Je ne possède aucun des personnages de la série TV ou du film.
Un recueil de textes courts se déroulant dans l'univers du film Man from U.N.C.L.E
Ce texte a été écrit pour l'anniversaire de Napoléon Solo, le 9 mars.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES FROM U.N.C.L.E Tome 2
Bon anniversaire Napoléon
La lumière blafarde de l'aube filtrait à travers les stores à moitié fermés de la chambre d'hôpital, projetant des ombres dansantes sur les murs d'un blanc stérile. Napoléon Solo, allongé sur son lit, fixait le plafond d'un regard vide, son esprit oscillant entre conscience et torpeur. La douleur lancinante dans sa poitrine, là où la balle l'avait frappé, pulsait au rythme de son cœur, rappel constant de sa vulnérabilité nouvellement acquise.
Les draps rêches de l'hôpital irritaient sa peau, ajoutant à son inconfort. Il aurait donné n'importe quoi pour être dans son propre lit, enveloppé dans ses draps de soie égyptienne, un verre de bourbon à portée de main. Cependant, ici, dans cette chambre aseptisée, il n'était plus le séduisant et invincible agent de U.N.C.L.E. Il n'était qu'un homme blessé, faible et, bien qu'il détestât l'admettre, relativement effrayé.
Le bip régulier des machines qui surveillaient ses constantes vitales formait une mélodie monotone, ponctuée par le bruissement occasionnel des infirmières dans le couloir. Napoléon ferma les yeux, essayant de rassembler ses pensées éparses. Quel jour était-on ? Combien de temps avait-il passé ici ? Les jours se fondaient les uns dans les autres dans un brouillard de douleur et de médicaments.
Soudain, le son feutré de la porte s'ouvrant le tira de sa rêverie. Il entrouvrit les yeux, s'attendant à voir une autre infirmière venue vérifier ses perfusions, mais ce qu'il vit lui coupa le souffle, provoquant une vive douleur dans sa poitrine.
Illya et Gaby se tenaient dans l'embrasure de la porte, leurs visages reflétant un mélange d'inquiétude et d'affection. Illya, d'habitude si stoïque, semblait inhabituellement vulnérable, ses yeux bleus emplis d'une émotion que Napoléon ne lui avait jamais vue. Gaby, quant à elle, serrait contre elle un petit paquet, un sourire tremblant aux lèvres.
- Hey ! Bon anniversaire, Cow-boy, murmura Illya en se rapprochant, sa voix profonde adoucie par l'émotion.
Ces mots frappèrent Napoléon comme un coup de poing. Son anniversaire ? Déjà ? Il avait complètement oublié, sa notion de perte de temps étant en effet lourde…
Gaby s'approcha du lit, déposant délicatement un petit gâteau sur la table de chevet tout en lui souriant.
- Nous ne pouvions pas te laisser seul aujourd'hui, dit-elle doucement, sa main trouvant celle de Napoléon et la serrant avec tendresse.
Napoléon sentit une boule se former dans sa gorge. Il avait passé tant d'anniversaires seul, se contentant d'un verre de whisky hors de prix et peut-être de la compagnie d'une belle inconnue, mais leur présence... c'était différent. C'était sincère, c'était vrai.
- Vous... vous êtes souvenus, articula-t-il avec difficulté, sa voix rauque par le manque d'usage.
- Bien sûr, répondit Illya, s'approchant de l'autre côté du lit. Nous sommes une équipe, non ?
Illya posa une main sur le bras de son ami. Il y avait une certaine maladresse dans son geste, comme s'il n'était pas sûr de la façon dont il devait se comporter dans cette situation inhabituelle.
De son côté, Gaby s'assit au bord du lit, tenant toujours la main de Napoléon.
- Non seulement nous sommes venus, mais en plus nous allons passer la journée avec toi. Nous avons apporté des livres, des jeux... tout ce qu'il faut pour te distraire et te faire penser à autre chose qu'à ces quatre murs blancs dans lesquels tu es enfermé.
Aux mots de son ami, Napoléon sentit une vague de chaleur l'envahir, atténuant momentanément sa douleur. Ses partenaires, ses amis, étaient là pour lui. Leur présence était le meilleur cadeau qu'il pouvait recevoir. Illya, toujours mal à l'aise avec les silences chargés d'émotion, sortit un livre de son sac.
- J'ai pensé que tu aimerais peut-être... que je te lise quelque chose, dit-il, son accent russe plus prononcé que d'habitude, trahissant sa nervosité.
Napoléon ne put s'empêcher de sourire.
- Qu'as-tu apporté, Péril ? Un traité sur le communisme ?
Un éclair d'amusement passa dans les yeux d'Illya.
- Non, Cow-boy, un roman d'espionnage. Je me suis dit que tu apprécierais l'ironie.
Gaby rit doucement, le son de son rire apportant un peu de légèreté dans l'atmosphère lourde de la chambre d'hôpital. Elle se leva et commença à arranger les oreillers de Napoléon, veillant à ce qu'il soit confortablement installé. Alors qu'Illya commençait à lire, sa voix grave donnant vie aux mots sur la page, Napoléon se sentit transporté. Les descriptions exagérées des exploits du héros, un agent secret improbable aux gadgets farfelus, le firent sourire. C'était tellement éloigné de la réalité de leur travail, et pourtant, il y avait quelque chose de réconfortant dans cette fiction. Pendant ce temps, Gaby, sortit un petit paquet de son sac.
- Ce n'est pas grand-chose, dit-elle presque timidement, mais on voulait t'offrir quelque chose.
Emu, Napoléon prit le paquet avec des mains tremblantes, surpris par sa propre faiblesse. Il déchira doucement le papier, révélant une montre de poche en argent. Elle était simple mais élégante, exactement le genre de chose qu'il aurait choisi pour lui-même.
- Ouvre-la, encouragea Gaby.
Intrigué, Napoléon le fit et frémit. À l'intérieur du couvercle, une inscription était gravée : "À Napoléon. Notre cow-boy et notre ami. I & G."
A la lecture de ces quelques mots, Napoléon sentit ses yeux se remplir de larmes. Il les retint, peu désireux de montrer tant de vulnérabilité, même devant ses plus proches amis, mais la boule dans sa gorge était indéniable.
- Merci, murmura-t-il, sa voix chargée d'émotion. C'est... c'est parfait.
Illya, visiblement mal à l'aise face à tant d'émotion, se racla la gorge.
- J'ai aussi apporté un jeu échecs, dit-il. Je me suis dit que tu voudrais peut-être une revanche pour notre dernière partie.
Napoléon rit doucement, grimaçant légèrement à la douleur que cela provoqua dans sa poitrine.
- Tu es sûr de vouloir subir une autre défaite, Péril ?
- Dans tes rêves, Cow-boy, rétorqua Illya, un sourire aux lèvres.
