Je vous reviens aujourd'hui avec la traduction de The Game, un OS de mon amie Cris avec pour protagonistes Rosalie et Emmett, et écrit dans le cadre du concours Bodice Rippers Contest en 2021. Une précision à propos de l'histoire qui suit. L'auteure n'a jamais lu ni vu The Hunger Games, si bien qu'elle n'a pas pu s'inspirer des livres de Suzanne Collins pour écrire cette fan fiction. Elle dit s'être plutôt inspirée d'une célèbre nouvelle de Richard Connell publiée il y a longtemps et intitulée The Most Dangerous Game (Le plus dangereux des jeux en version française). De l'avis de Cris, Richard Connell se retournerait dans sa tombe s'il savait ce qu'elle a fait avec son œuvre. Comme toujours, les personnages de la saga Twilight appartiennent à Stephenie Meyer.
Bonne lecture.
Milk.
La chasse est ouverte (Le Jeu)
Je m'appelle Rosalie Lillian Hale, et en ce moment je ressens une poussée d'adrénaline pure.
Je me tiens au milieu d'un petit groupe de filles très anxieuses et très nues, et nous essayons très fort de ne pas nous toucher tout en cherchant le réconfort d'autres corps, d'autres sources de chaleur. Je n'ai probablement pas autant la frousse que la plupart d'entre elles, mais je suis quand même assez effrayée. Je bouge quand le groupe bouge, je me tais mais j'écoute les rires nerveux et les discussions qui circulent. On nous a donné l'ordre de ne pas dire d'où nous venons, ni de divulguer notre nom de famille – aucune information d'identification. Ça ne nous laisse pas grand-chose pour amorcer une conversation. La question la plus courante, marmonnée en tentant désespérément de ne pas regarder les seins de quelqu'un d'autre, est de savoir pourquoi nous avons choisi de venir ici.
Je ne vais pas répondre à ça. C'est mon frère jumeau qui m'a parlé du Jeu le premier, et je ne suis pas une idiote. Cette réponse ne serait pas très bien reçue.
«C'est la troisième fois que je participe au Jeu,» avoue une jeune femme, tordant ses mains devant son ventre plat. «J'ai un petit ami. Il pense que je vais au spa chaque année avec mes copines.»
Oh, c'est peut-être encore pire que moi. Au moins je n'ai laissé aucun partenaire à la maison, et je n'ai menti à personne. Jasper n'est pas content que j'aie choisi de jouer, mais je suis une femme adulte et il ne peut rien y faire.
«Tu as déjà fait ça,» murmure une autre fille, «et tu es revenue?»
«Et elles aussi.» La première femme indique deux autres filles qui hochent la tête en silence.
Le reste d'entre nous sommes des 'vierges' du Jeu, surfant sur des vagues de frayeur et d'adrénaline frelatées par une nuit blanche désormais derrière nous. C'est cette euphorie que je veux plus que tout, pour être honnête. Le frisson de l'interdit, du dangereux, du dépravé et du pervers. Les autres ont la trouille; j'ai la trouille et j'adore ça. Aller au-delà de la limite, non seulement de l'acceptabilité mais aussi de la raison, est précisément ce qui me motive.
Je regarde les filles sans prendre la peine de cacher ma curiosité. Nous sommes douze, un nombre pair. Elles ont toutes l'air plus effrayées qu'excitées. Moi? Je vis pour le frisson.
Il y a un mois, j'ai envoyé mes formulaires de consentement initiaux et subi l'examen médical requis. Les exigences légales étaient si assommantes que j'ai failli faire marche arrière, mais j'ai lu les petits caractères et apposé ma signature sur toutes les lignes pointillées comme une bonne fille parce que je ne pouvais pas résister à la tentation. Jasper a piqué une crise, mais c'est sa propre faute. Il sait qu'il ne peut pas balancer le frisson ultime à ma figure comme ça et s'attendre à ce que je ne morde pas à l'hameçon. Alors hier je suis montée à bord d'un vol Delta à destination d'Orlando, puis d'un jet privé avec le nom Cullen Holdings inscrit sur le fuselage, qui m'a amenée ici, sur une petite île tropicale isolée sans nom. Mon frère sait où je suis, mais personne d'autre.
Une fois sur l'île, je me suis rendue avec les autres fille à notre dernière visite médicale, qui incluait un test de grossesse et un dépistage d'IST, puis nous nous sommes réunies dans une élégante salle de conférence, dans un complexe hôtelier sur l'île autrement déserte. On nous a donné l'occasion d'étudier une carte du terrain, puis on nous a équipées de bracelets traqueurs d'activité, et finalement nous avons reçu des pailles filtrantes sur cordons à porter autour du cou.
«Je m'assurerais de ne pas les perdre si j'étais à votre place,» nous a dit la femme très séduisante chargée de notre accueil.
On nous a expliqué que les bracelets connectés servaient à surveiller le déroulement du Jeu. Si nous avons une urgence médicale ou que pour une autre raison nous souhaitons renoncer, nous pouvons appuyer sur le bouton sur le côté. L'aide viendra immédiatement. Sinon, nos mouvements seront suivis par les traqueurs d'activité et par des mini-drones survolant la jungle, leurs caméras braquées sur nous.
«Les chasseurs n'auront pas accès à vos données de localisation,» nous a promis la femme. «Le Jeu est brutal, mais juste. Les caméras sont là uniquement pour nos spectateurs. Ils ont tous payé une petite fortune pour y assister.»
Tout ça était spécifié dans la paperasse. Ça fait partie de ce que moi et les autres filles avons accepté de notre plein gré. Nous savions que nous allions être observées par une assemblée ultra-riche se prélassant confortablement dans le complexe hôtelier et prête à parier d'obscènes montants d'argent sur l'issue du Jeu. Il s'agit d'un groupe sélect possédant des goûts très spécifiques, dont le cercle restreint est caché au commun des mortels, et qui souhaite fortement qu'il en demeure ainsi. Comment diable Jasper l'a découvert, je n'en ai aucune idée, mais les autres femmes doivent avoir une source interne similaire. On ne peut pas exactement publier une annonce de recherche pour des 'appâts' vivants.
Le jargon juridique des papiers à remplir était tellement dense qu'il m'a fallu plusieurs jours pour tout démêler, une phrase à la fois, mais dans la salle de conférence, ça nous a été expliqué beaucoup plus directement. C'est maintenant samedi matin, et l'aube approche. Au lever du soleil les portes vont s'ouvrir et nous libérer dans la jungle, nues à l'exception de nos traqueurs d'activité et de nos pailles filtrantes accrochées au cou. Une heure plus tard, douze chasseurs seront lâchés à nos trousses. Dimanche, au crépuscule, nos traqueurs d'activité vont bourdonner à nos poignets, signalant la fin du Jeu. Toutes les filles restées debout remporteront un énorme prix en espèces mais, nous a-t-on prévenues, peu de femmes ont déjà gagné. Les chasseurs ont payé pour avoir l'occasion de chasser. Ce sont les prédateurs, nous sommes les proies. Ce qu'ils ramènent, ils le gardent pour le reste du weekend. Le document légal ne mentionnait jamais explicitement des rapports sexuels, mais il était très clair que c'est ce que ça signifiait. La superbe femme qui s'est adressée à nous dans la salle de conférence a été beaucoup plus directe.
«Que cela soit très claire: presque toutes les filles se font prendre. La plupart des années, personne ne gagne. Une fois prise, vous appartenez à votre ravisseur pour le reste de votre temps ici. Ce qu'il voudra, c'est le corps qu'il a payé pour le plaisir de chasser.»
Ça me convient tout à fait. J'ai signé sur la ligne pointillée, comme toutes les autres filles en ce lieu l'ont fait. Je suis ici de mon propre chef, sur le point de devenir une proie dans le jeu le plus tordu qu'on puisse imaginer.
«Vous avez toutes signé une renonciation légale et subi un examen médical, » a déclaré la femme raffinée avant de partir, la crainte et l'anticipation dans la pièce augmentant avec chaque seconde qui nous rapproche de l'aube. «Vous pouvez, bien sûr, vous retirer à n'importe quel moment. Votre consentement vous appartient entièrement. Ni mon mari ni moi ne souhaitons faire l'objet d'une poursuite judiciaire, peu importe combien celle-ci s'avérerait infructueuse. Nous n'avons pas besoin de cette publicité. Mais si d'aventure vous souhaitez être invitées à nouveau, je vous conseille de ne pas déclarer forfait sans véritable urgence. Nos spectateurs paient pour voir nos filles se battre. Ils s'attendent à ce que vous jouiez au Jeu. Quand vous perdez, ils s'attendent à ce que vous acceptiez la défaite avec grâce et donniez à votre ravisseur ce qu'il a gagné, ou que vous vous battiez comme l'animal sauvage que vous êtes toutes devenues. La réticence ne paie pas mes factures, mesdames, et ce n'est donc pas dans votre intérêt de l'être.»
Bien sûr que non. Je me fiche du caractère immoral, tordu, dépravé du Jeu – je me suis inscrite volontairement, et je vais me battre. Le montant du prix, qui va chercher dans les millions, n'est pas la raison pour laquelle je suis ici. Ce serait bien, pour sûr. Mais je veux le frisson. La lutte. Le Jeu. J'ai poursuivi quelques-uns des plus hauts sommets d'euphorie qu'offre cette planète, du parachutisme et du saut à l'élastique aux activités vraiment dangereuses – escalade en solo intégral, plongée souterraine, pilotage rallye. Je suis mécano de métier, mais mon permis de conduire est actuellement suspendu – trop de contraventions pour excès de vitesse. Alors ouais, je ne suis pas ici pour l'argent, même si ce serait bien de pouvoir payer ces amendes et peut-être ouvrir mon propre atelier. Je suis à la poursuite de quelque chose d'autre.
Le Jeu n'a pas encore commencé, mais je suis déjà euphorique. J'aime le péché et j'ai un penchant énorme pour l'obscène et l'interdit. Lorsque l'aube poindra, nous serons traquées comme des bêtes; les hommes qui vont nous capturer pourront nous baiser brutalement, et tout ça pour le plaisir de quelques spectateurs odieusement riches. C'est néanderthalien. C'est délictuel.
J'adore ça.
La femme élégante nous laisse à nous-mêmes, la carte de l'île projetée sur le mur même si personne ne s'en soucie. Nous sommes toutes à poil et ne nous connaissons pas les unes les autres, ce qui n'est pas vraiment propice à l'étude de quoi que ce soit. À la place, nous attendons que ces portes s'ouvrent.
C'est ridicule, non ? Tellement douteux. Comme un truc sorti tout droit d'un tournage porno de qualité supérieure, et ça me plaît déjà beaucoup. Je pardonnerai à Jasper tous les tours pendables qu'il m'a joués en grandissant, toutes les disputes que nous avons eues, simplement parce qu'il m'a parlé de cet endroit. Je flotte tout en ayant les deux pieds sur terre, sentant l'adrénaline couler dans mes veines, le vernis de la civilisation recouvrant encore ma façade, mais putain, c'est une couche tellement mince. Je suis prête à libérer l'animal intérieur, laisser jouer à son tour le chat sauvage.
Les filles autour de moi sont des spécimens parfaits de beauté féminine. Pour la somme d'argent que notre public a payée, il exige le top du top. Du reste, la plupart d'entre nous ne sont pas des petites bimbos prudes. Notre assistance pourrait prendre plaisir à en voir une ou deux s'effondrer et éclater en sanglots, mais pas douze fois de suite. Ce lieu de villégiature n'est pas rempli de sadiques psychotiques à ce point-là, du moins pas d'après ce que je vois autour de moi. Non, la majorité d'entre nous, les filles, avons été choisies pour jouer à ce Jeu parce que nous avons ce qu'il faut pour bien jouer. Nous sommes féminines, mais nous ne sommes pas des petites créatures fragiles et sans ressources. Certaines ont même un côté tranchant bien visible, tandis que d'autres dissimulent un peu mieux leurs atouts. L'une murmure qu'elle est bibliothécaire. Elle a de longs cheveux bruns et un visage angélique ; elle me plaît bien. Sa profession n'est pas une raison de la sous-estimer. Ce sont celles qui se taisent dont il faut être à l'affût.
Je suis plutôt hétéro en général, mais ces filles sont foutrement belles et je n'ai pas peur de le dire. Elles ont du tonus et de la vigueur tout en étant pulpeuses et féminines. Minces et musclées, pourtant on ne peut pas se tromper en voyant la courbe des nichons et des fesses, la beauté angulaire des clavicules bien définies et des omoplates finement sculptées. Un petit bout de femme a un piercing au nombril, un bijou ornemental que je croyais être passé de mode au début des années 2000. La petite améthyste parfaitement suspendue au-dessus de son pubis épilé me donne même envie de m'agenouiller et de la lécher. C'est vraiment très stimulant pour l'ego, et en même temps ça m'excite d'être l'une de ces femmes, de faire partie de ce groupe.
Un rayon de soleil doré trouve une fissure entre les doubles portes, et nous nous tournons toutes vers ce petit éclat de lumière comme si nous étions des poupées sur des supports rotatifs. Nous retenons notre souffle. Je vois une douzaine de paires de tétons qui pointent, une douzaine de chattes mouillées d'anxiété si ce n'est pas de désir, une douzaine de gorges soudainement paralysées tandis que les battements de cœur vacillent. Le moment est venu. Nous sentons la femme, et l'inquiétude, et le désir. Putain que j'aime ça.
Comme s'il y avait une minuterie, les doubles portes s'ouvrent brusquement. Il n'y a personne à l'extérieur. Aucun dernier mot d'encouragement ne nous parvient, aucune mise en garde finale. On nous a donné le temps d'étudier la carte, mais je doute qu'elle reste en mémoire. C'est à nous de jouer maintenant. Nous sommes toutes seules. Nous connaissons les règles – après avoir franchi ces portes, il n'y a pas de règles. Les hommes suivront, les hommes qui ont payé pour le plaisir de nous traquer et de nous posséder sauvagement pendant que les caméras surveillent tout. Nous sommes maintenant devenues celles qui se font chasser. Les proies.
Je suis déjà tellement foutrement mouillée.
L'aube, lorsque je mets les pieds hors de la salle de conférence et sur le sol sablonneux de l'île, brille dans les cieux, suave et délicate, des rayons de rose et d'or tourbillonnant avec la brume matinale. L'air pèse lourdement sur ma peau, dense d'humidité, et mes petits tétons rose coquillage, durs et plissés par l'anxiété, durcissent davantage alors qu'ils sont assaillis par le souffle de l'air ambiant. Je me suis toujours sentie à l'aise dans mon corps, mais je dois admettre que ça ne semble pas très naturel d'être complètement nue au grand air, exposée non seulement à Dieu et à l'homme, mais aussi aux petits drones qui, je le sais, planent à travers la jungle, retransmettant des vidéos HD à la station. Je m'interroge sur les opérateurs pendant un bref moment. Leur est-il déjà arrivé de rêver qu'ils se serviraient de leurs connaissances techniques pour faire ce genre de truc ?
«Ne vous avisez pas de me suivre,» ordonne la fille la plus expérimentée en devançant le reste du groupe. Nous, les non-initiées, sommes plus réticentes à quitter la sécurité relative de la salle de conférence – même moi, bien que je déteste l'admettre. Je suis accro à l'adrénaline, mais ce premier pas dans le vide est toujours le plus difficile, peu importe combien de fois j'ai sauté. «Dispersez-vous et gardez vos distances,» recommande la fille. «C'est la seule façon de gagner ce jeu.»
«Comment le sais-tu ?» ne puis-je m'empêcher de la défier. «As-tu déjà gagné?»
Elle rougit, ce qui me dit qu'elle n'a pas gagné, et tourne les talons, pénétrant dans la forêt.
Le peloton de filles effrayées – désormais rien de plus que des proies pour les prédateurs qui seront bientôt relâchés – n'aime pas ce conseil. Comme des animaux en meutes, elles veulent s'agglutiner ensemble. L'odeur de la peur féminine s'accentue. Oh, si seulement les spectateurs pouvaient la sentir, ils deviendraient complètement fous. Je peux imaginer un prédateur levant le nez au vent, ses pupilles se dilatant exagérément, le noir prenant toute la place quand il hume cette peur. L'image envoie une vague de plaisir le long de ma colonne vertébrale. Je ne suis pas une fille très soumise, mais merde, en ce moment je veux être traquée. Je veux être pourchassée, aculée, forcée à me soumettre à quelque chose de plus grand, de plus perfide que moi.
J'aperçois momentanément un petit drone en vol stationnaire avant qu'il ne disparaisse dans le feuillage de la jungle. Les autres filles doivent se sentir comme moi – terrorisées et mal à l'aise d'être nues dans la nature. Nous avons toutes des accents nord-américains, ce qui signifie que nous avons probablement toutes des complexes concernant la nudité que nos sœurs du monde entier n'ont peut-être pas. Je sais que je suis une bombe, mais je suis quand même déstabilisée. Malgré tout, je sens soudainement un raffermissement dans mon ventre, un feu dans mes entrailles. J'ai toujours été extrêmement douée à faire le contraire de ce que les gens attendent de moi, et je sens ce feu intérieur prendre vie maintenant. J'enfonce mes orteils nus profondément dans le sol doux et sablonneux sous mes pieds, je lève le menton, ramène mes épaules vers l'arrière, et j'expose fièrement ma longue silhouette au soleil. Ils peuvent me faire fuir les hommes qui veulent me baiser comme un animal, mais ils ne peuvent pas me faire craindre des yeux que je ne peux pas voir, des visages que je ne rencontrerai jamais. Savoir que je suis surveillée fait partie du plaisir. Je remue mes orteils librement et me lance vers les arbres d'un pas ferme et léger.
Deux autres femmes se séparent du groupe ensemble et marchent dans la même direction générale que moi. J'entends une partie de leur conversation murmurée.
«Je n'aime pas les statistiques que Mme Cullen nous a données,» dit l'une d'elle. «Ça n'est presque jamais arrivé qu'une fille gagne.»
L'autre fille se met à rire. «Trésor, je ne suis pas ici pour gagner. Je suis ici pour me faire prendre.»
Elle me plaît bien. Elle sait ce qu'elle veut. Je parie que la moitié de ces filles veulent la même chose, mais elles ont trop peur pour l'admettre. Toucher un gain dans les sept chiffres est tentant, mais être dominée par le genre de mec prêt à jouer ce Jeu ne semble pas être un mauvais prix de consolation. Je ne suis pas ici spécifiquement pour me faire baiser, mais ma chatte nue se serre quand cette fille murmure son désir si crûment. Je la comprends, et je suis entièrement sur la même longueur d'onde.
Lorsque la vue du complexe disparaît derrière moi, je prends mes seins dans mes mains et je commence à faire du jogging. Courir sans soutien-gorge n'est pas confortable, il faut bien le dire, et je veux me rendre aussi loin que possible de ces portes. Je n'ai nullement l'intention de me faire prendre dès le départ. Mes mamelons sont durs contre mes paumes, la sueur perlant déjà sur ma peau à cause de l'air humide. Le ciel reste clair, tout en rose et or, tout en beauté, mais l'air semble si lourd. Mon cœur bat très fort, et de l'intérieur je suis un liquide suave, tellement prête que mon corps suinte en attente de l'inévitable issue de ce Jeu. Mon cerveau n'est pas tout à fait d'accord. Mon corps trouve ce rôle de petite demoiselle en détresse super affriolant, et cet écoulement glissant entre mes jambes est la preuve qu'il ne demande qu'à avoir une chance de céder, d'être possédé, baisé et pilonné jusqu'au bout de l'endurance. Mon cerveau, lui, n'a pas l'intention de se soumettre si facilement.
Comme je pense avec ma tête et non avec ma chatte (la plupart du temps), j'ignore les tiraillements dans mon sexe et je poursuis mon chemin à travers la jungle. Si je prétendais avoir mémorisé la carte, ce serait un mensonge. Il y avait beaucoup trop de cortisol en circulation dans mon organisme pour une tâche cognitive de cette ampleur. Mais je me rappelle vaguement où sont situés les points de repère importants, y compris une crête rocheuse qui descend le long de la côte nord-ouest.
Je me dirige vers le nord, pas intéressée par une quelconque stratégie, seulement motivée par le désir de mettre autant de distance possible entre moi et les chasseurs. Je ne chasse pas le gibier – je ne trouve aucun plaisir à tuer des animaux innocents – mais tandis que je cours, je reconnais qu'il aurait été intelligent de ma part d'au moins prendre un livre et étudier différentes tactiques avant de monter dans cet avion. Je recherche les sensations fortes, mais pas la stupidité. Avant de me lancer dans une nouvelle expérience, je prends toujours soin d'acquérir les connaissances techniques appropriées.
Pas cette fois-ci. J'ai plongé tête la première dans le Jeu sans aucune préparation, comme le bon sens l'aurait exigé, et je n'ai même pas besoin de me demander pourquoi j'ai fait un truc aussi stupide. Je connais déjà la réponse. Le Jeu correspond à tous mes critères. Ça m'allume au plus haut point, ce qui me rend un peu plus téméraire que d'habitude.
Ou beaucoup plus.
Je vire légèrement à l'ouest. Je ne peux rien y faire à présent.
ooo
Au moment où le soleil brille directement au-dessus de moi je sais que les chasseurs doivent être à proximité. Il le faut bien. Ils ont été relâchés une heure après moi, et mes sens ont été en alerte pendant la majeure partie de la matinée. Chaque brindille qui craque et chaque feuille qui bruisse me font sursauter. Je suis tellement anxieuse, tellement affolée, la peur augmentant à chaque battement de cœur.
Ma chatte est également toujours trempée, et je sens la douce humidité recouvrir mes petites et grandes lèvres et l'intérieur de mes cuisses pendant que je marche. Ouais, j'adore ça. La peur. L'inconnu. Redoutant et anticipant, les deux à parts égales.
Cependant, j'ai beau être au comble de l'excitation sexuelle, je meurs également de faim et je commence à être fatiguée. Je n'ai pas dormi la nuit dernière, j'ai à peine touché le petit-déjeuner proposé par le centre, et je suis debout depuis l'aube. Je ralentis et m'arrête, écoutant les bruits de la forêt. J'entends des oiseaux et des petites choses bouger dans les sous-bois, trop insignifiantes pour être dangereuses. Au-delà de ça, j'entends un cours d'eau. Ma main se referme autour de la petite paille filtrante que je porte attachée à un cordon. On nous a assuré qu'il y avait des sources de nourriture sur l'île, des plantes et des animaux sauvages en quantité suffisante pour nous maintenir fonctionnelles pendant deux jours, mais être fonctionnelles et être heureuses ne sont pas la même chose. Je me dirige vers l'endroit d'où provient le bruit de l'eau, dans le but de m'hydrater, à tout le moins.
Alors que je m'approche de la source d'eau, je discerne un mouvement furtif. Je m'immobilise et m'accroupis, me faisant aussi petite que possible. Je suis grande et plutôt élancée, mais je suis aussi diablement flexible et je peux me recroqueviller très étroitement quand je le veux. Intérieurement je maudis mon teint d'ivoire et mes cheveux clairs, les foutues règles qui interdisent les vêtements pour les couvrir. Les filles qui ont des tons de peau plus chauds et des cheveux plus foncés ont un avantage sur moi pour se cacher. Je me démarque comme un rayon de soleil, mais probablement pas autant que la rousse solitaire. Nous n'avions pas le droit de parier avant le début du Jeu, mais j'aurais misé une somme considérable sur sa défaite avant celle de toutes les autres. Elle est brillante comme un phare, et les hommes ont un faible pour les rousses.
J'avance lentement de quelques centimètres, posant les pieds au sol avec précaution. Je ne veux pas que des bruits trahissent ma présence. Tendant le cou autour d'un épais tronc d'arbre, abritée par les sous-bois, je me blottis en sécurité. Et je l'aperçois.
Mon premier chasseur.
Et bordel de merde, ce n'est pas juste.
Je sais, je sais. Il est le prédateur, je suisla proie. Mais il porte un putain de short cargo et un sac à dos en toile. Pas d'autres fringues et pas de chaussures, mais ça me semble quand même extrêmement injuste qu'il puisse protéger sa précieuse bite à l'intérieur d'un short pendant que ma chatte est entièrement exposée au public du centre de villégiature. Oui, j'ai accepté ça. Je ne prétendrais jamais le contraire. Mais il reste que c'est inéquitable.
Je l'observe en silence, curieuse de savoir quel genre d'homme paie pour traquer des femmes nues sur l'île privée d'un connard bourré de fric. Je ne le critique pas, étant donné que je suis ici pour le même Jeu. Mais je suis vraiment fouineuse. Un petit ruisseau coule dans un canal rocheux près de la base d'un arbre tombé, et il est agenouillé au bord, buvant avec sa propre paille filtrante. Son sac à dos repose derrière lui sur le sol sablonneux, sans surveillance.
Peut-être que c'est la désapprobation qui m'attise, ou peut-être que c'est ma propre nature perverse, ma réticence à me conformer aux attentes. Je ne sais pas ce qui me fait agir ainsi. Je ne peux pas l'expliquer. Tout ce que je peux dire c'est que j'agis avant de penser. Pas de règles, a dit Mme Cullen. Pas de règles sauf éviter de se faire prendre, et mon corps a besoin de vivre dangereusement comme il a besoin d'oxygène. Je suis debout avant de pouvoir m'arrêter, m'élançant dans le petit espace ouvert derrière le chasseur. J'enfonce mon pied nu dans son cul bien couvert dans son short cargo, propulsant sa tête en avant dans l'eau; je ramasse son sac d'un mouvement leste de mon bras et me précipite par-dessus quelques rochers pour me retrouver à nouveau sous le couvert de la jungle.
«Putain de merde!» lance-t-il en crachotant, expulsant l'eau de son nez et de sa bouche, et j'entends des branches se briser et des feuilles fouetter l'air alors qu'il s'élance à ma poursuite. «J'ai vu ça, blondinette! Il n'en est foutrement pas question! Espèce de petite tricheuse! Tu penses que tu peux m'échapper maintenant?» Il a l'air furieux. Il a l'air ravi.
Je jette son sac sur mon épaule et je cours comme une dératée. Ouais, je viens de réveiller un ours. C'était idiot de faire ça, imprudent au plus haut point, et je l'ai fait quand même. Je ne suis pas désolée, mais je me demande, alors qu'un frisson de peur m'envahit, si je vais bientôt l'être. Cet homme derrière moi est gigantesque.
Il est rapide, mais je suis plus rapide. Je m'élance et me faufile à travers les sous-bois, plus agile que mon poursuivant volumineux, et l'adrénaline coule comme l'alcool le plus liquoreux dans mon sang. J'en suis ivre, chevauchant ce high comme si j'avais inhalé la poudre la plus pure, entendant les jurons de l'homme géant qui me poursuit, et je tiens bon. Je suis frappée par une bouffée de fierté, fraîche et énergisante d'une manière différente. Je l'ai à peine entrevu avant de lui voler sa merde, juste un dos nu massif et ce qui semblait être un joli cul penché dans cet ample short. Ouais, maintenant je suis curieuse, mais pas assez curieuse pour me faire prendre.
Une fois que j'ai pris assez d'avance pour prendre le temps de réfléchir à une stratégie pour me sortir de là – parce que soyons honnête, je ne réfléchissais pas du tout lorsque je lui ai donné un coup de pied dans le cul – je m'arrête brusquement sous un arbre à grandes feuilles. J'utilise le frottement et la force de préhension de mes pieds nus et de mes paumes pour trouver de minuscules prises dans l'écorce et je me hisse, tout comme je le ferais sur la paroi d'une falaise. J'atteins la branche la plus basse dans un mouvement de propulsion et je me jette dessus à plat ventre, mais je ne m'arrête pas là. Je continue à monter, et monter, mettant autant de distance et de camouflage que possible entre moi et mon traqueur. Je ne veux pas que des mèches de cheveux blond miel ou des parcelles de peau éparses soient visibles depuis le sol.
Une fois grimpée jusqu'à ce qui semble être le perchoir le plus sûr, je me mets en boule, tenant fermement son sac en toile entre mon ventre et mes cuisses. J'halète aussi silencieusement que je le peux, en manque d'oxygène, mes jambes et la chair tendre entre celles-ci brûlant en diable. Grimper les arbres à poil est loin d'être plaisant. Je me suis écorché un mollet au sang, et l'autre n'est guère mieux. Mais ma curiosité n'a pas faibli et je me penche sur la branche, jetant prudemment un coup d'œil vers le bas. J'entends mon poursuivant foncer à travers les broussailles.
Il apparaît moins d'une minute après que je me suis installée, haletant dans la chaleur et ruisselant de sueur, et bon sang de merde, il est foutrement sexy. Et pas dans le sens que c'est un joli garçon, non – c'est une pièce d'homme. Il est bâti comme une montagne, un mur de muscles. J'escalade des montagnes, et je grimperais volontiers celle-ci. Il est grand, large et musclé, avec un beau visage aux traits prononcés. Une mâchoire que j'ai sérieusement envie de lécher, de belles pommettes, et une bouche tordue dans un sourire moqueur à la fois enjoué et malicieux. Il s'arrête sous mon arbre, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration haletante. Il a très peu de poils sur le corps, pas de toison dans le dos et pas grand-chose sur la poitrine ou le ventre, sauf une traînée de duvet lisse qui commence juste sous son nombril. Je veux suivre l'endroit où cette ligne disparaît dans la ceinture de son short, voir s'il arbore quelque chose un tant soit peu proportionnel au reste de sa personne.
«Tu crois que tu peux me voler, blondinette? Ce n'est pas comme ça que ce jeu fonctionne, fillette!» hurle-t-il dans la jungle.
Il ne sait pas où je suis, je suis prête à le jurer. Ce n'est pas possible. Il est agressif et habitué à obtenir ce qu'il veut; chaque ligne de son corps, chaque mouvement de sa charpente le démontre. S'il savait où je me trouve, il grimperait après moi. Ou il abattrait l'arbre. À regarder ces biceps, je ne suis pas convaincue qu'il ne puisse pas y parvenir.
«J'ai payé beaucoup d'argent pour avoir le privilège de chasser de gentilles petites filles, et non pour être moi-même chassé,» lance-t-il. «Je ne courais pas après un lapin en particulier, mais à présent, petit lapin, tu es à moi. Tu viens de devenir une cible. Félicitations.»
Tout ce que je peux faire c'est sourire d'une oreille à l'autre, tenant son sac tout contre moi en savourant ce moment. Sa menace me passe au-dessus de la tête; j'étais déjà une cible. Je me suis inscrite pour être une cible. Le beau spécimen de testostérone ambulante n'a aucune idée qu'il vient de me lancer un défi et que je suis tout à fait prête à le relever. Je suis peut-être une proie, mais je ne suis pas un petit lapin effrayé, et si ce Jeu n'a pas de règles, ça signifie que je peux créer les miennes.
On va pouvoir commencer à s'amuser.
Le voilà, le high que je recherchais sans le savoir, l'état d'euphorie que je pourchasse chaque fois que je saute d'un avion ou que je teste mes limites contre la paroi d'une falaise, sans corde ni harnais. Jamais rien d'autre ne m'a fait sentir à la fois tellement vivante et survoltée. Je suis couverte de bleus et d'égratignures, je suis épuisée, affamée et déshydratée, mais ce n'est pas seulement l'hypoglycémie et l'humidité qui causent mes palpitations. Je veux cet homme. Je le veux tellement. Mais je veux aussi lui en faire voir de toutes les couleurs. Je ne vais pas lui rendre la tâche facile, je vais le faire travailler dur pour m'avoir, plus fort que jamais il ne l'a fait pour une femme auparavant. Je peux le faire, en plus. Une confiance impétueuse m'envahit, comme lorsque je suis tout près du sommet d'une ascension. Je sais au plus profond de mes entrailles – soyons réalistes, au plus profond de mon sexe – que je ne vais pas gagner le Jeu. Je ne rentrerai pas chez moi avec un prix en argent ce weekend parce que j'ai jeté mon dévolu sur une récompense différente.
Mon corps est en feu, mon cœur bat la chamade, et j'ai tellement envie de mettre ma main entre mes jambes et de jouir. Mon public adorerait ça aussi. Je peux facilement imaginer ces salauds bourrés de fric en train de se prélasser au bar de la piscine, de grands écrans à haute résolution montrant l'image de ma personne avec les doigts enfoncés au plus profond de ma chatte, mon pouce s'affairant frénétiquement sur mon clito. Je les ferais manger dans mes mains crasseuses.
Mais je ne le ferai pas. Je me retiens non pas à cause d'eux, mais parce que la récompense sera plus agréable plus tard. La bite de cet homme va me pénétrer ce weekend – tellement torride et illicite – et je vais succomber au délicieux plaisir dès que ça se produira. Pas avant.
Résolue, je prends une grande respiration quelque peu chancelante. J'ai encore terriblement envie de jouir, et je suis si proche de l'orgasme que l'écorce rugueuse de l'arbre sur mes fesses me rend dingue. Pour ne pas y penser, je me redresse légèrement et pose le sac de mon chasseur sur mes genoux. Comme je l'espérais, quand je l'ouvre je trouve de la nourriture. Quel que soit le prix que paient les chasseurs pour avoir la chance de traquer et baiser des proies consentantes, ça vient aussi avec de petits avantages. Il y a une bouteille d'eau qu'il doit avoir gardée pour plus tard, puisqu'il buvait l'eau du ruisseau, et je l'engloutis rapidement tout en inspectant sa petite réserve de barres protéinées, de noix, de viande séchée et d'oursons en gélatine. Des putains d'oursons en gélatine. J'entends le bourdonnement à peine perceptible d'un petit drone et je tourne la tête dans la direction du son. Je ne vais pas me masturber pour ces salauds, mais je souris de manière suave en mettant un ourson en gelée rouge dans ma bouche, le tenant entre mes dents pendant un long moment, mes lèvres roses plissées autour du bonbon, avant de le sucer. Qu'on ne dise jamais que Rosalie Hale n'est pas généreuse. J'espère vraiment, vraiment que mon public appréciera ce geste, et j'espère aussi que quelqu'un a perdu un gros pari quand j'ai botté le cul de mon chasseur et volé ses affaires.
L'explosion de sucre sur ma langue est foutrement bienvenue et foutrement exquise, mais pas aussi satisfaisante que de savoir qu'un groupe d'étrangers vient de me regarder avoir le dessus sur cette montagne de muscles. Et j'ai fait ça sans son précieux short cargo.
Ce qui me donne une idée encore pire que la dernière. Je dévore une barre protéinée en balançant le sac sur mon dos et je commence ma descente de l'arbre. Je suis la proie, oui, mais cet homme m'a lancé un défi et je ne vais pas lui rendre la tâche facile. Je lui ai déjà volé ses provisions. Après, je vais lui voler son short.
ooo
Elle me traque.
C'est tellement émoustillant. Et adorable, aussi, qu'elle s'imagine agir de façon sournoise, qu'elle pense pouvoir renverser la situation et gagner ce jeu. Qu'est-ce qu'un petit lapin blond comme elle pourrait faire à un gros singe effrayant comme moi? Je suis King Kong, bordel, et elle est une petite fille qui va avoir de graves ennuis.
Je l'ai vue sortir du sous-bois à toute allure du coin de l'œil, un éclair de jambes élancées, de peau pâle et de cheveux couleur de miel doré. Au début j'ai pensé qu'elle devait fuir un autre chasseur et qu'elle était tombée sur moi par erreur, mais non, elle m'a donné un putain de coup de pied dans le cul, et ensuite elle m'a volé ma trousse. Ouais, elle me cherchait, eh bien elle m'a trouvé. Je suis parti à sa poursuite, et pendant une seconde j'étais sûr que je l'attraperais. Je suis plus rapide que j'en ai l'air. Mes mains tendues vers ces hanches invitantes, son petit cul parfait dansant si près de mes doigts, ses cheveux tombant dans son dos. Je voulais enrouler sa chevelure ridiculement somptueuse de Raiponce dans mon poing et la tirer pour qu'elle perde pied, puis prendre ce qui me revient de droit – la trousse qu'elle a volée, et la chatte que j'ai gagnée en l'attrapant.
Le premier chasseur qui capture un gibier ce weekend récupère son droit d'entrée, en plus d'avoir le privilège de se vanter, mais ce n'est pas la raison pour laquelle j'ai payé une tonne de fric et passé à travers tous ces formulaires juridiques et tests médicaux. Non, j'ai fait tout ça pour ceci – le plaisir de la chasse, conscient que les bois sont remplis de petits lapins effrayés, blottis et tremblants, attendant juste que le renard bondisse. Chasser des animaux stupides n'est pas un sport, mais chasser des filles à poil? Là vous avez toute mon attention.
Mais ce petit lapin n'est pas en train de trembler quelque part dans les sous-bois, attendant qu'un grand vilain chasseur ne la trouve. Non, elle est en train de changerles règles du Jeu, et j'adore ça. Bon Dieu, elle est splendide. Tellement sexy. Tellement arrogante. J'ai à peine aperçu son visage, mais je me souviendrai de ce cul toute ma vie.
J'ai l'intention de me l'approprier. Je l'ai prévenue et je sais qu'elle était assez proche pour m'entendre. Je pouvais pratiquement la sentir, son parfum et sa sueur, son sexe et son vice. Elle doit être une petite chose déviante si elle a assez de couilles pour participer à ce Jeu, sans parler de changer le scénario pour un monstre comme moi. Il faut que j'aie cette fille-là. N'importe quelle autre fille serait plus facile à attraper, mais cette coquine avec son petit cul affriolant et son audace me fait déjà bander et je me fous des autres. Celle-ci est à moi. Je vais la traquer comme le prédateur que je suis, et lui montrer exactement à quel point elle m'appartient. J'espère qu'elle va lutter contre moi, qu'elle va me donner du fil à retordre. C'est plus que la moitié du plaisir. Elle peut appuyer sur le bouton de son bracelet intelligent si elle veut vraiment sortir du Jeu, mais j'ai vu son visage pendant un instant avant qu'elle me pousse, vu une joyeuse détermination dans ses yeux calculateurs. Elle n'a pas l'intention de se retirer.
Ou de perdre. Mais mon petit lapin téméraire n'a aucune idée avec qui elle joue.
Je perçois sa présence maintenant, sa proximité, comme si j'étais vraiment un prédateur de la forêt et que je pouvais la sentir ou un truc du genre. Je suis le roi de cette putain d'île aujourd'hui et prêt à revendiquer ma reine, pas en lui faisant la cour mais en me battant contre elle. Elle est onctueuse et intense, une téquila haut de gamme, et j'imagine comment son désir liquide s'accumule et roule sur sa peau, plus consistant que la sueur, plus doux que le sucre. Je l'aurai sur ma langue avant la fin du weekend, je le jure devant Dieu.
J'espère vraiment que mon lapin s'amuse, parce que moi je m'éclate.
Je me déplace lentement vers le nord-ouest, en direction des affleurements volcaniques rocheux qui bordent le coin de l'île. J'ai planifié durant les derniers jours avec un sérieux mortel. Jasper, mon pote qui m'a parlé du Jeu le premier, m'a dit que la plupart des filles seraient des débutantes comme moi, mais ça ne signifiait pas qu'elles seraient faciles à attraper. Il m'a prévenu qu'il y aurait des filles fortes, des filles coriaces, des filles qui pourraient très bien s'en tirer.
Bon sang, il n'aurait pas pu mieux dire, du moins en ce qui concerne mon lapin. Ce n'est pas une putain de violette timide. C'est une rose en pleine floraison, avec des épines. C'est une perfection dangereuse.
Et je vais l'attraper. Je me fous qu'elle soit clairement là pour gagner et qu'elle soit prête à se battre de manière déloyale. Personne ne me vole sans en subir les conséquences, surtout pas un petit cul aussi délectable. Un coup de pied dans le cul, hein? Je vais lui donner une fessée, et elle va pleurer pour en avoir plus.
Je parviens à proximité de la formation rocheuse vers la fin de l'après-midi. Mon lapin a pris ma nourriture et je meurs de faim, ce qui me rend très irritable. J'ai l'intention de chercher quelque chose de comestible dans les cuvettes de marée. Il y a des cocotiers près du rivage si je suis désespéré, mais je déteste la noix de coco.
J'ai croisé deux autres chasseurs au cours de l'après-midi, et ça ne me plaît pas du tout. Je sais que je ne suis qu'un parmi une douzaine de gars ici et ça me convenait avant de découvrir mon prix suave et épineux. Je ne savais pas qui je chassais et ça m'était égal, mais plus maintenant. Mon lapin est tout proche, il me poursuit. Je le sais, et je ne veux pas que d'autres chasseurs l'aperçoivent. Elle est à moi. Si je croise une autre fille, je suis tout à fait prêt à la laisser s'échapper. Je ne veux pas des autres, je veux seulement la blonde aux longues jambes qui pense qu'elle peut me dominer. Je veux la plaquer au sol, l'immobiliser et lui faire regretter de s'être inscrite au Jeu en premier lieu.
Soit ça, ou qu'elle tombe follement amoureuse de moi. On va voir comment ça va se passer.
Je me dirige vers la corniche rocheuse qui se dresse au-dessus de moi, une falaise abrupte de roche volcanique noire. Le sol devient sable et la jungle se termine brusquement dans une bande d'herbe hérissée. Quelque chose de brillant attire mon regard près de la base d'un rocher. Je déplace une feuille tombée avec mon pied et trouve un emballage de barre protéinée vide, un petit ours en gélatine rouge placé très délibérément au centre pour l'empêcher de s'envoler.
Je souris comme un idiot. Il était ici, mon petit lapin blond. Elle a, d'une manière ou d'une autre, tourné en cercle devant moi, peut-être pendant que j'étais hargneux envers les autres chasseurs, et maintenant elle me provoque. Elle sait que je sais qu'elle me suit. N'importe quel connard aurait pu joncher la plage d'emballages vides, mais les oursons gélifiés étaient à moi, ils ne faisaient pas partie de la trousse qu'on nous a tous distribuée. Il n'y a que moi qui en avais, alors maintenant c'est seulement elle qui en a. Elle me nargue parce qu'elle a réussi à dérober mon sac.
Putain, je suis peut-être amoureux.
Je fourre l'emballage dans ma poche et le bonbon dans ma bouche, et je descends jusqu'aux bassins de marée pour trouver mon dîner, sentant son regard posé sur moi à chaque mouvement que je fais. Je me pavane un peu, je l'admets, bombant le torse et ramenant mes épaules en arrière. Je suis fier de mon corps, et la récompense c'est ce que je ressens quand des filles sexy promènent leur regard dessus. Il y a des caméras braquées sur moi depuis que j'ai quitté la station de villégiature, mais ça n'a pas le même effet que les yeux de mon lapin. Rien d'autre ne peut me procurer autant de plaisir que de savoir qu'elle est quelque part en train de m'observer. Son regard est une source de chaleur en lui-même, un feu invisible qui ravage ma poitrine et mes abdominaux. Je ne me tracasse pas avec l'idée qu'elle pourrait ne pas aimer ce qu'elle voit – ouais, je suis comme ça, un beau salaud arrogant, mais aussi, elle ne me suivrait plus si une partie d'elle n'était pas intéressée. En ce moment j'espère que cette partie est sa chatte. J'ai tellement faim; je veux manger pour me nourrir, oui, mais je veux aussi la manger, elle. Je veux plus qu'un simple aperçu de son joli visage, plus que le souvenir de son beau petit cul à un cheveu près de pouvoir le toucher. Je veux connaître le son de mon nom sur sa langue, la couleur et la forme de ses mamelons, la force de ses muscles intérieurs alors qu'elle m'enserre.
Son nom doit être joli aussi, même si désormais elle sera toujours mon lapin, juste parce que c'est tellement inapproprié. Elle n'est pas du tout petite ou docile. Elle est longiligne et intrépide, et elle a des couilles aussi grosses que les miennes. Je suis venu ici pour chasser de mignons petits lapins, et j'ai fini par être traqué par un putain de chat sauvage.
La meilleure affaire de tous les temps !
Elle est proche maintenant, je peux le sentir. Je veux tourner les talons, me secouer et la trouver là, s'approchant furtivement de moi, se croyant tellement sournoise. Je ne peux pas, je sais que je ne peux pas, mais putain que j'ai envie de le faire. Je sais que si je fais ça, je vais juste l'effrayer davantage et elle va se cacher, et mon but est de l'attirer suffisamment près pour pouvoir bondir. Alors j'attends, prétendant que je ne sais pas qu'elle est là, inspectant le contenu des bassins de marée rocheux. Je ne sais pas si les anémones de mer sont comestibles, mais je suis sûr que je ne veux pas y goûter pour le vérifier. J'avance prudemment dans le bassin le plus profond pour atteindre les amas de moules accrochés aux rochers. Quand la bordure de mon long short traîne dans l'eau, je fais une pause. Je vais continuer à poil et mouillé, parce qu'un short salé par l'eau de mer qui frotte ma bite est loin de l'idée que je me fais d'un moment divertissant.
Je sais qu'au moins un de ces satanés drones doit se trouver à proximité, et je me demande ce que les gens dans ce chic complexe hôtelier peuvent voir. Est-ce que mon lapin blond est visible sur les caméras? Est-ce qu'ils la voient se rapprocher, fébrile et audacieuse comme un petit chaton naïf qui donne des coups de pattes au Dobermann du voisin?
Ah, et puis au diable. Ils ont payé pour un spectacle ; je vais leur donner un spectacle. À elle aussi. J'ouvre la braguette de mon short cargo et j'envoie celui-ci derrière moi d'un coup de pied, jusqu'au bord du bassin. Au moins maintenant je n'aurai plus à craindre les frottements. J'ai un joli cul, ferme et sans poil, et si ces enfoirés veulent regarder mon petit lapin se rincer l'œil, ils peuvent. Ils ont payé beaucoup plus que moi pour siroter du champagne dans un bar chic et regarder de beaux spécimens humains jouer les hommes des cavernes. Je ne leur en veux pas de regarder ma nana lorgner mon cul… mais je veux voir la vidéo après.
Hum. Je n'y avais jamais pensé avant, mais maintenant je veux absolument avoir cette vidéo. En totalité – chaque seconde de film qu'ils ont de mon lapin. Je veux tout voir, la voir voler mes choses encore et encore, la voir courir, découvrir comment elle a réussi à m'échapper dans la jungle. Et une fois que je l'aurai attrapée – ouais, je vais vouloir garder une vidéo de ça. Je me demande si j'en aurai la permission. L'accès aux vidéos n'était mentionné nulle part dans les documents que j'ai signés mais, après tout, ce sont des vidéos de moi.
Une brise effleure ma joue et je suis tiré de mes pensées et ramené à moi-même par la sensation du vent dans mes cheveux et sur ma bite. Je me retourne, trébuchant dans la marée du bassin qui m'arrive aux cuisses, raclant mon pied contre les balanes, et je pousse un long juron sonore. Je regarde fixement la plage derrière moi.
Mon short a disparu.
J'aurais dû savoir. J'aurais foutrement dû savoir. Je suis soudainement furieux contre moi-même et charmé par mon lapin. Comment savait-elle que j'étais distrait? Dès le moment où mon esprit s'est mis à errer, elle s'est précipitée, silencieuse sur le sable, et s'est enfuie avant même que je réalise qu'elle était là.
Mais elle a fait une erreur – soit ça, soit elle veut que je la suive. Parce que je peux parfaitement voir ses empreintes de pas dans le sable tropical épais, plus rapprochées là où elle me traquait lentement, et plus distantes là où elle s'est élancée puis éloignée en vitesse.
Je la suis, ma bite déjà à moitié dure car je sens que ce sera l'ultime poursuite. Elle est allée trop loin quand elle a dérobé mon short, et maintenant elle sera à moi. Ses empreintes me conduisent directement à l'affleurement rocheux imposant, et je peux voir l'endroit exact où elle a commencé à grimper. Je parcours les rochers du regard et… là. La voilà. Je voudrais dire dans toute sa gloire, mais c'est trop ringard, même pour moi. Putain, elle est magnifique alors qu'elle se tient sur le rebord et remue son cul dénudé pour enfiler mon short. Elle tente de replier la taille de celui-ci pour qu'il soit mieux ajusté, mais c'est peine perdue. Elle éclate de rire, tenant la ceinture avec son pouce comme quelqu'un dans une pub de régime amaigrissant.
«Qu'est-ce que t'es, une espèce de putain de mutant ?» raille-t-elle, se moquant de moi depuis son perchoir tout là-haut.
Putain de merde, elle peut grimper! Elle a monté jusque-là tellement vite. Et bon Dieu qu'elle est belle. Ses seins me font saliver. Je veux faire rouler ces jolis tétons roses sous ma langue, prendre ces nichons à pleines mains. Ses cheveux de Boucle d'or volent autour de son visage et de ses épaules dans le vent du coucher de soleil, un peu frisottés aux extrémités à cause de l'humidité. Je peux voir qu'elle a même un grain de beauté près de sa lèvre supérieure, comme Cindy Crawford. Foutrement ravissante. Foutrement parfaite.
Et elle se moque de moi. «Combien tu t'injectes chaque jour pour devenir aussi massif?»
Je souris d'un air menaçant à ses railleries et pose mes mains sur les rochers, commençant à grimper. Ça n'a rien d'amusant avec une bite à moitié dure et exposée aux éléments. Mais ce que je veux est là-haut sur ce rebord, et je ne vais pas me faire refuser ce qui est à moi cette fois-ci.
«Je n'ai jamais rien mis de synthétique dans ce corps, bébé,» je lui dis, sentant la traction dans mes pectoraux et mes triceps alors qu'ils supportent la majeure partie du poids de mon corps. «Je suis comme ça naturellement.»
Elle continue à m'insulter, se débarrassant du short qu'elle ne pourra jamais ajuster sur ses petites hanches fines.
«Naturellement, tu dis ? Tu sais que les mecs qui passent leur temps à pousser de la fonte ont une intelligence inversement proportionnelle à leur masse musculaire ? À moins que ce ne soit justement l'abus de stéroïdes qui t'a rendu crétin.»
Elle grimpe un peu plus haut sur les rochers tandis que je réduis la distance entre nous. Sa silhouette est impeccable alors qu'elle se hisse toujours plus haut, ses mouvements sûrs et lestes. Et Dieu du ciel, ce corps. Ouais, je l'avais aperçue avant et j'avais poursuivi ce cul parfait pendant une minute à travers la jungle, mais la voir maintenant, qui me regarde de haut comme une reine sur un putain de trône… cette fille est tout ce que je veux. Mince et musclée, de toute évidence une fanatique de fitness ou une fille qui aime le plein air, quelqu'un qui connaît son propre corps. Ça me plaît énormément. Mais elle est voluptueuse, en plus. Elle a un cul rond et délicieux et des nichons qui ne demandent qu'à être caressés par mes mains et ma bouche. Je ne peux pas m'empêcher de regarder le petit pli parfait là où ses jambes se rejoignent. Ses petites lèvres ne sont pas visibles, et même si je m'en fiche de toute façon, ça veut dire que je n'ai aucune idée, aucun indice de ce que je vais découvrir quand je vais enfin écarter ses jambes. Tout ce que je peux voir, c'est la fente alléchante de ses grandes lèvres épilées, mais rien de ce qu'i l'intérieur. Je veux son sexe. J'en ai tellement envie. Sur ma langue, sur mes doigts, sur ma bite. Partout.
«Je ne suis pas comme tu me décris,» je dis avec un sourire en continuant ma lente ascension. Ces rochers sont tranchants comme un rasoir et ma bite ne me facilite pas la tâche. «Je te l'ai dit, ce corps est 100% naturel, petit lapin. Et je ne suis pas un crétin, ni un connard. Je suis un type bien, je le jure.»
«Aucun type bien ne paie pour traquer des filles à poil sur une île!»
«Aucune fille bien ne se porte volontaire pour être la proie.»
Elle grimpe jusqu'au sommet de l'affleurement, mais une fois qu'elle y est, elle n'a plus nulle part où aller. La crête s'incline doucement en s'éloignant du littoral, s'étendant plus loin à l'intérieur des terres à partir de ce point. De l'autre côté, il y a une chute abrupte et dangereuse dans une eau parsemée de récifs. Elle est coincée.
Je gagne. Échec et mat.
Mes bras me crient de prendre une pause et je fais halte momentanément, respirant profondément, me contentant d'observer ma nana. Elle lance mon short sur ma tête.
«Tu peux le récupérer, je suppose. Il ne me fera jamais, crétin.»
«Je t'ai dit que je ne suis pas un crétin.» J'espère qu'elle aime ça autant que moi. Ça semble être le cas.
«Tu t'es dopé aux stéroïdes pour quelle occasion?» me nargue-t-elle. «Bodybuilding? Football? Autre chose?»
«J'ai fait les deux.» Je secoue la tête jusqu'à ce que mon short tombe ; je n'ai pas de main libre pour l'attraper et je tiens davantage à la posséder, elle, que des vêtements. «Où as-tu appris à grimper comme ça?»
«Je suis juste douée.» Elle me sourit effrontément. Putain, elle est tellement sexy. Je monte plus haut. Il est plus difficile pour moi de hisser mon cul massif que pour elle de hisser son petit corps agile, mais je ne m'arrêterai pas maintenant. Je suis si proche.
«Tu es à moi, petit lapin,» je lui dis tandis que je me rapproche d'elle. Elle jette un coup d'œil à l'escarpement derrière elle, qu'aucun fou ne tenterait de descendre, pas avec tous ces rochers qui jonchent la mer en contrebas. Je la vois soupeser ses options. Elle ne veut pas être attrapée, du moins pas encore. Mais elle n'a plus de choix. C'est mon tour de jouer à présent.
«Je ne suis pas un lapin.» Elle me lance un regard furieux. «Je ne suis pas un petit rongeur frémissant de peur, et je ne suis pas non plus un jouet pour les vieux hommes repoussants.»
«Tu parles de Hugh Hefner?» je dis en gloussant. «Je ne pensais pas à Playboy. Désolé, bébé. Tu as juste un adorable derrière, c'est tout, comme une queue de lapin.»
Elle jette un coup d'œil derrière elle, tendant le cou pour voir la courbe impertinente de ce cul aguichant. «Il est plutôt mignon,» admet-elle enfin.
«Tu peux en être sûre. Et je vais rendre ce petit derrière rouge en une seconde.»
«Faudrait d'abord que tu m'attrapes.» Elle sourit et se précipite sur le côté, s'apprêtant à courir le long de la périlleuse crête rocheuse pour m'échapper. Avant qu'elle puisse faire plus de trois pas, une autre silhouette se hisse sur les rochers de l'autre côté.
Un autre chasseur.
Mon lapin se fige. Je me fige. L'étranger est plus proche d'elle que je ne le suis et il est debout. J'ai à peine atteint la crête.
«Merci de l'avoir distraite pour moi, mon pote,» dit-il avec un ricanement sarcastique. «Je peux m'en occuper à partir d'ici.»
Non. Pas question. J'ai joué au Jeu avec ce petit lapin sexy pendant la majeure partie de la journée, et je ne vais pas l'abandonner maintenant. C'est elle que je veux, tellement impertinente et intelligente. Ce connard peut se trouver une autre fille. Je m'agrippe à un angle acéré de la roche et me hisse sur le rebord, éraflant douloureusement ma poitrine contre la surface irrégulière. Je suis debout en une seconde, mes écorchures suintant le sang. Je les ignore.
«Lapin,» je dis doucement. Putain, en ce moment j'aimerais tellement connaître son nom. Mon bébé doit faire un choix. Je peux seulement prier que ce soit le bon.
Nous nous tenons dans la lumière enflammée du coucher de soleil, l'atmosphère tendue comme la corde d'un arc. Elle est la flèche, mais je ne sais pas dans qu'elle direction elle va voler. Elle n'a que deux choix: lui ou moi. L'homme qu'elle a mis à l'épreuve toute la journée, ou un facteur X inconnu. Je l'examine de la tête aux pieds d'un œil critique, l'autre toujours rivé sur ma nana. Il n'a pas l'air d'être la meilleure option. Il est mince mais musclé, dur comme un fouet, avec des cheveux noirs et gras qui lui tombent dans les yeux et une stupide petite moustache. Non, je n'aime pas du tout l'allure de ce type.
«Lapin?» répète-t-il en riant froidement. «Ça me plaît. Viens ici, petite lapine,» dit-il d'un ton velouté en lui faisant signe et en s'avançant.
Elle recule.
«Ne sois pas comme ça,» roucoule-t-il. «Tu as déjà perdu. Maintenant c'est lui ou moi, et regarde ce monstre. Il va te déchirer. Je vais être un peu plus gentil. Je ne vais pas laisser trop de marques. Du moins pas de façon permanente.» Il sourit malicieusement, et avance encore.
Mon lapin tourne vivement la tête pour me regarder. Elle tremble et je m'attends à voir la panique dans ses yeux, mais ce n'est pas le cas. Elle n'a pas peur. Cette jolie mâchoire anguleuse demeure ferme, cette bouche pulpeuse et satinée reste inflexible. Elle est en colère. Je peux voir son esprit tourbillonner, cherchant une troisième option – une issue. Elle ne veut pas être attrapée. Ni par moi, ni par lui. Surtout pas par lui.
Putain que j'aime cette fille. Elle joue avec moi, elle me raille, et elle refuse d'avoir peur et de se dérober. Elle n'a pas d'issue, mais elle n'est pas prête à l'accepter.
«Je ne te ferai pas de mal.» Je le jure sur ma vie. Cinq pas dans ma direction, c'est tout ce qu'elle a à faire, et je ferai le reste. Si je me précipite vers elle, l'autre chasseur l'atteindra en premier, et ce sera la fin de la partie. Elle doit décider. Elle doit m'aider.
Elle me lance un regard acerbe avec ces yeux d'un bleu profond. «Je sais ça. Pour quel genre d'idiote me prends-tu?»
Elle est futée. Et admirable. Je veux ses yeux sur moi, je la veux sur moi, mais elle reporte son attention sur l'étranger. C'est lui qui est dangereux, et elle le sait. Je suis imposant, mais je ne suis pas ce genre de monstre.
Notre public est probablement en train de dévorer ça à la petite cuillère. Moi, en revanche, je ne m'amuse plus. Je voulais du vrai, mais c'est devenu trop, et trop dangereux. Mon lapin recule. Un rocher cède sous son pied nu. Elle trébuche, retrouvant rapidement son équilibre sur la surface accidentée.
«Si tu me rends la tâche difficile je vais te niquer ici plutôt que sur le sable,» la met en garde l'étranger. «Ne me teste pas. Ton dos et tes genoux ne veulent pas ça.»
J'ai écorché mon torse contre ces rochers i peine une minute. Lui faire ça la déchiquetterait en lambeaux. Ma mâchoire se crispe. «Arrête tes conneries,» je lui dis. «Des menaces comme celles-là ne sont pas acceptables.»
«Il n'y a pas de règles ici,» me lance-t-il froidement.
Je regarde mon lapin. Elle n'a plus d'options, mais elle refuse obstinément de capituler. «Appuie sur le bouton,» je lui dis. «Tu ne veux pas de lui. Si tu ne veux pas de moi non plus, appuie sur le bouton. Déclare forfait.» C'est sa troisième option, l'issue qu'elle cherchait désespérément. C'est le moyen ultime de s'en sortir, suprêmement honteux, et elle ne sera plus jamais autorisée à jouer, mais rester dans le Jeu ne vaut pas le risque que ce trouduc mette la main sur elle.
Elle tourne vers moi ses jolis grands yeux bleus. Ceux-ci rejettent vigoureusement cette option; elle n'est pas de celles qui abandonnent. Je la regarde jeter un dernier coup d'œil sur le terrain, raffermissant ses magnifiques épaules alors qu'elle prend sa décision. Honnêtement, je n'ai aucune idée de ce qu'elle va décider.
«Non.» Elle inspire profondément. «Je n'ai pas fini de jouer.»
Et elle saute.
C'est plus beau que n'importe quel plongeon olympique, parce que c'est complètement cinglé. Détraqué et incontrôlé, totalement impétueux et extrêmement dangereux, l'ultime imploration. Elle rassemble ses jambes sous elle et bondit, tordant et courbant le haut de son corps comme une putain de danseuse de ballet, et la voilà qui tombe des rochers en direction de l'eau parsemée d'écueils avant même que je puisse songer à lui crier de ne pas le faire.
Et avant que le bon sens ne puisse m'arrêter, je fais la même chose.
Je ne la vois pas frapper la surface de l'eau parce que je ne suis qu'une seconde derrière elle; le plongeon n'est pas un truc pour lequel je me suis entraîné et je suis d'une maladresse embarrassante. La collision est violente, et au début je suis sûr d'avoir heurté un rocher, mais non, c'est simplement l'eau qui me fait savoir que c'était une très, très mauvaise idée. Je ne fais pas exactement un plat, mais c'est assez proche, et l'eau de mer m'irrite le nez et les yeux. En m'enfonçant, mon tibia puis mon épaule se fendillent contre des rochers couverts de balanes. Je m'agite, remonte à la surface et cligne des yeux pour en chasser l'eau qui les brûle, seulement pour voir mon lapin qui nage sur place à quelques centimètres de distance, ses yeux écarquillés tandis qu'elle me regarde bouche bée.
«Es-tu complètement fou?» demande-t-elle. Oh, elle est furax.
«Probablement.» Pourquoi est-ce si douloureux d'avoir de l'eau salée dans le nez? J'éternue, puis je l'attrape. Mes mains se ferment autour de ses hanches, d'abord sur les belles protubérances angulaires de ses os, puis sur la partie charnue, et mes doigts se resserrent avec force.
Elle plaque ses paumes sur ma poitrine et me pousse, mais je ne la lâche pas. Pas question. Pas maintenant. Elle m'appartient de droit. Je l'ai attrapée. J'ai sauté d'une putain de falaise pour elle. Mon épaule me fait un mal d'enfer, ma poitrine brûle à l'endroit où je l'ai écorchée puis plongée dans l'eau salée, et je sais que mon tibia saigne, en plus. J'ignore tout ça. Je tiens enfin mon lapin et je ne le relâcherai pas.
«Je passe mon temps à plonger du haut des falaises, bon sang de merde!» lance-t-elle, luttant toujours comme si elle pense avoir une chance de se libérer. «Je n'étais pas en danger. Toi par contre, c'est une autre histoire!»
«Ohhh, tu t'inquiétais pour moi, petit lapin?» Je la tire plus près de moi.
«Lâche-moi! Je n'ai pas fini de jouer! Je refuse de me faire capturer dès le premier jour!»
J'éclate de rire. Elle sera probablement encore plus en furie, mais je ne peux pas m'en empêcher. «Alors ton problème n'est pas avec moi, mais parce que tu as été attrapée trop tôt?»
«Oui! Je refuse d'être une cible facile,» s'emporte-t-elle, luttant toujours contre moi. Son pied atteint mon tibia blessé et je grimace. Je déplace mes bras et saisis ses cuisses, les tirant vers le haut et autour de moi sous l'eau. Oh, elle s'y insère si bien; sa chaleur m'enveloppe comme le gant le plus doux. Je peux sentir sa fluidité contre ma bite, plus dense et plus liquoreuse que l'eau de mer. Bien malgré elle, elle ne peut ignorer cette étincelle. Ses yeux bleus s'assombrissent et ses pupilles se dilatent comme si je lui avais donné une dose de quelque chose. Je sens ses plis satinés frotter le long de ma queue, juste un tout petit peu, et je gémis. Nous nous complétons. Nous nous complétons si foutrement bien. Je vais être à l'intérieur de cette fille dans une seconde.
«Crois-moi, lapin, tu n'étais pas une cible facile.» Mes paumes vont de ses fesses à ses épaules et redescendent; je suis incapable de garder mes mains loin de ces miches. Elle est à la fois musclée et charnue et je presse avec force, enfonçant mes doigts dans cette chair viandeuse. Je pétris et frotte lentement sous l'eau, regardant ces grands yeux bleus se remplir de passion.
«Je veux encore jouer,» se lamente-t-elle, mais elle ne peut pas empêcher le durcissement de ses mamelons lorsqu'ils glissent contre ma poitrine, ni l'écoulement abondant de sa chatte quand je la serre avec force.
«Chut. Tu as bien joué, bébé. Je parie qu'aucune fille n'a jamais joué comme toi. Mais tu es aussi un peu risque-tout, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. Tu n'as pas joué prudemment, et ça t'a coûté cher.»
«Je sais.» Elle boude et son corps s'immobilise contre le mien. Elle ne s'est pas encore soumise mais elle est proche, et ce moment parfait où je sais que j'ai gagné et qu'elle est sur le point de me laisser tout avoir est le plus doux, le plus excitant de ma vie. Ses yeux bleu foncé fouillent les miens, et honnêtement, je n'ai aucune idée de ce qu'elle cherche. «C'est ma nature,» finit-elle par dire, simplement.
Mon petit pétard blond émoustillant. Je le savais. Je l'ai su dès le moment où elle m'a botté le cul. «Ce n'est pas un défaut, lapin,» je lui assure. «C'est une qualité.» Elle est peut-être trop déroutante pour d'autres hommes, mais pas pour moi. J'incline ma bouche sur la sienne, couvrant son petit gémissement de reddition.
J'ai gagné.
Elle a le goût du soleil, du sable et d'une fille, de la jungle la plus profonde et la seule récompense qui mérite d'être réclamée. J'enfonce ma langue dans sa bouche, m'appropriant ce que j'ai gagné. Je nous maintiens en position verticale, tanguant doucement avec le mouvement de la marée. Elle arrête de lutter contre moi avec ses mains et les enroule autour de mes épaules, ses doigts creusant dans la chair de mes muscles. Je me demande à quel moment je sentirai nos bracelets intelligents vibrer, annonçant qu'elle a été revendiquée. Qu'attendent-ils?
Je me rends compte de ce qu'ils attendent un instant plus tard. Mon lapin vaincu redevient un chat sauvage; son corps se raidit et, glissant comme une anguille, il se tortille hors de mon emprise pendant que je suis distrait par cette bouche ensorcelante. Elle donne un violent coup de pied dans mon tibia blessé et s'arrache à moi d'un mouvement brusque, me poussant avec ses pieds comme si j'étais le putain de mur d'une piscine, puis elle s'élance vers le rivage. Elle est plus rapide sous l'eau que moi qui y avance péniblement, mais je continue, gagnant en vitesse tandis que l'eau devient moins profonde et qu'elle est obligée d'abandonner la nage et de se redresser, ruisselante d'eau salée alors qu'elle se précipite vers la plage.
Oh non. Jamais de la vie. Je l'ai attrapée, et elle ne s'en tirera pas comme ça. Mes foulées sont plus longues que les siennes, et même si elle est rapide, je la rattrape dans le sable mouillé avant qu'elle ne parvienne à la ligne de marée haute. J'entoure sa taille fine et la soulève vivement de terre pour la jeter au sol. Elle glapit alors que je la saisis, le son aigu et clair, et commence à donner des coups de pied au moment où son dos entre en contact avec le sable.
«Bien essayé, lapin.» Je lui souris, me plaçant au-dessus d'elle alors qu'elle se débat. Elle n'a aucune idée à quel point tous ses frétillements m'excitent. «Écoute, ma petite, tu as deux options. Tu peux appuyer sur ce bouton.» J'attrape son bras juste au-dessus de son bracelet intelligent et le maintiens entre nous, lui donnant amplement de temps pour se retirer du jeu. «Tu fais ça et je te remettrai sur tes pieds – pas de questions, pas de lutte. Je vais chercher mon sac et mon short et tu seras de retour chez toi avant le matin.»
Elle me lance un regard noir et féroce, rejetant cette idée alors même qu'elle soulève ses hanches et se tortille, essayant de me repousser. Je ne serais pas au bout de mes peines si cette petite tigresse savait vraiment ce qu'elle faisait. Cette pensée m'allume énormément, peu importe combien c'est inapproprié – voir cette fille sur le ring contre un adversaire. Ou mieux encore, le sentir moi-même.
«Ou tu peux te calmer et trouver ceci agréable.» Je libère son bras épinglé au sol et presse mes hanches plus fermement entre les siennes. Je l'ai positionnée parfaitement, son bassin incliné vers le haut et les articulations de ses hanches ouvertes, maintenues en place par le haut de mes cuisses. Elle peut me donner un coup de pied avec ses talons pointus et elle le fait, mais elle ne peut pas vraiment bouger quoi que ce soit d'important pendant que je la plaque sur le sable et la laisse réfléchir. Elle s'est tirée d'embarras de manière inattendue la dernière fois, mais à présent elle n'a plus d'issue.
Elle grogne à mon intention, au comble de la frustration, cambrant son joli dos alors qu'elle tente d'envoyer ses épaules sur le côté afin d'obtenir un effet de levier, mais je sais ce que je fais et elle ne peut pas s'échapper.
«Capitule, lapin.» Je baisse la voix en tenant mon chat sauvage, prenant son menton dans ma main ruisselante d'eau de mer. Mon pouce roule sur ses lèvres sensuelles. «Admets que tu as perdu. Laisse-moi entrer.» Ma bite me fait terriblement mal, coincée entre nous. J'adore le combat, mais je suis aussi tellement prêt à ce qu'il se termine. Je désire cette femme au-delà du possible. «Je te ferai du bien,» je lui promets. «Je me fiche de ce que ce connard là-haut a dit – je ne suis pas un monstre. Je sais comment donner du plaisir à une femme.»
«Une femme, peut-être,» raille-t-elle. «Pas cette femme.» Et elle ouvre sa bouche envoûtante et mord mon pouce.
C'est reparti.
Je pousse un juron et retire prestement ma main de sa bouche et à cet instant précis, alors que ses pupilles se dilatent, je vois tout – je vois exactement ce qu'elle veut. Exactement pourquoi elle me provoque et me nargue. Bon sang, c'est peut-être la raison pour laquelle elle a accepté de participer au Jeu en premier lieu. Elle ne dit pas non. Elle adore le combat, tout simplement. Je me mets à genoux et attrape son épaule et sa hanche, la retournant face contre terre dans le sable. Mes genoux écartent les siens, suffisamment pour que je sache qu'elle peut sentir la brise du soir sur cette jolie chatte rose. Elle est si foutrement mouillée quand je passe une main rugueuse entre ses plis veloutés. Je claque son cul ferme avec ma paume humide, ce cul qui m'a nargué toute la journée. Elle pousse un cri aigu et suave et je la fais s'écarter si largement que je peux voir sa putain de minette se serrer au moment de la fessée.
«Dernière chance de reculer, lapin.» Ses bras sont sous elle; elle peut atteindre son bracelet intelligent et appuyer dessus si elle le souhaite. Mais elle ne le fait pas, et maintenant je sais pourquoi. Elle aplatit ses paumes contre le sable et y enfonce ses doigts, comme si elle pense que ça va faire mal et qu'elle est tout à fait prête pour ça. C'est tellement sexy.
Et ça pourrait faire mal, du moins un peu, parce que je suis un grand gaillard et je ne fais pas ça lentement. J'y serais allé plus doucement si elle s'était gentiment soumise dans l'eau, mais non. Elle m'a donné un coup de pied et a encore essayé de s'enfuir alors que je l'avais déjà attrapée. Je ne vais pas lui donner l'occasion de me refaire le même coup. Je suis tellement prêt pour ça. Je passe la tête de ma bite ruisselante une seule fois le long de sa fente tout aussi humide, puis je me glisse en position.
Et juste comme ça, mon gland est à l'intérieur d'elle. J'expire profondément en sentant sa chaleur se resserrer sur moi, et putain de merde, alors que je m'enfonce de quelques centimètres de plus en elle je la sens soudainement me serrer encore plus étroitement. Un petit gémissement aigu quitte ses lèvres et elle frémit en jouissant désespérément juste au contact de mon gland. Je la tiens fermement et déplace mes doigts vers son clitoris, lui donnant quelque chose contre quoi se frotter. Son cri devient plus profond et sa peau crémeuse rosit. Je sens nos bracelets intelligents vibrer simultanément, signalant finalement que je l'ai attrapée. Je suppose qu'ils attendaient le moment de la pénétration. Elle est à moi maintenant, un fait confirmé à la fois par son corps et par le Jeu. J'ai vraiment gagné. Elle est capturée.
Mes doigts roulent lentement le long de son clitoris alors qu'elle commence à redescendre de son climax, ses frémissements rythmés et saccadés s'atténuant. Elle tourne la tête sur le côté, ouvrant un immense œil bleu pour m'observer. Puis elle cligne des yeux, le regard rempli d'une gratitude brumeuse.
«La journée entière a servi de préliminaires pour toi, hein?» Je caresse doucement son clitoris une dernière fois et glisse ma main sur sa hanche, où elle reste accrochée.
«T'as pas idée.»
«Je pense que si.» Je bouge mon corps, me retirant juste un peu avant d'enfoncer le reste de ma verge en elle. Elle gémit profondément. On dirait que le bruit de son plaisir provient directement de sa petite chatte, et bon Dieu, c'est la chose la plus sexy qui soit. Elle roule des hanches et cambre le dos pour me donner un meilleur accès à ce sexe si invitant.
«Bon sang de merde,» siffle-t-elle. «Tu es vraiment monstrueux.»
Je glousse. « Totalement proportionnel, bébé. J'aurais procédé plus doucement, mais tu m'as poussé à bout. J'allais te bouffer pendant que tu flottais avec la marée, puis glisser cette grosse bite en toi bien gentiment. Mais tu m'as donné des coups de pied. Et puis tu m'as mordu.»
«Mmm.» Elle se tortille et incline ses hanches d'une manière qui m'est très familière, essayant de trouver un angle qui ne sera pas si intense, mais ça ne fonctionnera pas. Comme je l'ai dit, je suis bien membré. Il y a des filles qui changent d'avis après avoir jeté un bon coup d'œil à mon phallus. Mais elle ne peut pas dire qu'elle n'a pas été prévenue. Elle a volé mon short, m'a vu à poil, et a quand même continué de me narguer. J'ai une grosse bite même quand elle n'est pas en érection, alors elle ne peut pas prétendre qu'elle ne savait pas. Je lui lèche l'épaule, et lui accordant un peu de miséricorde, je glisse ma main entre ses jambes pour jouer encore une fois avec son mignon petit clitoris.
«Balance-toi contre moi, lapin,» je l'exhorte. «Je sais que je suis gros. Ce sera meilleur si tu te détends et que tu te laisses aller.»
«Tu me remplis tellement bien,» gémit-elle. «Tu es tellement dur.»
Ouais, rien de mieux pour gonfler mon ego. Je mords gentiment son épaule légèrement tachetée de rousseur par le soleil. «Détends-toi. Sens-moi en toi.»
Elle se frotte le long de mes doigts mais ne se détend pas, et les doux muscles de ses parois vaginales palpitent alors qu'elle me serre comme un étau. Et je me rends compte après un moment qu'elle est toujours en train de lutter. Je ne sais pas pourquoi, ni contre qui. Lutte-t-elle encore contre moi à ce stade, ou contre elle-même?
«Capitule, lapin,» je chuchote, léchant le sel le long de sa gorge satinée. «Admets que tu as perdu. Détends cette jolie chatte et laisse-moi bouger. Il est temps de jouer à un jeu différent maintenant.»
«Non.» Elle cligne des yeux vers moi et j'adore ça parce que je peux voir à quel point elle aime ça. Cette propension têtue chez elle ne veut pas renoncer.
«Oui.» Je roule doucement son clitoris sous mes doigts. Je ne veux pas être brutal avec cette fille alors qu'elle est encore en train de s'adapter à la taille de ma bite. Je veux que ce soit aussi bon pour elle que pour moi. «J'ai gagné. Je t'ai attrapée. Avant, le choix t'appartenait. Tu aurais pu venir à moi de ton plein gré, mais tu as refusé. Tu as fui ce connard là-haut, ce qui était un choix intelligent, mais tu t'es aussi enfuie de moi. Qu'arrive-t-il lorsqu'un lapin fuit un prédateur?»
«Il s'en tire,» dit-elle, mais alors même que les mots s'échappent de sa bouche, elle fait rouler ce clitoris contre mes doigts et je sens ses muscles intérieurs commencer à se relâcher.
«Non. Il attire son attention.» Je roule son petit clitoris sous mes doigts comme un accro du jeu qui bénit un dé. Je le veux sous ma langue, je veux la faire sangloter de plaisir. Parce que c'est une fille super canon. Parce que je l'ai attrapée et maintenant elle est à moi. Putain, en particulier parce qu'elle lutte contre moi à ce sujet. Et parce que je sais à quel point elle aime ce combat. «C'est la conséquence, lapin. C'est le Jeu auquel tu t'es inscrite.»
«Je te veux.» Je sens ses muscles onctueux trembler alors qu'elle s'acclimate lentement à ma taille. Oh, je sais qu'elle me veut. Je peux le sentir alors que je repose si profondément en elle. Elle bascule son bassin avec hésitation en testant mon poids et comment je bouge en elle. Sa respiration est saccadée. «Mais je ne veux pas être attrapée.»
«Je sais, lapin. Je sais.» J'embrasse sa joue, sa mâchoire, l'incite à tourner la tête afin que je puisse atteindre sa bouche. Son baiser est de sel et de sable, et s'y ajoute un soupçon de sang là où l'un de nous s'est mordu la lèvre à un certain moment. Il est chaud comme le coucher du soleil, humide comme la marée. «Tu t'es bien battue,» je gémis contre sa peau, luttant désespérément pour rester sage et immobile tandis qu'elle me teste, s'éloignant de quelques centimètres avant de s'empaler à nouveau sur ma bite. Je sens mon gland rouler le long de ses parois veloutées. «Ces connards pleins de fric vont parler de toi pendant des années, de comment tu as volé ma trousse, comment tu m'as traqué. Mais tu savais que ça finirait comme ça.»
Elle passe la main en-dessous d'elle pour me montrer la manière de caresser son clitoris. J'aime l'audace de mon lapin. Elle veut que je sois ferme et lent, ce que je lui offre volontiers. «Je savais que je n'allais pas gagner,» admet-elle, et son corps frémit sous le mien alors que je commence à bouger en elle. «Oh, putain.» Elle ferme les yeux et lèche ses lèvres gercées, sa langue rose tellement affriolante. Je veux cette langue enroulée autour de la mienne, ou mieux encore, autour de ma bite. « Dès l'instant où t'ai vu, je l'ai su. Mais je veux quand même jouer.»
«Alors joue avec moi,lapin. » Je me retire presque complètement puis je m'enchâsse à nouveau en elle dans un long mouvement nonchalant. Elle tremble sous moi, docile maintenant, prenant ce que je lui donne. «Tu veux atteindre un sommet ? Atteins celui-ci avec moi. Personne n'a jamais dit que nous devions être ennemis.»
Un faible gémissement quitte sa bouche, et avec un dernier regard enflammé, elle se soumet.
«Cette fois-ci,» dit-elle en me mettant en garde. «Juste cette fois-ci. Si tu en veux plus, tu vas devoir les gagner.»
Oh, ça me convient parfaitement. Elle pense qu'elle peut me défier? «C'est parti, bébé.» Elle ne sait pas ce qui l'attend. Je vais dévorer cette fille.
Elle ferme ses yeux bleus voilés de désir et se met à bouger avec moi, allant à la rencontre de chacune de mes poussées. Je gagne lentement en vitesse quand je suis certain que je ne lui fais pas mal, du moins pas d'une manière qu'elle n'aime pas. «Comment t'appelles-tu, bébé?» je lui demande soudainement, avant d'oublier totalement comment parler.
Elle ouvre à nouveau les yeux, et cligne vers moi. Un trait de clarté efface momentanément la lascivité dans son regard, et un rire sec jaillit d'elle. «Rose. Pourquoi?»
Je glousse. Évidemment qu'elle s'appelle Rose. «Épineuse comme la fleur.»
«Exactement.»
«Je m'appelle Emmett,» je lui dis, même si elle ne me l'a pas demandé. «Pour que tu puisses le crier correctement.»
Un petit rire s'échappe de ses lèvres roses et boudeuses. «Ce n'est pas un nom à crier d'extase.»
Je grogne d'incrédulité. Est-ce que c'est ce qu'elle pense? «On verra.» Je claque ce cul ferme une fois de plus avant de la harponner profondément. Putain, sa chatte est le plus doux des sanctuaires. Tellement mouillée, tellement serrée. Je peux nous sentir, l'odeur du sexe intense dans l'air, couvrant même celle de la marée. Regarder l'endroit où nous sommes joints est incroyablement sensuel, sa petite chatte rose et glissante s'étirant autour de ma verge. Ses entrailles sont un feu liquide, plus chaud que l'enfer, suave comme le péché de payer pour le privilège de l'avoir attrapée. Ses yeux mi-clos sont presque noirs, son regard assombri par le désir et toujours survolté après la lutte et le saut de la falaise. Elle flotte, et elle adore chaque seconde de ce moment. Bien. Mon lapin sera peut-être très gentil une fois les épines passées.
Elle est aussi une très vilaine fille, et ça me plaît énormément. Elle pousse sa chatte contre moi, déterminée et exigeante. «Plus profond,» miaule-t-elle. «Plus profond. Tu peux le faire. T'as une putain de grue de chantier entre les jambes. Utilise-la. Je veux te sentir dans ma gorge.»
Je la pilonne de toutes mes forces, lui donnant exactement ce qu'elle demande, inclinant ses hanches et écartant davantage ses genoux, une position parfaite pour m'enfouir le plus loin possible en elle. Elle me laisse volontiers la repositionner et gémit de plaisir lorsque je m'enfonce profondément et reste immobile pendant une seconde. «Dans ta gorge, ou pas encore?» Je frotte mes doigts avec ardeur contre ce petit clitoris.
Elle gémit, ses doigts creusant dans le sable, les sons sortant de sa bouche tapageurs et remplis de luxure, et de tout ce que je veux après avoir lutté si fort pour obtenir cette femme. Je la prends encore et encore, poussant ses épaules vers le bas, son cul vers le haut, à l'écoute de son plaisir. Elle adore ça. Et j'adore les sons qu'elle émet, à quel point elle est désinhibée, même si je suis soudainement jaloux que ces abrutis qui nous regardent depuis le complexe hôtelier puissent également entendre ça. Je veux que ces sons soient juste pour moi. Je n'ai jamais été du genre possessif auparavant, et je n'aime pas du tout ce que je ressens en ce moment. Je ferme les yeux et j'enfouis mon visage dans le creux élégant de son cou, respirant le sable, le sel, le sexe et cette fille. Elle est à moi. Ils peuvent regarder, mais personne d'autre ne peut la toucher. Personne d'autre ne peut lui faire ressentir ça. Je passe mes mains sous elle pour m'emparer de ses seins, des poignées opulentes qui remplissent si bien mes paumes.
«Tu es à moi maintenant, bébé,» je grogne en la pilonnant. « Ma possession.» Je l'ai attrapée. Je suis en elle. Elle m'appartient.
Elle convulse autour de moi. Je doute que cette note possessive dans ma voix puisse faire réagir une fille comme celle-ci, alors elle devait être proche de toute façon. Je suce sa peau veloutée tandis qu'elle prend ma main et la remet entre ses cuisses, s'en servant pour faire des petits cercles serrés autour de son clitoris, prolongeant son orgasme. Des petits grains de sable se collent à la pulpe de mes doigts, et cette texture rugueuse doit vraiment faire l'affaire pour elle car elle jouit sans cesse, son corps frémissant et se tordant, et c'est presque impossible de ne pas la suivre. Je serre les dents et m'arrête. Quand je vais jouir dans cette fille, ce sera la plus grosse éjaculation de ma vie.
Elle s'effondre dans le sable, à bout de souffle et tremblante, et je baise son corps de toutes mes forces, sans lui laisser de repos. «Donne m'en un autre,» je l'exhorte, mordant et suçant sa peau. J'ai décidé que j'allais la marquer. Je suce ardemment, avec l'intention de laisser ce moment meurtri dans sa chair, lui faire une sucette comme si on était des gamins. Elle gémit sous moi.
«Tellement profond,» marmonne-t-elle, haletant doucement. «Oh mon Dieu, c'est tellement bon.»
«Emmett,» je lui rappelle. «Il n'y a pas de puissance supérieure ici pour te sauver.» Cette île n'existe pas dans le même monde que toute cette merde.
Elle ouvre les yeux, et l'ombre d'un sourire effleure cette bouche pécheresse. «Tant mieux.» Elle repositionne lentement son corps. Je me retire d'elle momentanément, mais elle se tourne sur son flanc et lève la jambe, me permettant de me redresser et de serrer celle-ci contre moi. Je me glisse à nouveau en elle et nous gémissons tous les deux quand je la remplis une fois de plus. Je ne peux pas aller aussi loin dans cette position, mais je peux la baiser comme un forcené et je ne m'en prive pas, sa jambe jetée par-dessus mon épaule.
«Caresse-toi,» je lui ordonne en me penchant légèrement sur elle, la martelant sans pitié. «Je veux que tu viennes au moins deux autres fois avant de jouir à mon tour.» Je la veux essorée, je la veux plus que rassasiée, je la veux épuisée et soumise, et peut-être même un petit peu anxieuse à propos du reste du weekend.
Elle obéit, mais alors même qu'elle introduit ses doigts dans ses plis, elle me sourit malicieusement. «Si c'est ça que tu veux, tu vas devoir utiliser ta bouche.» Elle s'affale dans le sable, ses doigts caressant ma verge qui s'active toujours, puis son clitoris, dur et rouge et luisant comme un rubis. «Soit tu me lèches jusqu'à ce que je perde la raison, soit tu commences à me dire des trucs cochons.»
Ouais, je suis amoureux de cette femme. Je me penche sur elle et lui mordille les lèvres. «Des trucs très cochons?» Comme si j'avais besoin de le demander. Je ne sais peut-être pas exactement ce qui fait rouler son moteur, à part l'adrénaline, mais je sais que ce n'est pas le genre de fille qui rafole des bougies et des bains moussants.
Elle inspire par saccades et se mord la lèvre. «Vraiment très cochons.»
C'est un défi qu'elle me lance. Très bien. Je la harponne profondément, la faisant gémir, et je nous retourne pour qu'elle soit sur le dos. Elle enroule ses jambes autour de moi et, à ma grande surprise, ses bras aussi. Elle m'étreint presque comme si ça… signifiait quelque chose ? Mais j'entends son souffle entrecoupé tandis que ma main caresse son sein magnifique, et cela a vite fait de chasser cette pensée de mon esprit.
«Tu as volé ma trousse. Tu as vu ce qu'il y avait à l'intérieur – pas seulement les oursons en gélatine.» Je suis encore un peu fâché contre elle pour les avoir volés.
Elle hoche la tête, sa bouche mordillant ma mâchoire comme autant de petits baisers. La foutre face à face est un geste étonnamment intime, mais j'accueille avec plaisir les petits halètements humides de son souffle le long de ma peau, la façon dont elle joue avec moi comme une putain d'araignée, si délicate, si meurtrière. Ma douce Rose et ses épines.
«Ils ne vous ont rien donné, pauvres petits lapins, mais nous les chasseurs, nous avons reçu de la corde, entre autres choses. Si je t'avais attrapée en train de t'emparer de ma trousse, je t'aurais suspendue entre deux arbres. J'aurais écarté ces jolies jambes jusqu'à ce que tes hanches te fassent mal, jusqu'à ce que tu ressembles à une putain de gymnaste.»
Elle gémit, rencontrant résolument mes poussées tandis qu'elle se frotte et se caresse. Je lui pince le téton avec ardeur et je ne le lâche pas, pressant et faisant rouler le petit bouton durci, ma bouche trouvant ses lèvres et m'abreuvant de son cri. Je la laisse haleter et gémir contre moi, inhalant à la fois son désir enflammé et ses protestations, comment son corps se liquéfie de plaisir et se fléchit de douleur. Elle possède la plus belle paire de nichons que j'ai jamais vue et je me demande à quoi ressembleraient ces somptueux mamelons roses avec un piercing. Je parie qu'elle est partante.
«Tu penses que je t'attacherais à hauteur de ma bite, mais tu aurais tort.» Je m'enfonce profondément en elle, la faisant gémit de plus belle. Ouais, elle aime ça quand je plonge au plus profond de cette chatte onctueuse, jusqu'à atteindre le fond de ses entrailles. «Je t'aurais attachée à hauteur de ma langue, tellement serrée que tu n'aurais pas pu te libérer, et je me serais ensuite régalé de cette jolie chatte si ouverte pour moi. Je t'aurais arraché tellement d'orgasmes que tu pleurerais pour que j'arrête, mais tu ne pourrais pas fermer ces jambes pour me forcer.»
C'est ça qui la fait chavirer. La déviance. La lutte. Elle ferme les yeux en jouissant autour de moi, impuissante face à l'image d'elle-même rendue volontairement impuissante. Elle jouit avec intensité, se tordant, me serrant dans un étau, haletant dans ma bouche tandis que je continue à lui donner ce qu'elle veut exactement comme elle le veut, la martelant en profondeur. Elle transpire, ruisselle, tremble et pleure, et c'est foutrement décadent, foutrement dépravé, foutrement parfait.
«Encore,» j'exige, ma main prenant le relais de la sienne lorsqu'elle vacille, mes doigts frottant son clitoris sans pitié alors qu'elle vibre, tremble et se fracasse sous moi. Je peux à peine me retenir; elle va m'entraîner avec elle quand elle va exploser à nouveau.
«Fais ça,» implore-t-elle dans un geignement alors que son corps tente de se tordre et de se tortiller et que je la maintiens fermement avec le mien. «Ce que tu as décrit,» halète-t-elle. «Je ne suis pas… cette fille. Mais putain, fais ça.»
«Ne me tente pas, lapin.» Ma mâchoire est tellement serrée que les mots peinent à sortir de ma bouche. Je veux dévorer cette femme. En ce moment, je veux chaque partie d'elle. Je l'ai gagnée. Elle est à moi. Elle n'est pas soumise, non. Elle veut que je la domine, et ce faisant veut aussi lutter contre moi. Bien. Elle n'exercerait pas cette fascination sur moi si ce n'était pas le cas. «Jouis pour moi,» je lui ordonne. J'accélère le mouvement de ma main, la frottant assidûment pendant que je pousse encore plus loin. Je vais perdre le contrôle dans une seconde. Je dégouline de sueur et je tremble tellement il m'est difficile de me retenir. Je vais éjaculer tellement fort en elle que mon foutre va déborder de cette chatte. C'est tellement tabou, mais c'est pour ça qu'on a passé tous ces putains de tests médicaux. Nous sommes liés par nos fluides à présent, et elle est à moi. Ça veut dire que c'est mon droit. «Jouis pour moi, ou alors je vais t'attacher et te faire jouir pour moi.»
Elle gémit en plongeant par-dessus bord, m'entraînant avec elle. Je plonge profondément et je reste là, mon corps se convulsant alors que je la pilonne à fond, le plaisir comme un feu qui se déchaîne et coule en cascades à travers moi, éclatant comme la drogue la plus douce dans mon cerveau. Je la serre et la tiens fermement contre moi, ne la laissant pas bouger même si son corps sursaute et tremble tandis que sa chatte pompe ma longueur. Mes mains attrapent son cul et j'enfonce ma bite si loin en elle que je pourrais jurer que je suis encastré dans son ventre. Je la fais mienne tellement vigoureusement que personne d'autre ne pourra même lui serrer la main sans me goûter. C'est violent. C'est primitif. C'est tellement immoral, et je le sais alors même que je décide que je m'en fiche. Je n'ai jamais été du genre possessif auparavant, mais c'est mon lapin. Ma Rose. Elle n'appartient à personne d'autre.
«Brave fille,» je gémis alors que j'obtiens ce que je veux et qu'elle sanglote de plaisir sous moi. Ses mains agrippent ma peau et je suis sûr qu'elle y laisse des bleus. Ça m'est égal. J'en ai laissés sur elle moi aussi. «Gentil lapin, qui jouit si bien pour moi. Suis-je déjà parvenu à te drainer ?» Je pompe doucement dans ses entrailles, sentant le glissement de nos fluides mélangés. Oh, putain que c'est bon. Je grogne en couvrant sa bouche avec la mienne, avalant son petit gémissement.
«Jamais,» insiste-t-elle, mais ses mots et son corps expriment deux vérités différentes alors qu'elle tremble d'épuisement. Je ne sais pas si je pourrais lui tirer plus d'orgasmes même avec le vibromasseur le plus intense.
«Vraiment, lapin ?» Je ris, mais je ne la défie pas davantage. À la place j'observe avec une fierté très masculine la petite coulée de sperme épais et laiteux qui émerge de son sexe après m'être doucement retiré d'elle. «Ce n'est pas un tournage porno, bébé,» je dis, mais putain, c'est foutrement sexy, même si c'est super cliché.
«Non ? Nous sommes filmés.» Elle porte deux doigts couverts de mon foutre à sa bouche et les lèche sans vergogne.
Je gémis. «Continue comme ça, lapin, et tu vas rester sur le dos pour le reste du weekend.» Ma période réfractaire n'est pas longue, et elle va le découvrir si elle ne fait pas attention.
Elle glisse ses doigts dans cette bouche rose pulpeuse comme si elle ne m'avait pas entendu. Petite effrontée. Je veux remplir cette bouche avec ma bite, la voir s'étirer autour de ma circonférence et faire taire ses railleries alors que ses yeux s'agrandissent lorsqu'elle réalise qu'elle ne peut pas respirer.
Elle grimace, retirant ses doigts et se tournant sur le côté pour cracher. «Du sable,» explique-t-elle, fronçant un peu les sourcils alors qu'elle se hisse en position assise. «Putain, tu as un monstre à la place d'une ne sais pas si mon corps va retrouver sa forme un jour.»
«Viens ici, lapin.» Je l'attire sur mes genoux, mon monstre dressant la tête quand son joli cul s'installe contre lui. «Ça va aller. Personne ne m'a jamais pris aussi bien que toi.»
«Mmm.» Elle frotte lentement sa paume le long de mes abdominaux, ses doigts traçant les crêtes et les plans des muscles. «Tu viens peut-être de me ruiner pour ceux qui ne sont pas des crétins, tu sais, et ce n'est pas juste.»
Je souris sans aucun remords. «Tu aimes ça te faire pénétrer profondément. Et avec force. Je peux faire ça. Et bien plus encore.»
'Crétin' est tout ce qu'elle a trouvé comme riposte, ce qui à mon avis signifie que j'ai gagné cette manche. J'ai baisé cette bouche jusqu'à la soumission. Ma Rose est douce et docile alors que je l'étreins dans le crépuscule qui tombe, son corps rassasié, sa langue incapable de former des insultes éloquentes. Je la serre tout contre moi, glissante et douce, l'air si humide que la sueur ne sèche pas de nos corps.
«Dis-moi qui tu es.» Je connais les règles – aucune information d'identification. Pas de nom de famille. Mais je dois savoir quelque chose. Pourquoi est-elle ici? Est-ce juste pour la montée d'adrénaline? Je passe gentiment un doigt le long de sa chatte bien baisée, la sentant tressaillir contre moi. Notre foutre combiné continue de s'écouler d'elle, ce qui est incroyablement érotique. Dans le vrai monde je termine l'affaire et c'est fini, alors jouer avec sa chatte assouvie qui laisse couler mon sperme comme ça est tellement tabou que ça m'excite au plus haut point. Je la caresse négligemment, la tenant fermement contre ma poitrine avec mon autre bras pour qu'elle ne puisse pas s'éloigner en se tortillant.
«Je suis accro à l'adrénaline,» avoue-t-elle finalement, ce que, désolé bébé, je savais déjà. «J'ai soif de vitesse.» Elle lèche pensivement sa lèvre inférieure. «Je gagne ma vie à réparer des bagnoles. Mon permis de conduire a été suspendu parce que je ne flirte pas assez bien pour éviter les amendes.»
Je ris de bon cœur; je ne peux pas m'en empêcher. Je la serre encore plus fort et j'épingle son bras afin qu'elle ne puisse pas me frapper. Parce qu'évidemment, elle essaye. Parce qu'elle est comme ça. «Mon pauvre petit lapin sans ses roues.»
«Je ne suis pas un lapin.»
«Non,» je concède. «Tu es ma diablesse avec un cul d'enfer.» Elle ne voit pas d'objection à ça. Et je le remarque. «Peut-être que tu pourrais penser à courir après les émotions fortes avec moi, bébé? Au lieu de te battre avec moi à chaque fois? Pas que ça me dérange – en fait c'est super sexy. Mais ça va être un long weekend.»
Je jure que je peux voir le bleu de ses yeux même dans l'obscurité. «Je ne me bats pas contre toi en ce moment. Si c'était le cas, tu le saurais.»
Tout ce que je peux faire c'est l'embrasser. Et prendre ses seins dans mes paumes. Mais bon, j'ai gagné ce droit, et comme elle l'a souligné, elle ne lutte pas contre moi en ce moment. Elle m'embrasse en retour, nullement effrayée par ma force. J'intimide beaucoup de nanas, mais pas celle-ci. Elle donne autant qu'elle reçoit.
«Tu seras ma mort, lapin.» Je passe ma langue sur sa gorge satinée, sur la tache violet clair qui s'assombrira pendant la nuit. Je me demande si elle a réalisé que je l'ai marquée.
«Mais quelle belle façon de partir.» Elle me dévisage pendant un instant et je pourrais jurer que je vois une lueur de… quelque chose… dans ses yeux. Puis elle se penche à nouveau, rompant le contact visuel alors qu'elle se blottit contre moi. «Il faut vraiment que je remercie Jasper.»
«Jasper?» Ma main se referme étroitement autour de sa hanche, mes doigts creusant dans ses fesses. «Tu connais Jasper?» Ce n'est pas un nom très répandu. Dans ce petit cercle il n'y en a probablement pas d'autre. Soudainement je suis furieux.
«Bien sûr?» Ça sort de sa bouche comme une question, comme si ma réaction la déroutait. Je ne vois pas ce qu'il y a de déroutant ici. Elle est à moi. Le bourdonnement de nos bracelets intelligents aurait dû lui fournir un indice si le foutre qui coulait de sa chatte ne l'a pas fait. «C'est lui qui m'a parlé du Jeu,» ajoute-t-elle, ce qui ne fait qu'empirer les choses. Ouais, je suis furax. Je suis un type accommodant, mais apparemment pas quand il s'agit de cette fille. J'aurais déchiqueté cet autre chasseur en morceaux si j'en avais eu l'occasion, et rien ne garantit que je ne le ferai pas si je le revois, vu la façon dont il a traité mon lapin. Savoir qu'elle connaît Jasper ne fait qu'attiser le même feu. Mon pote est un bon gars, mais c'est un porc lorsqu'il est question de poulettes, et l'idée qu'il connaisse mon lapin, et qu'il ait même peut-être eu sa bite près de cette chatte, est inacceptable. Je me fiche de savoir avec qui elle a été, mais pas lui.
«Il t'a parlé de ce Jeu tordu?Voulait-il que tu joues?» J'exige une réponse.
«Euh non. Pas du tout.» Elle me regarde en fronçant les sourcils, ses yeux scrutantles miens, mais tout à coup son regard s'éclaircit et elle se met à rire. « Tu es jaloux.»
«Tu es à moi maintenant, lapin.» Pour plus que juste le weekend, si j'ai mon mot à dire à ce sujet. Ce n'est pas comme ça que ce Jeu fonctionne, mais je m'en fiche. Au diable les règles. Au diable tout ça. Celle-ci est à moi.
«Tu vas être tellement embarrassé quand tu vas apprendre la vérité.» Elle rit et se dégage lentement, se remettant debout. Sa petite grimace alors qu'elle s'étire me remplit de fierté masculine. Elle va me sentir pendant des jours, et je n'ai aucun remords à cette pensée.
«Quelle est la vérité?» Je me lève à mon tour, tenant légèrement ses hanches. Je ne pense pas qu'elle va encore tenter de s'enfuir, mais je ne peux être sûr de rien avec mon lapin. Ma Rose.
«Tu n'as aucune raison d'être jaloux de Jasper.» Elle renifle. «C'est… dégoûtant, en fait. T'es un porc.»
«Non,» je la corrige, «je suis un homme qui vient de réclamerla récompense qu'il a chassée toute la journée.»
«Je suppose que c'est vrai,» reconnaît-elle. «Est-ce qu'on va pouvoir retourner au centre de villégiature maintenant, puisque j'ai perdu? Se prélasser dans le confort?»
«Bien sûr, lapin.» Le plein air ne me dérange pas, mais le sexe sur le sable signifie que nous en sommes tous les deux couverts maintenant, et ce n'est pas vraiment agréable. En plus, elle a pris toutes mes affaires et je meurs toujours de faim. «Ça te dirait une douche suivie d'un homard?»
Elle me regarde d'un œil appréciateur. «Un bain et un filet mignon.»
« Ça marche, lapin.» Tout ce qu'elle voudra, du moment qu'elle comprend qu'elle m'appartient pour le weekend – et plus longtemps si j'arrive à la convaincre. «Regarde le bon côté des choses. Ce qui est bien quand on se fait attraper le premier jour, c'est ce qu'on attend avec impatience le second.»
«J'ai mangé tous tes oursons en gélatine,» avoue-t-elle sans remords, ignorant mes insinuations. Ouais, chaque rencontre va être un combat, exactement comme elle l'a promis. Je peux le voir dans ses yeux. Et elle va adorer ça. À chaque fois.
«Je vais nous en procurer d'autres,» je promets, lui donnant une légère claque sur les fesses pour la faire avancer. «Mais tu n'auras pas mon short pour le chemin du retour.»
Cette lueur de défi s'allume à nouveau dans ses yeux. «Si je ne le porte pas, tu ne le porteras pas non plus.»
Elle commence à grimper sur les rochers. Je l'observe un instant avant de me lancer à sa poursuite, car je n'ai absolument aucune confiance en cette femme.
«C'est parti, mon lapin.»
FIN
