Jouons à un jeu, pouvez-vous, chers lecteurs/lectrices : essayez d'établir la personne que je suis/j'étais? :3

Avec tout mon respect pour Hiro Mashima et ses magnifique créations.

C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui pour reprendre un slogan d'une personne que j'ai admiré dans mon enfance. I'm a nobody and i can be anybody.

Cher lecteur/lectrice, sache que le monde est un endroit meilleur avec toi dedans! Tu es suffisant/e comme tu es! Avec tout mon amour, l'auteur :)

Chapter 7.

«Si vous voulez manger, il faudrait peut-être que vous vous bougiez les fesses tous les deux, vous ne pensez pas ? » Dis-je en abaissant mes bras.

« Tu es un champion pour les réveils bizarres toi ! » Répondit Wendy

« En plus il est, à chaque fois, obligé de nous détruire les oreilles ! » Ralla Gajil en secouant son oreille

« Mais je retourne dormir » Continua Wendy en se recouchant dans le canapé s'endormant tout de suite.

« Incorrigible » Pensais-je en me plaquant une main sur le visage « Tu t'occupes du repas: des crêpes et je m'occupe du reste, y compris de notre chère marmotte. » Lançai-je

« Compris grand chef » Répondit-il en faisant le salut militaire et en se retenant de ne pas exploser de rire.

Il partit ensuite vers la cuisine afin de préparer le repas tandis que j'essayai de réveiller le paresseux féminin. Je m'assis donc à côté d'elle et je lui soufflai :

«Tu viens manger ? »

« Mmmmmh ... J'arrive » Dit-elle en baillant et s'étirant.

J'arrivais dans la cuisine pour sentir une odeur de pancakes/crêpes cuisant dans les poêles adéquates. Je mis la table et préparai tous les condiments que l'on pouvait mettre dessus : sucre, cassonade blonde/brune, choco, confiture, ... Wendy arriva par la suite et lorsqu'elle sentit comme cette bonne odeur, elle se précipita à sa place, elle prit ses couverts et commença à frapper la table avec.

« Manger, manger, manger, mang... » Continuait-elle

J'explosai de rire, d'abord l'autre qui jouait au petit soldat et puis elle qui m'imitait, en plus elle le faisait bien.

« Capitaine, Je pense que nous avons un problème ! » Lança Gajil derrière moi

« Que se passe-t-il, Sergent » Répondis-je

« Notre intendante a perdu l'esprit, il faut la résonner ! »

« Occupez la pendant j'utilise l'arme fatale » Dis-je en prenant une crêpe cuite.

Je la lançai dans son assiette et attendis sa réaction. Elle ne fit rien, elle nous regardait avec des grands yeux en se retenant de rire. Puis elle regarda sa crêpe et elle commença à manger sans dire un mot. Je regardai Gajil qui fit de même.

« Opération réussie Capitaine » Déclara-t-il

« Parfaitement Sergent retour au poste jusqu'à nouvel ordre ! » Répondis-je

Je m'installai à ma place et je commençai à manger et à savourer ce délicieux repas. Celui-ci se déroula sans problème, dans la joie et la bonne humeur, comme la plupart des repas chez nous, les discussions tournaient autour des cours et des amis, chacun racontant quelques anecdotes de ses journées passées. Puis une question arriva :

« Tu jouais avec qui ? Parce que tu avais l'air de bien t'amuser » Demanda Gajil

« Je ne sais pas trop, une personne rencontrée sur le jeu qui m'a proposé de venir, donc j'ai accepté et je me suis bien éclaté, que des victoires: quatre parties, quatre victoires, c'est bon pour les stats ça » Répondis-je en tirant la langue et en levant le poing.

« Tu ne savais donc pas qui c'était ? » Questionna-t-il avec plus d'insistance

« Ben, non pourquoi je devrais ? » Déclarai-je

« Qui te dit que ce n'est pas Roger, 40 ans, à la recherche de petits enfants, hein ? » Rajouta Wendy

« Ça m'étonnerait, vu son pseudonyme et sa façon d'écrire, j'aurais plutôt dit une fille de bonne famille ! » Répliquai-je pensif

« Même, il ou elle peut être un prédateur » Continuèrent-ils, me réprimandant pour mon manque de sécurité.

« Par contre, cela m'étonnerait que ce soit le cas, les adultes ne jouent pas à des jeux comme celui-là, c'est trop technique » Terminai-je par dire

« Bref, nous n'aurons jamais le dernier mot avec toi quand il s'agit de jeux vidéo » Soupirèrent-ils en cœur.

« Mais ton imbécilité remarquable me surprendra toujours » Ajouta Wendy.

« Avoue-le, sans cette débilité, je te manquerais » Répliquai-je aussitôt a l'attention de ma petite sœur.

«Il n'a pas tort, là tu sais» enchaina Gajil

« Pourquoi n'y a-t-il pas une autre fille ici ? » Se plaignait-elle

Un fou rire éclata suite à cette discussion et la suite du repas se termina dans la joie et la bonne humeur jusqu'à ce que Gajil et moi commençâmes à nous chamailler pour une broutille. Wendy tenta, tant bien que mal, de nous séparer mais rien n'y fit, mais il n'y eut pas de blessé. C'est à ce moment-là que Wendy, qui l'avait remarqué mais n'avait rien dit, me posa une question :

« Pourquoi t'as des bandages sur ton bras et des pansements sur la tempe gauche ? »

« Heu... C'est que... je suis tombé comme un chamois unijambiste glissant sur un lac gelé. » Répondis-je en me grattant la tête.

« Donc je peux regarder pour vérifier si rien ne s'est aggravé ? » Demanda-t-elle

« Euh ... Bien sûr, tu peux » Répondis-je les sueurs froides coulant dans mon dos.

« Très bien, enlève ton haut et tends-moi ton bras. » Ordonna-t-elle

« Oui m'dam »

J'enlevai donc mon tee-shirt et je lui tendis mon bras afin qu'elle soit sûre que tout allait bien à un détail près, je n'avais pas des bandages que sur mon bras, mais aussi sur le haut du torse et les abdos. Je sentis de l'étonnement mais surtout de la colère venant d'en face de moi, elle bouillonnait littéralement. Mais elle ne dit rien et se contenta de continuer son examen. Plus elle enlevait les bandes blanches, plus elle passait de la colère à l'étonnement, moi je ne faisais que regarder ailleurs, maudissant Grey et lui jurant que la prochaine fois, il ne s'en tirerait pas comme ça.

« Ben en fait, t'as mis tous ces trucs pour me faire une blague ? » Finit-elle par demander

« Ben non pourquoi ? Même si tu viens de me faire penser à truc intéressant! » répondis-je avec un sourire en coin.

« Parce que t'as rien, même pas une égratignure !? » Ajouta Gajil

« Ah bon» continuai-je en observant mon bras « En effet ! »

Cela me surpris aussi, lorsque j'étais à l'infirmerie, j'avais vu des compresses rouge sang et quelques bandes de la même couleur.

« je n'y suis pas aller de main morte pourtant ? J'étais sûr d'avoir au moins des bleus ou des coups mais là c'est plus que de la surhumanité ! »

« Pourtant, vu la quantité, tu aurais dû avoir quelques traces infimes soient-elles ! »

« Ouf, j'ai vraiment cru que j'allais y repasser ! » Pensais-je un peu trop fort vu la tête des deux autres

« Comment ça 'y repasser' ? » Insista Wendy

« Ne dit rien, moi je sais » Se vanta Gajil « Une fille avec des cheveux rouges ou alors un mec froid comme un mur » Compléta-t-il.

« Bref, ni l'un ni l'autre » Conclus-je « juste devoir rester sans rien faire, ça m'ennuie ! »

Wendy pris tous les bandages et s'éloigna afin de les ranger à leur place: dans la poubelle. Ensuite elle alla vers la salle de bain et lança un « Je vous laisse nettoyer la table et la cuisine » avant de disparaitre au premier étage. Je commençai donc à remettre la cuisine en état, car lorsque nous mangions, une fois terminé, on savait qui était passé. Je demandai à Gajil de s'occuper de la vaisselle et moi, je m'occupai de lui apporter ce qui était sale. Bien sûr, il ne voulut pas et forcément, nous nous disputâmes afin de décider qui serait l'heureux élu de la vaisselle. Mais nous fûmes vite stoppés par une forte aura émanant du plafond avec la voix qui va avec « Je vous avais dit de le faire sans dispute ! »

« Euh... désolé de vous décevoir maitresse Wendy mais vos mots furent : ... » Commençai-je

« Je cite, «Je vous laisse nettoyer la table et la cuisine », il n'était, donc, pas question de dispute dans vos propos» Termina Gajil

« Très bien, je chargerai une amie commune de votre punition, Natsu tu la connais bien, même très bien il me semble »

Me rappelant de qui il s'agissait, je me remis vite à la tâche qui m'avait été confiée sans rouspéter me remémorant des souvenirs douloureux mais assez amusant, comme cette fois-là…

Pendant les vacances d'été

Nous étions allés à la piscine, car le temps était propice aux baignades. Nous étions le groupe de classe habituel : Erza, Grey, Kia, Alya, Mira, Gajil, Wendy, Roméo et moi. C'était juste une après-midi entre potes pour simplement bavarder et se raconter des anecdotes sur la vie de chacun. A savoir que personne ne sortait avec personne, vraiment un groupe d'amis indissociable. Bref, Grey et moi comme à notre heureuse mais débile habitude, nous nous lançâmes chacun à notre tour des défis stupides : les plongeons, l'apnée, les longueurs, la vitesse, ... Mais lors de celui des sauts artistiques de niveau olympique, comme à notre habitude aussi, nous nous disputâmes pour décider qui y allait le premier. Forcément cela se passa mal et nous sautâmes tous les deux en même temps dans la piscine en criant « Je serai le premier de ce concours!» La suite j'avais du mal à me rappeler ce qu'il s'était passé correctement mais il me semblait que notre saut avait éclaboussé toutes les personnes autour du bassin, y compris les affaires personnelles de tous. Parmi celles-ci se trouvait la réserve de fraisier de notre cher et tendre Erza qui profitait de ceux-ci en compagnie des autres filles. Lors de la chute d'eau, ceux-ci ressemblaient plus à de la bouillie qu'à des gâteaux. Erza leva donc ces yeux vers nous et à leurs places se trouvaient deux flammes accompagnées d'éclairs.

« Ça suffit maintenant, vous m'achèterez des gâteaux pour le mois à venir et celui d'après aussi en fait ! C'est clair ? » Cria Erza terminant notre séance de torture.

Ce furent les dernières paroles que j'entendis avant de sombrer dans les abîmes du subconscient. La suite est vraiment très, très, très vague, mais Erza s'était dirigée vers nous et je pense que nous sommes restés allongés le reste de l'après-midi jusqu'au retour à domicile. Rien qu'en y repensant, mes côtes et ma tête me font mal en plus des muscles de mes épaules ainsi que mes membres inférieurs.

Dans la cuisine

Wendy finit par retourner là où elle était c'est dire la salle de bain, quant à Gajil, il terminait aussi vite que ses capacités lui permettaient sa charge de travail imposée. Mais me remémorer ce souvenir provoqua chez moi une petite douleur et ma main se dirigea automatiquement vers mon abdomen, elle nous avait quand même infligé deux côtes fêlées et une épaule déboitée.

« Je termine la table et les plans de travails, toi tu fais le reste ! » Me sortit Gajil de ma rêverie.

« Okay tête de métal, on fait comme ça ! » Taquinai-je en prenant ce qui trainait sur les taques de cuisson pour le remettre à sa place.

Nous continuâmes pendant un petit moment, puis Gajil sortit pour rejoindre son espace personnel, sa chambre. Sa mission étant bien plus courte que la mienne, c'était normal qu'il ait terminé avant moi. Profitant du calme régnant, je décidai d'accompagner ma lourde charge avec de la musique. Je choisis une playlist, faite rapidement il y a quelque temps et je continuai mon devoir de nettoyeur. Trois quarts d'heure plus, tard je terminai de ranger les produits à leurs places et je regardai l'heure : 20h34. « Si tard » Pensai-je. Enfin selon les personnes ce n'est pas vraiment tard mais je voulais signifier que le temps passait vite. Je me dirigeai ensuite vers la salle de bain, observant au passage Gajil étalé devant la tv avec une feuille qui semble être un devoir sur les genoux et Wendy qui lisait tranquillement dans sa chambre accompagnée par une musique douce et relaxante. Je signalai que je me trouvais dans la salle d'eau et je pris une douche courte mais rafraichissante. Lorsque je sortis, Wendy étais aussi à l'intérieur et elle semblait attendre quelque chose.

« Passe-moi mon essuie tant que tu es là, s'il-te-plaît ! » Demandai-je

« D'accord » Répondit-elle simplement.

Je me mis dos à elle et commençai mon rinçage. Lorsque j'attachai la serviette autour de ma taille, elle me prit le bras droit pour observer la main qui était au bout.

« Tu as mal quand je fais ça » Demanda-t-elle subitement en poussant avec sa main pour que mes doigts se referment sur eux-mêmes.

« Non, rien du tout, même pas un petit picotement » Répliquai-je en enfilant mes vêtements de nuit et l'interrogeant du regard.

« Et ben tu devrais, le carrelage, il a eu mal lui » Dit-elle en basculant sa tête vers le carrelage en question.

« Ah bon » M'étonnai-je

Je dirigeai mon regard vers l'intérieur de la douche et observai la partie sur laquelle je m'étais défoulé. Un carrelage était particulièrement abimé mais ceux qui se situaient autour aussi, certains étaient fissurés et d'autres perdaient des morceaux. Pris d'un remord, je m'excusai et je me retournai vers Wendy, l'étonnement était lisible sur mon visage.

« Je ne sens vraiment rien, de plus, ma main est normale, pas de gonflement ni rien d'autre ! » M'expliquai-je en testant des mouvements de ma main droite.

« Raison de plus pour s'inquiéter, je ne pense pas que tu sois vraiment un surhomme mais bon, ça reste impressionnant. » Déclara-t-elle " Avec la force du coup, tu aurais dû, au moins, avoir quelques doigts cassés voir ta main entière ! "

« A croire que je ne suis vraiment pas normal » Conclus-je « Je peux terminer ma toilette ? » Continuai-je en fixant le lavabo.

Wendy ne répondit pas, elle sourit juste et puis elle sortit en lançant un « bonne nuit » à mon égard pour finir par rentrer dans sa chambre. Je pris ma brosse à dent et je commençai mon nettoyage dentaire. Pendant cela, je me retournai vers la douche pour ensuite y pénétrer et placer ma main libre sur les dégâts causés. Lorsque cette main rentra en contact avec le mur, une forte chaleur se fit sentir autour de moi et ma tête tournait et me faisait horriblement mal. Je retirai ma main du mur pour tenir ma tête mais dès que le "lien" se rompit, je ne ressentais plus rien. Etant encore un peu sous le choc, je m'interrogeais sur la nature de ce qu'il venait de se passer. « Pas de doutes, je ne suis vraiment plus normal. » Je finis mon brossage de dents et je me rendis dans ma chambre, mon regard se tourna vers mon réveil afin de prendre connaissance de l'heure actuelle : même pas encore 21h. La nuit promettait d'être longue. Je descendis afin de me servir un verre d'eau car la chaleur ressentie plus tôt m'avait assoiffé. Je signalai à mon frère en passant que j'allais dans ma chambre et qu'il ne me verrait pas avant demain matin. Une fois de retour dans celle-ci, je me couchai en espérant trouver un sommeil profond et réparateur de suite mais rien n'y fit. Trop préoccupé par ce qu'il venait de se passer, je ne parvenais pas à calmer mon esprit plein de question sans réponses. Je pris ensuite mon PC pour trainer sur le net et visionner des vidéos. J'espérais que cela me fatiguerait rapidement car je devais vraiment dormir mais malgré cette conviction, je ne pus me sentir fatigué. Trop de questions tournaient dans ma tête : Qui se cachait derrière ce pseudo qui avait l'air de me connaître ? Quel était cette sensation de chaleur ? Pourquoi je ne présentais plus aucun signe de blessure ? Lorsque, par malheur, mes yeux se posèrent sur l'heure affichée, mon cerveau eut un déclic et je ressentis enfin la fatigue tant attendue. Je fermai vite fait, bien fait mon ordinateur et je me glissai sous la couette pour prendre un peu de repos même si je savais que ça ne serait pas le cas. Je fus quand même surpris car je m'endormis une fois mes yeux clos.

Mais cela fut de courte durée, je me réveillai en sursaut et en sueur, essoufflé et effrayé, les images floue mais brève passèrent encore quelques instants dans mon esprit avant de finalement totalement disparaitre. Me remémorant celles-ci, mon cœur s'emballa, ce n'était vraiment pas agréable : du feu, des débris, du sang, des larmes, un emblème, de la chaleur, du froid, en un mot : la destruction. Réalisant peu à peu, je regardai mes mains, tremblantes mais je les serrai dès que je pris vraiment conscience de la situation. Mais toutes ces images, cela semblait si réel, comme si je m'étais vraiment présenté sur cette terre désolée. La sueur coulant le long de ma colonne vertébrale me le confirmant, j'avais des bouffées de chaleur et je devais boire à tout prix, je me levai pour saisir la bouteille d'eau que je prends en cours afin de la vider en quelques gorgées. Sentant le liquide envahir mon organisme, me réhydratant par la même occasion, je retournai sur mon lit, la tête enfouie dans mon oreiller, essayant de comprendre à quoi faisaient allusion toutes ses images de carnages. J'attendis, ensuite que mon réveil se déclenche, ce qui n'arriva que cinquante minutes après, ayant pour but de me remplir l'estomac de quelque chose, quel que soit celle-ci. Je me relevai pour descendre, réveillant au passage les deux marmottes qui ronchonnèrent à cause de ce réveil, trop brusque à leurs goûts. Arrivant à la cuisine, je mis la table et je commençai à manger, n'attendant pas les deux retardataires car j'étais affamé.