J'utilise des extraits de la série Anita Blake, ici Le Cirque des Damnés.
L'histoire est un crossovers et passe au Rating M pour les scènes, pour ceux qui connaissent Anita Blake, vous avez du sang et du sexe, et oui cela peut être assez gore, très descriptif...
- Pour le Fourchelangue : §fourchelangue§
Si des mots sont en en italique dans les dialogues, c'est une autre langue, par exemple du français avec Jean Claude.
"ceci sont des pensées" parfois j'écrirais les pensées d'Hadrian, quelques rares fois des autres.
Chapitre 04 Un Nouveau Joueur
Jean Claude était assis dans son bureau, pensant aux dernières informations qu'on lui avait donné. Il y avait un nouvel arrivant en ville, et c'était intriguant car ce n'était pas un simple humain... Non il y avait bien plus...
Tout d'abord il y avait eu le grand domaine se trouvant près du Cirque, oublié par beaucoup, et laissé pratiquement à l'abandon. Il avait tenté de l'acheter à quelques reprises depuis une vingtaine d'année, mais à chaque fois on lui disait que le propriétaire refusait de s'en séparer. Il avait aimé l'espace ainsi que de pouvoir avoir un lieu de repos séparé de celui de Nikolaos. Avec sa mort, il devait avoué qu'il avait mis l'idée de côté alors il fut surprit de découvrir que l'entreprise de Rafaël devait rénover le domaine, signe que quelqu'un allait venir y vivre d'ici peu. Après cela il y avait l'étrange commande de plusieurs tonnes d'obsidienne... Qui avait besoin d'autant de pierres, avec la particularité qu'elle soit entièrement naturelle... Cela augmentait grandement le prix qui était déjà astronomique.
Finalement, il avait découvert qui était le propriétaire... ou plutôt LA propriétaire... D'après Rafaël c'était une jeune femme qui avait emménagé, mais elle n'était pas humaine, c'était une Surnaturelle. Elle s'était transformée en panthère noir, mais... d'après le Roi des rats, elle ne sentait pas comme les autres métamorphes félins qu'il avait rencontré, et même son changement avait été différent. Elle était passée de la bête à l'humain pendant un saut, elle n'y avait eu ni fatigue, ni nudité, ni glu ... C'était étrange...
Il devait avoué qu'il était curieux, il s'était rendu au domaine une nuit pour voir ce qu'il en était. Un immense portail l'avait accueillit : du fer forgé avec un symbole qu'il ne connaissait pas, de la pierre noir qu'il reconnaissait comme de l'obsidienne et des touches d'argent. Il avait vu un panneau qui avait un texte très clair et concis :
Cette propriété est protégée par magie.
Entrez avec des intentions néfastes à vos risques et périls.
Mais ce n'était pas le seul. Il avait fait le tour de la propriété, il y avait plusieurs panneaux du même type, ainsi que quelques autres :
Protection Magique Active ! Danger pour les personnes non-autorisées !
Il était clair que le propriétaire avait tout mis de son côté pour être du bon côté de la loi, et avec les panneaux aussi visibles un voleur pouvait mourir et il n'y aurait rien à craindre. Il était quelque peu curieux par l'accent mit sur le mot néfaste, cela montrait qu'il était possible d'entrer sans risque si vous ne vouliez aucun mal. Il n'avait pas tenté sa chance pour le moment, préférant regarder de loin. Il avait laissé quelques vampires observer la nuit, et des loups la journée, ainsi que quelques rats. Mais ils n'avaient pas vu grand chose.
Il était temps pour elle de voir Saint Louis, et peut-être même de retrouver son parrain... Elle sentait qu'il était proche, mais en même temps elle savait qu'il n'était pas encore tout à fait temps... Mais bientôt...
Alors qu'elle se préparait à sortir, elle ressentit une secousse de magie de la mort, une sorte d'appel puissant. Elle releva la tête et sentit qu'il était nécessaire d'aller voir ce qui se passait. Même si elle était chez, elle n'était jamais totalement désarmée, en effet, elle portait une arme à feu : un Beretta 92 Fusion, et deux lames : un poignard baïonnette avec une lame de 20 cm et un poignard tactique USMC avec une lame de 18 cm. Le pistolet se trouvait à l'entrée de chez elle, ainsi si elle sortait elle pouvait rapidement l'avoir. Les couteaux, eux, se trouvaient sur elle. Le premier avait une gaine avec un intérieur plus grand, et rendant ainsi l'arme moins grande et plus facile à ranger dans ses bottes. Le second se trouvait dans un étui à son poignet avec ses baguettes.
Elle avait aussi d'autres armes qu'elle utilisait lorsque nécessaire pendant ses chasses, dont un bâton qu'elle avait construit entièrement. Après sa première chasse, elle avait sentit qu'elle avait besoin de quelque chose avec laquelle elle serait à l'aise pour se battre. Elle se débrouillait avec une arme à feu et même un couteau, et il y avait bien sûr sa magie, mais ... Alors elle avait décidé de se créer sa propre arme, pour rire elle avait choisit le mythe de la mort avec sa faux, en tant que Maître de la Mort c'était encore plus approprié, même si cela ne faisait rire qu'elle puisque personne ne pouvait comprendre la blague : c'était un bâton en bois de Sureau et d'If qu'elle avait réussi à lier entre eux, elle avait incrusté des runes en Rhodium pour le rendre incassable, rétractable, lui permettant de passer de sa taille complète d'un mètre cinquante à une quarantaine de centimètres pouvant être rangé dans un étui se trouvant sur sa jambe ou sur son dos, et enfin des runes faisant que les non-magiques n'avaient pas envie de poser des questions dessus. La dernière chose qu'elle avait fait était d'incruster une lame rétractable, en Rhodium et Argent, elle aussi avec des runes la rendant incassable, jamais usée, toujours aiguisée et donc très dangereuse.
Elle possédait aussi une tenue de combat. Pour cela, elle avait modifié une armure que ses elfes de maison avaient créé pour elle au cas où le monde où elle arriverait serait dangereux. Ainsi la tenue était entièrement en cuir de Basilic et soie d'Acromentule pour permettre une meilleure flexibilité, sans oublier plusieurs charmes, elle avait une paire de bottes allant mi-mollet, un pantalon proche du corps avec des renforts au niveau des genoux et des attaches pour des étuis aux cuisses, une paire de mitaine avec des renforts en argents aux jointures, en cas de besoin de se battre à mains nus, un tee-shirt noir près du corps et en supplément deux vestes, la première était de style trench, longue lui allant presque jusqu'aux genoux avec des fentes pour lui permettre de meilleurs mouvements, un col haut pour protéger sa nuque et son coup et enfin des boutons en argents pour la fermer ; la seconde était une veste courte s'arrêtant à la taille avec un col haut, comme la première, des boutons allant du haut en bas, en argent aussi. Dans les deux cas, il n'y avait pas de manches, libérant ses bras, montrant ses tatouages et surtout facilitant sa magie du sang.
Avec la tenue et l'arme, elle avait l'air intimidante mais si en plus elle laissait échapper sa magie, elle donnait l'impression d'une aura sombre l'entourant, en fonction de ce qu'elle voulait, de son humeur, ... elle pouvait leur donner l'impression que la Mort était présente.
Comme elle n'allait que pour faire une reconnaissance, elle enfila sa veste courte, mit son pistolet dans un holster d'épaules, attrapa ses clefs et son casque. Rapidement elle était sur la route, suivant sa magie vers l'endroit où elle pouvait sentir la magie de la mort. Finalement elle était dans un cimetière.
Alors que sa magie se déployait autour d'elle, elle pouvait sentir que les sépultures étaient anciennes, certaines dépassaient facilement les deux siècles. Elle appela le pouvoir de sa cape, se rendant ainsi invisible. Elle s'avança vers la source de la nécromancie. Elle vit un cercle de pouvoir autour d'une tombe, et plusieurs personnes dont deux femmes clairement prisonnières, une troisième pratiquant le vaudou et plusieurs hommes dont un en fauteuil roulant... Alors qu'elle allait avancer elle sentit la magie la tirer vers une autre direction, elle jeta un dernier regard vers le groupe et suivit. Elle arriva devant un bâtiment qui puait la mort... ou plutôt la mauvaise nécromancie.
La Magie de la Mort, la véritable... celle qu'elle pratiquait, avait une odeur de tombe fraichement creusée, de terre et de nuit... C'était une odeur reposante pour elle, mais là... cela sentait la longue mort, la décomposition et le sacrilège, c'était lourd et écœurant. Elle observa le bâtiment, c'était une vieille bâtisse avec une pancarte :
Gardien
Cimetière Burrell
Elle sortit sa baguette et entra dans le bâtiment, gardant une partie de sa magie déployée autour d'elle en cas de besoin. Elle s'engagea dans un couloir sombre, elle faisait attention où elle mettait les pieds tout en avançant. Elle arriva devant une porte qu'elle ouvrit prudemment menait à un escalier qui s'enfonçait vers le sous-sol. Elle descendit marche après marche. Elle en compta trente puis elle était de nouveau sur le sol. Encore un couloir... Elle sentit la magie devenir plus forte et plus puissante. Elle redressa ses épaules et reprit sa marche. Et alors qu'elle allait tourner un angle et entendit un son... une sorte de raclement suivit d'un grognement. Elle était heureuse d'être invisible lorsque la source de ce bruit apparut. C'était ... horrible... un monstre créé... Le monstre de Frankenstein prenant vie mais... en pire... On avait lié des morceaux de cadavres humain et animal pour créer un monstre. Elle ne pouvait pas le laisser continuer. Elle permit à sa magie de retourner dans son noyau pour libérer le noyau qu'elle avait obtenu en devenant le Maître de la Mort. En tant que sorcière, elle avait obtenue la capacité d'utiliser la magie de la mort, en ayant le sang des Peverell en elle, elle était une nécromancienne mais en devenant le Maître de la Mort elle était La Nécromancienne. Elle était capable d'utiliser la Magie de la Mort a un tout autre niveau et avait obtenu un second noyau magique, mais celui-ci dédié à ce pouvoir particulier. Elle savait d'instinct que sa magie de base n'était pas ce qu'il fallait pour détruire ce monstre. Elle libéra cette puissance, sombre comme une nuit sans lune mais jamais mauvaise car la Mort n'est ni bien ni mal, elle est neutre. Elle lâcha sa magie qui attaqua la créature, la rendant immobile et détruisant ce qui l'avait construit. En quelques instants il y avait des morceaux de cadavres éparpillés sur le sol devant elle. Elle sentit de nouveau une attirance alors elle évita de marcher dans quoi que ce soit et continua, elle arriva finalement dans une pièce où elle trouva deux femmes. Elle s'approcha et comprit que c'était des mortes mais pas tout à fait. Alors qu'elle regardait dans les yeux de l'une d'elle, elle comprit ce qui la dérangeait. Quelqu'un avait joué avec des âmes, et pas seulement pour les rappeler un instant comme le faisait un Réanimateur, ou un nécromancien, non ici une âme avait été ramené et enfermé dans un corps. Elle comprenait pourquoi on l'avait amené ici.
- Mort ?
Dans son dos, le froid augmenta puis elle sentit une présence.
- Maître...
- Tu me voulais ici... Pour elles...
- Pour celle qui a fait ça ! Elle a perverti mon don ! Elle doit payer pour cela !
- Qui ?
- Dominga... Salvador...
Être le Maître de la Mort, ce n'était pas ce que les sorciers pensaient, on ne devenait pas son Maître, et Elle n'était pas tenue de lui obéir. Elle avait gagné un lien avec Elle, obtenant sa Magie, et en échange, elle était sa compagne, son lien avec la vie, parfois elle agissait en son nom. Comme cette nuit.
Alors que la Mort donnait le nom de la cible, la sorcière sut qui elle était et ce qu'elle avait fait.
Il lui fut facile de permettre le repos aux deux âmes emprisonnées et tout aussi rapide de sortir de la maison. Elle revint dans le cimetière. Il y avait une bagarre dans le cercle rituel. Toujours invisible, elle s'approcha derrière la femme qui criait et essayait de se faire obéir. Belladona se moquait de ce qui pouvait arriver aux autres, ce n'était pas son travail de sauver tout le monde, et puis il était clair que la petite nécromancienne se débrouillait très bien toute seule. Non elle avait une mission ! Elle s'approcha de la femme qui était sa cible.
Dominga Salvador était une prêtresse vaudou, l'une des plus puissante nécromancienne du pays. Elle avait la soixantaine, les cheveux d'un blanc immaculé et les yeux noirs. Elle avait trouvé le moyen de créer un zombie à l'apparence parfaite, résistant à la pourriture, en capturant simplement l'âme avant qu'elle ne disparaisse, en invoquant le zombie et en la réintroduisant dans le corps. Elle faisait l'objet d'une enquête pour des crimes passibles de la peine de mort automatique.
Et alors qu'elle voyait Anita poignarder l'une des hommes, Belladona était juste derrière la prêtresse. En un seul geste, elle avait brisé la nuque de la femme en forçant son cou à tourner tout en bloquant sa gorge coupant ainsi sa respiration et l'empêchant de faire le moindre son. Alors qu'elle allait faire disparaître le corps, elle sentit la magie monter. Elle porta son regard vers le cercle et vit que la petite nécromancienne avait perdu le contrôle et que sa magie et le sang avaient lancer le rituel d'appel des morts. C'était instinctif... comme une magie accidentelle pour se protéger.
Belladona s'éloigna et laissa faire, mais restant proche pour garder le contrôle. Elle aida à remettre les corps en terre puis partit lorsque ce fut plus calme.
Après cela elle dût quitter la ville pour une chasse et ne revint que quelques semaines plus tard à Saint Louis. C'était la dernière fois qu'elle partait ainsi. Elle avait eu quelques contrats à terminé mais maintenant elle était officiellement établie à Saint Louis et elle devait se présenter à la Brigade Régionale d'Investigation Surnaturelles (BRIS) et s'établir comme l'exécutrice de la région. On lui avait signalé qu'il y avait déjà quelqu'un à Saint Louis qui avait ce poste : Anita Blake, une réanimatrice qui était donc aussi exécutrice et chasseuse. C'était la petite nécromancienne qu'elle avait vu dans le cimetière.
Elle était contente de rentrer chez elle. Surtout juste à temps pour un spectacle dont elle avait vu les affiches juste avant son départ et dont elle avait peur de rater. Le Cirque des Damnés allait présenter une charmeuse de serpent et son cobra géant. J'était curieuse de sa taille, la dernière fois que j'avais un serpent géant c'était le Basilic et j'étais trop occupée à survivre pour y faire attention.
Elle avait choisit une veste en cuir à manche longue avec une capuche profonde dans laquelle elle pouvait se cacher. Elle rangea ses papiers dans une poche et vérifia qu'elle avait bien ses armes. La route était rapide puis qu'elle se trouvait très proche de la place Rouge et donc du Cirque.
Un bouquet de spots surplombait l'entrée, déchirant la nuit de leur lumière et atténuant l'éclat multicolore des lettres de néon qui composaient les mots Cirques des Damnés. Des clowns démoniaques dansaient autour en une pantomime étrangement figée. Elle jeta un coup d'œil aux panneaux de tissu qui couvraient les parois. L'un montrait un homme écorché ; le suivant, une cérémonie vaudou. Sur un troisième, des zombies s'arrachaient de leur tombe. Les clowns de l'enseigne avaient des canines pointues. De la chaleur et du bruit montaient de l'intérieur : ceux de centaines de corps pressés ensemble dans un espace clos, mots indistincts.
Belladona regarda autour d'elle, il y avait beaucoup de familles. Papa, maman, et les enfants. Les gamins avaient des ballons attachés au poignet et de la barbe à papa sur la figure. Ça sentait la fête foraine : les épis de maïs grillés, les beignets au sucre et la transpiration. Il ne manquait que la poussière étouffante soulevée par des centaines de pieds et de voitures. Elle humait une autre odeur : celle du sang. Cela ne la dérangeait pas en même temps elle était en territoire vampire. En attendant elle appréciait l'odeur de nourriture, et vu qu'elle avait encore du temps elle décida de de se faire plaisir avec une belle pomme d'amour qui lui donnait envie.
Elle dégusta sa sucrerie tout en s'avançant vers une énorme tente bleu rappelant celle des cirques d'autrefois. A l'entrée, un homme en redingote rayée s'époumonait :
- Le spectacle va commencer ! Entrez, messieurs, dames ! Venez voir le plus gros cobra du monde ! Venez admirez Shahar, notre séduisante charmeuse de serpents ! Nous vous garantissons une soirée inoubliables !
Une file de gens présentaient leur ticket à une jeune femme qui les déchirait et leur rendait un morceau. Elle prit place, patientant et finalement entra. Des rangées de gradins montaient jusqu'aux parois de la tente, entourant une piste circulaire. Presque tous les sièges étaient occupés. Shahar et son cobra allaient donner une représentation à guichet fermé. Elle monta quelques marches de ciment. Donc, malgré son aspect, la tente était une structure permanente, une sorte de mini-Colisée. Belladona prenait son temps, profitant de regarder autour d'elle tout en grignotant sa pomme d'amour. Elle se trouva une place dans un coin sombre.
Elle regarda la piste. Deux colosses vêtus d'un pagne venaient d'entrer dans la lumière des projecteurs, traînant une sorte de carriole où se tenait une femme à la peau très mate en costume de danseuse hollywoodienne. Son épaisse chevelure noire cascadait jusqu'à ses chevilles. Ses bras minces dessinaient des courbes gracieuses tandis qu'elle ondulait des hanches. Elle savait danser : pas pour la séduction, mais pour le pouvoir. A l'origine, la danse servait à invoquer des dieux. Beaucoup de gens ont tendance à l'oublier. La sorcière sentit un frisson parcourir sa nuque. Il y avait de la magie dans l'air, cela venait de l'énorme panier en osier. Mais pas seulement, elle tourna la tête et vit Anita Blake suivant un jeune homme. Ils montaient un escalier.
Des cris de stupeur montèrent de la foule. Elle se retourna vers la piste et vis un gros serpent, pas aussi immense que le Basilic mais il était quand même immense. Avec des anneaux noirs et blanc cassé, des écailles qui luisaient dans la lumière des projecteurs et une tête de cinquante centimètres de large au bas mot. Gonflée, sa capuche faisait la taille d'une parabole. Il siffla, dardant une langue pareille à un fouet.
§- Encore ? Je veux être libre... Libérez moi ...§
Bella n'aimait pas ce qu'il entendait. La femme se laissa tomber à terre devant le serpent et appuya son front sur le sol en signe d'obéissance. Elle le considérait comme un dieu ? ... Pauvre bête.
Puis elle se releva et dansa sous le regard myope du cobra se transformant en flûte vivante. Elle espérait qu'elle ne commettrait aucune erreur. Le poison n'aurait pas le temps de la tuer : les crocs de l'animal étaient énormes, ils la transperceraient comme des épées. Elle mourrait d'une hémorragie bien avant que le venin commence à agir. Il sentait la magie. Était-ce ainsi qu'elle métrisait la créature ? Il était clair que ce n'était pas un cobra ordinaire.
Elle eut à peine le temps de cligner des yeux avant que le drame débute. Le serpent était fou de colère. Il y eu un instant de surprises mais finalement les spectateurs comprirent que ce n'était pas normal. Les cris débutèrent et rapidement l'aide débarqua sous la forme de métamorphes et de vampires. Deux de chaque se déployèrent autour de la piste pour encercler le serpent. La moitié supérieur du corps d'un homme en pagne était en train de disparaître lentement dans sa gorge. Les jambes du malheureux donnaient des ruades convulsives dans le vide.
Belladona se demanda si elle devait agir ou simplement laisser les autres faire le travail.
§- J'ai faim... Je veux juste être libre§
Ce serpent était intelligent et il avait été maltraité.
Les spectateurs se bousculaient pour gagner la sortie. Mais dans son petit coin sombre, il n'y avait personne. Elle pouvait observer calmement. Elle repéra le Maître de la Ville, la nécromancienne, quelques loups et plusieurs vampires. La magie était dense dans l'air. Elle émanait des Surnaturels de façon anarchique mais aussi de la réanimatrice et du serpent. Alors qu'elle observait la scène un cri rauque attira son attention vers le centre de la piste. Deux hommes ensanglantés gisaient sur le sol. Le cobra se dressait au-dessus d'eux, tour ambulante de muscles et d'écailles. Il siffla dangereusement.
§- Laissez moi...§
Un des hommes s'agita. Elle voyait que le groupe de sauveteurs n'y arriveraient pas sans beaucoup de blessés, et sûrement quelques morts, dont assurément celle du serpent. Elle déploya sa magie et siffla.
§- Je peux t'aider...
- Que... Quoi...
- Je peux t'offrir la liberté, un endroit chaud et de la nourriture...§
Alors qu'elle sifflait, elle se leva et s'avança. Le serpent se figea dans son attaque, se redressa et bougea la tête cherchant la source du son.
§- Je peux te promettre un endroit sûr.
- Qui parle ? Je te voie pas.
- Je suis une humaine capable de parler.
- Un orateur ? Je les croyais une légende.§
Elle était maintenant devant la piste, juste en face de la créature. Les Surnaturels étaient figés, se demandant clairement ce qui se passaient. Alors qu'elle allait s'avancer, elle remarqua que Blake avait levé son pistolet.
- Mademoiselle Blake je vous demande de baisser votre arme. Je m'en occupe.
- Qui êtes-vous ? Vous n'avez pas le droit d'user de magie pour faire du mal aux autres !
- Baissez votre arme !
Bella tourna sa tête vers Jean Claude, qu'elle savait être le Maître de la Ville. Le vampire ne pouvait voir sa tête, cachée par la capuche, mais il savait que la femme qui parlait avait le regard dirigé vers lui.
- Surveillez votre Servante Maître de la Ville.
Et alors qu'elle disait cela, elle avait levé une main vers le serpent et lui avait sifflé de la toucher, lorsque le cobra le fit, ils disparurent avec une apparition.
Jean Claude fixa la piste... Il y avait une seconde il y avait un serpent géant devenu fou et une femme étrange et maintenant... plus rien... Une pensée se fit dans son esprit...
Il y avait un nouveau joueur en ville et il était sûr que cela avait un lien avec le Domaine Peverell et sa mystérieuse propriétaire.
