Bonjour j'espère que vous allez bien ^^

Aujourd'hui débute l'ultime arc : Le bonheur nous tend les bras


Attention ce chapitre est rempli d'amour, d'amour, d'amour et d'amour.


Chapitre 130 : S'éveiller à la vie

[POV Ariel]

Je reprends mes esprits, je suis allongée dans un lit, avec mes deux hommes somnolant à mon chevet, chacun me tenant une de mes mains.

Je les serre doucement et les caresse de mon pouce, presque immédiatement je les vois se redresser et ouvrir les yeux pour me regarder :

- Oh Ariel, murmura Benn.

- Ma douce.

- Bonjour mes amours…, chuchotai-je.

Ils se lèvent et s'allongent de part et d'autre de moi. Je passe ma main dans leurs cheveux, quel bonheur de pouvoir être à leurs côtés :

- On a cru te perdre quand tu t'es évanouie, chuchota Benn.

- Je suis restée combien de temps inconsciente ? Demandai-je.

- Neuf longs jours, me répondit Crocodile.

- Neuf jours ? Répétai-je abasourdie.

- Oui, Hongo nous a dit que tu étais complètement épuisée, il a même dû te plonger quelques jours dans un coma artificiel ne pour pas que tu souffres, m'expliqua Benn.

- Ton corps a été très éprouvé, tu avais peut-être la force et la condition physique de tous ceux dont tu avais eu les facultés, sauf que ton corps n'était pas surentrainé comme ceux dont tu avais les pouvoirs. Ce qui fait que ton corps a été surexploité au-delà de ses limites par tous tes combats qu'on t'a forcé à faire, continua Crocodile.

- Quand Hongo et les autres médecins t'ont pris en charge tu étais vidée de tes forces, mais quelque chose te maintenait en vie… et c'est la tenue que tu portes.

La tenue ? Je baisse mes yeux perplexes, oh c'est ce que je portais quand j'ai vu Hadès :

- Hongo n'a jamais réussi à te l'enlever pour t'examiner, il nous a dit que quand il touchait à ta robe une sorte d'énergie, lui faisait savoir qu'il ne devait rien faire, reprit Benn.

- On a supposé Benn et moi… que peut-être c'était lié à ta réincarnation.

Je les regarde et leur sourit doucement :

- Oui je pense que c'est en effet bien le cas, répondis-je.

Ils me fixèrent surpris, ce n'était pas habituel que je parle de ma réincarnation, surtout depuis que je ne pouvais plus l'évoquer, cependant aujourd'hui ça a changé :

- Quoi qu'il en soit, on va appeler Hongo pour qu'il t'examine, je reviens ma belle Ariel.

Benn me dépose un baiser tendre sur ma joue et s'éloigne de moi et à peine il ouvre la porte qu'Hongo arrive :

- Tu tombes bien, s'exclama Benn.

- Pourquoi ? Ne me dit pas que….

Hongo se penche et son visage s'illumine en me voyant éveillée.

Il entre, ferme précipitamment la porte et s'approche de moi à toute hâte :

- Tu es enfin réveillée, quel soulagement… je suis si heureux de te retrouver Ariel, soupira Hongo de bonheur.

- Merci… moi aussi.

- Messieurs vous permettez que je m'occupe de ma patiente ?

- On va aller réveiller Gino en attendant, lança Benn.

Je les vois s'éloigner à regret, mais savoir qu'ils vont revenir avec mon père me met en joie. Hongo tire un rideau autour de mon lit pour créer de l'intimité :

- As-tu mal quelque part ?

- Non… je me sens juste très fatiguée…

- C'est logique, ton corps a été très sollicité.

- Oui mes amours m'ont expliqué juste avant ton arrivé.

- Je vois.

- Par contre… j'admets que je ne me souviens pas de tout… j'ai des brides de souvenirs, des émotions, des impressions, mais c'est très flou.

- Ton père a vu avec son haki que tu sacrifiais ton âme pour essayer de tenir en laisse les personnalités qui ont pris possession de toi. Je ne peux qu'imaginer que ce choc a été très violent et t'a fait beaucoup de mal, cela ne m'étonne pas que tu ais une amnésie partielle. Peut-être que tout te reviendra ou non, quoi qu'il en soit je veux que tu saches une chose, personne ne t'en veut. Tu nous as tous aidé et sauvé, tu as su inverser la tendance, cela nous a permis après de gagner la bataille.

- Vous avez gagné ? Vraiment ?

- Oui les doyens ne sont plus, ni ce fameux Imu, Luffy a été déterminant grâce à ses nouvelles facultés que tu as su déclencher en éveillant son fruit.

- J'ai fait ça ? Comment ?

- On te donnera plus de détails après, pour l'instant on va rester concentré sur ton état si tu veux bien, j'ai un peu disgressé car je voulais que tu entendes que personne ne te tient pour responsable. Bon voyons ta tension.

Je le laisse me manipuler et m'examiner :

- Bon ta tension n'est pas terrible, mais ça reste nettement mieux qu'il y a neuf jours et ton rythme cardiaque est plutôt excellent au vue des circonstances. Il va te falloir beaucoup de repos, je ne serais pas étonné si régulièrement tu piques des sommes dans la journée, il ne faudra pas lutter contre ta fatigue, si ton corps te demande de sortir tu dors.

- D'accord, je te promets de me reposer.

- Je te fais confiance, tu es une patiente responsable, sourit Hongo en me lançant un clin d'œil.

- Merci.

- Ah une dernière chose, Benn et Crocodile m'ont dit que tu avais eu une gemme nox dans le corps et que Crocodile te l'a extrait avec ses pouvoirs. Cela a endommagé ton œsophage et ton estomac, alors je te rassure c'est en train de cicatriser, mais juste pour te dire que tu vas devoir manger des choses simples et pas trop lourdes. Donc à moins que tu préfères les poches de nutriments à un vrai plat, je vais informer les cuisiniers de faire des plats adaptés.

- Merci Hongo, oui s'il te plait laisse-moi le plaisir de manger.

- Compte sur moi, rit-il.

En tout cas, cela faisait beaucoup d'informations à assimiler, mais je ne suis pas inquiète, je me sais entre de bonnes mains :

- Merci Hongo.

Après de longues minutes à avoir un contrôle complet, Hongo tira enfin les rideaux et me permit de revoir mes hommes et mon père qui attendaient patiemment :

- Papa….

- Ma fille….

Mon père se précipite et me serre dans ses bras.

- Je suis si soulagé de te savoir enfin réveillée mon enfant.

- Moi aussi… je suis tellement contente de tous vous revoir, murmurai-je la gorge nouée.

Mon père m'embrasse mon front avant de tenir en coupe mon visage, essuyant mes larmes qui coulaient de ses pouces :

- C'est fini ma chérie, me murmura mon père.

J'hoche la tête, avant qu'il me prenne de nouveau dans ses bras pour me bercer :

- Hongo elle frissonne, elle a froid, fit mon père.

- Encore ?

- Comment ça encore ? Demandai-je.

- Tu as souvent eu froid pendant ton coma, on avait du mal à te réchauffer, il y avait des phases où tu étais bien et d'autres tu grelottais, m'expliqua Hongo. Bon je vais prévenir Lucky de lui faire une bonne soupe chaude. Messieurs, vous pouvez la câliner pour lui remonter le moral et si elle veut prendre une douche vous pouvez, mais il faut la seconder et ne pas la laisser seule, il faut la ménager.

- Entendu, merci Hongo, lança Benn.

- Un câlin c'est une bonne idée, venez-là mes douces moitiés.

- Mes douces moitiés… ces mots m'avaient tant manqué, soupira Crocodile.

J'ai ainsi droit à un câlin collectif entouré des trois hommes les plus important de ma vie. Cela me fait énormément de bien au moral, cela étant j'avais de plus en plus froid malgré la présence de trois personnes qui auraient dû m'apporter de la chaleur.

- Je ne suis pas contre une bonne douche chaude, j'ai froid, grelottai-je.

- Oui on sent que tu trembles, on va arranger ça, me rassura Benn.

- Je vais chercher des vêtements propres et chauds, nous annonça mon père.

- Merci papa.

- Je t'en prie ma fille.

Je vois mon père s'éloigner et sortir, puis Crocodile me soulève, pendant que Benn part lui ouvrir la salle de bain et commence à faire couler l'eau chaude.

Crocodile m'aide à me déshabiller et là j'étouffe un cri, j'ai maigri, beaucoup même, je me fixe dans le miroir. Je constate que mes cheveux, mes yeux et même ma peau ont retrouvé leurs couleurs que j'avais avant que les doyens me fassent ingérer leur préparation douteuse, mais on voit en partie mes côtes et j'ai presque plus de joues :

- Les fées des joyaux nous ont expliqué que le fait d'ingérer des gemmes nox permettaient que les doyens ne te nourrissent pas, mais une fois retirée, tu as commencé à perdre du poids et à être déshydratée. Elles ont réussi à stopper les effets, mais cela leur a coûté beaucoup de force de lutter contre les effets de la gemme nox, aussi elles nous ont fait savoir qu'il fallait maintenir ton poids durant ton coma et si on y parvenait de t'en faire prendre, expliqua Crocodile.

- C'est pour ça aussi que tu as froid, on a réussi péniblement à maintenir ton poids. Ta transformation a mobilisé beaucoup de force, mais on va prendre bien soin de toi, on va te remplumer avec de bons petits plats dont Crocodile et moi avons le secret. Evidemment on attendra l'accord de Hongo pour savoir quand tu pourras remanger des choses plus consistantes, mais tu auras droit de faire plein de caprices, me lança Benn en me lançant un clin d'œil.

- … J'ai l'impression de me revoir… quand j'étais prisonnière de mes bourreaux de mon passé…, fis-je d'une voix tremblante choquée malgré qu'ils fassent tout pour être positif et réconfortant.

Je me détournai de mon reflet, Benn et Crocodile m'enlacèrent :

- Cela ne durera pas et tu es belle quoi qu'il arrive, ça va aller trésor, murmura Crocodile.

- Oui on va prendre soin de toi, ne te mine pas ma douce, ce n'est qu'un mauvais moment à passer et en plus tu ne seras pas seule, on sera là pour toi.

Je souris doucement contre eux et j'hochai la tête :

- C'est vrai… je ne suis plus seule… je veux bien aller sous l'eau chaude… j'ai très, très froid.

- Allons-y, hocha Benn.

Je m'installe sur un siège là pour les malades affaiblis et mes deux hommes s'occupent de me laver et je dois dire que cela me fait du bien. J'ai l'impression de retrouver un peu de force et de vigueur et puis l'eau me réchauffe si agréablement.

- Je reviens, je vais te chercher tes vêtements, je pense que Gino est revenu, annonça Crocodile.

J'hoche la tête pendant que Benn laisse couler l'eau chaude sur mon corps, me maintenant dans un état de chaleur appréciable.

Quand Crocodile revient, Benn coupe l'eau et m'enveloppe dans une grande serviette chaude, ah je suis dans un cocon de bonheur. Crocodile aide Benn à m'essuyer et c'est en le regardant faire que je tique sur quelque chose que je n'avais pas percutant quand il m'aidait à me laver :

- Crocodile… on est d'accord que tu me manipules… moi ruisselante d'eau…

- Oui, sourit Crocodile.

- Alors pourquoi ta main gauche est toujours là ?

- Parce qu'elle est faite de chair et de sang mon amour.

Je le regarde étonnée, je ne comprends pas :

- Comment ça ?

- Les fées des joyaux ont repris le contrôle du monde et ont soigné les blessés y compris des gens qui comme moi sont amputés depuis un moment. Elles nous ont laissé le choix, mais comment refuser ?

Il porte ses deux mains à mon visage pour le tenir en coupe :

- Dire adieu aux douleurs fantômes, avoir enfin le bonheur de te toucher de mes deux mains sans restriction, je n'ai pas hésité une seconde. Combien de fois j'aurai voulu avoir mes deux mains pour pouvoir te toucher, t'aimer, t'adorer, te choyer, bien sûr j'utilisai mes pouvoirs, mais une fois qu'il y avait du liquide c'était terminé.

- Tu découvriras sous peu que le monde a bien changé en neuf jours, sourit Benn.

- Alors Shanks a retrouvé son bras ? Demandai-je.

- Non pas pour l'instant, il hésite, d'un côté il ne dirait pas non, mais de l'autre il l'a sacrifié pour sauver son petit protégé et ne veut pas oublier le pourquoi il l'a fait…. Mais je sens qu'il va vite accepter, entre ses douleurs fantômes, les combats avec Mihawk qui lui manquent et puis… avec cet amoureux des femmes je crois qu'il ne dira pas non à avoir son deuxième bras, même si mon manchot s'en sort très bien sans, gloussa Benn.

- Oh moi ça m'intéresse un Shanks avec deux bras et deux mains…

- Dit donc jeune fille ! Grondèrent mes hommes.

Je leur tire la langue et éclate de rire, mes hommes me suivent :

- Heureusement que c'est signe de bonne santé chez toi doux trésor, fit Crocodile en m'embrassant ma tempe gauche.

- Je suis juste heureuse d'être auprès de vous, souris-je amoureusement.

J'avais cru les perdre à jamais, alors dieu que c'était bon de pouvoir profiter de leurs présences réconfortantes.

- Bon en attendant on va te rhabiller, sourit Benn.

Ils me mettent plusieurs couches de vêtements chauds et il me faut au moins ça pour être bien :

- Merci mes amours, soupirai-je heureuse.

- Je t'en prie c'est normal de prendre soin de l'être aimé, répondit Benn.

Benn me porte et me repose dans mon lit, me bordant et il ne me fallut pas longtemps pour voir mon repas arrivé :

- Bon appétit Ariel, me lança Hongo qui arriva.

- Lucky n'a pas trop râlé ? Demanda Benn.

- Non, pas en lui ayant soufflé qu'Ariel avait repris connaissance, rassura Hongo.

- Pourquoi il aurait râlé ? Il y a un problème ? Demandai-je inquiète.

- Non, Lucky n'aime pas être réveillé en pleine nuit, répondit Hongo.

- En pleine nuit ? Répétai-je.

- Il est 4h37 du matin, répondit mon père.

- Oh… je pensais… que… on était en plein jour…, bégayai-je confuse.

- Tu n'as pas tiqué quand j'ai dit qu'on aller réveiller ton père ? Demanda Crocodile.

- Non…, cafouillai-je.

- Ma pauvre tu es encore fatiguée, mais c'est normal, sourit Hongo.

- D'accord, je comprends aussi pourquoi c'est si calme, souris-je doucement.

- Oh oui, c'est d'ailleurs le seul moment de la journée où tout le monde ne vient pas dans ta chambre demander ton état, j'admets apprécier ce calme.

Je glousse doucement en imaginant la cohue qu'il doit y avoir tous les jours :

- Cela étant j'ai demandé à Lucky de taire ton réveil, tu dois encore te reposer, mais demain en fin de matinée on l'annoncera, je te le promets. En attendant mange, tu as besoin de forces et vous aussi je vous somme de prendre un vrai repas, ordonna Hongo en direction de mes hommes et de mon père.

- Maintenant que notre doux trésor est réveillé il sera plus facile d'avaler quelque chose, rassura Crocodile.

Je fis une moue, j'imagine qu'ils ont dû beaucoup angoisser et que cela leur a coupé l'appétit.

Hongo nous surveillait pour être certain qu'on mange tous et j'apprécie la soupe que j'ai, elle est au poulet et aux légumes, c'est délicieux et elle est chaude, alors cela me réchauffe un peu plus à chaque cuillère :

- Tu pourras remercier Lucky sa soupe est délicieuse, soupirai-je comblée de bonheur.

- Je lui dirais, en reveux-tu Ariel ? Demanda Hongo en pointant la marmite.

Je tends mon assiette pour seule réponse, ce qui le fait rire :

- Tu peux manger autant que tu veux.

- Oui j'ai vu que j'ai beaucoup maigri.

- Oui, mais connaissant ton appétit vorace, cela ne durera pas, sourit Hongo en me redonnant une assiette pleine.

Je m'enfile plusieurs assiettes, plus que mes deux grands hommes et mon père réunis, bon j'imagine que même s'ils ont moins mangé, ils restent moins affamés que moi, cela étant cela me fait quelque chose de manger plus qu'eux.

Cependant vu comment ils me regardent tous, je crois que ça les rassure de voir mon appétit être au beau fixe.

Quand je n'ai plus faim Hongo nous laisse pour qu'on finisse notre nuit et nous informe qu'il reviendra vers 11h, pour ne pas nous réveiller trop tôt et nous laisser dormir.

- Je vais vous laisser aussi, je n'ai pas d'inquiétude sur le fait que tes hommes prendront soin de toi, sourit mon père qui voulait nous laisser un peu d'intimité.

- Merci papa, passe une bonne nuit.

- Ne t'en fait pas ma fille chérie, elle sera très réparatrice, à demain ma petite Ariel.

Il me fit un dernier câlin et m'embrassa le front avant de se retirer.

Après cela je prends le temps de me laver mes dents avec mes hommes avant de retrouver mon lit, mais pas seule, mes amours s'allongent à mes côtés, me tenant contre eux avant de rabattre les couvertures. Je suis enveloppée de leurs chaleurs, leurs odeurs, leurs bras, c'est mon havre de paix. Je soupire d'aise et je m'endors de nouveau, en ayant la certitude que tout se passera bien.

Quand je me réveille, le soleil illumine la pièce, je m'étire avant d'être couverte de baisers de mes deux hommes qui me bombardent d'amour :

- Bien dormi Ariel ? Demanda Benn.

- Oui et vous ?

- Je crois que même si elle a été courte, cela a été notre meilleure nuit, sourit Crocodile.

- Je suis désolée de vous avoir tant inquiétée.

- Chut, ne dit pas ça…, murmura Benn.

- Si tu savais comment on était déjà heureux de te savoir vivante… bien sûr nous étions inquiets car tu as été dans un coma artificiel et très affaibli…, continua Crocodile.

- Mais on savait aussi que cela ne durerait pas et que notre petite chérie allait se réveiller, acheva Benn. Comme nous sommes heureux de te savoir tiré d'affaire.

- J'aurais tant de choses à vous dire, fis-je doucement.

- Prend le temps de récupérer avant ma chérie, nous avons tout notre temps, murmura Benn en m'embrassant tendrement ma joue.

Je souris avec amour, on entend toquer et là Hongo nous apparait.

- Tu as l'air un peu mieux.

- Oui avoir pu me laver, manger et avoir mes amours pour dormir m'a fait du bien, souris-je.

- Je vois ça, l'amour c'est le meilleur des remèdes, sourit Hongo. Bon les autres ne vont pas tarder à venir voir s'il y a du nouveau.

- Il y a qui exactement ? Demandai-je.

- Tout Piacere, tout le Red Force, Barbe Blanche et ses hommes, les Chapeaux de paille, quelques Grands Corsaires sont restés après la bataille, on a Mihawk, Boa Hancock et Jinbei, enfin on aussi la reine Saphira, les habitants de Jaka et Dragon accompagné de son armée révolutionnaire.

- Il y a autant de monde ? Fis-je effarée.

- Oui, on était tous présent pour t'aider à te libérer.

- Vraiment ?

- Tu ne te souviens pas j'imagine, constata Crocodile.

J'hoche la tête, pendant que Hongo me fait un contrôle, comme cette nuit, quoi que plus rapide, lui et mes hommes me font un résumé de ce qui s'est produit. En les écoutant j'ai parfois quelques souvenirs qui refont surface, mais clairement j'ai des encore des gros trous :

- Ils s'est passé tant de choses…, murmurai-je.

J'avais un peu de mal à bien réaliser, c'était si irréel… pourtant les rares souvenirs que j'avais allaient bien dans le sens de ce qu'on me racontait, même si je les soupçonnais de censurer des passages pour ne pas que je culpabilise de trop.

- Allez installe-toi dans ce fauteuil, respirer de l'air frais te fera du bien et puis en plus je crois que trop de monde veulent avoir de tes nouvelles et cet endroit est trop petit pour tous les recevoir.

Je ris, j'acquiesce et je m'installe dans le fauteuil roulant, Benn me met une couverture sur mes jambes et Crocodile me met un châle sur mes épaule et Hongo ouvre la porte.

Nous sortons nous ne croisons personne et là je réalise peu à peu qu'on n'est pas sur un navire, mais sur la terre ferme. Quand on sort je peine à reconnaitre Mary Geoise, pourtant je savais qu'on y était car je voyais la mer en bas inonder l'horizon et puis le sol, les montagnes rouge c'était la caractéristique de Red Line.

Pour autant il n'y avait plus les riches habitations des dragons célestes, ni le palais de Pangéa.

A la place des fleurs à pertes de vue, de belles maisons plus humbles, des arbres, une faune, une flore, des papillons qui virevoltaient c'est si beau :

- Que… que s'est-il passé ? Murmurai-je.

- Les fées des joyaux ont changé la face du monde, elles ont pris le temps de libérer les esclaves et les autres opprimés, de les soigner eux et ceux aux quatre coins du monde, expliqua Benn.

- C'est si beau….

Je me retourne je vois d'autres habitations avec un bel étang plus loin :

- Les autres sont plus loin là-bas, m'annonça Hongo.

Je me retourne et je contemple tout, émerveillée par tant de beauté. Nous marchons un peu avant qu'on arrive sur une grande place, je retrouve enfin des visages familiers, mais je me sens aussi embarrassée, je ne peux m'empêcher de m'agiter et de baisser les yeux.

- Combien de fois il va falloir que je te dise de ne pas baisser les yeux ? Demanda Shanks qui releva mon visage.

- Je suis désolée… pour le mal que j'ai fait, fis-je nerveuse.

- Ne t'excuse pas Ariel, ce n'était pas de ta faute, coupa Shanks.

J'ai beau savoir qu'Hadès m'a dit que personne ne m'en veut… moi je me sens coupable :

- Peut-être… mais j'ai de la culpabilité, même si je sais que personne ne m'en veut, mon ressenti est différent, m'expliquai-je.

- Tu n'as pas à te sentir coupable, s'éleva la voix de Luffy.

Je relève mon regard, surprise qu'il s'adresse à moi alors qu'on ne s'est rencontré qu'une fois :

- Merci d'avoir sauvé Ace il y a deux ans et merci de nous avoir sauvé et aidé, tu as été notre ange gardien, ajouta Luffy en me prenant mes mains.

Luffy… ton sourire, ce regard si chaleureux que tu as, à ne jamais juger les gens sur leurs apparences… toi qui arrive à voir au-delà des préjugés…. Cela me fait un choc de l'entendre me dire ces mots, car Luffy a toujours été si inspirant dans One Piece.

Je ne peux m'empêcher de pleurer, ses quelques mots me réconfortent et me soulagent tant :

- Hé faut pas pleurer ! Je ne disais pas ça pour être méchant, paniqua Luffy.

Je suis prise d'un fou rire devant son agitation et cela malgré mes larmes :

- Merci Luffy… tu ne m'as pas blessé… tes mots m'ont touché et me font plaisir.

- Ah ouf alors ! Bon j'ai une question.

Je m'essuie les yeux et le vois prendre un air des plus sérieux :

- Rejoins mon équipage ! S'exclama Luffy.

- Ce n'est pas une question ! Rugit Sanji en le frappant à la tête.

- Désolé Luffy mais non, je n'ai aucune envie d'être pirate, ma vie est avec ceux que j'aime, coupai-je.

Aussitôt je vois Luffy déprimer, cela provoque chez moi un fou rire incontrôlable, lui alors, il peut passer d'une émotion à l'autre si rapidement….

N'empêche je me sens plus légère, il n'y a pas de doute son fruit redonne le sourire aux gens qu'il croise :

- Tu te sens mieux ? Demanda Thatch en s'approchant.

- Oui, rire ça m'a fait du bien, merci à tous de m'avoir sauvé… et je suis encore désolée pour le mal que j'ai fait, j'espère qu'avec le temps je me sentirais moins coupable. Je ne me souviens pas de tout, je souffre d'une amnésie partielle… cependant je me souviens de ce qu'il s'est passé avant que je devienne une tueuse, de ce qu'ils m'ont fait subir…. Je sais que… je ne suis pas que responsable et que je suis aussi une de leur victime.

- C'est une bonne mentalité d'en avoir conscience.

Je me tourne vers Dracule Mihawk et déglutit quand il me fixe avec intensité avant d'ajouter :

- Vous arriverez à vous relever mademoiselle, vous étiez dans un plus triste état à Marineford. Vous êtes mentalement plus forte, prenez soin de vous et de vos blessures.

Je ne m'attendais pas à cela, mais cela me réconforte :

- Merci…, fus-je tout ce que j'arrivai à dire devant cet homme charismatique.

Petit à petit je vois les habitants de Jaka comme de Piacere me remercier ou me dire des mots gentils, cela me touche autant de démonstration, je ne m'attendais pas à cela.

Ils veulent vraiment que je ne me sente pas coupable.

Oh Hadès je n'ai pas de mot assez fort, mais merci… merci de cette nouvelle chance, je suis si heureuse d'avoir rencontré des gens si gentils avec moi.

Le reste de la journée se passe et la soirée commence à pointer le bout de son nez.

J'ai demandé aux habitants de Piacere, à mes hommes et à tout le Red Force de se réunir en huit clos j'avais besoin de leur confier quelque chose.

- Merci de vous êtes réunis… j'avais besoin de confier quelque chose… c'est enfin quelque chose dont je peux parler. Certains sont au courant, mais pas complètement, s'il vous plait activer votre haki… car même si je ne mens pas… j'ai peur que vous doutiez malgré tout, commençai-je un peu stressée.

Je me tortillai, soupirant avant de trouver la force d'y aller :

- Je… je me souviens de ma précédente vie. Il y a deux ans, quand je suis arrivée sur Piacere cela faisait quelques jours que je renaissais pour vivre ma deuxième vie…. Je n'avais pas l'apparence que j'ai actuellement, c'est pour cela que certains voyaient des cicatrices alors que mon corps n'en avait pas.

- Voilà qui explique tout, souffla mon père choqué.

Beaucoup sont silencieux, la majorité ignorait que je m'étais réincarnée, mais je sens les mains de mes hommes masser mes épaules :

- Cependant il y a autre chose… que seuls Barbe Blanche, Thatch… et aussi Hongo savent et pour Hongo c'est Thatch qui lui a dit….

- Chérie… ne te tracasse pas sur le fait d'avoir gardé cela secret, résonna la voix grave et douce de Benn.

J'hoche ma tête, j'ai peut-être un peu peur qu'ils se sentent trahi par le fait que je ne leur ai jamais parlé de ma vie antérieure :

- Je… je… je viens d'un autre monde… peut-être que vous ne me croirez pas… mais… dans mon monde, vous êtes… des personnages de ce qu'on appelle un manga… c'est une sorte de bande dessinée…. Et… je connaissais l'histoire de beaucoup de gens…. Le commandant Thatch… aurait dû mourir par exemple et quand je suis arrivée dans ce monde, sur le Moby Dick, j'ai voulu prévenir Barbe Blanche de cette tragédie… mais il m'a séquestré car j'ai accusé l'un de ses fils. Il ne m'a pas cru…, même si après il a compris que je ne mentais pas, mais je ne lui en veux pas, moi aussi je me serai méfiée d'une étrangère. Quelque temps plus tard…, la divinité qui m'a permis de renaitre… je l'ai rencontré pendant mon coma après Marineford… elle m'a demandé de ne plus influencer l'histoire pour la changer…. Elle m'a demandé de corriger le destin de Monkey D Luffy, voilà aussi pourquoi je suis parti à Sabaody rencontrer Rayleigh, je devais le convaincre de l'aider à devenir plus puissant comme dans l'histoire d'origine…. Et c'est aussi en connaissant l'histoire que je savais que Luffy devait éveiller ses pouvoirs pour gagner, c'est aussi pour cela que j'ai tout fait pour, même si c'était risqué…. Ensuite… j'ai utilisé des connaissances de mon monde dans le vôtre… par exemple je n'ai pas inventé la thérapie du miroir pour les amputations, je n'ai aucun mérite…. Certaines de mes toiles sont des lieux de mon monde, pas des paysages que j'ai imaginés. Enfin… mes bourreaux du passé sont dans mon monde de naissance… voilà pourquoi j'ai parfois été silencieuse à ce sujet. Je ne pouvais pas révéler qu'il serait impossible de les retrouver, tout cela, ça m'était interdit. Et puis… il y a neuf jours… je suis morte de nouveau… mais… de par mes bonnes actions la divinité qui m'a permis de me réincarner et les divinités de ce monde… m'ont offert une nouvelle vie et j'appartiens aujourd'hui pleinement à ce monde, car jusqu'alors je n'avais qu'une réincarnation partielle, je devais faire encore mes preuves. J'imagine que ça fait beaucoup d'informations, désolée si c'est un peu décousu…. Je suis désolée d'avoir caché tout cela si longtemps… maintenant que je peux… je voulais être honnête avec vous… j'espère que vous ne vous sentirez pas trahis…, finis-je d'une voix tremblotante.

Je souffle… contente d'enfin dire la vérité, même si je me suis trouvée un peu maladroite pour organiser mes idées et les formuler… mais j'étais angoissée comment allaient-ils réagir ? Vont-ils me croire ?

- Ariel… on te croit, murmura Lila en s'approchant de moi et en me prenant les mains.

Je relève mon visage et elle me sourit :

- Tout devient beaucoup plus clair, tu as du tant souffrir à ne rien dire, je te crois et je ne me sens pas trahis, se voulu t'elle rassurante.

J'halète, je sens mes hommes me prendre mes mains et s'agenouiller pour être à ma hauteur :

- Ariel j'étais loin d'imaginer que tu venais d'un autre monde, tu as dû être si déboussolée à ton arrivée à perdre tous tes repères…, murmura Benn.

- Tu me crois ? Tu ne m'en veux pas ? Demandai-je tremblante.

- Je ne peux que te croire avec le haki et puis même sans tu as toujours été honnête avec nous, tu n'as jamais menti, en tout cas pas avec de mauvaises intentions. Je te crois mon trésor.

- Je te crois aussi, entendis-je Crocodile.

Je me tourne vers lui et il essuie mes débuts de larmes :

- Maintenant je comprends mieux ce que tu avais dit à Monkey D Luffy il y a deux ans. J'admets que ça nous a tous fait bizarre d'entendre qu'on est des personnages d'un livre… mais en même temps… pourquoi pas, tu t'es bien réincarnée, Benn et moi on a été confronté à cette divinité qui a voulu te protéger de notre curiosité…. Alors c'est assez particulier, mais on te croit trésor, continua Crocodile.

- Il… a… donné vie… à vous… à votre univers, articulai-je difficilement.

Crocodile m'embrasse ma joue et Benn aussi, je me sens sangloter.

- Chut…, calme-toi ma chérie… personne ne va te rejeter, murmura Benn.

Je sanglote plus fort :

- Tu as si peur que ça de tous nous perdre ? Demanda Shanks.

J'hoche la tête en larmes, je sens mes hommes m'obliger à me lever en me soulevant par mes bras et là je suis baignée de bras et de chaleur, je reçois un énorme câlin collectif :

- Tu as trouvé ta famille Ariel, me rassura Benn.

- Et plein d'amis, ajouta Shanks.

- Ainsi qu'un père aimant, qui quel que soit ton passé et d'où tu viens t'aime, me dit mon père.

Je pleure à chaudes larmes, incapable de savoir qui me tient et me réconforte :

- Tu as donc vécu avec cette angoisse qu'on te rejette ? Qu'on te tourne le dos ? Demanda Just.

J'hoche la tête incapable de parler :

- C'est fini Ariel, tu es chez toi maintenant, bienvenue parmi nous, s'exclama Cléa.

Je sens que plusieurs se relayent pour m'enlacer et me bercer, tous pour me dire qu'ils sont là pour moi, qu'ils veulent me garder à leurs côtés et son heureux de me connaitre.

Merci Hadès et à toutes les divinités de ce monde… je promets… de chérir cette nouvelle vie et de jamais vous décevoir…

- Merci ! Criai-je tout en pleurant.

Même si mes yeux sont fermés et embués de larmes, je reconnais les bras de mes hommes qui m'ont récupéré :

- Ariel tu ne seras jamais seule, ta vie est maintenant ici, avec nous tous, me berça Benn en massant mes cheveux pour me détendre.

- Ma pauvre petite chérie adorée, tu avais tant d'angoisse, que tu as très bien caché d'ailleurs, mais c'est fini, je peux t'assurer que tu n'as plus rien à craindre de l'avenir, murmura Crocodile.

- Oui, les fées de joyaux nous ont assuré qu'une nouvelle ère de prospérité va débuter et nous les croyons quand on voit tout ce qu'elles ont déjà accompli en neuf jours. Mais cela a été possible que grâce à toi Ariel, au fait de les avoir sorties de la mer, de les avoir priés. En retour elles nous ont assurées qu'elles te protégeraient des dangers existant, car je cite « Ariel en a trop bavé, sa vie doit être heureuse maintenant », ajouta Shanks.

Je ris nerveusement :

- Tout ça pour te dire que tu vas pouvoir souffler et ne plus te préoccuper des dangers, pense à ton futur mariage et à tous les beaux souvenirs que tu vas construire avec tes hommes. D'accord ? Demanda Shanks.

- D'accord, répondis-je d'une petite voix aigüe. Merci d'être tous auprès de moi… merci, je vous aime tous… vous êtes si important pour moi.

Je pleure encore, mais là mes larmes sont plus légères, je n'évacue plus mes angoisses, j'exprime juste mon bonheur, je suis heureuse.


Je vous dis à mercredi pour la suite ^^

Bon dimanche.