Bonjour !

N'ayant pas pu publier ni hier soir, ni ce matin, voici ce nouveau chapitre, le troisième en ce début d'après-midi.

Dans ce chapitre, vous allez enfin voir le nouveau Harry !

Encore merci pour les passages, pour les review.

N'hésitez pas à donner vos avis, même négatif !

Bonne lecture ! Et à bientôt ...

PaddyLondubat


Disclaimer :

L'univers et les personnages appartiennent à J.K. Rowling.


Chapitre 3

Le feu sous la glace

Harry

L'aube pointait à peine quand je m'éveillai. La bibliothèque, transformée en dortoir improvisé, baignait dans l'obscurité, troublée seulement par la lumière tamisée filtrant à travers les rideaux. Je restai un instant allongé, écoutant les respirations régulières de mes amis.

Pour eux, la nuit avait été tranquille.

Pour moi, elle n'avait été qu'un enchaînement de rêves confus et de longues heures à fixer le plafond, incapable de trouver le sommeil.

Quand je compris que je ne pourrais plus dormir, je me levai en silence, veillant à ne pas déranger les autres. Le parquet frais me glaça les pieds tandis que je quittais la pièce, traversant la maison endormie. Je pris la direction de la chambre que j'avais partagée avec Ron l'été précédent et fouillai ma malle à la recherche de vêtements de sport.

Une fois habillé, je descendis les escaliers, la maison toujours silencieuse. La cuisine était vide, une légère odeur de pain grillé flottait dans l'air. Je traversai rapidement la pièce et ouvris la porte arrière. L'air frais du matin m'accueillit. Je m'étirai lentement avant de commencer une série de pompes. Chaque mouvement faisait circuler un peu plus le sang dans mes muscles, dissipant la torpeur qui pesait encore sur moi.

Sans perdre de temps, je me lançai dans une course rapide autour du jardin. Le rythme de mes pas se calait sur les battements de mon cœur, chaque foulée me permettant de repousser un peu plus loin la culpabilité qui me rongeait. Je courus jusqu'à ce que mes poumons brûlent et que la sueur ruisselle. Après une trentaine de minutes, je ralentis et repris mon souffle, les jambes tremblantes mais la tension dans ma poitrine apaisée, du moins pour un instant.

En poussant la porte de la cuisine, je vis immédiatement que Sirius et Remus étaient déjà attablés, une tasse fumante entre les mains. Ils semblaient plongés dans une conversation, mais à mon entrée, ils se turent presque aussitôt. Madame Weasley, de son côté, rangeait quelques ustensiles près de l'évier, mais lorsqu'elle me vit entrer, elle s'arrêta et haussa un sourcil.

— Bonjour, Harry. Déjà debout ?

— Bonjour. Répondis-je brièvement en m'asseyant devant mon parrain. Je suis allé courir dans le jardin.

Je ne manquai pas de remarquer le regard attentif que lui et Remus m'adressèrent, comme s'ils cherchaient à déceler quelque chose dans mon attitude. Ignorant leurs regards scrutateurs, je tendis la main vers la cafetière et m'en servis une tasse, écartant le chocolat chaud que Molly avait pourtant pris l'habitude de me préparer.

L'amertume du café noir me convenait mieux, ces temps ci. Alors que la douceur du chocolat me semblait appartenir à une autre époque, une époque révolue.

Molly remarqua immédiatement que j'évitais délibérément la nourriture, et les bras croisés, elle me lança d'un ton ferme :

— Harry, mange au moins quelque chose.

Je serrai la mâchoire. Mais je savais que discuter avec Madame Weasley sur ce sujet était inutile, alors je pris un toast et une portion d'œufs brouillés, mâchant mécaniquement sans grand enthousiasme.

Chaque bouchée me pesait sur l'estomac. L'appétit me manquait depuis trop longtemps pour que ce simple geste ait le moindre goût.

Sirius et Remus échangèrent un regard, mais ne firent aucun commentaire. Lorsque Molly quitta enfin la pièce, un silence s'installa. Un silence lourd. Je sentais le poids de leur regard sur moi. Je savais que la discussion qui allait suivre serait loin d'être anodine.

— Tu ne dors plus correctement, n'est-ce pas ? Lança Sirius, brisant finalement le calme pesant.

Je haussai les épaules, préférant éviter son regard.

— Harry. Fit Remus d'un ton doux. On voit bien que ça ne va pas.

— Je vais bien. Déclarai-je fermement.

Ma voix était trop sèche, trop rapide. Nous savions tous les trois que c'était un mensonge, une illusion à laquelle je m'accrochais délibérément.

Sirius soupira longuement avant de passer une main dans ses cheveux trahissant son agacement autant que son inquiétude. Lorsqu'il planta à nouveau son regard dans le mien, il n'y avait plus la moindre trace de légèreté dans son expression.

— Tu crois qu'on ne comprend pas ?

Son ton n'était ni accusateur ni brusque, juste grave et empreint d'une lassitude qui me frappa en plein cœur.

— Je sais ce que c'est, cette colère, ce poids sur la poitrine. J'ai passé douze ans à Azkaban à me haïr pour ce qui est arrivé à tes parents. Tu crois que je ne m'en suis pas voulu d'avoir proposé Peter comme Gardien du Secret ?

Mes doigts se crispèrent sur ma tasse. Le poids de la culpabilité dans sa voix me parut insupportable. Je voulais détourner les yeux, échapper à cette conversation, mais quelque chose m'en empêcha.

— J'aurais dû savoir. Continua-t-il, sa voix plus rauque. J'aurais dû voir qu'il nous trahirait. Mais je ne l'ai pas vu. Et j'ai cru que c'était ma faute. Que j'aurais pu les sauver si j'avais été plus prudent.

Je me tendis, mes pensées s'emballant dangereusement. Il n'avait pas besoin de dire tout ça. Je n'avais pas besoin d'entendre ça. Parce que je savais exactement ce qu'il ressentait.

— Tu n'es pas obligé de porter tout ça seul. Reprit Remus, sa voix toujours aussi calme, mais d'une fermeté indiscutable.

Les secondes s'étirèrent, lourdes, pesantes.

Tout en moi me criait de me taire, de tout enfouir au fond de mon esprit comme je l'avais fait ces dernières semaines. Mais leur insistance silencieuse me cernait de toutes parts, et à force de me heurter à ce mur d'attention bienveillante, quelque chose en moi céda. Je baissai la tête, fixant obstinément la table.

— Je… Je suis fatigué. Soufflai-je enfin.

Ni Sirius ni Remus ne parlèrent, me laissant le temps de continuer à mon rythme.

— C'est comme si je ne pouvais jamais me reposer. Même quand je dors, je… Je rêve de… De Cédric. Du Département des Mystères. De… De Lui. D'elle.

Ma voix se brisa légèrement, et je dus avaler ma salive avec difficulté avant de poursuivre.

— Je m'en veux. Je me sens coupable.

Je n'arrivais toujours pas à prononcer leurs noms… Tonks. Percy. Pourtant, leurs visages s'imposaient à moi avec une clarté qui me déchirait. Mais maintenant, ils n'étaient plus là. Ils avaient été bien plus que des alliés précieux : ils avaient été des amis. Et ils étaient morts pour me sortir du piège dans lequel j'étais tombé.

Sirius souffla lentement, un éclat sombre traversant ses yeux, me rappelant, une fois de plus, que c'était sa cousine qu'il avait perdue.

— C'est normal. Répondit-il d'une voix douce. Mais tu n'as pas à porter ça seul, Harry. Tu n'es pas responsable de ce qui s'est passé.

Je fermai les yeux un instant, luttant contre le nœud qui se formait dans ma gorge.

— Et si… J'entraîne mes amis dans un nouveau piège… Et si je les perds aussi ?

Ma voix était si basse que j'eus presque l'impression que les mots s'étaient perdus dans l'air.

— Et si j'échoue à tuer Voldemort ? Ajoutai-je, plus sombre encore.

Je n'osais même pas imaginer cette possibilité. L'idée de voir mes amis tomber un à un, de me retrouver seul face à lui, ou pire, de mourir en échouant…

Une main chaude se posa sur mon épaule. Sirius. Je relevai la tête et croisai son regard, puis celui de Remus. Il n'y avait ni pitié ni apitoiement, juste une certitude absolue, une promesse silencieuse.

— On sera là pour t'aider. Dit-il simplement. Peu importe ce qu'il arrive, tu ne seras jamais seul.

Un long silence s'installa, mais cette fois, il n'était plus pesant. Il n'avait plus ce goût d'isolement auquel je m'étais accoutumé.

Finalement, Remus se redressa légèrement et, dans une tentative habile de dissiper la tension, déclara :

— On entraîne tes amis cet après-midi.

Je haussai un sourcil, surpris par ce brusque changement de sujet.

— Ça te fera du bien de te défouler. Ajouta-t-il. Et peut-être que ça te rassurera de voir à quel point ils sont tous très doués pour se défendre.

Je baissai la tête, inspirai profondément et hochai finalement la tête.

— D'accord.

C'était un simple mot, mais il marquait un pas en avant. Sirius et Remus l'avaient compris.

L'après-midi, l'entraînement débuta. Le grenier du Square Grimmaurd, habituellement encombré avait été vidé pour les entraînements, offrant un espace dégagé. Remus et Sirius avaient organisé une série d'exercices pratiques, alternant duels et techniques de défense avancées. L'adrénaline montait en moi alors que je me préparais mentalement.

Le premier sort fusa, éclatant dans l'air avec une vivacité inattendue. Et à cet instant précis, tout bascula.

L'instant suivant, je n'étais plus au Square Grimmaurd. J'étais au Ministère.

Le bruit assourdissant des combats qui avait déjà eu lieu déchira l'air, se superposant au présent, transformant mes sens en un tourbillon confus. Des éclats de lumière traversaient l'obscurité, des éclats rouges et verts se heurtant au milieu des hurlements. Les cris de douleurs. Les silhouettes mouvantes qui se battaient. La peur glacée, qui m'enserrait la poitrine et m'étouffait. C'était comme si le passé m'engloutissait, me forçant à revivre chaque instant. Je revoyais les Mangemorts, encerclant mes amis, leurs sortilèges explosant autour de nous, frappant sans discernement. Les souvenirs envahissaient ma tête.

Une rafale de magie m'atteignit brutalement. Et mon corps se mit à réagir par instinct, comme un animal qui lutte pour sa survie. Je m'esquivai dans un mouvement fluide et ripostai avec une précision presque irréelle. Mes attaques étaient lancées sans relâche, chaque geste impulsé par une urgence viscérale, un besoin de repousser cette douleur qui me rongeait.

En face de moi, Neville se battait, essoufflé mais cherchant à suivre le rythme de l'affrontement. Mon Expelliarmus le frappa de plein fouet, projetant sa baguette hors de sa main et le faisant voler en arrière sous la force de mon sortilège. Il s'écroula sous l'impact, et avant qu'il n'ait pu se redresser, je me détournais déjà, cherchant un autre adversaire.

— Doucement, Harry ! Me prévint Remus, mais sa voix me parvint à peine, noyée dans le tumulte de mon esprit embrouillé.

Ron fut le suivant. Il tint bon plus longtemps, renvoyant mes attaques avec une ténacité qui m'arracha un sourire en coin. Mais quelque chose dans son regard me fit vaciller. Une lueur que je connaissais bien. Un éclat de douleur, comme s'il était, lui aussi, happé par un autre souvenir. Une autre mort. Celle de Percy. Une part de lui était là, figée dans ce moment de terreur, de souffrance, mais l'autre part cherchait à sauver son frère.

Pourtant mes attaques devinrent plus violentes, plus impitoyables. Je frappais comme si ma propre vie était en jeu. Et je savais, dans un coin de ma tête, que Ron vivait cela aussi. Ses coups étaient plus durs, sa défense plus acharnée. Cela rendait son courage encore plus puissant, mais aussi plus dangereux. Il n'était plus seulement Ron, mon ami. Il était un jeune homme brisé par la guerre, aussi dévasté que moi.

Un éclair rouge jaillit de ma baguette, et Ron, dans un ultime effort, le bloqua de justesse, mais l'impact le projeta violemment en arrière. Il s'écrasa contre un tapis d'entraînement, un grognement de douleur lui échappant. Mais dans son regard, il y avait plus que de la douleur physique. Il y avait cette même détresse que je ressentais.

— Bordel, Harry ! Râla-t-il en se redressant, sa voix rauque.

Mais je l'entendis à peine. Déjà, je levais à nouveau ma baguette, prêt à enchaîner. Je pouvais la sentir monter en moi, cette pulsion violente et incontrôlable.

— Harry, arrête-toi !

La voix de Sirius perça le tumulte, mais elle me parvint à peine, étouffée par la folie du combat. Son sort de protection intercepta le mien, l'arrêtant net dans son élan.

Je clignai des yeux, la réalité me frappant soudainement. J'étais au Square Grimmaurd, pas au Ministère.

Le grenier était redevenu calme autour de nous. Le souffle court, j'essayai de reprendre mes esprits. Sirius me regardait avec sérieux.

— Ce n'est pas un combat à mort. Tu n'as pas besoin de te battre comme si c'était la dernière fois.

Sa baguette était baissée, mais son corps restait tendu. Derrière lui, Ron se redressait, les mâchoires serrées, et les autres nous observaient en silence.

Mon cœur battait à tout rompre. L'adrénaline pulsait encore, refusant de s'apaiser.

— Ce n'était qu'un duel. Dis-je enfin, la voix rauque.

— Un duel, c'est un échange, pas une exécution. Corrigea Remus en s'approchant lentement.

Je serrai les dents. Ils ne comprenaient pas. S'il y avait une prochaine fois, si je n'étais pas prêt…

Sirius posa une main sur mon épaule.

— Tu ne peux pas te battre contre tout le monde, Harry. Pas comme ça.

Je rejetai son contact et reculai d'un pas. L'air me manquait.

— C'est bon, c'est fini, pas la peine d'en faire tout un plat. Lâchai-je avant de tourner les talons.

Les regards des filles me frappèrent par leur intensité. Hermione me regardait avec une compassion qui m'écrasait. Ginny, plus tendue, me fixait avec inquiétude et peut-être même une certaine colère. Et Luna, silencieuse, mais dont les yeux tristes disaient bien plus que des mots.

Je poussai violemment la porte du grenier et dévalai les escaliers quatre à quatre, le souffle encore court, l'adrénaline toujours en vrac dans mes veines.

J'avais besoin d'air. De silence. De fuir ces regards. De me fuir moi-même.

Je sortis sans réfléchir, franchissant la porte arrière du Square Grimmaurd pour me retrouver dans la petite cour à l'abandon. L'air du soir était lourd, chargé d'humidité et du parfum discret des plantes sauvages qui avaient poussé entre les pavés. Je passai une main dans mes cheveux en bataille, tentant d'apaiser le chaos dans mon crâne.

J'avais perdu le contrôle.

Je donnai un coup de pied rageur dans un caillou, le projetant à l'autre bout de la cour. Mon cœur battait toujours trop vite, mon corps refusait de se détendre. Dans un geste presque mécanique, je sortis un paquet de cigarettes de la poche de mon pantalon.

J'en allumai une et la portai à mes lèvres, inspirant profondément la fumée âcre. Je sentis la brûlure familière descendre dans mes poumons, me faisant un bien fou.

— Tu sais, ce pauvre caillou ne t'a rien fait.

Je sursautai légèrement avant de me retourner. Ron se tenait là, bras croisés, appuyé contre le chambranle de la porte. Il ne me regardait pas avec colère, ni avec pitié.

— Tu me suis maintenant ? Grognai-je en détournant le regard.

— Évidemment. Répondit-il avec un haussement d'épaules. Je suis peut-être un peu lent sur certaines choses, mais je t'ai vu là-haut. Je sais que ça ne va pas.

Il s'approcha et s'installa à côté de moi sur le vieux banc en pierre, sans rien dire pendant un moment. Juste là, présent. Je continuai de fumer en silence, observant la braise rougeoyer faiblement au bout de la cigarette.

— Tu te bats comme si ta vie en dépendait. Lâcha-t-il enfin.

Je baissai la tête, fixant le sol entre mes pieds.

— Parce que c'est le cas.

Ron soupira doucement, un soupir qui en disait long.

— Pas aujourd'hui, Harry. Pas avec nous.

Je levai les yeux vers lui, et je vis de la compréhension dans son regard. Je savais. Il me l'avait dit dans ses lettres. Lui aussi avait perdu le contrôle, au début de l'été. Il avait voulu être fort. Comme moi. Mais Ron avait appris à respirer à nouveau, à lâcher prise.

Un silence s'installa entre nous. Puis il reprit, d'une voix plus douce, plus franche.

— C'est le Ministère, pas vrai ?

Je crispai la mâchoire, incapable de répondre. Mais Ron n'avait pas besoin de confirmation. Il savait.

— Moi aussi j'y pense encore. Avoua-t-il, sa voix plus basse. Pas comme toi, peut-être, mais… Ça me réveille parfois la nuit. Les voix. Les sorts qui fusent. Et… Sa mort. Leurs morts.

Je fermai les yeux un instant, une douleur sourde s'éveillant sous ma cage thoracique.

— Quand je me bats, c'est comme si j'y étais encore. Murmurai-je enfin. Comme si…

Je m'interrompis, incapable de formuler les mots.

— Comme si, cette fois, tu pouvais faire quelque chose. Termina Ron à ma place.

Je serrai les poings, détestant à quel point il mettait des mots justes sur ce que je ressentais.

— Harry, tu n'es pas seul. On était tous avec toi.

J'hochai vaguement la tête. J'avais du mal à croire que quelqu'un d'autre puisse comprendre ce que je ressentais vraiment, mais je ne pouvais pas ignorer l'effort de Ron pour essayer. Il n'essayait pas de me sauver, juste de me rappeler que je n'étais pas seul.

Je tirai une dernière bouffée sur ma cigarette avant de l'écraser sous ma semelle.

— Vous allez finir par me lâcher la grappe, ou je dois encore m'énerver ? Lançai-je, tentant d'alléger l'ambiance.

Ron sourit légèrement.

— Oh non, maintenant que je suis là, je vais te faire subir ma présence encore un moment.

— Super…

Une nouvelle voix nous interrompit.

— Qu'est-ce que vous complotez tous les deux ?

Hermione venait d'arriver, les bras croisés, un sourire en coin.

— Harry tente de devenir un ermite bourru, et moi je l'en empêche. Expliqua Ron d'un ton faussement sérieux.

— Un ermite bourru. Répéta Hermione en haussant un sourcil. Je crois que c'est trop tard, il l'est déjà.

Je roulai des yeux, mais un sourire naquit malgré moi sur mes lèvres.

Hermione s'assit à côté de nous, et très vite, la conversation dériva sur un sujet bien moins grave. Ron raconta la dernière bêtise des jumeaux, Hermione répliqua, et moi… moi, je les écoutai.

Le chaos dans ma tête ne s'était pas totalement apaisé, mais en cet instant, assis là avec eux, je me sentais un peu moins seul.