Hello, après quelques mois d'attente j'ai décidé de commencer le tome 2 des voyageuses temporelles, en espérant que cela vous plaise


Chapitre 1 – Un nom venu d'ailleurs

La lumière filtrant par la fenêtre était douce, presque irréelle, comme si le matin hésitait à pleinement se lever. Hermione ouvrit lentement les yeux, ses membres engourdis par un sommeil étrange, presque enchanté. La chambre autour d'elle ne ressemblait en rien à celles de Poudlard ou du Terrier. Les murs étaient peints dans des tons crème, rehaussés de tableaux anciens et de meubles en bois foncé. Un petit secrétaire d'époque trônait près de la fenêtre, et un miroir à cadre doré réfléchissait le lit à baldaquin dans lequel elle se trouvait.

Elle se redressa brusquement.

Ce n'était pas chez elle.

Un petit pop sonore la fit sursauter. Un elfe de maison venait d'apparaître au pied du lit. Il avait de grands yeux ambrés et portait un drap propre, noué élégamment à la manière d'une toge.

— Bonjour, miss Hermione. Bienvenue chez les Potter, dit-il avec une révérence. Maîtresse Euphemia a demandé que je vous donne ceci dès votre réveil.

Il tendit deux lettres soigneusement scellées. Hermione, encore un peu étourdie, s'en saisit avec prudence.

La première portait l'écriture penchée et élégante de sa mère.

Ma chérie,

Si tu lis cette lettre, c'est que tu es arrivée. Tout s'est passé comme prévu. Avant ton départ, je me suis arrangée avec les Potter. Euphemia et Fleamont sont des personnes de confiance, et ils ont accepté de t'accueillir comme une amie de la famille, une jeune fille venue de France pour terminer sa dernière année à Poudlard.

Tu porteras désormais le nom d'Hermione Rosier. Tu es née à Beauxbâtons, mais tu termines ton cursus ici, en Angleterre. Tu comprendras pourquoi ce nom a son importance.

Profite de cette année. Le monde est encore en paix, mais pas pour longtemps. Ce que tu fais est important, mais n'oublie pas de vivre aussi.

Et surtout, ma fille : garde le secret de ton père. Il y a des vérités qui, pour le moment, doivent rester cachées.

Avec tout mon amour,

Ta mère.

Hermione resta figée un instant, le cœur battant. Rosier… ? Pourquoi ce nom ? Était-ce pour masquer une vérité ou en révéler une autre ? Avant qu'elle ne puisse y réfléchir davantage, elle ouvrit la seconde lettre.

Elle reconnut aussitôt l'écriture fine et élégante, légèrement inclinée vers la droite.

Chère Miss Rosier,

Il me fait plaisir de vous annoncer que votre inscription à l'école de sorcellerie Poudlard a été validée pour l'année scolaire 1976-1977. Vous rejoindrez les élèves de septième année et serez répartie dès votre arrivée par le Choixpeau magique.

Je vous souhaite un excellent séjour au sein de notre communauté, et vous encourage à faire preuve de discrétion et de discernement dans vos interactions.

Sincèrement vôtre,

Albus Dumbledore

Elle referma lentement la lettre. Dumbledore savait. Bien sûr qu'il savait. Il savait toujours.

L'elfe, qui l'avait attendue en silence, fit un petit signe.

— La maîtresse a laissé une robe préparée pour vous, miss. Dans l'armoire, là.

Hermione se leva, traversa la pièce pieds nus. Dans l'armoire, une élégante tenue l'attendait : une robe longue d'un bleu nuit profond, au col délicatement brodé d'argent, avec des manches resserrées aux poignets et une ceinture fine soulignant la taille. Discrète mais raffinée, elle tranchait avec les uniformes qu'elle portait autrefois. Elle l'enfila, arrangea ses cheveux en une tresse souple qui retombait sur l'épaule, et descendit.

L'escalier en bois menait à un grand salon lumineux, où l'on entendait déjà des voix et des rires.

Euphemia Potter se tourna vers elle en souriant.

— Ah, Hermione, te voilà ! Je t'en prie, approche. James, Sirius, je vous présente Hermione Rosier, une amie de longue date d'Adèle, une vieille amie à moi. Elle vient de France et terminera sa dernière année à Poudlard avec vous.

Hermione s'efforça de sourire en s'approchant. James Potter la regardait avec curiosité, un air rieur dans les yeux – les mêmes que ceux de Harry. Cela la frappa de plein fouet. Elle dut lutter pour ne pas vaciller.

À côté de lui, Sirius Black s'était affalé dans un fauteuil, l'air désinvolte. Il leva un sourcil en la dévisageant avec ce sourire en coin insolent qu'elle n'oublierait jamais.

— Une Française ? dit-il en étirant les syllabes. Ça explique l'élégance... mais pas le mystère.

— Sirius, voyons ! dit Euphemia en le fusillant du regard.

Hermione rougit. Pas à cause de la remarque, mais parce qu'elle venait de réaliser à quel point Sirius était... magnifique. Et vivant. Plein d'une énergie qu'elle n'avait connue que brisée.

Elle se força à ne pas regarder James trop longtemps. Pas à cause de ce qu'il était, mais à cause de ce qu'elle savait.

Et déjà, tout au fond d'elle, une pensée la rongeait : combien de temps pourrait-elle garder tous ces secrets ?