche un bonjour en passant à petite foulée à côté de lui avant de rentrer dans la résidence. En montant les escaliers, je croise Isabella Swan. Je lui dis également bonjour, et tout comme pour son petit-ami, aucune réponse ne me parvient à la différence qu'elle a une expression surprise et stressée sur le visage, alors que Black ne m'a simplement pas calculé.

Mon regard ne manque pas de remarquer, aussi furtive soit notre rencontre, qu'elle est cernée et amaigrie par rapport aux clichés du rapport que j'ai pu voir la concernant. Je poursuis mon ascension jusqu'à l'appartement et je me dépêche d'aller observer par la fenêtre de la cuisine, donnant sur le parking. J'ai eu le temps de relever sa plaque en passant à côté de lui, je peux maintenant ajouter le modèle en plus de la couleur de la moto. Je note que Jacob s'insère dans le trafic en direction du sud. Ils ne vont donc à priori pas au Wolf.

Après ma douche, je fais rédige un rapport de ma sortie de reconnaissance et l'envoie rapidement. Alice n'est toujours pas revenue de sa sortie à la bibliothèque d'anglais, mais elle ne devrait plus tarder.

En l'attendant, je jette un œil au serveur crypté et sécurisé créé par Esmé pour l'enquête. Ainsi, toute l'équipe a accès en tout temps à l'ensemble des données du dossier. Je peux donc constater qu'Emmett a fait les choses bien hier en fournissant directement les sachets trouvés à la scientifique. L'analyse est encore en cours, mais les résultats devraient tomber dans la soirée, si tout va bien.

Rosalie a également pu rendre son rapport concernant l'entretien d'embauche. Jacob Black et Embry Call l'ont reçue. Elle a pu observer les membres du gang travaillant pour le garage, et apercevoir Jacob traîner dans le quartier avant de rentrer chez elle après l'entretien. Elle commence son infiltration officiellement lundi. Nous en saurons plus sur les finances du garage dès ce moment-là.

Concernant l'enquête sur le meurtre de Terence Netan, l'autopsie confirme que la balle en pleine tête était bien ce qui a causé la mort du jeune homme, mais démontre aussi qu'il avait ingéré une grande quantité de drogue peu de temps avant le décès, car celle-ci n'a pas eu le temps d'être digérée. Aurait-il pu l'avaler pour ne pas la fournir au gang? C'est une hypothèse que l'équipe sur le terrain tente de résoudre désormais.


Beaucoup de choses dans ce premier chapitre, qu'est-ce que vous en avez pensé ? J'espère que cela vous plaît toujours autant !

A la semaine prochaine pour la suite,

S.