Le calme avant la tempête ? Attention ce chapitre décrit des scènes à caractères en dessous de la ceinture entre et Sir Snape.
Chapitre 12
L'embrasement
Elle voyait la tempête dans son regard. Cette faim cruelle, ce contrôle qu'il s'imposait avec une rigidité presque douloureuse.
Et elle avait envie de le voir céder.
Elle leva lentement la main, glissa ses doigts contre le tissu fin de sa chemise blanche, sentit sous sa paume la chaleur de son torse, la tension de ses muscles tendus à l'extrême.
Severus ferma les yeux un bref instant, lâcha un soupir tremblant, puis posa brusquement son verre sur la table, dans un bruit sourd.
Et il se retourna.
Ses mains furent sur elle avant qu'elle ne puisse respirer, son bras s'enroulant violemment autour de sa taille, sa main libre remontant jusqu'à la base de sa gorge.
Son regard était noir,féroce,dévoreur.
—Vous êtes folle…
Sa voix n'était plus qu'un murmure rauque, un souffle chargé de désir, et Hermione s'accrocha à lui comme si elle avait attendu ce moment toute sa vie.
Alors il l'embrassa.
Sans douceur. Sans hésitation.
Sa bouche s'empara de la sienne avec une brutalité inouïe, comme s'il la punissait pour l'avoir poussé jusque-là, comme s'il lui faisait payer le prix de sa provocation.
Hermione gémit contre lui, sentant son corps entier se consumer sous l'assaut de ses lèvres, de ses mains, de sa force brute qui l'écrasait contre lui.
Il n'y avait plus de professeur et d'élève.
Il n'y avait plus d'interdits.
Il n'y avait que lui.
Severus déchira la distance entre eux, glissa ses mains sous sa robe, remonta le long de ses cuisses avec une lenteur insoutenable, comme pour mieux la torturer.
Hermione haleta, ses doigts agrippant désespérément ses épaules, son souffle court se mélangeant au sien.
Il se pressa plus fort contre elle, ses lèvres glissant le long de sa mâchoire, mordant légèrement sa peau tendre jusqu'à sa clavicule.
Elle sentit son cœur tambouriner contre sa cage thoracique, sentit la chaleur implacable de son corps contre le sien, sentit son désir à peine contenu brûler contre son ventre.
Et elle en voulut plus.
—Severus…murmura-t-elle, sa voix à peine un souffle.
Ce futla dernière barrière qui céda.
Severus la souleva violemment, l'arrachant du sol avec une facilité insultante, et la porta jusque contre le grand canapé du salon, sa bouche ne quittant jamais la sienne, son corps épousant chaque courbe du sien avec une précision vicieuse.
Il l'allongea sous lui, son regard brûlant s'ancrant au sien, comme s'il voulait s'assurer qu'elle comprenait bien ce qu'il allait faire.
—Vous êtes à moi, ce soir, Hermione.
Sa voix était un ordre, une sentence, une promesse.
Hermione trembla de plaisir sous ses mots, se cambra légèrement, lui laissant tout l'espace nécessaire pour la prendre entièrement.
Et il ne lui laissa aucun répit.
Severus s'empara d'elle sans attendre, sans hésiter.
Hermione lâcha un cri étouffé, son corps se tendant violemment sous la vague de sensations qui la traversait de part en part.
Il n'y avait plus de retour en arrière.
Severus ne se contentait pas de la posséder.
Il la revendiquait.
Il l'inscrivait en lui, la marquait, l'imprégnait de son désir insatiable.
Il était implacable, féroce, brûlant.
Chaque mouvement était calculé pour la faire hurler, pour la faire perdre pied, pour la faire sombrer dans une tempête dont il était le seul maître.
Et elle adorait ça.
Hermione ne pouvait plus penser, ne pouvait plus respirer autrement que par lui.
Severus plongeait en elle avec une intensité dévorante, le feu de son regard rivé au sien, lisant chaque frisson, chaque tressaillement, chaque onde de plaisir qui la consumait.
Elle sentait la puissance de son corps la maintenir en place, la force brute de ses hanches qui dictaient un rythme implacable, le poids de ses mains qui la gardaient piégée sous lui.
Et pourtant,elle ne voulait jamais être ailleurs.
Elle lui offrit tout ce qu'il réclamait, toutes les sensations qu'il exigeait d'elle, tout le plaisir qu'il lui arracha sans retenue.
Severus murmura son prénom, presque un grognement, presque un supplice.
Il se perdit en elle, et Hermione se laissa complètement submerger.
Ils touchèrent ensemble un sommet qu'aucun d'eux n'avait jamais connu.
Un orgasme violent, bouleversant, irréel.
Leurs corps se contractèrent violemment, leurs respirations se brisèrent, leurs voix se mêlèrent dans un dernier gémissement étouffé.
Puis tout s'effondra.
Le silence revint brutalement, percé seulement par leurs souffles rauques, saccadés.
Severus n'avait pas bougé, toujours ancré en elle, son front pressé contre son cou.
Ses doigts effleurèrent sa peau, comme pour s'assurer qu'elle était bien réelle.
Hermione gardait les yeux clos, encore secouée par l'onde de choc.
Elle sentit ses lèvres effleurer doucement son épaule, comme une caresse inconsciente.
Puis il murmura, d'une voix rauque, presque éteinte.
— Je ne voulais pas… mais je vous veux encore.
Elle ouvrit les yeux.
Elle savait qu'elle ne pourrait jamais partir.
L'air était saturé de chaleur et d'électricité, chargé des échos de leur étreinte féroce. Hermione sentait encore les tremblements résiduels dans ses membres, le feu qui courait sous sa peau là où les mains de Severus s'étaient posées, là où sa bouche avait revendiqué chaque parcelle d'elle.
Elle n'aurait jamais cru qu'il puisse être ainsi.
Brutal et pourtant si terriblement sensible à chacune de ses réactions.
Elle n'avait jamais été prise ainsi.
Elle ne savait même pas que cela pouvait être aussi viscéral.
Sous elle, le tapis était doux, moelleux, mais son corps vibrait encore de la force avec laquelle il l'avait tenue, de la façon dont il l'avait ancrée contre lui.
Et pourtant, Severus n'avait pas bougé.
Toujours au-dessus d'elle, son souffle saccadé contre son cou, son torse nu collé au sien, il ne semblait pas encore capable de se détacher d'elle.
Un frisson la traversa.
Elle le sentait encore en elle, chaud, dense, brûlant. Il n'avait pas bougé, mais il n'en avait pas fini non plus.
Severus glissa une main sur sa cuisse, la pressa contre son flanc, son front toujours enfoui dans ses cheveux.
Hermione attendait une parole, une rupture dans ce silence trop intense, mais il garda le silence.
Elle ouvrit lentement les yeux, fixa les flammes dans l'âtre qui continuaient de danser, leurs ombres ondulant sur les murs du manoir.
Puis, elle sentit un mouvement.
Severus redressa légèrement la tête, ses lèvres effleurant la peau nue de son épaule, son regard accrochant le sien.
Son expression était indéchiffrable.
Hermione ne put s'empêcher de frémir sous la profondeur de ces yeux noirs qui la scrutaient comme s'ils tentaient de capturer chaque détail, chaque souffle, chaque émotion trahie par son corps encore tremblant sous lui.
— Dites-moi de m'arrêter.
Sa voix était rauque, plus sombre encore qu'avant, son timbre enroué par l'intensité de ce qu'ils venaient de partager.
Hermione ne répondit pas.
Elle avait attendu trop longtemps.
Elle n'avait jamais voulu qu'il s'arrête.
Et elle n'était pas rassasiée.
Severus fut le premier à bouger.
Lentement, il glissa une main sous le creux de son dos, l'autre effleurant la ligne de sa mâchoire, son pouce traçant des cercles infimes contre sa peau.
Elle le sentit s'étirer contre elle, une nouvelle vague de chaleur l'envahir, une tension monter à nouveau dans ses reins.
Il ne s'était pas retiré.
Il était toujours là. Toujours... prêt.
Hermione serra les lèvres pour ne pas gémir, pour ne pas laisser paraître combien elle le voulait encore, combien elle était prête à le supplier de recommencer.
Severus inclina la tête, son souffle effleurant sa joue.
— Vous êtes à moi, Hermione.
Ce n'était plus une question.
Ce n'était plus une supplication.
C'était une affirmation.
Et avant même qu'elle puisse répondre, il se mit à bouger en elle.
Plus lentement, plus profondément.
Avec une précision qui lui fit voir des étoiles.
Hermione lâcha un gémissement étranglé, sa tête basculant légèrement en arrière sous la vague de plaisir qui s'abattit sur elle.
Severus murmura quelque chose contre sa peau, quelque chose qu'elle ne comprit pas immédiatement, avant de prendre pleinement possession d'elle une nouvelle fois.
Cette fois, c'était plus intense, plus contrôlé, plus intense encore dans la façon dont il la faisait plier sous lui.
Ses doigts serraient ses hanches, son souffle saccadé brûlait sa gorge.
Elle était à sa merci.
Et elle adorait ça.
Severus ne cessa que lorsqu'elle convulsa violemment contre lui, son cri étouffé contre son épaule, ses ongles s'ancrant dans la chair de son dos.
Il la suivit une seconde après, son corps se tendant avec une force écrasante, un grognement bas résonnant contre sa gorge alors qu'il s'effondrait enfin.
Le silence revint brutalement.
Severus ne bougea pas.
Hermione non plus.
Ils restèrent là, leurs corps enchevêtrés, brûlants, haletants, marqués par ce qu'ils venaient de faire.
Puis, lentement, Severus desserra son emprise.
Il se redressa légèrement, s'appuyant sur ses bras de chaque côté d'elle, son regard s'accrochant au sien.
Hermione sentit son cœur battre furieusement dans sa poitrine.
Severus n'avait jamais eu l'air aussi… intense.
Il avait l'air d'un homme qui venait de briser une règle fondamentale.
Comme s'il avait basculé de l'autre côté et qu'il savait qu'il ne pourrait plus jamais revenir en arrière.
Il effleura sa joue du bout des doigts, sa respiration encore irrégulière.
Severus se redressa lentement, le souffle encore court, le torse brillant d'une fine pellicule de sueur. Son regard sombre était fixé sur Hermione, qui tentait de retrouver son propre souffle, toujours allongée sous lui, les yeux brillants de fièvre et de désir.
Il ne dit rien, mais sa main trouva celle d'Hermione et la serra légèrement, un simple contact, mais chargé d'une signification qu'elle ne comprenait pas encore totalement.
Puis, d'un geste fluide, il l'aida à se relever, la maintenant près de lui, son corps toujours brûlant contre le sien. Hermione sentit son cœur battre trop vite, trop fort, alors qu'il l'entraînait doucement vers une porte dérobée, dissimulée dans la pierre.
Ils s'engagèrent dans un escalier en colimaçon étroit, les marches de pierre résonnant légèrement sous leurs pas. Hermione ne posa aucune question, se contentant de suivre Severus dans le silence, absorbée par la proximité troublante entre eux.
Lorsqu'ils débouchèrent dans une nouvelle pièce, elle eut un instant d'arrêt.
La salle était somptueuse, inspirée des thermes romains, avec une grande vasque en pierre claire, où l'eau tiède miroitait sous la lumière diffuse des lanternes magiques. De hautes colonnes soutenaient la voûte de la pièce, et l'air était chargé d'un subtil mélange de bois de santal, d'ambre et d'épices.
— C'est… magnifique, souffla Hermione, impressionnée.
Severus ne répondit pas immédiatement. Il lâcha sa main et s'avança lentement vers l'eau, avant d'y entrer sans un bruit.
Hermione l'observa, fascinée par la fluidité de ses mouvements, par la façon dont l'eau glissait le long de son corps lorsqu'il s'y immergea jusqu'à la taille.
Puis, après une brève hésitation, elle le rejoignit.
L'eau était délicieusement chaude, enveloppant son corps dans une étreinte réconfortante, dissipant les dernières tensions de leurs ébats. Hermione se rapprocha légèrement de lui, intriguée par l'expression pensive qui s'était peinte sur ses traits.
— Quelqu'un veut me voir quitter les Arcanes, déclara-t-elle enfin, brisant le silence.
Severus tourna légèrement la tête vers elle, les sourcils froncés.
— Expliquez-vous.
Hermione soupira, laissant ses doigts tracer distraitement des cercles dans l'eau.
— J'ai surpris une conversation au ministère. Un homme exigeait mon départ. Rosier m'a défendue, mais… J'ai bien compris que ma présence dérange.
Severus hocha la tête lentement, comme s'il réfléchissait à cette information.
— Ce n'est pas surprenant, murmura-t-il.
Hermione le fixa, attendant qu'il développe.
— Les membres des Arcanes ne sont pas censés être connus du grand public, expliqua-t-il. Nous agissons en toute discrétion, et l'idée que vous puissiez être une figure publique pose problème à certains.
Hermione sentit une bouffée de frustration monter en elle.
— Mais je ne fais rien de mal, protesta-t-elle. Je travaille. Je suis compétente.
Severus esquissa un sourire fugace, presque amusé par sa détermination.
— Votre existence même est un paradoxe, Miss Granger. Vous êtes une héroïne de guerre, une figure politique en devenir. Et pourtant, vous vous obstinez à creuser là où il ne faut pas.
Hermione croisa les bras sous l'eau, plissant les yeux.
— Et vous ? rétorqua-t-elle. Vous travaillez bien aux Arcanes, non ?
Severus soutint son regard un instant, puis haussa légèrement les épaules.
— Je suis directeur adjoint des Arcanes, révéla-t-il finalement.
Hermione eut un moment de stupéfaction.
— Vous plaisantez ?
Severus arqua un sourcil.
— Ai-je l'air d'un homme qui plaisante ?
Hermione cligna des yeux, tentant d'assimiler l'information. Elle avait toujours su qu'il était important au sein du département, mais directeur adjoint ?
— Depuis combien de temps ? demanda-t-elle.
— Avant même le retour de Voldemort, répondit-il avec nonchalance. Je devais démissionner de Poudlard pour y travailler à plein temps.
Elle sentit une vague d'admiration mêlée de perplexité la traverser.
— Pourquoi avoir choisi cet endroit ? Pourquoi ce manoir ?
Severus eut un sourire en coin.
— Je l'ai acheté avec l'argent des récompenses de guerre.
Hermione eut un hoquet de surprise.
— Vous plaisantez…
Il secoua la tête.
— Et ce n'est pas tout. J'ai également récupéré l'héritage de ma mère. J'ai pris un plaisir particulier à dilapider tout cela dans l'acquisition et l'aménagement de cette demeure.
Elle ne put s'empêcher de sourire.
— Je ne vous imaginais pas dépensier.
— Je ne le suis pas. Mais j'aime le confort et la tranquillité.
Hermione leva les yeux vers lui, intriguée par l'étrange lueur dans son regard.
Le silence s'installa. Un silence particulier.
Elle ferma les yeux un instant, laissant la chaleur de l'eau l'apaiser.
Mais lorsqu'elle les rouvrit… il était tout près.
Son cœur sauta un battement.
Severus la dévorait du regard.
Un frisson la traversa, et sans réfléchir, elle entoura sa taille de ses jambes.
Il ne protesta pas.
Ses mains glissèrent instinctivement sur ses hanches, et lorsqu'il baissa la tête vers elle, Hermione sentit son souffle caresser sa peau avant que leurs lèvres ne se retrouvent.
Un long baiser. Lent. Langoureux.
Il n'y avait plus de rage, plus de violence comme plus tôt.
Juste une tendresse profonde et envoûtante.
Elle sentit le désir monter en elle à nouveau, d'une manière différente, plus douce, mais tout aussi brûlante.
Severus ne bougea pas tout de suite, mais elle le sentit durcir contre elle, et ce frisson d'éveil la fit frémir.
Mais il ne fit rien.
Il se contenta de la tenir, de la caresser doucement, de savourer le moment.
Lorsqu'il mit fin au baiser, il posa son front contre le sien, sa respiration encore saccadée.
Puis, sans prévenir, il glissa ses bras autour d'elle, la soulevant hors de l'eau.
Elle sentit immédiatement un sort de séchage parcourir sa peau, effaçant l'humidité en une caresse chaude.
Severus ne prononça pas un mot.
Il lui prit la main et l'emmena hors de la pièce, traversant le couloir d'un pas mesuré, avant de pousser une porte menant à une chambre aux dimensions impressionnantes.
Un lit à baldaquin, massif, trônait au centre, les draps de lin froissés par l'ombre du feu crépitant dans l'âtre.
Severus posa Hermione sur le matelas, et cette fois, lorsqu'il la rejoignit, ce fut dans une lenteur exquise.
Il s'étendit au-dessus d'elle, l'embrassa avec une patience infinie, avant de s'unir à elle avec une douceur qui contrastait violemment avec leur première fois.
Hermione se perdit dans les sensations, dans l'ombre des draps, dans la chaleur de son corps contre le sien.
Et lorsqu'il atteignit enfin l'extase, il resta contre elle, son front niché au creux de son cou.
Ils s'endormirent ainsi, sans un mot, liés dans une paix fragile qu'aucun des deux ne voulait briser.
