Désolée de reposter des chapitres que certains ont déjà lu au lieu de nouveaux, mais je suis en train de prendre de l'avance et certaines corrections et ajouts sur les chapitres les plus récents s'imposaient… Voici en tout cas un chapitre bine fourni.

Merci aux reviewers bien sûr !

Pardon Severus, pardon pour toutes ces souffrances:'-( (je pleure en écrivant, c'est normal docteur ?)

Disclaimer : je ne vole pas, je ne touche rien, je suis pauvre : tout appartient à JK Rowling, sauf mes bébés.

oo00o00oo : saut temporel

(retour en arrière) : encadre le flash-back central du chapitre 10 (Severus sur la terrasse se souvient de la veille).

Voilà la deuxième partie du chapitre en deux volets. Nous sommes pile au milieu de l'histoire , et on y trouve entre autres une explication du titre.

Vous aurez aussi des réponse à des questions qui se posaient dans le chapitre 6 (cf. le passage avec Dumbledore sur l'oubliette), et dans le chapitre 7 ( les deux scènes avec Bellatrix où elle persifflait sur Lucius).

Hogsmead : Pré-au-lard

Résumé du chapitre précédent (si vous avez un quart d'heure à vous, je vous conseille quand même de le relire, vu que les deux parties forment une unité, avec des échos internes… et ce serait dommage que vous ne compreniez pas ce chapitre, vu son importance) :

Severus s'est fait jeter par Lucius Malefoy à la fin du chapitre 9 après l'avoir surpris en train de pleurer et de vomir. Il se rappelle son premier jour à Poudlard quand il avait 11 ans : il était heureux de rencontrer de merveilleux camarades mais il s'est passé quelque chose qui lui a fait perdre ses belles illusions.

Au début du chapitre précédent, Severus se repose sur une terrasse de Poudlard ; il est trois heures de l'après-midi, jeudi, première semaine du second trimestre.

Il est abordé par Bellatrix et ses deux acolytes qui lui offrent de sortir avec eux à Hogsmead ce week-end, ce qui équivaut à une invitation à rejoindre leur bande. Severus réfléchit et se rappelle ce qui s'est passé depuis la veille :

Peeves railla son admiration pour Lucius Malefoy et sous-entendit qu'il était homosexuel, ce qui déclencha une prise de conscience chez Severus. Son moral fut encore diminué par une mauvaise note, ainsi que par l'attitude de Lucius, qui continue à l'ignorer. Peeves apporta la goutte d'eau qui fait déborder le vase en lui rappelant son enfance. Severus se réfugia alors dans les bas-fonds de Poudlard pour pleurer.

(la première scène se passe durant l'enfance de Severus.)


Chapitre 10

Humeurs noires

(deuxième partie)

La neige tombe sans cesser, innombrable et hurlante de lumière comme le Soleil.

Pour le petit garçon qui gratte son parchemin de sa plume et de ses doigts noircis, elle est le manteau de sa solitude et la pureté à laquelle il n'aura jamais droit.

Parfois, il tourne son regard vers la fenêtre. Londres fumeux et populeux est devenu silencieux comme les abysses, la nuit quand tombe la neige.

Pauvre petit rat de bibliothèque, perdu dans l'abîme du monde.

Pauvre petite créature aux yeux sombres que n'a jamais traversé la lumière d'une fairy.

Les livres lui avaient ouvert un au-delà merveilleux, un monde de noms et de pensée où il pouvait oublier qui il était, oublier qu'il vivait. Oublié, son propre nom ; oublié, tout ce qu'il avait vécu ; oubliés, son corps et ses souffrances, le son des lourdes chaussures paternelles montant l'escalier jusqu'à sa chambre.

Parfois, à travers ses livres, tournant le dos à la fenêtre, il percevait la lumière d'un autre monde.

Il se disait alors que le purgatoire d'où il pouvait entrevoir la lumière d'en haut, s'il joignait tous les efforts de son esprit en s'élevant à force d'études et de lectures, il pourrait le quitter et connaître le monde du plein soleil, là où les mérites des âmes sont reconnus et où les souffrances s'apaisent enfin dans une bienheureuse chaleur.

Il se disait que la vie était un long sommeil et qu'il se réveillerait un jour ou l'autre.

Oui, il devait exister un lieu où les Justes étaient récompensés.

Il devait…

oo00o00oo

Lorsque le jeune Serpentard rouvrit les yeux et sécha ses larmes, ses précieux grimoires étaient à terre sur le pavement rude des cachots.

« Vérité des visages », le livre que lui avait prêté Angus Russell et sur lequel il s'exerçait à reconnaître l'expression de quelqu'un qui mentait, était ouvert à une de ses dernières pages – on y voyait le tampon de la librairie dans lequel il avait été acheté : Chemin de Traverse, Fleury et Bott, 1968.

Mais Severus n'avait jamais remarqué qu'il y avait quelques mots inscrits au crayon de papier en travers de la page, dans un alphabet étrange – comme une note prise hâtivement. L'écriture avait quelque chose d'enfantin.

Panta chroa gèras èd

Leukai t'égénon to trichés ék mélainan

Gona d'ou pheroisi.

Ego dé philèmm' abrosunan touto kai moi

To lampron érôs aéliô kai to kalon lelogché.(Sap.)

Le Serpentard se demanda d'abord ce que cela voulait dire, qui était ce « Sap. », puis où il était.

Il se releva et baissa la tête. Ses pieds étaient posés sur la même piste de jeu que celle qui menait à la salle du cours d'alchimie.

Il se trouvait sur la case du Noir.

Severus revit en imagination l'enfant au poisson sombre de son rêve, et se rappela des propos qu'avaient tenu le vieux Novalis, le professeur d'alchimie, sur le Grand Œuvre qui réalise la pierre philosophale. « Le noir est la première étape à atteindre, mais elle n'est pas la plus facile pour autant. Car c'est le retour de la matière à l'état brut, la perte de toutes les illusions de l'homme sur le monde. Seul celui qui réussit le Noir Parfait peut prétendre à avoir une chance de créer la pierre philosophale, de réussir la Transmutation des corps, mais aussi de l'âme. »

Pourtant, d'après le chemin parcouru dont il avait vaguement mémoire, il devait se trouver dans la partie ouest des cachots - et à en juger l'étroitesse du corridor et les portes minuscules qui le jalonnaient, dans le couloir de service réservé aux elfes de maison.

L'heure du déjeuner allait bientôt retentir ; il n'avait pas faim mais s'il ne mangeait pas la faim le rattraperait sans qu'il s'y attende. Porté par la transparence de la mélancolie qui suit l'épanchement du chagrin, glissement en profondeur doux comme une ivresse, Severus était sur le point de faire demi-tour lorsqu'il entendit des bruits de voix.

Les sourcils froncés, il s'arrêta devant la porte d'où cela semblait provenir. C'était la voix chevrotante d'un vieillard.

« Je comprend que le jeune maître n'ait pas voulu que madame sa mère ne s'occupe pas d'elle s'il venait à décéder. Pauvre madame, elle est si sensible. Depuis que le jeune monsieur est mort, la pauvre madame a presque complètement perdu l'esprit, c'est à peine si elle se rappelle de son fils. Elle est toute seule maintenant, et ce n'est pas le pauvre vieux Stinky qui pourra la consoler ! Pauvre madame, oh pauvre madame ! Le père, puis le fils ! C'est la malédiction des Russell, quel malheur ! Et dire que c'est la faute de ce vieux fou de Stinky ! Oh, bien sûr, le maître n'a jamais été très joyeux. Mais, depuis quelque temps, Stinky voyait Monsieur tout pimpant, il pensait que Monsieur n'avait plus le Détraqueur. Alors Stinky n'aurait jamais imaginé que Monsieur... Si seulement Stinky avait su... ! Le jeune Monsieur a toujours été très bon avec Stinky. Il lui a décerné une médaille pour bons et loyaux services. Il lui a prêté des vêtements quand Stinky avait froid. Il lui a donné à manger quand Stinky avait faim. Stinky devait veiller sur lui. Stinky a échoué. Il doit en tirer les conséquences, madame la professeur... »

« Mais donnez-moi ce sabre !»

C'était la voix de Melle Méliès, l'androgyne directrice de Serpentard et professeur d'astronomie. Severus se rappela de ce qu'avait dit Russell à son sujet lors de la soirée de Noël... « Si vous saviez ce que j'ai appris, vous n'oseriez plus aller à ses cours... »

« S'il vous plaît madame la professeur, reprit la première voix, laissez Stinky s'acquitter de sa dette ; si Stinky ne peut pas expier, laissez Stinky s'occuper de Melle Mélanie ! Si ma maîtresse ne peut pas s'occuper du familier dans l'état où... Oh, oh, pauvre maîtresse ! Stinky, lui, peut s'occuper de Melle Mélanie ! »

« Taisez-vous crétin d'elfe. On nous écoute. »

Severus tressaillit. Il n'eut pas le temps de s'enfuir car la petite porte s'ouvrit aussitôt et une main aux ongles crochus l'empoigna et le tira à l'intérieur. Deux yeux bruns aux sourcils en accent circonflexe le toisèrent ; une bouche féminine se tordit en une moue soupçonneuse.

- Alors, Severus Rogue ? Que faisiez vous là ?

- Je me suis perdu.

L'élève se trouvait à présent face à une scène bizarre : Melle Méliès, les bras croisés, attendant apparemment d'autres explications, tandis qu'à ses côtés un elfe de maison tout rabougri avec une petite barbe blanche vêtu d'un smocking de majordomenoir portait une tablette funéraire. Sur cette tablette avait été fixée une photo en noir et blanc, la photo d'un garçon brun, du garçon brun de la bibliothèque qu'il avait remarqué en première année… Sous cette photo était inscrit en lettres capitales « rest in peace, little ange ».

- Vous vous sentez bien Severus ?

- Le garçon sur la photo, il...

Stinky fronça les sourcils et changea la position de ses mains, la deuxième se dégagea de sur la dernière syllabe du mot « ange » :

REST IN PEACE, LITTLE ANGUS

C'est sa tablette funéraire ? Mais alors c'était lui ce garçon dans la bibliothèque ?

Ses yeux incrédules tombèrent sur le reste du cachot. Le contenu de sa petite oubliette n'était qu'une plaisanterie à côté de ce qui se trouvait dans le bureau de la jeune femme. Du sol au plafond des étagères biscornues ployaient sous la masse de bocaux remplis de minéraux inconnus, de boyaux et de foetus bizarres. Sur le bureau, dans un grand aquarium posé sur une table, une créature sombre mi-poisson mi-serpent tournoyait tranquillement, semblable aux organes luisants des corps disséqués qui baignaient dans le formol autour d'elle.

Severus reconnut Melle Mélanie, l'affreuse anguille du défunt préfet.

- Ils ne comprennent pas pourquoi nous aimons tant la magie noire, le sang, les ossements et toutes ces « choses gluantes », les Gryffondor et autres joyeux plaisantins, déclara Méliès en plongeant sa main griffue dans l'eau verdâtre. Mais c'est parce que c'est cela la vie, anatomie, non-sens et désespoir, nous le savons vous et moi, et nous en faisons un art pour le rendre digne d'être vécu.

- C'est l'anguille de Russell…?

- Ce n'est pas une anguille, corrigea l'elfe Stinky. Les anguilles ne ressemblent pas à ça. C'est une murène.

Elle devait être en tout cas douée de parole, à en juger le nombre de fois que Severus avait vu le préfet monologuer avec elle dans le dortoir en lui distribuant de petites chips.

- Je ne sais pas ce que vous faisiez ici, dit Melle Méliès, mais vous tombez à pic. Vous allez monter indiquer à cet elfe où se trouvent les appartements de Serpentard. Il doit y amener cette murène.

Le vieil elfe joignit les mains et baissa les oreilles.

- Madame ne veut donc pas que Stinky s'en occupe ?

- Votre… « maître » a écrit ces mots sur la lettre qu'il nous a laissé : « Je vous charge de vous occuper de mon familier, l'inconscience de ma vieille mère n'étant plus à prouver. » C'est écrit noir sur vélin. Regardez. A présent, cette porte que vous voyez-là ouvre sur un escalier. Montez-le et vous vous retrouverez directement dans les cachots de votre maison.

L'elfe de maison se résigna et emprunta l'escalier en compagnie de Severus, faisant léviter l'aquarium, ses mains fripées tendues devant lui.

- Les murènes naissent des larmes des Néréides, expliqua-t-il à l'apprenti-sorcier en grimpant les marches. Chaque fois que son maître pleure, le familier grandit en taille.

Celle-ci était vraiment très longue ; son maître avait dû beaucoup pleurer.

L'escalier les mena effectivement derrière un lambris de la luxueuse salle commune des Serpentard.

- Où faut-il la mettre ?, demanda Stinky.

- Je suppose qu'il faut la monter dans notre dortoir, là où elle était auparavant, déclara Severus.

- Mais qui s'en occupera ?, demanda l'elfe.

- Je ne sais pas… Je pense que je le ferai si personne ne se propose. Dans ce cas, mieux vaut peut-être la laisser ici en attendant.

Stinky posa l'aquarium sur un guéridon. Après avoir salué l'animal de Feu son maître, il s'éclipsa afin d'aller transplaner hors de Poudlard.

La murène attira vite une poignée de spectateurs, essantiellement des dernières années.

- Mais regardez moi qui voici, s'exclama Parkinson, Mademoiselle Mélanie !

- Moi qui croyait qu'on allait être débarrassé de cette horreur..., opina Gabriel Sanchez, le gardien de l'équipe de Quidditch.

- Vous vous rappelez quand le grand Bob l'avait mise dans les toilettes et avait tiré la chasse d'eau ? On avait bien rigolé ce jour là, fit Parkinson.

- Mais... C'est impossible d'aspirer un animal de cette taille, objecta Severus.

- À l'époque, il y a six ans, elle était beaucoup plus petite, précisa Parkinson. Les poissons comme ça mutent à un certain moment de leur existence. N'empêche que Russell qui n'avait jamais craqué jusque là... Il n'a pas supporté qu'on lui ait fait disparaître sa murène. Il s'est mis à pleurer comme une fontaine en poussant des cris aigus, le visage rouge comme une fraise. Si Malefoy ne s'était pas dévoué pour aller la récupérer, je crois bien que je l'aurais giflé pour qu'il se taise.

« Et il se croit drôle cet imbécile ? Bande de crétins », pensa Severus. Si on lui avait tué sa salamandre, il n'aurait peut-être pas pleuré devant tout le monde, mais il aurait été désespéré.

- À cette époque c'était le grand Bob qui faisait la loi..., dit Sanchez en lissant son bouc. Mais Russell refusait de lui prêter allégeance, et il avait son physique contre lui faut bien l'avouer. Un petit cloporte, mais fier comme un coq et féroce comme une teigne ! Il me donnait des coups sous la table avec sa chaussure-sabot...

- Tu l'avais cherché.

- Peut-être... Mais il ne faisait rien comme les autres, ça ne jouait pas en sa faveur. Par exemple, il écrivait toujours au moins un rouleau de plus, comme s'il ne pouvait pas se contenter du maximum requis.

Comme moi, pensa Severus non sans inquiétude... Je vais peut-être finir comme lui, la corde au cou.

- Et puis... Il sentait l'eau de Cologne... Il parlait comme un adulte... C'était un gros prétentieux. Et il était toujours enrhumé... On n'a pas idée d'être toujours enrhumé comme ça.

- C'est le grand Bob qui lui avait lancé un sort de Reniflus..., répliqua Avery. Mais il avait fini par trouver l'antidote.

- Tu critiques, tu critiques, mais tu participais je te signale !

- Moi, au moins, j'ai des remords ! Pauvre Gusse, il ne pouvait même pas courir pour nous échapper avec sa jambe...

- Le « grand Bob » ?, demanda Severus.

- Robert Nott. Il était en dernière année quand nous étions en première. Chaque année il choisissait un « petit » comme souffre-douleur.

Severus avait peine à croire qu'Angus Russell avait été le canard boiteux de Serpentard… Pourtant de nombreuses choses s'expliquaient à présent.

Il le revit lui donnant le tuyau d'une formule pour remplir de vermine le cuir chevelu de Potter, ce jour où il cherchait la bouteille de Macnair. « Celle-là, c'est moi qui l'ait inventée », avait-il déclaré. Il se souvint des insinuations de Bellatrix au sujet d'une jambe anciennement trop courte, de Peeves faisant l'oraison d'Angustus Russell, d'Avery accusant ses camarades de ne pas se sentir coupable du suicide de son ami… Son « ami » Angus qui ne l'appelait, lui Avery, jamais par son prénom.

Beaucoup de choses s'expliquaient... Et c'était pourtant cette même personne, ce garçon charmant qu'il avait vu à la bibliothèque il y avait quatre ans. Lui qui croyait connaître les gens qui l'entouraient... Comme les autres il vivait à travers ses rêves.

oo00o00oo

Les illusions du petit Serpentard n'avaient duré que quelques heures.

Il s'était trouvé au carrefour des ailes, là où décollent les escaliers, il y avait eu un grondement, une foule de petites têtes noires grimpant un escalier, telle une vague, un nom scandé comme un slogan sportif, comme une incantation... Ils célébraient leur dieu. « POTTER ! POTTER ! VAS Y POTTER ! »

Il n'avait pas raté la cible, le preste élève aux binocles. Et tout avait été fini.

« J'ai trouvé ça dans les escaliers monsieur le directeur..., marmonna le concierge. Il a l'air sous le choc. »

oo00o00oo

(fin du retour en arrière)

À présent il se trouvait sur la terrasse, si haut que les nuages glissaient autour du château comme des navires, et il était trois heures de l'après-midi.

Il s'était encore perdu dans ses pensées.

- Alors, dit Bellatrix, c'est d'accord pour Hogsmead ?

Une discussion antérieure émergea dans le cours de son esprit, et il vit l'occasion.

- Une minute... Le dernier jour avant les vacances de Noël, lors de la soirée, tu m'avais dit que je ne savais pas ce que Lucius pensait de moi. Qu'est-ce que tu voulais dire par là exactement ?

Il allait enfin savoir. Quoi que ce fût, étant donné sa situation, il ne pouvait pas tomber plus bas.

- Ce que je voulais dire, c'est que tu crois que Lucius a une certaine image de toi, alors que c'est faux.

- Il... me critique ?, questionna anxieusement Severus, tournant toujours le dos à la jeune fille.

- Oh, il ne s'agit pas de ça !, s'exclama celle-ci en riant. Quand je dis « ce qu'il pense de toi », ce que je veux dire c'est qu'il n'a pas derrière la tête les mêmes idées que toi.

"Les mêmes idées que moi "... devinerait-elle que j'admire Lucius ? Que je…? Est-ce que ça impliquerait tout de même qu'il me méprise ?

- Comment t'expliquer ça, Severus, il y a des gens qui ont... des moeurs spéciales. Quand Malefoy te parle d'amitié, ça va bien au-delà j'en ai peur... Ce qu'il pense de toi... Comment te le dire sans t'effrayer ?

- S'il te tournait autour c'était pas pour faire de l'arithmancie, ricana Rosier.

- Hé !, siffla Wilkes. Il a l'air traumatisé. On dirait que c'est le choc de sa vie.

- Lucius est... « homosexuel » ?, murmura Severus.

Il n'aurait jamais cru devoir interpréter les paroles de Bellatrix de cette façon là, tout comme ses joues rouges. Lui, Lucius… Deux représentations contradictoires : les sodomites dégoûtants dont parlaient les gens de sa famille et ces illustres figures de la magie noire qu'on savait avoir tenté toutes les transgressions - lumineux émaux de ténèbres qu'il admirait depuis sa petite enfance.

- Tu es vraiment innocent. Ça saute aux yeux que c'en est un, répondit Bellatrix.

Innocent, innocent... Ils s'étaient tous donnés le mot. Pour lui, Lucius avait toujours été une incarnation de la virilité, sans doute à cause de sa pratique du Quidditch, de son regard « pénétrant » de marin dont on sait bien qu'ils sont de solides gaillards, de la façon dont ce regard se posait sur Bellatrix et peut-être même du « mâle » de son nom (il oubliait momentanément le Lucius rougissant de la bibliothèque, le Lucius à la jambe agitée d'un tic nerveux, le Lucius de la classe d'alchimie qui se tortillait sur sa chaise comme un enfant, et il ne lui venait pas à l'esprit que la « virilité » de Lucius n'avait jamais choisi la couleur de ses yeux, ni la consonance de son nom de famille).

- Ce n'est pas parce que ça... « saute aux yeux » que c'est la vérité, enchaîna Severus.

Macnair accusait Lucius de meurtre, ensuite Bellatrix de goûts infâmes. Mais après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle le disait... Severus espérait apprendre quelque chose de nouveau, et elle lui rabâchait de vieux trucs, toujours ses mêmes interprétations qui lui faisaient voir la réalité à travers son filtre personnel... comme Macnair.

- Je le sais de source sûre, répliqua Bellatrix.

Severus se retourna brusquement et la jeune fille eut un bref mouvement de recul. Macnair, encore lui. Quoique... Non, ça ne pouvait être lui. Bellatrix n'écouterait pas un quatrième année, et Macnair n'avait jamais prétendu que Lucius était homosexuel. Walden Macnair... il ne l'avait plus beaucoup vu ces derniers jours : il passait toutes ses fins d'après-midi chez les médipsychomages... « Eux ils m'écoutent, au moins ».

- Hé bien, c'est d'accord pour Hogsmead.

- Parfait… Evan, il te reste des fondants au chocolat ?

- Prend le paquet, répondit le blond sur un ton désabusé.

- Bellatrix, si tu continues à manger comme ça tu vas devenir grosse comme une barrique, la taquina Wilkes.

- N'importe quoi. Severus, on va au lac dire bonjour au kraken... Tu viens avec nous ?

- Je ne peux pas, j'ai cours de Défense dans cinq minutes.

- Ah, McKinnon..., dit Rosier. Elle est grave celle-là.

C'était pourtant la même femme qu'ils allaient massacrer avec la plus grande cruauté cinq ans plus tard... Rosier rit, puis glissa quelques mots à l'oreille de Severus pour être sûr que Bellatrix ne l'entende pas : « Si Bella t'intéresse, je crois que ce qui la branche, c'est les mecs qui lui disent des méchancetés. »

Son cadet fronça les sourcils et quitta la terrasse.

Il avait accompli la moitié du chemin jusqu'au cours de McKinnon lorsqu'il vit une silhouette à la démarche pimpante lui rappelant fort celle de Russell, faire route vers lui.

C'était Dumbledore.

- Belle après-midi Severus, n'est ce pas ?

- En effet.

- Comment allez-vous ?

- Hum, bien.

- J'y pense... M. Kouign-Aman, un des médipsychomages avec qui vous vous êtes entretenu en début de semaine, m'a fait part de son grand étonnement à votre sujet.

- Son grand étonnement ?

- Il pense que vous possédez des dons d'occlumens. C'est une prédisposition très rare. Je suis moi-même un spécialiste d'occlumancie. Si vous le désirez, je pourrais vous donner des cours pour développer cette faculté.

- Je... Je ne sais pas si...

- Je ne vous demande pas une réponse immédiate, prenez le temps d'y réfléchir. Venez me voir dans mon bureau quand vous aurez décidé.

oo00o00oo

- J'ai trouvé ça dans les escaliers monsieur le directeur..., grommela Argus Rusard. Il a l'air sous le choc. Si j'attrapais les petites canailles qui ont fait ça... Quel dommage que vous ayez interdit les châtiments corporels en succédant à M. Dippey...

Sur ces mots le concierge laissa entrer un petit bonhomme dont les cheveux noirs étaient maculés de liquide blanc aux reflets roses ; il portait suspendue à son cou par une ficelle une grande pancarte en carton qui disait " LAVE-TOI ".

Albus Dumbledore quitta son bureau et s'approcha de l'élève.

- Bonjour... Dis-moi, qu'est-ce qui t'est arrivé ?

L'enfant resta muet.

- Il ne vous dira rien. Il ne parle pas, dit Rusard.

Le vieux sorcier toucha le liquide et le sentit.

- C'est du shampoing.

- Il y en a partout ! Et qui va nettoyer ça, encore…

- Laissez-moi avec lui Argus, s'il vous plaît.

- Bonne chance, marmonna Rusard le sourcil dubitatif, en s'éclipsant, l'air vaguement écoeuré.

Dumbledore sourit en observant le nouvel élève : ses cheveux sombres coupés en un court carré encadraient un visage aux courbes encore enfantines, malgré le nez marqué.

- Nous sommes seuls maintenant. Comment t'appelles tu ?

- Sev'rus Roc', répondit le Serpentard, les yeux brillants.

- J'ai l'impression qu'il y a un gros chagrin dans ta gorge, Severus Rogue. Tu es triste parce que tu es loin de chez toi et que tu ne pensais pas que tes camarades seraient semblables à tous les autres garçons des autres écoles... Mais il n'y a pas de honte à pleurer.

La poitrine du garçon se souleva, de grosses larmes coulèrent le long de ses joues rondes.

- Viens, lui dit le directeur en posant sa main sur son épaule.

Il l'amena devant un oiseau de feu aux ailes magnifiques.

- Regarde-le Severus, murmura-t-il.

La voix du vieux sorcier était douce et chuchotante, comme le son d'une cendre grise qu'on remue dans un brasier à peine luisant.

- C'est un Phénix. Il est né au soleil de la lointaine et haute Héliopolis, et ses larmes peuvent soigner tous les maux. Il brûle de toute sa splendeur pendant un temps, puis meurt et renaît de ses cendres. Regarde comme il est beau... Cela ne te console-t-il pas ?

Le petit Serpentard s'essuya les yeux et secoua la tête négativement.

oo00o00oo

Rien ne parvient à me consoler.

Descendu après le dîner dans cette cachette que lui avait fourni Dumbledore, Severus observa son reflet dans le miroir. « Vérité des visages »… Malgré toutes les émanations vagues de sa conscience, il exprimait la vérité de son être : le sarcastique, cynique garçon avait toujours été malheureux ; son corps reflétait sa déchéance, sa cruelle vérité, non pas une apparence sans importance qui serait le masque de son âme forcément vraie. Maigre, noir, et pâle, racine sans soleil, survivant à la frêle lueur de ses livres.

Comme il haïssait ces cheveux… Tout en son visage, en lui, le dégoûtait. Il ouvrit le tiroir de sa petite table, se regarda à nouveau dans la glace, les ciseaux à la main. Lucius aura beau aimer tous les hommes et toutes les femmes du monde, jamais il n'aimera quelqu'un comme moi. Le bruissement des lames ; qu'a-t-il fallu pour qu'il en arrive là ? Il voulait les châtier et se châtier lui, se laver, disparaître. Baissant le bras, il posa son regard sur les chutes, morbides comme des membres de poupée qu'on a séparé de leur corps.

Un bruit de porte le fit tressaillir, suivi d'une voix grave mais jeune.

- Jolie petite planque… Comment tu l'as eue ?

Severus n'eut pas le temps de se retourner ; la voix de Lucius se transforma en contact dans son dos, en bras autour de sa taille, contre son ventre, en menton posé à la jointure de son épaule et son cou fébriles.

- Excuse-moi pour la dernière fois, dit-il d'une voix douce. J'étais énervé. Je ne pensais pas ce que je disais.

Son bras droit se détacha et il fit glisser sa main sur sa joue.

- Qu'est-ce qui est arrivé à tes cheveux ?

- Je les ai coupés.

- Pourquoi ? Ils avaient une si belle couleur.

- Je… Je voulais changer.

Severus n'avait pas trouvé de meilleure réponse.

- C'est dommage, répondit Lucius. Moi, j'aime beaucoup les cheveux longs. D'ailleurs, à partir d'aujourd'hui, je ne coupe plus les miens.

L'adolescent lâcha la paire de ciseaux ; Lucius s'en empara aussitôt et la rangea dans sa poche.

- Tu ne crois pas que ça m'irait bien, les cheveux longs ?

Il prononça une formule magique.

- Jette un coup d'oeil, dit Lucius après avoir relâché son étreinte.

Severus se retourna : le mirage de magnifiques cheveux longs luisait à présent de chaque côté du visage de Lucius d'un éclat lunaire. Mais ses yeux étaient étranges, comme s'il était ivre. Ce n'était pas une ivresse d'alcool, mais assez semblable à sa façon d'être lors de la classe d'alchimie, quand il le regardait en souriant.

- Tu viens à Hogsmead avec moi après-demain ?

- En fait… j'ai déjà promis à Bellatrix.

- Black ? Tu préfères voir Black ?

- Non…

Le visage de Severus était très beau à la lumière des bougies. Ses longs yeux noirs paraissaient si intenses, comme emplis de souffrance, immenses. Lucius passa sa main dans les mèches coupées de son cadet, elles repoussaient entre ses doigts, et il le serra contre lui ; Severus aurait souhaité que cette étreinte ne finisse jamais.

La vie était belle. Pourquoi en avait-il jamais douté ? Était-il possible qu'à certains moments de son existence, il eut préféré demeurer dans le néant de son sommeil plutôt que de vivre ce qu'il avait à vivre ?

-

-

-

Ce soir là, Severus rejoignit la salle commune le coeur heureux. Les deux médipsychomages le précédaient de quelques mètres, car leur chambre se situait sur le chemin qui menait aux appartements de Serpentard.

L'élève vit l'assistant tendre à l'ami de McGonagall un bouquet de roses blanches.

- Tenez. Je les ai cueillies moi-même.

- Merci. Dans la serre de Mme Chourave je suppose ?

- Hum... Oui.

- Ah, l'amour, Gwénolé... Que ne ferait-on pas par amour ?

- Vous croyez que...

- Je ne crois plus, j'en suis sûr.

- Pourtant il ne m'a pas laissé le regarder...

- Je n'ai peut-être pas des dons d'occlumens comme toi, mais je sais poser les bonnes questions.

L'assistant se gratta le menton.

- Ce n'est pas surprenant quand j'y réfléchis. Cela colle parfaitement.

- Élémentaire, mon cher, élémentaire...

...A suivre


PARODIE

Petite Dilly, en Alfred Hitchkock - « Mais qui a tué Angus », c'est la question que tout le monde se pose...

Le lecteur : - Euh... ah bon ?

Petite Dilly : - S'est-il suicidé ? Ou bien faut-il voir derrière cette mort étrange l'ombre du crime ? Rendons nous tout de suite auprès de notre enquêteur en chef... Walden Macnair, bonjour.

Walden Macnair, en Sherlock Holmes - Bonjour à vous.

Petite Dilly : - Alors, M. Macnair, qu'est-ce qui vous fait penser qu'Angus Russell, ce préfet sans histoire, a été assassiné ?

Walden Macnair : - Tout d'abord, il n'a pas laissé de lettre expliquant ses motivations, alors qu'il mettait régulièrement à jour son testament. Troublant, n'est-ce pas ?

Petite Dilly : - En effet.

Walden Macnair : - Allons plus loin... Ses camarades les plus proches affirment qu'il avait l'air très heureux la dernière fois qu'ils l'ont vu. Alan Jodorowsky, son ami préfet de Serdaigle, déclare même qu'il « rayonnait ». Et il se suicide quelques jours après ! Croyez-vous cela plausible ?

Petite Dilly : - Présenté sous cet angle-là...

Walden Macnair : - Réfléchissons encore, et nous découvrirons qu'un grand nombre de personnes avaient un mobile pour tuer Russell. D'abord il y avait Lucius Malefoy...

Petite Dilly : -Pourquoi donc ?

Macnair : - Il faut prendre en compte la psychologie des suspects dans une enquête voyez-vous... Malefoy est vaniteux et capricieux. Le type classique de l'enfant unique et trop gâté. Il a toujours tout eu... Il ne supporte pas qu'on ait les honneurs à sa place. Je vais vous montrer ce qui s'est réellement passé....

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Lucius, enrageant dans la salle commune de Serpentard - Je veux être préfet à la place du préfet !

Bellatrix : - Qu'est-ce que tu disais, Malefoy ?

Lucius : - Rien du tout, belle Bella... (lui faisant le baise-main) Ton intelligence est l'égale de ta beauté.

Angus, passant par l - C'est à dire pas grand chose... Hum hum...

Bellatrix : - Il me cherche, le boiteux ?

Lucius : - Ne fais pas attention à lui, ce pro-Moldu sans le sou n'est pas conscient de l'étendue de tes charmes. Les pauvres ont mauvais goût, c'est bien connu... Mon père m'a eu des places de ciné gratuites à son travail, ça te tente une soirée avec le plus beau gosse de Poudlard ?

Bellatrix : - Dis moi plutôt pourquoi tu as ce tremblement à la jambe, Malefoy... Je te stresse ?

Lucius, se rapprochant - Comment ne pas être troublé par une telle merveille de la nature ?

Severus, tout seul dans un coin - Snif.

Bellatrix, minaudant - Alors je crois que j'ai décidé pour notre rendez-vous, Lucius.

Lucius : - Oui ? -

Bellatrix : - Plutôt mourir.

Lucius, en aparté - Mais comment est-ce possible ? Comment peut-elle résister à mon sex-appeal qui les fait tous craquer ?!

Macnair, le corrigeant - « Toutes ».

Bellatrix : - Si tu veux tout savoir, j'en aime un autre.

Lucius : - Un autre ?! Mais je suis le plus beau, le plus intelligent, le plus riche de Poudlard !

Bellatrix : - Je ne dis pas que tu ne m'as jamais intéressée... Mais depuis ce jour où j'ai vu ce duel entre toi et Russell... Je n'aurais jamais cru qu'il pouvait être si viril, ça se voit qu'il n'est pas une tapette qui aime les hommes, lui. Ndla : faut pas se fier aux apparences, hein -… Tu t'es fait battre à plates coutures, Malefoy, alors que moi ce que j'aime, c'est les mecs qui en veulent, les gagnants, les mecs qui en ont dans la baguette ! (se tournant vers Angus, la bouche en coeur) Mon petit Gusse, JE T'AIME !

Angus : - Enfin tu te déclares Bella chérie, dans mes bras, que nous nous insultions mutuellement avec passion ! (dans un lit de préférence, pendant que ta mère n'est pas là) Je vais te dire plein de méchancetés, tu pleureras, me supplieras de ne pas t'achever, et après je te donnerai plein de coups de martinet !

Luciussombre - I will kill him.

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Macnair, hochant la tête - Hé oui... La plus vieille histoire du monde... Le Crime Passionnel.

Petite Dilly, dubitative - Je suis pas convaincue là...

Lucius, versant le poison contenu dans le chaton de sa chevalière dans une tasse de chocolat au lait - Ah oui ? Hin, hin, hin...

oo00o00oo

Petite Dilly : - « Mais que fait Gilderoy Lockhart à Serdaigle ? », c'est une question à laquelle j'ai promis de répondre il y a longtemps... Replongeons donc dans le temps, cher lecteur, lors de la cérémonie de répartition...

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Gilderoy : - Oui, je suis nouveau, petit ... J'étais à Beauxbâtons l'an dernier... Tu veux aller à Gryffondor ? Moi je préfèrerais aller à Serdaigle.

McGonagall : - Gilderoy Lockhart ? C'est à votre tour.

Gilderoy : - Pourquoi ne rachetez-vous pas un nouveau chapeau ? Ce truc tombe en ruine.

McGonagall : - Pour l'amour du ciel, taisez-vous et montez sur cette chaise.

Gilderoy, s'exécutant et posant le Choixpeau sur sa tête « Je dois ressembler à une souillon... Mon image va en prendre un coup. Mais le destin réserve parfois des coups durs, il nous faut les regarder en face avec philosophie. Sois fort, vieux Gilderoy, tu en as vu d'autres ! »

Le Choixpeau, dans son oreille - Hum, voyons... Où envoyer ta jolie tête blonde ? Pas à Poufsouffle, tu n'es pas travailleur... Tu n'es pas courageux non plus, quant à l'intelligence et au sérieux, ce n'est pas ton point fort. Hum, je vois de l'ambition, de l'opportunisme, une certaine ruse... Mais à Serpentard... Non, tu te ferais lyncher, tes camarades de maison ne te supporteraient pas plus de trois jours.

Gilderoy, en supplications silencieuses - Serdaigle, Serdaigle s'il vous plaît - bleu et or, c'est tellement bien assorti à mon blond et mes yeux myosotis !!!

Le Choixpeau : - Par Merlin, autant te faire plaisir... Serdaigle !

oo00o00oo

Petite Dilly : - « Pourquoi Lucius vomit-il » est une autre question qui vous tracasse... Allons interroger Mme Pomfresh, spécialiste de la santé en milieu scolaire.

Mme Pomfresh : - Il vomit vers deux heures du matin dîtes vous ? Est aussi chaleureux que M. Black puis froid comme un glaçon ? Pleure pour un rien alors que c'est un Malefoy ? Hum... Nausées matinales, sautes d'humeur, émotivité... C'est évident, il est enceinte.

La vérité dans les chapitres suivants !


Teaser

Que ne ferait-on pas pour un livre d'Aristote ! Frère Angus a été retrouvé mort, et nul ne sait s'il s'agit de l'œuvre du Malin ou d'un de ses condisciples possédé par le Malin. Le novice Severus est perplexe, surtout depuis qu'il a découvert quelques lignes de grec recopiées sur un de ses livres par le défunt, ainsi que des mains baladeuses à l'office... Frère Alan Jodorowsky sera-t-il la prochaine victime ? Erwin de Baskerville, l'enquêteur mandaté par l'abbé Albus, et son jeune élève Gwénolé de Medke, découvriront-t-ils le meurtrier ? Et pourquoi le très très vieux Novalis ne rigole-t-il jamais ? Quels sombres péchés d'orgueil et de chair abritent l'Abbaye du Crime ?! Oups, pardon, je me trompe d'histoire lol…

(« Le nom de la rose », copyright Umberto Eco ;-p)


Bon ben si vous voulez la suite, vous savez ce qu'il vous reste à faire…