Bonjour,

J'espère que vous allez bien !

Après un week-end Center Parc, je suis un peu moins fatiguée, mais tout de même j'attends avec impatience mes vacances de mai qui débuteront le 30 avril au soir. Donc j'ai hâte.


Chapitre 138 : Rendez-vous

[Point de vue d'Ariel]

Vraiment ce début de séjour est incroyable.

Je ne m'attendais vraiment pas à ce que mes chéris m'emmènent faire une escale sur Cristel pour y trouver une ribambelle de cristaux.

Je voulais moi aussi faire quelque chose pour mes hommes, aussi après quelques investigations j'ai trouvé des circuits de randonnées superbes. Et je veux proposer cette sortie à mes hommes, ils ont souvent tendance à faire des choses que j'aime, même si bien sûr ils en sortiront.

Cependant j'aime aussi trouver des activités qui feront mouche dans leur cœur.

Mes deux amours restent deux aventuriers et je sais combien ils adorent des escapades dans la nature, c'est aussi quelque chose que j'apprécie, aussi après avoir prospecté, j'essaye de trouver parmi les différentes propositions, ce qu'on pourrait faire, le souci… tous les choix sont beaucoup trop bien ! Je suis une grande indécise ! Ouin !

Non en vrai je pense qu'on va en faire plusieurs, il y a tellement de pièces jolies ça fait rêver.

En tout cas une s'est obligée de la faire, Crocodile va l'adorer, c'est d'ailleurs la seule que j'ai réservé, mais pour les autres faut que je réfléchisse.

Mais pour l'heure on se balade le long de la plage, bras dessus, bras dessous, je fixe avec intensité l'eau turquoise qui scintille de mille feux sous le soleil :

- Belle Ariel cela te plairait de faire de la plongée pour voir les poissons, les coraux et les tortues ? Exigez Benn.

- Oh j'adorai ! On doit tellement bien voir tout avec une eau aussi claire... mais...

Je fixe Crocodile, jamais il n'appréciera l'eau de mer, ça l'affectera, même s'il est motivé pour faire l'activité :

- Cela sera une bonne excuse pour que tu passes du temps seule avec Benn, profite mon cœur, je vous attendrai en lisant, intervient Crocodile qui semble avoir compris le fond de ma pensée.

Il embrasse ma main, moi je fais une moue :

- Tu passeras du temps avec Crocodile pour une autre activité ma belle, mais là tu es à moi.

- Ahhhhhh !

Benn me soulève et me pose sur son épaule :

- A plus tard chérie, sourit Crocodile qui se marre.

- Benn repose-moi, gémis-je.

- Une fois devant la devanture pour la plongée, gloussa Benn.

- S'il te plait mon Benn...

- Je ne peux pas résister si tu me dis "mon Benn".

Il me reprend dans ses bras en mode princesse, mais ne me repose pas par terre :

- Benn...

- Non, non, non, tu es ma princesse je te porte comme une princesse.

- Pff... d'accord…. Benn… je me sens toujours mal de laisser l'un de vous de côté, avouai-je.

- A ton avis pourquoi je t'ai kidnappé ? N'ai aucune crainte, Crocodile et moi on ne se sent pas délaissé par toi, tu auras un tête à tête avec Crocodile plus tard, donc ne culpabilise pas.

- Merci d'autant me rassurer... je t'aime Benn, je veux vraiment que vous vous sentiez important pour moi.

- Tu t'oublies souvent ma chérie, Crocodile et moi on s'est promis de mutuellement te bousculer un peu pour te forcer à avoir du temps avec l'un de nous deux. C'est important pour nous, mais aussi pour toi, surtout que tu apprécies ces moments de tête à tête.

- Oui... mais sur une activité comme la plongée pas prévue, qui a été improvisée en plus devant Crocodile cela me dérange plus que quand c'est organisé et planifié.

- Oh ça chérie on l'avait noté, il t'est plus facile de passer du temps avec l'un d'entre nous quand c'est prévu, mais c'est bon aussi d'improvisé et de ne pas tout prévoir, rit doucement Benn.

Je fais une petite moue avant de me blottir contre le grand torse de Benn :

- J'ai de la chance d'avoir des hommes si attentifs à mon bien-être.

- Oui, allez laisse-toi aller, fais-nous confiance, on n'est pas en compétition lui et moi, c'est aussi ce qui fait notre force, tu n'as pas à t'inquiéter.

- Oui tu as sûrement raison.

- J'ai raison, coupa Benn.

- Bon d'accord, tu as raison, admis-je avec un petit sourire timide.

- Bien ! Bon allons voir la faune et la flore marine !

J'éclate de rire quand Benn court avec moi dans les bras, on arrive vite devant le local qui prête le matériel.

- Bonjour, nous voudrions un nécessaire pour faire de la plongée ma compagne et moi, annonce Benn.

- Bien entendu.

Le commerçant nous donne l'équipement et nous explique les règles de sécurité, visiblement Benn a déjà fait ça, moi non, ça va être une première.

Dire qu'il ya deux ans sur Piacere je m'étais dit qu'il faut que je prenne le temps de voir les récifs de l'archipel...

En même temps j'ai subi tellement d'aventures que je n'ai pas vraiment eu le temps de me pencher sur le sujet.

Alors même si ce n'est pas Piacere j'ai hâte de découvrir les trésors de la mer.

Une fois prêt, Benn me guide et on plonge, lui me tenant ma main gauche, me pointant du doigt des zones à regarder.

Je suis subjuguée par la pureté de l'eau qui permet d'apprécier les petits poissons multicolores, les coraux et autres plantes aquatiques.

C'est magnifique.

Benn me lâche et pique une tête vers le sol, je fronce les sourcils et là il se retourne et m'offre un coquillage énorme et magnifique.

Je vérifie qu'il n'y a pas de petite bête dedans, je m'en voudrais de le garder, mais il est vide.

Il est turquoise avec des petits motifs rond blanc, il est long est en spirale, je me demande ce que s'est.

Je relève mes yeux vers Benn, je souris et serre contre moi son cadeau et je vois à son regard qu'il est ravi.

Il m'invite à le suivre, alors je n'hésite pas et on nage ensemble, j'en prends plein les yeux, surtout quand on croise une belle tortue et ses petits, c'est beaucoup trop chou !

Benn m'attire à lui et me pointe quelque chose au loin, je plisse les yeux à une vingtaine de mètres un dauphin !

Je fixe Benn avec des yeux ronds qui sourient amusés.

Je n'y crois pas, on essaie de s'approcher doucement pour ne pas effrayer le dauphin, il s'approche de nous, je tend doucement ma main et il y blottit son museau, j'ai envie de pleurer !

Je ne pensais pas vivre ce genre de choix, c'est si irréel.

Le dauphin remonte à la surface sur le suit et nous avons la chance de le voir sauter et nous offrons un beau spectacle avant de replonger dans l'eau, sur le suit et sur le voit partir.

Incroyable.

Benn me saisit ma main gauche et m'entraîne pour que je puisse profiter de l'architecture marine, c'est vrai que ça aussi c'est splendide, toutes ces couleurs, les coraux, la végétation, la disposition des rochers.

J'en prends plein les yeux, c'est digne des rêves les plus fous.

Quand nous terminons notre sortie, je suis épuisée, je ne pensais pas que ça fatiguait autant.

- Merci Benn de cette sortie, c'était incroyable ! J'ai adoré ! On refait ça sur Piacere ?

- Mon dieu que tu es chou, rit-il. Bien sûr ma douce on en refera autant que tu veux.

- Merci !

Je l'agrippe et l'embrasse avec fougue, avant qu'il me soutienne et me colle possessivement contre lui.

Finalement je me dis que les sorties que j'avais en tête, je vais en faire une fête avec Benn et une autre avec Crocodile. C'est vrai que cela fait un moment que je n'ai pas eu de moment avec l'un et l'autre, quand j'y réfléchis ce sont presque toujours mes hommes qui font cet effort, car je n'ose jamais… sauf pour leur anniversaire… mais en vrai je me cache derrière ce motif.

Je devrais être plus spontanée et ne pas avoir si peur que l'autre le prend mal… surtout que c'est eux qui vont au-devant de ça, ils sentent que je ne suis pas à mon aise et ils prennent les choses en mains pour me soulager, mais faut que j'essaye de briser ça.

Je ne veux pas que mes hommes continuent constamment cette démarche, je dois aussi la conduire, surtout que Benn a dit quelque chose de très juste, j'adore passer du moment avec eux individuellement.

- Hum... j'adore quand tu es fougueuse comme ça, chuchota Benn en collant son front au mien.

- Je sais... et j'adore vous surprendre.

Oui et je compte bien vous étonner en bousculant mes habitudes pour sortir de ma zone de confort, vous le méritez mes amours, vous qui m'avez laissé tant de temps.

- Allons-nous rincer et nous rhabiller.

- ... D'accord... seulement si je peux me joindre à toi..., coupai-je.

- Oh ? Tu veux qu'on se douche tous les deux ?

- Oui...

- Peau contre peau ?

- Hum hum.

- Mais tu sais que tu prends le risque que je ne fasse pas que te regarder te doucher.

- Je prends le risque, souris-je.

- Vraiment ? Mais je risque d'avoir les mains très baladeuses.

- C'est un avantage que tu me décris là.

- J'aurai une bouche dévorante.

- Une bouche est là pour se nourrir, cela ne me choque pas.

- Je risque de te rendre folle avec ma voix, chuchota-t-il au creux de mon oreille.

- Oh oui s'il te plait...

- Et je risque, si tu craques, de te posséder...

- Mais ça sera pleinement consentit.

- Je suis à la cour d'arguments.

- Pourtant je les trouve très séduisant.

Il me sourit et lâche un petit rire :

- Vient à moi ma jolie petite sirène.

- Ahhhhh !

Il me soulève et me transporte dans les vestiaires. Aussitôt on s'enferme tous deux dans une cabine après avoir récupéré nos affaires et on prend une longue douche...

On fait tout pour être silencieux, mais j'admets que j'ai apprécié le côté dangereux de se faire surprendre.

Quand on ressort, j'ai plus trop de jambes, entre la plongée et le fait que Benn a été délicieusement entreprenant, je peine à marcher :

- Tu peux me porter Benn ?

- Tu payes le prix de ton entêtement, me taquina-t-il avant de me prendre dans ses bras.

- Peut-être mais je ne crois pas t'avoir autorisé à me pomper toute mon énergie, grondai-je faussement.

- C'est vrai, sourit-il avec humour.

- Merci Benn pour ce moment magnifique avec toi.

- Je t'en prie, merci à toi aussi, pour ces salutations émerveillées que tu as eus, ta motivation, ta soif inébranlable de tester et découvrir de nouvelles choses. Tu as tout rendu merveilleux et exceptionnels.

- Je n'ai pas fait grand-chose, si ce n'est me laisser guider par toi.

- Certes, mais tu étais si mignonne quand tu en prenais plein les yeux, c'était beaucoup trop chou et mon pauvre cœur ne résiste pas à un si grand concentré de mignonnerie, dit-il.

Je rougis ne sachant quoi dire à ce grand tendre :

- Merci mon amour, je t'aime et j'ai apprécié ces instants avec toi et j'ai hâte de découvrir les suivants.

- Donne-moi tes somptueuses lèvres mon amour, que dis-je, mon épouse.

Je me tends et me précipite sur sa bouche, le faisant mourir de rire devant mon impatience non feinte.

Je ne refuse jamais des bisous, câlins, marques d'affection ou des envies plus charnelles, jamais !

Alors je l'embrasse avec fougue, ce qui nous laisse tous deux essoufflés.

- Hum... j'aime quand tu m'embrasses comme ça, murmura Benn.

- Et moi j'adore quand vous me demandez de l'attention, j'adore vous en offrir.

- J'avais à peine remarqué, gloussa t'il.

- Mon Dieu !

- Lun...

Je ne laisse pas finir sa phrase je l'embrasse de nouveau. Je le sens juste qu'il se pose, moi sur ses cuisses, bien encerclée de ses soutiens-gorge protecteurs :

- Chipie, c'était une attaque surprise.

- Tu veux que je recommence ?

- Oh oui...

Il ne m'en faut pas plus pour enchainer sur un énième baiser, où nous gloussons, clairement sur papillonne de bonheur :

- On retourne dans notre chambre ? Histoire que tu te reposes un peu ?

- Oui, retrouver notre lit douillet me parait bien, approuvai-je.

Quand on rentre on trouve Crocodile allongé sur notre lit en train de lire... un des bouquins de Benn ! Et c'est le dernier sorti en plus...

- Benn il ya quelque chose que j'ai très envie de faire avec notre femme, lancement Crocodile.

- Vous complotez devant moi en prime.

- Assurément, confirma Crocodile avec un sourire amusé.

- Et sur la base de quel moment croustillant ? Exigez Benn.

- Ton chapitre trois.

J'observe que mes hommes m'ignorent royalement.

Depuis que Crocodile sait que Benn écrit, même s'il avait eu de très gros soupçons quand Benn m'avait avoué qu'il était auteur, puisqu'il était présent, quand il avait eu la confirmation il s'était mangé tous les volumes de Benn, dans l'unique but de tout tester sur moi. Ce qui m'avait mis dans bien des états d'excitation et de plaisirs à ça ils m'auront fait crier… et supplier, beaucoup supplier… et terriblement mouillée….

Je m'allonge à côté de Crocodile et tend le cou pour tenter de lire sa page en-cours, mais Crocodile en décide autrement, il m'attrape et éloigne le livre de moi, le tendant à Benn qui le choppe au passage.

Je tente une escapade pour aller sur Benn, mais Crocodile me retient contre lui :

- Ah non femme tu me dois un câlin, bouda faussement Crocodile. Oser me laisser seul, tu n'as pas honte ?

Je le regarde choquée :

- Mais je rêve ! C'est Benn et toi qui m'avait poussé à ce que je passe du temps qu'avec l'un d'entre vous, m'exclamai-je.

- M'en rappelle pas.

- Mais quelle mauvaise foi !

Je me saisis d'un oreiller et je frappe Crocodile qui devient sable en ricanant, ainsi débute une course poursuite folklorique où bien évidemment mes hommes se liguent contre moi.

- Deux contre un ce n'est pas du jeu, Benn je te somme de ne pas te mêler à cette histoire, ris-je acculée au mur.

- Ah si c'est du jeu, tu es une fée des joyaux, tu as des pouvoirs qu'on n'a pas, cela justifie qu'on se mette à deux sur toi, coupa Benn intraitable.

- Parfaitement, en plus tu influences le monde et tu voudrais n'avoir qu'un adversaire ? C'est tout sauf nous laisser une chance.

Je me mords les lèvres, ce genre d'échanges lunaires sont toujours terriblement savoureux et cela même si je perds systématiquement. Qui suis-je pour lutter contre quatre bras de deux hommes déterminés à m'attraper et à me dorloter ? Je suis une pauvre âme faible voilà la tragédie de ces batailles.

- Je n'ai pas usé de mes pouvoirs, coupai-je.

- Ta ta ta, tu pourrais, réfuta Crocodile.

- Et on refuse de prendre de risque, acheva Benn.

Chacun m'encadre s'appuyant contre le mur, m'empêchant toute fuite :

- Vous êtes odieux, gloussai-je.

- Oh oui, confirma Crocodile avec un grand sourire avant de m'embrasser de nouveau.

Je profite de cet échange prolongé, puisant de la force, avant de me séparer doucement de mon corsaire :

- Benn… Crocodile…

- Oui trésor ? M'invita Benn.

Je souffle et je me lance :

- Je veux que vous sachiez que je vous aime tous les deux, commençai-je. Je vais essayer… de me forcer à être plus spontanée pour passer du temps avec chacun d'entre vous et aussi d'avoir moins peur que l'autre se sente rejeté pendant que je serai en tête à tête avec l'un ou l'autre. J'ai réalisé qu'en deux ans, c'était surtout vous qui m'aviez bousculé, car je n'osais pas, j'avais peur de blesser, de vous blesser…

Je sens les doigts de Crocodile crocheter mon visage pour le redresser :

- Bon dieu Benn je suis trop fier du chef d'œuvre qu'on a sous les yeux, lâcha Crocodile.

- Le sentiment est partagé, confirme Benn.

- Ariel chérie, tes efforts seront valorisés et déjà juste le fait que tu le verbalises, que tu as envie d'essayer, c'est juste magnifique, merci d'essayer mon amour, tu nous rends extrêmement fier.

Je rougis, baisse un peu la tête et vers quelques larmes :

- Oh chérie, vient là, murmura Benn qui me prend dans ses bras.

Je suis ensuite enveloppée de Crocodile :

- On te sentait prête quand je t'ai parlé qu'il était normal que tu passes du temps avec chacun d'entre nous, je pensais que tu y réfléchirais, mais pas si vite, merci ma belle, moi aussi je suis fier de toi, continue Benn.

- Merci… ça me fait… toujours… quelque chose… quand j'entends qu'on est fier de moi.

- On sait, c'est pour ça aussi qu'on te le dit ma chérie, tu as réalisé tant de progrès en deux ans, combien de fois on a pu te féliciter et admirer tout ça, bravo trésor, tu peux être fière de toi.

- J'ai un peu peur… j'ai bien envie de te proposer quelque chose de Crocodile, mais j'ai peur d'être trop directive…, gémis-je contre le torse de Benn.

- Oh ! Déjà tu veux mettre en pratique. Belle Ariel, dis-moi les rares fois que tu as été directive, comment a réagir ?

- Bien…, osai-je.

- Oui, mais j'irai encore plus loin en disant qu'on adorait ça chez toi, a ajouté Crocodile.

- Je ne parais pas égoïste ?

- Jamais Ariel, au contraire tu t'affirmes et puis tu nous guides vers tes envies du moment, c'est agréable aussi pour nous de se laisser guider par toi ma chérie, répondit Benn.

- Et puis vue le nombre de fois où on a été « égoïste », je pense que tu peux l'être toi aussi, reprend Crocodile. Bon du coup je suis tout curieux, que veux-tu faire avec moi ? Là je tiens plus je suis aux anges.

- Tu ne sais même pas ce que j'ai en tête, si ça trouve tu vas détester.

- J'ai de sérieux doutes là-dessus, coupa Crocodile.

- Hum…

Je zieute vers Benn… comment lui demander de me laisser avec Crocodile ? J'ai l'impression d'être horrible…

- Ariel je t'aime et je suis heureux que tu passes aussi du temps avec Crocodile, veux-tu que je te laisse ? Exigez Benn.

- Oui… s'il te plait, chuchotai-je tout bas.

Il m'embrasse amoureusement et me sourit :

- N'aie aucune crainte pour les fois suivantes d'accord ? Cela te viendra naturellement, en tout cas merci d'essayer, on t'aidera comme je viens de le faire, pour pas que tu aies trop de pression au départ. Le mais ce n'est pas que tu cela te dégoûte.

- Merci…

- Bon je vous laisse à ce soir.

- Benn je t'aime.

Je vois Benn partir et se retourner avec un sourire :

- Moi aussi je t'aime Ariel, on se voit tout à l'heure.

- D'accord.

Cela me fait quelque chose, jusqu'à ce que je sente Crocodile m'enlacer et m'embrasser ma joue gauche :

- Dis-moi ce que tu veux faire ma chérie.

- Hum… je suis assez fatiguée de ma plongée, commençai-je.

- Ok, répondez Crocodile simplement avec un ton qui m'incitait à continuer sans crainte.

- Hé… heu… j'aimerai bien…

Je me gratte la tête, un peu nerveux :

- J'aimerai bien… passer un moment détente avec toi….

- Hum hum, cela me convient parfaitement et qu'aimerais-tu plus précisément ? Tu peux tout me dire, je suis ton homme.

- J'aimerai bien… en fait… je vais surtout recevoir… ça me gêne un peu…, admis-je.

- Et j'adore donner, exprime-toi trésor, tu n'as rien à craindre.

- … Tu veux bien… me masser… tout le corps, bredouillai-je.

- Bien sûr que oui, rit-il.

Il me prend dans ses bras et je me laisse choeur contre lui quand il me kidnappe avant de m'allonger sur notre lit, se calant contre moi :

- Tu souhaites une ambiance un peu tamisée ? Exigez un crocodile.

J'hoche la tête, séduite autant par l'idée que par le fait qu'il participe aussi, j'apprécie de ne pas être l'unique décisionnaire.

Il ferme les rideaux et aussitôt la douce pénombre nous enveloppe, moi je commence à me déshabiller et très vite je le sens m'enlacer et embrasser mes épaules :

- Hum… par contre… je me sens trop fatiguée pour faire l'amour, prévins-je doucement.

- Très bien mon amour, je ferais en sorte de ne pas divaguer, j'imagine que cette sortie t'a quand même bien épuisée.

- Oui… plus que je ne l'aurais pensé, admis-je.

Je me garde d'ajouter qu'après Benn et moi avons fait des galipettes.

Je pense que ce soir après un bon repas, je serais d'attaque pour une nuit torride, mais là je suis à plat, je ne profiterai pas de ce moment charnel dans ces conditions.

Je finis de me déshabiller et Crocodile me câline avant d'embrasser ma joue :

- Allez allonge-toi et laisse-moi te soulager.

Je me cale temporairement sur le lit, telle une masse et le laisse faire :

- Voilà parfait, étend-toi doux trésor. Alors dis-moi c'était bien la plongée ? Raconte-moi.

- Oh oui c'était génial ! Il y avait tant de poissons multicolores... oh attend est-ce que je peux prendre mes affaires pour dessiner ? Je pourrais d'illustrer ça, si tu veux.

- Soit, ne bouge pas je vais te chercher ça.

Crocodile se lève et récupère mes affaires avant de me les donner, je commence à esquisser tout en lui racontant notre sortie, pendant qu'il reprend son massage :

- L'eau ici est si pure, si cristalline, de là où je viens tout est pollué...

- Pollué c'est à dire ?

J'entre dans les détails et petit à petit il saisit l'ampleur de la pollution dans mon monde et combien ici la beauté de l'environnement me touche :

- Oh j'ai toujours cru que ton émerveillement venait que tu découvrais le monde après avoir vécue enfermée et peut-être aussi car c'était nouveau, mais jamais je n'aurais cru qu'en plus tu vivais dans un monde si dégradé. Je comprends mieux ton visage si émerveillé. En tout cas tu dessines, bien le rendu est magnifique, j'ai hâte de voir tes dessins colorisés.

- Merci ! Moi aussi j'ai hâte, toutes ces couleurs, cette faune, cette flore... oh ! J'ai rencontré aussi un dauphin avec Benn, il nous a approché et j'ai pu le toucher je n'aurais jamais pensé vivre ça !

- Tu es trop mignonne, rit Crocodile de me voir si enthousiasme.

- Crocodile, j'ai trouvé une idée de sortie pour toi et Benn. Et l'une d'elle j'aimerai la passer avec toi, je pense que tu adoras car dans mon monde j'ai eu vent d'une information sur toi et je ne peux pas passer à côté. Cela te ressemble une excursion guidée avec juste toi et moi pour découvrir les champignons ?

Pour toute réponse Crocodile me retourne et me couvre de baisers, j'explose de rire et me débat faiblement :

- Attends je ne t'ai pas assez comblé de baisers !

- Tu me chatouilles ! Gloussai-jé.

Il n'aucunépargne micromillimètre carré de peau, je suis couvert de baisers, je crois que je viens de lui faire plaisir :

- Tu as été rapide, oh oui j'adorerai trésor, cela me permettra d'échanger avec toi sur cette passion.

Je crie de rire quand Crocodile reprend sa pluie de bisous :

- Tu es à peine heureux dit donc, rigolai-je hilare.

- En effet à peine, confirme Crocodile avec un sourire contagieux. Quand est-ce ?

- Demain après-midi à 14h30.

- Parfait mon irrésistible, je me tiendrai prêt !

- Je n'en doute pas.

Je suis contente de le combler ainsi de joie et j'ai hâte d'être à demain d'ailleurs, il faudra juste que je décommande la place que j'avais aussi réservée pour Benn tout à l'heure, car c'était avant la discussion sur le fait d'avoir des rendez-vous séparés. Pour les autres sorties faut que je réfléchisse à ce que je choisirai, mais quand je vois la réaction de Crocodile, je suis assez confiant, je crois qu'importe ce que je choisis pourvu qu'ils passent un moment avec juste moi :

- Il va falloir que je me surpasse dans mon massage pour remercier la divine femme que tu es.

Je pars dans un fou rire silencieux, je ne pensais clairement pas le mettre autant en joie :

- En effet il faut au moins ça, pouffai-je.

Le massage que je reçois est long, mais cela m'a fait énormément de bien.

Et quand il termine je réclame un câlin qu'il ne refuse aucunment.

- Je t'aime Ariel.

- Je t'aime aussi Crocodile.

On s'embrasse et je me blottis contre son torse, j'attrape sa main gauche et dessine sa paume :

- Tu as de si grandes mains...

- C'est pour mieux capturer les tiennes mon enfant, dit-il en enfermant ma main dans la sienne.

- Et j'adore.

J'attire à mes lèvres sa main et j'embrasse sa bague :

- Ma jolie épouse.

- Mon bel époux.

- Vient là que je t'embrasse encore un peu.

Je me redresse et tends mes lèvres.

- Merci pour le massage prodigué, je me sens mieux, je pense qu'après le dîner je serai d'attaque pour du sexe c'est pour dire.

- Toi alors, pouffe t'il.

- Je te mangerai tout cru, miam, miam, miam !

Je fais genre que je grignote son cou :

- Que tu es bête, souffle t'il hilare.

- Merci du compliment.

- Ah la la, dire qu'il ya deux ans tu étais si… timide, réservé… quelle belle métamorphose… dire que j'ai participé à cela, je n'en suis pas peu fier.

- Tu peux, je dois beaucoup à toi, à Benn et à tous les autres. Vous m'avez insufflé autant de force que d'amour.

- Tu es vraiment une belle oratrice, mais je n'oublie pas que tu as aussi changé car tu t'es donné les moyens.

Il m'embrasse tendrement et se met de côté prenant appui sur son coude :

- Il commence à se faire tard, veux-tu qu'on retrouve Benn pour diner tous les trois ?

- Vraiment ? J'hésite.

- Oui, tu veux faire des efforts c'est génial, mais on ne veut pas non plus que ces changements soient trop brutaux, déjà t'avoir quelques heures cela m'a pleinement satisfait et je pense que Benn aussi. Laisse-toi aussi du temps.

- Merci Crocodile, vous êtes des amours.

- Il faut bien qu'on te protège un peu de toi-même par moment, dit-il en me faisant un clin d'œil.

- C'est gentil de m'aider en tout cas, cela me soulage. J'admets que ça m'a fait plaisir quand Benn s'est proposé de partir sans que j'en fasse la demande et que tu me propose de le retrouver.

- On t'aime, on ne veut que ton bonheur Ariel, n'en doute jamais.

Je fais une moue attendri et je me change pour mettre une jolie petite robe courte qui fera le bonheur de mes hommes :

- Hum… tu es absolument divin.

- Merci, gloussai-je en le sentant devenir tactile.

J'ai mis une robe simple uni, bleu foncé en mousseline avec de fines bretelles. La robe est fluide mais clairement elle tresse à Crocodile, aussi je pense qu'elle fera mouche auprès de Benn.

- Allez, retrouvons Benn.

Crocodile me présente son bras et je le prends, on trouve Benn en train de lire, perché sur la branche d'un arbre, cigarette aux lèvres :

-Benn ! M'exclamai-je en courant à sa rencontre.

Il lève les yeux de son livre, sourit, éteint sa cigarette et saute avant de me prendre dans ses bras :

- On dine tous les trois ? Exigez-je.

- Avec plaisir ma beauté, je te sens toute en joie ça fait plaisir à voir.

- Oui, j'ai apprécié mon moment avec Crocodile, maintenant je veux mes deux hommes.

Benn sourit et me prend mon deuxième bras et ensemble en quête d'un délicieux restaurant qui nous saura contenter.


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

A la prochaine (je sais pas quand désolé ^^") pour le chapitre 139, bien avancé mais pas encore finalisé.