me voilà de retour, Désolé pour le retard mais j'avaisbesoin de temps pour fare du tri dans les idées. Bonne lecture ...
Lily Evans, accompagnée de James Potter, Sirius Black et Remus Lupin, s'était arrêtée en chemin pour discuter d'une dissertation de Sortilèges. C'est alors que Severus Rogue, Evan Rosier et Rabastan Lestrange apparurent au fond du couloir. Dès que leurs regards se croisèrent, le silence s'épaissit, chargé de rancune.
— Tiens, voilà la bande des nobles cœurs, lança Rosier avec un sourire narquois.
Lily leva les yeux au ciel, décidée à ignorer la provocation. Mais alors qu'elle allait détourner le regard, Severus murmura d'une voix acide, bien assez forte pour être entendue :
— Pas étonnant qu'elle traîne avec eux… Une Sang-de-Bourbe reste une Sang-de-Bourbe.
Le mot claqua dans le couloir comme un sort interdit.
James n'hésita pas. D'un geste fulgurant, il empoigna Severus par le col et le plaqua contre le mur de pierre.
— Répète ça, grogna-t-il. Je te jure que tu vas le regretter.
Rosier tenta d'intervenir, mais Sirius lui décocha un coup de poing en pleine mâchoire. Rabastan réagit aussitôt, lançant un maléfice de stupéfixion que Remus parvint à bloquer d'un Protego rapide.
Les baguettes fusèrent. Le couloir se remplit de sifflements magiques, les sorts ricochant sur les murs, éclaboussant les pierres d'éclats rouges, bleus et or. Des cris, des coups, des sortilèges jetés à la volée : un chaos de rage et de magie.
— STOP ! tonna soudain une voix forte.
Hermione Granger surgit, suivie de près par le professeur Slughorn, haletant. Hermione leva sa baguette.
— Finite Incantatem !
Tous les sortilèges s'évanouirent. Les élèves reculèrent, blessés ou honteux. Rosier pressait un mouchoir contre sa lèvre fendue. Sirius saignait de la bouche. James fixait encore Rogue avec rage.
— Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?! s'écria Slughorn. Dans MON couloir ? Devant MA salle ?
Hermione s'avança, le regard dur.
— Qui a commencé ?
Silence. Puis Lily, d'une voix ferme :
— Severus m'a traitée de Sang-de-Bourbe.
Même les Serpentard réagirent à ce mot.
Hermione tourna lentement les yeux vers Rogue.
— Est-ce vrai ?
Severus garda le silence.
— Très bien. Gryffondor avec moi. Serpentard avec le professeur Slughorn. Rapport complet. Immédiatement.
Avant de partir, elle s'approcha de Lily, plus douce :
— Tu n'as rien ?
— Non, répondit Lily, les yeux brillants.
Hermione referma la porte de sa salle de classe derrière les quatre Gryffondor. Le silence s'installa. James, Sirius, Remus et Lily se tenaient debout, encore marqués par l'affrontement.
Hermione s'appuya contre le bureau.
— Bien. Je vous respecte, tous les quatre. Mais ce qui s'est passé dans ce couloir est inacceptable.
Sirius tenta de répliquer, mais elle l'arrêta.
— Défendre Lily, je le comprends. Mais répondre à la haine par la violence ne règle rien.
James serra les poings.
— Il l'a insultée. Il a dit ce mot.
— Je sais. Mais si vous répondez comme eux… vous devenez comme eux.
Remus baissa les yeux.
— Je ne pensais pas que ça irait aussi loin.
Hermione regarda Lily.
— Lily ?
— Il n'a même pas semblé regretter… Severus. Je croyais qu'on était amis.
Hermione répondit doucement :
— Ce genre de blessure ne se guérit pas vite. Mais regarde autour de toi. Tu as des alliés.
Elle se redressa ensuite.
— Pas de retenue cette fois. Mais souvenez-vous : la guerre couve déjà. Et vous devez être prêts à choisir vos batailles.
Ils hochèrent la tête.
— Allez dîner. Et pas de provocation. Je parle avec Slughorn.
En partant, Sirius se retourna.
— Miss Granger ?
— Oui ?
— Vous auriez fait une sacrée Gryffondor.
Hermione sourit.
— J'ai toujours été une Gryffondor.
Dans le bureau de Slughorn – côté Serpentard
Le bureau du professeur Slughorn, situé non loin des cachots, avait beau être chaleureux, empli d'effluves de bonbons à la menthe et d'un feu crépitant dans l'âtre, l'ambiance était glaciale.
Evan Rosier s'était laissé tomber sur une chaise, le visage encore marqué par le coup de poing de Sirius. Rabastan Lestrange restait debout, les bras croisés, le regard dur. Severus Rogue, lui, s'était isolé dans un coin, le visage figé, fermé comme à son habitude.
Slughorn entra après eux, visiblement contrarié. Il jeta un coup d'œil à chacun de ses élèves, puis soupira profondément, les mains jointes devant lui.
— Très bien, messieurs. Commençons par le commencement. Qu'est-ce qui vous a pris ?
Personne ne répondit.
— Rosier ? Vous avez un commentaire ?
Evan releva les yeux, un brin insolent.
— On défendait simplement notre honneur. Les Gryffondor ont attaqué les premiers.
— C'est faux, ajouta Rabastan aussitôt. Ils cherchaient une excuse pour en découdre, comme d'habitude.
Slughorn se massa les tempes, déjà fatigué.
— Et l'insulte, Severus ? demanda-t-il lentement, tournant son regard vers Rogue. « Sang-de-Bourbe »… Est-ce que tu l'as vraiment dite ?
Le silence de Severus fut une réponse en soi. Il fixa le sol, les poings serrés.
— Severus… tu es brillant, tu le sais. Mais ce genre de mots… ce sont des armes, bien plus dangereuses que n'importe quel sort. Surtout dans l'ambiance actuelle. Ce n'est pas digne de toi.
Severus releva les yeux, glacials, mais n'ajouta rien.
Slughorn soupira de nouveau.
— Je vais devoir faire un rapport au professeur Dumbledore. Je suis certain que vous imaginez à quel point cela me déplaît.
Il marqua une pause, puis se radoucit un peu, presque paternel.
— Vous êtes des Serpentards. Vous êtes rusés, intelligents, fiers. Mais cela ne vous donne pas le droit de mépriser les autres. Ce genre de conflit mène à des divisions que même moi je ne peux pas réparer.
Rosier lança un regard agacé à Slughorn.
— Peut-être que si les Gryffondor n'avaient pas cette nouvelle professeure pour les soutenir à chaque pas, on serait traités plus équitablement…
Slughorn le fixa sévèrement.
— Miss Granger est impartiale. Elle a évité les sanctions ce soir pour tous, y compris pour vous. Mais ne croyez pas que cela durera si vous continuez sur cette voie.
Il se tourna ensuite vers Severus.
— Et toi… réfléchis à ce que tu veux devenir, Severus. Tu es à un carrefour. Choisis bien.
Un silence pesant suivit. Puis Slughorn les congédia d'un geste las.
— Allez dîner. Mais j'attends de vous que vous ne cherchiez pas à envenimer davantage la situation. Compris ?
Les trois Serpentards sortirent sans un mot. Une tension silencieuse les liait — une colère rentrée, une frustration sourde.
Et dans l'ombre du couloir, l'affrontement du jour n'était que le prélude d'un conflit plus vaste à venir...
