Je ne possède aucun des personnages du film
Un recueil de textes courts sur l'univers des films Captain America nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire
Cette histoire a été écrit pour l'anniversaire du personnage de Peggy Carter
En espérant que cela te plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES SUR CAPTAIN AMERICA
Un moment de douceur dans la guerre
Le ciel gris de Londres pesait comme une chape de plomb sur le quartier général. À l'extérieur, le bruit sourd des bombardements au loin rappelait à tous que la guerre faisait rage, impitoyable et omniprésente. Steve Rogers, Captain America pour le monde, mais simplement Steve pour lui-même, contemplait le petit paquet posé sur sa couchette. Il l'avait emballé avec ce qu'il avait pu trouver : un bout de papier journal et un ruban de fortune récupéré sur une boîte de rations.
Steve avait calculé les jours avec précision. L'Agent Peggy Carter, sa Peggy, aurait vingt-six ans demain. Même en plein conflit mondial, certaines choses méritaient d'être célébrées. La base bourdonnait d'activité. Les Commandos Hurlants préparaient leur prochaine mission contre une base d'HYDRA. Steve aurait dû être en train de finaliser les plans d'attaque, mais son esprit était ailleurs. Il glissa le petit paquet dans la poche de sa veste militaire et quitta ses quartiers.
Peggy travaillait tard, comme toujours. Il la trouva penchée sur des cartes, entourée de rapports de renseignements. Ses boucles brunes tombaient légèrement sur son visage concentré. Elle ne l'entendit pas entrer, trop absorbée par son travail.
- Agent Carter, dit-il doucement.
Elle leva les yeux, surprise, puis sourit en le reconnaissant. Ce sourire, pensa Steve, valait tous les risques du monde.
- Capitaine Rogers. Que puis-je faire pour vous à cette heure tardive ?
Il s'approcha, soudain nerveux comme un écolier.
- Je me demandais si vous pourriez m'accorder quelques minutes. À l'extérieur, peut-être ?
Peggy haussa un sourcil, intriguée, mais acquiesça.
- Cinq minutes, alors. Le colonel Phillips assiste à ces analyses pour demain.
Ils sortirent dans la cour arrière du bâtiment. L'obscurcissement était total, mais la lune, à demi voilée par les nuages, offrait une lueur douce qui dessinait leurs silhouettes dans la nuit. Loin des oreilles indiscrètes, Steve se tourna vers elle.
- Je sais que demain est un jour spécial, dit-il simplement.
Peggy parut surprise.
- Vous avez fait vos recherches, Capitaine.
- Ce n'était pas difficile. Je voulais juste...
Il sortit le petit paquet de sa poche.
- Ce n'est pas grand-chose, mais joyeux anniversaire, Peggy.
Elle resta un moment silencieuse, touchée par ce geste auquel elle ne s'attendait pas.
- Steve... murmura-t-elle en prenant délicatement le paquet. Vous n'auriez pas dû.
- Ouvrez-le, l'encouragea-t-il.
Avec précaution, elle défit le ruban et déplia le papier journal. À l'intérieur se trouvait un petit carnet de croquis. Elle l'ouvrit doucement et découvrit des dessins à l'encre et au crayon : des portraits d'elle, saisis dans différents moments. Peggy au briefing, Peggy penchée sur une carte, Peggy souriant discrètement... Il l'avait capturée dans des instants qu'elle-même aurait oubliés.
- Je ne savais pas que vous dessiniez, dit-elle en tournant les pages avec émerveillement.
- C'était ma passion avant... tout ça, répondit-il en désignant vaguement son corps transformé par le sérum. Je n'ai pas beaucoup de temps pour le faire maintenant, mais parfois, quand je vous observe...
Il s'interrompit, soudain conscient de ce qu'il venait d'avouer. Peggy leva les yeux vers lui, son regard brillant dans la pénombre.
- Ils sont magnifiques, Steve.
Un silence s'installa entre eux, chargé de tout ce qu'ils ne pouvaient pas dire, de tout ce que la guerre ne leur permettait pas de vivre. Autour d'eux, Londres était plongée dans l'obscurité, mais dans ce petit espace qu'ils partageaient, quelque chose brillait.
- J'ai tourné la dernière page, ajouta-t-elle. Il y a une note.
Steve hocha la tête, le cœur battant. Sur la dernière page, il avait écrit simplement : "Quand cette guerre sera finie. Une danse vous attend."
- Je tiendrai cette promesse, murmura-t-il.
A cet instant, une sirène retentit au loin, les ramenant brutalement à la réalité. Peggy serra le carnet contre elle.
- Je dois y retourner, dit-elle doucement, mais merci, Steve. C'est le plus beau cadeau que j'ai reçu depuis longtemps.
Il aurait voulu l'embrasser. Il aurait voulu lui dire tout ce qu'il ressentait, mais ce n'était ni le lieu ni le moment. Alors, il se contenta de lui sourire.
- Bon anniversaire, Agent Carter.
Elle hésita un instant, puis, dans un geste qui défiait toutes les conventions militaires, elle se dressa sur la pointe des pieds et déposa un baiser léger sur sa joue.
- À bientôt, Capitaine Rogers.
Elle disparut dans le bâtiment, laissant Steve seul dans la nuit, une main sur sa joue, le cœur plus léger malgré le poids de la guerre qui continuait autour d'eux.
Le lendemain, ils repartiraient en mission. Le danger serait omniprésent, l'avenir incertain, mais pour ce bref instant, ils avaient volé un moment de douceur et de lumière au chaos du monde et dans la poche de Peggy, le petit carnet de croquis lui rappellerait que même au milieu des ténèbres, il existait encore de la beauté et de l'espoir.
