Jouons à un jeu, pouvez-vous, chers lecteurs/lectrices : essayez d'établir la personne que je suis/j'étais? :3
Avec tout mon respect pour Hiro Mashima et ses magnifique créations.
C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui pour reprendre un slogan d'une personne que j'ai admiré dans mon enfance. I'm a nobody and i can be anybody.
Cher lecteur/lectrice, sache que le monde est un endroit meilleur avec toi dedans! Tu es suffisant/e comme tu es! Avec tout mon amour, l'auteur :)
Chapter 6.
Je reculai de plusieurs pas à la suite du choc, il faut dire qu'il a été plutôt violent, et je regardai vers le bas pour comprendre ce qu'il s'était passé. Une tête blonde apparut sous mon nez et cette même tête se releva d'un coup pour venir faire un câlin pas trop amical à ma figure. *Bam !* Je refis deux pas en arrière, suite à la douleur en prenant mon nez dans ma main, des petites poussières devant les yeux.
« Désolé, pardon, désolé, je... je... ! » S'exclama la personne en face de moi.
« Ce n'est pas grave... » Répondis-je en me pinçant le nez, ce qui me donnait une voix bizarre.
La blonde rigola, certainement dû à cette voix qui n'était pas la mienne, enfin si mais pas entièrement.
«Je suis Désolé, je suis assez pressée, j'ai un rendez-vous important dans quelques minutes, Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour me faire pardonner ? » Demanda-t-elle
« Non, surement pas, tout va bien, j'ai l'habitude de prendre des coups » Dis-je en remettant les mains en poche.
Les traces du combat avec Grey étaient toujours présentes sur mes bras et mon torse.
« Bon, je peux au moins vous offrir un verre un de c.. ? » Insista-t-elle
« Je te dis que c'est bon, je ne sens plus rien» Coupai-je « Je n'ai pas envie » Déclarai-je un peu trop sèchement à son goût, vu la tête qu'elle avait faite.
«Très bien je ne voulais p...» Continua-t-elle
« Tu n'avais pas un rendez-vous important ? » La recoupai-je
« Ho, zut, tu sais où se trouve l'... » Commença-t-elle
«La Mairie ou l'hôtel de ville, déjà, tu vas dans le mauvais sens ; tu traverses la gare, à gauche, tu traverses le boulevard, tu continues vers la gauche, tu prends la première à droite, tu continues jusqu'au milieu de cette rue et c'est du côté gauche de la rue, c'est un bâtiment assez imposant, ça m'étonnerait que tu le loupes ! » La coupai-je encore une fois.
« Wow, ben ... Merci de l'aide, tu n'es pas banal comme mec toi ! » Lança-t-elle en repartant sur son chemin
« Faut quand même quinze minutes de marche, alors dépêches-toi ! » Déclarai-je à son égard
« La gare, à gauche, traverser... » Répéta-t-elle tout bas
« Quinze minutes » Dis-je plus fort
« A gauche, à droite, ... Hein, …hein, …. Quoi ?! » Cria-t-elle en commençant à courir
« Mon dieu, des gens étranges passent dans cette ville» Pensai-je
« Merci » Cria-t-elle en me faisant signe de la main
Je répondis en levant la main et je repris ma route vers mon chez moi. Une chose me tracassait, comment avais-je pu prévoir où elle allait ? J'étais observateur et souvent spectateur mais je n'étais pourtant pas doté de pouvoir surhumain ou surnaturel. Mais ce qui m'inquiétait encore plus était ma faculté de guérison, j'avais bien senti un truc craquer à l'intérieur de mon nez mais je n'avais plus mal. Je vérifiai si je sentais encore une quelconque douleur mais rien. Je regardai derrière moi, juste pour être sûr qu'elle ne se soit pas trompée de chemin mais je ne la vis plus. « Elle court vite la blondinette ! » Pensai-je. Lorsque je me retournai, je ne vis personne mais je sentis un choc sur ma poitrine et deux bras me serrant fort. « C'est bien ma veine, deux fois en moins de cinq minutes! » Même si le coup fut violent, je baissai mon regard pour voir Kia, les yeux pleins de larmes, elle s'accrochait à moi comme s'elle ne voulait vraiment pas que je parte. « Je ne l'avait pas vue ce matin, je comprends pourquoi! » Normal, quand je me mettais à sa place c'était tout à fait compréhensible, mais quelque chose me gênait : notre histoire était finie dès le moment où je ne ressentais rien pour elle, c'est à dire presque le début mais j'ai essayé et ça n'a pas fonctionné. «D'où mon sentiment de tout à l'heure en classe…»
«Ne pars pas... ne me laisse pas... reste avec moi s'il te plaît... » Réussit-elle à dire entre deux sanglots.
«Je ne te laisse pas, j'arrête notre relation actuelle, si tu penses que je te laisse tomber, ce n'est pas vrai, c'est un peu égoïste de ma part mais je sais ce qu'il t'arrive en ce moment, j'ai déjà vécu cela, je sais à quel point ça fait mal et que c'est difficile pour toi, mais il faut que tu t'y fasses ! " Répondis-je
«Je ne comprends pas, tu m'as dit que tu ne voulais pas me perdre il n'y a pas si longtemps que ça et ... » Continuait-elle
« C'était pour me rassurer, pour espérer qu'un jour mon cœur et mon esprit soient d'accord mais ce n'est pas possible, je ne peux pas me forcer à aimer quelqu'un comme toi ou une autre personne, je sais ce que j'ai dit, je le pensais mais quand tu te bats contre toi-même, ce n'est pas facile non plus ! » Coupai-je m'énervant doucement, par le manque de sommeil de ces derniers mois.
«Qu'est-ce que j'ai fait pour que tu partes ? » demanda-t-elle
«Rien, tout est ma faute, si je n'avais pas commencé à te faire croire que j'étais prêt à ce moment-là, rien de tout cela serait arrivé et ... » Expliquai-je
"Menteur, tu n'aurais jamais dit ces mots si tu ne ressentais rien pour moi, tu l'as dit, tu détestes faire du mal aux autres, alors pourquoi ? " S'obstinait-elle en élevant un peu la voix
Elle parlait difficilement entre ses sanglots, ma poitrine me faisait mal, je commençais à avoir chaud. Je sentais la sueur couler le long de ma colonne vertébrale. « Je n'ai pas fait de sport mais je me sens comme dans une vallée sous un soleil et quarante degrés!» Furent les mots présents dans mon esprit.
«Parce que je ne peux pas me forcer à t'aimer, je ne peux que faire semblant, tu préfères vivre heureuse avec un homme malheureux dans ses sentiments ou vivre aux côtés de celui-ci, le voyant heureux comme toi ? » Répliquai-je un peu méchamment.
Oups, j'en ai trop dit, je ne peux plus reculer, je suis désolé mais il faut que ça sorte, ça fait trop longtemps que ça reste en moi. Mon esprit et mon cœur étaient pour une fois en harmonie quand mes paroles sortaient. Une part de moi restait en réflexion par rapport à mon coup de chaleur.
«Attends, tu veux dire que tout ce que tu as fait, c'était pour du beurre, même ce brac... » Essaya-t-elle de me convaincre
«A cause de mon cadeau d'octobre, on ne s'est même pas vu et tu me l'as quand même offert alors que j'ai dit non, c'est juste un cadeau contre un cadeau ! » Dis-je sèchement
Ça devenait long et en plus elle n'avait pas l'air de vouloir comprendre, la prochaine fois je partirai sans rien dire, enfin si elle continuait en tout cas.
«Non, je ne peux pas le croire, qu'est-ce que je vais devenir sans toi, ... » Se lamentait-elle
« Le bonheur de certains fait le malheur des autres, l'amour est égoïste » Répondis-je
Je me dégageai de son étreinte, je sortis un mouchoir et j'essuyais les quelques larmes encore présentes sur son visage. Puis je me décalai pour reprendre ma route. Mon coup de chaud était passé et j'étais vraiment en sueur, je frottai mon front avec un de mes mouchoir que je jetai dans la poubelle directement après. Remettant les mains dans les poches, il fait quand même froid en janvier. « A demain » Lançai-je en faisant un signe de main. Continuant mon trajet vers mon chez moi, je l'entendis sangloter et essayer de me retenir mais elle lâcha prise et me laissa partir.
« Je suis désolé que ça soit si dur, c'est difficile pour moi aussi, j'espère qu'on sera comme avant et je ne pouvais pas non plus te laisser dans le doute suite aux messages d'hier et je ne voulais pas paraitre lâche en me cachant derrière un écran. Je voulais te parler ce matin mais tu n'es pas venue donc tout s'est fait maintenant. A demain ! " Terminai-je en avançant
«A demain» Entendis-je
Une multitude de sentiments arrivait en moi, de la colère au soulagement mais un autre arriva en force, chassant tous les autres : la faim. Je me dépêchai de rentrer à la maison, la porte à peine ouverte, une délicieuse odeur arriva jusqu'à mes narines et je fonçai dans la cuisine.
« MANGEEEEEER » Criai-je
Puis, en arrivant, une poêle vint dire bonjour à mon crâne qui, à son tour, alla faire un bisou au sol. «J'aurai eu ma dose pour dix ans aujourd'hui!»
« Ce n'est pas prêt, dans cinq minutes » Déclara Gajil
«Bonjour avant tout mais J'ai faim» Répondis-je en levant la tête
« Cinq minutes » Répéta-t-il en montrant sa main, les cinq doigts tendus.
« Yo, Natsu ! » entendis-je venant de la salle à manger entre deux rigolades.
« Salut Wendy » Répondis-je, me relevant et m'asseyant à ma place et attendant le repas avec impatience.
« Tu as tout vu je parie ? » Demandai-je en soupirant
« OUIIIII ! » Eclata-t-elle de rire.
« C'était si drôle que ça ? » Dis-je en frottant les endroits de ma tête ayant été blessé tout en continuant de soupirer.
Le repas se passa comme d'habitude, dans la joie et la bonne humeur et l'entente fraternelle, il fallait bien ça pour oublier cette horrible matinée, selon le point de vue, évidemment. Suite à ce bon repas, tout le monde partit dans ses occupations : les devoir pour Wendy, L'ordinateur pour Gajil et ma chambre pour moi. Je m'installai à mon bureau et je sortis mes cours à revoir ou à travailler pour certains. Les maths, les kanjis, l'anglais, la musique... plein de cours intéressant. Une quarantaine de minutes passèrent et je sursautai lorsque mon gsm commença à vibrer dans ma poche. Je le sortis en redoutant le prénom qui serait écrit : Opérateur mobile. Une frayeur pour rien, mais une fois le message ouvert et refermé aussitôt, il se remit à vibrer et cette fois, c'était «maman».
« Allo, Mon chéri ? » Demanda-t-elle
«Oui » Répondis-je simplement
« Comment tu vas ? Pas trop perdu ? Comment vont Gajil et Wendy ? Tu travailles pour l'école ? Et Gajil ? Et Wendy ? Et ... » Commença-t-elle
«STOP, une question à la fois et de toute façon, je sais que ce n'est pas pour prendre de nos nouvelles que tu téléphone ! » Coupai-je
« ...»
Pas étonnant que je n'ai pas de réponse et j'entendis un soupir.
« Donc que se passe-t-il ? » Posai-je « Cette fois-ci ! » Pensai-je
«Eh bien, je ne rentrerai pas avant vendredi soir, et pour ton père, il a été demandé à l'étranger pour une mission d'archéologie, en revanche il ne m'a pas dit quand il rentrerait. » Répondit-elle
« Dans trois ans... » Lançai-je dans un soupir inaudible «Donc, tu ne rentres pas ce soir et je dois m'occuper de deux monstres pendant trois jours entiers sans soutien financier ? » dis-je
« Non, vous avez assez de nourriture pour la semaine... »
« Seulement si je ne suis pas là »
« Ton frère et ta sœur sont assez grand pour se gérer eux-mêmes... »
«Dans tes rêves, ça, ce n'est pas si facile »
« Deux jours et demi, ce n'est pas si long.… »
« Quand tu t'occupes oui, mais sinon, non »
« Enfin, je compte sur toi, à vendredi, mon lapin ! » Termina-t-elle en riant « Bisous»
«Je ne suis pas un lap... » Commençai-je mais elle avait raccroché «…pin.»
Je soupirai et je repris mon travail pour mon monde scolaire. Après une demi-heure de travail intensif, je travaillais vite, je descendis pour virer l'autre glandeur professionnel à tête de métal de ma place personnalisée devant l'ordinateur. Gajil alla travailler en ronchonnant mais il se mit au travail quand même, quant à moi, je lançai un jeu pour me détendre. En attendant la recherche de partie, je regardai les nouveautés sur le net : politique, sciences, recherches, santé, jeux-vidéos... Soudain, je reçus une notification, la même personne qu'hier lança la conversation me demandant si je comptais jouer longtemps. Je répondis que oui et qu'il fallait que je me change les idées. Je fus invité dans une partie et je jouai tout le reste de l'après-midi, en m'amusant et rigolant, enfin je ne savais pas pour les autres mais moi j'ai bien ris. Après ces quelques parties, "Sunie" arrêta et me dit au revoir. De ce que j'avais compris, son papa rentait bientôt et elle devait aller l'accueillir. Mais sa dernière phrase me choqua : « On s'est peut-être déjà vu mais tu ne dois pas t'en rappeler pour le moment, mais je sais une chose, on se reverra très vite ! See ya Natsu ;) »
D'abord, qui était-elle, comment connait-elle mon prénom, que voulait-elle dire par très vite ? Trop de questions se percutèrent les unes dans les autres à l'intérieur de ma tête ce qui eut pour effet de me donner une bonne grosse migraine bien lourde à porter. Mais celle-ci s'en alla très vite lorsque mon ventre cria famine. Je regardai l'heure et lus : 19h54. Je ne sais pas combien de temps j'étais rester assis à jouer mais je me devais de faire à manger, enfin de préparer ce que je trouvais dans le frigo. Je fis quelques flexions en me levant afin de réveiller mes jambes et je partis chercher Gajil et Wendy. Je les trouvai devant la télé à moitié endormi et affalés dans les fauteuils du salon. Une vilaine idée me vint à l'esprit, je retournai à la cuisine, je pris une casserole et une cuillère, je revins au salon, je mis des oreillettes anti-bruit trouvées dans le bureau et je commençai à frapper la cuillère sur ladite casserole. Ils firent tous les deux un énorme bond et se levèrent des éclairs sortant des yeux.
