Voici le chapitre 13. Oui, oui, je sais, il est déjà là ! Quel miracle ! A vrai dire, j'ai déjà écrit la fanfiction jusqu'au chapitre 32 ! Il ne me manque plus que la motivation de les poster ! Je vais essayer d'être plus régulière.
Merci aux quelques lecteurs qui ont mis la fanfiction en favoris. Ça me fait vraiment plaisir !
Je rappelle que si la fanfiction est en rated M, ce n'est pas pour rien.
Si vous êtes plus à l'aise avec l'anglais, j'ai aussi posté la fanfiction en anglais.
Bonne lecture !
Chapitre 13
Mio releva les yeux vers Snape et le questionna du regard, ses yeux passant du poste de radio posé sur la table, à l'homme, assis dans son fauteuil en face d'elle. Mais l'homme resta silencieux. Elle rompit alors le silence:
- Je ne savais pas que cette émission existait! C'est merveilleux! Quel courage, ils ont!
Puis, après une courte pause, elle reprit:
- Ça fait longtemps que vous l'écoutez, professeur? Je veux dire, que vous connaissez l'existence de cette radio?
- Oui, contrairement à ce que vous pensez, je n'ai pas quitté l'Ordre! lui dit-il d'un ton assez froid.
Mio se sentit d'abord honteuse, comme prise en défaut, mais se reprit et répondit vivement:
- Ah non, non, non! Vous ne pouvez pas me donner tort sur ce coup-là! Vous ne pouvez pas m'en vouloir d'avoir eu des doutes sur votre allégeance!
Elle marqua un temps de pause, le fixa intensément, respirant rapidement. Elle poursuivit:
- Ces derniers mois, les seules interactions que nous avions, c'était pour que je vous aide à punir ou torturer des élèves! Et je le faisais! Je le faisais parce que je voulais continuer à croire en vous, croire dans le fait que vous allez tout faire pour tuer Vol… enfin, pour tuer Vous-savez-qui.
- Et vous auriez voulu quoi? Que je vous protège sans arrêt ouvertement, cassant également la meilleure couverture que l'Ordre pourrait avoir pour espionner? lui dit-il.
- Mais ce n'est pas ce que je demande! rétorqua-t-elle.
- Alors quoi? Un coup, vous me reprochez de sans arrêt vouloir vous aider, vous sauver et maintenant vous me reprochez de vous avoir laissé pendant ces derniers mois? Je sais que ça peut être dur pour vous, mais il va falloir se mettre à réfléchir Miss Weasley! dit-il d'un ton sarcastique.
- Vous êtes odieux…
- Odieux? C'est étonnant, ce n'est pas l'impression que vous donniez de moi quand on s'embrassait.
Une larme silencieuse coulait sur la joue de la jeune femme. L'homme savait avoir les bons propos, ceux qui parviennent à faire mal.
- Dans ce cas pourquoi m'avoir encore sauvé une dernière fois tout à l'heure? Parce que même si je suis une traitre à son sang, je reste une sang pure? C'est ça?
- Pff, ne dites pas de sottises, ces idées de sang sont des foutaises!
- Alors POURQUOI? hurla-t-elle. Pourquoi me repousser puis m'obliger à rester juste après?
- Ah, mais je ne vous ai jamais obligé à continuer de m'aider!
- Parce que vous pensez que j'ai le choix?!
Tous les deux se tenaient maintenant debout face à face au milieu du salon.
- On a toujours le choix! répondit-il.
- Le même choix que vous avez fait en choisissant d'être mangemort à la première guerre?!
- Stop! Vous ne pouvez pas parler de ce que vous ne connaissez pas!
- Ah! ricana-t-elle. C'est vrai, je ne connais pas cette situation, ce sentiment, quand tous ceux que vous aimez vous prennent pour la méchante alors que vous ne cherchez seulement qu'à les protéger… Non c'est vrai, ce n'est pas du tout ce que je vis. Oui, oui, voyons Mio, tu avais le choix! Aider dans l'ombre ceux que tu aimes ou te faire tuer! Oui, c'était un choix. Mais, que voulez-vous, je suis une serpentard. Je suis lâche…
Un silence lourd s'abattit sur la pièce. Les deux se fixant, Mio la respiration rapide et irrégulière, Snape, le visage sombre et plutôt en colère.
- Le choix était peut-être dur mais vous l'avez choisi tout de même.
- Pfff… tout comme le choix que vous avez fait de ne jamais vraiment choisir entre les deux camps?
- Je vous interdis de douter de mes véritables intentions!
- Vos véritables intentions?! Mais Snape, soyez réaliste, ouvrez les yeux: un coup vous semblez prendre plaisir à torturer des enfants et un autre coup vous clamez haut et fort votre amour pour l'Ordre et Dumbledore, que vous avez tué, je vous rappelle!
- Mais vous savez très bien que ce que vous dites est faux! Je n'ai pris aucun plaisir dans mes récentes actions!
Après un temps de pause, il reprit:
- Et puis quand bien même je voudrais changer de camp, je ne vous dois aucune explication. Nous ne sommes pas marié, fiancé ou même en couple. Ce baiser vous est monté à la tête et je le regrette chaque jour un peu plus! Maintenant, je crois bien que je n'interviendrais plus dans quoi que ce soit vous concernant, ma vie n'en sera que bien plus simple! Il faut croire que si les Weasley vous ont tourné le dos, c'est qu'ils ont perçu bien avant moi la triste réalité: vous n'êtes qu'une emmerdeuse qui n'a que pour seul talent d'attirer les problèmes!
- JE VOUS INTERDIS DE LES MÉLER A ÇA! Vous ne savez rien de ma vie avec les Weasley! Vous savez quoi? Je vais vous répéter ce que tout le monde rêve de vous dire en face: vous n'êtes qu'un homme aigri, un bâtard graisseux. Vous n'avez même pas quarante ans et vous voulez faire croire que vous avez eu une vie dure qui ne vous a pas laissé de choix. Mais la vérité, c'est que vous êtes juste un connard. Ouais, c'est bien ça, un connard qui a vu en moi une petite distraction facile.
Mio s'éloigna de l'homme et se rapprocha de la porte d'entrée, l'ouvrit, hésita mais se retourna une dernière fois.
- Vous voulez ne plus rien avoir à faire avec moi? Je vais vous faciliter la tâche, je me barre! J'en ai plus que mare de tout ça! Que je reste, je me ferai violer, que je m'en aille, je me ferai tuer! Mais je l'ai déjà dit: je suis lâche. Alors autant mourir en fuyant que me faire torturer pour des gens comme vous QUI N'EN AVEZ RIEN A BRANLER DE MA PETITE PERSONNE!
Mio avait hurlé ces dernières paroles. Son visage était recouvert de larme, sa poitrine se soulevait par saccades, retenant des hoquets, des sanglots. Ses poings étaient fermement serrés, ses ongles rentraient presque dans ses paumes.
- Euh… fit une petite voix hésitante, derrière elle.
Snape détourna son regard, jusque-là tourné vers la jeune femme, pour observer l'origine de la voix. Neville Longbubat se tenait dans l'encadrement de la porte.
- Je … euh… Professeur … vous … enfin… j'ai ce que vous vouliez. Et comme la porte était ouverte! Enfin, je tombe mal mais euh… il fallait que je vous le donne.
Neville s'avança vers Snape et lui tendit un petit colis, emballé dans du papier craft. Mio renifla, fixa la scène surréaliste devant elle: Neville et Snape presque courtois.
- Oui, oui, merci Monsieur Longdubat.
- Je sais que vous êtes euh… occupé tout de suite mais… vous ne devriez pas tarder à l'utiliser.
- Oui, répondit simplement Snape.
- Ha, maintenant, je ne vous suffis plus? intervint Mio. Vous devez trouver d'autres personnes à emmerder? Merde, vous ne pouvez pas vous en prendre à Neville! Vous lui avez fait quoi, VOUS LE MENACEZ DE QUOI?
- TAISEZ-VOUS! Vous arrivez à dire autant de sottise à la minute d'un botruc ivre!
Mio faisait face à l'homme. Elle avait le visage toujours autant baigné de larmes mais sa rage, sa colère lui avait fait resserrer ses poings et ses ongles encore plus. Des petites gouttes de sang perlaient maintenant de ses paumes. Neville debout entre les deux, ne savait plus quoi faire.
- Professeur, intervint Neville, il faudrait peut-être la mettre au courant?!
Snape tourna son regard noir vers le jeune homme. Celui-ci rassembla tout son courage gryffondoresque et poursuivit:
- Nous aurons besoin d'une surveillance constante sur la potion. Elle pourrait vous relayer.
Le maitre des potions sembla réfléchir quelques instants puis acquiesça. Il était vrai que Mio était une des meilleures élèves qu'il ait eu en cour de potion à Poudlard. Elle pourrait être utile.
- Bien, je vais lui montrer. Laissez-nous monsieur Longdubat. Je vous tiendrais au courant de notre réussite ou non pour ce nouvel ingrédient.
Neville remercia Snape, jeta un regard qui se voulait rassurant à Mio puis parti.
La jeune blonde était toujours debout au milieu du salon, les mains ensanglantées, la respiration ponctuée de hoquets, de sanglots et de reniflements. Snape la regarda, soupira puis se dirigea vers ce que Mio devinait être la salle de bain. Il revint une trentaine de seconde plus tard avec une sorte de boîte de secours.
- Asseyez-vous! lui ordonna-t-il froidement.
La jeune femme, trop lasse et trop fatiguée pour se rebeller, s'assit. Severus la rejoignit, prit ses mains et lui desserra les doigts. Il prit alors le temps de désinfecter sommairement les plaies, passer une sorte d'onguent dessus et recouvrir d'un bandage. Une fois les soins terminés, il se leva et lui demanda de la suivre vers son bureau.
