Bonjour à tous ! Et me voilà dans cette nouvelle fanfiction un peu spéciale !

Toujours avec notre couple préférer mais Lexa est une louve alpha et toujours notre Heda/Commandant / Reine.

Et la particularité c'est que Lexa à un pénis dans cette fiction. Je sais que cela ne plait pas à tout le monde, c'est pourquoi je préviendrais en cas de Lemon. Cependant cela n'es pas la partie centrale de l'histoire, donc même si vous n'aimez pas, je ne pense pas que cela empêche de lire. Et si cela ne vous plait pas, passez votre chemin, il n'y as pas de soucis.

La fiction est toujours en cours d'écriture, j'ai plus le temps d'écrire dans la semaine avec mon nouveau travail. Je vais donc poster 2 chapitres par semaines (le mercredi et le samedi), en fonction de mon avancer, je me réserve le droit de diminuer le nombre de chapitres par semaines, où de l'augmenter si jamais j'ai fini ahah.

En tout cas, je vous souhaite une bonne lecture à tous !

Xoxoxoxoxxo

Les couloirs de la petite université de Polis bruissaient d'excitation. Les élèves chuchotaient entre eux alors qu'ils se préparaient pour une sortie scolaire hors du commun : une visite du palais de la Reine.

Personne n'aurait cru qu'une telle opportunité puisse leur être offerte. Après tout, Heda, la souveraine de la nation, était une figure aussi mystique qu'inaccessible. Clarke Griffin, malgré son habituel scepticisme, ressentait une pointe d'impatience qu'elle refusait d'admettre. Rencontrer Lexa, la légendaire monarque, relevait presque du mythe.

Les rumeurs sur elle étaient nombreuses, fascinantes… et effrayantes. Certains prétendaient qu'elle n'était pas humaine, que sa force et son autorité tenaient d'un héritage ancien, sauvage. D'autres parlaient d'un don redoutable qui coulait dans ses veines : Lexa n'était pas seulement une dirigeante, elle était une louve alpha, un être capable de se métamorphoser, et son titre de Heda la plaçait au sommet de la hiérarchie. Un symbole de puissance, de protection… et de domination.

Quand Clarke et le reste du groupe pénétrèrent dans la grande salle du palais, un silence impressionnant les enveloppa aussitôt. L'air vibrait d'une énergie indéfinissable, lourde et presque hypnotique. Au fond de la salle, surélevée sur son trône d'ébène sculpté, une silhouette observait la scène avec une immobilité prédateur.

Lexa.

Son regard, d'un vert perçant, sembla traverser Clarke comme une lame bien aiguisée. Une tension inexplicable s'installa dans son ventre, viscérale, primitive. Elle voulut détourner les yeux, mais en fut incapable.

La Reine se leva lentement. Son pas était mesuré, empreint d'une grâce féline. Pourtant, chaque mouvement respirait une puissance contenue, un contrôle absolu. Clarke sentit son cœur tambouriner dans sa poitrine alors que la souveraine s'approchait.

Lorsqu'elle s'arrêta enfin devant elle, le monde entier sembla se figer.

Klark kom Skaikru, murmura Lexa d'une voix rauque, son timbre vibrant d'une intensité troublante. Je te désigne comme ma skaikruon… mon âme sœur.

Un frisson parcourut l'assemblée. Les murmures s'éteignirent brusquement, comme si un souffle invisible venait de les balayer. Clarke, elle, sentit son souffle se bloquer.

Avait-elle bien entendu ?

Elle recula légèrement, cherchant à s'arracher à l'emprise de ce regard trop perçant, trop certain.

Excusez-moi ? balbutia-t-elle, la voix incertaine. Je… Je ne suis pas…

Lexa ne cilla pas. Un sourire fin, à peine perceptible, effleura ses lèvres.

Ce n'est pas une question, Clarke.

Son ton était calme. Implacable.

Tu es mienne. À partir de ce jour, nous sommes liées.

La déclaration fit l'effet d'une détonation dans l'esprit de Clarke. Un mélange d'indignation et de panique la submergea.

Je ne suis pas un objet, Heda ! cracha-t-elle, sentant la colère embraser son sang. Vous ne pouvez pas juste… décider ça ! Je ne ressens rien pour vous !

Lexa ne sembla pas surprise par cette rébellion. Au contraire, une lueur obscure brilla dans ses prunelles, teintée d'une possessivité inquiétante.

Alors, je te donnerai du temps.

Elle s'approcha d'un pas, réduisant encore l'espace entre elles. Clarke aurait voulu reculer, mais son corps refusait d'obéir.

Mais sache ceci : lorsqu'un alpha ressent le lien, il est irrévocable. Ce que tu crois éprouver aujourd'hui n'est qu'un murmure par rapport à ce qui t'attend.

Un mouvement brusque sur le côté détourna l'attention de Clarke.

Bellamy. Il venait de s'interposer entre elles, le regard brûlant de défi.

Clarke et moi sommes ensemble, déclara-t-il, les épaules tendues d'une colère contenue. Vous ne pouvez pas simplement… revendiquer quelqu'un !

Lexa tourna lentement la tête vers lui, l'évaluant du regard comme un prédateur jaugerait un intrus sur son territoire.

Et toi, qui es-tu pour me défier ? répliqua-t-elle, impassible.

Bellamy Blake.

Elle haussa un sourcil, un mépris subtil effleurant son expression.

Bellamy Blake… répéta-t-elle, comme si ce nom était une simple note insignifiante dans un registre sans fin. Peu importe. Mon loup a choisi Clarke. C'est tout ce qui compte.

Bellamy, furieux, esquissa un pas en avant.

Vous ne pouvez pas juste—

Il n'eut pas le temps de finir.

En une fraction de seconde, Lexa leva la main et, d'un revers fluide, l'envoya valser à l'autre bout de la salle. Son corps heurta violemment le sol, un gémissement étouffé lui échappant.

Ne t'avise plus jamais de me toucher, souffla-t-elle, sa voix aussi tranchante qu'une lame. Et encore moins Clarke.

Clarke, le cœur battant à tout rompre, se précipita vers Bellamy. Mais avant qu'elle ne puisse atteindre son ami, une main fraîche et ferme se referma autour de son poignet. Lexa.

Son contact provoqua un frisson inattendu, une onde brûlante qui se diffusa dans chaque parcelle de son corps.

Ne me touchez pas ! hurla Clarke en arrachant sa main, la rage surpassant son trouble. Vous auriez pu le tuer !

Lexa la considéra un instant, ses traits impassibles, mais son regard… Son regard était un océan de détermination.

Personne n'a le droit de me toucher sans mon consentement.

Elle marqua une pause, ses prunelles capturant celles de Clarke.

Et maintenant que tu m'appartiens, lui non plus n'a plus le droit de poser les mains sur toi.

Le sang de Clarke bouillonna sous l'affront.

Je. Ne. Suis. Pas. À. Vous.

Elle appuya chaque mot d'un doigt planté contre le torse de la Reine, cherchant à provoquer une réaction, une faille dans son masque d'impassibilité.

Mais Lexa ne broncha pas.

Au contraire, une ombre amusée dansa au coin de ses lèvres.

En es-tu si sûre ? souffla-t-elle.

Clarke ouvrit la bouche pour répliquer, mais Lexa poursuivit avant qu'elle ne puisse parler.

Regarde ton talon. Tu y trouveras une tâche de naissance en forme de couronne, n'est-ce pas ?

Clarke recula d'un pas, abasourdie.

Comment… Comment savez-vous cela ?

Parce que j'ai la même.

Un silence s'abattit sur la salle.

Lexa se pencha légèrement, murmurant d'une voix presque tendre : Une tâche partagée signifie un lien unique. Un lien d'âmes sœurs. Ce symbole est la preuve que tu es mienne.

Clarke secoua la tête, refusant de croire à cette folie.

C'est impossible… Je ne veux pas de ce lien.

Lexa l'observa longuement, une ombre indéfinissable dans son regard. Puis, d'une voix presque douce, elle murmura :

— Ce n'est pas un choix, Clarke. C'est un appel.

Clarke sentit un frisson la traverser. Pour la première fois, elle ne voyait pas seulement la souveraine implacable, mais une lueur fragile au fond de ces yeux verts. Presque… désespérée.

Troublée, elle arracha brusquement sa main de celle de Lexa et recula, le souffle court. Quelque chose chez cette femme la déstabilisait, quelque chose qu'elle ne comprenait pas encore. Mais elle refusait de se laisser ébranler.

Que ce lien soit réel ou non, vous ne pouvez pas m'imposer votre volonté comme ça, lança-t-elle, la mâchoire serrée. Vous ne me connaissez même pas, Heda. Je n'ai rien demandé. Bellamy et moi sommes ensemble. Vous ne pouvez pas débarquer et tout changer à votre guise.

Les traits de Lexa se durcirent imperceptiblement. Une lueur glaciale traversa son regard, trahissant une pointe de colère… et de jalousie. Mais son visage redevint impassible en un instant.

— Bellamy, répéta-t-elle d'un ton presque méprisant. Il est peut-être ton choix aujourd'hui, Clarke, mais il ne pourra jamais ressentir ce que moi, je ressens. Ce lien nous dépasse.

Derrière Clarke, Bellamy, qui venait de se redresser, s'avança d'un pas vif, les poings serrés. Son regard brûlait de défi.

Vous n'avez aucun droit de décider à sa place, gronda-t-il. Clarke est avec moi, et elle le restera. Vous êtes peut-être une Reine, mais ça ne vous donne aucun droit sur elle.

Lexa pivota lentement vers lui. Son regard, tranchant comme la lame d'un poignard, se planta dans le sien. Elle avança, chaque pas calculé, d'une lenteur inquiétante. Bellamy hésita une fraction de seconde, mais tint bon.

Tu n'as aucune idée de ce que signifie ce lien, souffla-t-elle d'une voix basse, presque menaçante. Ce n'est pas une simple obsession. C'est une force qui nous dépasse tous. Clarke est mienne, non par ma volonté, mais par celle de la nature elle-même.

Clarke s'interposa brutalement entre eux, posant une main sur la poitrine de Bellamy pour l'empêcher d'avancer davantage.

Je ne suis pas un trophée qu'on se dispute ! s'emporta-t-elle en fusillant Lexa du regard. Vous êtes peut-être Heda, mais ça ne vous donne aucun droit de me revendiquer. Pas sans mon consentement.

Un silence tendu s'installa. Lexa ne cilla pas, mais dans son regard, Clarke crut percevoir une ombre… Une douleur à peine masquée.

— Très bien, concéda-t-elle enfin, le ton plus calme. Je te laisse du temps, Clarke kom Skaikru. Je ne te forcerai pas… Mais tu devras vivre avec moi.

Clarke blêmit.

— Quoi ? Non, il n'en est pas question !

Lexa, imperturbable, prit un ton plus ferme. C'est non négociable. Tu es, à partir de maintenant, la personne la plus précieuse de ma vie. Je refuse de te laisser en danger.

— Et mes études ? Mes amis ? s'indigna Clarke. Je ne vais pas sacrifier ma vie pour un lien que je n'ai jamais voulu !

Lexa s'approcha, son regard rivé au sien, brûlant d'une intensité inébranlable.

— Tu n'as plus besoin de poursuivre tes études, Clarke. Ton avenir est ici, à mes côtés, en tant que Reine Consort.

Clarke eut un rire amer.

— Reine Consort ? Vous délirez complètement !

Lexa ne se démonta pas.

— Je dois également rencontrer ta famille, ajouta-t-elle, le ton glacial. Je veux qu'ils me connaissent et sachent que tu seras en sécurité auprès de moi.

— STOP ! hurla Clarke, la voix brisée par la colère. Je n'ai jamais consenti à ça ! Je ne veux rien de tout cela ! Laissez-moi tranquille !

Sans attendre de réponse, elle tourna les talons et s'élança hors de la salle. Son cœur battait à tout rompre, le souffle court. Elle devait fuir. S'éloigner de ce château, de cette Reine, de ce lien qu'on essayait de lui imposer. Car si elle restait une seconde de plus, elle avait peur de ce qu'elle pourrait ressentir.

Lexa esquissa un sourire subtil avant de faire signe à ses gardes de raccompagner tous les étudiants hors de la salle, à l'exception de Bellamy. Puis, la Reine laissa tomber tout signe de douceur et reprit son ton d'autorité, se tournant vers lui.

— Monsieur Blake, dit-elle, je comprends votre colère et votre surprise. Je ne m'attendais pas à retrouver mon âme sœur, et cela après presque mille ans d'attente. Cependant, il est important que vous compreniez une chose : rien ni personne ne pourra nous séparer.

Bellamy ouvrit la bouche, prêt à répliquer, mais Lexa leva la main, imposant le silence.

— Je n'ai pas terminé, déclara-t-elle calmement, le ton ferme. Je respecte les sentiments que vous avez pour Clarke. Cependant, cette relation, même sincère, est condamnée à échouer, et ce à court, moyen, et long terme.

Bellamy serra les poings, ses yeux lançant des éclairs, mais il resta silencieux, forcé d'écouter.

— Voici ce que je vous propose, poursuivit Lexa. D'abord, une compensation financière. Dites-moi ce que vous souhaitez, et je m'assurerai que vous l'obteniez. Cela n'est pas pour « acheter » votre rupture avec Clarke, mais pour reconnaître ce que vous perdez dans cette situation.

Elle marqua une pause, observant Bellamy avec une expression insondable.

Ensuite, si vous consentez à me montrer votre marque, je m'engage à rechercher votre propre âme sœur. Où qu'elle soit, si elle est encore en vie, je la trouverai. Je vous donne ma parole en tant que Reine.

Bellamy resta silencieux, visiblement troublé par cette proposition.

Enfin, terminez vos études. Peu importe où vous souhaiterez travailler ensuite, je me chargerai de vous trouver une place à la hauteur de vos ambitions, où que ce soit. Qu'en pensez-vous ?

Lexa le fixait avec un regard d'acier, implacable et pourtant presque... bienveillant. Elle lui offrait un choix, un compromis, sans rien masquer de l'intensité de ses propres intentions. Bellamy prit une profonde inspiration, luttant visiblement pour contrôler sa colère, ses yeux toujours braqués sur Lexa. Bellamy croisa les bras, les yeux rivés sur Lexa, le regard empli de défi. Il ne baissa pas les yeux devant le regard perçant de la Reine et répondit d'une voix glaciale :

Et si je refuse ? lança-t-il, le menton relevé. « Si je choisis de rester auprès de Clarke, quoi qu'il arrive, même si ça signifie aller à l'encontre de vous, de votre couronne, de vos menaces ? Qu'est-ce que vous ferez, Reine Lexa ? »

Un silence tendu s'installa. Les gardes se figèrent, et les rares conseillers présents échangèrent des regards inquiets. Lexa le scruta sans ciller, un éclat d'acier dans ses yeux, mais elle ne bougea pas d'un millimètre. Au lieu de répondre immédiatement, elle laissa le silence peser, insistant, étouffant. Puis, après un moment qui sembla durer une éternité, elle inclina légèrement la tête, un sourire froid et contrôlé aux lèvres.

Monsieur Blake, je respecte votre courage, fit-elle, sa voix aussi tranchante qu'une lame. Peu d'hommes se permettraient de me parler ainsi… ou même d'imaginer me défier.

Elle fit un pas vers lui, chaque mouvement calculé, empreint de l'assurance implacable d'une reine. Ses yeux semblaient pénétrer son âme.

— Mais comprenez bien ceci, dit-elle, chaque mot mesuré. Si vous choisissez de vous opposer à moi, vous n'en sortirez pas indemne. Ce que j'offre est une solution honorable pour vous, une chance de quitter cette situation avec dignité et sécurité. Si vous refusez… alors sachez que je n'hésiterai pas à éliminer chaque obstacle qui se dressera entre Clarke et moi. Rien ne m'arrêtera. Bellamy serra la mâchoire, mais elle continua, sans lui laisser le temps de répondre. Clarke est l'âme sœur que j'ai attendue toute ma vie. Vous pourriez aimer, souhaiter, même prier pour l'avoir, mais cela ne changera rien. Ce lien qui nous unit est ancien et sacré. Vous pouvez choisir de rester dans son entourage, de continuer à la voir… mais ce que vous devez comprendre, Bellamy, c'est qu'à chaque fois que vous poserez les yeux sur elle, vous saurez que son cœur, son âme, et son destin… m'appartiennent. Elle se rapprocha encore, abaissant la voix jusqu'à ce qu'il soit le seul à l'entendre. La question, Bellamy, est de savoir si vous êtes prêt à sacrifier tout ce que vous avez pour quelqu'un que vous êtes destiné à perdre, ajouta-t-elle en un murmure glacial. Ou si vous préférez accepter mon offre et préserver ce qui reste de votre dignité.

Bellamy soutint son regard, mais son défi vacillait. La tension entre eux était palpable, comme un combat silencieux où chaque mot pesait de tout son poids. Après un long moment, Lexa se redressa, le masque de reine impassible de nouveau en place.

— Réfléchissez bien, Bellamy, conclut-elle avec une froideur calculée. Car si vous refusez, il n'y aura pas de deuxième chance.

Bellamy prit une profonde inspiration, ses yeux fixés sur Lexa avec une lueur de défi mais aussi une nouvelle détermination. Il serra les poings, puis les relâcha, cherchant à se maîtriser avant de répondre.

— Très bien, Heda, dit-il, sa voix plus calme, presque calculatrice. Je comprends vos intentions… et votre pouvoir. Si je dois me plier à cette situation, alors j'ai des conditions.

Lexa haussa légèrement un sourcil, intéressée. Elle croisa les bras, lui signifiant d'un geste de tête qu'elle l'écoutait.

— Premièrement, reprit Bellamy, ma sœur Octavia, qui est l'une des meilleures amies de Clarke, doit être en sécurité, quoi qu'il arrive. C'est une condition non négociable. Si je dois m'éloigner de Clarke, je veux au moins avoir la certitude qu'Octavia sera protégée et hors de danger.

Lexa l'observa un instant, pesant ses mots.

— La sécurité d'Octavia sera garantie, répondit-elle avec assurance. Tant qu'elle n'agira pas contre moi, elle ne courra aucun risque.

— Pas seulement ça, poursuivit Bellamy, ses yeux s'éclairant d'une lueur d'audace. Je veux qu'elle ait un avenir. Que ses études soient financées jusqu'à la fin, ainsi qu'un logement sûr. Je veux qu'elle soit libre d'aller où elle veut, et que rien ne puisse l'atteindre par votre ordre ou celui de vos alliés.

Un léger sourire amusé passa sur les lèvres de Lexa, mais elle garda son regard fixé sur lui, l'évaluant.

— Vous êtes un homme protecteur, Bellamy, remarqua-t-elle. C'est un trait respectable. Pour Octavia, je veillerai à ce qu'elle ait ce que vous demandez. Je prendrai en charge son éducation, ses frais de logement, et elle bénéficiera de toute la sécurité nécessaire. Vous avez ma parole.

Bellamy hocha la tête, semblant légèrement soulagé. Il marqua une pause, comme s'il réfléchissait à la prochaine étape.

— Et pour moi… Si je fais ce sacrifice, si j'accepte de m'éloigner de Clarke comme vous le souhaitez, je veux une garantie d'avenir. Une place digne de mes compétences, pas un rôle imposé où je serais simple pion. Si je quitte Clarke, je refuse de le faire pour être traité comme un homme de moindre importance. Vous avez les moyens d'influencer l'avenir de bien des personnes, alors je veux en bénéficier.

Lexa le regarda en silence, visiblement impressionnée par son audace. Après un instant, elle acquiesça lentement.

Je vous reconnais une chose, Bellamy Blake, dit-elle, une ombre de respect dans la voix. Vous savez négocier pour ceux que vous aimez. Si vous acceptez de vous retirer, je m'assurerai que vous obteniez un poste prestigieux, et qu'il reflète votre valeur. Là encore, vous avez ma parole.

Bellamy la fixa un instant, comme pour s'assurer qu'elle était sincère, puis il soupira, admettant sa défaite avec une résignation teintée d'amertume.

Alors, c'est entendu, dit-il finalement, sa voix plus douce mais marquée par une pointe de tristesse. Je protégerai Octavia de tout ça, et je m'éloignerai de Clarke. Mais sachez, Reine Lexa, que si un jour Clarke venait à souffrir de cette situation, vous et moi… nous en reparlerons. Vous pourrez être Reine ou même déesse, mais ma loyauté envers Clarke reste intacte. Si jamais vous brisez ce lien, je reviendrai… et je ne céderai plus.

Lexa soutint son regard, son expression inchangée mais non dénuée d'un respect silencieux. Elle hocha légèrement la tête, signant ainsi leur accord tacite.

— Très bien, Bellamy, conclut-elle d'une voix calme. Nos termes sont fixés. Soyez assuré que Clarke sera traitée avec tout le respect et la protection que je lui dois. Quant à vous… je m'assurerai que vous ayez votre avenir et qu'Octavia soit hors d'atteinte.

La tension dans la salle était palpable. Bellamy restait immobile, les muscles tendus, l'esprit tourmenté par ce compromis qui venait d'être scellé. Lexa, en reine calculatrice et redoutable, perçut cette tension mais choisit de passer outre. Elle n'était pas insensible au poids de la décision qu'elle imposait, mais sa priorité demeurait Clarke et la sécurisation de leur lien.

— Bellamy, dit-elle finalement, le ton plus posé mais empreint de son autorité naturelle, je vous invite à rester au palais ce soir pour le repas. Ce sera l'occasion d'informer Clarke de vos choix, de nos décisions. Il est préférable que cela se fasse dans un cadre propice et respectueux.

Bellamy fronça les sourcils, ses poings toujours serrés à ses côtés.

— Clarke n'est même pas ici, répliqua-t-il sèchement. Vous ne pouvez pas l'obliger à...

Lexa leva une main pour l'interrompre, une lueur inflexible brillant dans ses yeux verts.

— Ne vous inquiétez pas, elle sera présente, ainsi que ses parents, tout comme les miens. Nous devons tous faire face aux implications de cette soirée, en famille et avec ceux qui comptent pour elle. Cela doit être fait avec transparence.

La surprise fit vaciller l'assurance de Bellamy. L'idée que les parents de Clarke soient présents rendait la situation encore plus réelle et pesante. Il détourna le regard, combattant un flot de pensées conflictuelles.

— Vous pouvez également inviter Octavia, ajouta Lexa d'une voix plus douce, presque compatissante. Si cela peut rendre la situation plus supportable, je souhaite qu'elle soit là pour soutenir Clarke et pour que vous puissiez discuter avec elle de ce que cela signifie. Personne ici ne souhaite votre malheur, Bellamy, mais nous devons avancer selon les traditions et ce que le destin impose.

Bellamy resta silencieux un moment, pesant les mots de Lexa, avant de hocher la tête, résigné mais déterminé.

— Très bien, dit-il enfin. Mais sachez que je ferai tout pour veiller sur Clarke et Octavia. Vous avez votre pouvoir, Reine Lexa, mais moi, j'ai mon dévouement.

Le regard de Lexa s'adoucit un instant, un éclat de compréhension traversant ses traits.

— C'est ce que j'attends de vous, Bellamy. La loyauté et la protection des siens sont des vertus que je respecte plus que tout.