Dimanche 16 août 1998,

Un petit grognement mécontent glissa par inadvertance sur les lèvres de Violette.

Péniblement, ses yeux finirent par s'ouvrir, aveuglés par la lumière du jour, et ils tombèrent sur un plafond gris parsemé de poudre doré et rouge, provenant probablement d'un feu d'artifice.

Les restes d'un feu d'artifice ?

Alors, la jeune femme réalisa.

Elle se trouvait dans l'appartement de Fred, dans sa chambre.

Lorsqu'elle tourna la tête sur sa droite, elle tomba sur le rouquin qui semblait la regarder depuis quelques minutes, un sourire en coin sur le visage.

Le coude enfoncé dans le matelas, sa tête était posée sur la paume de sa main et de son autre main libre il glissait ses doigts sur la cuisse de Violette.

Celle-ci baissa alors la tête, et elle découvrit que Fred était en train de tracer ses vergetures.

Ces petites rayures blanches qu'elle avait longtemps haïes.

À présent, elle les appréciait et en venait même à se dire qu'elles faisaient la beauté de son corps.

« Je les adore. Murmura Fred de sa voix suave du matin, continuant de caresser l'une des vergetures du bout des doigts »

Les yeux noisette du sorcier n'avaient pas quitté ceux de Violette lorsqu'il avait prononcé ces mots.

Une vague de chaleur traversa aussitôt le corps de la jeune femme.

« Ravie d'apprendre cela. Le taquina-t-elle en tournant la tête de l'autre côté »

Elle contempla un instant la pièce dans laquelle elle avait dormi.

La chambre était assez grande et bien rangée, ce qui étonna Violette.

Bien évidemment, quelques farces et paquets de bonbons traînaient par terre, et sur l'un des murs, la sorcière aperçut quelques taches d'une potion qui avait probablement explosé.

Cela la fit sourire.

Il y avait une fenêtre qui donnait vue sur un bâtiment gris et terne du Chemin de Traverse, mais une étagère était posée juste à côté de celle-ci, et de multiples créations pour leur boutique encore inachevées ramenaient de la couleur dans la pièce.

Une odeur à la fois douce et acidulée régnait dans la chambre, ce qui chatouillait le nez de Violette.

Le lit dans lequel elle était couchée était grand, et il le fallait bien vu la taille de Fred, et douillet.

Elle se sentait bien, ici.

« J'ai l'impression que ce n'est pas réel. Murmura la sorcière en reportant son attention sur Fred »

Elle avait dormi chez lui, dans son appartement, là où elle pensait ne jamais pouvoir aller.

Le rouquin sourit.

Il abandonna la cuisse de Violette et à la place il se pinça le bras.

« Si, c'est bon, je suis bien réel. »

La jeune femme leva les yeux au ciel.

Bien sûr que tu es réel, toi, et ton éternelle folie qui me rend dingue.

Violette leva légèrement le drap fin qui reposait sur son corps et elle remarqua qu'elle portait un immense t-shirt bleu ainsi qu'une culotte.

« Je ne voulais pas te laisser dormir dans ta robe et tu n'avais pas envie d'être nue. Je trouve que mon t-shirt te va bien. Sourit malicieusement Fred »

La jeune femme jeta un bref coup d'oeil vers le sorcier et réalisa qu'il était simplement vêtu d'un boxer.

Elle détourna très vite le regard afin de ne pas s'attarder sur son torse nu.

Elle eut un flash de la scène de cette nuit. Ils étaient rentrés dans l'appartement et Fred l'avait aussitôt emmenée dans sa chambre, voyant bien qu'elle était épuisée.

Il lui avait donné ce fameux t-shirt.

Il s'était alors retourné, de dos à elle, pour ne pas la gêner pendant qu'elle se changeait.

Après cela, elle s'était glissée dans le lit et la sorcière se rappela que le rouquin avait déposé un baiser sur son front avant qu'elle ne s'endorme.

Cela ne l'étonnait pas de la part de Fred.

Derrière ses airs irresponsables et farceurs, il avait toujours été très attentionné et bienveillant avec elle, et avec n'importe quelle autre fille d'ailleurs.

Violette eut un élan d'énergie et elle se redressa contre la tête de lit, mais le regretta bien vite.

Ses mollets, ses fesses et le bas de son dos étaient complètement courbaturés et douloureux.

Elle grimaça.

« Tout va bien, Vi ? »

Lorsqu'elle se tourna vers Fred, elle vit qu'il se mordait la lèvre inférieure afin de se retenir de rire.

Dans ses iris bruns, une petite fierté s'affichait.

Offusquée, Violette lui donna une tape sur l'épaule, le faisant tomber sur le dos contre son oreiller.

« Je rêve ou tu es content de ce que tu as fait ? S'égosilla-t-elle, amusée »

Le rouquin ricana puis il leva les mains en l'air, une moue innocente se formant sur ses lèvres.

« Disons que j'ai plutôt bien réussi mon coup. Dit-il en lui faisant un clin d'oeil »

C'est le cas de le dire.

Elle avait l'impression d'avoir fait du Quidditch pendant plus de cinq heures.

Fred, lui, paraissait en pleine forme.

« Comment fais-tu pour ne pas avoir mal aux jambes ?

- J'ai l'habitude. Répondit-il avec un sourire sournois, plaçant ses bras derrière sa tête

- Ah oui, l'habitude ? Violette arqua un sourcil »

Le sourire de Fred s'élargit.

La jeune femme devait se faire violence pour ne pas se jeter sur lui et l'embrasser. Elle le trouvait si beau le matin.

Ses cheveux roux étaient toujours en bataille, ses yeux étaient légèrement endormis mais toujours si espiègles, et sa respiration était plus lourde, plus lente.

Elle sentait déjà une once de désir monter en elle, mais elle se ressaisit dans la seconde.

Sur la petite table de nuit à côté d'elle, elle trouva sa montre.

Il était neuf heures.

Elle qui pensait qu'il était bien plus tard.

Puis, Violette aperçut sa robe qui était étendue sur une chaise accolée à un bureau.

Et là, des moments de la soirée lui revinrent en tête.

Elle se rappela du vestiaire, à quel point elle avait énervé Fred en ne répondant pas à tous les sentiments longtemps cachés en lui qu'il lui enfin avait avoués.

La façon dont il s'était vengé dans les toilettes, lui faisant l'amour brutalement, déversant en elle cette frustration insoutenable.

À cette pensée, Violette sentit son bas-ventre brûler.

Le regard toujours posé sur le vêtement rouge, la sorcière se souvint ensuite des nombreuses danses échangées avec George, Ginny, Olivier.

Les discussions avec Lee.

Les regards avec Fred lorsqu'ils ne s'étaient pas encore adressé la parole. Les provocations. La dispute dehors.

Le courage qui avait envahi le rouquin et qui l'avait poussé à embrasser Violette devant tout le monde.

Et...

« Ron. Souffla la jeune femme, d'une voix peinée »

Une main sur son épaule la fit sortir de ses songes et elle fut attirée vers Fred.

Sans trop réfléchir, elle posa sa tête sur le torse du rouquin et elle enroula un bras autour de sa taille.

Elle aimait tant toucher sa peau nue et douce, son ventre musclé.

Son odeur l'enivrait et les battements de son coeur la berçaient.

Il se mit alors à jouer avec les cheveux de Violette, tendrement. Elle avait l'impression d'être au paradis.

Tout était calme, le Chemin de Traverse n'était pas encore éveillé.

Violette entendait simplement le souffle régulier de Fred. Cela l'apaisait.

« Tu n'as pas à t'en faire, ce n'est pas de ta faute. Lui assura-t-il »

Quand même.

Elle lui avait fait croire qu'une histoire était possible entre eux, au tout début.

Puis elle avait fini par coucher avec son grand frère.

Elle revoyait encore le visage anéanti de Ron.

Dans son regard, elle avait lu à quel point son coeur s'était brisé en voyant Fred lui voler la fille qu'il aimait, et ce devant tous les invités.

« Ron est amoureux de moi, et nous lui avons fait de la peine sans aucune considération.

- Je sais, et crois-moi cela m'embête suffisamment qu'il soit amoureux de toi, mais tu ne lui dois rien. Répliqua Fred en soupirant, avant de déposer un baiser sur le crâne de Violette »

Il avait raison, elle ne lui avait rien promis.

Elle ne pouvait pas contrôler ses sentiments.

C'était Fred, depuis le début. Depuis des années.

Il n'y avait que lui qui occupait ses pensées.

En revanche, ce que la sorcière n'acceptait pas, c'était la façon dont les jumeaux agissaient avec Ron.

Ils adoraient leur frère, mais ils avaient toujours été les premiers à le rabaisser au point de lui faire manquer de confiance en lui.

Même si c'était simplement pour rire, les mots restaient encrés en Ron.

Violette avait dû le réconforter de nombreuses fois à Poudlard, après les blagues et remarques assez blessantes de Fred et George à son égard.

Ils étaient frères, c'était ainsi que les relations fraternelles fonctionnaient, mais ils allaient parfois trop loin.

Hier par exemple, Fred ne s'était pas suffisamment excusé auprès de Ron.

Violette avait même eu l'impression qu'il n'en avait eu rien à faire de la tristesse de son petit frère.

« Crois-tu qu'il me pardonnera ? Lui demanda la jeune femme en relevant les yeux vers Fred

- Bien sûr, Atkins. C'est à moi qu'il en veut.

- Mmh. »

Elle n'était pas convaincue.

Elle ne voulait pas le perdre, il était son ami depuis si longtemps.

« Cela va être dur à digérer pour lui, mais il va s'en remettre. Il finira par comprendre que tu ne pouvais pas faire autrement que de tomber amoureuse du plus beau garçon de la famille. Plaisanta le sorcier »

Violette roula des yeux. Il ne pouvait vraiment pas s'en empêcher.

Les images de la dispute entre Fred et Ron réapparurent dans l'esprit de la jeune femme.

Jamais elle n'avait vu son ami si enragé.

« Je ne pensais pas que Ron réagirait si mal, je savais que cela allait le blesser, mais au point de te sauter dessus... je n'en reviens toujours pas. Avoua Violette, pensive

- Mon petit frère a le sang chaud. Dois-je te rappeler cette fois à Noël, où il a lancé un couteau droit vers moi car je l'embêtais ? »

La sorcière ne put s'empêcher de rire en se remémorant ce souvenir.

En même temps, il l'avait bien cherché.

Il n'arrêtait pas de se moquer de Ron à cause de Lavande.

« Heureusement pour toi, tu te débrouillais plutôt bien en métamorphose. Gloussa Violette »

Fred avait légèrement relevé le t-shirt de la jeune femme et il caressait son dos, la faisant parfois frissonner.

« Ne te moque pas de moi, Vi. La menaça-t-il d'un ton joueur »

Violette voulut rétorquer, mais elle n'arrivait pas à faire sortir Ron de sa tête.

« Comment... comment vas-tu faire avec Ron ? Il travaille avec vous désormais. Questionna-t-elle, soucieuse »

Elle n'avait même pas pensé à cela.

Bon sang.

Qu'avaient-ils fait ?

« Je le connais, il ne va probablement pas venir les premiers jours. Le temps de se calmer. Mais il reviendra et fera comme si rien ne s'était passé. Fred haussa les épaules »

Violette espérait qu'il allait vraiment réagir ainsi.

Jamais elle ne se le pardonnerait si Ron venait à démissionner à cause de cette histoire.

Dehors, l'allée marchande commençait à s'animer. À travers la fenêtre qui n'était pas bien épaisse, les deux sorciers pouvaient entendre que les visiteurs arrivaient, riant gaiement.

Violette poussa un long soupir.

Il s'était passé tant de choses pendant le mariage de Lee, elle n'arrivait même pas à remettre tous les événements dans l'ordre.

« Où est George, d'ailleurs ?

- Mon cher jumeau était bien trop bourré pour rentrer, il est resté dormir à la salle des fêtes. S'esclaffa Fred »

La sorcière s'apprêta à rire à son tour, mais elle se stoppa aussitôt.

Pauvre George.

Elle le voyait encore, complètement désespéré à l'idée de savoir que Lee était officiellement marié.

« Et lui, il s'en remettra ? »

Violette leva à nouveau la tête vers Fred, afin d'observer sa réaction.

Il avait perdu son sourire.

« Je ne pense pas. Je l'espère, mais je ne pense pas.

- Je n'avais jamais remarqué qu'il y avait quelque chose entre George et Lee. Pourtant Lee est avec Isyle depuis longtemps maintenant, non ?

- Ma foi, tu n'es pas très perspicace Atkins. Même quand Lee était en couple avec Isyle, il couchait encore avec George. »

Les yeux de Violette s'écarquillèrent. Elle lança un regard furieux au rouquin.

« Pardon ? Et tu les laissais faire ? »

Fred pouffa de rire.

« Que voulais-tu que je fasse ? Je n'ai pas à contrôler les envies de mon frère, il n'allait pas m'écouter dans tous les cas. »

C'était évident, les jumeaux étaient tous deux très têtus.

« Est-ce que Isyle est au courant ?

- Elle l'est, et je ne sais pas vraiment pourquoi, mais elle ne l'a jamais vraiment mal pris. Cependant, maintenant qu'ils sont mariés, Isyle lui a demandé de tout arrêter avec George. Et Lee a accepté. Expliqua Fred, qui continuait de passer ses doigts fins sur le dos de Violette »

La sorcière comprenait mieux pourquoi Lee avait choisi la chanson Still Loving You de Scorpions, lors de la cérémonie de leur mariage.

Il voulait changer, afin de retrouver son amour avec Isyle.

« Alors pourquoi a-t-il choisi Isyle plutôt que George ?

- George voulait du sérieux entre eux, mais Lee non. C'était trop compliqué, ses parents étaient bien trop fermés d'esprit. Ces personnes sont vraiment frigides, je comprends pourquoi mon meilleur ami est si déjanté. »

Fred parvenait toujours à rajouter de l'humour dans les situations les plus tristes, mais Violette n'arrivait pas à rire.

Elle trouvait cela presque tragique, ce qu'il se passait entre Lee et George.

Y avait-il quelque chose de plus cruel dans la vie, que d'être interdit de vivre avec la personne que l'on aimait ?

Elle souhaita se changer les idées, et ce fut alors que Angelina lui revint en tête.

Elle les avait surpris dans les toilettes.

« Mon dieu... Marmonna Violette en plaquant une main sur sa bouche »

Fred haussa les sourcils et lui sourit.

Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, la sorcière l'en empêcha.

« Est-ce que Angelina va raconter ce qu'elle a... vu ? S'enquit Violette »

La tête toujours posée sur le torse du rouquin, elle le sentit tressauter sous les rires qui sortirent de sa bouche.

« Qu'est-ce que cela peut faire ? Tout le monde est au courant désormais. »

Une vive honte s'empara de Violette en cet instant.

Sur le coup, elle avait adoré narguer Angelina tandis que Fred était encore entre ses jambes.

En elle.

Rien n'avait été plus jouissif que de voir l'ex-petite amie du rouquin la fusiller du regard.

Désormais, elle craignait que cela ne parvienne aux oreilles de Ron et que cela l'enrage d'autant plus.

« Quand j'y repense, tu n'avais pas l'air très gêné. Et encore aujourd'hui cela ne semble pas t'embêter. »

Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Fred.

Violette baissa la tête afin de résister à l'envie de l'embrasser.

« Encore une fois, j'ai l'habitude d'être surpris pendant l'acte. Confessa-t-il »

Comment avait-elle pu oublier ?

Ron l'avait surpris dans le salon de son appartement, et il avait probablement été surpris à Poudlard également. C'était même sûr.

Violette était bien contente de ne jamais être tombée sur lui avec une autre fille.

La jeune femme voulut quitter le torse de Fred afin de se remettre à sa place dans le lit, mais elle eut à peine le temps d'esquisser un mouvement que le rouquin s'était lui-même enlevé.

Violette se retrouva donc allongée sur le ventre, sur le matelas.

« Qu'est-ce que... »

Fred en profita pour s'asseoir au bout du lit.

Violette se tordit la nuque pour voir ce qu'il comptait faire.

Ainsi, il posa ses mains sur les deux jambes de la sorcière.

« Je vais soulager les douleurs que j'ai causées. La coupa-t-il d'une voix douce »

Sur ces mots, Fred se mit à masser les mollets de Violette.

Il exécutait des gestes parfaits, tout en veillant à ne pas trop appuyer.

La jeune femme laissa tomber sa tête dans l'oreiller. Cela lui faisait énormément de bien.

Dès que les doigts du rouquin touchaient sa peau, elle sentait ses entrailles se tordre.

Il voulut monter jusqu'aux fesses de Violette, mais il s'arrêta sur ses cuisses.

« Bon sang, tu as des bleus partout. Sur les fesses, le bas du dos et même sur la cuisse. S'exclama-t-il

- En même temps, tu me serrais la cuisse comme si tu te tenais à elle pour ne pas tomber. N'en sois pas fier. Le remballa Violette en riant à moitié

- Oh non, je ne le suis pas du tout. Se défendit Fred, mais le ton de sa voix trahissait ce qu'il pensait vraiment »

Violette leva les yeux au ciel en pouffant de rire.

Le rouquin s'avança un peu plus afin d'atteindre le dos de la sorcière.

Elle poussait des souffles de bonheur à chaque fois qu'il massait des endroits courbaturés.

Il était vraiment doué, elle n'aurait jamais pensé cela de sa part.

« On dirait bien que tu apprécies mes massages, Atkins. L'embêta-t-il

- Justement, j'apprécie, alors tais-toi. S'esclaffa-t-elle »

Fred s'approcha un peu plus près d'elle, et Violette sentit tout à coup l'érection matinale du jeune homme se coller contre sa fesse.

Au-delà du fait que cela l'excitait terriblement, elle eut tout à coup une idée et un sourire machiavélique apparut sur son visage.

Violette repoussa la main de Fred et elle sortit du lit.

Heureusement, elle avait bien moins mal aux jambes grâce aux massages du rouquin.

« Ça ne va pas Vi ? Il fronça les sourcils

- Si, grâce à toi je vais mieux. Mais c'est à mon tour de te faire du bien. Lui sourit-elle »

Le sorcier comprit ce qu'elle voulait dire, et un éclair de désir traversa son regard.

Violette posa ses mains sur les épaules de Fred et le poussa afin qu'il se couche sur le matelas.

Elle saisit la couverture du lit et la jeta par terre pour ne pas être embêtée.

Le rouquin posa confortablement sa tête sur le coussin.

Un sourire taquin ne quittait plus son visage.

« Que me réserves-tu Atkins ? Demanda-t-il d'une voix rauque

- Arrête de parler Weasley, et savoure. »

La jeune femme se pencha vers lui et elle passa son index sous l'élastique du boxer.

Fred épiait chacun de ses faits et gestes, la bouche entrouverte.

Lentement, le plus lentement possible, Violette fit glisser le sous-vêtement du sorcier.

Elle évita soigneusement de toucher son membre et elle retira son boxer complètement, le jetant à l'autre bout de la pièce.

À présent, il était complètement nu.

Le souffle de Fred était déjà haletant, son sexe dur était plaqué contre son bas-ventre et le bout était déjà rempli de liquide, dû à son excitation.

« J'adore quand tu es entreprenante. La complimenta-t-il »

Toujours debout à côté du lit, Violette lui fit un petit sourire.

« Tu n'as encore rien vu. Lui signala-t-elle, le regardant de haut »

La jeune femme entreprit alors de retirer le grand t-shirt qui cachait plus de la moitié de son corps.

Quand sa poitrine nue se dévoila, Fred passa une main sur son visage.

Comme s'il n'en croyait pas ses yeux.

Il avait l'impression de la redécouvrir à chaque fois.

« Tu es si belle putain... Murmura-t-il »

Suite à cette remarque, Violette fut encore plus confiante et elle saisit les coutures de sa culotte.

Tandis qu'elle la faisait descendre le long de ses jambes, elle ne quittait pas Fred du regard.

Elle scrutait ses yeux bruns qui regardaient avec intensité chaque recoin du corps de la jeune femme.

Il était tout bonnement en train de l'admirer.

Une fois entièrement nue à son tour, Violette demeura debout quelques minutes.

Seuls les rayons du soleil habillaient son corps dorénavant, et jamais Fred n'avait assisté à un tel spectacle.

Son regard s'était assombri, et lorsqu'il posa les yeux sur l'intimité de la sorcière, il saisit son membre, comme pour calmer l'érection devenue douloureuse, relâchant un infime grognement.

Le fait qu'elle restait loin de lui alors qu'elle était nue, cela le torturait.

Alors, Violette s'approcha et elle attrapa le poignet de Fred afin qu'il abandonne son érection.

« Laisse-moi m'en occuper. Lui susurra-t-elle en ne le quittant pas des yeux »

Tout d'abord, la sorcière s'assit à califourchon sur les tibias du rouquin.

Elle massa brièvement ses cuisses avant de se baisser et de déposer quelques baisers dessus.

Puis, elle dirigea ses lèvres vers l'intérieur de ses cuisses et les mordilla.

Lui aussi était sensible à ces endroits.

Cela lui arracha un râle.

« Bordel Vi, tu me rends déjà fou. Grogna-t-il en enfonçant sa tête dans l'oreiller »

Il essayait plusieurs fois de se masturber mais Violette l'en empêchait à chaque fois.

Elle se rapprochait de plus en plus de son érection et cela le rendait dingue.

Enfin, la jeune femme finit par s'asseoir sur les cuisses de Fred, et elle balada ses mains autour de son sexe, prête à le soulager.

Mais avant cela, elle se pencha vers le torse du rouquin et elle le couvrit de baisers, chaleureux et humides.

Fred voulut alors l'agripper par la taille pour la coller contre lui mais Violette s'éloigna aussitôt et elle lui fit un regard sévère.

« On dirait bien que tu n'arrives pas à contrôler tes mains. Fit-elle remarquer avec un sourire diabolique »

D'un geste rapide, elle attrapa sa baguette qui était posée sur le matelas et elle la pointa vers les mains du rouquin.

« Incarcerem ! Prononça Violette »

Aussitôt, une corde apparut autour des mains de Fred, les emprisonnant, et la jeune femme en profita pour attacher le reste du lien à un barreau de la tête de lit.

Ainsi, les bras relevés au-dessus de sa tête, le sorcier ne pouvait plus bouger.

D'abord estomaqué, Fred réussit à se reprendre et il sourit. Cela n'avait pas l'air de l'embêter.

« Tu es cruelle Vi, mais si tu crois que cela va me frustrer, tu as tout faux. De plus, je sens que ma cuisse est complètement trempée. Si cela t'excite à ce point, je ne demande pas mieux. »

En effet, Violette mouillait tellement à l'idée d'avoir le pouvoir sur Fred qu'elle avait trempé la cuisse sur laquelle elle était assise.

Le rouquin avait toujours le dernier mot, et cela l'agaçait.

« Montre-moi ce que tu... »

Fred ne put pas terminer sa phrase.

Avant qu'il n'en ait l'occasion, Violette avait enroulé sa main autour de son sexe gonflé de désir.

Elle le serra légèrement et planta ses yeux dans ceux du sorcier.

« Que disais-tu ? Suis-je vraiment la seule à être excitée à ce point ?

- Putain... Gémit Fred de sa voix suave »

Elle lâcha quelques secondes son sexe et porta sa main à sa bouche afin d'y déposer de la salive.

Ainsi, lorsqu'elle reprit son érection, sa main glissa plus facilement sur sa longueur.

Violette se mit alors à masturber Fred, d'abord avec des mouvements lents, puis plus rapidement.

Elle s'attardait notamment sur son gland, ce qui faisait grogner le rouquin à chaque fois.

Le plaisir était si intense et prenant que le ventre de Fred ne cessait de se contracter. Le fait d'avoir les mains attachées rendait l'acte bien plus excitant.

Il ne pouvait rien faire, à part regarder et subir cette torture exquise.

De plus, Violette le regardait de haut tout en le masturbant à l'aide de ses deux mains, tandis qu'elle était assise et lui couché.

Il n'avait pas l'habitude que l'on prenne le pouvoir sur lui, et rien qu'à cette idée il avait déjà envie de jouir.

Jamais on ne lui avait fait un tel réveil.

Mais elle n'en avait pas fini.

Fred grogna de frustration quand les mains de Violette abandonnèrent son sexe.

« Tu ne vas pas t'arrêter là quand même ? Il la suppliait presque »

Pour unique réponse, Violette s'allongea sur les jambes du rouquin, en veillant à ne pas lui faire mal, et sans prévenir, elle prit son érection en bouche.

Elle ne voulait plus le torturer, alors elle évita de simplement passer sa langue dessus.

À la place, elle suça son bout, là où il était le plus sensible.

Ses lèvres l'englobaient parfaitement.

« Putain oui... Souffla-t-il en fermant les yeux »

Elle finit par descendre plus bas, et le bout de son sexe touchait à présent sa gorge.

Pour une fois, Fred ne pouvait pas appuyer sur sa tête afin qu'elle s'enfonce plus loin, puisque ses mains étaient attachées, mais Violette le fit à sa place.

Elle tenta de le prendre entièrement en bouche, mais son membre était si long qu'elle dut s'arrêter à la moitié, s'occupant du reste avec ses mains.

Fred avait relevé la tête et il fixait Violette qui lui offrait une fellation comme jamais il n'en avait connue.

Ils étaient seuls dans l'appartement, et le rouquin ne se gênait pas pour lâcher des râles bruyants.

« Tu fais ça si bien Vi, c'est incroyable. Murmura-t-il entre deux gémissements »

Violette manqua plusieurs fois de s'étouffer et des larmes perlaient dans le coin de ses yeux.

Elle prenait son sexe en bouche avec une telle avidité que les jambes de Fred se mirent à trembler.

Puis elle prêta à nouveau attention à son gland, faisant tournoyer sa langue autour de lui, pendant qu'elle masturbait la longueur de son membre.

« Bordel Atkins, je vais... »

À l'entente de ces mots, Violette cessa aussitôt cette fellation fougueuse afin de le retenir de jouir.

Fred lui fit alors un regard à la fois vexé et taquin, ses yeux plus sombres que jamais.

« Tu le fais exprès, n'est-ce pas ? »

La sorcière hocha la tête, un sourire fier sur le bout des lèvres.

Elle ne laissa pas le temps à Fred de répliquer, elle avait à nouveau enfoui sa tête entre ses jambes et à présent elle donna des coups de langue sur deux petites parties sensibles qui se trouvaient en dessous de son érection trempée, au bord de l'explosion.

Elle en prit une en bouche, avant d'en faire de même avec l'autre.

Ce qu'elle faisait provoqua une telle sensation en Fred qu'il eut l'impression que de l'électricité lui parcourait le corps entier.

Ses mains attachées commençaient à le frustrer, il voulait tant caresser les cheveux de Violette pour l'encourager à continuer.

Et soudain, pour empirer le plaisir insoutenable que le rouquin endurait, Violette descendit encore plus bas, et cette fois elle lécha l'endroit où se trouvait le point G du jeune homme.

Cet endroit serré, qui n'avait encore jamais été exploré.

Cela surprit tant Fred qu'il poussa un râle presque bestial.

« Qu'est-ce que tu viens de faire là ? Dit-il, les yeux aussi ronds qu'un souafle de Quidditch »

Le sourire de Violette s'agrandit.

« Je n'ai fait que le lécher. Nous explorerons ça une prochaine fois, si tu le souhaites. »

Fred avait l'impression de rêver.

Jamais il n'aurait pensé la sorcière si audacieuse. Il peinait à reprendre sa respiration et son front perlait de sueur.

Il se demandait comment elle faisait pour lui procurer tant de sensations avec de simples coups de langue.

Il en avait connu un grand nombre les dernières années, mais jamais il n'avait ressenti de telles choses.

Surtout pas à cet endroit.

La bouche du rouquin était sèche, il désirait plus que tout que Violette y glisse sa langue.

« Embrasse-moi. Lui demanda-t-il d'un ton presque autoritaire, puisqu'il ne pouvait pas bouger

- Non. Refusa la jeune femme »

Fred arqua un sourcil, étonné d'entendre une telle réponse.

« Tu es vraiment... »

Une fois de plus, le sorcier ne termina pas sa phrase.

Violette s'était remise en position assise, mais à présent elle s'était posée directement sur son membre encore plus dur qu'auparavant.

Et là, elle posa ses mains sur les hanches de Fred et grâce à cet appui, elle se fit glisser le long de son érection.

Les lèvres sensibles de la jeune femme étaient trempées.

Entourant le sexe du rouquin, elles glissèrent dessus sans aucune difficulté.

Fred n'en croyait pas ses yeux.

Violette était en train de se masturber sur son érection, se faisant gémir bruyamment.

Elle se pencha légèrement afin de permettre à son clitoris de frotter contre son membre.

Fred n'arrivait pas à détacher son regard de cette scène grandiose, cela lui donnait envie de tout lâcher.

Sa tête basculant en arrière, Violette se mordit la lèvre inférieure pour retenir d'autres gémissements.

Son clitoris était si stimulé contre le sexe de Fred qu'elle planta ses ongles dans les hanches du sorcier.

Celui-ci lâchait des grognements de plus en plus graves.

« Putain Violette, on ne m'a jamais fait cela. Tu es si désespérée à l'idée de jouir grâce à ma queue. Siffla Fred »

Violette inspira longuement, entre deux gémissements.

Elle aimait tant quand il devenait plus vulgaire que d'habitude dans ses paroles.

« Regarde-moi. Lui ordonna-t-elle, remarquant qu'il ne cessait de regarder l'intimité de la jeune femme glisser sur son membre »

Fred obéit et il ne lâcha pas Violette du regard, tandis que celle-ci leva légèrement son bassin et empoigna l'érection du sorcier, la guidant vers son entrée.

« Putain, enfin. Grogna le rouquin, devenu impatient »

La sorcière lui sourit et après ces longues minutes de torture, elle se laissa retomber sur le sexe de Fred, ne faisant entrer en elle que son bout.

Un râle de soulagement s'échappa de la bouche du jeune homme.

« C'est ça Vi, fais la entrer entièrement... Susurra Fred, la mâchoire serrée »

Et là, contre toute attente, Violette se dégagea et se remit debout, loin du rouquin.

L'abandonnant sur le lit, toujours attaché.

« Que... quoi ? »

Fred était si choqué qu'il ne parvint pas à en dire plus. Il regardait Violette comme si elle venait de lui jeter un sort interdit.

Un sourire machiavélique, le même qu'elle avait eu presque une trentaine de minutes auparavant, se forma sur ses lèvres.

Alors, le sorcier comprit.

« Non... tu n'oserais pas quand même ?

- Si, c'est ce que je compte faire. Répliqua-t-elle dans la seconde »

Elle avait besoin d'une dernière vengeance, pour enfin pardonner à Fred.

Lui pardonner cette longue semaine de déprime, où il n'avait pas daigné la rejoindre afin de lui dire tout ce qu'il n'avait pas réussi à avouer.

Et rien ne pouvait plus la satisfaire que de voir le désespoir dans les yeux bruns du rouquin.

« Je vais aller faire un petit tour dehors, d'accord ? Sourit-elle »

Fred était tout bonnement effaré devant l'audace de la sorcière.

Elle allait le laisser attaché en plus de cela.

Il ne pourrait même pas se soulager lui-même.

Elle l'abandonnait au bord du supplice.

« Oh Violette, tu vas le regretter. La menaça-t-il »

Cela l'excitait tout comme cela l'énervait, il était si impressionné de voir qu'elle osait lui infliger cela qu'il ne lui en voulait même pas.

Du moins, pas tant que ça.

Violette était elle aussi frustrée de ne pas être allée plus loin, Fred amenait des vagues de plaisir en elle.

Mais se venger lui apportait une telle satisfaction qu'elle fit abstraction de ce besoin de terminer ce qu'elle avait commencé.

Elle enfila sa culotte qu'elle avait laissée par terre et elle se dirigea vers la commode de Fred.

Pendant qu'elle s'était déshabillée, avant, elle avait remarqué que des vêtements appartenant à Ginny traînaient dessus, probablement suite aux nuits qu'elle avait passées chez ses frères quand elle ne supportait plus ses parents ou Ron.

« Je les emprunte, le temps d'aller me balader. Je ne pense pas que Ginny m'en voudra. »

Fred n'arrêtait pas de marmonner des injures dans sa barbe, il essayait de dégager ses mains des cordes mais cela ne fonctionnait pas.

Il se forçait à ne plus regarder Violette tandis qu'elle enfilait un short ainsi qu'un t-shirt rose, espérant que cela allait calmer son érection qui attendait d'être enfin soulagée.

« Et si George rentre ? »

Violette gloussa suite à cette question.

« Ne t'en fais pas, je vais verrouiller la porte. Je ne m'absente pas plus de trente minutes, promis. »

La sorcière lui envoya un baiser volant, récupéra sa baguette et attrapa son sac qui était posé sur la chaise de bureau.

Fred grogna à nouveau, se tournant vers Violette.

« Tu vas le payer très cher en revenant, tu le sais ça ? Je vais te baiser jusqu'à ce que tu n'en puisses plus.

- C'est exactement pour cela que je te fais languir ainsi. Confessa-t-elle en lui faisant un clin d'oeil »

Sur ces derniers mots, Violette sortit de la chambre sans un dernier regard pour Fred, et comme promis elle verrouilla la porte derrière elle.

Elle avait un sourire jusqu'aux oreilles, qui ne s'en allait plus.

D'un pas pressé, elle quitta l'appartement, dévala les escaliers du magasin et en sortit presque aussi vite, veillant bien à fermer à clé derrière elle afin que personne ne puisse rentrer dans la boutique.

Alors, l'air frais du matin s'écrasa sur sa peau.

Ce qui lui fit énormément de bien.

Les allées du Chemin de Traverse étaient bondées et les passants avaient créé un énorme brouhaha.

Cela la changeait de la chambre, où seuls les gémissements de Fred et les siens avaient empli la pièce.

Violette secoua la tête pour chasser ces pensées. Il ne fallait pas qu'elle se mette à imaginer ce qui l'attendait quand elle allait rentrer.

Elle sentait déjà son bas-ventre se contracter, et ce n'était pas le bon moment.

Pas en pleine rue.

Comme elle l'avait dit à Fred, elle se balada donc.

La sorcière passa devant Le Chaudron Baveur et remarqua qu'il était déjà rempli de monde, alors qu'il n'était que dix heures.

Tout le monde semblait de très bonne humeur en ce dimanche matin.

Violette eut soudain l'idée d'aller voir la boutique où elle avait postulée.

Elle se demandait si elle était ouverte et elle voulut voir qui était la personne qui avait pris sa place.

Cela allait l'énerver, c'était sûr, mais elle avait besoin de savoir.

Avec assurance, elle se dirigea donc vers la nouvelle boutique du Chemin de Traverse.

Saluant quelques fois des passants qui lui souriaient.

Malheureusement, la boutique était fermée.

« Fait chier. Pesta Violette »

Elle décida donc de repartir, mais à sa plus grande surprise, quelqu'un l'appela.

« Madame Atkins ! »

Violette se retourna dans un sursaut, et elle découvrit alors le gérant du magasin.

Son coeur loupa un battement. Elle allait mourir de honte s'il comptait lui annoncer que sa candidature n'avait pas été retenue.

« Bonjour, Monsieur. Dit-elle avec un faible sourire »

Il se posta face à elle, en replaçant correctement ses lunettes et en lui souriant de toutes ses dents.

« Bonjour Madame Atkins, je suis navré mais je suis très pressé ce matin. Je comptais justement vous envoyer cette lettre, mais maintenant que vous êtes là cela m'arrange »

Sans plus attendre, il tendit l'enveloppe vers Violette.

La jeune femme s'attarda un instant sur les nombreuses bagues que portait l'homme sur ses doigts.

Elle ne savait pas pourquoi, mais elles l'intriguaient.

Puis elle saisit la lettre.

« Je comprends tout à fait Monsieur, je vous remercie.

- Je suis vraiment désolé pour ce retard, mais j'ai reçu une tonne de candidatures. J'ai enfin fait mon choix, et je sais que je ne le regretterai pas. J'aimerais vous en dire plus mais je dois vraiment partir. À bientôt Madame Atkins. La salua-t-il à la hâte »

Violette n'eut même pas le temps de répondre, le propriétaire de la boutique avait déjà transplanté.

Elle resta plantée au milieu de la grande rue pendant quelques secondes, avant de revenir sur terre.

Un noeud s'était créé dans son estomac. Elle avait peur de lire le contenu de cette lettre.

Elle n'était pas prête à recevoir un refus, elle n'avait pas un moral assez fort en ce moment pour encaisser cela.

Elle rebroussa chemin et retourna vers la boutique des jumeaux.

Toutefois, elle ne réussit pas à attendre d'être à l'appartement pour ouvrir l'enveloppe.

Violette la déchira et en sortit le parchemin.

Ses yeux parcoururent les lignes à toute vitesse.

« Oh... mon... dieu. »

Elle était prise.

Il l'avait choisie.

Parmi ces nombreuses personnes qui avaient postulé, c'était Violette qu'il avait décidé d'engager.

Elle n'en revenait pas.

La jeune femme dut retenir un cri de joie quand elle lut également qu'elle était autorisée à emménager dans l'appartement construit spécialement pour les employés, juste au-dessus de la boutique.

Elle n'aurait pas besoin de faire des recherches interminables pour en trouver un.

Violette allait travailler dans la boutique de ses rêves.

Une boutique qui lui permettrait de travailler dans un domaine qui la passionnait.

L'art.

Elle allait vendre de la peinture magique, des pinceaux magiques, qui permettraient aux sorciers de peindre de magnifiques tableaux qui prendraient vie à chaque coup de pinceau.

Elle avait toujours eu l'habitude de peindre des tableaux moldus, et elle avait si hâte de découvrir la version sorcière.

Elle devait se retenir de sauter dans tous les sens. Elle était si heureuse de commencer une nouvelle vie ici.

C'était tout ce dont elle avait besoin pour repartir sur de bonnes bases.

En lisant la fin de la lettre, elle découvrit enfin le prénom et le nom de son employeur.

Brodie Rosen.

Elle comprenait mieux le nom de la boutique, L'art selon Brodie.

« Eh bien, à bientôt Brodie. Se murmura-t-elle »

De retour dans l'appartement, Violette fut accueillie par un silence assourdissant.

Elle remarqua que George n'était toujours pas rentré, car seules les chaussures de Fred et celles de la sorcière étaient posées à l'entrée.

Alors, elle repensa à Fred.

Elle l'avait presque oublié suite à cette bonne nouvelle.

Elle était excitée à l'idée de lui annoncer qu'elle avait été engagée.

Mais avant cela, elle devait affronter les conséquences de sa vengeance.

Et rien que de penser à ce qu'il allait lui faire, elle déglutit.

Violette déposa la lettre sur la petite table du salon, et d'un pas lent, elle retourna vers la chambre.

Devant la porte, elle inspira un grand coup avant de l'ouvrir.

Sans grande surprise, elle le trouva sur le lit, toujours allongé et les mains attachées au-dessus de sa tête.

Elle se fit violence pour ne pas rire afin de ne pas le vexer d'autant plus.

Il tourna la tête vers elle.

Son regard était noir.

« Détache-moi. Tout de suite. Ordonna-t-il d'un ton dur »

Par Merlin, je vais vraiment le regretter.

L'autorité dans sa voix provoqua une chaleur entre les cuisses de la sorcière.

Sans un mot, elle s'exécuta.

Elle grimpa sur le lit et d'un coup de baguette, elle libéra enfin les mains de Fred.

Ses poignets étaient légèrement rouges, il avait certainement trop forcé quand il avait essayé de se dégager de l'emprise.

Violette n'eut même pas le temps de cligner les yeux que le rouquin bondit hors du lit.

Elle en fit de même et s'éloigna loin de Fred, tandis qu'il s'approchait dangereusement d'elle après avoir remis son boxer.

À force de reculer, elle se retrouva plaquée contre le mur.

Le rouquin l'emprisonna en se collant presque contre elle.

Leurs lèvres n'étaient plus qu'à quelques centimètres les unes des autres.

Violette fut si excitée de voir autant de rage dans le regard du sorcier qu'elle voulut l'embrasser, mais Fred l'en empêcha.

« Je te l'avais dit Atkins, tu vas le regretter. Je vais te baiser à tel point que tu ne pourras plus te souvenir de ton prénom. »

Si tu crois que cela me fait peur.

Les yeux de Violette le suppliaient presque.

Alors, Fred empoigna le bras de la sorcière et il la tira vers le lit, mais il lui demanda de rester debout.

Avec brutalité, il retira le t-shirt, le short et la culotte de Violette.

Elle était nue à nouveau, et comme d'habitude, Fred dut s'arrêter un instant pour la regarder de haut en bas.

Son érection, qui s'en était allée après ces trente longues minutes, était de retour.

Plus douloureuse que jamais.

Cependant, son visage reprit vite un air dur.

« Bien. Maintenant, va sur le lit et mets-toi à quatre pattes. Lui indiqua-t-il sans sourciller »

La bouche de Violette s'ouvrit, puis se referma. Pas un son n'en sortit tant elle était surprise.

Putain de merde.

L'humidité de son intimité était déjà de retour.

Elle ne répliqua pas et fit ce qu'il lui avait demandé. En quelques secondes, elle se retrouva à quatre pattes sur le matelas, à la merci de Fred.

Celui-ci la fixa un instant, et un grognement glissa entre ses lèvres.

La voir dans cette position le rendait malade.

Violette leva les yeux vers le rouquin et elle vit qu'il se dirigeait vers la table de nuit.

Il ouvrit le tiroir assez brusquement et en sortit une petite fiole remplie d'un liquide rose.

« Oh Merlin... Chuchota-t-elle en détournant le regard »

L'Aphrogasme.

« Qu'est-ce que tu as dit ? Siffla Fred entre ses dents

- Rien... rien. »

La potion dans la main, il se mit juste devant la tête de Violette.

« Si tu souhaites la prendre, ouvre cette jolie petite bouche, Vi. Sinon, je la reposerai dans le tiroir. »

La sorcière se racla la gorge et considéra un instant ses paroles.

Cette potion allait éveiller chacun de ses sens.

Une simple caresse allait la faire vriller si elle buvait ce liquide. Et c'était tout ce qu'elle voulait.

Alors, elle ouvrit la bouche et tira la langue.

Un sourire narquois naquit sur les lèvres de Fred.

« C'est bien. Dit-il »

Ainsi, il tendit la potion et versa deux minuscules gouttes sur la langue de Violette.

Elle la rentra aussitôt dans sa bouche, impatiente d'en découvrir les effets.

Et elle ne fut pas déçue.

La potion fit vite effet et elle donna d'abord l'impression à Violette qu'elle était aussi légère qu'une plume.

Puis, lentement, son corps devint plus fragile.

Elle eut du mal à tenir sur ses mains, et elle comprit très vite pourquoi.

Le liquide se dispersait en elle, et chacun de ses nerfs devenait sensible.

Si sensible que le moindre mouvement lui envoyait une décharge de plaisir dans son bas-ventre, au plus près de son sexe.

Elle avait l'impression d'être dans les étoiles et que toutes les sensations étaient décuplées.

Ses yeux étaient à moitié fermés tant la potion était puissante.

Lorsque Violette releva la tête vers Fred, qui était toujours debout, elle tomba sur son regard.

Il la détaillait en profondeur tel un prédateur avec sa proie, et rien que cette vision la fit gémir.

C'était tout comme s'il touchait les endroits les plus sensibles de son corps, juste avec ses yeux.

Un sourire satisfait apparut sur le visage de Fred. La potion fonctionnait à merveille. Elle allait jouir à n'en plus pouvoir.

« J'espère que tu es prête, Violette. La prévint-il d'une voix sombre »

La concernée hocha frénétiquement la tête.

Son intimité la brûlait désormais, et elle ne désirait qu'une chose, être remplie.

Fred contourna le lit afin de rejoindre l'autre côté.

Ainsi, il se retrouva derrière Violette.

« Je ne vais pas te faire mal Vi, mais si quelque chose te gêne, tu dois me dire d'arrêter. Lui demanda-t-il

- Oui, Fred, s'il te plaît. Sou... soulage-moi. Cette potion... elle me... je suis déjà au bord de l'explosion. Balbutia-t-elle

- Et je ne t'ai même pas encore touchée. Maintenant tu vois ce que cela fait, d'être frustré sans aucune pitié. Sourit Fred, avec fierté »

Violette ne pouvait pas voir son visage puisqu'elle était toujours à quatre pattes, de dos à lui, mais elle devinait bien qu'il allait encore la torturer avant de la débarrasser de ce vide en elle.

Elle était en train de perdre la tête.

Des coups d'électricité semblables à des orgasmes inachevés ne cessaient de naître dans son bas-ventre, cela devenait insoutenable.

Soudain, elle sentit les doigts de Fred glisser sur l'une de ses fesses.

Il traçait des petits cercles dessus.

Ces simples gestes envoyèrent presque Violette au septième ciel.

Mais qu'ont-ils mis dans cette potion ?

« Ne gémis pas, tu n'as encore rien eu. Râla Fred derrière elle »

Violette se pinça les lèvres afin de se taire.

Soudain, un bruit sourd résonna dans la chambre.

Le rouquin venait de lui mettre une claque sur la fesse.

La sorcière ne fut même pas surprise, comme si elle attendait cela depuis longtemps.

Un cri de plaisir sortit du plus profond de sa gorge.

Cette fessée ne lui avait pas fait mal.

Elle lui avait donné l'impression qu'elle venait de jouir, mais elle n'avait pourtant eu aucun orgasme.

Chaque nerf en elle s'était contracté et ses jambes se mirent à trembler.

« Oh oui... Murmura-t-elle, déjà à bout »

Elle n'arrivait pas à s'en remettre.

Des centaines de déferlements de plaisir se baladaient en elle, narguant son intimité qui ne demandait qu'à connaître cette jouissance qui l'attendait.

« Je sais que tu as voulu te venger avant, et je l'ai mérité. Mais toi aussi tu le mérites. C'est à mon tour de me venger. Quand je repense à la façon dont tu dansais, collée contre ce foutu Dubois.

- Je... je voulais simplement te rendre jaloux et... »

Fred la fit taire en claquant sa fesse à nouveau.

« Putain ! »

Elle avait failli jouir, elle en était certaine.

Mais ce n'était pas possible d'atteindre l'orgasme avec une simple fessée.

Sans aucune stimulation sur son clitoris.

Cette potion lui donnait l'impression qu'elle allait exploser de plaisir à tout moment, mais cela s'arrêtait toujours avant.

C'était un pur supplice, mais un supplice qui l'excitait comme jamais elle ne l'avait été.

« Tu es remplie de bleus. L'informa Fred en effleurant les taches bleutées sur le bas de son dos, ainsi que les traces rouges sur la fesse qu'il avait claquée »

Il la touchait à peine du bout des doigts, et l'intérieur de ses cuisses était désormais trempé.

Ce fut là que Fred décida de passer l'un de ses doigts sur le liquide qui s'était écoulé de son intimité.

Alors, il porta le doigt vers la bouche de Violette.

« Nettoie-le. »

La jeune femme obéit sans aucune hésitation, suçant le doigt de Fred.

Cela le fit grogner de plaisir.

Il aimait tant quand elle était mouillée, rien que pour lui.

« Tu m'excites tellement dans cette position, Vi. À ma merci, et vulnérable. »

Il semblait même que cette potion développait son ouïe. Elle put entendre Fred qui retirait son boxer.

Elle l'entendit se masturber, caressant son sexe dur entre ses longs doigts.

Lâchant quelques grognements étouffés.

« J'imagine que tu es déjà prête. »

La voix grave du rouquin la fit frissonner.

Sa bouche était devenue sèche tant elle haletait.

« Oui, Fred, s'il te plaît. Le supplia-t-elle en tournant la tête vers lui, se tenant toujours à quatre pattes

- D'accord, mais avant ça je veux que tu te baisses. Pose ta tête contre le matelas, et garde tes fesses en l'air. »

Mon dieu.

Il allait tenir sa promesse. Il allait lui faire l'amour jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus.

Déglutissant, Violette s'exécuta.

Elle avait tant besoin de jouir qu'elle se souciait de guère de savoir qu'en ayant les fesses en l'air, Fred pouvait tout voir d'elle.

Mais elle savait très bien que cela rendait le dingue. Il le lui confirma aussitôt.

« Tu ne peux même pas savoir à quel point tu es bonne, Vi. »

Des frissons. Des frissons constants et profonds.

Elle sentait son intimité se contracter.

« Je vais te faire jouir Violette, ne t'en fais pas pour ça. Mais avant cela, je veux que tu mettes tes mains dans ton dos. »

Elle était si trempée que désormais cela coulait sur son ventre, dans cette position.

Il voulait emprisonner ses mains, comme elle l'avait fait avec les cordes un peu plus tôt.

Alors, Violette les plaça dans son dos, comme demandé.

Et sans plus attendre, il les empoigna d'une seule main, empêchant la jeune femme de bouger.

Avec son autre main, il continuait de se masturber et il ramena son membre près de l'entrée de Violette.

La sorcière était au bord du lit, ce qui permettait à Fred de rester debout.

Ainsi, il pourrait la pénétrer bien plus facilement.

« J'espère que tu la veux toujours en toi, Vi. Susurra-t-il »

Il la narguait en frottant le bout de son membre contre les lèvres sensibles et gonflées de Violette.

À chaque mouvement que Fred exécutait, Violette gémissait de plus en plus fort.

« Fred, s'il te plaît. Répéta-t-elle »

Le rouquin cessa enfin cette torture et il la pénétra d'un coup, n'enfonçant en elle que la moitié de son membre.

« Ne t'en fais pas, je ne la ferai pas entrer entièrement. La rassura-t-il »

Il valait mieux, car dans cette position il pouvait facilement taper dans son col, et il voulait tout sauf lui faire mal.

Fred commença par lui infliger des va-et-vient lents et précis, trouvant rapidement son point G qui était bien plus facile à atteindre quand la sorcière était ainsi positionnée.

Violette ne s'arrêtait plus de gémir, c'était devenu incontrôlable. À chaque coup que Fred lui donnait, ses gémissements étaient de plus en plus forts.

Grâce à la potion, elle pouvait parfaitement sentir le sexe du sorcier en elle.

Son gland, ses veines, elle les sentait frotter contre ses parois.

Fred tenait toujours ses mains dans son dos, et de sa main libre, il avait agrippé la hanche de la jeune femme et ses doigts s'enfonçaient dans sa peau tandis que ses coups de rein devenaient plus vigoureux.

Dorénavant, Violette ne gémissait plus, elle poussait des petits cris remplis de désir.

Son intérieur se resserra autour de l'érection de Fred tant ses nerfs se crispaient.

« Bordel Vi, arrête de te resserrer autour de moi, je ne vais pas tenir longtemps. Grogna Fred entre deux râles »

Elle n'en avait rien à faire. La potion qui coulait en elle lui hurlait de jouir dans la seconde. Les va-et-vient rapides du rouquin la mettaient dans tous ses états.

Elle avait l'impression d'être dans une autre galaxie.

Soudain, Fred tira les mains de Violette, la forçant à se relever.

Ainsi, il put s'approcher de son oreille et il lui murmura :

« Est-ce que tu crois vraiment que Dubois aurait pu te baiser ainsi ? »

Ces paroles poussèrent Violette au bord de la jouissance.

Bien sûr que non.

Aucune personne n'était capable de lui faire ressentir ce que Fred lui faisait ressentir.

Et le rouquin choisit ce moment pour se retirer, empêchant la jeune femme d'atteindre la jouissance.

« Non, Fred, non... Se plaignit Violette, poussant un soupir désespéré »

Il le faisait exprès, pour faire durer son plaisir.

« Tais-toi Vi, et prends-la bien. »

Il la plaqua contre le matelas à nouveau, replaça ses mains dans son dos et il la pénétra une nouvelle fois.

Violette souffla de soulagement tandis que Fred la pilonnait sans s'arrêter.

Tapant dans son point G, les yeux de Violette se révulsèrent et elle s'apprêta à jouir, enfin, mais Fred se retira, encore.

« Bordel Fred !

- Demande-le-moi. Demande-moi de te faire jouir. »

En attendant qu'elle réponde, il caressait ses fesses rouges suite aux claquements des hanches de Fred contre elles.

« Je t'en supplie Fred, fais-moi jouir. Comme tu sais si bien le faire. »

Cette dernière phrase fit grogner le rouquin.

Alors, il fit entrer son sexe en Violette, et cette fois-ci il ne la quitterait plus avant de l'avoir fait jouir.

Violette était obéissante, elle gardait ses mains dans le dos.

De ce fait, Fred empoigna les hanches de la jeune femme et cela lui permit de donner des coups plus puissants.

Il adorait tant le son de son bas-ventre qui heurtait les fesses de la sorcière.

À chaque pénétration, Violette perdait de plus en plus ses moyens et gémissait sans cesse. C'était si excitant à voir que Fred fut lui aussi sur le point de jouir.

Il entrelaça la main de Violette dans la sienne et il se pencha vers elle, embrassant la peau de son dos tandis qu'il continuait ses va-et-vient de plus en plus incontrôlés.

Fred attrapa une poignée de cheveux de Violette et la tira afin qu'elle relève la tête vers lui.

Ainsi, il put plonger ses yeux dans les siens.

Ils étaient encore à moitié fermés tant elle ne s'arrêtait plus de gémir.

« C'est tellement bon. Lui dit-il de sa voix suave »

Les gémissements de Violette redoublèrent.

« Si bon. Insista-t-il »

Sur cette dernière remarque, Violette se libéra enfin de ce supplice infligé par la potion.

Elle jouit, violemment.

Un orgasme nouveau, encore inconnu.

Ce fut comme si elle en subissait trois à la suite.

Dans cette position, le membre de Fred était parvenu à stimuler son clitoris en faisant pression sur lui à chaque pénétration, et ce tout en tapant dans son point sensible.

Fred comprit qu'elle avait joui, non pas grâce à ses cris, car ils sortaient de sa bouche depuis la toute première pénétration, mais grâce à ce liquide transparent qui s'était écoulé hors de son intimité, atterrissant sur le matelas et sur les jambes de Fred.

Ce fut de trop pour le rouquin.

Il se retira d'un coup et atteignit la jouissance ultime à son tour, dans un dernier râle brutal, se déversant sur les fesses de Violette.

« Putain... Soupira Fred, épuisé »

Ses jambes tremblaient tant qu'il ne put pas rester debout.

Il se laissa tomber sur le lit, mais avant de se coucher il attrapa sa baguette sur la table de nuit et lança un sort qui nettoya les dégâts sur ses cuisses, sur le corps de Violette ainsi que sur le matelas.

Alors, la sorcière se coucha à son tour. Lessivée.

Sa respiration était saccadée, elle ne parvenait plus à reprendre son souffle.

La tête encore dans les étoiles, Fred attira Violette vers lui et il lui murmura de se calmer.

« Je... je dois prendre une douche, j'ai si chaud... Souffla-t-elle d'une voix faible

- Tu ne peux plus bouger pour l'instant, Vi, tu dois te reposer afin que les effets de la potion se dissipent. »

Il était vrai qu'elle ne parvenait plus à esquisser le moindre mouvement, alors elle céda et nicha sa tête dans le cou de Fred.

Il lui était devenu impossible de distinguer le rêve de la réalité. C'était tout comme si elle était dans un état de transcendance.

« Un jour... tu vas me briser le dos. Lâcha-t-elle, s'endormant presque »

Cette remarque fit rire le rouquin et il embrassa son front.

« Si tu savais. Mais je te promets que je ferai toujours attention. Lui promit-il »

Le rouquin sentit Violette sourire contre sa peau.

Puis, sans qu'ils ne s'en rendent vraiment compte, ils s'endormirent paisiblement.

Deux heures plus tard, Violette se réveilla.

À son plus grand soulagement, les effets de la potion s'étaient enfin dissipés. Elle retrouvait enfin ses esprits.

Mais elle ne se remettait toujours pas de ce qu'ils avaient fait.

C'était probablement la première fois qu'elle avait ressenti autant de plaisir.

C'était tout bonnement incroyable, indescriptible. Elle espérait tant connaître cela à nouveau, un jour.

Comme ce matin, elle tomba sur le regard de Fred qui la fixait depuis un petit moment.

Elle sourit, gênée.

« J'aime tellement quand tu souris. J'aime tout chez toi. Quand tu mords l'intérieur de ta joue ou ta lèvre inférieure. Quand tu replaces une mèche de cheveux derrière ton oreille. »

Cela étonnait tant Violette d'entendre Fred dire cela qu'elle se mordit l'intérieur de la joue.

« Voilà, comme ça, tu vois... » Il pointa sa joue du doigt avec un sourire en coin.

La jeune femme roula des yeux en s'esclaffant.

Elle n'était plus dans ses bras, alors elle décida d'y retourner. Ils étaient encore nus, et elle voulait sentir sa peau contre la sienne.

Fred enroula aussitôt son bras autour d'elle.

Il la regardait avec des yeux... amoureux et remplis d'étoiles.

Violette avait toujours autant de mal à y croire. C'était si beau, bien trop pour être vrai.

Elle eut alors envie de lui poser une question qui risquait peut-être de lui torturer l'esprit, une fois la réponse donnée, mais elle ne résista pas à cette curiosité.

« As-tu déjà été amoureux ? Je veux dire, vraiment amoureux ? »

Pendant quelques secondes, Fred tourna la tête et fut pensif.

Puis il replongea ses yeux dans ceux de Violette, bien décidé à ne pas lui mentir.

« Je croyais être amoureux d'Angelina, mais non. Toutefois, je pense avoir aimé ma toute première copine, celle avant Angelina, mais elle n'était pas faite pour moi. Nos mondes étaient trop différents. »

Violette fronça les sourcils, réfléchissant.

Sa première petite amie ?

Elle ne se souvenait pas d'avoir vu le rouquin être avec quelqu'un de façon sérieuse, mis à part avec Angelina.

Elle voulut lui poser la question, mais Fred ne lui en laissa pas le temps.

« Mais... je n'ai jamais ressenti ce que je ressens pour toi. C'est très étrange comme sensation. J'ai l'impression que ce vide en moi est enfin comblé. C'est toi que j'attendais, depuis toujours. »

Cette confession réchauffa le coeur de la jeune femme. Jamais elle n'aurait pensé entendre ces mots de la part de Fred.

Elle ne pouvait pas rêver mieux.

« Alors comme ça, tu serais prêt à te mettre... en couple avec moi ? Tu pourrais abandonner ta vie de coureur de jupons ? Le taquina-t-elle

- Pourquoi doutes-tu tant de ma loyauté ? Je ne suis pas un Gryffondor pour rien. Riposta-t-il avec son sourire en coin »

Il marquait un point, elle ne pouvait pas le contredire. Toutefois, elle se força à sortir de cette bulle de bonheur et elle revint sur terre.

Elle ne voulait pas se mettre avec Fred tout de suite, elle avait d'abord besoin de passer du temps seule, de réfléchir à tout cela et de voir si le rouquin comptait vraiment l'attendre.

S'il était vraiment prêt à se dédier entièrement à une seule personne.

« Je vais rentrer chez moi, Fred. Juste quelques jours, afin de réfléchir à cela. »

Fred soupira tristement, mais il attrapa le menton de la sorcière afin de diriger sa bouche vers la sienne.

Il l'embrassa tendrement, goûtant à ses lèvres, puis il murmura :

« Je sais, je te l'ai déjà dit au mariage, je t'attendrai. »

Violette lui sourit. C'était tout ce qu'elle avait besoin d'entendre.

Elle voulut ajouter quelque chose, mais elle fut coupée par le bruit d'une porte qui venait de s'ouvrir.

George.

Fred et Violette bondirent aussitôt du lit et se rhabillèrent.

Ils sortirent de la chambre sans attendre. Ils voulaient voir si George allait mieux.

Toutefois, en passant devant la pièce fermée à clé qui intriguait tant Violette, elle ne put s'empêcher de lui poser la question.

« Me diras-tu un jour ce qu'il y a dans cette pièce ?

- Un jour oui, tu le découvriras. En attendant, allons voir mon frère. Lui chuchota-t-il »

Malheureusement, lorsqu'ils arrivèrent dans le salon, ils se rendirent compte qu'il était encore plus dépité que la veille.

« Salut Georgie, tu t'es perdu en chemin ? Se moqua Fred »

Son jumeau se força à rire.

« Ouais... on peut dire ça. »

Fred perdit son sourire, inquiet pour son frère.

« Félicitations, au fait. Je suis content pour vous deux. Leur dit George en les regardant à peine »

Violette allait lui répondre, mais le rouquin passa à côté d'eux sans les considérer une seule seconde de plus, jetant sa baguette sur le canapé et se dirigeant vers sa chambre au bout du couloir.

Il avait l'air mal en point.

La jeune femme eut mal au coeur de le voir si malheureux. Elle entendit Fred soupirer à côté d'elle.

« Parfois j'ai l'impression que Lee sera le seul et unique amour de sa vie.

- C'est horrible... Souffla Violette, son regard se perdant dans le vide »

Il y eut un blanc pendant quelques secondes, que Fred brisa.

« Qu'est-ce que c'est ? »

Violette fut ramenée sur terre et elle regarda sur sa droite.

Fred s'était emparé de la lettre qui était posée sur la table.

« Oh ! »

La sorcière lui arracha aussitôt des mains.

« Vi ? »

Elle déplia le parchemin à la hâte et le tendit vers Fred avec un grand sourire.

« Lis-le. »

Le rouquin ne se fit pas prier et se mit à le lire avec grand intérêt.

D'abord, il se mit à sourire, mais au fur et à mesure que les lignes défilaient dans ses yeux, il perdit sa gaité et son visage se décomposa.

Violette fronça les sourcils.

« Qu'est-ce qu'il ne va pas ? »

Fred fixait la lettre, mais sans vraiment la voir.

Ce qu'il avait lu, il ne le sentait pas, mais Violette ne comprit pas ce qui le tracassait.

« Oh rien, ça va. Félicitations Vi, je suis heureux pour toi. Alors, tu comptes prendre cet appartement ? Tu ne vas pas habiter avec moi ? »

Violette pouffa de rire.

« C'est hors de question. Je ne vous supporterai pas tous les deux. »

Fred sourit faiblement.

« Je te comprends. Dans ce cas, s'il te plaît, promets-moi au moins qu'à ton retour tu seras ma petite amie. »

En gage de promesse, Violette l'embrassa en enroulant ses bras autour de son cou, et ils restèrent ainsi quelques minutes.

« Je ne te ferai pas attendre trop longtemps.

- Je l'espère. Souffla-t-il dans le cou de la sorcière »

Elle n'avait pas vraiment envie de retourner chez ses parents, mais elle avait besoin de se poser un peu avant le déménagement dans son nouvel appartement.

Et elle savait que ces quelques jours éloignée de Fred lui permettraient de le pardonner entièrement et de se mettre avec lui sans aucune appréhension.

Ils retournèrent dans la chambre de Fred et Violette rassembla ses affaires.

Elle fut prête à partir. Elle ne voulait pas rester plus longtemps car elle sentait que le rouquin devait parler avec son jumeau.

« À dans quelques jours. Dit-elle à Fred »

Le sorcier la prit dans ses bras, le coeur lourd.

Il détestait être loin d'elle, même pendant une heure.

Cela allait être dur de se séparer d'elle à nouveau, mais il savait que l'attente en vaudrait la peine.

Ils s'embrassèrent une dernière fois, se promettant qu'ils se reverraient vite.

Puis, en lui adressant un sourire malicieux, comme Fred les aimait tant, Violette transplana.


Et voilà pour ce chapitre plus calme !

J'espère qu'il vous a tout de même plu !

Une petite scène lemon comme on les aime. Et vous avez pu en apprendre plus sur la boutique dans laquelle Violette va travailler.

Qu'en avez-vous pensé ? N'oubliez pas de me laisser un commentaire ! Cela me fait toujours plaisir.

À bientôt pour la suite des aventures de Friolette.