Chapitre 8 : Les Mystères des Coeurs

Dans les profondeurs de son antre, dissimulée magiquement aux mortels sur l'île de Ponza, Circé, la puissante sorcière, s'agitait. Elle fixait le miroir ancien qui flottait devant elle, où l'image de Gabriel Belmont, devenu Dracula, apparaissait distinctement. Chaque mouvement de ce vampire légendaire, chaque décision qu'il prenait, éveillait en elle des émotions contradictoires.

Pourquoi l'avait-elle sauvé en lui transférant une grande partie de ses pouvoirs lors de leur dernière bataille contre L'Homme à l'Envers? Pourquoi, depuis cet instant, elle ne pouvait cesser de penser à lui, à son regard perçant et à cette aura mystérieuse qui semblait engloutir tout ce qu'il touchait ? La sorcière ne se reconnaissait plus.

Elle, Circé, l'une des plus grandes manipulatrices de l'histoire, se laissait envahir par des pensées qui lui échappaient. Elle tentait de se convaincre que son geste n'avait été qu'un coup stratégique, mais au fond d'elle-même, elle savait que c'était plus que ça.

Son obsession pour Gabriel grandissait jour après jour, une fascination qu'elle n'arrivait pas à expliquer. Était-ce simplement l'attraction du pouvoir qu'il dégageait, cette présence ancienne et royale qu'il portait comme un fardeau ? Ou quelque chose de plus profond ? Plus personnel ?

Circé, refusant de céder à cette confusion, décida qu'elle devait comprendre ses propres sentiments. Elle, qui avait toujours cherché à dominer et à contrôler, se surprenait à être en proie à des doutes.

D'un geste de la main, elle dissipa l'image du miroir et se leva avec détermination. La réponse ne se trouverait pas ici, seule dans son antre. Non, elle devait s'approcher de Gabriel, l'observer de plus près, pour comprendre si ce qui l'attirait tant en lui était la puissance qu'il représentait, ou s'il s'agissait d'une émotion plus insidieuse : l'amour.

Elle allait se rendre à Gotham.

Avec un sourire en coin, Circé choisit une apparence plus conventionnelle pour ne pas attirer l'attention. Ses cheveux noirs devinrent d'un roux flamboyant, et ses traits se radoucirent, prenant ceux d'une jolie jeune femme au visage doux et au sourire charmeur. Elle portait désormais des vêtements simples, adaptés à une vie humaine banale, et son aura magique fut dissimulée.

Un dernier regard vers son antre suffisa pour qu'elle se convainque. « Il est temps de trouver des réponses », murmura-t-elle pour elle-même avant de disparaître dans une lueur magique.

Circé avait toujours su se dissimuler dans la masse humaine lorsqu'elle le souhaitait. Cette fois, à Gotham, sa transformation n'était pas simplement une question de camouflage, mais aussi une façon d'explorer des émotions nouvelles, contradictoires. La sorcière éternelle, vêtue d'un tailleur chic et les cheveux roux flamboyants, venait d'accepter un poste de secrétaire au commissariat. Elle incarnait à merveille une femme ordinaire, charmante, souriante, presque naïve dans son rôle.

Le premier jour, les regards se tournaient déjà vers elle. Les hommes, en particulier, ne pouvaient s'empêcher de jeter des coups d'œil admiratifs, certains osant même des commentaires flatteurs ou des tentatives maladroites d'engager la conversation. Circé jouait le jeu avec une facilité déconcertante, riant à demi de leurs avances et laissant derrière elle un parfum de mystère, juste assez pour qu'ils reviennent. Mais ses pensées étaient ailleurs.

Chaque jour, elle observait Gabriel Belmont, devenu Dracula, avec une attention scrupuleuse. Elle s'assurait de ne pas éveiller ses soupçons, mais elle connaissait l'aura sombre qu'il dégageait. La fascination qu'elle ressentait pour lui grandissait avec chaque geste, chaque mot échangé. Le voir en tant qu'humain, un simple policier, la troublait profondément. Ce n'était pas l'image qu'elle se faisait du Seigneur des Ténèbres, et pourtant, cela la fascinait encore davantage.

Une soirée, alors qu'elle rentrait dans son appartement de Gotham, encore sous l'effet de ses observations de la journée, Circé ne pouvait plus nier les questions qui l'assaillaient. Pourquoi avait-elle risqué sa vie pour Gabriel durant la bataille contre L'Homme àl'Envers? Pourquoi ses pensées revenaient-elles sans cesse à lui, au point de perturber sa propre magie ?

Elle se passa la main dans les cheveux, essayant de se rassurer. Elle était Circé, la maîtresse des illusions et des pièges. Personne ne la piégerait, surtout pas un vampire. Et pourtant, il était différent. Si différent que même ses propres illusions ne pouvaient pas le toucher.

Puis, il y eut un bruit. Un coup léger contre la porte. Elle se redressa immédiatement, le cœur battant plus vite qu'elle ne l'aurait voulu.

Gabriel Belmont se tenait devant elle.

Circé, toujours vêtue de son apparence humaine, se figea un instant. Le regard de Gabriel, perçant et calme, ne laissait transparaître aucune émotion. Pourtant, elle sentit une tension sous-jacente dans l'air, quelque chose d'inévitable. Elle le laissa entrer, fermant la porte derrière eux, son esprit tourbillonnant entre la curiosité et la crainte.

« Je savais que tu finirais par me trouver, » murmura-t-elle, un sourire contrôlé aux lèvres.

Gabriel la fixa, silencieux pendant quelques secondes, son visage inexpressif. « Pourquoi es-tu ici, Circé ? » demanda-t-il enfin d'une voix grave.

Circé se sentait soudainement vulnérable. Elle avait toujours maîtrisé chaque situation, mais Gabriel... il la déstabilisait. Elle pouvait mentir, jouer son rôle, mais une part d'elle savait qu'il verrait au travers de ses manipulations. Elle prit une respiration profonde, cachant son malaise sous un masque de légèreté.

« Oh, tu sais... Gotham a toujours eu son charme », répondit-elle en jouant avec une mèche de ses cheveux roux. « Et puis, il y a toi, Gabriel. »

« Pourquoi m'observer ? » insista-t-il, ses yeux la scrutant comme s'il pouvait lire à l'intérieur de son âme.

Elle sentit la tension monter en elle. « Parce que je suis fascinée, Gabriel. Parce que tu m'intrigues. » Son ton se fit plus doux, presque sincère. « Et je ne comprends pas pourquoi. »

Il n'y eut pas d'hésitation dans la réponse de Gabriel, mais son regard s'adoucit légèrement. « Tu cherches des réponses, tout comme moi. »

Circé détourna les yeux un moment, cherchant à fuir cette vérité qu'elle n'osait pas encore s'avouer. Gabriel Belmont n'était pas seulement une curiosité pour elle. Il la touchait d'une manière qu'elle n'avait jamais ressentie.

Circé releva finalement les yeux vers lui, se redonnant contenance. « D'accord, je vais être honnête. » Elle croisa les bras, adoptant une posture plus détachée. « Je veux te comprendre. Toi et ce que tu es devenu. Mais je ne compte pas le faire ici, dans cet appartement minable. Dîne avec moi, à Metropolis. »

Gabriel plissa légèrement les yeux. « Pourquoi Metropolis ? Pourquoi maintenant ? »

« Parce que... je ne veux pas de piège, ni de jeux de pouvoir », répondit-elle d'un ton plus sérieux. « Pas ce soir. Juste une conversation, entre... égaux. Je te promets de ne pas user de mes pouvoirs. »

Elle le regarda, attendant sa réponse. Gabriel, bien que méfiant, sentit qu'il n'avait rien à perdre en acceptant cette rencontre. Il voyait au-delà des jeux de Circé, et quelque chose en lui voulait comprendre cette fascination réciproque.

« Très bien. Mais sois prudente avec tes promesses, » dit-il d'un ton neutre avant de sortir.

Le lendemain soir, ils se retrouvèrent dans un restaurant discret de Metropolis. Circé était encore sous son apparence humaine, mais quelque chose en elle semblait plus... authentique. Gabriel, lui, était toujours le même : imposant, silencieux, mais avec une présence qui captivait chaque regard.

La conversation commença doucement, Circé jouant sur la légèreté de ses paroles, tandis que Gabriel restait attentif. Pourtant, à chaque mot échangé, l'intensité entre eux grandissait. Circé ne put s'empêcher de remarquer à quel point Gabriel, malgré sa nature vampirique, gardait cette humanité cachée, cette part d'ombre et de lumière qu'elle ne parvenait pas à comprendre.

« Comment fais-tu ? » demanda-t-elle soudainement, brisant le fil de la conversation.

Gabriel haussa un sourcil. « Faire quoi ? »

« Vivre avec... tout ça. » Elle le regarda droit dans les yeux. « Vivre avec ton passé, avec ta culpabilité. Tu sembles si... en paix. »

Un silence s'installa entre eux. Gabriel resta silencieux pendant un moment, cherchant ses mots.

Gabriel resta silencieux, son regard s'éloignant vers une fenêtre du restaurant, comme s'il cherchait des réponses dans les lumières de la ville. Circé pouvait voir qu'elle avait touché un point sensible. Le silence s'étira quelques secondes, presque inconfortable, mais elle n'osa pas le rompre. Puis, lentement, Gabriel reprit la parole, sa voix plus douce qu'auparavant.

« En paix ? » murmura-t-il, un faible sourire sans joie se dessinant sur ses lèvres. « Je ne suis pas en paix, Circé. Je ne sais même pas si je le serai un jour. »

Elle resta silencieuse, l'observant attentivement. Pour la première fois, elle sentit la vulnérabilité dans ses mots.

« Il y a des jours où je me demande si je mérite vraiment une seconde chance », continua Gabriel. « Si je mérite de marcher parmi les vivants après tout ce que j'ai fait, après tout ce que j'ai perdu. Marie... »

Il s'arrêta, son nom semblant le brûler de l'intérieur. Circé attendit, patiente, un étrange mélange d'empathie et de curiosité la traversant. Elle connaissait des histoires de rédemption, des tragédies, mais jamais une telle douleur. Gabriel Belmont, ou Dracula comme il était maintenant, portait un fardeau qu'elle n'avait jamais imaginé.

« J'ai tué celle que j'aimais, » finit-il par dire, sa voix presque inaudible. « Et même si c'était sous l'influence de forces que je ne pouvais contrôler... c'est ma main qui l'a fait. » Son regard se fit lointain, plongé dans des souvenirs sombres. « Mais avant de partir, Marie m'a offert son pardon. Elle m'a dit que je devais trouver la paix, pour moi-même. Pourtant, je n'y arrive pas. »

Circé sentit un pincement dans sa poitrine. Ce n'était pas de la pitié, non, c'était autre chose. Elle s'approchait lentement de quelque chose qu'elle n'avait jamais exploré chez elle : la compassion, une émotion qui, jusque-là, ne l'avait jamais concernée.

« Je pense que tu devrais l'écouter, » dit-elle finalement, sa voix plus douce qu'elle ne l'aurait voulu. « Marie voulait que tu sois en paix. Et ce n'est pas en te punissant toi-même que tu honoreras sa mémoire. »

Gabriel tourna doucement la tête vers elle, surpris par la sincérité dans sa voix. Pendant un instant, il ne vit plus Circé comme la sorcière manipulatrice qu'elle avait toujours été, mais comme une âme en quête de quelque chose, tout comme lui.

Circé détourna les yeux, mal à l'aise avec l'émotion qu'elle venait de dévoiler. Elle joua nerveusement avec son verre, prenant une longue inspiration avant de continuer.

« Je ne comprends pas pourquoi je suis ici, Gabriel. Je ne comprends pas pourquoi je t'ai donné ma magie, pourquoi je pense autant à toi... Je devrais vouloir te dominer, te manipuler, mais... »

Elle s'arrêta, cherchant ses mots. Gabriel attendit, patient. Elle semblait lutter contre elle-même, une bataille intérieure visible dans ses yeux.

« Mais je n'y arrive pas. Quelque chose chez toi me pousse à être... différente », avoua-t-elle enfin. « Et je ne sais pas si c'est une bonne chose. »

Gabriel l'observa attentivement, ressentant le poids de ses mots. Il ne la coupa pas, la laissant poursuivre.

« J'ai toujours été celle qui contrôlait, celle qui manipulait », dit-elle d'une voix plus ferme, presque désespérée. « Mais avec toi, je sens que je pourrais être quelqu'un d'autre, quelqu'un de... meilleur. Mais cela me terrifie. Parce que si je change, si j'abandonne ce que je suis, qu'est-ce qu'il restera de moi ? »

Un silence pesant s'installa à nouveau entre eux. Gabriel, toujours calme, tendit la main et la posa délicatement sur celle de Circé. Le contact la fit frissonner.

« Tu n'as pas besoin de te définir par ce que tu étais, » dit-il doucement. « Tu peux choisir d'être quelqu'un d'autre. Mais tu dois le faire pour toi-même, pas pour moi. »

Circé releva lentement les yeux vers lui. Pour la première fois depuis leur rencontre, elle laissa tomber tous ses masques, tous ses artifices. Ses yeux reflétaient à la fois la peur et l'espoir. Elle était vulnérable, et Gabriel pouvait le sentir.

Dans un moment de silence partagé, Circé se pencha légèrement en avant, brisant le silence. Gabriel, plongé dans ses pensées, n'avait pas remarqué à quel point elle s'était rapprochée. Elle le fixait intensément, voyant dans ses yeux le conflit, l'amour perdu qu'il n'arrivait pas à oublier. Mais elle n'était pas Marie, et elle le savait. Elle savait aussi qu'il ne la verrait jamais ainsi.

Alors, sans réfléchir davantage, Circé prit les devants. D'un geste rapide, elle posa sa main sur la joue de Gabriel et l'embrassa avec une détermination qu'elle n'avait jamais ressentie auparavant. Elle y mit toute la force de ses sentiments, toute la confusion et la peur qu'elle avait gardées en elle depuis leur rencontre. Ce n'était pas une manœuvre de manipulation ou de séduction comme elle en avait l'habitude. C'était un acte brut, sincère, de quelqu'un qui ne voulait plus jouer de rôle.

Gabriel, surpris, ne répondit pas immédiatement. Son esprit était encore piégé dans les souvenirs de Marie, dans cette culpabilité qui le rongeait depuis des siècles. Mais quelque chose dans la manière dont Circé l'avait embrassé le ramena à l'instant présent. Il n'y avait aucune perfidie dans ce baiser, aucun plan machiavélique. Juste une sorcière perdue, tout comme lui.

Circé se retira lentement, les yeux brillants d'une étrange vulnérabilité. Pour la première fois, elle ne savait pas comment Gabriel réagirait. Son cœur battait la chamade, comme si cet instant pouvait tout changer.

Gabriel la regarda un long moment, pris entre son passé et ce qu'il ressentait à cet instant. Ses yeux, habituellement froids et distants, semblaient vaciller, comme s'il se battait intérieurement pour comprendre ce qui venait de se passer. Il ouvrit la bouche, mais aucun mot ne sortit. Il n'était pas prêt. Pas encore.

Circé baissa légèrement les yeux, consciente que son geste pouvait ne pas avoir l'effet escompté. Elle s'était exposée d'une manière qu'elle n'avait jamais fait auparavant. Le silence qui suivit était lourd de signification.

« Je ne suis pas elle, » dit-elle doucement, presque dans un murmure. « Je ne suis pas Marie. Et je ne cherche pas à l'être. Mais... je veux essayer d'être quelqu'un d'autre. Quelqu'un de meilleur. »

Gabriel la regarda intensément, ses pensées toujours en proie à ses démons intérieurs. « Pourquoi ? » demanda-t-il finalement, sa voix un mélange de confusion et de sincérité.

Circé secoua légèrement la tête, incapable de donner une réponse claire. Elle savait qu'elle ne faisait pas cela uniquement pour lui, mais aussi pour elle-même. Ce besoin de changement, ce désir de rédemption était nouveau pour elle, tout aussi effrayant qu'inexplicable.

« Parce que tu me fais voir ce que je pourrais être », répondit-elle finalement, avec une franchise qu'elle ne s'était jamais permise. « Et cela me terrifie, Gabriel. »

Elle se tenait là, aussi vulnérable que lui, chacun confronté à ses propres peurs. Circé, la puissante sorcière qui avait manipulé dieux et mortels, se sentait soudain petite face à ce vampire, cet homme marqué par la souffrance et les pertes.

Gabriel resta silencieux, réfléchissant à ce qu'elle venait de dire. Il ne savait pas quoi répondre, pas encore. Mais il savait que Circé venait de franchir un seuil, qu'elle était prête à essayer de changer. Et lui, dans son propre voyage de rédemption, ne pouvait pas ignorer cette volonté.

« Si tu veux vraiment changer, » murmura-t-il enfin, « je serai là pour te guider. Mais ça doit venir de toi, pas de moi. »

Circé sourit faiblement, bien que ses yeux trahissent toujours cette peur latente. Elle hocha doucement la tête, acceptant ses mots sans répondre immédiatement. Elle sentait que, pour la première fois de sa longue existence, elle avait trouvé quelqu'un qui croyait en elle. Quelqu'un qui voyait au-delà de ses masques et de ses pouvoirs.

Sans un mot de plus, elle se rapprocha à nouveau de Gabriel, et cette fois, ce fut lui qui répondit à son baiser. Un baiser moins passionné, mais plus chargé de promesses. Une promesse d'essayer, de voir où cela les mènerait.

Ils quittèrent le restaurant peu après, marchant ensemble dans les rues éclairées de Metropolis. Le silence entre eux n'était plus pesant, mais chargé d'une nouvelle compréhension. Ils savaient tous deux que ce qu'ils venaient de commencer n'était que le début d'un chemin incertain.

Gabriel, toujours hanté par son passé, n'était pas prêt à s'engager pleinement. Mais il voyait quelque chose en Circé, une lueur d'espoir qu'il n'avait pas perçue depuis longtemps. Peut-être que, tout comme lui, elle pouvait trouver la rédemption qu'elle cherchait sans le savoir.

Quant à Circé, elle se promit d'essayer. Pour la première fois, elle sentait qu'elle avait la possibilité de changer, non pas pour obtenir plus de pouvoir, mais pour quelque chose de plus grand. Elle avait toujours cru que l'amour et la rédemption étaient des faiblesses, mais Gabriel avait fait naître en elle l'idée que peut-être, juste peut-être, elles pouvaient aussi être des forces.

Ils s'arrêtèrent finalement, chacun perdu dans ses propres pensées.

« Je ne te demande pas de promesse », dit Gabriel doucement, fixant l'horizon. « Je te demande juste d'essayer. »

Circé, les yeux encore brillants de l'émotion qu'elle avait du mal à contrôler, hocha la tête.

« Je vais essayer », répondit-elle dans un souffle.

Et tandis qu'ils se séparèrent, chacun partant de son côté, ils savaient tous les deux que ce qu'ils avaient commencé ce soir n'était que le début d'une longue route. Le futur restait incertain, mais pour la première fois, ils étaient prêts à l'affronter ensemble, main dans la main.