Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour la 185e nuit du FoF sur le thème "genoux"
Contexte : saison 4 (de mémoire)
Personnages : [Belle, Rumple]
- Je suis désolé.
Quand Belle entendit ces mots, son monde s'écroula.
Combien de journées avaient-elle passé à les attendre ? Combien de temps passé à prier pour que Rumplestilskin revienne à la raison, qu'il reconnaisse que lui donner une fausse dague était la pire des trahisons ? Elle pensait que lorsqu'il admettrait enfin avoir eu tord le soulagement l'envahirait.
Il n'en fut rien.
Elle ne fit ni soulagé, ni heureuse, ni reconnaissante. À vrai dire, elle n'éprouva absolument rien – ou si peu. Combien de fois Rumplestilskin n'avait il pas déjà prononcé ces trois petits mots ? Combien de fois ne s'était-il pas mit à genoux, jurant qu'il avait changé, qu'il avait renoncé au pouvoir et avait appris de ces erreurs ? Bien trop. Le compte était si élevé qu'elle aurait bien été incapable de donner un chiffre précis. Tout ce dont elle était sûre, c'est que Rumplestilskin venait de s'excuser, et que cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Et c'était bien cela qui était atroce.
Si elle avait ressenti quelque chose, si elle en avait été heureuse ou soulagée, cela aurait voulu dire que malgré toute sa colère et sa rancœur, elle l'aimait encore.
Manifestement, ce n'était plus le cas.
Bien sûr depuis qu'elle avait la man sur le véritable dague et comprit son mensonge, elle savait au fond d'elle même que leur histoire était morte. Mais il fallu ces énièmes excuses larmoyantes pour qu'elle le conscientise.
Si la jeune Belle aurait été attristée de la voir si peu émue devant ce qui était la fin d'une époque, la Belle trop usée par les mensonges était tout simplement soulagée.
Oui, une vie sans Rumplestilskin était peut-être un monde qui s'écroulait, mais c'était aussi le début d'une vie plus saine. De ce fait, elle n'eut aucun mal à raffermir sa poigne sur la dague et à prononcer la sentence.
- Rumplestiltskin, je t'ordonne de quitter la ville.
