Chapitre 15

Quelques semaines plus tard, Harry se faufila dans un passage souterrain en portant sa cape d'invisibilité. C'était un vendredi soir glacial et il frissonnait à la fois de froid et d'impatience. Il arriva au bout et entra dans une pièce très désordonnée et poussiéreuse. Le papier se décollait des murs, il y avait des taches partout sur le sol, chaque meuble était cassé comme si quelqu'un l'avait fracassé. Les fenêtres étaient toutes condamnées. Il se trouvait dans la cabane hurlante où Sirius et Quirrell l'attendaient.

"Enfin, s'exclama Sirius, je pensais que tu n'arriverais jamais."

"Désolé, Rusard était en train de se balader et j'ai dû prendre le chemin le plus long pour l'éviter".

"Quoi qu'il en soit, tout est prêt avec les Gobelins. Demain soir, ils enverront un message à Fudge pour l'informer qu'ils augmentent les taux d'intérêt sur tous les prêts du ministère", dit Sirius.

"Sommes-nous certains que cela éloignera Dumbledore de Poudlard ?" demanda Quirrell.

"Bien sûr, la première chose que fera Fudge sera de paniquer et de convoquer une réunion d'urgence du Magenmagot. Dumbledore devra se présenter à cette réunion" dit Sirius.

"Combien cela nous a-t-il coûté ? demanda Harry.

"Étonnamment, cela ne nous a pas coûté un rond. Les gobelins n'étaient que trop heureux de s'en prendre au ministère".

"Excellent", dirent en chœur Harry et Quirrell.

"Il ne reste plus qu'à attendre demain soir. Je devrai également être au ministère, alors es-tu absolument certain d'être capable de gérer seul les choses à Poudlard ?" demanda Sirius à Quirrell.

"Je suis plus que capable, M. Black."

"Et Harry ? Promets-moi de respecter le plan. Tu seras dans ton dortoir, n'est-ce pas ?"

"Oui, je le promets. Je pense toujours que je devrais être plus proche du professeur. Juste au cas où quelque chose tournerait mal."

"Non, tu seras en sécurité dans ton dortoir. Il n'y aura pas d'autre discussion à ce sujet", répliqua Quirrell.

"Très bien, très bien", marmonna Harry.

"Ne sois pas comme ça Harry, tu as aussi un rôle important à jouer".

"Oui, parce que regarder une carte et tenir le professeur informé, c'est tellement excitant, risqué même. Je ne sais pas si mon pauvre cœur peut supporter autant d'excitation" grommela Harry, roulant des yeux devant l'attitude surprotectrice des deux hommes.

"Est-ce que je dois te faire prêter un serment de sorcier ?" s'insurgea Sirius.

"Non, c'est bon Sirius, j'ai déjà promis."

"Maintenant que nous sommes tous là, je pense qu'il est temps de faire quelque chose pour cette cicatrice, comme nous en avons discuté" dit Quirrell.

"Êtes-vous prêts tous les 2? Harry ?"

"Aussi prêt que je le serai jamais, je suppose."

"C'est bien. Maintenant, il va falloir que tu restes immobile pendant que je fais ça, donc je vais devoir t'immobiliser" dit Quirrell. Il entreprit alors de transformer quelques meubles cassés en quelque chose qui ressemblait à un lit d'hôpital. Il fabriqua également une cage dans laquelle se trouvait une petite souris blanche et la posa à côté du lit.

Harry grimaça à la vue de la souris. "Faut-il vraiment la tuer ?"

"Peut-être pas, mais ce serait un indicateur que la malédiction a été transférée avec succès. Maintenant, si tu veux bien te mettre dans le lit."

Harry grimpa dans le lit et Quirrell agita à nouveau sa baguette sur le lit. Des sangles sortirent du lit et s'enroulèrent autour des membres d'Harry. L'oreiller gonfla et se dressa autour de la tête d'Harry, la maintenant fermement en place.

"Est-ce vraiment nécessaire ?" dit Sirius.

"Je crois que oui. Sa cicatrice le fait déjà souffrir lorsque nous sommes près de lui. L'enlever pourrait être encore plus douloureux. S'il s'agite dans tous les sens pendant la procédure, il sera distrait et je ne peux pas tolérer cela. Je dois me concentrer sur l'élimination de la malédiction." Quirrell transforma alors un autre déchet en un bâton lisse rembourré de plusieurs couches de tissu.

"Tiens Harry, mets ça dans ta bouche et mords dessus, ça soulagera la douleur" ordonna Quirrell.

"Mordre dans un bâton ! C'est le mieux que tu puisses faire ? Ne devrions-nous pas lui donner des potions pour soulager la douleur ou quelque chose comme ça ?"

"Je les ai également, mais je ne peux malheureusement pas les lui donner avant la fin de la procédure. Nous ne pouvons pas utiliser d'autre magie sur lui pendant ce temps" dit Quirrell.

"Je vois", dit un Sirius à l'air extrêmement inquiet.

"Eh bien, si vous êtes prêts, nous allons commencer. Harry, si à un moment donné la douleur devient trop forte pour être supportée, signale le nous en frappant ta main contre le côté du lit. ta main est-elle assez libre pour cela ?" Harry tapa ses doigts contre le bord du lit. "Oui, c'est bien."

"Très bien, alors, faisons de notre mieux."

Quirrel s'assouplit un peu, bondissant sur ses orteils comme s'il se préparait à un combat, puis pointa sa baguette directement sur la tête d'Harry et dit : " Praemonstro. "

Un rayon de lumière bleue jaillit de la baguette de Quirrell et vint frapper la tête de Harry qui se mit immédiatement à briller du vert maladif de la malédiction mortelle. Harry convulsa sur le lit, ses dents serrant la baguette tandis que des vagues de douleur s'échappaient de son front. La lueur verte devenait lentement de plus en plus brillante et Quirrell grinçait des dents et tremblait sous l'effort lorsqu'elle se transforma soudain en une boule verte brillante qui s'éleva lentement du front de Harry.

Des vrilles vertes s'infiltraient encore dans Harry, mais à mesure que Quirrell forçait la boule à s'éloigner de Harry, elles se détachaient une à une jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien qui relie la boule verte à Harry.

Harry s'écroula sur le lit tandis que Quirrell faisait pivoter sa baguette pour la diriger vers la souris qui émit un couinement sonore lorsque la boule verte l'atteignit de plein fouet. La souris frémit une fois et s'immobilisa. Quirrell s'effondra sur le sol de la cabane, respirant bruyamment comme s'il venait de courir un marathon.

"Harry, Harry, tu vas bien ? Parle-moi" cria Sirius en se précipitant sur le côté du lit.

Harry cracha le bâton de sa bouche. "Bon sang, ça fait mal", murmura-t-il à voix basse.

"Pourrais-tu m'enlever ces sangles ?"

Quirrell donna un coup de baguette sur le lit et les sangles se dissolurent dans le vide. Il était toujours agenouillé sur le sol.

"Aide-moi à me relever Black, c'était... fatigant. Tiens, donne ça à Harry" dit Quirrell en tendant une fiole de potion à Sirius.

"Je ne pense pas en avoir besoin en fait, la douleur s'estompe déjà. Je commence à me sentir incroyablement bien, toute la douleur a disparu" déclara un Harry extatique en se levant du lit.

"Laisse-moi y jeter un coup d'œil" dit Quirrell tandis que Sirius le tira sur ses pieds. Il agita sa baguette devant la tête de Harry. "Excellent, je ne sens plus aucune trace de ma magie en toi. Cela semble avoir fonctionné."

"Hmm, on dirait que ta cicatrice s'est aussi un peu estompée" dit Sirius en inspectant Harry à la hâte.

"Il vaudrait mieux que tu gardes tes cheveux brossés par-dessus. Je ne veux pas que quelqu'un commence à se demander pourquoi ta cicatrice n'est plus aussi visible".

"Puisque tu ne sembles pas avoir besoin de la potion anti-douleur, je la prendrai." dit Quirrell, en avalant rapidement la potion d'un trait.

"Ah, c'est mieux. J'aurais bien besoin d'un peu de potion revigorante, mais je pense qu'il vaut mieux dormir un peu. Harry, pourrais-tu vérifier ta carte, je pense qu'il vaudrait mieux que nous retournions au château. Black, je suis trop fatigué pour faire quoi que ce soit pour l'instant, alors pourrais-tu nettoyer l'endroit et effacer toute trace de notre présence ici ?"

"Oui, je m'en occupe. Es-tu sûr que tu vas bien ? Tu as l'air incroyablement épuisé. Devrions-nous reporter le projet de demain ?" dit Sirius.

"Non, non, je serai en pleine forme demain matin. Nous continuerons comme prévu. Maintenant, si cela ne te dérange pas, je dois vraiment y aller" dit Quirrell.

Quirrell disparut alors qu'il transplanait pour retourner au château par le chemin de Pré-au-Lard.

"Tu penses qu'il sera capable de gérer les choses demain ?" demanda Sirius.

"Je suis sûr qu'il le fera, tant que rien d'inattendu ne se produit. Je ferais mieux d'y aller aussi, il se fait tard" dit Harry.

"Harry, attends une minute, il faut que je te parle de demain", dit Sirius.

"De quoi s'agit-il ?"

"C'est l'idée que tu as eue d'utiliser aussi les miroirs. Je n'aime pas ça Harry. Tu n'étais censé utiliser que la carte, ... demain va être... difficile. Je sais que tu veux être impliqué et tu en as tout à fait le droit, mais je préférerais vraiment que tu te couches tôt et que tu laisses Quirrell s'en occuper. Je ne veux pas que tu voies ce qui se passera demain. Ça va être... désordonné et... sanglant comme l'enfer et... au diable Harry... Tu ne peux pas nous laisser faire ?"

"Non Sirius, j'ai besoin d'aller jusqu'au bout, j'ai aidé à le planifier et ce serait lâche, c'est le mot que j'utilise, de ne pas voir les résultats. Ne t'inquiète pas, je peux m'en occuper. Maintenant, il faut vraiment que j'y aille" dit Harry en vérifiant sa carte et en se dépêchant de retourner dans le passage souterrain.


Le lendemain, tard dans la nuit, Harry était assis sur son lit, les rideaux tirés. Il avait placé sur son lit tous les charmes de silence et d'intimité qu'il connaissait. De plus, il avait placé un charme de sommeil subtil sur chacun de ses camarades de dortoir. Rien de moins qu'un seau d'eau ne les réveillerait maintenant. Devant lui se trouvaient la carte du Maraudeur et plusieurs miroirs enchantés. L'un d'entre eux était relié aux miroirs correspondants portés par Sirius et Quirrell. Il ne montrait aucune image car ils avaient tous deux placés les autres dans leurs robes, mais Harry pouvait clairement entendre des sons provenant des deux miroirs. De l'autre côté, les deux sorciers écoutaient à travers de minuscules sphères enchantées qui leur avaient été enfoncées dans les conduits auditifs. Deux autres miroirs montraient des vues différentes du domaine de Poudlard. Harry avait demandé à Dobby de placer de minuscules miroirs à des endroits stratégiques autour de Poudlard et ils s'affairaient à transmettre ce qui se passait.

Sirius se trouvait au ministère et les avait déjà informés que Fudge avait convoqué la session d'urgence du Magenmagot. Harry surveillait maintenant avec anxiété le petit point nommé Dumbledore qui se trouvait toujours dans le bureau du directeur. Il vit le petit point se diriger vers la cheminée et disparaître soudainement. Quelques minutes plus tard, un bourdonnement retentit du miroir de Sirius, leur signalant que Dumbledore était arrivé au ministère.

"Rogue est toujours dans les cachots Professeur, on dirait qu'il est assis à son bureau dans la classe de potions".

Quirrell ne prit pas la peine de répondre, mais Harry le vit se diriger vers la classe de potions et y pénétrer. Il entendit un bruit sourd dans le miroir lorsque Quirrell assomma Rogue. Quelques secondes plus tard, le point étiqueté du nom Rogue suivait Quirrell vers la sortie.

Quirrell l'avait enveloppé dans la cape d'invisibilité d'Harry et le faisait maintenant léviter vers les portes d'entrée de Poudlard. Harry suivit leur progression dans les couloirs de Poudlard. Heureusement, il n'y avait personne d'autre à ce moment-là et Quirrell arriva très vite aux portes. Il ouvrit la porte, fit léviter Rogue et l'allongea dans l'herbe avant d'enfoncer sa baguette dans la marque sombre sur le bras de l'homme. La marque s'enflamma et s'assombrit pour devenir un tatouage rouge vif, tandis que Lord Voldemort lançait son appel à ses Mangemorts pour qu'ils le rejoignent.

Harry fit rapidement un zoom arrière sur la carte jusqu'à ce qu'elle montre l'ensemble du domaine de Poudlard ainsi qu'une partie de la région environnante. Il s'attendait à ce qu'il faille attendre quelques minutes avant que les Mangemorts ne commencent à se montrer.

C'était l'un des moments les plus longs de la vie de Harry. Les secondes s'écoulaient avec une lenteur angoissante. Il était terrifié à l'idée que l'un des autres professeurs tombe sur Quirrell à l'entrée de l'école, même si ce dernier avait mis en place des sorts de repoussement qui détourneraient tous ceux qui se dirigeraient dans cette direction.

Puis, avec une soudaineté choquante, des points commencèrent à apparaître juste devant les portes de Poudlard. Il zooma et vit apparaître les noms d'Avery, Malefoy, Macnair, Crabbe, Goyle, Nott, Amycus et Alecta Carrow, Yaxley et quelques autres qu'il ne reconnaissait pas. Les points commencèrent à se diriger vers les portes. Harry retint son souffle, les gens disaient toujours que Poudlard était l'endroit le plus sûr de Grande-Bretagne, que ses protections empêchaient tout ennemi d'y pénétrer. Il ne croyait pas que les étaient actuellement configurées pour empêcher les Mangemorts d'entrer, car non seulement Rogue était membre du personnel, mais Lucius Malefoy faisait partie du conseil d'administration et aurait été connecté aux barrières de toute façon. Cependant, il y a toujours une petite chance que Dumbledore ait resserré les barrières avant de quitter le château comme il pourrait s'avérer que Dumbledore n'ait rien fait d'autre.

Si les barrières étaient solides, ils devraient changer leurs plans. Quirrell devrait se rendre aux portes pour rencontrer les Mangemorts et ce n'était pas une position stratégique aussi bonne que celle où il se trouvait actuellement. La question devint cependant discutable lorsque les points continuèrent à franchir les portes et à pénétrer dans l'enceinte de Poudlard sans aucune entrave.

"On dirait que Dumbledore n'a pas changé les protections après tout. Il faut croire que le vieux bouc est toujours aussi incompétent" dit Harry à Quirrell par l'intermédiaire des miroirs.

Quirrell ne répondit pas, il se contenta de tapoter une fois sur son miroir, ce qui provoqua un bourdonnement du côté de Harry. Harry continua à regarder sa carte et bientôt il put voir les Mangemorts sur ses miroirs de surveillance. Ils étaient vêtus de leurs tenues habituelles, avec les capuches noires et les masques en forme de serpent. Assez stupidement, ils étaient regroupés d'une manière qui était presque parfaite pour Quirrell.

Lucious Malefoy était confus. Pour la première fois depuis dix ans, il avait senti la marque de son maître brûler sur son bras. Il était aux anges, après ces longues et sombres années passées à se plier aux exigences d'imbéciles tels que Cornelius Fudge, son maître était enfin de retour. Bientôt, ils remettraient tous ces imbéciles aimant les moldus à leur place - aux pieds des sangs-purs, au service de leurs supérieurs. Il se précipita pour répondre à sa convocation et fut choqué de voir qu'il avait été appelé à Poudlard. Poudlard - le fief de Dumbledore. Pourquoi Lord Voldemort l'avait-il appelé ici ? Malheureusement, les barrières entourant Poudlard empêchaient toute apparition, si bien que lui et les autres avaient dû se matérialiser à l'extérieur de l'enceinte de Poudlard et se précipitaient à pied vers l'endroit où devait se trouver leur maître.

Cependant, ils étaient presque arrivés sur place et il ne voyait toujours pas son maître. Où était Lord Voldemort ? Il n'y avait qu'une seule personne visible et il s'agissait de ce type inefficace qui avait l'habitude d'enseigner l'étude des moldues. Comment s'appelait-il déjà? Monk quelque chose, non non pas Monk mais quelque chose en rapport avec une sorte de rongeur. Marmotte ? Castor ? Non, c'était l'écureuil (Quirrell). Pourquoi était-il ici ? Où était son maître ? Il se tourna vers ses compagnons Mangemorts et s'apprêta à ordonner à l'un d'entre eux de maîtriser cet écureuil et il pourrait l'interroger lorsque, du coin de l'œil, il vit soudain un éclair de lumière jaillir de la baguette de l'ancien professeur d'études moldues. Ce fut la dernière chose qu'il vit.

Sur sa carte, Harry vit le groupe de points représentant les Mangemorts s'épanouir et s'étendre soudainement. Tous les points semblaient partir d'un point central. Alors qu'Harry continuait à regarder la carte, son cerveau commença enfin à comprendre ce qu'il voyait. Quirrell avait lancé un sort de bombardement extrêmement puissant. Celui-ci avait atterri en plein milieu des Mangemorts, les pulvérisant comme des confettis. Harry regarda la carte, les points s'effaçaient déjà à mesure que les personnes qu'ils représentaient cessaient d'exister. Il regarda ses miroirs où il vit Quirrell se tenir debout, son corps rayonnant de puissance. De sa baguette jaillissaient des sorts les uns après les autres. Il n'avait jamais vu quelqu'un lancer autant de sorts aussi rapidement. Des éclats de lumière jaillissaient de la baguette de Quirrell et là où ils atterrissaient, des gens mouraient. Il vit un bras s'envoler du corps de Goyle tandis que le reste du corps était propulsé dans la direction opposée par un puissant reducto . Cela parut plus long, mais en réalité, à peine quelques secondes s'étaient écoulées avant que tout ne soit terminé. Harry cligna des yeux en regardant la carte, il n'y avait plus qu'un seul Mangemort en vie sur celle-ci. Il passa aux miroirs où il vit que Quirrell tenait Nott sous imperium. Nott leva le bras et lança une avalanche de sorts reducto. Ils frappèrent tout autour de Quirrell, brûlant et brisant la pierre autour des portes de Poudlard, mais aucun d'entre eux ne parvint à atteindre le professeur enturbanné. Quirrell fit tirer quelques sorts supplémentaires à Nott avant de le tuer d'un seul coup de reducto dans la poitrine. Quirrell fit ensuite léviter Rogue pour l'allonger parmi ses anciens camarades. Il plaça la baguette de Rogue dans sa main et le frappa d'un maléfice réducteur de faible puissance qui brisa la baguette et quelques-uns des doigts de Rogue. Il frappa ensuite Rogue d'un autre sort à la tête et lança quelques autres sorts de faible puissance sur les vêtements de Rogue, les déchirant et les brûlant, si bien qu'on aurait pu croire que Rogue se trouvait au beau milieu de l'attaque.

"Professeur, on dirait que le bruit a alerté les autres professeurs, il faut que vous désactiviez vos protections avant qu'ils n'arrivent" dit Harry en voyant McGonagall et Flitwick sortir de leurs quartiers et se précipiter vers les portes principales. Quirrell grogna en guise de réponse et se dirigea vers la cheminée la plus proche en désactivant ses protections au passage. Il allait alerter le DJM sur-le-champ.

Harry continua de regarder sa carte, il vit Quirrell entrer dans la grande salle.

Il se rendit dans l'infirmerie et s'arrêta devant les cheminées. Il était manifestement en train d'utiliser le feu de cheminette pour contacter le DJM. Bientôt, il vit des Aurors jaillir en nombre croissant de la cheminée.

On aurait dit que la moitié du DJM avait décidé de rendre visite à Poudlard. Harry s'assit sur son lit, couvert de sueurs froides. Il se leva d'un bond et se précipita dans les toilettes où il cracha le contenu de son estomac.

Une partie de lui regrettait d'avoir décidé d'utiliser les miroirs, mais il avait besoin de voir les résultats. Il ne pouvait pas être de ceux qui, comme Dumbledore, considéraient les autres comme des pions abstraits dont on pouvait se débarrasser à sa guise. S'il décidait que quelqu'un devait mourir et s'il était l'instigateur d'un plan qui conduisait à la mort d'une personne, le moins qu'il puisse faire était d'observer ce qui se passait.