Petit mot de l'autrice : en avril c'est le retour du Crackvril créé par le merveilleux cerveau de Leia ! Bon. C'est une énorme connerie (mon texte pas le crack), rempli de références à des textes antérieurs mais si ça vous rebute pas d'oublier toute logique, bah venez ! Ah et oui sinon c'est pas drôle j'écris au jour le jour donc ceux qui savent savent.

PS : merci de pas décrier Regina (genre "ouais dans ta gueule Regina le karma" ou je sais pas quoi parce que j'ai du mal à écrire en ce moment donc bon un peu de positivité serait cool)


Texte 1 : Et c'est reparti


Dans d'autres circonstances, Mary-Margaret aurait presque pu avoir pitié de Regina. La mine désespérée qu'affichait la maire lui montrait en effet que celle-ci était sincèrement en proie à une souffrance toute aussi profonde que sincère. L'empathie naturelle qu'avait Mary-Margaret la poussait donc à la plaindre. Néanmoins, on parlait de Regina. La femme qui l'avait empoisonnée, maudite, torturée. Avec le temps, elle l'avait pardonnée, et en était même venue à l'apprécier. Mais cela ne voulait pas dire qu'elle ne pouvait pas apprécier de temps en temps de voir son ancienne ennemie en détresse, surtout quand la détresse était causée par quelque chose d'à la fois aussi inoffensif que ridicule qu'un vieil homme débitant des inepties.

- Et donc là, je me suis dit, Colm, mais qui sonne à cette heure-ci de la nuit ? Cela ne peut pas être monsieur Colman, il est parti en vacances à Londres, quelle idée. Je me suis dit que cela ne pouvait pas être non plus être ma sœur. Mais après, je me suis dit, mais Colm, comment peux-tu être sûr que ce n'est pas Shirley ? Peut-être que si. La vie est parfois imprévisible. Dans le doute, je me suis levé, j'ai enfilé mes pantoufles, celles en velours rouge, pas celles qui sont vertes car Madame McClay m'a dit qu'ils me grossissaient un peu les pieds, je ne suis pas d'accord voyez-vous, mais j'ai quand même prit les pantoufles rouges, et j'ai...

Oui, Mary-Margaret était un presque gênée de l'admettre, mais voir Regina devoir affronter ce monologue atroce était tout simplement réjouissant. Elle laissa donc passer deux longues minutes pour profiter de la situation avant de se tourner vers Regina.

- Et donc, qu'est-ce qu'il veut ? chuchota-t-elle.

- Je n'en ai pas la moindre idée... répondit Regina sur le même ton. Mais si il ne déballe pas tout dans une minute je le trucide.

- Je ne crois pas que cela soit comme ça que tu vaincras ta malédiction.

- Ma malédiction ? Releva Regina en oubliant le chuchotement. Ma malédiction ? Je te rappelle que c'est ta fille qui a foiré son sort !

- Tu m'en vois vraiment désolée, répondit la fille en question avec un grand sourire.

Emma n'était absolument pas désolée, tout le monde pouvait s'en rendre compte. Enfin, tout le monde, sauf Colm, qui continuait de parler.

- … la marche de l'escalier grince depuis douze ans, c'était cette année là où l'équipe de la ville a gagné pour la dernière fois et...

Décrétant qu'aucune urgence ne ressortait de ce monologue, Mary-Margaret reporta son attention sur Regina qui bouillonnait.

- Oui tu pourrais être désolée, maintenant je suis victime du pouvoir de l'amitié !

- Le pouvoir de l'amitié est très puissant, commenta Mary-Margaret.

- Oui, renchérit un ourson rose.

Il fallut deux secondes à Mary-Margaret pour comprendre que cette apparition n'était pas normale. Apparemment, elle n'était pas la seule à en être étonnée, puisque Emma comme Regina sursautèrent.

- Putain mais c'est quoi ce bordel ? S'écria Emma.

- Pas quoi, qui. Je suis un bisounours, répondit l'ours rose. Je suis ici pour surveiller Madame Regina.

- J'aime cette bestiole, dit Emma sur un tout autre ton.

- Je ne suis pas une bestiole, je suis un bisounours. Madame Emma a envoyé un sort raté sur Madame Regina. Maintenant, celle-ci ne peut utiliser sa magie qu'en utilisant le pouvoir de l'amitié. Si elle veut lever cette malédiction, Madame Regina doit venir en aide aux personnages d'autres fandoms.

- … mais les citrons ne sont pas forcément bons, n'est-ce pas ? Alors je me suis dit, Colm, méfie toi, n'ouvre pas la porte sans prendre de précautions, il te faut une arme. Mais je n'ai pas d'arme. Juste une lourde lampe à l'étage. Je suis donc remonté. La marche a de nouveau grincé et...

- Je tiens d'ailleurs à souligner qu'en tant que Bisounours, je ne considère absolument pas le pouvoir de l'amitié comme une malédiction, mais plutôt comme une bénédiction. Ceci étant dit, je respecte la volonté de Madame Regina de vouloir retrouver ses capacités habituelles. Selon les règles établies, cela sera donc fait quand suffisamment de personnages auront été aidé. En attendant, je serai là pour vous surveiller.

La tête que fit Regina à cette dernière phrase valait son pesant d'or.

Oui, Mary-Margaret appréciait ce moment.

- Génial... finit par articuler la sorcière.

- Je sais ! répondit avec enthousiasme le Bisounours. En plus, nous avons une surprise pour vous !

Le Bisounours claqua des doigts. Un nuage de paillettes violettes apparu alors. Lorsqu'il fut dissipé, un garçon se tenait là.

- Pitié dites moi que je rêve... grogna celui-ci.

- Je vous présente Kaz Brekker, dit joyeusement le Bisounours. Kaz Brekker a eu la chance d'être choisi pour la toute première édition du Crackvril. Il a donc de l'expérience.

- Primo, je n'ai pas d'expérience, cette satanée Almayen a écrit deux pauvres chapitres avant d'abandonner le recueil. Deuxio...

- … la bouteille de lait s'est fracassée sur le sol et BAM !

Tous sursautèrent. À en voir le regard étonné de tout le monde, Mary-Margaret n'était pas la seule à avoir oublié Colm. Celui-ci ne semblait néanmoins pas vraiment réaliser qu'il avait perdu l'attention de son auditoire et qu'il venait seulement de la récupérer car il poursuivit du même ton :

- ... tant de gaspillage. Je me suis dit, Doug, ta retraite n'est pas si énorme, peux-tu te permettre de gaspiller un si bon lait ? La réponse est non. J'ai entrepris de récupérer ce que je pouvais, mais la lampe me gênait. J'ai posé la lampe et...

- Et c'est qui lui ? Grogna le dit Kaz en pointant du doigt Colm.

- Aucune idée, répondit Emma. On sait juste qu'il a surgit ici d'un coup pour demander de l'aide à Regina. On s'est dit qu'il faisait parti des gens à aider pour qu'elle puisse lever sa malédiction. Mais on en sait pas vraiment plus.

- Il s'agit de Colm, répondit le Bisounours.

- Oui on avait comprit son prénom à la façon dont il n'a pas de cesse de le répéter encore et encore, ironisa Regina. C'est le reste que j'aimerai connaître. Genre, de quel fandom il vient, pourquoi, ce genre de choses.

- Il vient de Derry Girls.

- Connaît pas.

- Vous avez moins de chance que moi, commenta Kaz. Moi au moins mes premiers personnages étaient de Kaamelott. C'est un fandom plus connu.

- Super, cela me réconforte de le savoir...

- … et là, j'ai ouvert la porte, et Toad est apparu.

- Toad ? Demanda Mary-Margaret en fronçant les sourcils.

- Oui, lui.

Mary-Margaret faillit le féliciter de réussir à faire une phrase une courte, mais s'interrompit en voyant un mini bonhomme avec un énorme chapeau champignon sur la chaise à côté de la sienne.

- Mais... depuis quand il est là ?

Bien évidemment, sa question demeura sans réponse.

- La princesse Peach a été enlevée ! Vous devez la retrouver ! C'est impératif !

- Et c'est là que je me suis dit, Doug, tu ne peux pas sauver une princesse, tes genoux sont beaucoup trop abîmés, rappelles toi quand tu as voulu soulever le carton de Noël ? Tu dois donc aller voir quelqu'un de plus susceptible de l'aider. Alors je suis venu.

Plusieurs minutes furent nécessaires pour que tous comprennent que Colm avait enfin fini de parler.

- Donc, vous avez votre première mission Madame Regina ! Vous devez retrouver la princesse Peach ! Mais soyez rassurée, vous ne partirez pas seule. Colm, Toad, ainsi que moi-même vous accompagnerez.

Il se produisit alors une chose extraordinaire : Regina se tourna vers elle, une lueur terrorisée dans les yeux.

- Pitié. Ne me laisse pas seule avec ces... monstres.

Si elle avait été mauvaise, Mary-Margaret l'aurait abandonnée à son sort. Mais Mary-Margaret n'était pas mauvaise.

- C'est d'accord. Je viendrai avec toi.

- Je n'ai aucune envie de vous accompagner et de revivre ce bordel, dit Kaz, mais on ne me laisse pas vraiment le choix. Donc je viens.

- Moi aussi, déclara Emma. J'ai envie de voir le chaos que ça va être.

Et sur ces bonnes paroles, l'aventure put commencer.