Dans la nuit.
Eric ne trouvait pas le sommeil cette nuit-là. Son esprit était avec le coach. Eric avait besoin de prendre l'air.
Dans le jardin, il trouva Will.
Eric : je vois que je ne suis pas le seul à ne pas trouver le sommeil.
Will : cette lettre me hante l'esprit. J'ai honte de moi. Je me demande sans cesse pourquoi il ne m'a rien dit.
Eric : peut-être parce que nous sommes des adultes maintenant et qu'il ne peut plus nous forcer a parlé de nos problèmes comme quand nous étions adolescents.
Will : tu crois ?
Eric : ce que je crois surtout, c'est que coach n'a jamais douté de ta capacité à t'en sortir dans n'importe quelle situation. Si tu es revenu ici, c'est parce que tu avais l'idée de reprendre le football. Coach t'a aidé dans l'ombre à concrétiser ton projet. Il n'est pas stupide, il sait juste comment nous fonctionnons.
Will : c'est vrai ce que tu dis. Je me souviens d'une conversation avec lui à ce sujet. Je me suis toujours posé la question pourquoi il était si distant avec moi, enfin distant n'est pas vraiment le mot approprier, mais j'avais remarqué qu'il était toujours derrière toi à t'encourager, te coacher. J'avoue que j'ai ressenti une petite pointe de jalousie à l'époque. Il m'a répondu que tu avais besoin d'attention parce que tu pouvais, au moindre écart, replonger dans la délinquance, contrairement à moi. Comme tu l'as dit, il avait confiance en moi et à ma capacité de rester dans le droit chemin. Et encore aujourd'hui, il me l'a prouvé.
Eric : tu es quelqu'un de bien Will, et je n'ai jamais eu la chance de remercier coach de m'avoir confié à toi. Je te dois tellement mon ami, mon frère même. C'est à mon tour de t'aider maintenant. Tu vas voir, tu seras le deuxième meilleur coach que le Texas est connu.
Will : c'est toi le numéro un, je présume.
Eric : quelle question !
Will : en-tout-cas, on peut dire que tu as perdu ta modestie de l'époque.
Les deux amis éclatèrent de rire.
Après un moment, les deux amis, convaincus qu'ils ne trouveront jamais le sommeil, partirent en direction de l'école afin de commencer les préparatifs des obsèques de leur coach.
Le lendemain matin.
Tami s'étonna de se réveiller sans son mari à ses côtés. Elle fut prise de panique, mais Jade la rassura rapidement que Will était absent également. Ils avaient dû se rendre à l'école de bonne heure pour les préparatifs.
Au même moment à l'école, Eric convoqua les jeunes pensionnaires pour leur expliquer le déroulement de la cérémonie imaginé par leurs soins toute la nuit. Puis, tous ensemble, ils nettoyèrent le terrain, installèrent les bancs, chaises pour les invités. Quant à Eric, il préparait les ballons de football qu'il comptait donner aux joueurs pour la haie d'honneur et une playlist des meilleurs actions des équipes entraînés par son coach. Will installait le grand écran à l'extérieur.
Quand Tami, Jade, et le reste de la famille arrivèrent vers 12 h, tout était prêt.
Tami : c'est vraiment bien ce qu'ils ont fait.
Jade : où sont nos hommes à ton avis ?
Tami : à mon avis, ils sont dans les vestiaires. Les filles, vous pouvaient rester ici et attendre si des personnes commencent à arriver.
Jade : les enfants, aider Julie et Gracie. On revient vite.
Au vestiaire, les jeunes étaient déjà en tenue, comme s'ils s'apprêtaient à jouer un match. Eric portait sa tenue de coach de la Chicago Taylor School, et Will portait la tenue de l'école. Quand Tami et Jade entrèrent, Éric parlait.
Eric : les garçons, c'est notre ultime adieu au coach Timothy, alors soyons digne ! Je veux du respect dans les rangs.
Jeunes : oui coach.
Eric : le cercueil devrait arriver dans 30 minutes, je veux une belle ligne d'honneur, ballon de football à la main, lever au-dessus du cercueil. Est-ce que certains d'entre vous veulent être porteur ?
Homme : Nous serons les porteurs.
Eric et Will se retournèrent vers les nouvelles voix. 4 Hommes faisaient leurs entrer, passant à côté de Tami et Jade.
Homme : je pense que cette tâche revient à la dream teams de 85. Tu n'es pas d'accord Taylor ?
Eric : Kévin ?
Kévin : eh ouai, ça fait un bye.
Will : Kévin, attend, et derrière toi, James, Justin et Santos ?
Justin : la D-line au complet
James : j'ai appris le décès du Coach Timothy sur la chaîne locale, et j'ai prévenu mes amis. Et nous voilà.
Will : vous habitez la région ?
James : j'habite à Wesley, pas très loin d'ici. Kévin et Justin sont à Houston et Santos vers Forts Worth.
Will : vous êtes restée en contact pendant toutes ces années ?
Kévin : on ne loupe jamais nos 2 soirées traditionnelles annuelles.
Santos : d'ailleurs, on voulait toujours faire une réunion, mais beaucoup sont introuvables comme toi Will et d'autres ont tirer un trait sur cette époque de leur vie comme toi Eric. Mais je vois que tu es quand même revenu.
Eric : comment ça, j'ai tiré un trait ? Qu'est-ce qui te fait penser cela ?
Santos : je t'ai appelé une fois et tu m'as rembarré comme jamais. Tu m'as dit que tu ne voulais plus en entendre parler. Je n'ai pas insisté.
Kévin : il nous a dit que tu étais un gros connard qui a pris la grosse tête avec tes bagues et ton statut de meilleur coach du Texas.
Eric : c'était quand ?
Santos : c'était quand tu es revenu à Dillon pour entraîner les panthers. On t'a vu à la TV. On sait dit que tu serais heureux de revoir tes vieux potes maintenant que tu étais revenu dans le coin. Une douche froide.
Eric : je suis désolé Santos. J'étais un vrai connard, tu as raison. Les choses ont beaucoup changé.
James se racla la gorge : ton accident a fait la une de la presse locale.
Eric : ouai je sais.
Kévin : on voulait te rendre visite, mais vu ta réaction 8 ans plus tôt. Enfin bref, c'est pour te dire que ce qui t'est arrivé nous a profondément touchés.
Eric : merci. Il faut que vous compreniez que ma réaction n'avait rien avoir avec vous, et pour être franc, si Will m'aurait rappelé à cette époque, j'aurais réagi pareil. Vous vous souvenez de Raph ?
Kévin : bien sûr. On va même fleurir sa tombe tous les ans.
Eric : je me suis fait tous les reproches inimaginables à sa mort. Vous connaissez mon histoire. Et ben, la mort de Raph m'a provoqué comme un black-out. Mon cerveau a fait reset. Je me suis interdit à penser à quoi que ce soit en rapport avec mon adolescence chaotique. C'était comme si cela n'avait jamais existé pour moi. Ce n'était pas contre vous. J'avais besoin d'un nouveau départ loin de tous ceci pour me reconstruire. Je suis désolé si je vous ai blessé.
James : tu sais, tu n'es pas le seul. Tous les trois, on a mis un certain temps avant de se revoir. On va dire que le hasard de la vie a fait qu'on s'est retrouver un moment donné dans le même quartier a Houston. On n'a renoué des liens petit à petit.
Kévin : 5 ans au moins
Will : et moi, je suis parti sur la côte Ouest pour y élever ma famille.
Santos : on pouvait toujours te chercher Will !
Will sourit.
Kévin : tu es venu exprès de L.A pour l'enterrement ?
Will : non non, je suis revenu ici, il y a presque un an. Mon fils a des soucis de comportement, j'ai pensé que l'air du Texas serait bénéfique pour lui. Et j'ai pu aider le coach avec l'école.
Kévin : et toi Eric ? Tu ne vis pas à Chicago maintenant ? Comme l'as-tu su ?
Eric : oui, je suis à Chicago. Will m'a écrit une lettre pour me dire que coach était malade et qu'il me demandait. Je suis arrivée i jours maintenant avec ma petite famille. Coach est mort dans mes bras avant-hier matin.
Tami choisit ce moment pour manifester sa présence. Elle s'approcha juste de son mari, qu'elle sentait au bord des larmes.
Eric : je vous présente ma femme, Tami.
Kévin : toujours la même Tami de l'époque ?
Eric : toujours, et jusqu'à la fin de ma vie.
Tami : enchanté. Le coach Timothy serait ravi de vous savoir tout réuni.
Julie : papa, le corbillard vient d'arriver.
Eric prit son visage courageux : vous avez entendu ? Le coach nous attend.
Quelques minutes, plus tard, tout le monde était prêt.
Will, Kévin, James, Santos portaient le cercueil, suivi par Eric. Les jeunes joueurs faisaient une haie d'honneur de chaque côté de l'allée jusqu'à l'autel de fortune du pasteur.
Pasteur : nous sommes réunis en ce jour pour accompagner Robert James Timothy dit « coach » dans sa dernière demeure. Tout le monde connaissait le coach Timothy dans la région. C'était un homme simple, avec le cœur sur la main. Il donnait sa chance a tous ceux qui voulait bien la prendre mais jamais une deuxième. Il pouvait être dur mais toujours juste. Je connaissais le coach Timothy depuis fort longtemps. Je lui envoyais de temps en temps des jeunes de ma paroisse comme Will ici présent. Tous deux, avions la même foi en l'humain contrairement à d'autres gens de Brenham qui n'aimait pas vraiment cette école au début. La peur que ce petit village tranquille du Texas devienne aussi dangereux que la banlieue des grandes villes américaines. Au fils du temps, l'école est devenue la fierté de notre petite ville et le coach, une personne respecter. C'est une grande tristesse de dire au revoir à un grand homme, qui a fait tellement de bien, pour beaucoup de jeunes des quartiers. Vous connaissez tous Eric Taylor, soit comme le coach le plus titré du Texas du niveau secondaire, soit comme ce jeune adulte que nous avons vu grandir en tant que joueur vedette. D'ailleurs, nous avons l'heureuse surprise de voir quelques visages de la seule équipe championne d'Etat qu'a connu notre petite école. Bref, Eric Taylor est le parfait exemple de ce que le coach faisait ici. Tombé dans la délinquance à l'adolescence, il croise la route du coach Timothy et sa vie va basculer. Je laisse le principal concerner parler de sa relation avec le coach.
Eric ce racla la gorge : je… déjà merci à tous d'être venu. Je vois des visages que je n'avais pas revus depuis au moins 20 ans. Je… j'ai rencontré le coach dans le bootcamps de San Antonio. J'ai été placé là-bas par un juge d'instruction à cause d'un braquage à main armé. Un emprisonnement de 6 mois. Le coach est intervenu au centre pour nous faire part de son programme. Je me souviendrai toujours de ce moment. Il m'a interpellé : « Pourquoi tu as arrêté le football Eric ? » Je l'ai regardé choquer. Il m'a dit « je te donne ta chance Eric de revenir dans le droit chemin. Tu n'es pas à ta place ici ! Tu n'es pas comme eux. Tu as juste besoin d'aide et je te la propose maintenant. »
Suivre le coach a été la meilleure décision de ma vie. Sans lui, je suis quasiment sûr que j'aurai replongé et je ne serai pas devant vous aujourd'hui. Beaucoup d'entre nous ne seraient pas ici sans la confiance et la générosité du coach Timothy. C'était notre sauveur à tous et notre père de cœur. Je me suis juré de suivre ses traces et d'aider, à mon tour, ses jeunes laisser sur le carreau. Alors quand le coach m'a félicité pour ma carrière, c'était la bénédiction divine qu'un coach pouvait recevoir de son propre coach. Surtout qu'il dit cela malgré ses 20 ans de silence de ma part. Je suis sûr que tous ici, vous vous souvenez de notre coéquipier Raph. Le deuil était compliqué pour ma part, est-ce pourquoi j'ai choisi de m'éloigner de ce lieu, de vous tous, mes frères. Alors, aujourd'hui, je tiens personnellement à vous présenter mes excuses si je vous ai offensé par mon silence. Le coach m'a pardonné, et j'espère que vous me pardonneriez aussi.
Eric se tourna vers le cercueil : coach, merci pour tout ce que vous avez fait pour moi. Quand vous m'avez recueilli, j'étais un adolescent brisé aussi bien physiquement que mentalement, je ne croyais pas en l'avenir. Je pensais faire partie des statiques de décès inexpliqué du boot camp de San Antonio. Vous m'avez aidé à tenir à travers cet enfer. Vous m'avez apaisé l'esprit, et vous m'avez fait découvrir la foi en Dieu. Vous m'avez fait accepter l'adolescent que j'étais et à me pardonner de tous mes péchés commis. Sans ce travail-là, jamais je n'aurai réussi à fonder une vie de famille. Vous m'avez rassuré lorsque ma première fille est venue au monde. Vous m'avez aidé a décroché mon premier travail en tant que coach. Ma carrière, c'est grâce à vous aussi. Je sais que vous n'aimez pas ça, mais c'est la vérité. Sans vous, comme guide, je n'aurai pas réussi. Vous m'avez inspiré en tant que coach, et conseiller en tant que père de famille. Je vous aime coach, comme un fils qui aime son père. Vous étiez mon père de cœur et vous le serez pour toujours.
Eric caressa tendrement le cercueil, puis reprit sa place vers Tami et les filles. Tami lui prit simplement la main.
Pasteur : c'était un très beau témoignage Eric. Maintenant, conduisons le coach Timothy vers sa dernière demeure.
Les porteurs reprirent le cercueil en direction de la forêt derrière l'école. Eric suivait toujours le cercueil de prêt, puis les joueurs et enfin les invités.
Un trou attendait vers le grand chêne, un lieu si symbolique pour le coach. Eric et les autres regardèrent le cercueil descendre doucement.
Eric s'approcha au plus près. Tami le regardait, inquiète, chercher un truc dans sa poche de chemise. Eric avait apporté ses bagues de championnat.
Eric : j'ai gagné 5 bagues de championnats, mais c'est à vous qu'elles doivent revenir coach.
Tami n'a même pas eu le temps de réagir, qu'Éric jeta ses bagues sur le cercueil. Tout le monde était choqué. C'était un geste tellement fort. Eric recula, tourna son fauteuil en direction de l'école, et s'en alla de la cérémonie. Tami voulait le suivre, mais elle ne pouvait pas laisser les filles comme ça. Julie pleurait, et Gracie connaissait l'importance des bagues de son père pour lui, elle ne comprenait pas pourquoi il les avait jetés comme ça. C'était comme s'il ne se sentait plus légitime de les avoir gagnés.
La cérémonie finie, Tami et les filles rentrèrent à la maison, espérant qu'Éric y soit. Quel soulagement de découvrir Éric dans la chambre, mais l'inquiétude remplaça rapidement le soulagement. Eric pleurait à chaudes larmes. Tami ne pouvait que s'asseoir à ses côtés et le prendre dans ses bras. Gracie était elle aussi bouleverser. Contrairement à Julie, elle n'avait jamais vu son père comme ça. Gracie couru, suivi par Julie. Elle l'a rattrapé juste dans le jardin.
Julie : Gracie, chut, ça va aller.
Gracie : comment tu peux dire ça ! Tu as vu dans quel état est papa ?
Julie : je sais, je sais, c'est dur.
Gracie : tu te rends compte qu'il a jeté ses bagues ! La première bague des Lions, ça préféré de toute ! C'était comme s'il ne se sentait plus légitime de les avoir.
Julie : ouai je sais. C'est un geste fort qui va au-delà de notre compréhension.
Gracie : qu'est-ce que tu veux dire ?
Julie : j'ai eu la chance de voir papa avec son coach. Le lien qui les unissait était si fort. Jeter ses bagues, c'est si symbolique pour lui.
Gracie : si leurs liens étaient si fort, pourquoi on en a jamais entendu parler ?
Julie : d'après ce que j'ai compris, la mort de Raph, leur coéquipier a eu un impact sur tout le monde. Papa, Will et Raph étaient les meilleurs amis.
Gracie : comme est-il mort ?
Julie : il s'est blessé pendant un match, le paralysant totalement. Il s'est suicidé peu de temps après.
Gracie : c'est horrible et… mon Dieu, l'accident de papa, sa paraplégie soit doit lui faire remonter tellement de souvenirs.
Julie hocha simplement la tête.
Gracie : j'ai peur que papa retombe dans la dépression. Je ne veux plus le revoir dans le coma, brancher sur un respirateur !
Julie : chut calme toi Gracie. Je te promets que papa ne replongera pas dans la dépression.
Gracie : comme tu peux en être aussi sûr ?
Julie : parce que les choses sont différentes. Papa a retrouvé son meilleur ami, et d'autres sont revenu à l'enterrement. Ensemble, ils s'entraideront dans le deuil. Tu connais la force de groupe mieux que moi. Tu entraînes avec papa tous les jours. Regarde l'équipe de Chicago comment cela a fini. Gray n'y croyait pas, Sam et Kev ne pouvait pas se voir. Aujourd'hui, ils sont tous les 3 inséparables. C'est exactement ce qui c'est passer ici à l'époque où papa était élève. Fait moi confiance.
Julie leva les yeux vers la rue : tiens, regarde Gracie !
Gracie se retourna pour voir Will et les autres venir jusqu'à eux.
Will : Eric est là ?
Julie : oui, il est dans la chambre avec maman. Il n'est pas très bien.
Kevin : nous le sommes tous. Son discours était…. Ouah, je n'ai pas les mots, juste des larmes.
James : coach ne pouvait pas rêver d'un plus bel hommage.
Will : allons-y.
Will suivis de Kevin, James, Justin et Santos se rendit vers la chambre. Eric sanglotait dans les bras de sa femme.
Will : Eric ?
Eric leva ses yeux rougis vers le groupe : laissez-moi !
Will fit signe a Tami de les laisser seuls avec Eric un petit moment.
Tami partis, Kevin prit sa place. Eric vu prit au dépourvu lorsque Kevin le serra fort.
Kevin : mec, ton éloge était si émouvants. Tu as fait pleurer tout le monde, même le coach j'en suis sûr pleure aussi d'où il est.
Eric : il pleure parce que je me suis enfui de son enterrement. J'ai dit aux garçons de rester digne et je n'ai pas été foutu de le faire moi-même.
Will : personne n'a été digne surtout quand tu as lancé tes bagues sur le cercueil. C'était quoi mec ? Qu'est-ce qui t'a pris ?
Eric : ses bagues n'existeraient pas sans lui.
James : je ne suis pas d'accord. Oui, il t'a donné les clés pour être un bon coach, mais le reste, c'est toi, et à toi seul que tu le dois.
Eric hocha la tête négativement.
James : est-ce que tu rappelles de Tom McGallager ?
Eric : oui. Il a reçu une bourse d'étude, il me semble non ?
James : plus que cela, il a pu se présenter à la draft NFL de 1989. Il n'a pas été retenu, mais il a pu faire des essais chez Bears. Ils ne l'ont pas gardé malheureusement.
Eric : et tu sais ce qu'il est devenu ?
James : il est en prison.
Eric : quoi ! Mais…pourquoi ?
James : il est retombé dans le trafic de drogue. Il a pris 30 ans. Ça fait 15 ans qu'il est en prison.
Eric : comment tu sais tout cela ?
James : parce que je suis allé le voir, et je continue à aller le voir régulièrement. Je donne des cours aux personnes incarcérés. Et Tom, fait partie de mes élèves.
Eric : je n'arrive pas à croire que Tom soit retomber dans les trafics. Il avait tout pour réussir.
James : je te raconte son histoire pour te convaincre que chacun est maître de sa vie. Tom est retombé dans les trafics à cause de son échec avec la NFL. Il a choisi de retourner vers un chemin qu'il connaissait déjà. Toi Eric, tu as su concrétiser, malgré les échecs, tout ce que coach t'a appris. Tout cela pour que tu comprennes que ses bagues, tu l'es à gagner toi et toi seul. Ne doute pas de toi, d'accord ?
Eric : vous savez, ses bagues sont juste des objets. Je m'en sépare, mais je ne me séparerai jamais de mes souvenirs qui y sont rattachés.
Will : tant mieux. D'ailleurs, on devrait retourner à l'école. Les jeunes m'ont parlé d'une surprise pour nous tous.
Eric : allons-y. Je me sens mieux. Merci les gars.
À l'approche du terrain, ils entendaient tout le monde criait.
Eric : ça vient du terrain. Qu'est-ce qui se passe ?
Will : aucune idée.
En s'approchant, ils découvrir avec surprise le film du match, de leur match victorieux de 1985.
Joueur : eh les gars, coach Taylor est de retour !
Eric : mais, ou avez-vous trouvé ça ?
Joueur : coach Timothy nous la montrerai souvent. On voulait lui rendre hommage et vous en faire la surprise aussi.
Gracie : papa !
Eric : eh ma puce !
Gracie : ça va mieux ?
Eric : ouai ça va ma puce.
Tami embrasse son mari : c'est bien que tu sois revenu.
Eric : merci
Santos : eh les gars, regarder, c'est le moment ou notre quarterback va nous faire passer devant l'autre équipe.
Tous les regards fixèrent le grand écran.
Gracie et Julie n'avaient jamais vu leur père jouer. Il fallait avouer qu'il était tellement doué. Il avait déjà ce charisme qu'il lui connaissait. Tami replongeait dans ses souvenirs d'ambiance de ce match si spécial pour son mari. Le match qui allait lui ouvrir les portes universitaires. Eric et les autres revivaient le match de leur vie.
Kévin : Eric s'apprête a lancer, il attend que Will s'approche de la zone d'en-but. Aura-t-il le temps ? Eric est pris en chasse. Il sort de sa poche. Mais quand va-t-il lancer ? Il se décide enfin ! Directement dans les bras de Will. Une passe de 45 yards ! Touchdown Lions !
James : les Lions de Breham sont champions d'Etat pour la première fois de leurs histoires !
Will : chut le coach va parler.
« Journaliste : c'est une première victoire pour votre école de jeune dévalorisé, que ressentez-vous coach en ce moment ?
Coach Timothy : je ressens avant tous de la fierté pour eux. Ce n'est pas seulement une victoire de football, mais une victoire sur la vie, sur leur vie. Vous voyez, tous ici, sont passer par la prison, camps de redressement, casier judiciaire, gang, etc. Notre société les considérait comme des nuisibles avec aucun avenir. Ses mêmes nuisibles ont su unir leur force pour ce re construire et maintenant, ils sont champions d'Etat. Mon école fait beaucoup débat dans la région et j'espère que cette victoire fera changer les choses. Si vous voyez en eux le délinquant, il le sera, si au contraire vous voyez le petit garçon qui se cache sous la façade, alors je peux vous garantir qu'il vous remercia.
Journaliste : se sont de belle parole coach. Le travail que vous avez fourni avec eux, c'est quelque chose qui doit être reproduit partout dans notre pays.
Coach Timothy : j'espère que d'autre suivront le mouvement. Je rajouterai qu'avant de juger l'autre, il faut comprendre comment et pourquoi il en est arrivé là.
Journaliste : sans vous, notre quarterback prodigieux Eric Taylor serait rester dans l'ombre. Je commente le football secondaire depuis des décennies et je n'ai jamais vu un quarterback pareil. Quel sang-froid !
Coach Timothy : je suis d'accord, ce gamin a un vrai talent pur. Il avait déjà ce talent quand je l'ai rencontré. Il avait juste besoin d'une personne qui le persuade qu'il avait le talent pour finir parmi les grands joueurs.
Journaliste : et vous avez réussi. Mes sources me disent qu'il est accepté chez les Aggies. Il jouera au niveau universitaire. C'est le premier a réussi a intégré une université sans passer par la voie classique, et ayant un casier judiciaire.
Coach Timothy : Eric mérite vraiment cette bourse, il a travaillé dur pour ça et je remercie l'université d'avoir ouvert la voie à des profils atypique comme Eric. J'espère que ça sera le début d'une nouvelle ère.
Journaliste : vous êtes triste de les voir partir ?
Coach Timothy : c'est toujours dur de voir ses enfants partir du nid familial, mais ils seront tous dans une situation confortable et c'est la plus belle des récompenses pour un père de famille nombreuse comme moi.
Journaliste : ah, je crois qu'Eric veut dire un mot.
Eric : au nom de l'équipe, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour nous. Vous nous avez promis un avenir après avoir franchi les portes de votre établissement et vous n'avez pas menti. Merci coach et nous tenons a vous offrir la balle de match.
Coach Timothy ému : merci les enfants. Lucide et vaillant
Joueurs : Nous vaincrons !
Tous, ensemble, criait : nous vaincrons !
Gracie ému. Eric se rapprocha de sa fille et la prit dans ses bras.
Eric chuchota : ma puce, chut…
Gracie : tu as gardé le cri de ralliement de ton coach ?
Eric : comme tu vois. Il représente tellement pour nous tous. Je réalise que j'ai inconsciemment gardé un lien avec mon passé, un lien avec mon père de cœur.
Gracie : tu sais quoi, j'aime le football pour ses magnifiques histoires. Ce lien que vous avez tous ensemble, c'est tellement beau papa. Mais aussi ses liens que tu as créés à ton tour avec tes joueurs. J'espère avoir une aussi belle carrière que toi papa et je te promets de perpétuer ton cri de ralliement cher a ton cœur.
Eric : je t'aime ma puce, je t'aime si fort.
Gracie : et tu jouais tellement bien au football.
Kévin : ton père, c'était un tueur sur le terrain. Le meilleur quarterback avec qui j'ai joué et de très loin.
Eric rougit.
Gracie : précis, avec un sang-froid à toute épreuve. C'est impressionnant papa.
Eric : je jouai comme si je n'avais rien à perdre et c'était le cas. Je crois que c'est mon vécu qui m'a transmis cet état d'esprit.
Gracie : si tu ne t'étais pas blessée gravement, je suis sûr que tu aurais intégré la NFL et eu une carrière comme jamais personne avant toi n'aurai eu.
Eric : j'avoue que j'y ai déjà pensé et je suis sûr à 100 % que je préfère cette vie de coach plutôt que de joueur professionnel. Certes, j'aurai gagné beaucoup d'argent, mais je n'aurai pas pu profiter de ma famille comme je l'ai fait. Je sais que la vie de joueur pro ce n'était pas pour moi.
Gracie : être la fille du grand coach Taylor c'est déjà une immense fierté papa. Je t'aime et je suis ravi de vous avoir rejoint malgré ma peur de ce que je pourrai découvrir sur toi. Julie a raison, tu es un père formidable, n'en doute jamais papa, peu importe ce que tu as fait dans ta jeunesse. Le plus important, c'est que tu te sois repris en main et que tu es réussi à t'en sortir. C'est une belle preuve de courage et je t'aime encore plus maintenant.
Eric sourit : tu veux voir jouer ton père devant tes propres yeux ? Eh les gars, ça vous dirait un match ? Les anciens contre les nouveaux. Le coach mérite de voir un dernier match sur ses terres avant de s'envoler vers le paradis, vous ne pensez pas ?
Will : partant.
Kévin : moi aussi
Santos : je marche aussi, mais je ne veux pas être méchant Eric, mais tu comptes jouer comment ? Enfin, je veux dire….avec le fauteuil.
Will : ne t'inquiète pas, avec ou sans fauteuil, Eric arrivera toujours à échapper à ta garde.
Le groupe sourit. La cérémonie se finit avec une victoire des nouveaux, mais malgré tous, tout le monde, c'était amuser oubliant presque pourquoi ils étaient tous réussis.
